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5 septembre 2026

Fonseca

Jessica Francis Kane
traduit de l'anglais par Mona de Pracontal
éditions de la Table ronde, 08 - 2026


Présentation de l'éditeur

Jour des morts, 1952. Penelope et son jeune fils Valpy ont posé le pied à Fonseca, au Mexique, et se tiennent devant une maison aux volets clos. Partis d’Angleterre, où Penelope a laissé un mari trop porté sur l’alcool et une revue littéraire au bord de la faillite, ils ont pris le car à New York après avoir traversé l’océan. Tout cela dans l’espoir de toucher un hypothétique héritage que leur ont fait miroiter deux doñas excentriques en possession d’une fortune minière. Mais cette planche de salut en est-elle vraiment une ? Enceinte de son troisième enfant, tenant Valpy par la main, Penelope hésite à toquer, ne sachant ce qui l’attend dans cette étrange maison nommée Mirando.
D’un épisode à peine évoqué dans un essai de Penelope Fitzgerald, Jessica Francis Kane a tiré un personnage plus vrai que nature — de mère tourmentée, d’artiste soutenant sa famille, de femme rêvant de liberté.
Bien plus qu’un hommage, Fonseca est un monde en soi, fascinant, de même qu’une saison romancée de la vie de l’écrivaine.
 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9791037116802
Pages : 272
Prix : 22 €

 👉 Les critiques sur Babelio

👉 " Roman troublant, inattendu, dérangeant par sa faculté à dépayser aussi bien par le paysage géographique que dans le paysage littéraire, Fonseca est un grand livre. De la situation de départ jusqu’au terme du séjour improbable de Penelope et de son fils Valpy dans une bourgade (imaginaire ?) du Mexique dans les années 50, rien, jamais, n’est prévisible... " 
Un article de Léon-Marc Levy à lire sur La cause littéraire.

💥 Le roman est en lice pour le Prix du Meilleur Livre étranger 2026


3 janvier 2026

Trois Mexique

J. M. G. Le Clézio
éditions Gallimard, 01-2026

Présentation de l'éditeur

« Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c’est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d’Ariane pouvait révéler, puisque l’amour était au bout. » 
Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l’heure ; l’écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d’un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur « mexicanité » instinctive et leur recherche d’authenticité dans l’écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français.

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782073137210
Pages : 144
Prix : 18,50 €

👉 Entretien avec l'auteur sur le site de Gallimard
« Pour parler du Mexique, on dit souvent que c’est un pays à trois étages : le sous-sol préhispanique (qu’on appelle parfois précontact), l’ère coloniale (métissage et acculturation) et l’indépendance, depuis la libération jusqu’aux temps modernes, en passant par la révolution de 1910. Les anciens Mexicains voyaient plutôt une succession d’âges, les « soleils », dont nous vivons le dernier, l’âge des tremblements de terre (Ollin). La littérature, au Mexique, a connu cette succession. » Lire l'article

👉 Un article sur Nouveaux Espaces Latinos
... " La littérature, au Mexique, a connu cette succession. Si l’âge préhispanique n’a laissé que peu de traces, effacées par les conquérants, l’âge du métissage commence véritablement avec une femme, l’une des grandes poétesses de l’histoire littéraire mexicaine, sœur Juana Inés de la Cruz, mélange entre l’héritage indien de son village natal et le maniérisme architecturé du baroque hispano-lusitanien. Par son audace, sa sincérité et son engagement elle est la première autrice moderne qui affirme la liberté des femmes. La modernité du Mexique, c’est aussi la naissance dans le roman de quelque chose de confus et de fascinant qu’on a appelé « réalisme magique », en attribuant l’idée à Gabriel Garcίa Márquez – mais son inventeur était Juan Rulfo dans son Pedro Páramo. En 1968, lorsqu’il publie son œuvre maîtresse, Pueblo en vilo (traduit en français sous le titre des Barrières de la solitude), l’historien Luis González y González inaugure le troisième âge du Mexique, qui le sépare de la vague du modernisme scientifique, en instaurant la reconnaissance du particularisme agricole. Cet âge ne fait que commencer. En notre temps d’universalisme (et de guerres à outrance), par modestie, ou par réalisme, devrons-nous le rejoindre ? "...

 👉 Retour amoureux au Mexique, article de Florence Olivier, janvier 2026, à lire sur En attendant Nadeau (EaN)
En trois séquences d’essais, qui sont autant d’offrandes, J. M. G. Le Clézio rend un magnifique hommage à la culture et à la littérature métisses du Mexique, de l’exquise poésie baroque de Sor Juana Inés de la Cruz à la microhistoire sensible de Luis González y González, en passant par l’incomparable modernité romanesque de Juan Rulfo. Un mot suffirait à dire la fidélité du retour de J. M. G. Le Clézio à la culture, à l’histoire, à la vie du Mexique. Ce mot n’est pas français mais espagnol : la querencia, c’est l’attachement, l’affection, et aussi cette singulière inclination pour un lieu d’enfance, d’élevage ou d’habitudes qui pousse humains et animaux à constamment y revenir. Le Mexique est pour Le Clézio un pays d’attache, qu’il ne quitte jamais vraiment, qui ne le quitte pas...

  👉 Le Mexique au cœur, avec Jean-Marie Gustave Le Clézio. Article de Tirthanka Chandar, mai 2026, à lire sur RFI.
Trois Mexique est le huitième ouvrage que consacre J.M.G. Le Clézio au monde mexicain. Dans ce nouveau livre, le prix Nobel français rend hommage à la littérature de ce pays à travers les portraits de trois auteurs lumineux : sœur Juana, une religieuse, poétesse et autrice du XVIIe siècle, Juan Rulfo et Luis Gonzalez, un romancier et un historien du XXe siècle.


27 septembre 2025

La cuisinère de Frida

Florencia Etcheves
traduit de l'espagnol (Argentine) par Lucie Cozic
éditions City, 09-2025


Présentation de l'éditeur

Pour échapper à un mariage forcé et à un destin écrit d'avance, la jeune Nayeli s'enfuit de chez elle. Sans perspectives, sans argent, elle arrive à Mexico dans l'effervescence de la fin des années 1930. Grâce à son esprit vif et à son talent, elle trouve un travail de cuisinière à la Casa Azul, la maison de Frida Kahlo. 
La célèbre artiste y vit recluse depuis un terrible accident, tourmentée par la douleur et par les infidélités de son mari. Nayeli découvre le monde de couleurs, de passion et de rébellion de Frida et les deux femmes tissent un profond lien d'amitié. Jusqu'à ce qu'un drame éclate. 
Quatre-vingts ans plus tard, la petite-fille de Nayeli découvre un mystérieux tableau, convoité par des collectionneurs, représentant sa grand-mère lorsqu'elle était jeune. En cherchant l'identité de l'artiste, elle remonte le fil de son histoire familiale. Une histoire tragique faite de secrets, de passion et de trahison qui va bouleverser son existence...

 

Informations
ISBN : 978-2-8246-3035-9
Pages : 448
Prix : 23,90 €

La fiche du livre chez LIBREST

 

La cocinera de Frida
editorial Planeta - 2024

Una poderosa historia sobre la amistad, la fuerza de la sangre y el poder del arte, que tiene como corazón la figura de la artista mexicana más famosa de todos los tiempos: Frida Kahlo. 
Nayeli, una joven tehuana que ha huido de su hogar, llega a la ciudad de México desamparada. Gracias a sus maravillosos dotes en la cocina encuentra un lugar en la Casa Azul, donde Frida Kahlo vive prácticamente aislada desde el fatal accidente que la dejó paralítica. Entre sabores, aromas y colores, la pintora y su nueva cocinera inician una amistad que marca profundamente el destino de ambas. Muchos años después en Buenos Aires, donde Nayeli se asentó y formó una familia tras la muerte de Frida, la nieta de la cocinera descubre un secreto que puede cambiarle la vida: la existencia de un misterioso cuadro donde su abuela es la protagonista, pero cuyo autor se desconoce.

Florencia Etcheves ha conseguido recrear el lado más humano de Frida Kahlo, al mismo tiempo que traza una poderosa novela donde las intrigas, los amores y las envidias tejen una entrañable historia de amistad y lealtad entre dos mujeres unidas por el destino. 

 

13 septembre 2025

Mémoires de Cortés

Christian Duverger
éditions Fayard, 08 - 2025

 

Présentation de l'éditeur

César des Amériques, guerrier, aventurier, tel fut Hernán Cortés, figure emblématique du conquistador. Mais ne fut-il que cela ? Et que nous dirait-il de lui-même ?
Fascination pour Moctezuma, profond amour pour Marina, Indienne nahua qui lui donnera un fils, intérêt pour la langue et la civilisation indigènes, apologie du métissage : c’est un homme qui semblait rêver d’une rencontre entre les peuples plutôt que de conquêtes qui s’exprime ici.
Est-il trop indulgent avec lui-même ? Peut-être.
Pourtant l’histoire n’est pas faite que de batailles et de luttes de pouvoir. Dans le cœur et l’esprit des hommes se jouent bien d’autres choses. Ce roman à la fois historique et philosophique imagine la vaste méditation d’un homme au crépuscule d’une vie qui fut tout sauf ordinaire.
Si les faits demeureront toujours les faits, la littérature peut toutefois tenter de s’aventurer dans l’intériorité des êtres – comme un explorateur en territoire inconnu. 


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
ISBN : 9782213733548
Pages : 408
Prix : 24,90 €

Lire les premiers chapitres en ligne  sur la liseuse Hachette 


👉 Mémoires de Cortés, portrait d'un conquistador par son fils, sans retenue
Loin du mythe, Christian Duverger prête à Hernán Cortés une voix intime, façonnée d’orgueil, de nostalgie et d’autojustifications. Une plongée littéraire dans l’esprit du conquistador, entre grandeur, mauvaise foi et aveux partiels.
Avant-critique de Victor de Sepausy sur le site Actualitté


👉 Hernan Cortés, le conquistador du Mexique
Célèbre pour avoir soumis les Aztèques à l’autorité chrétienne espagnole, Hernan Cortés avance dans les traces de Christophe Colomb. Son ambition le conduira à faire chuter un empire et à rapporter sur le Vieux Continent des quantités considérables d’or. 
Un portrait par la rédaction du magazine Géo (2023)

👉 L'avis de Lectures mexicaines :
Le bouquin est littérairement séduisant. Très bien écrit, avec de l’action, de l’aventure, de l’exotisme, du romantisme (discret), de la violence (pas trop), le style de l’auteur rend bien compte de la vie mouvementée de Cortés. Il est construit sur la même architecture que « Les mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar. Il s’agit d’une vraie/fausse autobiographie du conquistador. Son immense défaut est qu’elle est donc entièrement à sa gloire. A la manière de César dans « La guerre des Gaules », tout est tourné à son avantage. Batailles gagnées facilement, femmes séduites sans coup férir, adversaires soumis en quelques formules, religion réduite en quelques imprécations. … Toutes ses décisions sont éclairées, sages, non-contestées et bien sur efficaces. On est donc loin, parfois très loin de la réalité. Centré sur la prise de l’empire Aztèque puis de sa colonisation, il est fait peu de cas des massacres (celui de Cholula par exemple), des viols, des vols, des destructions, des exécutions sommaires, des conversions forcées, des mensonges, des trahisons … Même la Noche triste (30 juin 1520) devient à peine un incident de parcours. Si Duverger est un historien spécialiste de Cortés, il joue dans ce roman avec quelques faits historiques largement interprétés et il y a des anecdotes totalement farfelues comme celle de l’axolotl de François 1er. Idem pour Californie qui selon Cortés vient du mot califat et renvoie à l'occupation maure de l'Andalousie alors que le nom vient soit de Calafia, (mythique amazone) soit de caliente fornalia (four chaud). Si la violence est contenue, parti pris assumé, il occulte plus volontiers celle des Espagnols pour revenir assez souvent sur l’anthropophagie des indiens. Si une anthropophagie rituelle lors des sacrifices est établie, les historiens la prêtent le plus souvent au clergé et aux castes dirigeantes. L'anthropophagie, même occasionnelle et de subsistance pratiquée par tous ne fait pas consensus Mais comme il est dit en postface, c’est un roman écrit comme aurait pu le faire le héros, tous les prétextes se justifiant pour défendre ses intérêts.
Donc, avec sa politique de créolisation, de sa sauvegarde de la culture aztèque, de sa reconnaissance du génie architectural, de son amour pour Malintzin, de son amitié pour Moctezuma … facile d’avoir le beau rôle et d’apparaitre comme un bienfaiteur du Mexique. 

C’est pourquoi il faut impérativement compléter la lecture de ces « mémoires » par d’autres sources historiques dans lesquelles Cortés est décrit dans son vrai rôle : un conquérant avide à la tête d’une troupe de soudards, colon massacreur, esclavagiste, assoiffé d’or, d’argent et de pouvoir, dont les actes, ajoutés aux virus amenés d’Europe, ont conduit à un quasi génocide. D’environ 15 millions de personnes en 1519, la population indigène tombe à 1,5 million en 1650 !

PhH


8 février 2025

La danse et l'incendie

Daniel Saldaña París
Traduit de l'espagnol (Mexique) par François Gaudry
éditions Métailié, 02 - 2025

 

Présentation de l'éditeur


À Cuernavaca, la ville d’Au-dessous du volcan, des incendies encerclent la ville et ses habitants. Dans ce climat étouffant, Natalia prépare une chorégraphie inspirée des danses des sorcières et des épidémies de danse du Moyen Âge qui semblent vouloir se répéter désormais au Mexique. Quand Natalia retrouve Erre et Lapin, deux de ses amis de l’adolescence, l’amitié, le désir, leurs envies créatives et la complexité du passé commun bouleverseront leur quotidien.

Un roman audacieux, élégant et intriguant, qui joue avec le mythe et la réalité d’une ville qui pousse ses habitants vers la sortie, par l’un des jeunes écrivains mexicains les plus talentueux de sa génération.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 979-10-226-1419-1
Nombre de pages : 224
Prix : 21 €

Le résumé fait référence à La ville au-dessous du volcan, le livre de Malcolm Lowry
préfacé par Maurice Nadeau (Préfacier, etc.), post-facé par Max-Pol Fouchet, traduit par Clarisse Francillon et Stephen Spriel, éditions Folio, 1973 (1ère éd. Gallimard). Voir sur ce blog.

 

El baile y el incendio

Tras años sin verse, en Cuernavaca se entrecruzan tres amigos que se conocieron en la adolescencia: Natalia, Erre y Conejo. El reencuentro del trío hace aflorar el pasado y los confronta con su presente: la amistad y el deseo, el lejano descubrimiento de la sexualidad, las complejas relaciones paternofiliales, la tensión de madurar y tratar de encontrar un sitio en la vida, las aspiraciones que se quedan por el camino, la creatividad que busca expresarse...

De fondo, dos presencias obsesivas anunciadas en el título: los incendios que asolan la zona hasta hacer el aire irrespirable y provocan una sensación de cerco e incertidumbre, y el baile. El baile es una coreografía que prepara Natalia, es la mítica Hexentanz –la danza de la bruja– de la bailarina expresionista Mary Wigman, son las danzas de brujas y las extrañas epidemias de danza de la Edad Media, que acaso puedan repetirse ahora en Cuernavaca. La ciudad bajo el volcán de Malcolm Lowry, la ciudad a la que fue a morir Charles Mingus y por la que se pasearon estrellas de Hollywood de antaño, adquiere, entre la realidad y el mito, un especial protagonismo como un espacio cada vez más inquietante del que tal vez sea mejor marcharse mientras sea posible.

Daniel Saldaña París ha escrito una novela poderosa, que sacude al lector y lo sumerge en un universo turbulento que no dejará a nadie indiferente. Este libro audaz y arrebatador es un importante paso adelante más en la carrera literaria de uno de los escritores mexicanos contemporáneos más ambiciosos y talentosos.

Editorial Anagrama, 2021











11 janvier 2025

Les ruines

Scott Smith
éditions Belfond, 02-2007
Le livre de poche, 05-2008

 

Présentation de l'éditeur

Deux couples d’étudiants s’aventurent au cœur du Yucatán à la recherche d’un touriste mystérieusement disparu sur un site archéologique maya. Munis d’une carte griffonnée sur un bout de papier et de quelques bouteilles de tequila, ces jeunes gens en quête d’émotions fortes délaissent les plages de Cancún et débarquent dans une jungle hostile. « N’y allez pas », les supplie un chauffeur de taxi ; « N’y allez pas », leur répète un jeune villageois ; « N’y allez pas », leur martèle un inquiétant cavalier. Bravant les avertissements de tous, ils progressent dans ces territoires inconnus. Au péril de leur vie…Le livre sera adapté au cinéma par Steven Spielberg. 

Résumé  (source : wikipédia en anglais)

Quatre touristes américains - Eric, sa petite amie Stacy, sa meilleure amie et ancienne colocataire Amy, et le petit ami d'Amy, Jeff, une étudiante en médecine - sont en vacances au Yucatán, au Mexique. Ils se lient d'un touriste allemand nommé Mathias, et d'un trio de Grecs qui sont surnoms espagnols Pablo, Juan et Don Quichotte. Jeff se porte volontaire pour accompagner Mathias alors qu'il tente de retrouver son frère Henrich, qui a disparu après avoir suivi une fille qu'il avait rencontrée à une fouille archéologique. En quittant l'hôtel, Pablo les rejoint, en laissant une note et une carte pour Juan et Don Quichotte.
Le chauffeur qui les emmène à la périphérie de Coba dit à Amy que l'endroit où ils vont est « pas bon ». Près d'un village maya, ils découvrent un sentier qui mène à une grande colline couverte de plantes et entourée de terre nue. Le groupe s'approche et est confronté à des hommes armé. Jeff tente de communiquer avec eux en espagnol, mais ils ne répondent pas. ils forcent le groupe à rester sur la colline.
Au sommet se trouve un campement abandonné avec des tentes, un guindeau de fortune et une corde menant sur un puits. Une grande partie du camp est envahie par les mêmes plantes. Croyant qu'ils peuvent s'échapper par l'autre côté de la colline, Jeff et Mathias descendent mais d'autres Mayas forment un périmètre autour de la colline, avec des arcs et des fusils. Ils découvrent également le corps d'Henlich, tué par les Mayas. En remontant au camp, ils se rendent compte que la plante sécrète une sève acide qui leur a brûlé les mains. 

Informations
ISBN : 978-2-7499-0605
Nombre de pages : 396
prix : 21 €

 Les avis des lecteurs sur le site Polars Pourpres

édition du Livre de Poche

9 novembre 2024

Dossier de l'attentat

Álvaro Uribe
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Marie Córdoba
éditions Verdier, 02-2009

Présentation de l'éditeur

Qui a voulu tuer Porfirio Díaz : un fou, un ivrogne, un anarchiste ? Le saura-t-on jamais, puisque l’agresseur, Arnulfo Arroyo, est mort quelques heures plus tard lynché dans les locaux de la police. Mais qui l’a éliminé ? La foule en colère – comme on veut le faire croire – ou un groupe de sbires ? Et dans ce cas, quelle est la main secrète qui a armé les tueurs ? D’ailleurs, au final, a-t-on vraiment voulu assassiner le président ou s’agit-il d’une manipulation qui a échappé à ses propres instigateurs ? Mille questions agitent la société mexicaine en ce dernier trimestre de l’année 1897, après l’attentat raté qui a marqué le défilé du jour de l’Indépendance… Dossier de l’attentat, inspiré d’un événement réel, permet à Álvaro Uribe de composer une intrigue politico-policière haletante qui portraiture avec brio la vie à Mexico entre deux siècles, dans un voyage qui part de la plus grossière des cantinas, où on boit comme on respire, pour aboutir au palais présidentiel. Chronique qui met à jour l’opacité manœuvrière entourant le régime de Porfirio Díaz, le roman évoque aussi clairement, en manière d’apologue, le Mexique au présent : l’enchevêtrement des réseaux de pouvoir, le rôle de la presse, l’action de la police et le poids de la raison d’État.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-86432-569-7
Nombre de pages : 192
Prix : 15,72 €

Un livre, un jour - 17.03.2009 - 02:45 - vidéo sur le site de l'INA.
Olivier Barrot présente le roman de Álvaro Uribe "Dossier de l'attentat", paru aux éditions Verdier. Il l'introduit à l'occasion du Salon du livre 2009, dont le pays à l'honneur est le Mexique.


Álvaro Uribe est né à Mexico en 1953. Après des études de philosophie à l’UNAM, il a été attaché culturel au Nicaragua et conseiller culturel en France. Lors de son séjour à Paris, il a édité une revue bilingue : Altaforte. Il a poursuivi son activité éditoriale au sein du Conaculta (Conseil National pour la Culture et les Arts) en coordonnant plusieurs collections ; il a également édité les Journaux d’un autre écrivain mexicain, Federico Gamboa, où il a découvert l’existence de la tentative d’attentat contre Porfirio Díaz. Son œuvre est centrée sur des événements historiques et interroge les aléas du pouvoir. C’est le cas de Dossier de l’attentat, paru en France en 2009, qui évoque la tentative d’assassinat du dictateur Porforio Diaz ou de L’Atelier du temps publié en 2005. Écrivain à l’œuvre exigeante et complexe, Álvaro Uribe est lauréat de nombreux prix dans son pays.
 
 
Expediente del atentado

Editorial Tusquets, 2007

16 de septiembre de 1897. Diez de la mañana. Alrededor de la Alameda, en la ciudad de México, una agitada muchedumbre espera el inicio del desfile del día de la Independencia. Todos claman, devotos, cuando la comitiva del presidente Porfirio Díaz aparece al frente de la columna. Todos salvo un hombre, Arnulfo Arroyo, que ya se abre paso entre la multitud. Su propósito es llegar hasta la comitiva, esquivar la escolta, asesinar al dictador. No obstante, abrumado aún por la borrachera del día anterior, Arroyo se abalanza sobre el tirano, le asesta un golpe y es detenido de inmediato. Los interrogantes que el caso plantea no van a ser fáciles de responder: conocemos al autor material del fallido atentado, pero ¿quiénes son los autores intelectuales?; sabemos que el malogrado tiranicida descansa tras las rejas, pero ¿quiénes deciden su fatídico destino?Un escritor, F.G., se propondrá hilvanar el caso: reuniendo documentos, testimonios y conjeturas, armará un apasionante rompecabezas de la vida nacional.A partir de esta anécdota, estrictamente verídica, Álvaro Uribe ha escrito Expediente del atentado, su novela más vertiginosa. Publicada en septiembre de 2007 en Tusquets Editores México, no sólo ha merecido el aplauso de la crítica y de los lectores, sino que ha sido galardonada con el Premio Iberoamericano de Novela Elena Poniatowska 2008, el de mayor dotación de la literatura mexicana.

 

4 mai 2024

Serviteur des Enfers

Aliette de Bodard
traduit de l'anglais par Laurent Philibert-Caillat
édition Mnémos, 03-2024

 

Présentation de l'éditeur

 

1480. Tenochtitlan (Mexico), capitale de l’empire aztèque. Acatl, grand prêtre des morts, s’entaille le lobe des oreilles pour fournir le « sang vif » nécessaire au service funéraire… La routine ! Pendant ce temps, une liaison interdite est sur le point de se nouer entre Eleuia, prêtresse aussi ambitieuse qu’imprudente, et Neutemoc, guerrier jaguar issu de l’élite des combattants et frère du grand prêtre ; mais lorsque Eleuia disparaît, laissant derrière elle des traînées de sang et des traces magiques, Neutemoc est évidemment suspecté.
Roman de fantasy historique passionnant, aux personnages à la fois si lointains et si proches, Serviteur des Enfers fait revivre un monde précolombien riche et complexe, où le plus haut degré de civilisation contraste avec des pratiques sacrificielles omniprésentes. Découvrez l’empire aztèque en suivant l’enquête magico-policière d’Acatl, prêtre-détective pris entre démêlés familiaux, intrigues de cour et créatures démoniaques !

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-38267-110-8
Nombre de pages : 400
Prix : 22,50€

Serviteur des Enfers est le premier tome des Chroniques aztèques. Il a été publié en 2011 sous le titre D'obsidienne et de sang. les 2 tomes suivants ne sont pas encore traduits en français.

L'auteur
Née le à New York, Aliette de Bodard est une autrice française de science-fiction et de fantasy. Bien que le français soit sa langue maternelle, elle écrit en anglais. Elle est polytechnicienne, ingénieure dans une grande entreprise française. Elle a été nominée une quarantaine de fois aux prix littéraires anglo-saxons les plus réputés et en a obtenu quatorze. En 2015, elle est lauréate du prix British Science Fiction du meilleur roman et du prix British Science Fiction de la meilleure fiction courte.

27 avril 2024

L'Axolotl

Wolfgang Paalen
Traduit de l'allemand par Marianne Dautrey
éditions du Chemin de fer, 04 - 2024

Présentation de l'éditeur

Deux frères sont amoureux de deux sœurs jumelles. Elles se ressemblent physiquement à s’y méprendre, tout comme sont similaires leurs façons de s’habiller, de se coiffer, leurs manières de parler, leurs attitudes et leurs voix. Ils décident de s’en remettre au tirage au sort pour savoir qui épousera qui. Mais au bout de deux ans, le frère aîné découvre qu’il est amoureux de la femme de son frère cadet et ce sentiment semble réciproque. S’ensuivent manœuvres, scandale, fuite en Europe, Paris, l’Espagne, enfin la maladie jusqu’à la révélation finale... qui n’en est peut-être pas une. Avec L’axolotl, le lecteur découvrira la prose du peintre surréaliste Paalen, une prose à l’écriture riche et poétique qui rappelle les maître du réalisme magique sud-américain (Juan Rulfo, Alejo Carpentier, Julio Cortazar...).
À l’été 1957, Wolfgang Paalen se rend au Yucatan alors qu’il traverse une phase profondément dépressive. C’est durant cette période qu’il écrit, en allemand, L’axolotl, nouvelle hantée par la dimension du double et du possible (l’axolotl est cet animal, à la fois terrestre et aquatique, capable de se régénérer entièrement).

L’histoire des deux frères amoureux des deux sœurs, que narre Paalen dans L’axolotl, tourne tout entière autour de cette notion de possible. Et si c’était l’autre que j’aimais, l’autre que rien ne distingue de la même ?

Comme l’écrit le philosophe Gilles A. Tiberghien dans sa postface, “L’Axolotl ne raconte- t-il pas finalement l’échec du désir de connaître l’autre et d’en découvrir le secret ? Car savoir c’est chercher à identifier ce que nous croyons connaître pour en réduire au maximum la part inconnue, en finissant par penser qu’elle n’est pas inconnaissable.”

Informations
ISBN : 978-2-490356-42-3
Nombre de pages : 104
Prix : 15 €

La fiche du livre sur le site de l'éditeur.

L’axolotl est un livre agréable à lire et à manier avec son petit format, son papier de couleur bleue et ses illustrations placées en milieu d’ouvrage. Enrichie d’une postface de Gilles A. Tiberghien, philosophe spécialiste de l’art moderne, la traduction en français de ce court texte, écrit au Mexique dans les années 1950, a l’immense mérite de raviver la mémoire d’un artiste et écrivain trop oublié chez nous, Wolfgang Paalen. Son nom reste pourtant attaché à l’histoire de la peinture américaine et à celle du surréalisme...  Lire l'article de Jean-Luc Liesset sur le site EaN.

L'auteur
Wolfgang Paalen peintre, écrivain et philosophe d’origine viennoise (1905-1959) est considéré, dans les années trente, comme l’un des artistes surréalistes les plus importants. C’est, à la demande d’André Breton, l’un des co-organisateurs de l’Exposition Internationale du Surréalisme qui s’ouvre à Paris en 1938. L’année suivante, Paalen décide de quitter l’Europe avec son épouse Alice Rahon pour atteindre ce Nouveau Monde – la côte Nord-Ouest de l’Amérique – qui lui inspire un langage pictural nouveau. Il s’installe ensuite au Mexique et édite, de 1942 à 1944, DYN, une des revues importantes de cette époque, dans laquelle il publie, entre autre, son célèbre “Farewell to Surealism” qui acte une rupture – provisoire – avec Breton et “Totem art” qui est aujourd’hui considéré, avec ses œuvres de l’époque, comme l’acte de naissance de l’Action Painting (Jackson Pollock, Willem de Kooning...)
Revenu en France en 1951, Paalen participe à nouveau aux activités surréalistes jusqu’à son départ définitif pour le Mexique en 1954 où il obtiendra la nationalité. Cinq ans après, il choisit de se donner la mort dans son pays d’adoption, laissant dans ses archives de nombreux inédits : poèmes, nouvelles, pièces de théâtre et documents divers, dont L’axolotl avec lequel les lecteurs français peuvent découvrir pour la première fois le versant littéraire de son œuvre.
La page dédiée à Wolfgang Paalen sur wikipedia.

 

20 avril 2024

Le serpent à plumes

David Herbert Lawrence
traduit de l'anglais par Philippe Mikriammos
éditions Robert Laffont - Pavillons poche, 04 - 2015


Présentation de l'éditeur

Kate, une belle Irlandaise aux chairs épanouies,désabusée, veuve de son grand amour, se rend au Mexique avec des amis américains au début des années 1920. Elle ne peut tout d'abord pas supporter le pays, mais sa rencontre avec l'érudit Don Ramon Carrasco et surtout avec le général Don Cipriano Viedma qui lui dévoilent un pays fascinant, en proie à une violence explosive mais plein de charme et de magie, la conduise à abandonner Mexico et le microcosme occidental pour les rives d'un lac hors du temps, d'où a resurgi Quetzalcoatl, le dieu-serpent, régénéré par sa longue absence... Avec Cipriano, elle découvrira aussi son exquise et insoupçonnée sensualité. C'est le début d'un voyage intérieur qui l'amènera à découvrir une nouvelle manière de vivre.
A travers le personnage de Kate, l'Irlandaise qui renonce à son pays, à sa civilisation, à ses valeurs pour se fondre dans le culte des Indiens de Quetzalcoatl, Le Serpent à plumes, le plus accompli des récits et romans mexicains de D.H. Lawrence, et sûrement son chef-d’œuvre avec L'Amant de Lady Chatterley, exprime tout à fait sa philosophie de la fusion totale, de l'unité pure, ces forces infaillibles et instinctives qui conduisent à voir « avec l'âme et le corps ».

Partition musicale au rythme effréné et palette de couleurs éclatantes, Le Serpent à plumes est, selon D. H. Lawrence, son « vrai roman de l’Amérique ». Écrit durant ses séjours au Mexique, il est une pièce essentielle de l’œuvre incomparable de l’un des plus grands écrivains britanniques du XXe siècle.

L'année de sa mort, D.H. Lawrence fut reconnu grand visionnaire du xxe siècle par des écrivains comme Henry Miller et Anaïs Nin. Ses cendres reposent aujourd'hui au Taos, près des Indiens du Nouveau-Mexique, là où il avait pensé trouver « l'accomplissement sensuel de son âme ».

Informations :
ISBN : 9782221157732
Nombre de pages : 672
Prix : 12,50€

4 novembre 2023

Dernier rendez-vous avec la lady

Mateo Garciá Elizondo
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Julia Chardavoine
éditions Maurice Nadeau, 08-2023

Présentation de l'éditeur

Un jeune homme s’installe à Zapotal, un village perdu au fin fond du Mexique en lisière de la jungle. Il emporte avec lui d’impressionnantes réserves d’opium et d’héroïne pour en finir avec la vie et un cahier dans lequel il entreprend de raconter les derniers instants de son existence. Hanté par des visions et des souvenirs, il oscille entre la vie et la mort dans les limbes magiques du demi-sommeil et de la drogue, se promène au hasard et découvre le Rincón de Juan, un bar où convergent les âmes perdues et où ivrognes et prostituées lui apprennent à fumer des scorpions pour se sevrer. Mais les trous de mémoire se multiplient, les réserves de drogue s’étiolent, le manque se fait plus fort et la mort s’approche inéluctablement. À moins qu’il ne soit déjà passé de l’autre côté et que cela ne ressemble en rien à ce qu’il avait pu imaginer.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-86231-508-9
Nombre de pages : 192
Prix : 21 €


Mateo García Elizondo est romancier et scénariste. Il a notamment co-écrit le long-métrage Desierto (2015). Son premier roman Una cita con la Lady, publié par Editorial Anagrama en 2019, a remporté le prix littéraire Ciutat de Barcelona et lui a valu d’être inclus dans la deuxième liste des 25 meilleurs jeunes auteurs de langue espagnole du magazine Granta.
Son grand-père paternel est Gabriel García Márquez et son grand-père maternel est l'écrivain mexicain Salvador Elizondo.


Una cita con la Lady


Un viaje espectral entre la vida y la muerte, entre el amor y su pérdida. El debut excelente de Mateo García Elizondo.​

« Vine a Zapotal para morirme de una buena vez. En cuanto puse un pie en el pueblo me deshice de lo que traía en los bolsillos, de las llaves de la casa que dejé abandonada en la ciudad, y de todo el plástico, todo lo que tenía mi nombre o la fotografía de mi rostro. No me quedan más que tres mil pesos, doscientos gramos de goma de opio y un cuarto de onza de heroína, y con esto me tiene que alcanzar para matarme. »
El protagonista y narrador de esta novela va en busca de la cita definitiva con la lady en forma de polvo blanco, y para ello emprende un viaje al final de la noche en el que se sucederán los encuentros con personajes inquietantes, con los fantasmas de los amigos muertos por el camino, con los recuerdos de la gran ciudad que ha dejado atrás y con su propio pasado.

La primera frase de la novela evoca el mítico inicio del Pedro Páramo de Rulfo, y hay en sus páginas ecos del grotesco carnaval mexicano de autodestrucción de Bajo el volcán de Malcolm Lowry. Con una prosa envolvente e hipnótica, Mateo García Elizondo narra, en este asombroso y extraordinario debut, un viaje al corazón de las tinieblas, el espectral descenso a los infiernos de un adicto que se adentra en una senda con un único destino posible, que está cada vez más cerca.

En febrero de 2020, Una cita con la Lady fue galardonada con el Premi Ciutat de Barcelona en la categoría 'Literatura castellana'.

 

 

24 octobre 2023

Petites choses


Benoît Coquil

éditions Rivages, 08-2023

 

Présentation de l'éditeur

 

Mexique, années 1950. À Huautla de Jiménez, au cœur des montagnes brumeuses de la région de Oaxaca, la chamane María Sabina se livre à d’étranges incantations, mêlées de transes et de chants. Elle a recours dans ses rituels aux psilocybes, de puissants champignons hallucinogènes, qu’elle appelle ses « petites choses ».
Mus par une insatiable curiosité, Gordon et Valentina Wasson, d’étonnants scientifiques autodidactes, partent depuis New York en quête du dernier psychotrope encore inconnu de l’Occident.
Le récit de leur découverte et de leurs expériences sous l’effet de cette substance va bientôt faire vibrer la planète, de la CIA au Muséum d’Histoire naturelle de Paris, de la contre-culture psychédélique aux laboratoires Sandoz. Et faire basculer à tout jamais l’univers de María Sabina.
D’une plume vive et jubilatoire, entre récit d’aventures et tableau magique, Benoît Coquil nous fait revivre la fabuleuse histoire d’un champignon qui a changé le monde.

Petites choses est en lice pour plusieurs prix littéraires dont le prix Fémina 2023

Informations
ISBN : 978-2-7436-6064-2
nombre de pages : 224
Prix :19,00€

Benoît Coquil, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Lyon, il est agrégé d’espagnol et maître de conférences en civilisation et littérature latino-américaine à l’université de Picardie. Son premier livre, Buenos Aires n’existe pas, est publié en 2021. 
 
Benoît Coquil présente son premier roman Petites Choses sur France Culture (vidéo).
Rencontre entre la chamane mexicaine, Maria Sabina, experte en champignons hallucinogènes, et un couple de curieux new-yorkais issus de la haute bourgeoisie. Plongée dans l’univers de la chamane mexicaine.

Vidéo Éditions Rivages :


 

Maria Sabina, chamane zapotèque



16 septembre 2023

Sur les pas de Sina'n le Maya


Begel Johann

Les éditions Thot, 10-2023

 

Présentation de l'éditeur

Le 16 janvier 378, par une nuit sans lune, le souverain de la plus puissante capitale maya est renversé par une troupe armée venue de la lointaine et belliqueuse Teotihuacan.

K’ihnich, le scribe royal à la vie contemplative, sait déjà qu’il sera sacrifié aux côtés des autres nobles. Érudit élevé à la cour, rien ne l’a préparé à affronter de telles circonstances. Comment parviendra-t-il à échapper au massacre et à trouver en lui les ressources pour survivre ? Pourchassé par les hommes, accablé par l’impitoyable nature sauvage et peut-être maudit par les funestes entités de l’inframonde, son errance commence.

Ses pas le mèneront à travers les pays mayas, olmèques et zapotèques, jusqu’aux confins du monde décrit par les anciens codex qu’il a tant aimés et protégés. Dans la Cité où sont nés les Dieux, il trouvera un sens à son infortune, et surtout une quête à poursuivre : sauver les traditions de son peuple mises en péril par l’envahisseur étranger.

Des habitations des plus modestes agriculteurs aux palais des rois divins, les vicissitudes du destin de K’ihnich forment une fresque ethno-archéologique basée sur les hypothèses et découvertes les plus récentes, expliquées dans un chapitre final de vulgarisation scientifique.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
Livre en souscription
Prix : 22€ 

Les éditions ThoT mettent en place une procédure de souscriptions qui consiste en un système de prévente de l’ouvrage, de façon à assurer un nombre de ventes minimum. Ce système permet de financer une partie de la fabrication du livre et de déclencher rapidement le bouche à oreille, qui est la meilleure publicité possible pour un livre. https://editionsthot.com/livres-en-souscriptions

 

Johann Begel est docteur en archéologie maya. Sa thèse, préparée à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne en association avec le laboratoire ArchAm du CNRS, porte sur l’étude des rituels à Tikal et leurs liens à l’architecture. Un thème de recherche qu’il prolonge par un postdoctorat à l’université nationale autonome du Mexique. Passionné par les civilisations anciennes dès son plus jeune âge, il a participé à de nombreuses campagnes de fouilles, notamment au projet « Petén Norte – Naachtun » au Guatemala. Membre de plusieurs cercles de recherches pluridisciplinaires comme le Groupe d’enseignement et de recherche sur les Mayas et la Mésoamérique (GERM), l’International research network « RITMO » ou la Société des Américanistes, il s’intéresse également aux apports d’autres spécialités en collaborant en particulier avec des épigraphistes et des ethnolinguistes pour tenter de mieux appréhender les mystères de la civilisation maya et de la Mésoamérique.
(source : https://editionsthot.com/editions-thot/nos-auteurs/johann-begel)

22 octobre 2022

Une passion mélancolique selon Frida Kahlo

Christine Frérot
Éditeur : Ateliers Henry Dougier, 09-2022

 

 

Présentation de l'éditeur

On a beaucoup écrit sur Frida Kahlo (1907-1954). Si celle que l’on qualifie aujourd’hui de « féministe » est avant tout une femme libre, elle ne peut cependant être séparée de son mari, le grand peintre mexicain Diego Rivera (1886-1957), avec lequel elle a vécu vingt-cinq ans et partagé une vie tumultueuse, jalonnée de séparations, de trahisons, de liaisons et de jalousies, mais aussi d’amour, d’amitié et de complicité.
Comme historienne de l‘art spécialiste du Mexique moderne et contemporain, me mettre à la place de Diego pour accompagner la gestation de cette peinture et à travers elle, me remémorer les moments les plus marquants de leur vie commune, était un défi risqué, mais, intellectuellement et émotionnellement pour moi, un jeu excitant. J’ai dû prendre une distance raisonnable des faits et je suis entrée avec une liberté toute relative dans « l’intime » afin de comprendre la force et la pérennité de leurs liens non seulement amoureux, culturels et intellectuels mais aussi politiques. J’ai épluché les écrits du couple, leurs biographies et les textes critiques, j’ai croisé volontairement leurs regards et mesuré leurs sentiments, et à partir de ces matériaux historiques, j’ai bâti leur histoire, où l’affect et la peinture sont indissociables, en mettant en exergue ce qui m’a paru le plus pertinent pour comprendre comment cette oeuvre avait pris corps, aux côtés de la forte personnalité de Diego, dans la chair et l’esprit de Frida.
L’étreinte d’amour de l’univers, de la terre (Mexique), moi, Diego et Monsieur Xólotl (1949), est la dernière peinture importante de Frida Kahlo. Dans ce tableau, moins connu que ses autoportraits flamboyants, Diego repose dans ses bras, à la fois enfant et adulte, abandonné, bienheureux et apaisé. Mais l’univers de Frida n’est pas limité à sa personne, il n’est pas seulement son mari, son amant, son ami, son enfant ; elle est profondément attachée au Mexique, sa terre nourricière adorée, comme à l’art précolombien et aux chiens sacrés qu’elle vénère. L’étreinte d’amour est un autoportrait qui me semble être la quintessence de tout ce qui accroche Frida à la vie, mais aussi la confession mélancolique de ses certitudes. Il est aussi, en partie, l’histoire de Diego Rivera.
Illustration de la couverture : L’étreinte d’amour de l’univers, de la terre (Mexique), moi, Diego et Monsieur Xólotl par Frida Kahlo.
 

Christine Frérot, docteur en histoire de l’art, est spécialiste du Mexique. Elle a été responsable culturelle à l’Institut français de Mexico et chercheur à l’École des Hautes études en sciences sociales. Elle est critique d’art, membre de l’Aica et commissaire d'expositions.



15 octobre 2022

Le rocher blanc

Anna Hope
traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Élodie Leplat
édition Le bruit du Monde, 08-2022

 

Présentation de l'éditeur

Comment une petite dizaine d’individus originaires des quatre coins du monde se sont-ils retrouvés dans un minibus aux confins du Mexique, en compagnie d’un chaman ?
S’ils semblent tous captivés par ce rocher blanc auquel la tribu des Wixárikas attribue des pouvoirs extraordinaires, l’une d’entre eux, écrivaine, tente de prendre soin de sa fille, tout autant qu’elle réfléchit à la course du monde, et à l’écriture de son prochain roman. Autour de ce rocher se sont déroulées d’autres histoires qui pourraient bien l’inspirer. En remontant le fil du temps, Anna Hope décrit les rêves et la folie qui ont animé les hommes dans leur entreprise de conquête. Elle s’attache pour cela à quelques personnages, et en s’appuyant sur l’intensité dramatique et les élans contradictoires de chaque existence, compose un roman d’une puissance irrésistible.
Un lieutenant en expédition sur un navire espagnol (1775), deux sœurs yoemes déportées (1907), une star de rock en perdition (1969) et une écrivaine en pèlerinage, en quête de sens et d'un sujet pour son prochain roman (2020). Tous convergent vers le même point, le Rocher blanc, une petite île rocheuse située au large de San Blas, sur la côte ouest du Mexique dans la région de Narayit. Le Rocher blanc un lieu sacré pour les Wixarikas, qui le considèrent comme l'origine du monde. San Blas fut aussi point de départ d'un grand nombre d'expéditions dans le Pacifique.

À propos d'Anna Hope
Elle est est née en 1974 à Manchester. Après avoir suivi des études d’art dramatique entre Londres et Oxford, elle vit aujourd’hui dans le Sussex. Ses trois premiers romans, Le chagrin des vivants, La salle de bal (Grand Prix des lectrices de ELLE 2018) et Nos espérances, ont été publiés aux éditions Gallimard.
La fiche complète du livre sur le site de l'éditeur.

A propos des Wixárikas (aussi dénommés Huicholes), voir le site Centro de Investigacion Wixárikas
(en espagnol / en anglais)


Le Rocher blanc d'Anna Hope : un incroyable voyage dans le temps autour de l'origine du monde.
La romancière anglaise Anna Hope nous embarque dans une fresque qui traverse les siècles et jette un œil aiguisé sur la brutalité des conquêtes coloniales et sur la société occidentale, héritière de cette histoire. Par Laurence Houot, France Télévisions Rédaction Culture

... /Quatre époques, quatre personnages
"L'écrivaine" voyage au Mexique avec son mari et sa fille. Ils sont là pour célébrer la naissance de leur enfant. Dans un minibus avec un chaman et un groupe de touristes, ils se dirigent doucement vers le Rocher blanc pour une cérémonie New Age avec les peuples autochtones. Mais leur couple bat de l'aile, et à l'autre bout du monde, une pandémie pointe le bout de son nez. L'écrivaine prend soin de sa petite fille, et réfléchit à son prochain roman.
"Le chanteur", très clairement inspiré par Jim Morrison, a fait faux bond aux équipes de sa tournée. Disparu de la circulation, il traîne son ennui dans un hôtel de la côte mexicaine. Lassé par la notoriété, il cherche un sens à cette vie enivrée de succès.
"La fille" est une Yoeme (peuple amérindien, NDLR). Avec sa sœur, elles tentent de survivre dans l'expédition qui doit les conduire vers un destin qu'elles devinent funeste. Entassées avec d'autres dans une embarcation aux conditions de vie déplorables, elles ont été arrachées à leur terre et sont conduites de force sur la côte. Sa sœur est blessée. Les deux jeunes filles s'accrochent aux histoires de leur enfance, à leur culture, pour tenter de survivre.
"Le lieutenant" est un capitaine d'expédition. Il partage celle-ci avec d'autres explorateurs. L'un d'entre eux, le Capitaine Manrique, est soudain pris de divagations. Il a la vision que la course dans laquelle se sont lancés les empires coloniaux, qu'il sert, "aboutira à la ruine". "Nous sommes les agents de la Chute. Nous devons nous repentir. Faire des offrandes. Retourner chez nous", souffle le Capitaine. Ses propos sont considérés comme une trahison. Le lieutenant tente de le sauver, sans mettre en péril l'expédition, "il n'y a pas le choix". /...
Lire l'article en intégralité sur le site Franceinfo : Culture



Anna Hope : un Mexique imaginaire
A la recherche d'une civilisation perdue, par Jacques-Emile Miriel
Le quatrième roman de l’écrivain et actrice anglaise nous emmène dans un Mexique mi-réel mi-imaginaire. Le Rocher blanc raconte quatre histoires situées à des époques historiques différentes mais qui sont unies par un même symbole, le rocher sacré du titre.
Lire l'article (abonnés) sur le site Causeur

30 mars 2022

Paradaïze

Fernanda Melchor
traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Acolba
éditions Grasset, 03-2022

Présentation éditeur : 

Dans un complexe résidentiel pour ultra-riches, deux adolescents passent leurs soirées à boire et à fumer. Polo travaille comme jardinier pour les co-propriétaires de «  Paradaïze  » alors que Franco vit ici, avec ses grands-parents. En surpoids, grand consommateur de films pornos, ce dernier n’a qu’une obsession depuis l’arrivée d’une nouvelle famille  dans le quartier : coucher avec madame Marián. Pour Franco, cette mère de famille est un objet de désirs, souvent violents, largement nourris par les vidéos que le jeune homme regarde à longueur de journée. Polo écoute son compagnon avec mépris lorsque ce dernier lui dévoile ses plans pour conquérir le cœur et le corps de madame Marián, d’autant que lui-même a des ambitions bien plus sérieuses. Quitter son travail tout d’abord, et partir loin du logement miteux où il vit avec sa mère et son affreuse cousine. Peu importe s’il doit vendre son âme aux cartels, il est prêt à tout pour fuir son quotidien. De son côté, Franco commence à se rapprocher des enfants de madame Marián, puis à s’infiltrer dans la maison pour renifler les sous-vêtements de leur mère. Et lorsqu’il est suffisamment familier des lieux, il décide de passer à l’action, en pleine nuit, avec le soutien du jeune jardinier. Le plan est mis à exécution, mais il va se révéler bien plus macabre que prévu…
Ce nouveau roman de Fernanda Melchor est une plongée dans l’extrême violence de notre société. Tensions sociales, consumérisme, hypersexualisation des adolescents, glorification de la virilité et banalité du viol, un cocktail absolument tragique. A l’instar de Parasite de Bong Joon-ho, Paradaïze nous conduit inexorablement vers un final explosif, que l’on redoute depuis les premières lignes, et qui nous coupe le souffle jusqu’à la dernière.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Polo, adolescent en décrochage scolaire d'un quartier pauvre de Progreso, travaille comme jardinier à Paradaïze, une copropriété luxueuse. Il habite chez sa mère qui l'exploite et avec sa cousine avec qui les relations sont conflictuelles. Franco vit à Paradaïze, gosse de riche solitaire, obèse, obsédé, et mal dans sa peau. Quand ces deux la se rencontrent, l'alcool coule à flot. Franco dévoile à Polo son plan pour violer sa voisine. Polo voit alors se profiler l'occasion de voler la riche famille et pouvoir changer de vie. La descente aux enfers des deux adolescents peut commencer.
C'est un roman noir, violent, un
portrait social ou règne l'inégalité des classes, le machisme et ou le viol fait partie de la vie, un roman qui déborde de colère.
A ne pas mettre devant tous les yeux.

La presse en parle :
Libération
Les Échos
Le Monde
Le Figaro
RTS (audio)

 

Páradais
editorial Random House, 2021


Páradais abarca dos de los grandes males que laceran México: la violencia hacia las mujeres y la desigualdad social. Una novela que explora los giros oscuros que el deseo y la ambición pueden tomar.

« Fernanda Melchor explora la violencia y la desigualdad en esta novela brutal. Lo hace con una destreza técnica deslumbrante, oído absoluto para la oralidad y precisión de neurocirujana para la crueldad. Páradais es un breve e inexorable descenso al infierno. »
Mariana Enríquez

En un conjunto residencial de lujo, dos adolescentes inadaptados se reúnen por las noches para embriagarse a escondidas y compartir sus descabelladas fantasías. Franco Andrade, obeso y solitario, adicto a la pornografía, sueña con seducir a la vecina de al lado #una atractiva mujer casada, madre de familia-, por quien ha desarrollado una obsesión malsana; mientras que Polo, su reacio compañero, fantasea con renunciar a su agobiante empleo como jardinero del exclusivo fraccionamiento y huir de su casa, de su pueblo infestado de narcos, y del yugo de su dominante madre. Ante la imposibilidad de conseguir lo que cada uno cree merecer, Franco y Polo maquinarán un plan tan pueril como macabro.

Páradais, escrita por Fernanda Melchor, una de las escritoras mexicanas más destacadas de la actualidad, explora la facilidad con la que el deseo puede convertirse en obsesión y, más aún, en violencia, al tiempo que narra la alianza entre los polos opuestos de la sociedad mexicana contemporánea.

Fernanda Melchor (Verazcruz, México, 1982) es autora de las novelas Falsa liebre (2013) y Temporada de huracanes (2017, traducida a más de 15 idiomas), así como del libro de crónicas Aquí no es Miami (2013). Es periodista egresada de la Universidad Veracruzana y maestra en Estética y Arte por la Universidad Autónoma de Puebla. En 2019 ganó el Premio Internacional de Literatura otorgado por la Casa de las Culturas del Mundo de Berlín, y el Premio Anna Seghers. En 2020 fue finalista del prestigioso International Booker Prize por la traducción al inglés de Temporada de huracanes. Páradais es su más reciente novela.

Ver en La Casa del libro

5 mars 2022

Maisons vides

Brenda Navarro
traduit de l'espagnol (Mexique) par Sarah Laberge-Mustad
éditions Mémoire d'encrier, 03-2022

 

Présentation de l'éditeur

Daniel a disparu trois mois, deux jours, huit heures après son anniversaire. Il avait trois ans. C’était mon fils. Un enfant kidnappé. Deux femmes. Celle qui l’a perdu et celle qui l’a volé. À la suite de l’enlèvement de Daniel, sa mère est désemparée, hantée par sa propre ambivalence : voulait-elle être mère ? De l’autre côté de Mexico, dans un quartier populaire, la femme qui a enlevé Daniel voit sa vie bouleversée par cet enfant, dont elle a tant rêvé. Entremêlant ces deux voix, Maisons vides dit les désirs et les regrets de la maternité.


Née en 1982 à Mexico, Brenda Navarro vit à Madrid. En 2016, elle a fondé #EnjambreLiterario, le groupe qui fait la promotion des femmes écrivaines. Maisons vides, traduit dans une dizaine de langues, est son premier roman. Diplômée de l'Université nationale autonome de Mexico (UNAM), elle est sociologue et économiste féministe. Elle détient également une maîtrise en études de genre, des femmes et de la citoyenneté de l'Université de Barcelone. Elle a tour à tour été rédactrice, scénariste, journaliste et éditrice.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur


Casas vacias
editorial NarativaSextopiso, 2019

 

La maternidad, que casi siempre asociamos con la felicidad, también puede ser una pesadilla: la de una mujer cuyo hijo desaparece en el par­que donde estaba jugando, y la de aquella otra mujer que se lo lleva para criarlo como propio. Ubicada en un contexto de profunda precariedad física y emocional, la historia de estas dos mujeres, madres del mismo niño –un niño que primero se llama Daniel y que después será rebautizado como Leonel– y madres, además, de un mismo vacío, nos confronta con las ideas precon­cebidas que tenemos de la intimidad, las violencias familiares, la desigual­dad social, la soledad, el acompañamiento, el cuidado, la culpa y el amor. 

 

Brenda Navarro ha conseguido un prodigio: caminar siempre, sin caerse nunca, sobre la delgada línea que separa –pero también une– el olvido y la memoria, la esperanza y la depresión, la vida privada y la vida pú­blica, la pérdida y el encuentro, los cuerpos de las mujeres y el acto po­lítico. Casas vacías estremece de forma tan devastadora como ilumina: brillante y extrañamente esperanzadora.

7 août 2021

Omissions

Emiliano Monge
traduction de l'espagnol (Mexique) par Juliette Barbara
éditions Grasset, 05-2021

Présentation

Peut-on échapper à son histoire familiale lorsqu’elle s’est construite au fil des mensonges et des trahisons  ? Le grand-père d’Emiliano Monge, lui-même petit-fils d’un Irlandais ayant fui l’Europe, sa femme et ses enfants pour s’installer en Amérique, a mis en scène sa propre mort. Carlos Monge McKey a placé un cadavre dans sa voiture, mis les mains de celui-ci sur le volant, desserré le frein et laissé le véhicule dévaler une carrière, puis exploser. Pendant plusieurs années, il a laissé croire à sa famille qu’il était décédé, jusqu’au jour de sa réapparition. Le père d’Emiliano, Carlos Monge Sánchez, traumatisé par la disparition puis par le retour de ce fantôme paternel, va pourtant lui aussi reproduire le schéma familial une fois devenu adulte. Jamais présent pour les siens, il est trop occupé par ses combats dans la guérilla aux côtés de Genaro Vázquez pour prévenir qu’il ne rentrera pas à la maison ou qu’il n’a pas embarqué dans l’avion du retour – alors que les siens l’attendent déjà à l’aéroport.
Et puis il y a Emiliano, qui au début de ce livre pense s’être lancé dans une enquête familiale mais qui se retrouve finalement plongé dans ses contradictions les plus intimes. Alors qu’il essaie de faire parler son père pour qu’il lui raconte ce qu’on lui a trop longtemps caché, il découvre que la tentation de la fuite à tout prix, cette aspiration à tout abandonner pour retrouver sa liberté, à chaque instant, est ancrée en lui comme chez tous les hommes de la famille. En imaginant se construire contre ces figures paternelles, il réalise qu’il n’échappera pas à la tradition héréditaire, chez les Monge on vit par omissions pour mieux fuir ceux que l’on aime.
En entrelaçant le journal de son grand-père, les entretiens menés avec son père et le roman de sa famille en train de s’écrire, Emiliano Monge nous embarque ainsi dans le récit à peine croyable de sa généalogie. Omissions progresse de rebondissement en rebondissement jusqu’au cœur de l’histoire familiale  et de la quête probablement la plus difficile pour l’auteur : celle de sa véritable identité.

Informations
ISBN : 9782246821922
Pages : 464
Prix : 24 €

Né à Mexico en 1978, Emiliano Monge a fait des études de sciences politiques. Professeur et journaliste, auteur de plusieurs ouvrages très remarqués et contributeur régulier au journal El País, il fait aujourd’hui partie des écrivains d’Amérique latine les plus importants. Après le succès international de son roman Les terres dévastées (Philippe Rey, 2017), Omissions a conquis le monde hispanique dès sa sortie. (source : éditions Grasset).


No contar todo
Random House - 2019

Una historia sobre la necesidad de escapar de los demás y de uno mismo, sobre el abandono, el amor y los machismos. Sobre aquello que se dice, aquello que se insinúa y aquello que se calla. Sobre la mentira y las diferentes violencias que enfrentamos.
No contar todo, novela de no ficción, presenta la saga de los Monge, al mismo tiempo que cuenta la historia del país que habitaron. El abuelo, Carlos Monge McKey, descendiente de irlandeses, finge su propia muerte, haciendo estallar la cantera de su cuñado. El padre, Carlos Monge Sánchez, rompe con su familia y con su propia historia para irse a Guerrero, donde, convertido en guerrillero, luchará al lado de Genaro Vázquez. El hijo, Emiliano Monge García, nacerá enfermo y vivirá sus primeros años hospitalizado; será considerado el debil de la familia, y eso le impulsará a crear un mundo de ficciones que con los años se irá haciendo más y más complejo y del que despues ya no podrá escapar, más que escapando de todo.
Con No contar todo, Emiliano Monge logra contar un país a traves de la intimidad de una familia y de una fuga.


Emiliano Monge
(Ciudad de México, 1978) estudió Ciencias Políticas en la Universidad Nacional Autónoma de México, donde impartió clases hasta que se trasladó a vivir a Barcelona, España, lugar en el que reside actualmente. Ha publicado el libro de relatos Arrastrar esa sombra (2008, Sexto Piso) y la novela Morirse de memoria (2010, Sexto Piso),ambos finalistas del Premio Antonin Artaud. Ha colaborado con diversos medios impresos, entre los que destacan El País, Letras Libres, Reforma y Gatopardo, y ha trabajado como editor de libros y revistas. En dos ocasiones (2008-09 y 2010-11) ha sido beneficiario del Fondo Nacional para la Cultura y las Artes, del mexicano Conaculta, y en 2011 fue seleccionado por la Feria Internacional del Libro de Guadalajara (FIL) como uno de los 25 escritores secretos más importantes de América Latina. Es, además, el último miembro de la Orden del Finnegans.

15 mai 2021

Parmi d'étranges victimes

Daniel Saldana Paris
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Anne Proenza
éditions Métailié, 08-2019

Présentation de l'éditeur

Rodrigo est un “jeune vieux” qui travaille dans un musée à Mexico comme “administrateur des connaissances” et passe son temps libre à épier une poule sur le terrain vague derrière son immeuble, à collectionner les sachets de thé, tout en échafaudant d’étranges théories statistiques sur les habitudes de ses contemporains. 
Par passivité à la suite d’une mauvaise blague, Rodrigo se retrouve marié à une secrétaire médiocre et confronté à l’inanité de la vie conjugale.
Empêtré dans une aventure qui le dépasse, il finit par prendre le large et troquer la capitale contre une petite ville de province, Los Girasoles, où, sur les traces du poète-boxeur Arthur Cravan, il pratique l’hypnose en compagnie d’un universitaire espagnol pourvu d’un doctorat en esthétique et amant de sa mère, d’un gourou californien plus que louche et d’une jeune muse troublante, peut-être la seule à pouvoir le tirer d’une torpeur existentielle envahissante.
Dans ce premier roman féroce et cynique, un sympathique Bartleby mexicain découvre la pente glissante de l’inertie et ce qu’il en coûte de ne pas dire non. Une ode psychédélique au plaisir de ne jamais être à la hauteur. Et d’en rire

Lire sur le site de l'éditeur 


En medio de extrañas víctimas
editorial SextoPiso, 2013


Rodrigo es un burócrata joven que fácilmente podría pertenecer a lo que Strindberg llamó «el club de los jóvenes viejos». Sus días pasan sin mayores aspavientos en un museo de la Ciudad de México hasta que Cecilia, la secretaria que le hacía la vida imposible, le desliza una nota que simplemente dice «Acepto». Esa tarde Rodrigo se enterará de que alguien le ha propuesto matrimonio a Cecilia en nombre suyo, y la inercia que rige sus días no le deja más opción que casarse. A partir de ahí se desencadena una siniestra odisea en la que pierde su trabajo y pasa el rato espiando a una gallina que deambula por el terreno baldío contiguo a su departamento. De manera paralela un académico y escritor español, Marcelo Valente, viaja a una pequeña comunidad situada en México, llamada Los Girasoles, para pasar un sabático investigando sobre Richard Foret, un misterioso escritor, boxeador, artista, que encontró en México aquello que buscó durante toda su vida: un trágico desenlace «a la altura de su megalomanía». Los Girasoles se convierte en un centro neurálgico en el que las vidas de los personajes encuentran su destino entre «los más absurdos accidentes» y situaciones tan esotéricas como las sesiones hipnóticas —inducidas mediante la ingesta de orina de una hermosa adolescente— en las que un grupo de aventureros definirá «el futuro del arte». La risa, definida por Slavoj Žižek como «la metástasis del goce», es la herramienta fundamental utilizada en la primera novela de Daniel Saldaña París para desnudar ese «escándalo hiriente» que es la civilización. Con buen humor pero sin concesiones, la incomprensión que los personajes sienten ante un mundo que constantemente les recuerda, no siempre de las formas más sutiles, sus incapacidades y su medianía, es dejada al descubierto por el autor con una prosa que avanza a un ritmo furibundo meciéndose a lo largo y ancho de todo el idioma español.

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