8 mai 2019

Antonio Ortuño, archivos y contra-archivos del tiempo presente

Colloque organisé les 15,16 et 17 mai 2019 à Toulouse (Librairie Ombres blanches) et Montpellier (Université Paul Valéry)

Organisateurs :
IRIEC, CEI IBA, Université Paul Valéry Montpellier 3, Université Toulouse Jean Jaurès

Contacts : 
Véronique Pitois Pallarés (mail)
Davy Desmas (mail)

coordination : mail

Lieux :
  • Librairie Ombres blanches, 50 rue léon Gambetta, 31000 TOULOUSE
  • Salle Kouros - 002, site Saint Charles, rue du professeur Henri Serres, 34080 MONTPELLIER (trams station Albert 1er) 

Rencontre avec Antonio Ortuño le jeudi 16 mai à 17:00 à la Salle Kouros - 002, site Saint Charles, rue du professeur Henri Serres, MONTPELLIER

1 mai 2019

Un roman mexicain

L'affaire Florence Cassez
Jorge Volpi
Titre original : Una novela criminal
Traduction de Gabriel Iaculli
éditions Seuil, 04-2019

Prix Alfaguara 2018

Présentation de l'éditeur

Le matin du 9 décembre 2005, le journal télévisé le plus populaire du Mexique diffuse les images de l’arrestation de deux dangereux ravisseurs et de la libération de leurs trois victimes. Quelques semaines plus tard, le directeur de la police reconnaît que l’émission était le produit d’un montage réalisé à la demande des médias. Cette révélation déclenche ce qu’on appellera l’affaire Cassez-Vallarta, un des procès les plus controversés de ces dernières années, qui a valu à Florence Cassez sept années de prison et a conduit à l’invention de toutes pièces de la bande du Zodiaco ainsi qu’à une grave crise politique entre la France et le Mexique. Entremêlant la rigueur journalistique et le clair-obscur de la fiction, Jorge Volpi raconte ici une histoire vraie qui semble surgir du plus ahurissant des romans policiers dans lequel le chantage, les mises en scène, les faux témoignages, la corruption et la torture sont autant de méthodes utilisées par la police mexicaine pour bâtir le plus grand montage politique, médiatique et judiciaire de l’histoire de ce pays. Il retrace aussi la vie et la personnalité de Florence Cassez et de son compagnon Israel Vallarta, l’intervention de la France et le combat mené par la famille et les avocats de la jeune Française pour dénoncer les innombrables irrégularités de sa détention et de son procès.
Avec ce sang-froid contemporain, roman sans fiction et enquête aux accents de thriller implacable, Jorge Volpi, lauréat du prix Alfaguara 2018, s’impose comme l’un des écrivains les plus passionnants de la jeune littérature latino-américaine.
Fiche du livre sur le site de l'éditeur



Una novela criminal
editorial Alfaguara
2018



Una novela criminal, de Jorge Volpi, ganadora del XXI Premio Alfaguara de novela. Todo lo que se narra en esta novela ocurrió así, todos sus personajes son personas de carne y hueso, y la historia, desentrañada con maestría e iluminada hasta sus últimos recovecos por una ingente tarea de documentación, es real. El 8 de diciembre de 2005, al sur de Ciudad de México, la policía federal detiene a Israel Vallarta y a Florence Cassez y los acusa de secuestro e integración en banda criminal. Al día siguiente, a las 06:47 de la mañana, los canales de televisión Televisa y TV Azteca emiten en directo la entrada de los agentes federales en el rancho Las Chinitas, la liberación de tres rehenes y la detención de Israel y Florence. En los días siguientes, los detenidos sufrirán torturas, se les negarán sus derechos y la lista de acusaciones irá en aumento. Pero cuando los abogados defensores captan la inconsistencia entre los partes de detención, los vídeos de la emisión televisiva y la versión de sus defendidos, comienza una carrera contra el tiempo para sacar a la luz uno de los mayores montajes policiales de la historia de México, cuyo desarrollo hizo que se tambalearan los cimientos del gobierno de Felipe Calderón y culminó con un incidente diplomático entre México y Francia. Narración despiadada a la hora de mostrar los entresijos del poder, las raíces más hondas de la corrupción y su alcance, así como los embotados mecanismos de la justicia, Una novela criminal es también una valiente denuncia del coste social de las políticas que declaran la guerra al crimen sin poner freno a sus causas. El jurado ha premiado... «[...]un fascinante relato sin ficción del casoCassez-Vallarta que durante años conmocionó a la sociedad mexicana y llegó a generar un incidente diplomático entre Francia y México. Rompiendo con todas las convenciones del género, el autor coloca al lector y a la realidad frente a frente, sin intermediarios. En esta historia, el narrador es tan solo el ojo que se pasea sobre los hechos y los ordena. Su mirada es la pregunta, aquí no hay respuestas, solo la perplejidad de lo real.»

Leer detalles en el sitio de la Casa del libro

12 avril 2019

Frida Kalho - Une biographie

Maria Hesse
textes et dessins
éditions Presque Lune, 03-2019

Présentation de l’éditeur

Inspirée par l'intensité de Frida Kahlo et de ses tableaux les plus célèbres, l'artiste espagnole María Hesse nous livre ici une œuvre singulière sous formes d’articles, de lettres, de dessins très colorés qui illustrent magnifiquement les fragments de la vie de l'icône mexicaine. Un corps marqué par la douleur et la passion, une fantaisie peuplée d'images envoûtantes et dérangeantes, une vision enthousiaste et persistante du monde - l'attrait de Frida Kahlo reste intact. Avec une volonté incomparable, elle a défié les fardeaux de la vie, vécu avec un esprit libre, aimé avec un cœur ouvert, et créé des œuvres d'art d'une puissance rayonnante. Pour son refus de vivre dans l'ombre de son grand amour Diego Rivera et pour sa rupture courageuse avec les conventions sociales, Frida Kahlo est toujours vénérée dans le monde entier.
Source : site de l'éditeur - Voir un extrait

6 avril 2019

Le sauvage

El Salvaje
Guillermo Arriaga
traduit de l'espagnol (Mexique) par Alexandra Carrasco
éditions Fayard, 04-2019


Présentation de l'éditeur

México, 1960. Le jeune Juan Guillermo, qui a vu sa famille décimée en quelques années et son frère assassiné par un gang de religieux fanatiques, jure de venger la mort de ce dernier.
Un récit intense, puissant et singulier, dans la lignée d’Herman Melville, Jack London et Faulkner, signé par un des plus grands écrivains contemporain de langue espagnole.
Dans l’Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l’a privé de ce qu’il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les « bons garçons », une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l’amour fou de Juan Guillermo pour l’intrépide Chelo pourrait l’extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d’Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d’un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon – un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort.
Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu’est l’homme en puissance.
Tous les détails sur le site de l'éditeur

30 mars 2019

Le vieil homme et les narcos

Max Vento (scénario), Richard Vilbor (dessin)
éditions Nouveau Monde, 02-2019

Présentation de l'éditeur

« L'histoire tragique de l'homme qui résista aux narcotrafiquants. » Il s’appelle Don Alejo, c’est un vieux fermier mexicain travailleur et honnête. En avril 2011, des narcotrafiquants font irruption dans son ranch et lui donnent 24 heures pour quitter sa propriété. À 77 ans, le vieillard dépoussière ses fusils de chasse, sa décision est prise. Il n’y a qu’une seule manière de vivre et de mourir, pense-t-il : debout et libre.
Voici l’histoire d’un homme simple qui a décidé de ne pas capituler devant la terreur. Inspirée de faits réels, cette BD s’interroge sur le courage, la capacité à résister et à s’indigner. Elle témoigne du pouvoir et des atrocités des narcos qui terrorisent aujourd’hui toute la société mexicaine.
Source, Nouveau Monde éditions

L'article de Benoit Cassel sur Planète BD

Deux gros 4x4 pénètrent dans l’enclos du ranch de Don Alejo, dans un coin désert et aride du Mexique. Cinq hommes en sortent, armés et menaçants, et demandent à parler au patron. Le vieux Don Alejo sort donc de son atelier et se présente devant eux. Ils lui disent franco qu’il doit partir de cette propriété, car à partir du lendemain, elle appartiendra aux Zetas, leur clan de narcotrafiquants...
Cette histoire est inspirée d’une tragédie authentiquement survenue au Mexique en avril 2011 : un vieux fermier a résisté seul à des narcotrafiquants et il l’a payé de sa vie, dans une affligeante société de non-droit. A l’époque, il n’y a pas eu d’enquête ; personne n’a donc été inculpé et condamné ; c’est dire le niveau de corruption des autorités ! La population et les réseaux sociaux se sont certes indignés… et c’est encore à ce travail de Mémoire que participent ici les auteurs espagnols Ricardo Vilbor (au scénar) et Max Vento (au dessin) avec la retranscription romancée de l’affaire en one-shot. Un (court !) dossier spécial en annexes finales propose d’ailleurs des articles de journaux consacrés à l’affaire...
Lire la suite sur Planète BD

L'article de Damien Canteau sur Comixtrip

Voilà le triste sort du Mexique. Un pays surarmé, où la mortalité est exponentielle, où la corruption est l’une des plus fortes du monde et où les trafiquants en tout genre imposent leurs règles. Ricardo Vilbor a voulu rendre hommage à un homme qui ne rompt pas devant eux. Un homme épris de liberté et qui n’accepte pas l’injustice...
Lire la suite sur Comixtrip

24 mars 2019

La cicatrice

Andrea Ferraris (dessin) & Renato Chiocca (textes)
éditions Rackam, 06-2018

Le Mexique et les États-Unis partagent une frontière commune longue de 3200 kilomètres dont un tiers est marqué depuis vingt ans par un haut mur de métal rouillé. Censé empêcher aux migrants d’entrer clandestinement aux États-Unis, cette barrière – que le président Trump voudrait étendre à l’ensemble de la frontière – n’est qu’un rempart dérisoire qui oblige cependant les candidats à l’exil à emprunter les routes dangereuses du désert et des montagnes où beaucoup d’entre eux finissent pour y laisser la vie. Au printemps 2017, Renato Chiocca et Andrea Ferraris ont voyagé le long de ce monument à la haine et à l’ignorance, ont écouté les histoires de ceux qui vivent à l’ombre du mur et recueilli le témoignage de ceux qui portent de l’aide aux migrants, les sauvant parfois d’une mort certaine et leur assurant un accueil dans la dignité et le respect de leur droits. Dans La Cicatrice, Chiocca et Ferraris racontent leur périple le long de ce mur de la honte nous rapprochant de son effrayante réalité et nous poussant à réfléchir à d’autres manières, plus sensées et humaines, de résoudre cette urgence devenue désormais planétaire.

Source : éditions Rackam

11 mars 2019

Zapata est vivant

Yann Fastier
éditions L'atelier du poisson soluble, 10-2018

Ils ont tué Zapata. Mais Zapata n’est pas mort. Zapata est vivant. A travers 16 planches, l'auteur illustre l'histoire du soulèvement zapatiste au Chiapas en 1994, après avoir dressé le portrait d'Emiliano Zapata et du zapatisme de 1919 dans le Morelos puis dans tout le pays, terminant avec l'EZLN du Subcomandate Marcos.

Poursuivant son projet de présenter aux jeunes lecteurs des personnages historiques intègres, Yann Fastier propose une évocation graphique et quasiment mythologique du révolutionnaire mexicain.

Un très bel album tout public qui constitue un dossier très court mais très complet à la fois, apportant des éléments de compréhension sur l’expérience zapatistes et leurs efforts pour vivre leur utopie depuis maintenant 25 ans.

Voir la fiche du livre et le feuilleter sur le site de l’éditeur.

" Ainsi, pour tous ceux qui sont encore persuadés qu'un autre monde est possible, l'expérience zapatiste reste-elle, envers et contre tout, l'une des plus belles raisons d'espérer ".

5 mars 2019

Une longue nuit mexicaine

Isabelle Mayault
éditions Gallimard, 02 - 2019
fiche complète

Résumé de l'éditeur
 À la mort de sa cousine sur la route du Pacifique, au Mexique, un homme hérite d’une valise. Il découvre qu’elle contient des milliers de négatifs des photos de la guerre d’Espagne prises par Capa, Taro et Chim. Et se retrouve dans l’embarras. Faut-il par loyauté se taire et s’en faire le nouveau gardien? Ou en dévoiler l’existence?
Pour en décider, il remonte la piste des propriétaires successifs de la valise et reconstitue, près de soixante-dix ans après, la longue nuit pendant laquelle l’héroïsme, la discrétion, l’audace de quelques hommes et femmes ont sauvé ces précieux clichés. À lui, désormais, d’en imprimer le nouveau destin.
le livre s'inspire de l'affaire de la valise mexicaine, l'incroyable histoire de ces 3 petites boîtes redécouvertes en 2007, 70 ans après leur disparition, contenant 4500 négatifs de la guerre civile espagnole prises entre 1936 et 1939 par les célèbres et premiers photographes de guerre Robert Capa, Gerda Taro et David Seymour.  Luca, aussi appelé Jamon, hérite de cette fameuse valise dont il avait déjà entendu parlée enfant car elle appartenait à sa tante Maria. Cet héritage va devenir un fardeau pour Luca. Troublé, apeuré, ne sachant que faire, il hésite dans un premier temps à s'en débarrasser avant d'y renoncer et d'accepter de garder ce legs au lourd symbole. Comment ces clichés pris en Europe se sont-ils retrouvés au Mexique dans sa famille ?


Un extrait
Comme toutes les maisons mexicaines, celle de mon oncle et ma tante avait l'allure d'un musée endormi : des perroquets en bois peint faisaient office de cadres pour les miroirs, des crânes fleuris servaient de presse-livres à la collection de romans et de poésie espagnole, anglaise, française, argentine, chilienne, mexicaine, nahuatl et caribéenne de mon oncle, des bouquets de lys et de fleurs sauvages ornaient les couloirs jugés trop vides, des tableaux de thème pastoral couvraient les hauts murs et, bien sûr, une sculpture du Christ sur un croix et un autel à Marie, encadré de guirlandes lumineuses et de roses en plastique, décoraient le vestibule qui conduisait aux chambres à coucher, ainsi que de gigantesques pots en céramique verte, produits par un artisan d'Oaxaca en hommage à l'agave. Tout ce petit monde se faisait la course jusqu'au plafond comme dans une canopée du Chiapas.

La présentation de Nicolas Turcev
La guerre s’immisce dans le quotidien d’un homme lorsqu’il hérite, à la mort de sa cousine au Mexique, d’une simple valise. A l’intérieur, il découvre des milliers de négatifs des photos de la Guerre d’Espagne prises par le correspondant de guerre hongrois Robert Capa, la photojournaliste allemande Gerda Taro et le photographe polonais David "Chim" Seymour. S’ensuit un long jeu de piste pour reconstituer, près de 80 ans après, "la longue nuit pendant laquelle l’héroïsme, la discrétion, l’audace de quelques hommes et femmes ont sauvé ces précieux clichés."
Lire l’intégralité sur le site Livres hebdo

27 février 2019

La saison des ouragans

Fernanda Melchor
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Acolba
éditions Grasset, 03-2019

Présentation de l'éditeur

Inspiré d’un fait divers, La saison des ouragans s’ouvre sur la découverte d’un cadavre. Dans le canal d’irrigation, aux abords du petit village de La Matosa, un groupe d’enfants tombe sur le corps sans vie de la Sorcière. À la fois redoutée et respectée, elle habitait une maison pleine de mystères où les femmes de la région venaient lui rendre visite pour lui demander de l’aide : maladies, mauvais sort, mais aussi avortements discrets. À l’instar de Chronique d’une mort annoncée de Gabriel García Márquez, nous découvrons au fil du roman les événements qui ont mené à son assassinat, les histoires des bourreaux qui sont autant de mobiles expliquant les raisons du meurtre de cette envoûtante Sorcière de La Matosa.
Yesenia a vu son cousin Luismi, accompagné de Brando, sortir de la maison de la Sorcière avec un corps. Il y a également Munra, le beau-père boîteux de Luismi, qui conduisait le camion le jour de l’assassinat, un simple exécutant dit-il aux policiers. Luismi vit avec Norma, une jeune fille de 13 ans. Elle a été admise à l’hôpital pour d’importants saignements à la suite d’une visite chez la Sorcière. Brando, lui, a besoin d’argent pour ses projets. Un trésor serait caché dans la maison de la femme maléfique. Autant de raisons pour commettre l’irréparable et autant de perspectives qui nous plongent dans la campagne mexicaine où la misère, la drogue et la violence poussent les gens à la folie autant que l’extrême chaleur qui s’installe. Ce qui, en plein mois de mai, semble annoncer que la saison des ouragans sera violente…
Grâce à cette intrigue policière à rebours, Fernanda Melchor dresse un formidable portrait du Mexique et de ses démons. Sa langue est crue, musicale, elle retranscrit la brutalité avec beaucoup de talent. Il s’agit d’un livre sur les pulsions et la violence mais également sur l’une des figures du féminisme – souvent fantasmée, toujours persécutée –, qu’on a cherché à abattre depuis la nuit des temps : la sorcière.

L'auteur
Née en 1982 à Veracruz, au Mexique, Fernanda Melchor a très tôt été remarquée par la critique pour ces publications dans divers journaux et revues. C’est lors de la parution de La saison des ouragans, son deuxième roman, que le monde entier a découvert cette voix unique dans la littérature hispanophone contemporaine.

16 février 2019

Sauvage

Yann (scénario) Félix Meynet (dessin, couleurs)
édition Casterman, 2013-2018
série en cours

 Présentation de l'éditeur

Juillet 1864, dans l’immensité aride et caniculaire du désert mexicain, des troupes françaises progressent péniblement. Elles font partie du corps expéditionnaire envoyé par les puissances européennes – dont la France de Napoléon III – pour se tailler un empire en Amérique, en profitant de la faiblesse de l’État mexicain. Parmi les soldats, souvent des hommes de sac et de corde et de peu d’éducation entrés dans l’armée impériale pour la solde qu’elle procure, un jeune lieutenant, Félix Sauvage, tranche par sa prestance et son air farouche. Lui n’est pas devenu militaire au Mexique pour l’argent, mais pour venger une tragédie familiale. Et l’homme dont il cherche à retrouver la trace se trouve quelque part, comme lui, au sein de cette armée. Sur la piste, les Français sont témoins de l’attaque de la malle poste de Chihuahua par des soudards mexicains et interviennent juste à temps pour sauver du massacre un journaliste américain en reportage et une séduisante jeune femme blonde, si intrépide qu’elle se lance seule à la poursuite de ses assaillants en fuite…

En juillet 1863, Félix et Clémentine Sauvage se trouvent dans leur appartement parisien lorsqu’ils apprennent par missive la mort de leur frère Honoré. Celui-ci s’était engagé dans l’armée impériale envoyée au Mexique en soutien de l’empereur Maximilien. Mais cet engagement n’était pas mû par patriotisme ou conviction : il souhaitait avant tout venger l’assassinat de leurs parents par le marquis de Trazegnies, lui-même commandant de cavalerie au sein de l’armée impériale du Mexique. Femme d’honneur et de caractère, Clémentine décide de s’engager sur le champ en tant que cantinière au Mexique. Il lui revient à elle, avant Felix, de venger leurs parents. Hélas, un an plus tard, c’est bien Félix qui se retrouve dans l’armée française du Mexique, tenant sa sœur pour morte et se faisant un devoir d’honorer la vengeance. Il y découvre les méthodes atroces du colonel Dupin qui fait exécuter ses prisonniers en faisant galoper des chevaux sur leurs têtes dépassant de terre. Il reçoit comme une échappatoire à cette barbarie la mission d’aller porter son bâton de maréchal au commandant Bazaine. Lorsque son cheval blessé chute, Félix se rend alors compte qu’il était poursuivi par Agnès de Salm-Salm, qui nourrit de son côté de tout autres desseins…

Le dénommé Bazaine, bâton de maréchal à la main, peut célébrer ses noces dans la cathédrale de Mexico, auxquelles l'empereur Maximilien assiste sans grand enthousiasme. Félix Sauvage a réussi à se faire embaucher dans la troupe de Trazegnies, se rapprochant de la vengeance familiale que sa sœur et lui ont promis d'accomplir. En effet, quelques années plus tôt, au cours d'un duel inégal et malhonnête, le militaire avait tué le père des Sauvage, nom de plume sous lequel l'écrivain journaliste avait osé le critiquer, et qui cache le patronyme de Castelbajac. Mais de toute évidence, Félix n'est pas le seul à en vouloir au marquis de Trazegnies. La très belle madame Salm Salm tient à retrouver son mari Hubert retenu prisonnier par les troupes mexicaines, pour une mystérieuse histoire de bague qu'elle devrait lui remettre. Tandis qu'une envoyée de Paris semble vouloir jouer un rôle clé que le militaire ne comprend pas vraiment. Dans le faste de la cérémonie, une jeune femme mexicaine se jette sur l'empereur pour le tuer d'un coup de couteau. La vigilance de la jeune Esmeralda, qui a compris des mots échangés en espagnol dans la foule, permet d'éviter le pire. Et de découvrir que l'assaillante n'est autre que la sœur de Juarez. Une prisonnière de choix qui va permettre d'envisager un échange de prisonniers. L'espoir pour Félix de retrouver Clémentine...

Après avoir réglé ses comptes avec le marquis de Trazegnies et vengé la mort de ses parents, Félix Sauvage vient d’accepter une mission des plus périlleuses : à la tête du 3e escadron de chasseurs d’Afrique, il doit gagner le Sinaloa pour en chasser le général juariste Corona. Mais il lui faudra pour cela franchir « L’Échine du diable », une crête montagneuse de la Cordillère occidentale.
De son côté, Esmeralda, orpheline et sans attaches, est confiée aux bons soins d’austères carmélites qui éduquent les jeunes filles à coups de martinet. Son seul espoir : que Félix l’épouse ! Elle n’a pas oublié le geste de Félix qui, en refusant une friandise qu’elle lui offrait, s’est engagé selon une antique coutume aztèque. Elle considère désormais, que le cœur de Félix lui appartient !

Le site de la série aux éditions Casterman