24 octobre 2018

Les spectres de la terre brisée

S. Craig Zahler
Traduit de l'anglais (USA) par Janique Jouin-de Laurens
éditions Gallmeister - 08/2018



  • Résumé de l'éditeur
Mexique, été 1902. Deux sœurs kidnappées aux États-Unis sont contraintes à la prostitution dans un bordel caché dans un ancien temple aztèque au cœur des montagnes. Leur père, John Lawrence Plugford, ancien chef de gang, entame une expédition punitive pour tenter de les sauver, accompagné de ses deux fils et de trois anciens acolytes : un esclave affranchi, un Indien as du tir à l’arc, et le spectral Long Clay, incomparable pro de la gâchette. Le gang s’adjoint également les services d’un jeune dandy ambitieux et désargenté, attiré par la promesse d’une rétribution alléchante. Peu d’entre eux survivront à la sanglante confrontation dans les badlands de Catacumbas.
Un western impitoyable qui balaie tout sur son passage, comme un film de Tarantino au volume poussé à fond.

  • L'auteur
Né en Floride, S. Craig Zahler est désormais New-Yorkais et a travaillé de nombreuses années en tant que directeur de la photo et traiteur, tout en jouant dans un groupe de heavy métal et en créant des pièces de théâtre bizarres. Son premier roman, un western intitulé A Congregation of Jackals, a été nominé pour les prix Peacemaker et Spur

Tout savoir sur le livre, son auteur et lire un extrait sur le site des éditions Gallmeister.

  • La chronique de Franck Tilliez dans Le Monde
Catacumbas est tenu par un borgne capable de déguster des crevettes charnues tout en contraignant les traîtres à avaler des scorpions vivants. ­Forcément, ça pique, comme le casting goûteux des sept cavaliers – le père et ses deux fils à l’esprit vengeur, l’esclave noir affranchi, l’Indien à l’œil infaillible, le Gringo dandy ruiné et le flingueur psychopathe, celui dont même le Diable a peur, aux faux airs de Javier Bardem dans le film des frères Coen, No Country for Old Men (2007).
Cette chevauchée nous fraye un chemin à travers l’enfer. Son auteur, l’Américain S. Craig Zahler, également réalisateur de films, batteur et parolier dans un groupe de heavy metal, attaque Les Spectres de la terre brisée avec l’âpreté d’un riff sursaturé. A la beauté des paysages et des vives couleurs du ciel se heurte la froideur des ténèbres présentes en chacun de nous...
Lire la chronique sur le site du Monde

10 octobre 2018

Quelque chose du Mexique

Morgane Desbrosses
Illustrations de Lison Cuart
éditions Nanika - 09/2018

Résumé de l'éditeur :

Quelles sont les différences entre les Aztèques et les Toltèques ? Les Mexicaines portent-elles toujours des huilpils ? C’est vrai que ce sont les Mayas qui ont inventé le chocolat ? Comment manger des tacos comme un vrai Mexicain ? Qu’est-ce que la Catrina ?
Le Mexique mystifie autant qu’il attire. Pour passer au-delà des clichés, il faut prendre le temps de le connaître, de creuser un peu sous la surface, de chercher les racines profondes sur lesquelles il repose. Parce que oui, les plages mexicaines sont magnifiques, les soirées endiablées et les cartels très dangereux mais le Mexique c’est bien plus que cela. C’est une histoire millénaire, une cuisine reconnue à travers le monde, une diversité incroyable de la biosphère et surtout des traditions ancestrales qui donnent l’impression que derrière chaque geste, chaque mot, chaque chose se cache une signification nouvelle, un morceau de culture. Dès mes premiers jours au Mexique, j’ai été totalement séduite par la joie de vivre ambiante, les couleurs, la musique mais aussi par les petits moments du quotidien, toutes ces simples habitudes que les touristes considèrent comme anodines mais qui ont en fait une signification symbolique extrêmement profonde pour les Mexicains.

Sur l'auteur :

Son histoire d’amour avec le Mexique démarre en fait à La Havane, Cuba, à l’été 2015 où elle rencontre celui qui deviendra l’un de ses amis les plus chers, Miguel. Mexicain d’origine et grand féru d’histoire, celui-ci va lui transmettre sa passion pour la culture mexicaine. Bien décidée à découvrir par elle-même ce pays à la culture si riche et ancrée dans l’histoire, Morgane s’envole pour la première fois pour le Mexique, direction la petite île d’Holbox en mars 2016. Arrivée à Cancun de nuit et sous une pluie battante, elle va vite faire face à la différence de culture, de langage et de mode de vie, pour le meilleur et parfois pour le pire ! Il ne lui faudra que trois semaines pour tomber amoureuse du pays et décider d’en voir le plus possible.

Ces informations sont issues du site des éditions Nanika, sur lequel vous trouverez tous les détails, le sommaire et quelques illustrations.

27 septembre 2018

El Nakom - 2

Dessin : Jeronaton
Scénario : Jeronaton
Éditions du Long-Bec, 09/2018


Fiche de l'éditeur

Gonzalo Guerrero, naufragé castillan devenu chef de guerre maya, doit faire face aux dangers d'une invasion espagnole. Entre ceux qui sont devenus son peuple et ceux qui étaient les siens, il doit faire un choix. Un album en couleurs directes pour une réflexion sans concession sur le colonialisme et la cupidité humaine
L'arrivée de troupes espagnoles aux abords du village maya qui l'a recueilli met Gonzalo Guerrero face à un dilemme. Le naufragé castillan devenu chef de guerre doit choisir entre ses compatriotes espagnols et les autochtones auprès desquels il a refait sa vie. Gonzalo sait de quoi ses anciens concitoyens sont capables et décide de penser à l’avenir de sa famille maya. Il n’a donc d’autre choix que de devenir un renégat...

Source : éditions du Long Bec
L'article sur le tome 1
Le blog de Jeronaton

5 septembre 2018

Charlotte impératrice

La princesse et l'archiduc (tome 1)
Dessinateur : Matthieu Bonhomme, scénariste : Fabien Nury
éditions Dargaud, 09/2018


Élevée par son père Léopold 1erer, Charlotte de Belgique est destinée à faire un glorieux mariage. Pour la jeune femme, le choix s'arrête sur l'archiduc Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François Joseph. Un mariage somptueux vient sceller leur union, qui, disons-le tout de suite, ne sera pas heureuse. Le jeune couple est dépassé par les rivalités dont ils sont le jeu, entre les terribles Habsbourg et le calculateur empereur Napoléon III. Et Maximilien se révèle un homme décevant, à tous points de vue. C'est en faisant face à l'adversité que Charlotte aura finalement l'occasion de quitter les voies d'un chemin tout tracé...


Voir la fiche de l'éditeur


Née en 1840, Charlotte de Belgique est la fille de Léopold 1er. Mariée en 1857 à l’archiduc Maximilien d’Autriche qui devient en 1863 empereur du Mexique, nommé par Napoléon III. Maximiliano sera plus tard abandonné face à Benito Juarez, président de la jeune république mexicaine. Il sera finalement fusillé à Querétaro, au cerro de la campanas en 1867. Charlotte reviendra en Belgique et perdra la raison.

PhH

25 avril 2018

Ni de jour ni de nuit

Perra brava
Orfa Alarcón
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Mélanie Fusaro
éditions Asphalte - 03/2018



Présentation de l'éditeur
Monterrey, au nord du Mexique. Fernanda, vingt ans, rencontre Julio. Une passion dévastatrice les lie immédiatement. Mais la jeune femme prend rapidement conscience qu’elle ne sait pas grand-chose de son petit ami, qui est en permanence escorté par des hommes de main.
Isolée dans une luxueuse villa, Fernanda se coupe bientôt de sa famille, de ses amis, de ses études – d’une existence normale, en somme – et découvre un nouveau quotidien fait d’argent facile, de fêtes bling-bling, d’épouses potiches, de passe-droits et de violence. Certes, tant qu’elle sera avec Julio et lui restera soumise, rien ne pourra lui arriver. Mais viendra le jour où Fernanda perdra ses illusions et découvrira qui elle est vraiment.
Ni de jour ni de nuit est un roman sauvage, énergique, porté par sa jeune et bouillonnante narratrice.


Source : éditions Asphalte


L'avis de Christian Roinat sur Nouveaux Espaces Latinos


Extraits
Monterrey compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants ; il y a quelques dizaines d’années à peine, c’était une ville provinciale, tranquille, presque endormie. Mais tout a changé : des cartels de la drogue s’y sont installés, ainsi que dans la région, et la violence a fait son apparition. Règlements de comptes entre bandes rivales, enlèvements contre rançon… sont devenus des phénomènes courants. C’est dans cette ville et dans cette atmosphère que nous entraîne Orfa Alarcón dont Ni de jour ni de nuit est le premier roman.

Fernanda est une jeune femme objet, elle l’assume, le revendique. Comment a-t-elle connu son Julio, elle ne le sait plus trop, ou ne veut pas le raconter, peu importe, elle est à lui et elle aime ça ! Quand ils sortent dans une boîte chic et branchée, elle doit d’abord passer par le salon de beauté, et c’est lui qui choisit sa courte jupe moulante, mais à peine arrivés, il l’oublie dans un coin pour passer des heures avec un groupe de machos, probablement pour parler « affaires ». Lui, il a peut-être un léger défaut : rien ne semble compter à part lui-même, et il n’est pas question de poser la moindre question ou de dire le moindre mot sur ses activités. Son attitude à elle peut se résumer en une simple phrase d’elle : « Depuis le début j’avais offert mon cou à ses dents. » Ah, l’amour !

Dans toute situation, il y a le pour et le contre ; Fernanda en est consciente. Pour elle, le contre, c’est cette atmosphère de violence très marquée (des corps décapités tout de même) qui l’environne ; le pour, c’est la sensation de puissance que lui confère la protection dont elle bénéficie, Julio n’ayant rien ni personne au-dessus de lui, elle se sent au sommet, elle qui poursuit des études de Lettres à la fac locale, pas toujours très assidûment.

Les chapitres, très courts, donnent un rythme trépidant au récit, la narratrice, qui vit parallèlement entre deux univers, la fac et la pègre (une pègre haut de gamme), est perpétuellement pressée d’aller plus loin ; un plus loin qui semble vide et dérisoire, en dehors de cette curieuse soif d’apprendre, de savoir, que ses études aident à étancher. On a rarement vu ce genre d’héroïne qui n’a rien d’une écervelée et qui est consciente de sa situation.

Ni de jour ni de nuit restera probablement l’un des romans les plus originaux ayant pour thème les cartels mafieux, qui sont si souvent décrits dans les romans ou au cinéma. Ici les voyous, tout machos qu’ils soient, peuvent être tendres, montrer parfois des faiblesses et même avoir des éclairs, brefs, c’est vrai, de morale traditionnelle. Ces hésitations, produites par un esprit capable de déchaîner par ailleurs les pires horreurs, font la force de ce premier roman à ne pas manquer.

Christian ROINAT

11 avril 2018

Un printemps mexicain

Notre Amérique, tome 2
Scénario de Kris, dessins de Maël
éditions Futuropolis, 04/2018


Présentation de l'éditeur
Aux premiers jours de 1919, ils sont arrivés dans le Nouveau Monde, Julien et Max. À bord du Libertad, un rafiot plein jusqu'à la gueule de fusils et de munitions, piloté par le capitaine Silius Jensen, un drôle d'oiseau aussi, celui-là. Et avec Tina, surtout, Tina la rebelle, Tina la farouche, Tina la compagne du fameux colonel Craven, chef des guérilleros mexicains. Quand le Libertad aborde la rive atlantique mexicaine, les regulares, les soldats du gouvernement, attendent de pied ferme, le fusil à l'épaule et la mitrailleuse frémissante. Un déluge de feu s'abat sur le trio et les quelques rebelles venus les accueillir. Jensen s'apprête à reprendre la mer, Max, Julien et Tina à vendre chèrement leur liberté. C'est alors que le gros de la troupe rebelle, aux cris de « Craven, Craven ! », entre en jeu, bousculant comme des quilles les soldats réguliers. Enfin, le colonel Craven, seul, un drapeau à la main, les yeux fous, s'élance au milieu de la bataille, déclamant un poème de fange, de rage et de sang. Stupeur chez les regulares, vivats hurlés sous les sombreros des révolutionnaires, l'hésitation des uns profite aux autres, et c'est la victoire.
Craven. Julien, Max et Tina. Les personnages sont en place, le rideau, ensanglanté, s'est levé. L'hiver des tranchées se dissipe enfin, le printemps mexicain est en pleine éclosion. Pour combien de temps encore ?



Après la traversée de l’Atlantique et de nombreuses aventures dans le tome 1, Julien et Max se retrouvent au Mexique. Le printemps est en pleine éclosion, un printemps de fureur et de sang, la révolution fait rage. Pour Julien, Max et Tina elle est synonyme d’espoir. L’immersion dans l’Amérique du Nord du début du XXe siècle et ses bouleversements continue. D’un continent à l’autre, deux hommes qui étaient dans des camps adverses tentent de reconstruire leur vie ensemble.




17 mars 2018

Le mezcal

Enfant terrible du Mexique
Domingo Garcia
Presses Universitaires François Rabelais, 04/2018
312 pages



 Préface d'Ana G. Valenzuela-Zapata

Le mezcal est la boisson identitaire des Mexicains. Issu de la distillation de l’agave, ce spiritueux est encore très mal connu en dehors de son pays d’origine. Ignoré du grand public, le véritable mezcal exerce une fascination transculturelle auprès des connaisseurs du monde entier. Cette eau-de-vie est aujourd’hui l’un des spiritueux les plus en vogue.
L’histoire du mezcal c’est aussi celle du Mexique. Cette boisson symbolise la quintessence de la culture mexicaine. La fabrication artisanale, la large palette aromatique et la production biologique font la spécificité de cet « enfant terrible du Mexique ».
Le renouveau du mezcal prend sa source au Mexique et aux États-Unis. Son passage par les circuits culturels internationaux participe à sa découverte et sa légitimation. Distillé et consommé principalement par les populations indigènes d’origine rurale, il a longtemps été ignoré, voire méprisé par les élites qui aujourd’hui en sont particulièrement friandes.
Ce livre analyse le processus de réhabilitation du mezcal. Il donne à voir la manière dont se construit son nouveau statut symbolique, révèle les contradictions liées au développement économique du Mexique. Par là même, il mesure l’évolution des rapports économiques et sociaux qui sous-tendent ce processus. Combinant une analyse sociologique et historique, cet ouvrage propose au lecteur un véritable voyage au « pays du mezcal ».

Source : PUFR


Présentation de l'éditeur




 

6 février 2018

Présentation du livre FICTIONS MEXICAINES par Christine Frérot


L’association francomexicaine Uniframex a le plaisir de vous inviter à la présentation et la signature du livre FICTIONS MEXICAINES, par son auteur, Christine Frérot, le samedi 24 mars à 19 :30 à la salle Lacordaire, en partenariat avec la librairie La Géosphère. Cet évènement a lieu dans le cadre de la semaine mexicaine organisé par des étudiants de la Montpellier Business School (MBS).
Il sera suivi d'un moment convivial autour du verre de l’amitié.



Le livre
 « L'École mexicaine » naît avec la Révolution de 1910 et le vent de nationalisme qui l'accompagne. Les murs du pays se couvrent de fresques grâce aux commandes publiques, mais aussi par l'adhésion des plus grands artistes. Il faudra attendre les années 80 pour que les générations nouvelles, diversement héritières de Frida Kahlo et Maria Izquierdo, revisitent leur culture. Associant l'analyse de l'oeuvre à l'histoire de l'art et à celle de l'artiste, l'auteure fait revivre 38 témoins emblématiques de l'art mexicain du XXe siècle dont elle est l'une des meilleures spécialistes en France. De Diego Rivera à Julio Galán en passant par José Guadalupe Posada et le Dr Atl, un Mexique à la fois Révolutionnaire, Guadalupéen, Immortel et Volcanique... surgit dans la pluralité des regards en confirmant, après Octavio Paz, que « les arts expriment (entre autres choses peut-être plus profondes), le tempérament de chaque nation.
Préface de Jaime Moreno Villarreal
Jaime Moreno Villarreal est un écrivain mexicain. Ses essais sur l’art sont publiés dans de nombreux livres et catalogues d’exposition, autant au Mexique qu’en France, aux États- Unis et dans plusieurs pays d’Europe. Il a été conseiller culturel de l’Ambassade du Mexique en France de 2007 à 2009.

L’auteur
 Christine Frérot est docteur en histoire de l’art et spécialiste de l’art mexicain moderne et contemporain. Elle a étudié à Paris et à Mexico (Université de Paris I et Unam) et travaillé plus de dix ans au Mexique (Institut Français d’Amérique latine, direction culturelle). Chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess) et chargée de cours à l’Université de Paris III, elle est membre de l’Association internationale des critiques d’art (Aica, Art Nexus) et commissaire d’exposition. Son cinquième ouvrage, Resistencia visual, Oaxaca 2006 (préface d’Edouard Glissant) a été publié en 2009 par Talmart, Paris.

Extraits de presse
De même surprennent Les Quatre Habitants du Mexique (1938), de Frida Kahlo, quatre figures sur la place d’un village qui symbolisent chacune un aspect du pays.
Le Monde diplomatique

Ce livre n’est pas seulement un livre d’art (...), c’est effectivement une invitation au voyage, une manière détournée et originale de connaître un pays à travers sa peinture.
Le Midi Libre

Tout à la fois carnet de coups de cœurs et outil pédagogique, l’ensemble est articulé de manière thématique (...). Au final, le portrait d’un peuple transparaît, énergique, magique et poétique.
Artension


www.riveneuve.com
Distribution/ diffusion Interforum

  • samedi 24 mars - 19.30
  • Salle Lacordaire - 6 rue des Augustins
    (à deux pas de l'Esplanade Charles de Gaulle et du couvent des Dominicains)
  • Entrée libre dans la mesure des places disponibles.
  • Merci de bien vouloir nous confirmer votre présence à :
    association.uniframex@laposte.net
    librairiegeosphere@gmail.com




2 février 2018

Les flibustiers de la Sonore

Michel Le Bris
Flammarion, 1998





« Je retiens mon souffle – Comment lui dire ces années de ténèbres et de feu, l'or jeté à poignées sur les tables de monte, les filles enlevées sur les côtes de Chine, du Pérou, du Chili, et vendues aux enchères sur le wharf de Clark's Point, San Francisco brûlant comme une torche sous les acclamations des fêtards ivres morts, et reconstruite le lendemain sur les cendres brûlantes, et tous ces malheureux qui mouraient par milliers, dans la Sierra lointaine, de faim, de froid, de maladie, fouillant toujours plus loin, à la recherche du mother lode, avec dans les yeux des rêves de terre promise : tant de misères, et tant de démesure ! Oui, comment lui dire le vent du désert, la course des chevaux, le « you you » des Indiens, et cette fièvre, aussi, cette fureur qui nous précipita, la tête embrasée de chimères, dans le Sonora inconnu ? Des montagnes d'or en plein royaume apache, divaguaient les soldats, un monde à conquérir, où tout recommencer ! Et nous, pauvres fous, si sûrs que l'univers entier tenait dans le creux de nos mains… ».

29 octobre 1850 : la Californie de la ruée vers l'or fête son entrée dans l'Union. Un volcan en éruption, où se mêlent hors-la-loi, mystiques rêvant de Nouvelle Jérusalem, et révolutionnaires en déroute, venus de toute l'Europe. Parmi eux, des milliers de quarante-huitards, fuyant la répression ou tout simplement déportés. Les Américains s'inquiètent : s'agit-il d'une invasion ? Les Français tenteront de prendre la Sierra Nevada et d'y faire vivre leur utopie, avant de partir à la conquête de la Sonore mexicaine, sous la direction d'un comte romantique et dandy. Une formidable épopée, restée jusqu'ici inédite, et, avec elle, le retour au vrai roman d'aventures !

Source : Flammarion

 " La France entière divaguait, rêvait, se voyait transportée en Californie vers des montagnes d'or ! Depuis l'annonce de la ruée, c'était déjà la folie, mais ce lingot énorme, défiant l'imagination, ça dépassait tout ! C'était clair : la France se débarrassait de ses indésirables. Une déportation. "
1850. Au moment où elle passe aux mains des Américains, la Californie, qui vit encore les soubresauts de la ruée vers l'or de 1848, est le siège d'un effroyable désordre, où affluent des quatre coins du globe toutes sortes d'aventuriers venus chercher la Terre promise. Parmi eux, un comte français, du nom de Gaston Raousset-Bouldon, organise une expédition destinée à investir la sierra Nevada, avant de partir à la conquête de la Sonore, immense territoire mexicain en bordure du golfe de Californie.

Une épopée, aussi extraordinaire que tragique, digne des plus grandes productions cinématographiques.

Source : J'ai lu

Sur le même sujet en bd, publié chez Delcourt la série Sonora

Sonora - Tome 1, La vengeance
Sonora - Tome 2, Lola Montez

26 janvier 2018

L'or maudit

Le Bouncer tome 10
dessin et scénario : François Boucq
éditions Glénat, 01/2018


Le Bouncer pensait couler des jours paisibles après s’être débarrassé de l’infâme Ugly John dans son pénitencier de Deep End. Mais il devrait savoir que la loi de l’Ouest est toujours impitoyable... À Barro City, l’horloger a été agressé et sa fille, Gretel, atrocement mutilée. Comment un type sans histoires et une petite si innocente ont-ils pu subir de telles atrocités ? En pourchassant les assassins, le manchot découvre que leur piste rejoint celle d’un trésor maudit au cœur du désert de Sonora au Mexique. Un lieu aride sur lequel courent de sombres légendes, si terrible que même les Indiens n’osent s’y aventurer. Bouncer pensait avoir déjà connu l’enfer. Mais il découvre que ce dernier a de multiples visages.

Retrouvez le héros culte de Boucq et Jodorowsky dans une chevauchée fantastique à la rencontre des contrées les plus hostiles et des pires salopards de l’Ouest. Un western sauvage et sans limites, où les décors grandioses sont des personnages à part entière. De plus, les deux volumes de ce nouveau diptyque tant attendu paraîtront à seulement deux mois d’intervalle !

La fiche de l'album chez Glénat


Un trésor censé se trouver au Mexique, pas toujours au même endroit d'ailleurs a déjà été évoqué dans de nombreux ouvrages. Citons Le trésor fantôme de Paco Ignacio Taibo II, L'or de Maximilien, série XIII de Jean Van Hamme et William Vance, le cycle de Blueberry sur l'or des confédérés qui commence avec Chihuahua Pearl. Selon les récits, le trésor est soit celui de Bénito Juarez, soit celui de l'éphémère empereur Maximilien soit celui des sudistes mais détourné par les mexicains, et ses cachettes sont nombreuses, dans les immensités désertiques du nord du Mexique.

Dans L'or maudit, l'auteur envoie ses héros dans le Sonora mexicain, nom éponyme d'un État de la république du Mexique et d'un des plus grands déserts américain à la recherche du million de pesos sous forme de pièces en or qui auraient du être la monnaie de l'empire. Maximilien de Habsbourg, défait par le républicain Benito Juarez,  va tenter de soustraire ce trésor des mains des mexicains. Il était prévu qu'en cas de défaite, le coffre devait rentrer en Europe en partant du port de Veracruz. Après son éxécution au Cerro de las Campanas à Queretaro, plusieurs dans l'entourage de Maximilien vont céder à l'appat du gain et tenter de récupérer le trésor pour leur compte.

Malgré quelques petites faiblesses scénaristiques, Alejandro Jodorowski qui accompagnait Boucq dans les 9 premiers tomes n'est plus la, et des dialogues qui ne sonnent pas toujours bien, la qualité du dessin, la richesse des personnages et la trame de l'histoire rendent la lecture captivante. On retrouve des personnages secondaires, Yin Li, Panchita et le fidèle Job au premier plan, dans ce western mâtiné d'un brin de fantastique sur un fond historique. Quelques scènes ne sont pas sans rappeler les aventures de Blueberry aux prises avec Le spectre aux balles d'or dans le fond d'une mesa aux dédales infranchissables entourée d'indiens apaches. Avec une pagination conséquente pour une BD, 82 pages alternant cases détaillées et planches de grands espaces, le talent de François Boucq nous offre un bel album d'aventure.

PhH

Le trésor fantôme - Paco Ignacio Taibo II
Rivages/noir

Chihuahua Pearl, 1er album du cycle dans lequel Blueberry
est à la recherche du trésor des confédérés détourné par les mexicains de Benito Juarez
Blueberry sur la piste du spectre détenant un trésor
au fond de la Dead Horse Mesa
XIII dans le désert infernal qui protège l'or de Maximilien