6 novembre 2021

La femme de tes rêves

Antonio Sarabia
traduit de l'espagnol (Mexique) par René Solis
éditions Métailié, 14-2017

Résumé éditeur

Journaliste sportif au Sol de Hoy, Hilario Godínez a des relations ambiguës avec le monde de sa petite ville de la province mexicaine. Une inconnue lui écrit des lettres d'amour depuis dix ans, il n'a aucune idée de son identité. Lui qui rêvait d'être écrivain et dont la carrière littéraire semble définitivement compromise conquiert des admirations encombrantes chez les tueurs du cartel local grâce à ses chroniques de foot.
Le jour où on retrouve dans un dépotoir le corps du brillant footballeur Torito Medina – enfin, une partie du corps –, tout dérape.
Il se retrouve en première ligne et se lance dans la résolution de l'énigme. Au passage il drague la jolie chroniqueuse mondaine de bonne famille qui lui révèle tout un univers de plasticiens et de galeristes.
Son admirateur musclé le met en garde mais il s'obstine dans sa recherche du salaud qui s'amuse à semer les cadavres incomplets dans la ville effrayée.
Dans ce petit polar cruel, Antonio Sarabia offre un portrait saisissant du Mexique d'aujourd'hui, où l'étonnement n'est plus de mise, mais qui laisse quand même une place à l'amour et à l'espoir.

 

Antonio Sarabia, né le à Mexico et mort le à Lisbonne (au Portugal), est un écrivain mexicain, auteur de roman policier. Il fait des études d'information scientifique et technique à l'université ibéro-américaine de Mexico. Il travaille à la radio et dans la publicité. En 1978, à la suite de la publication d'un recueil de ses poèmes, Tres pies al gato, il décide de se consacrer à la littérature.
En 1988, il publie son premier roman, El Alba de la Muerte, grâce auquel il est finaliste pour le prix international de New Diana. Sa fiche sur wikipedia. Sa fiche chez son éditeur Métailié.


No tienes perdon de Dios
editorial Los Libros del Lince, 2018


Resumen 

Antonio Sarabia firma una novela negra llena de poesía.
¿Qué torpezas ha cometido el héroe de esta intriga? Un narrador equívoco le repite sin descanso que no tiene perdón de Dios y él, en su perpetua desdicha, parece confirmar el dictamen. Hilario Godínez tuvo en otro tiempo pretensiones literarias, pero ahora redacta insignificancias deportivas en un periódico local. Su columna, por cierto, deslumbra a los criminales de la ciudad. Su vida es una acumulación de frustraciones solo interrumpida por la correspondencia que mantiene con una dama muy enigmática. Una mañana, sin embargo, el cuerpo desmembrado del futbolista Torito Medina aparece en un muladar de las afueras y esa monótona existencia es engullida por un torbellino insensato. Para salvar el pellejo debe averiguar lo ocurrido y para averiguar lo ocurrido debe jugarse el pellejo.




30 octobre 2021

El Edén

Eduardo Antonio Parra
traduit de l'espagnol (Mexique) par François-Michel Durazzo
éditions Zulma, 05-2021

 

Présentation de l'éditeur

Au nord du Mexique, sur la frontière, la ville d’El Edén vit au rythme des guérillas entre narcotrafiquants. Racket, embuscades, exécutions et mises en scène macabres. Un soir, tout dégénère. Dans le dédale des rues incendiées et des barrages de pick-up, Darío se lance à la recherche de son petit frère de l’autre côté de la ville…
Huit ans plus tard, dans la pénombre d’un bar de Monterrey aux relents chargés d’alcool et de désirs perdus, Darío croise son ancien prof de lettres, exilé comme lui. D’une traite, ils se remémorent la nuit où tout a basculé – la violence aveugle, les rêves brisés, et surtout Norma, la fille dont Darío a toujours été fou amoureux.


A propos de El Edén, un article de Jhon Sebastian Ramos Hidalgo
Dans son dernier roman, Eduardo Antonio Parra nous plonge dans la violence à El Edén, une ville ravagée par le trafic de drogue, en adoptant le point de vue de deux témoins. Même si cet endroit de fiction est situé au nord du Mexique, il pourrait se trouver dans d’autres régions des pays latino-américains... Lire la suite sur le site Nouveaux espaces Latinos

 

Laberinto
editorial Random House Literatura, 03-2020


Con Laberinto, Eduardo Antonio Parra da voz a la desolación que el narcotráfico ha sembrado en el norte de Mexico. Dos náufragos, dos supervivientes con más ganas de ahogarse de verdad que de seguir respirando, se encuentran una noche en un bar. Se conocen de tiempo atrás, de cuando eran otros. Uno fue profesor de literatura y entrenador de futbol, el otro fue su alumno. Ahora, beben con la misma feroz disciplina, para apagar la memoria, pero esta se alimenta de un dolor demasiado vivo: de una noche, hace nueve años, en la que dos bandas rivales de narcotraficantes acabaron con su pueblo. Primero llegaron mensajes a los celulares. No era la primera vez: los narcos anunciaban el toque de queda e inmediatamente despues cortaban las comunicaciones. Darío alcanzó a llegar a salvo a casa de sus padres con Norma, su novia. Pero no estaba Santiago, su hermano menor. Desoyendo las súplicas de su familia, decidió salir con Norma a buscar a Santiago. Así empezó su oscura odisea, que no habría de terminar nunca, porque el viaje mismo sería la destrucción de la verde Ítaca.
Esta novela es un brillante artificio literario, un laberinto de ecos y, a la vez, el implacable testimonio de la desolación que la voracidad del narcotráfico


23 octobre 2021

Mexican Gothic

Silvia Moreno-García
traduit de l'anglais par Claude Mamier
éditions Bragelonne, 08-2021


Présentation éditeur

Un manoir isolé. Un aristocrate dangereusement séduisant. Et une jeune mondaine poussée à dévoiler leurs atroces secrets. Après avoir reçu un mystérieux appel à l’aide de sa cousine récemment mariée, Noemí Taboada se rend à High Place, un manoir isolé dans la campagne mexicaine. Elle ignore ce qu’elle va y trouver, ne connaissant ni la région ni le compagnon de sa cousine, un séduisant Anglais. Avec ses robes chic et son rouge à lèvres, Noemí semble plus à sa place aux soirées mondaines de Mexico que dans une enquête de détective amateur. Elle n’a pourtant peur ni de l’époux de sa cousine, un homme à la fois troublant et hostile, ni du patriarche de la famille, fasciné par son invitée… ni du manoir lui-même, qui projette dans les rêves de Noemí des visions de meurtre et de sang. Car High Place cache bien des secrets entre ses murs. Autrefois, la fortune colossale de la famille la préservait des regards indiscrets. Aujourd’hui, Noemí découvre peu à peu d’effrayantes histoires de violence et de folie. Si elle ne s’en échappe pas très vite, elle risque fort de ne plus jamais pouvoir quitter cette demeure énigmatique…

La fiche du livre complète sur le site de l'éditeur


Silvia Moreno-Garcia est née (25 avril 1981) au Mexique (Baja California) avant de s'installer au Canada. Elle est diplômée de l’université de Colombie-Britannique. Elle est l'auteure de plusieurs nouvelles et romans de fantasy, science-fiction et horreur. Elle est aussi éditrice, journaliste, et a remporté plusieurs prix littéraires. Silvia Moreno-Garcia écrit en anglais mais nombre de ses œuvres sont influencées par le Mexique. Voir sa page.

16 octobre 2021

La nymphe et le sous-commandant

Jaime Avilés
Traduit de l'espagnol (Mexique) par René Solis
éditions Métailié, 09-2006

 

Présentation éditeur

Serapio Bedoya a 40 ans et l’impression d’être "une cartouche brûlée", il a abandonné trop de femmes, manque trop souvent d’argent, n’est pas satisfait de son travail de journaliste et ses aspirations à l’écriture théâtrale aboutissent au café-théâtre et se révèlent lamentables. Un matin sur une plage du Yucatan, après un rêve et une attaque de parasites, une manchette de journal le réveille brutalement de ses rêves d’amour impossible avec la très jeune Nausicaa, "la plus belle que jamais contemplèrent les yeux mortels" : les zapatistes déclarent la guerre au gouvernement et à l'armée. Ces événements sans lien entre eux changent la vie du journaliste. Amoureux maladroit à la poursuite de Nausicaa, il se retrouve au cœur du Chiapas avec les hommes du sous-commandant Marcos, fasciné par la lutte de cette étrange armée d’Indiens descendant des Mayas qui se rebellent contre 500 ans d’exploitation et d’injustice, étonné aussi par les comportements des intellectuels internationaux qui prétendent les aider.Ironique, amer et tendre, Jaime Avilés nous raconte l’histoire d’un homme à la poursuite des deux aspirations fondamentales de sa vie : l’amour et la liberté.

Source éditions Métailié

Journaliste de La Jornada, quotidien de Mexico, Jaime Avilés est une des signatures les plus connues du pays. Depuis ces vingt dernières années, il se consacre à des enquêtes sur les questions brûlantes qui lui valent l’inconditionnelle admiration de millions de lecteurs et la dangereuse rancune d’hommes de pouvoir. Il a suivi assidûment les luttes du mouvement zapatiste, restant longtemps en contact avec Marcos et ses hommes.

9 octobre 2021

Quetzalcoatl - Bande déssinée en 7 tomes de Mitton

Avec Quetzalcoatl, qui signifie "Le Serpent à plumes", Jean-Yves Mitton nous raconte avec passion les derniers jours de l'empire aztèque, dont la cruauté trouvera son pendant dans la violence aveugle des conquistadors espagnols. Le destin tragique de Maïana, "Deux fleurs de maïs", est le thème de cette série au titre évocateur.On y croise l'empereur Moctezuma, le conquistador Hernan Cortés, les villes de Tenochtitlan, Veracruz, les mythologies des peuples du Mexique et l'inquisition. Les 7 tomes ont été publiés entre 1997 et 2008.

Toutes les couvertures et résumés © Glénat sont issus du site de l'éditeur.
Les 4 premiers tomes ont fait l'objet d'une ou plusieurs rééditions. A voir sur le site Bd-Gest.


Deux fleurs de maïs - Tome 1
Jean-Yves Mitton
(dessins et scénario)
éditions Glénat - 04/1997 (pour la 1ère édition)
Pourquoi le Padre Enrico Segura, mandaté à Vera Cruz pour le procès d'une jeune sorcière hérétique, Maïana, a-t-il finalement choisi de la défendre ? Est-ce à cause de sa force de caractère ? De son charme ensorcelant ? Des nombreuses souffrances qu'elle dut endurer entre 1519, qui marque le début de son calvaire en plein empire aztèque, et 1525, moment où elle doit être jugée ? Toujours est-il que son destin exceptionnel, à mi-chemin entre celui d'une sainte et celui d'une putain, témoigne d'une vie hors du commun.

 

La montagne de sang - Tome 2
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 10/1997 (pour la 1ère édition)

Alors que la révolte gronde à Vera Cruz, le Padre Enrico Segura continue d'écouter la confession de la belle Maïana, enfermée dans une prison espagnole. La jeune Indienne revit avec effroi l'incroyable holocauste auquel elle a assisté : les prêtres aztèques ont sacrifié tous les siens sur l'autel de leurs dieux sanguinaires... Désormais un seul but compte pour elle : se venger de ce crime abominable en assassinant Moctezuma, l'empereur aztèque !


 

 

Les cauchemars de Moctezuma - Tome 3
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 11/1998 (pour la 1ère édition)

La belle Maïana est enfermée dans une prison espagnole. Elle a échappé par miracle au sacrifice de milliers d'esclaves, immolés sur l'autel du dieu Quetzalcoatl, et décide de se venger en assassinant son incarnation terrestre : l'empereur Moctezuma. A le côtoyer, elle découvre un homme débonnaire, dominé par les prêtres et les superstitions. Mais l'arrivée d'une comète et un tremblement de terre ravivent les peurs de cet homme faible et le transforment en tyran prêt, une nouvelle fois, à commander le plus terrible des sacrifices ...


 

 

Le Dieu des Caraïbes - Tome 4
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 05/2000 (pour la 1ere édition)

1519. La peur du retour de Quetzalcóatl hante la capitale de Moctezuma. Les signes maléfiques se multiplient et les anciennes prophéties se réalisent, jusqu'à cette nuit de panique ou la comète Xocomexochitla, ultime présage du dieu Serpent-à-plumes déchire le ciel et les cœurs aztèque plus cruellement qu'une lame d'obsidienne. Terrorisé, l'empereur s’enferme dans ses cauchemars et demande toujours plus de sacrifices en entrainant sa première favorite Maïana dans sa déchéance. Mais la jeune Mixtèque, rebelle et obstinée s'enfuit alors vers les sierras de l'est à la rencontre de Quetzalcóatl, ce dieu vengeur venu des caraïbes.

 

 

La putain et le conquistador - Tome 5
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 04/2003

1519. Pour ce venger de l’empereur Moctezuma qui a fait massacre topus les siens sur la grande pyramide de Tenochtitlan, Maïana Xochitla s'enfuit de la capitale aztèque afin de réaliser la prophétie apocalyptique qui hante tous les peuples mexicains : retrouver et ramener le dieu Quetzalcóatl sur le trône impérial d’où il fut chassé jadis. ainsi la vengeance du Serpent à plumes sera t-elle confondue avec celle de la jeune mixtèque désormais surnommée la Malinche. Le Padre Enrico Segura qui s'occupe de Maïana et qui écoute sa longue confession est toujours à son chevet. Il est persuadé que si la jeune femme dévoilait l'emplacement caché du trésor de Moctezuma, la Sainte Inquisition la laisserait en paix et elle pourrait échapper aux flammes du bûcher. Au lieu de cela, et risquant ainsi la mort, Maïana poursuit le récit de ses incroyables aventures, de son destin si particulier, à mi-chemin entre celui d'une sainte et celui d'une putain.

 

La noche triste - Tome 6
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 08/2005

Cette nuit du 25 janvier 1525 recouvre les rues nouvellement sorties de terre de Vera Cruz. Cependant, elle ne parvient pas étouffer les cris de Maïana suppliciée. La Sainte Inquisition veut lui extorquer des aveux, la condamner pour hérésie et sorcellerie. Mais dans les faits, les inquisiteurs avides cherchent seulement à connaître l'emplacement du trésor caché de Moctezuma Torturée, brisée, la jeune Indienne garde pourtant le silence. Le Père Enrico Segura, le frère Tancrède, même l'évêque, émus de son calvaire, tentent d'en apaiser les souffrances. Et c'est à eux qu'elle confesse une vie de tragédie et de rédemption, à mi-chemin entre la sainteté et la damnation. Elle leur raconte alors sa rencontre avec le commandant Cortez six ans auparavant. Elle l'a attiré dans ses filets en lui faisant miroiter puissance et richesse, l'or de Moctezuma ! Il l'a sortie des geôles et a fait d'elle une dignitaire de son peuple. Maïana se souvient aussi comment il a maté les prémices d'une rébellion en sabordant les bateaux qui auraient pu les ramener sur le Vieux Continent. La Malinche se souvient de cette vie, pas si lointaine, mais qui déjà n'est plus. Jean-Yves Mitton nous distille bribe par bribe l'histoire de la Conquête d'un monde fondé sur la trahison, le mensonge et les croyances manipulées des peuples indiens.

 

Le secret de la Malinche - Tome 7
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 02/2008

Le dénouement très attendu de la grande saga aztèque de Jean-Yves Mitton. 1525. Villa rica de la vera cruz. La révolte couve, et les prisonniers torturés par les Espagnols souffrent. Une jeune femme plus particulièrement : Maïana Xochitla, accusée d'hérésie, et dont l'Inquisition espère qu'elle lui révélera l'emplacement du formidable trésor de l'empereur aztèque Moctezuma, dont elle fut la maîtresse. Le courage chevillé à l'âme, Maïana résiste toujours, malgré les sévices. Et continue à raconter à son confesseur, l'Inquisiteur humaniste Segura, sa terrible histoire, rouge comme la guerre et le sang des hommes. Des hommes qu'elle séduisit pour survivre, et qui de Moctezuma au conquistador Cortes, firent d'elle une légende, à la fois sainte et putain, témoin privilégié et horrifié de la grande barbarie des années de “conquista”.

2 octobre 2021

Olinka

Antonio Ortuño
traduit de l'espagnol (Mexique) par Margot Nguyen-Béraud
éditions Christian Bourgeois, 04-2021

 Présentation éditeur

Après quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son rôle dans l’escroquerie d’Olinka, un complexe de luxe construit suite à l’appropriation de terrains publics. Par loyauté aux Flores, sa famille politique, Aurelio endosse la faute contre la promesse de sortir vite de prison, avant d’être abandonné à son sort. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu’on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie.
Olinka aborde la crise d’un clan des affaires de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d’argent. C’est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
Avec ce roman (très) noir, Antonio Ortuño confirme qu’il est l’un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Un article de Victorien Attenot
Après La file indienne et Méjico parus en 2018, les Éditions Christian Bourgois continuent la série noire du romancier mexicain Antonio Ortuño avec Olinka, traduit par Margot Nguyen-Béraud. Olinka creuse encore le thème de la violence à Guadalajara, ville natale d’Antonio Ortuño où croissent la corruption, le blanchiment d’argent et une bulle immobilière gigantesque... Lire la suiite sur Nouveaux Espaces Latinos

 

Olinka
editorial Seix Barral, 05-2019

Tras quince años de encierro, Aurelio Blanco sale de la prisión donde ingresó acusado del fraude de Olinka, una urbanización de lujo levantada gracias a negocios turbios y despojos de tierras comunales. Por lealtad a los Flores, su familia política, Blanco asumió la culpa con la promesa de que saldría pronto, pero fue abandonado a su suerte. Ahora, en libertad, quiere recuperar lo que le fue arrebatado: un hogar, una hija, una vida.
Olinka es un thriller que arranca con un deseo de venganza en la ciudad mexicana de Guadalajara, capital y paraíso del lavado de dinero. La construcción de una utópica urbanización para científicos y artistas sirve como trasfondo para revelar una realidad en la que reina la corrupción. Antonio Ortuño
explora en esta novela un problema incontenible: la gentrificación y el papel del dinero sucio en ella. Y lo hace con una diáprosa implacable, que desnuda a cada personaje y disecciona el caos de las urbes contemporáneas.

25 septembre 2021

Alice Rahon et le Mexique

La révélation de l'art
Christine Frérot
éditions Riveneuve, 11-2021

 

Présentation :

Malgré une brève notoriété à Paris comme poétesse invitée par André Breton au sein du cercle surréaliste, malgré la rencontre avec René Char, la collaboration avec Man Ray et la relation avec Picasso, Alice Rahon (1904-1987), franc-comtoise et bretonne par choix, reste une parfaite inconnue en France. Pourtant, celle qui va devenir peintre au Mexique et croiser Frida Kahlo, Octavio Paz et Anaïs Nin, a vu son œuvre recherchée par les collectionneurs dès les années 1940. La Franco-Mexicaine est aujourd’hui présente dans de grands musées autant en Amérique latine qu’aux États-Unis.
Alice Rahon est une artiste libre, qui ne cherche pas à représenter fidèlement son pays d’adoption, mais puise son inspiration dans les grands espaces, la nature omniprésente, les villes grouillantes et les fêtes bigarrées. Elle impose et séduit avec un art intimiste, inclassable, dans lequel la poésie des images s’est substituée à celle des mots.
Ce livre rend hommage à l’une des artistes étrangères qui a le plus contribué à ouvrir aux formes de l’abstraction une scène artistique alors dominée par la figuration engagée de l’École mexicaine.

ISBN : 978-2-36013-625-4
Format : 14 x 21 cm
Pagination : 208 pages dont 42 œuvres reproduites couleurs et photographies N&B
Prix : 24 €

L'auteur
Christine Frérot est docteure en histoire de l’art et spécialiste de l’art mexicain moderne et contemporain. Elle a étudié et travaillé plus de dix ans au Mexique. Chercheuse à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et chargée de cours à l’Université de Paris III, elle est membre de l’Association internationale des critiques d’art (AICA), correspondante de la revue colombienne Art Nexus et commissaire de nombreuses expositions.
Autrice de séries d’articles, elle a publié à Mexico son premier livre, El mercado del arte en México, 1950-1976 (1990), et à Paris plusieurs ouvrages dont Resistencia visual, Oaxaca 2006 (préface d’Édouard Glissant, Talmart, Paris, 2009) et Fictions mexicaines, 38 témoins de l’art du XXe siècle, préface de Jaime Moreno Villareal chez Riveneuve (2016). Son dernier ouvrage Amériques intimes et autres récits a été publié en avril 2021 chez Ginkgo, Paris.
Voir également sur ce sur ce blog.

 

Possibilité de souscription (avant le 13 octobre 2021)


18 septembre 2021

Amériques intimes

et autres récits
Christine Frérot
éditions Ginkgo, 04-2021

 

Présentation


Avec Amériques intimes, son septième ouvrage, Christine Frérot aborde une fois de plus cette Amérique latine qui lui est si chère, mais en délaissant cette fois l'histoire de l'art pour aborder les rivages de l'intime et du souvenir. La mise à nu de ses sentiments, de ses découvertes ou de ses attachements irrigue son récit autobiographique, où l'on découvre des éclats sensibles ou mélancoliques, les évocations de moments plus ou moins privilégiés, la matière vivante de tous ses enracinements. Le Mexique, fil conducteur de ce livre, où affleure néanmoins l’ancrage profond de sa première vie (la rude et solitaire Lozère) la conduit – en des « aller-retour » incessants – depuis Mexico, la capitale-mondes bruyante, fascinante et épuisante, à Oaxaca la baroque, vibrante, lumineusement ocre ; depuis La Havane, encore socialiste et endormie, à Sao Paulo et Rio de Janeiro, cités d'un Brésil intense, langoureux et musical ; depuis le Pacifique jusqu'aux Caraïbes et à l'Océan atlantique.
Ce livre n’a pas pour objet de tracer une chronologie. Il dessine en rhizomes des fragments d’histoire et assemble dans une mélancolie joyeuse les divagations et les certitudes d’un parcours esthétique et sensible, d'une renaissance de soi.
C’est l’amour et ses liens avec tout un continent, la seule Amérique, l’America latina à la fois espagnole et portugaise, mais aussi aztèque, maya et inca ; celle de cultures millénaires dont le passé est toujours vivant, mais aussi celle des modernités architecturales les plus extravagantes, et surtout, celle de l’affect ; enfin, unique, celle d’un réel-merveilleux intrinsèquement latino-américain, autrefois chanté par l’écrivain cubain Alejo Carpentier.

 

L'auteur
Christine Frérot est docteur en histoire de l’art, spécialiste de l’art mexicain moderne et contemporain. Étudiante à l’Université nationale autonome de Mexico (1972-1977), elle a ensuite été responsable culturel de l’Institut Français d’Amérique Latine à Mexico entre 1985 et 1989. Depuis de longues
années, elle poursuit ses séjours dans ce pays qu’elle connaît bien et ne cesse d’explorer. Christine Frérot a été chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) et chargée de
cours au Département d’Études latinoaméricaines de l’Université de Paris III. Elle est membre de l’Association internationale des critiques d’art (AICA), correspondante de la principale revue
d’art latino-américain Art Nexus (Bogota-Miami) et commissaire d’exposition. Elle est également
membre fondateur (2012) de la revue électronique Artelogie.fr consacrée aux arts et cultures de l’Amérique latine. Voir également sur ce sur ce blog.
 

Christine Frérot a publié à Mexico son premier livre El mercado del arte en México, 1950-1976, Ifal/Inba, 1990.
Parmi ses autres ouvrages, on peut citer :
- Échanges artistiques contemporains, la France et le Mexique, L’Harmattan, 1996.
- Mexico Mosaïque. Portraits d’objets avec ville, Autrement, 2000.
- Art contemporain d’Amérique latine, Chroniques françaises 1990-2005, L’Harmattan, 2005.
- Fictions mexicaines, 38 témoins de l’art du XXe siècle, Riveneuve, 2016
(livre présenté à Montpellier en 2017 en partenariat avec l'association Uniframex, la librairie La Géosphère et le blog Lectures Mexicaines)

28 août 2021

Debout les morts

Fantaisie macabre
Frantz Duchazeau, scénario & dessin
éditions sarbacane, 09-2001

 

Présentation éditeur

 

¡ Que viva la Revolución !

« Allez travailler aux champs, et s’il n’y a pas assez de mains, qu’on déterre les morts », le commandant El Toro ne va pas être déçu : en ce Jour des Morts, les calaveras, pendus, fusillés, mitraillés de la Révolution mexicaine de 1910, sortent de leurs tombes et comptent bien en découdre avec leurs tortionnaires. À leur tête, Emiliano, petit balayeur de cimetière, meurt d’envie de venger son père, révolutionnaire notoire, des grands propriétaires terriens blancs qui l’ont tué, qui exploitent la force de travail des prolétaires métis, et à qui sa fiancée, la belle Indienne Malinche, vend son corps.

Bourgeois, militaires, religieux, gouverneurs… Courez ! Cette année, la Fête des Morts va être explosive !

 

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

3 juillet 2021

Quatorze crocs

Martín Solares
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot
éditions Christian Bourgeois, 02-2020 

Présentation de l'éditeur

Nous sommes à Paris, en 1927. Dans une sombre ruelle près de Montparnasse, on découvre le cadavre d’un homme probablement assassiné. Les circonstances sont troubles, et les causes de la mort le sont tout autant. Il n’y a qu’à voir l’aspect du corps : sa peau a une couleur inhabituelle… et quelles sont les marques curieuses qu’il a sur le cou ? Quatorze points, comme autant de morsures…
Un jeune policier est chargé de l’enquête. Son nom ? Pierre Lenoir. Il appartient à une division spéciale de la police parisienne : la Brigade Nocturne, spécialisée dans les crimes impossibles à résoudre, et dont les méthodes n’ont rien de conventionnelles. Grâce à un réseau d’informateurs et une femme mystérieuse qui s’intéresse d’un peu trop près à cet assassinat, le voilà parti à l’aventure : pour faire la lumière sur cette affaire, il croisera des migrants illégaux d’une nature tout à fait étonnante, devra s’intéresser à la magie et à l’hypnose, et surtout, il aura à frayer avec les dadaïstes et les surréalistes, ces jeunes artistes énervés qui agitent le Paris de l’époque. Nulle doute que cette histoire remettra en cause tout ce que Pierre Lenoir croyait savoir de la vie – et de la mort.
Avec Quatorze crocs, Martín Solares crée une nouvelle forme : le roman historico-fantastico-policier. Il se joue de tous les codes littéraires et le lecteur joue avec lui : tour à tour drôle, étrange et feuilletonnesque, bourré de références et d’allusions délicieusement anachroniques, Quatorze crocs nous offre un extraordinaire plaisir de lecture qui comblera les aficionados du genre.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur


Quatorce colmillos
Literatura Random House

Una semana muy oscura de 1927 un hombre es asesinado en extrañas circunstancias y su cuerpo aparece en un callejón de París. El hallazgo plantea un enigma escalofriante, pues además del extraño color que presenta la piel de la víctima en el cuello se advierte una herida que no puede atribuirse a ningún arma o depredador conocido. 

El caso es asignado con discreción a la Brigada Nocturna, una división de la policía francesa especializada en crímenes imposibles de resolver. Entre los detectives desplegados se encuentra el joven Pierre Le Noir, que cuenta con una curiosa red de informantes en el barrio. Gracias a ésta, Le Noir conoce a una hermosa mujer que tiene oscuros motivos para interesarse en el cadáver, y a partir de su encuentro con ella comprende que el caso involucra magia e hipnosis, migrantes ilegales y millonarios respetables, pero, sobre todo, que si desea detener al culpable debe infiltrarse entre surrealistas y dadaístas, dos grupos de artistas rijosos y explosivos, siempre en líos con las autoridades, y entre los cuales se hallan André Breton, Tristan Tzara y Man Ray: todos son sospechosos, porque todos tienen algo que ocultar.


Catorce colmillos de Martín Solares
Un aticulo de J.C. Guinto
En las primeras líneas de la novela hay un cadáver tirado en un callejón de la ciudad de París en el año 1927, tiene catorce pequeños orificios en el cuello. La víctima no muestra una sola mancha de sangre y en su cara se dibuja una sonrisa burlona. En el bullicioso alrededor, lleno de bares, nadie vio ni oyó nada. Un joven llamado Pierre Le Noir, integrante de la Brigada Nocturna de la policía parisina, acepta la misión de resolver el caso a lo largo de un par de noches divididas en catorce capítulos...
Leer el articulo en la Revista de la Universidad de Mexico