12 septembre 2026

La couronne verte

Laura Kasischke
traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy
éditions Folio, 08-2026
(1ère édition française, octobre 2008, éditions Christian Bourgois, traduction de C. Leroy)

Résumé éditeur

« Impossible, pensai-je. Tout cela n’était pas en train d’arriver. Rien n’était arrivé. Je rêvais. »

L’année de terminale touche à sa fin. Anne, Michelle et Terri décident d’aller passer leurs vacances de printemps sur les plages mexicaines, loin de la grisaille de l’Illinois et de la torpeur du cocon familial. Ce voyage est un premier pas vers l’indépendance, la promesse d’être bientôt considérées comme des adultes. Quand un inconnu propose à Anne et Michelle de les conduire jusqu’aux ruines de Chichén Itzá, elles acceptent… Leur vie ne sera plus la même ensuite.

Véritable rituel, les vacances de printemps marquent le passage à l'âge adulte pour les élèves de terminale aux États-Unis. Quittant pour la première fois le nid familial, ils partent une semaine entre amis dans un cadre exotique. Face à l'insistance de leur amie Terri, Anne et Michelle renoncent à la croisière dans les Caraïbes qu'elles avaient prévue et lui préfèrent les plages mexicaines. En dépit des mises en garde maternelles, Anne et Michelle acceptent d'aller visiter les ruines de Chichén Itzá en compagnie d'un inconnu. Cette expérience les entraînera bien au-delà de la simple découverte culturelle, pour leur plus grand malheur...
Laura Kasischke, dévoilant avec son talent habituel les égarements et les inquiétudes des jeunes gens, construit un roman aussi troublant que profond. 
La couronne verte
met en scène de façon troublante les tourments de l’adolescence et la menace permanente qui pèse sur les femmes. 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations : 
ISBN : 9782073151483
Pages : 240
Prix : 8,10 €

👉 Voir les avis sur Babelio 

5 septembre 2026

Fonseca

Jessica Francis Kane
traduit de l'anglais par Mona de Pracontal
éditions de la Table ronde, 08 - 2026


Présentation de l'éditeur

Jour des morts, 1952. Penelope et son jeune fils Valpy ont posé le pied à Fonseca, au Mexique, et se tiennent devant une maison aux volets clos. Partis d’Angleterre, où Penelope a laissé un mari trop porté sur l’alcool et une revue littéraire au bord de la faillite, ils ont pris le car à New York après avoir traversé l’océan. Tout cela dans l’espoir de toucher un hypothétique héritage que leur ont fait miroiter deux doñas excentriques en possession d’une fortune minière. Mais cette planche de salut en est-elle vraiment une ? Enceinte de son troisième enfant, tenant Valpy par la main, Penelope hésite à toquer, ne sachant ce qui l’attend dans cette étrange maison nommée Mirando.
D’un épisode à peine évoqué dans un essai de Penelope Fitzgerald, Jessica Francis Kane a tiré un personnage plus vrai que nature — de mère tourmentée, d’artiste soutenant sa famille, de femme rêvant de liberté.
Bien plus qu’un hommage, Fonseca est un monde en soi, fascinant, de même qu’une saison romancée de la vie de l’écrivaine.
 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9791037116802
Pages : 272
Prix : 22 €

 👉 Les critiques sur Babelio

👉 " Roman troublant, inattendu, dérangeant par sa faculté à dépayser aussi bien par le paysage géographique que dans le paysage littéraire, Fonseca est un grand livre. De la situation de départ jusqu’au terme du séjour improbable de Penelope et de son fils Valpy dans une bourgade (imaginaire ?) du Mexique dans les années 50, rien, jamais, n’est prévisible... " 
Un article de Léon-Marc Levy à lire sur La cause littéraire.

💥 Le roman est en lice pour le Prix du Meilleur Livre étranger 2026


29 août 2026

La fille de la mer de Cortez

Peter Benchley
Traduit de l'anglais (Etats-unis) par Josette Chicheportiche
éditions Gallmeister, 06 - 2026

 

Résumé de l'éditeur 

Sur une île de la mer de Cortez, au Mexique, la jeune Paloma a hérité de son père, pêcheur disparu dans une tempête, une compréhension profonde et intuitive de l’océan. Solitaire
et anticonformiste, elle s’évade dès qu’elle le peut à bord de son petit esquif, savourant un sentiment de liberté rare et précieux. Elle jette l’ancre dans un endroit, connu d’elle seule, où prospère une fascinante biodiversité. Lors d’une de ses plongées, Paloma fait une rencontre extraordinaire : une raie géante blessée, qu’elle s’attache à soigner. Une relation unique se tisse alors entre elles, mais Paloma comprend vite qu’elle doit à tout prix cacher l’existence de cette créature exceptionnelle.

Un récit dans lequel se dessine la fragilité des relations entre l’être humain et la vie marine, et qui rappelle que l’ignorance peut être bien plus dangereuse que les colères de l’océan.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-35178-382-5
Pages : 288
Prix : 21,50 €

Peter Benchley (1940-2006) passe par les marines puis devient reporter au Washington Post, avant de travailler pour Newsweek et pour l’administration Johnson. Il publie histoires et articles dans de nombreux titres, notamment le New Yorker et le National Geographic. Les Dents de la mer est son premier roman. D’autres suivront, avec souvent pour cadre le monde maritime, mais sans remporter de succès comparable. Engagé pour la protection des écosystèmes marin, il déplore la mauvaise publicité que son roman aura faite aux requins. (source : éditions Gallmeister).
 

5 juin 2026

Les 43 d'Iguala

Sergio González Rodríguez
Traduit par Guillaume Contré
Préface de Marie Cosnay
éditions de l'Ogre, 08 - 2023

 

Présentation de l'éditeur

La nuit du 26 septembre 2014, à Iguala, 43 étudiants disparaissent alors qu’ils se rendent à une manifestation. Selon le gouvernement mexicain, ils auraient été torturés, assassinés puis incinérés par le cartel des Guerreros Unidos.

En mémoire des 43 disparus, Sergio González Rodríguez consacre sa dernière enquête à cet événement qui a marqué le monde entier et dénonce la version officielle. Ce narco-récit remarquablement documenté et argumenté démontre que la source de ce juvénicide tient dans des causes plus profondes, historiques, politiques et sociales propres à l’État du Guerrero, ainsi que dans une doctrine gouvernementale qui instrumentalise sa politique de lutte contre les narcos comme prétexte à la défense d’intérêts personnels et à la répression militaire d’un mouvement social.

Au-delà de l’enquête, Les 43 d’Iguala, prend également la forme d’un incroyable réquisitoire quasi prophétique contre l’impunité et la violence systémique des états contemporains.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations 
ISBN : 978-2-37756-169-8
Pages : 192
Prix : 20 €

 

 

 

23 mai 2026

La race des hommes perdus

Antonin Artaud
éditions Payot-Rivages, 05-20256
(1ère publication en 2017, Folio Essais Gallimard)

Présentation de l'éditeur

À la fin de l’été 1936, Antonin Artaud rencontre au Mexique, dans les gorges escarpées de la sierra Madre occidentale, un peuple "étrange" et isolé de paysans philosophes, les Tarahumaras. Ils ne se déplacent qu’en courant pieds nus, infatigables, sur des sentiers vertigineux et vivent "comme les premiers hommes", en dehors de la civilisation, animés tous d’un "sentiment de solidarité spontanée". Ils l’initieront au rituel d’un cactus hallucinatoire, le peyotl. Sa vie et son œuvre en seront bouleversées.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

 

Informations
ISBN : 978-2-228-94184-6
Pages : 128
Prix : 7,90 €

1er chapitre (source : Payot - PNB)



 👉 Antonin Artaud et “la Race des hommes perdus”
Un article de Hocine Bouhadjera publié en janvier 2024 à lire dans ActuaLlité.
... " Dans La Race des hommes perdus, il raconte cette « race de purs indiens rouges » : « Quarante mille hommes vivent là, dans un état comme avant le déluge. Ils sont un défi à ce monde où l’on ne se parle tant de progrès que parce que sans doute on désespère de progresser. [...] Le communisme existe chez elle dans un sentiment de solidarité spontanée. » ... 

 👉  Recension sur Cairn en 2017.


9 mai 2026

Los Demonios

Legio Patria Nostra tome 4
Jean-André Yerlès (scénario), Marc-Antoine Boidin (dessin)
éditions Glénat, 05-2026

Présentation de l'éditeur

Camerone, la bataille devenue mythe

Mexique, 1er mai 1863. Casimir Laï, unique survivant du massacre de l’hacienda de Camerone, fait face au colonel Jeanningros. Comment un simple légionnaire a-t-il pu survivre quand 60 de ses camarades, dont le capitaine Danjou, sont tombés ? Le soupçon de trahison pèse lourd. L'interrogatoire est impitoyable et Casimir doit raconter, heure par heure, les dix heures d'enfer qui ont transformé Camerone en légende. La veille au matin, le 30 avril, la compagnie escortait un convoi d'or vers Puebla. Mais l'armée mexicaine les attendait près du hameau de Camerone. Encerclés, à court de munitions et d'eau, Danjou et ses hommes se sont retranchés dans les ruines de l'hacienda. Le capitaine a alors fait jurer à chacun de se battre jusqu'à la mort plutôt que de se rendre. Mais quelqu'un a-t-il trahi et donné la compagnie aux Mexicains ? Au fil du récit de Laï, le piège se resserre. Car si Casimir n’est pas coupable de trahison, pourquoi respire-t-il encore alors que tous les autres sont morts ? L'orphelin des rues devenu légionnaire doit prouver son honneur. Mais dans ce brasier où la soif, le feu et les balles ont eu raison des plus braves, la vérité peut-elle encore émerger ? Le dernier tome de cette épopée historique revisite le mythe fondateur de la Légion : Camerone, où le sacrifice et la parole donnée scellèrent à jamais l’identité de la Légion.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782344060643
Pages : 64
Prix : 15,50 €

©Glénat 2026 Yerlès/Boidin

La série

Tierra calientes - tome 3
Main de bois - tome 2 
Le tambour - tome 1
(les deux premiers tomes sont sans rapport avec le Mexique) 

 

21 mars 2026

Elles rêveront dans le jardin

Gabriela Damián Miravete
traduit de l'espagnol (Mexique) par Margot Nguyen Béraud
éditions Rivages, 01-2026

 

Présentation

À travers le procès pour sorcellerie d’une nonne indigène, la découverte d’une fleur cosmique, l’expérience d’une apocalypse merveilleuse, la rencontre entre un romancier d’anticipation et sa muse, la visite d’un mémorial futuriste, et des contes sublimant les traumatismes de l’enfance, Gabriela Damián Miravete offre la vision positive d’un monde où les morts tendent la main pour aider les vivants et où des femmes conspirent pour concevoir des sortilèges de liberté. Mêlant fantastique, science-fiction et féminisme, un recueil de douze nouvelles dans la lignée d’Ursula K. Le Guin et du nouveau roman gothique latino-américain. 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782743669157
Pages : 224
Prix : 21 €

Gabriela Damián Miravete est née à Mexico. Ses récits ont été traduits en six langues et publiés dans des anthologies finalistes des prix Hugo et World Fantasy. Après des études de pédagogie et de littérature à Barcelone et à Mexico, elle se consacre à la création littéraire, littérature pour enfants, littérature fantastique, science fiction, essai et critique littéraire. Son premier recueil Elles rêveront dans le jardin a remporté le prix Shirley Jackson en 2023, et la nouvelle éponyme le prix Otherwise en 2018. 

🔆 Prix Shirley Jackson 2023

👉 La chronique de Christian Roinat sur America nostra / Nos amériques
... " Douze courtes nouvelles composent ce volume, aux styles, aux décors différents mais qui partagent un ensemble de points communs à toutes, les temps, les époques qui se fondent ou parfois se confondent, une harmonie qui se crée entre êtres humains et nature, une sorte d’optimisme qui finit par se manifester. Ce que, dans notre monde, on appelle sensations supranaturelles sont merveilleusement décrites par l’auteure comme des instants éternels de plénitude absolue. Une plante inconnue jusque là en est l’origine. La force de ce récit vient de ce que Gabriela Damián Miraveve réussit brillamment, malgré le délire suprême, à ne pas quitter le réel... "

👉 La chronique de Léna Ngouebeng sur Le Suricate Littérature
... " Elles rêveront dans le jardin, de l’autrice Gabriela Damián Miravete, est un recueil de douze nouvelles aux styles très différents les uns des autres. L’une couche sur le papier, comme dans un journal intime, le récit d’abus subis dans l’enfance avant de nous faire rejoindre un univers musical, magique et fantastique. Une autre nous plonge dans l’époque de l’Inquisition espagnole au Mexique, en nous faisant ressentir le contrôle, la coercition et l’irrationnalité qui y régnait, sur un fond de rapports de pouvoir coloniaux et de hiérarchies raciales au sein d’une communauté de sœurs. Une autre encore nous immerge dans l’expérience hallucinogène vécue par les personnages et nous fait accéder à une intensité de vie et à un rapport à la nature hors du commun, s’inscrivant ainsi dans le courant du réalisme magique "...

👉 La chronique de Noémie Mil-Homens sur Karoo
" Avec une écriture délicate et incarnée, à la fois énigmatique et lumineuse, la mexicaine Gabriela Damián Miravete s’attelle, dans son recueil Elles rêveront dans le jardin, à esquisser des chemins inexplorés pour échapper aux méandres des violences séculaires et ainsi ouvrir des horizons multiples, parfois mystérieux mais toujours profondément guérisseurs et résolument différents "...


Soñaran en el jardin

Penguin Random House Grupo Editorial 

Se dice a menudo que «el futuro está escrito» como si eso robara toda la esperanza, pero es en la escritura donde se juega la imaginación subversiva de lo posible y la memoria indómita de lo que está al borde del olvido. ¿Y si, para los seres que el presente desprecia y mengua, el porvenir fuera el tiempo de la rebeldía y la comunidad?

En los doce cuentos que componen Soñarán en el jardín, Gabriela Damián Miravete despoja la fantasía, el horror y la ficción especulativa del manto fúnebre de lo irreversible en una serie de ventanas a lo inesperado y asombroso. Y lo hace con una inteligencia insubordinada y un oficio artesano en el arte de contar. Sus narradoras son, como ella, mujeres autónomas que confabulan para ingeniar máquinas y conjuros de libertad de cara a los páramos de la catástrofe.

Las flores y los gatos, el agua y la montaña deshacen con palabras indóciles la promesa de apocalipsis que intenta conquistar nuestro mañana y ocupan el lugar de los congéneres, en un mundo compartido y horizontal en el que los seres humanos no son la cumbre de ninguna evolución. 


14 mars 2026

Ombre de l'ombre

Paco Ignacio Taibo II
traduit de l'espagnol (Mexique) par Mara Hernandez, René Solis
éditions Rivages/Noir, 03-2026
(première édition 1986)


Présentation de l'éditeur

Mexique 1922. Un journaliste spécialisé dans les affaires criminelles, un avocat dont les meilleures clientes sont des prostituées, un poète-virtuose dans l’art du slogan publicitaire et un Chinois anarchiste et syndicaliste se retrouvent le soir au bar de l’hôtel Majestic pour jouer aux dominos. L’assassinat d’un joueur de trombone, la défenestration d’un colonel de l’armée, des fusillades nocturnes, des chocolats empoisonnés et une belle et mystérieuse jeune femme vont entraîner les quatre amis loin de leurs chers dominos, au milieu d’un complot qui unit des colonels félons, des sénateurs américains et quelques compagnies pétrolières. Les conspirations sont une ombre – sans profil, sans objectifs clairs. Et nous, qui les poursuivons par à-coups, comme des enfants qui courent à l’aveugle.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782743670269
Pages : 416
Prix : 9,20 €


Sombra de la sombra
editorial Joaquim Mortiz


Esta original y desconcertante obra de Paco Ignacio Taibo ii mezcla con gran habilidad la novela de folletín con la novela policiaca y la de aventuras. Cuatro hombres, aficionados al dominó y parias de la fallida Revolución mexicana, se enfrentan a un sinfín de disparates para resolver esta enredada trama que convoca, desde pistoleros a sueldo, acaudaladas viudas y empresarios del petróleo, hasta poetas que no tienen qué comer y la peor clase de militares corruptos. Celebrada por medios como Le Monde y L'Unità, Sombra de la sombra absorberá a los lectores en una viaje desbocado que solo podrán abandonar al llegar a su insólita y última página. Destacada como uno de los libros del año por The New York Times, fue reciba por la crítica francesa como el brillante «reencuentro entre Dumas, García Márquez y Raymond Chandler».

28 février 2026

Pour une étoile ou deux

Sinisterra Tome 1
Christophe Bec (Scénario), Germano Giorgiano (Dessin)
éditions Oxymore, 02 - 2026

 

Présentation de l'éditeur

Angel Luis Sinisterra, Texas Ranger métis au passé trouble, arrive à El Paso pour prêter main-forte au shérif Barret. Ensemble, ils se lancent à la poursuite de Jésus Blanco, bandit charismatique et révolutionnaire mexicain qui vient d’enlever l’institutrice de la ville. Mais derrière l’autorité de Barret se cache un lourd secret, qui pourrait bien changer le sens de cette traque. Solitaire, partagé entre ses deux sangs – mexicain et américain –, Sinisterra avance dans un monde où la frontière entre justice et banditisme, loyauté et trahison, s’efface à chaque pas. Et dans le désert brûlant, il découvrira que le véritable danger n’est pas toujours celui qu’on croit.

Voir la fiche du livre sur le site BD Gest'

Informations
ISBN : 9782385611378
Pages : 48
Prix : 16,50 €

 👉 La chronique de Jonathan Bara sur Planète BD
Des rebelles et révolutionnaires mexicains emmenés par le charismatique Jésus Blanco sèment le trouble au sein de la ville d'El Paso. Leur dernière exaction : le kidnapping de Nancy, l'institutrice de l'école locale. Devant la montée de cette opposition, les personnes influentes de la ville organisent une réunion de crise. Ils font fait appel à la compagnie de Texas Rangers. Experts en infiltration et extorsion d'informations, cette compagnie semble être le choix parfait pour les aider. La troupe de rangers est censée arriver dès le lendemain à la gare. A la grande surprises du shérif et de son collègue, un seul Texas Ranger descend du train : Angel Luis Sinisterra...
...Christophe Bec expose une intrigue assez classique. Un groupe de révolutionnaires mexicains sèment le trouble dans la région, ce qui pousse le shérif à faire appel à une aide extérieure. C'est ainsi qu'arrive Sinisterra, un Texas ranger solitaire et mystérieux. Cela permet de mettre en place l'univers et les différents personnages en dévoilant leur passé « justifiant » leurs actes actuels. L'italien Germano Giorgiani se charge de mettre en images cet univers qui sent la poudre et la poussière. Dans un style réaliste, le dessinateur livre une belle partition digne des westerns spaghetti dont il s'inspire...

 

 

21 février 2026

Son of a gun

Philippe Pelaez (scénario), Sébastion Corbet (dessins)é
ditions Bamboo, 01 - 2026

 

Présentation de l'éditeur

Un shérif improvisé, une prime colossale et… la chèvre la plus futée de tout le Far West.
Dans le Mexique poussiéreux des pistoleros et des bandits, Kentucky T. McBride n’a qu’une certitude : l’argent est toujours du bon côté du colt. Fraîchement élu shérif d’une ville qu’il vient de braquer, il élimine ses complices, encaisse la prime… et se lance à la poursuite du dernier voleur en cavale. Mais les choses se compliquent lorsqu’il croise la route d’une chasseuse de primes intraitable, d’un nain bavard et d’une chèvre qui pourrait tout faire basculer. La cavale se transforme alors en une course effrénée pour mettre la main sur un trésor aussi explosif que convoité.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 979 1 0411 0776 6
Pages : 120
Prix : 19,90 €

👉 L'avis de Lectures Mexicaines 
Western spaghetti qui se déroule entre États-Unis et Mexique. Il faut bien suivre le départ de l'histoire car elle est un peu embrouillée au début. Présentée en chapitres façon Le bon la brute et le truand, c'est une course au trésor, celui du président mexicain Benito Juarez, au rythme effréné. Il y a beaucoup de personnages, pas mal de références historiques (intervention française au Mexique) et à d'autres albums bd (Blueberry, Le Bouncer) ainsi qu'aux films de Clint Eastwood ou Quentin Tarentino. Il y a de l'humour noir, déjanté, et au premier degré, sur la maltraitance animale par exemple et autres irrévérences. Le dessin, qui mélange style classique, bd moderne et influences mangas pour les expressions des visages n'est pas trop ma tasse de thé, mail les décors et la mise en couleurs correspondent bien au sujet et aux zones géographiques concernées. Les clichés et les nombreux clins d’œil comme celui à Albert Spagiarri sont sympathiques. Un album plaisant sans être fondamental.
PhH

👉 la chronique du site Ligne claire par Jean-Laurent Truc
Un western, comique, satirique, c’est devenu une sorte de mode depuis le succès du très déjanté Junior et Senior, un clin d’oeil savoureux à Terence Hill et Bud Spencer. Avec Son of a gun, hormis le titre détourné d’une expression bien connue, on surfe sur les traces de Sergio Leone, du Bon, la brute et le truand pour l’affiche, le duel final, Une poignée de dollars. L'album est une parodie qui rappelle de bons souvenirs de jeunesse à ceux qui ont vu ces westerns sur grand écran avec Eastwood qui mâchouille son cigarillo. Cette fois n’en déplaise à Claudia Cardinale c’est une chèvre qui sera la vraie vedette féminine de l’album. Sébastien Corbet est au dessin. Le tout part agréablement dans tous les sens, les Colt aboient et Biquette passe...

👉 la chronique de J. Milette sur BDGest
Philippe Pelaez signe un western classique avec bons et méchants, poursuites à cheval, duels, fusillades, bagarres, trahisons, saloon et serveuses aux décolletés profonds. Le genre ayant déjà été abondamment parodié et pastiché (tant au cinéma que dans la bande dessinée), il ne réinvente rien, mais il le fait très bien...