14 mai 2022

Adelitas : les combattantes dans la Révolution mexicaine

Rosario Acosta Nieva, Eric Taladoire
éditions du Cerf, 04-2022

 

Présentation de l'éditeur

Dans la première grande révolution du xxe siècle, celle du Mexique, les femmes jouèrent un rôle décisif. Qui furent-elles ? Comment justifièrent-elles leur combat ? Quelle place prirent-elles dans la lutte armée ? Cette grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman constitue une contribution majeure au récit mondial féminin.
Pas de révolution au Mexique sans les femmes. C'est cette vérité cachée que nous révèle cette rigoureuse et passionnante saga historique qui déconstruit l'histoire officielle, écrite par les hommes.

 

Spécialistes du Mexique, Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire dépeignent avec talent plusieurs figures de femmes qui accompagnent les guérilleros, dont la célèbre Adela Velarde Pérez, dite Adelita, d'où le surnom usuel des soldaderas. Au front comme à l'arrière, les Adelitas se révèlent essentielles : combattantes, militantes, cuisinières, infirmières, messagères. Aristocrates ou plébéiennes, quel rapport entretiennent-elles avec la lutte armée ? Et avec les hommes qu'elles ont accepté de rejoindre tout en leur étant, en principe, assujetties ? Comment justifient-elles leur combat et quelle place ont-elles dans la lutte armée ? Et surtout, pourquoi et comment le pouvoir qui émerge de la révolution et qui leur doit tant efface-t-il leurs noms et leur mémoire ?
Une grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman. Une contribution majeure au récit mondial féminin.

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Adelita est aussi le titre d'un célèbre corrido de la révolution, qui a été interprété par tous les grands de la chanson mexicaine. C'est un titre incontournable du style ranchera. L’auteur des paroles est inconnu.

Esta es la historia de “La Adelita”, la mujer que inspiró el corrido de la Revolución Mexicana. La canción fue un regalo que un sargento le dio antes de mori. Un article de Denisse Pérez Antonio en espagnol à lire sur le journal El Sol de Puebla

Adela Velarde Perez
Aresser23, CC BY-SA 4.0
<https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>
via Wikimedia


 Écouter La Adelita, interprétée par Amparo Ochoa



7 mai 2022

Le Mexicain

Jack London
éditions Libertaria, 04-2017

Présentation de l'éditeur


Nouvelle édition 2017. Nouvelle traduction.

Il y a dix ans, avec Le Mexicain, Libertalia publiait son premier ouvrage. Il s’agissait alors d’une traduction de Louis Postif, initialement publiée en 1937, et quelque peu révisée. Parce que ce texte fait sens, nous avons demandé à Philippe Mortimer, traducteur de Construire un feu, Coup pour coup, Le Talon de fer, de le reprendre intégralement. Le résultat est éloquent.
« Puis, il vit la révolution dans toute sa gloire – rouge et resplendissante –, la révolution qui allait se propager dans son pays martyr et briser le joug du tyran. Les fusils étaient là, à portée de main. Chacun de ces visages honnis était un fusil. C’était pour ces fusils qu’il combattait. Il était ces fusils. Il était la révolution. Il boxait pour le Mexique tout entier. »
1910, les paysans crèvent de faim, le Mexique est en ébullition. La dictature de Porfirio Díaz, s’appuyant sur les grands propriétaires et les militaires, étouffe toute contestation par le fer et par le feu. Mais le règne de plus de trente ans touche à sa fin. Depuis la Californie, les révolutionnaires en exil préparent la conquête du pouvoir. Un matin, Felipe Rivera, jeune Mexicain chétif, surgit dans les locaux de l’organisation. Nul ne sait d’où il vient. On ne lui connaît aucune activité, pourtant il remplit les caisses. Il fascine, il fait peur. Cet être est un mystère…


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Un article sur l'escapade mexicaine de Jack London de Bernard Fauconnier, « Escapade mexicaine », Jack London. sous la direction de B. Fauconnier. Paris, Gallimard, « Folio Biographies », 2014, p. 246-254. URL : https://www.cairn.info/--9782070448180-page-246.htm
Un article sur Jack London à lire sur National Géographic
Un article sur le livre à lire sur le blog Des étagères et des livres

30 avril 2022

Frida Kahlo

Hayden Herrera
traduction de l'anglais par Philippe Beaudouin
éditions Flammarion, 05-2022
(réédition)

Présentation de l'éditeur

Frida. L’artiste-peintre qu’on ne nomme que par son prénom est aussi chatoyante, dans ses robes traditionnelles colorées, que son langage est effronté. Mais elle est aussi sensible, abîmée et malade. Un accident de bus à 18 ans la plongea dans une souffrance physique constante. Depuis, Frida Kahlo ne cessa de vivre dans un « conflit entre une Frida morte et une Frida vivante », une dualité excessivement humaine que nous présente Hayden Herrera dans cette biographie intime et documentée. Jeune élève rebelle de l’École nationale préparatoire de Mexico, puis militante communiste, elle côtoya très tôt les muralistes et les artistes révolutionnaires. Elle créa un art singulier, comme un miroir de sa vie, qui suscita l’admiration de Pablo Picasso, Juan Miró ou encore Wassily Kandinsky.
Nous découvrons aussi à travers de nombreuses lettres et extraits de son journal intime qu’elle fut l’amie de Nelson Rockefeller, de Tina Modotti ou encore d’André Breton et qu’elle vécut ses drames amoureux avec Trotski ou Nickolas Muray sous l’ombre maritale, irremplaçable et mythique de Diego Rivera.
Près de soixante-dix ans après sa disparition, l’histoire de cette femme à l’humour et à l’imagination débordants reste aussi extraordinaire, aussi bouleversante que sa légende et que son univers pictural. 
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Hayden Herrera est historienne de l'art spécialiste de la peinture nord-américaine et latino-américaine du XXe siècle. Elle écrit régulièrement des articles pour Art In America, Art Forum, Connoisseur, et le New York Times et est l'auteur d'une biographie sur Matisse.

Les autres articles du blog qui parlent de Frida Kahlo

16 avril 2022

Le Codex borbonicus

Sylvie Peperstraete et
José Contel
éditions Citadelles & Mazenod - 2022

 

Présentation par l'éditeur

Parmi les quelques codex de tradition aztèque retrouvés, le Codex Borbonicus compte parmi les plus précieux. Témoignage essentiel de la civilisation du Mexique ancien, il a été acquis par l’Assemblée nationale en 1826, d’où son nom de Borbonicus – en référence au palais Bourbon où il est désormais conservé. Daté du début du XVIe siècle, il présente les trois grands cycles temporels du calendrier aztèque : Le tonalpohualli, « le compte des jours-destins » et ses 260 jours ; le xiuhpohualli et le xiuhmolpilli, correspondant au siècle mexicain. Écrit par les plus grands spécialistes de la culture mésoaméricaine sous la direction de Sylvie Peperstraete et José Contel, le livre de commentaires illustré accompagnant le fac-similé offre les clés de compréhension de cet extraordinaire chef-d’œuvre.

Tous les détails du livre sur le site de l'éditeur

 

La page wikipédia dédiée au Codex Borbonicus
Le codex Borbonicus est un manuscrit mésoaméricain peint sur du papier d'amate(*) et plié en paravent. Ce document pictographique de tradition nahua servait de rituel divinatoire, mais aussi de diurnal pour la célébration des fêtes religieuses. Si sa date d'exécution exacte demeure inconnue, elle est néanmoins estimée aux alentours de la conquête espagnole du Mexique, c'est-à-dire entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. De la sorte, il n'est pas possible d'affirmer avec certitude s'il s'agit d'un authentique codex préhispanique ou alors, à contrario, d'un ouvrage colonial. Le codex Borbonicus tient son nom du Palais Bourbon où il est conservé dans les collections de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale sous la cote Y120. Parmi les quelques codex d’origine aztèque retrouvés, ce manuscrit est l’un des héritages les plus précieux qui ait pu être préservé. Lire la suite.

Aperçus de quelques planches sur le site de la fondation FAMSI.


Planches 21 et 22
Les 2 fois 26 groupes d'images symbolisant les 52 années solaires du "siècle" mésoaméricain. La lecture, qui part d'en bas à gauche de la planche 21 et se poursuit sur la suivante dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, commence avec le signe 1-Lapin, puis 2-Roseau, 3-Silex et 4-Maison. La même série de 4 glyphes reprend alors avec 5-Lapin, 6-Roseau, 7-Silex, 8-Maison, et jusqu'à 13-Lapin. Ensuite, la numérotation recommence avec le chiffre 1.
Chaque glyphe "Porteur d’années" est représenté 13 fois.
Par Auteur inconnu
Codex Borbonicus from the Loubat collection :
http://www.famsi.org/research/loubat/Borbonicus/thumbs0.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=89056486

 

* Amate. Dans certaines civilisations anciennes, le papier a eu une grande importance dans les cérémonies religieuses et dans le domaine spirituel. Au Mexique, les Mayas et les Aztèques ont également utilisé le papier dans ce même but. Le papier indigène aztèque reçoit le nom de “amalt” ou “amate”, nom indigène de l’arbre dont il est extrait. Les arbres appartiennent au genre Ficus. On se servait de l’écorce de ces arbres, on arrachait de longues tiges du tronc et on les entassait sur une planche lisse en bois. Ensuite, on les frappait avec des pierres jusqu’à ce qu’elles forment une seule feuille d’épaisseur uniforme. On appliquait ensuite au papier un traitement de surface à base de gommes et d’amidons, puis il était poli afin d’obtenir une surface adaptée à l’écriture et au dessin.
(Source)

9 avril 2022

Notre otage à Acapulco

Jean-Christophe Rufin
Flammarion, 04-2022

 

Présentation de l'éditeur

La jeune Martha Laborne s’est évaporée à Acapulco. Mauvaise nouvelle pour le Quai d’Orsay : c’est la fille d’un homme politique français. La « Perle du Pacifique » était dans les années soixante le paradis des stars hollywoodiennes. Hélas, la ville aujourd’hui est livrée aux pires cartels mexicains de la drogue.
Aurel Timescu, notre calamiteux Consul, est envoyé sur place.Comme à son habitude, il est fermement décidé à ne rien faire. Son hôtel, le Los Flamingos, est hanté par les fantômes de Tarzan, d’Ava Gardner ou de Frank Sinatra. En suivant ces héros qui l’ont tant fait rêver dans son enfance, il va subir une complète métamorphose.
Un Aurel hédoniste, dandy et buveur de tequila se révèle. C’est bien malgré lui qu’il va se retrouver exposé à des intrigues meurtrières, à des dangers inconnus et au plus redoutable d’entre eux : la passion pour une femme exceptionnelle.


C'est la 5e aventure du Consul Aurel Timescu.

Jean-Christophe Rufin, avec son talent d'écrivain (Rouge Brésil - prix Goncourt 2001 -, Le Collier rouge, Immortelle randonnée…) et son expérience internationale a donné vie à Aurel Timescu avec Le Suspendu de Conakry et Les Trois Femmes du Consul. Le petit Consul revient aujourd'hui dans cette nouvelle aventure mexicaine pour le plus grand bonheur de tous ceux qui ont succombé à son charme.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur.

2 avril 2022

La guerre au deux visages

Cortés - tome 1
Christian Chavassieux (scénario), Cédric Fernandez (dessin)
éditions Glénat, 04-2022

Présentation de l'éditeur

Au début du XVIe siècle, les dettes accumulées par la couronne espagnole poussent Charles Quint à lancer de nouvelles expéditions au cœur du Nouveau Monde. Pour cette mission, c’est le plus fou, le plus audacieux et le plus ambitieux des hidalgos de La Havane qui est désigné : Hernàn Cortès. À quelques centaines de kilomètres, dans la capitale de Tenochtitlan, l’empereur Moctezuma II apprend sans surprise l’arrivée de ces troupes étrangères venues par vaisseaux. Il sait que la rencontre est inévitable, mais certains éléments lui échappent. Ces étranges aventuriers ne sont pas suffisamment nombreux pour constituer une menace, alors que veulent-ils ? Comment-devra-t-il les traiter lorsqu’il finira par les rencontrer ? 

Diptyque plein d’aventures, de romances, de trahisons et de grand spectacle, Cortès conte dans son premier tome la conquête de l’Empire aztèque par les conquistadors de Cortès. Dans leur récit, Cédric Fernandez et Christian Chavassieux équilibrent les points de vue et exposent autant les déboires de Cortès que les difficultés de l’empereur aztèque à maintenir l'ordre et la sérénité sur son territoire.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur, avec un extrait à découvrir

copyright éditions Glénat


30 mars 2022

Paradaïze

Fernanda Melchor
traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Acolba
éditions Grasset, 03-2022

Présentation éditeur : 

Dans un complexe résidentiel pour ultra-riches, deux adolescents passent leurs soirées à boire et à fumer. Polo travaille comme jardinier pour les co-propriétaires de «  Paradaïze  » alors que Franco vit ici, avec ses grands-parents. En surpoids, grand consommateur de films pornos, ce dernier n’a qu’une obsession depuis l’arrivée d’une nouvelle famille  dans le quartier : coucher avec madame Marián. Pour Franco, cette mère de famille est un objet de désirs, souvent violents, largement nourris par les vidéos que le jeune homme regarde à longueur de journée. Polo écoute son compagnon avec mépris lorsque ce dernier lui dévoile ses plans pour conquérir le cœur et le corps de madame Marián, d’autant que lui-même a des ambitions bien plus sérieuses. Quitter son travail tout d’abord, et partir loin du logement miteux où il vit avec sa mère et son affreuse cousine. Peu importe s’il doit vendre son âme aux cartels, il est prêt à tout pour fuir son quotidien. De son côté, Franco commence à se rapprocher des enfants de madame Marián, puis à s’infiltrer dans la maison pour renifler les sous-vêtements de leur mère. Et lorsqu’il est suffisamment familier des lieux, il décide de passer à l’action, en pleine nuit, avec le soutien du jeune jardinier. Le plan est mis à exécution, mais il va se révéler bien plus macabre que prévu…
Ce nouveau roman de Fernanda Melchor est une plongée dans l’extrême violence de notre société. Tensions sociales, consumérisme, hypersexualisation des adolescents, glorification de la virilité et banalité du viol, un cocktail absolument tragique. A l’instar de Parasite de Bong Joon-ho, Paradaïze nous conduit inexorablement vers un final explosif, que l’on redoute depuis les premières lignes, et qui nous coupe le souffle jusqu’à la dernière.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Polo, adolescent en décrochage scolaire d'un quartier pauvre de Progreso, travaille comme jardinier à Paradaïze, une copropriété luxueuse. Il habite chez sa mère qui l'exploite et avec sa cousine avec qui les relations sont conflictuelles. Franco vit à Paradaïze, gosse de riche solitaire, obèse, obsédé, et mal dans sa peau. Quand ces deux la se rencontrent, l'alcool coule à flot. Franco dévoile à Polo son plan pour violer sa voisine. Polo voit alors se profiler l'occasion de voler la riche famille et pouvoir changer de vie. La descente aux enfers des deux adolescents peut commencer.
C'est un roman noir, violent, un
portrait social ou règne l'inégalité des classes, le machisme et ou le viol fait partie de la vie, un roman qui déborde de colère.
A ne pas mettre devant tous les yeux.

La presse en parle :
Libération
Les Échos
Le Monde
Le Figaro
RTS (audio)

 

Páradais
editorial Random House, 2021


Páradais abarca dos de los grandes males que laceran México: la violencia hacia las mujeres y la desigualdad social. Una novela que explora los giros oscuros que el deseo y la ambición pueden tomar.

« Fernanda Melchor explora la violencia y la desigualdad en esta novela brutal. Lo hace con una destreza técnica deslumbrante, oído absoluto para la oralidad y precisión de neurocirujana para la crueldad. Páradais es un breve e inexorable descenso al infierno. »
Mariana Enríquez

En un conjunto residencial de lujo, dos adolescentes inadaptados se reúnen por las noches para embriagarse a escondidas y compartir sus descabelladas fantasías. Franco Andrade, obeso y solitario, adicto a la pornografía, sueña con seducir a la vecina de al lado #una atractiva mujer casada, madre de familia-, por quien ha desarrollado una obsesión malsana; mientras que Polo, su reacio compañero, fantasea con renunciar a su agobiante empleo como jardinero del exclusivo fraccionamiento y huir de su casa, de su pueblo infestado de narcos, y del yugo de su dominante madre. Ante la imposibilidad de conseguir lo que cada uno cree merecer, Franco y Polo maquinarán un plan tan pueril como macabro.

Páradais, escrita por Fernanda Melchor, una de las escritoras mexicanas más destacadas de la actualidad, explora la facilidad con la que el deseo puede convertirse en obsesión y, más aún, en violencia, al tiempo que narra la alianza entre los polos opuestos de la sociedad mexicana contemporánea.

Fernanda Melchor (Verazcruz, México, 1982) es autora de las novelas Falsa liebre (2013) y Temporada de huracanes (2017, traducida a más de 15 idiomas), así como del libro de crónicas Aquí no es Miami (2013). Es periodista egresada de la Universidad Veracruzana y maestra en Estética y Arte por la Universidad Autónoma de Puebla. En 2019 ganó el Premio Internacional de Literatura otorgado por la Casa de las Culturas del Mundo de Berlín, y el Premio Anna Seghers. En 2020 fue finalista del prestigioso International Booker Prize por la traducción al inglés de Temporada de huracanes. Páradais es su más reciente novela.

Ver en La Casa del libro

26 mars 2022

La cantina

Franck Le Gall
Alma éditeur, 02-2020

 

1967. Une cantina oubliée dans le désert de Sonora, Mexique. Louis-Marie, l’amnésique, y partage sa solitude avec le dévoué, brave et stupide Felipe. Mais son véritable confident est un cactus cierge qu’il a nommé Ferdinand, et dont les grands bras levés vers le ciel seraient des antennes permettant de communiquer avec Dieu. Une solitude à deux bientôt troublée par l’arrivée surprise de la trop belle et provocante Rita, flanquée de son vieil amant, Juan…
Oui, tout peut arriver à la Cantina. Et tout arrive : des chassés croisés amoureux, une horde de flower children, des coups de feu dans le désert, la recette du véritable tequila sunrise, les extraterrestres, l’amour sous peyotl… De ce désordre insensé pourrait bien jaillir la vérité qui échappe à Louis-Marie. Une vérité dépassant de loin tout ce qu’il avait oublié, tout ce qu’il aurait pu imaginer.

Frank Le Gall, né en 1959 à Rouen, est entré au Journal de Spirou à l’âge de vingt ans. Il y crée sa série phare : Théodore Poussin. Outre la bande dessinée et l’écriture, il s’adonne également à la peinture et à la musique. Il vit en Bretagne.



1967, l’époque où les baby-boomer prenaient leur destin en main. Welcome Summer of Love in America. «La Cantina » devient la vision nostalgique d’une époque et d’une Amérique rêvée. Franck Le Gall nous ouvre les portes de la perception pour un retour vers le futur réjouissant. De son écriture colorée il nous fait ressentir la touffeur poussiéreuse du désert, sa luminosité incandescente et l’érotisme moite des peaux brulées par le soleil. Avec Les Beach Boys en bande son, Le Gall vient d’écrire les mémoires psychédéliques d’un amnésique...
Un article sur Alma à lire sur le webzine Baz'art.

19 mars 2022

Celle qui parle

Alicia Jaraba Abellan (scénario et dessin)
éditions Grand Angle, 03-2022

Présentation éditeur

Fille d’un chef déchu, offerte comme esclave, elle est devenue l’une des plus grandes figures féminines de l’Histoire. XVIe siècle. Malinalli est la fille d’un chef d’un clan d’Amérique centrale. Peu de temps après la mort de son père, elle est vendue à un autre clan pour travailler aux champs et satisfaire la libido de son nouveau maître. Un jour, d’immenses navires apparaissent à l’horizon, commandés par Hernan Cortez, obsédé par la recherche d’or. Le conquistador repère Malinalli et son don pour les langues. Elle sera son interprète et un des éléments clés dans ses espoirs de conquête. Elle sera également celle qui aura le courage de dire un mot interdit aux femmes de son époque : non !

Au-delà de la légende, voici l’histoire de la Malinche, vivante, jeune, inexpérimentée, souvent dépassée par les événements, mais avant tout, humaine. Piégée entre l'épée et la flèche. Méprisée par les Espagnols. Détestée par les Mexicains. La Malinche est certainement l’un des personnages les plus controversés de l’histoire du Mexique. Née au sein d’une famille noble, elle est offerte, en 1519, aux Espagnols. Sa connaissance des langues náhuatl et maya chontal la destine à devenir un élément clé dans les espoirs de conquête des Conquistadors d’Hernan Cortes. Mais qui était-elle en réalité et pourquoi a-t-elle exercé ce rôle d’interprète, de guide et d’informatrice ? Était-elle vraiment « du côté » des Espagnols, étrangère entourée d'étrangers, intermédiaire entre deux cultures probablement irréconciliables ?

La Malinche (Marina) traduit à Cortès
ce que lui dit l’émissaire de Moctezuma
Codex Duràn, 1581, gravure, 55,9 x 31,5
Biblioteca National, Madrid.

Sur Malinalli, Malintzin, la Malinche
Un article de Caroline Mangrel, éditions Passage(s)

Le personnage de la Malinche est une figure à la fois historique et mythique. La Malinche est la jeune femme indigène qui agit comme interprète de Cortés lors de la conquête du Mexique. L’origine même du nom Malinche reste inconnue et pourrait venir du côté espagnol (déformation de Marina, son nom de baptême) comme du côté nahuatl (déformation de Malintzin).

Née autour de 1500, Doña Marina est elle-même originaire de la région de Veracruz, une province de l’empire aztèque, et a donc le nahuatl comme langue maternelle. Vendue par son peuple à un seigneur des nations mayas du Yucatán, dont elle apprend la langue, elle est ensuite offerte à Cortés en 1519 (Arjona, 2002, 9-10). Après l’inévitable baptême au cours duquel la jeune femme reçoit le nom chrétien de Marina, Cortés l’emmène dans son périple et c’est lors des contacts ultérieurs avec les Aztèques que débute la carrière d’interprète de la Malinche. Elle devient la lengua, langue, des Espagnols, terme utilisé par les contemporains de Bernal Díaz del Castillo et qui indique bien la dimension que prend pour les découvreurs le rôle d’interprète : à la fois organe et système, il concentre en sa personne la communication même. 
Lire la suite sur le site des éditions Passage(s)


Revalorando a la Malinche
Una reflexión sobre la figura de la Malinche, una mujer a la que se ha juzgado sin repara en su biografía. Un article à lire (en espagnol) sur le site Mexico Desconocido

 

La Malinche vue par le peintre Diego Rivera

 

12 mars 2022

Maximiliano y Carlota

El sueño de un imperio imposible
Marco Antonio Mendoza Bustamante
Editorial Panorama, 2021


Presentación

El imperio de Maximiliano y Carlota en México es controvertido: unos creen que fueron unos advenedizos que llegaron al país para ocupar un trono que no les correspondía; otros sostienen que fueron benévolos, e incluso más liberales que el propio Benito Juárez. La discusión –una de las más acaloradas entre los apasionados de la historia– sigue y seguirá, porque estos dos personajes son fascinantes; fueron unos príncipes que abandonaron su espléndido castillo en las costas del mar Adriático, para venir a México, una tierra donde él perdería la vida y ella dejaría la razón.

Prólogo de Don Carlos Felipe de Habsburgo-Lorena


FIL Guadalajara 2021 - Marco Antonio Mendoza presenta Maximiliano y Carlota.
A través del libro, el lector estará inmerso en la vida que tenían estos personajes de la realeza y se hará una visión propia sobre ellos. Leer el articulo.