21 mars 2026

Elles rêveront dans le jardin

Gabriela Damián Miravete
traduit de l'espagnol (Mexique) par Margot Nguyen Béraud
éditions Rivages, 01-2026

 

Présentation

À travers le procès pour sorcellerie d’une nonne indigène, la découverte d’une fleur cosmique, l’expérience d’une apocalypse merveilleuse, la rencontre entre un romancier d’anticipation et sa muse, la visite d’un mémorial futuriste, et des contes sublimant les traumatismes de l’enfance, Gabriela Damián Miravete offre la vision positive d’un monde où les morts tendent la main pour aider les vivants et où des femmes conspirent pour concevoir des sortilèges de liberté. Mêlant fantastique, science-fiction et féminisme, un recueil de douze nouvelles dans la lignée d’Ursula K. Le Guin et du nouveau roman gothique latino-américain. 

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Informations
ISBN : 9782743669157
Pages : 224
Prix : 21 €

Gabriela Damián Miravete est née à Mexico. Ses récits ont été traduits en six langues et publiés dans des anthologies finalistes des prix Hugo et World Fantasy. Après des études de pédagogie et de littérature à Barcelone et à Mexico, elle se consacre à la création littéraire, littérature pour enfants, littérature fantastique, science fiction, essai et critique littéraire. Son premier recueil Elles rêveront dans le jardin a remporté le prix Shirley Jackson en 2023, et la nouvelle éponyme le prix Otherwise en 2018. 

🔆 Prix Shirley Jackson 2023

👉 La chronique de Christian Roinat sur America nostra / Nos amériques
... " Douze courtes nouvelles composent ce volume, aux styles, aux décors différents mais qui partagent un ensemble de points communs à toutes, les temps, les époques qui se fondent ou parfois se confondent, une harmonie qui se crée entre êtres humains et nature, une sorte d’optimisme qui finit par se manifester. Ce que, dans notre monde, on appelle sensations supranaturelles sont merveilleusement décrites par l’auteure comme des instants éternels de plénitude absolue. Une plante inconnue jusque là en est l’origine. La force de ce récit vient de ce que Gabriela Damián Miraveve réussit brillamment, malgré le délire suprême, à ne pas quitter le réel... "

👉 La chronique de Léna Ngouebeng sur Le Suricate Littérature
... " Elles rêveront dans le jardin, de l’autrice Gabriela Damián Miravete, est un recueil de douze nouvelles aux styles très différents les uns des autres. L’une couche sur le papier, comme dans un journal intime, le récit d’abus subis dans l’enfance avant de nous faire rejoindre un univers musical, magique et fantastique. Une autre nous plonge dans l’époque de l’Inquisition espagnole au Mexique, en nous faisant ressentir le contrôle, la coercition et l’irrationnalité qui y régnait, sur un fond de rapports de pouvoir coloniaux et de hiérarchies raciales au sein d’une communauté de sœurs. Une autre encore nous immerge dans l’expérience hallucinogène vécue par les personnages et nous fait accéder à une intensité de vie et à un rapport à la nature hors du commun, s’inscrivant ainsi dans le courant du réalisme magique "...


Soñaran en el jardin

Penguin Random House Grupo Editorial 

Se dice a menudo que «el futuro está escrito» como si eso robara toda la esperanza, pero es en la escritura donde se juega la imaginación subversiva de lo posible y la memoria indómita de lo que está al borde del olvido. ¿Y si, para los seres que el presente desprecia y mengua, el porvenir fuera el tiempo de la rebeldía y la comunidad?

En los doce cuentos que componen Soñarán en el jardín, Gabriela Damián Miravete despoja la fantasía, el horror y la ficción especulativa del manto fúnebre de lo irreversible en una serie de ventanas a lo inesperado y asombroso. Y lo hace con una inteligencia insubordinada y un oficio artesano en el arte de contar. Sus narradoras son, como ella, mujeres autónomas que confabulan para ingeniar máquinas y conjuros de libertad de cara a los páramos de la catástrofe.

Las flores y los gatos, el agua y la montaña deshacen con palabras indóciles la promesa de apocalipsis que intenta conquistar nuestro mañana y ocupan el lugar de los congéneres, en un mundo compartido y horizontal en el que los seres humanos no son la cumbre de ninguna evolución. 


14 mars 2026

Ombre de l'ombre

Paco Ignacio Taibo II
traduit de l'espagnol (Mexique) par Mara Hernandez, René Solis
éditions Rivages/Noir, 03-2026
(première édition 1986)


Présentation de l'éditeur

Mexique 1922. Un journaliste spécialisé dans les affaires criminelles, un avocat dont les meilleures clientes sont des prostituées, un poète-virtuose dans l’art du slogan publicitaire et un Chinois anarchiste et syndicaliste se retrouvent le soir au bar de l’hôtel Majestic pour jouer aux dominos. L’assassinat d’un joueur de trombone, la défenestration d’un colonel de l’armée, des fusillades nocturnes, des chocolats empoisonnés et une belle et mystérieuse jeune femme vont entraîner les quatre amis loin de leurs chers dominos, au milieu d’un complot qui unit des colonels félons, des sénateurs américains et quelques compagnies pétrolières. Les conspirations sont une ombre – sans profil, sans objectifs clairs. Et nous, qui les poursuivons par à-coups, comme des enfants qui courent à l’aveugle.

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Informations
ISBN : 9782743670269
Pages : 416
Prix : 9,20 €


Sombra de la sombra
editorial Joaquim Mortiz


Esta original y desconcertante obra de Paco Ignacio Taibo ii mezcla con gran habilidad la novela de folletín con la novela policiaca y la de aventuras. Cuatro hombres, aficionados al dominó y parias de la fallida Revolución mexicana, se enfrentan a un sinfín de disparates para resolver esta enredada trama que convoca, desde pistoleros a sueldo, acaudaladas viudas y empresarios del petróleo, hasta poetas que no tienen qué comer y la peor clase de militares corruptos. Celebrada por medios como Le Monde y L'Unità, Sombra de la sombra absorberá a los lectores en una viaje desbocado que solo podrán abandonar al llegar a su insólita y última página. Destacada como uno de los libros del año por The New York Times, fue reciba por la crítica francesa como el brillante «reencuentro entre Dumas, García Márquez y Raymond Chandler».

28 février 2026

Pour une étoile ou deux

Sinisterra Tome 1
Christophe Bec (Scénario), Germano Giorgiano (Dessin)
éditions Oxymore, 02 - 2026

 

Présentation de l'éditeur

Angel Luis Sinisterra, Texas Ranger métis au passé trouble, arrive à El Paso pour prêter main-forte au shérif Barret. Ensemble, ils se lancent à la poursuite de Jésus Blanco, bandit charismatique et révolutionnaire mexicain qui vient d’enlever l’institutrice de la ville. Mais derrière l’autorité de Barret se cache un lourd secret, qui pourrait bien changer le sens de cette traque. Solitaire, partagé entre ses deux sangs – mexicain et américain –, Sinisterra avance dans un monde où la frontière entre justice et banditisme, loyauté et trahison, s’efface à chaque pas. Et dans le désert brûlant, il découvrira que le véritable danger n’est pas toujours celui qu’on croit.

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Informations
ISBN : 9782385611378
Pages : 48
Prix : 16,50 €

 👉 La chronique de Jonathan Bara sur Planète BD
Des rebelles et révolutionnaires mexicains emmenés par le charismatique Jésus Blanco sèment le trouble au sein de la ville d'El Paso. Leur dernière exaction : le kidnapping de Nancy, l'institutrice de l'école locale. Devant la montée de cette opposition, les personnes influentes de la ville organisent une réunion de crise. Ils font fait appel à la compagnie de Texas Rangers. Experts en infiltration et extorsion d'informations, cette compagnie semble être le choix parfait pour les aider. La troupe de rangers est censée arriver dès le lendemain à la gare. A la grande surprises du shérif et de son collègue, un seul Texas Ranger descend du train : Angel Luis Sinisterra...
...Christophe Bec expose une intrigue assez classique. Un groupe de révolutionnaires mexicains sèment le trouble dans la région, ce qui pousse le shérif à faire appel à une aide extérieure. C'est ainsi qu'arrive Sinisterra, un Texas ranger solitaire et mystérieux. Cela permet de mettre en place l'univers et les différents personnages en dévoilant leur passé « justifiant » leurs actes actuels. L'italien Germano Giorgiani se charge de mettre en images cet univers qui sent la poudre et la poussière. Dans un style réaliste, le dessinateur livre une belle partition digne des westerns spaghetti dont il s'inspire...

 

 

21 février 2026

Son of a gun

Philippe Pelaez (scénario), Sébastion Corbet (dessins)é
ditions Bamboo, 01 - 2026

 

Présentation de l'éditeur

Un shérif improvisé, une prime colossale et… la chèvre la plus futée de tout le Far West.
Dans le Mexique poussiéreux des pistoleros et des bandits, Kentucky T. McBride n’a qu’une certitude : l’argent est toujours du bon côté du colt. Fraîchement élu shérif d’une ville qu’il vient de braquer, il élimine ses complices, encaisse la prime… et se lance à la poursuite du dernier voleur en cavale. Mais les choses se compliquent lorsqu’il croise la route d’une chasseuse de primes intraitable, d’un nain bavard et d’une chèvre qui pourrait tout faire basculer. La cavale se transforme alors en une course effrénée pour mettre la main sur un trésor aussi explosif que convoité.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 979 1 0411 0776 6
Pages : 120
Prix : 19,90 €

👉 L'avis de Lectures Mexicaines 
Western spaghetti qui se déroule entre États-Unis et Mexique. Il faut bien suivre le départ de l'histoire car elle est un peu embrouillée au début. Présentée en chapitres façon Le bon la brute et le truand, c'est une course au trésor, celui du président mexicain Benito Juarez, au rythme effréné. Il y a beaucoup de personnages, pas mal de références historiques (intervention française au Mexique) et à d'autres albums bd (Blueberry, Le Bouncer) ainsi qu'aux films de Clint Eastwood ou Quentin Tarentino. Il y a de l'humour noir, déjanté, et au premier degré, sur la maltraitance animale par exemple et autres irrévérences. Le dessin, qui mélange style classique, bd moderne et influences mangas pour les expressions des visages n'est pas trop ma tasse de thé, mail les décors et la mise en couleurs correspondent bien au sujet et aux zones géographiques concernées. Les clichés et les nombreux clins d’œil comme celui à Albert Spagiarri sont sympathiques. Un album plaisant sans être fondamental.
PhH

👉 la chronique du site Ligne claire par Jean-Laurent Truc
Un western, comique, satirique, c’est devenu une sorte de mode depuis le succès du très déjanté Junior et Senior, un clin d’oeil savoureux à Terence Hill et Bud Spencer. Avec Son of a gun, hormis le titre détourné d’une expression bien connue, on surfe sur les traces de Sergio Leone, du Bon, la brute et le truand pour l’affiche, le duel final, Une poignée de dollars. L'album est une parodie qui rappelle de bons souvenirs de jeunesse à ceux qui ont vu ces westerns sur grand écran avec Eastwood qui mâchouille son cigarillo. Cette fois n’en déplaise à Claudia Cardinale c’est une chèvre qui sera la vraie vedette féminine de l’album. Sébastien Corbet est au dessin. Le tout part agréablement dans tous les sens, les Colt aboient et Biquette passe...

👉 la chronique de J. Milette sur BDGest
Philippe Pelaez signe un western classique avec bons et méchants, poursuites à cheval, duels, fusillades, bagarres, trahisons, saloon et serveuses aux décolletés profonds. Le genre ayant déjà été abondamment parodié et pastiché (tant au cinéma que dans la bande dessinée), il ne réinvente rien, mais il le fait très bien...

17 janvier 2026

La malédiction del Charro Negro

Les aventures de Tex, tome 9
Boselli Mauro (scénario), Carlos Gomez (dessins)
éditions Fordis, 01-2026

Présentation de l'éditeur 

Condamné pour ses crimes à errer pour l’éternité jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un pour le remplacer, un spectre noir au visage de crâne se mêle aux masques macabres de la Fête des Morts. Sur la piste d’un meurtre, Tex et Carson dévoilent une histoire maudite de haine, de ressentiment et de culpabilité secrète sous le ciel étoilé du Mexique… Un Tex Willer teinté de fantastique comme on les aime.

 

 

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9791095720782
Pages : 48
Prix : 20,00 €

A propos des charros et de la charrería.
Au Mexique, les charros sont des experts en gestion du bétail et en techniques équestres. Ces hommes d'abord issus de la ruralité étaient reconnus pour leur habileté à contrôler les chevaux et à manipuler le bétail avec une grande dextérité. Leur savoir-faire est rapidement devenu une source de fierté et un symbole de l’identité rurale mexicaine. Les charros ont également joué un rôle crucial durant les périodes de conflits, notamment pendant la guerre d’indépendance et la révolution mexicaine, où ils utilisaient leurs compétences équestres pour des actions militaires. De nos jours, lors des festivités du 16 septembre pour la fête nationale mexicaine, des groupes de charros, hommes et femmes, participent au défilé dans les rues de Mexico Ciudad et dans les grandes villes. 

La charrería est une pratique traditionnelle des communautés d’éleveurs de bétail au Mexique. Elle permettait, à l’origine, aux éleveurs de différents États de mieux cohabiter. Les techniques se transmettaient aux jeunes générations au sein des familles. De nos jours, des associations de Charrería et des écoles contribuent à transmettre la tradition également considérée comme un sport, en entraînant les membres de la communauté, y compris à un niveau de compétition. L’exécution de plusieurs épreuves en public (charreadas) permet aux spectateurs d’observer les compétences déployées par les éleveurs de bétail, par exemple, pour dresser et attraper des juments sauvages et des taureaux. Vêtus d’un costume traditionnel comportant un chapeau à larges bords pour les hommes et un châle coloré pour les femmes, les éleveurs entraînés montrent leurs savoir-faire à pied ou à cheval. Intégrés à la pratique traditionnelle, le costume et l’équipement, selles et éperons, sont conçus et produits par des artisans locaux. La Charrería est un aspect important de l’identité et du patrimoine culturel des communautés de détenteurs. Les praticiens perçoivent la tradition comme un moyen de transmettre aux jeunes générations des valeurs sociales importantes telles que le respect et l’égalité entre membres de la communauté. 

Les costumes charros sont des tenues élégantes et distinctives portées par les participants. Ils comprennent une veste courte, une chemise blanche, sombrero à larges bords et un pantalon moulant pour les hommes, et une jupe longue pour les femmes. Ces costumes sont souvent ornés de broderies et de boutons artistiques. Les charros portent également des bottes spécifiques, conçues pour l’équitation, et des cravates ou des foulards qui ajoutent une touche d’élégance à leur tenue. Le costume charro n’est pas seulement une tenue de spectacle ; il est également un symbole de l’honneur et de la fierté des charros. Chaque élément du costume est choisi avec soin pour refléter le statut et l’identité du porteur, et il existe des variantes régionales qui ajoutent à la diversité et à la richesse de cette tradition. 

La charrería est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2016.

El Charro Negro, le charro noir, est une légende populaire des campagnes mexicaines dont l'origine semble remonter à la conquête espagnole, ayant un syncrétisme avec des croyances indigènes. La légende a été popularisée par plusieurs livres, dessins animés et films.
Lire l'article (en espagnol) sur Mas de Mexico, 2017

Charros lors du défilé du 16 septembre (Source : La Razon, 2023)


10 janvier 2026

Mexico Médée

Dahlia de la Cerda
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Lise Belperron
éditions du sous-sol, 01-2026

 

Présentation de l'éditeur

Entièrement vêtue de noir, coiffée de tresses et arborant des tatouages de serpents, c’est au volant d’une Volkswagen Jetta que Médée parcourt Aztlán, lieu mythologique aztèque symbolisant le Mexique.

Qui de mieux que l’archétype de la mère infanticide, de l’irrationnelle, de la jalouse pour aider des femmes à avorter, à donner la vie, à s’extraire de relations abusives ou encore à fouiller la terre à la recherche de leurs enfants disparus ?

Dans un style original et plein d’humour noir, l’autrice expose la cruelle réalité des adolescents enlevés ou recrutés par les narcotrafiquants au Mexique, elle relate et dénonce la violence du crime organisé et celle de l’armée.

Après Chiennes de garde, Dahlia de la Cerda poursuit son œuvre, loin des carcans, nécessaire tant par sa modernité stylistique que par son engagement politique.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
ISBN : 9782386630194
Pages : 176
Prix : 21,50 €

👉 lire un article de Cécile vallée sur Collatéral Média
« Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit mais je peux encore changer mon présent, si c'est une femme qui écrit ce présent, et qu'elle m'aide à me racheter, qu'elle me donne de la profondeur, qu'elle me rend complexe avec mes erreurs mais aussi des vertus. » (Mexico Médée
C’est ce que propose Dahlia de la Cerda dans cette sorte de fanfiction féministe et mexicaine du mythe de Médée. On retrouve, dans les six nouvelles qui composent ce recueil, le style percutant et l’art de la narration de Chiennes de garde, le précédent recueil de l’autrice, pour un questionnement politique du récit : quelle nouvelle forme inventer pour échapper à son effet d’héroïsation qui maintient patriarcat et masculinisme ? ...



Medea me cantó un corrido
editorial Sexto Piso, 10-2024

El fenómeno literario del año en México: un libro de cuentos que retrata la realidad social de la mujer a partir de elementos de la mitología griega. 

Medea recorre México al volante de su Jetta «toda vestida de negro, con unas trenzas africanas muy perritas» y con un propósito firme: servir de bastón a las mujeres que habitan estas páginas. Unas mujeres que se enfrentan a situaciones límite, inmersas en un fuego cruzado entre la violencia del crimen organizado, el Ejército y los conflictos con familiares y parejas que provienen de estos entornos, y a las que Medea no dudará en auxiliar bien practicando abortos bien acompañándolas en el final de relaciones abusivas. El resultado es esperanzador: «No somos lo que hicieron de nosotras, sino lo que hacemos con lo que hicieron de nosotras», dice una de estas mujeres parafraseando a Sartre.

En Medea me cantó un corrido, Dahlia de la Cerda hace gala de su habitual destreza para narrar una serie de relatos interconectados y, gracias a su original estilo plagado de humor negro y situaciones delirantes, crea un paisaje literario único que vibra al ritmo de cumbias, electrocorridos y perreo.

Voir sur le site de l'éditeur 


👉 "Mexico Médée" : les narcos, les filles, et les cocktails Hello Kitty
Un article à lire et écouter sur France Culture, publié le jeudi 22 janvier 2026
Dans un nouveau livre qui fonctionne comme un poignant et hilarant roman choral, l'écrivaine mexicaine Dahlia de la Cerda raconte la vie des femmes et des mères de trafiquants sous l'égide d'une Médée pop et consolatrice...

👉 Dans son deuxième recueil de nouvelles, l’autrice de “Chiennes de garde” continue à cartographier la violence masculine en s’appuyant sur la mythologie grecque et la figure de Médée.
Un article de Pauline Le Gall à lire sur Les Inrockuptibles, janvier 2026
Une jeune femme enceinte nettoie le masque en forme de tête de mort de son petit ami, couvert “de sang et de terre”. Ce dernier a disparu brutalement et a rejoint les rangs des fantômes du narcotrafic, évaporés dans la nature...

👉 Médée rédimée à Aztlán, un article de Florence Olivier à lire sur En attendant Nadeau (EaN)
Coiffée de tresses africaines, les bras tatoués de serpents, Médée la filicide trouve sa rédemption dans Mexico Médée, récit choral en six nouvelles entrelacées de Dahlia de la Cerda. Dans un mythique Aztlán dévasté par la violence du narcotrafic, la nièce de Circé guide les mères qui cherchent les restes de leurs malfrats de fils, assiste les filles qui veulent avorter ou donner la vie, pleure, se soûle, chante et danse pour célébrer la vie, envers et contre tout....




3 janvier 2026

Trois Mexique

J. M. G. Le Clézio
éditions Gallimard, 01-2026

Présentation de l'éditeur

« Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c’est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d’Ariane pouvait révéler, puisque l’amour était au bout. » 
Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l’heure ; l’écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d’un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur « mexicanité » instinctive et leur recherche d’authenticité dans l’écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français.

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782073137210
Pages : 144
Prix : 18,50 €

👉 Entretien avec l'auteur sur le site de Gallimard
« Pour parler du Mexique, on dit souvent que c’est un pays à trois étages : le sous-sol préhispanique (qu’on appelle parfois précontact), l’ère coloniale (métissage et acculturation) et l’indépendance, depuis la libération jusqu’aux temps modernes, en passant par la révolution de 1910. Les anciens Mexicains voyaient plutôt une succession d’âges, les « soleils », dont nous vivons le dernier, l’âge des tremblements de terre (Ollin). La littérature, au Mexique, a connu cette succession. » Lire l'article

👉 Un article sur Nouveaux Espaces Latinos
... " La littérature, au Mexique, a connu cette succession. Si l’âge préhispanique n’a laissé que peu de traces, effacées par les conquérants, l’âge du métissage commence véritablement avec une femme, l’une des grandes poétesses de l’histoire littéraire mexicaine, sœur Juana Inés de la Cruz, mélange entre l’héritage indien de son village natal et le maniérisme architecturé du baroque hispano-lusitanien. Par son audace, sa sincérité et son engagement elle est la première autrice moderne qui affirme la liberté des femmes. La modernité du Mexique, c’est aussi la naissance dans le roman de quelque chose de confus et de fascinant qu’on a appelé « réalisme magique », en attribuant l’idée à Gabriel Garcίa Márquez – mais son inventeur était Juan Rulfo dans son Pedro Páramo. En 1968, lorsqu’il publie son œuvre maîtresse, Pueblo en vilo (traduit en français sous le titre des Barrières de la solitude), l’historien Luis González y González inaugure le troisième âge du Mexique, qui le sépare de la vague du modernisme scientifique, en instaurant la reconnaissance du particularisme agricole. Cet âge ne fait que commencer. En notre temps d’universalisme (et de guerres à outrance), par modestie, ou par réalisme, devrons-nous le rejoindre ? "...

 👉  Retour amoureux au Mexique, article de Florence Olivier, janvier 2026, à lire sur En attendant Nadeau (EaN)
En trois séquences d’essais, qui sont autant d’offrandes, J. M. G. Le Clézio rend un magnifique hommage à la culture et à la littérature métisses du Mexique, de l’exquise poésie baroque de Sor Juana Inés de la Cruz à la microhistoire sensible de Luis González y González, en passant par l’incomparable modernité romanesque de Juan Rulfo. Un mot suffirait à dire la fidélité du retour de J. M. G. Le Clézio à la culture, à l’histoire, à la vie du Mexique. Ce mot n’est pas français mais espagnol : la querencia, c’est l’attachement, l’affection, et aussi cette singulière inclination pour un lieu d’enfance, d’élevage ou d’habitudes qui pousse humains et animaux à constamment y revenir. Le Mexique est pour Le Clézio un pays d’attache, qu’il ne quitte jamais vraiment, qui ne le quitte pas...


22 novembre 2025

Papillon-Tonnerre

Le serpent et la lance - Acte 4
Hub, Scénario et dessin
éditions Delcourt, 11-2025

Présentation de l'éditeur

L'enquête qui secoue la cité de Tenochtitlan sur les meurtres des jeunes filles dont les corps ont été momifiés se poursuit pour Serpent et Œil-Lance. Ils parcourent le royaume pour suivre une maigre piste mais le temps presse. Cinq-fleurs, la fille du futur souverain, est aux mains de l'impitoyable tueur et ils espèrent la retrouver vivante.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
EAN : 978-2-4130-4889-3
Pages : 115
Prix : 20,5 €

1454, Tenochtitlan, immense cité lacustre et capitale de l'empire Aztèque. Depuis quelques temps, des cadavres momifiés de jeunes filles sont retrouvés. Afin d'éviter panique, troubles et rumeurs dérangeantes, les autorités de la cité décident de dissimuler cette vérité au peuple et même à l'empereur Ahuizotl. Une enquête discrète est confiée à Serpent, haut fonctionnaire plein de morgue et cruel, tandis que parallèlement, le prêtre Cozatl demande à son ami d'enfance OEil-Lance de mener la même enquête à l'insu de Serpent, car ces meurtres rituels ont des similitudes avec certaines pratiques religieuses de son ordre. OEil-Lance et Serpent se connaissent depuis l'enfance, ils ont reçu la même éducation par le même maître, Ombre-Montagne, et entretiennent depuis ce temps des relations conflictuelles. 

50 ans avant l'arrivée des conquistadors espagnols dans l'empire aztèque, Œil-Lance et Serpent, deux personnages aux trajectoires opposées, unissent leurs forces malgré leurs différences. Cette collaboration inattendue ajoute une dimension émotionnelle à ce polar précolombien, ajoutant une dimension faite d'antagonisme et de rachat au récit principal. Le dessin de Hub met particulièrement bien en valeur la civilisation aztèque. 


 👉
L'article sur le tome 3 sur Lectures mexicaines 

👉 Lire un extrait sur le site BDGest'

👉 Le blog de l'auteur dédié à la série 

👉 Lire l'interview de l'auteur sur le site RTBF - Culture par Pierre Lambert
... Le scénariste et dessinateur Hub s’est lancé quatre ans plus tard dans un thriller aztèque avec Le Serpent et la Lance. Et en ce mois de novembre, il sort déjà le quatrième tome de son polar (sur cinq au total) de cette série à succès. "Mon album, je l’ai fini il y a quelques mois, un peu plus en avance que les autres tomes. Après, il faut toujours un certain temps pour vérifier l’orthographe, les finitions, les couleurs"...


Images copyright Delcourt & Hub


18 octobre 2025

Frida Kahlo

Un tramway nommé Diego
Dominique Osuch (textes et dessins)
éditions Futuropolis, 10-2025

Présentation de l'éditeur


« Dans ma vie, j’ai été victime de deux graves accidents. Le premier, c’est quand un tramway m’a percutée. L’autre, c’est Diego ». Frida Kahlo

On ne présente plus Frida Kahlo. Son œuvre introvertie si particulière, ses souffrances physiques et son histoire dans la grande Histoire, l’ont hissée au cours de sa vie sur le devant de la scène. Ses convictions féministes, ses amours bisexuelles affichées, en font aujourd’hui une égérie encore plus actuelle. À l’opposé de son idéal communiste, son image a été surexploitée à des fins commerciales, jusqu’à la poupée Barbie…
Son œuvre est en permanence exposée dans le monde entier. En 2023, l’exposition « Frida Kahlo, Au-delà des apparences » au musée de la Mode à Paris a affiché complet pendant près de six mois.
Dominique Osuch explore la vie de l’artiste à travers sa relation passionnée avec Diego Rivera dans un récit tendre, poétique et sans complaisance, nourri de techniques mixtes — dessin, photo, collage, sculpture — pour une narration sensorielle en hommage à l’univers visuel du couple Kahlo/Rivera.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur, et les 20 premières pages.


 👉 Lire la chronique de Jean-Laurent Truc sur le blog Ligne Claire
... C’est un voyage à ses côtés que propose l’autrice. Avec une belle simplicité qui rend à Frida Khalo son aura. Dominique Osuch est parti au Mexique sur ses traces et en a ramené un album superbe, émouvant, fort et terrible à la fois. Les pages sont dfes hommages, des témoignages 65 ans après la mort de Frida. On plonge littéralement dans son univers, on comprend combien Kahlo a pu être envoûtante, une séductrice immédiate, brillante...

11 octobre 2025

Rien n'est noir

(D'après le roman de Claire Berest)
Paulina Spucches (dessins), Claire Berest (textes)
éditions Stock Graphique, 10-2025

Présentation de l'éditeur

Frida Kahlo parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans ses cheveux et les fêtes à réveiller les squelettes.
Surtout, elle peint.
Et par dessus tout, Frida aime Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.
Animé par les couleurs brûlantes de Paulina Spucches, Rien n’est noir nous transporte dans ce tourbillon amoureux et nous fait vivre l’existence passionnée d’une des plus grandes figures de l’art moderne, Frida Kahlo, la magicienne affranchie. 

Voir la fiche du livre sur le site de l’éditeur 

Informations
ISBN : 9782234097773
Pages : 208
Prix : 24,90 €

👉 Feuilleter les premières pages
 

Paulina Spucches est dessinatrice et scénariste. Son premier roman graphique Vivian Maier - À la surface d'un miroir a paru chez Steinkis en 2021, suivi par Brontëana en 2023 qui retrace la vie d'Anne Brontë. Rien n'est noir est sa première adaptation graphique.

Claire Berest est notamment l'autrice de Gabriële (co-écrit avec sa soeur Anne Berest, Grand Prix de l'héroïne Madame Figaro 2017), Rien n'est noir (Grand Prix des lectrices de Elle 2020), tous deux parus chez Stock, et de L'Epaisseur d'un cheveu (Albin Michel, 2023). Elle a suivi le procès Mazan pour Paris Match et en a tiré le récit littéraire La Chair des autres (Albin Michel, 2025).
 
👉 Lire l'article sur le roman de Claire Berest sur ce blog.