17 janvier 2026

La malédiction del Charro Negro

Les aventures de Tex, tome 9
Boselli Mauro (scénario), Carlos Gomez (dessins)
éditions Fordis, 01-2026

Présentation de l'éditeur 

Condamné pour ses crimes à errer pour l’éternité jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un pour le remplacer, un spectre noir au visage de crâne se mêle aux masques macabres de la Fête des Morts. Sur la piste d’un meurtre, Tex et Carson dévoilent une histoire maudite de haine, de ressentiment et de culpabilité secrète sous le ciel étoilé du Mexique… Un Tex Willer teinté de fantastique comme on les aime.

 

 

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9791095720782
Pages : 48
Prix : 20,00 €

A propos des charros et de la charrería.
Au Mexique, les charros sont des experts en gestion du bétail et en techniques équestres. Ces hommes d'abord issus de la ruralité étaient reconnus pour leur habileté à contrôler les chevaux et à manipuler le bétail avec une grande dextérité. Leur savoir-faire est rapidement devenu une source de fierté et un symbole de l’identité rurale mexicaine. Les charros ont également joué un rôle crucial durant les périodes de conflits, notamment pendant la guerre d’indépendance et la révolution mexicaine, où ils utilisaient leurs compétences équestres pour des actions militaires. De nos jours, lors des festivités du 16 septembre pour la fête nationale mexicaine, des groupes de charros, hommes et femmes, participent au défilé dans les rues de Mexico Ciudad et dans les grandes villes. 

La charrería est une pratique traditionnelle des communautés d’éleveurs de bétail au Mexique. Elle permettait, à l’origine, aux éleveurs de différents États de mieux cohabiter. Les techniques se transmettaient aux jeunes générations au sein des familles. De nos jours, des associations de Charrería et des écoles contribuent à transmettre la tradition également considérée comme un sport, en entraînant les membres de la communauté, y compris à un niveau de compétition. L’exécution de plusieurs épreuves en public (charreadas) permet aux spectateurs d’observer les compétences déployées par les éleveurs de bétail, par exemple, pour dresser et attraper des juments sauvages et des taureaux. Vêtus d’un costume traditionnel comportant un chapeau à larges bords pour les hommes et un châle coloré pour les femmes, les éleveurs entraînés montrent leurs savoir-faire à pied ou à cheval. Intégrés à la pratique traditionnelle, le costume et l’équipement, selles et éperons, sont conçus et produits par des artisans locaux. La Charrería est un aspect important de l’identité et du patrimoine culturel des communautés de détenteurs. Les praticiens perçoivent la tradition comme un moyen de transmettre aux jeunes générations des valeurs sociales importantes telles que le respect et l’égalité entre membres de la communauté. 

Les costumes charros sont des tenues élégantes et distinctives portées par les participants. Ils comprennent une veste courte, une chemise blanche, sombrero à larges bords et un pantalon moulant pour les hommes, et une jupe longue pour les femmes. Ces costumes sont souvent ornés de broderies et de boutons artistiques. Les charros portent également des bottes spécifiques, conçues pour l’équitation, et des cravates ou des foulards qui ajoutent une touche d’élégance à leur tenue. Le costume charro n’est pas seulement une tenue de spectacle ; il est également un symbole de l’honneur et de la fierté des charros. Chaque élément du costume est choisi avec soin pour refléter le statut et l’identité du porteur, et il existe des variantes régionales qui ajoutent à la diversité et à la richesse de cette tradition. 

La charrería est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2016.

El Charro Negro, le charro noir, est une légende populaire des campagnes mexicaines dont l'origine semble remonter à la conquête espagnole, ayant un syncrétisme avec des croyances indigènes. La légende a été popularisée par plusieurs livres, dessins animés et films.
Lire l'article (en espagnol) sur Mas de Mexico, 2017

Charros lors du défilé du 16 septembre (Source : La Razon, 2023)


10 janvier 2026

Mexico Médée

Dahlia de la Cerda
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Lise Belperron
éditions du sous-sol, 01-2026

 

Présentation de l'éditeur

Entièrement vêtue de noir, coiffée de tresses et arborant des tatouages de serpents, c’est au volant d’une Volkswagen Jetta que Médée parcourt Aztlán, lieu mythologique aztèque symbolisant le Mexique.

Qui de mieux que l’archétype de la mère infanticide, de l’irrationnelle, de la jalouse pour aider des femmes à avorter, à donner la vie, à s’extraire de relations abusives ou encore à fouiller la terre à la recherche de leurs enfants disparus ?

Dans un style original et plein d’humour noir, l’autrice expose la cruelle réalité des adolescents enlevés ou recrutés par les narcotrafiquants au Mexique, elle relate et dénonce la violence du crime organisé et celle de l’armée.

Après Chiennes de garde, Dahlia de la Cerda poursuit son œuvre, loin des carcans, nécessaire tant par sa modernité stylistique que par son engagement politique.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
ISBN : 9782386630194
Pages : 176
Prix : 21,50 €

👉 lire un article de Cécile vallée sur Collatéral Média
« Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit mais je peux encore changer mon présent, si c'est une femme qui écrit ce présent, et qu'elle m'aide à me racheter, qu'elle me donne de la profondeur, qu'elle me rend complexe avec mes erreurs mais aussi des vertus. » (Mexico Médée
C’est ce que propose Dahlia de la Cerda dans cette sorte de fanfiction féministe et mexicaine du mythe de Médée. On retrouve, dans les six nouvelles qui composent ce recueil, le style percutant et l’art de la narration de Chiennes de garde, le précédent recueil de l’autrice, pour un questionnement politique du récit : quelle nouvelle forme inventer pour échapper à son effet d’héroïsation qui maintient patriarcat et masculinisme ? ...



Medea me cantó un corrido
editorial Sexto Piso, 10-2024

El fenómeno literario del año en México: un libro de cuentos que retrata la realidad social de la mujer a partir de elementos de la mitología griega. 

Medea recorre México al volante de su Jetta «toda vestida de negro, con unas trenzas africanas muy perritas» y con un propósito firme: servir de bastón a las mujeres que habitan estas páginas. Unas mujeres que se enfrentan a situaciones límite, inmersas en un fuego cruzado entre la violencia del crimen organizado, el Ejército y los conflictos con familiares y parejas que provienen de estos entornos, y a las que Medea no dudará en auxiliar bien practicando abortos bien acompañándolas en el final de relaciones abusivas. El resultado es esperanzador: «No somos lo que hicieron de nosotras, sino lo que hacemos con lo que hicieron de nosotras», dice una de estas mujeres parafraseando a Sartre.

En Medea me cantó un corrido, Dahlia de la Cerda hace gala de su habitual destreza para narrar una serie de relatos interconectados y, gracias a su original estilo plagado de humor negro y situaciones delirantes, crea un paisaje literario único que vibra al ritmo de cumbias, electrocorridos y perreo.

Voir sur le site de l'éditeur 


👉 "Mexico Médée" : les narcos, les filles, et les cocktails Hello Kitty
Un article à lire et écouter sur France Culture, publié le jeudi 22 janvier 2026
Dans un nouveau livre qui fonctionne comme un poignant et hilarant roman choral, l'écrivaine mexicaine Dahlia de la Cerda raconte la vie des femmes et des mères de trafiquants sous l'égide d'une Médée pop et consolatrice...

👉 Dans son deuxième recueil de nouvelles, l’autrice de “Chiennes de garde” continue à cartographier la violence masculine en s’appuyant sur la mythologie grecque et la figure de Médée.
Un article de Pauline Le Gall à lire sur Les Inrockuptibles, janvier 2026
Une jeune femme enceinte nettoie le masque en forme de tête de mort de son petit ami, couvert “de sang et de terre”. Ce dernier a disparu brutalement et a rejoint les rangs des fantômes du narcotrafic, évaporés dans la nature...

 

3 janvier 2026

Trois Mexique

J. M. G. Le Clézio
éditions Gallimard, 01-2026

Présentation de l'éditeur

« Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c’est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d’Ariane pouvait révéler, puisque l’amour était au bout. » 
Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l’heure ; l’écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d’un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur « mexicanité » instinctive et leur recherche d’authenticité dans l’écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français.

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782073137210
Pages : 144
Prix : 18,50 €

👉 Entretien avec l'auteur sur le site de Gallimard
« Pour parler du Mexique, on dit souvent que c’est un pays à trois étages : le sous-sol préhispanique (qu’on appelle parfois précontact), l’ère coloniale (métissage et acculturation) et l’indépendance, depuis la libération jusqu’aux temps modernes, en passant par la révolution de 1910. Les anciens Mexicains voyaient plutôt une succession d’âges, les « soleils », dont nous vivons le dernier, l’âge des tremblements de terre (Ollin). La littérature, au Mexique, a connu cette succession. » Lire l'article

👉 Un article sur Nouveaux Espaces Latinos
... " La littérature, au Mexique, a connu cette succession. Si l’âge préhispanique n’a laissé que peu de traces, effacées par les conquérants, l’âge du métissage commence véritablement avec une femme, l’une des grandes poétesses de l’histoire littéraire mexicaine, sœur Juana Inés de la Cruz, mélange entre l’héritage indien de son village natal et le maniérisme architecturé du baroque hispano-lusitanien. Par son audace, sa sincérité et son engagement elle est la première autrice moderne qui affirme la liberté des femmes. La modernité du Mexique, c’est aussi la naissance dans le roman de quelque chose de confus et de fascinant qu’on a appelé « réalisme magique », en attribuant l’idée à Gabriel Garcίa Márquez – mais son inventeur était Juan Rulfo dans son Pedro Páramo. En 1968, lorsqu’il publie son œuvre maîtresse, Pueblo en vilo (traduit en français sous le titre des Barrières de la solitude), l’historien Luis González y González inaugure le troisième âge du Mexique, qui le sépare de la vague du modernisme scientifique, en instaurant la reconnaissance du particularisme agricole. Cet âge ne fait que commencer. En notre temps d’universalisme (et de guerres à outrance), par modestie, ou par réalisme, devrons-nous le rejoindre ? "...

 

22 novembre 2025

Papillon-Tonnerre

Le serpent et la lance - Acte 4
Hub, Scénario et dessin
éditions Delcourt, 11-2025

Présentation de l'éditeur

L'enquête qui secoue la cité de Tenochtitlan sur les meurtres des jeunes filles dont les corps ont été momifiés se poursuit pour Serpent et Œil-Lance. Ils parcourent le royaume pour suivre une maigre piste mais le temps presse. Cinq-fleurs, la fille du futur souverain, est aux mains de l'impitoyable tueur et ils espèrent la retrouver vivante.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
EAN : 978-2-4130-4889-3
Pages : 115
Prix : 20,5 €

1454, Tenochtitlan, immense cité lacustre et capitale de l'empire Aztèque. Depuis quelques temps, des cadavres momifiés de jeunes filles sont retrouvés. Afin d'éviter panique, troubles et rumeurs dérangeantes, les autorités de la cité décident de dissimuler cette vérité au peuple et même à l'empereur Ahuizotl. Une enquête discrète est confiée à Serpent, haut fonctionnaire plein de morgue et cruel, tandis que parallèlement, le prêtre Cozatl demande à son ami d'enfance OEil-Lance de mener la même enquête à l'insu de Serpent, car ces meurtres rituels ont des similitudes avec certaines pratiques religieuses de son ordre. OEil-Lance et Serpent se connaissent depuis l'enfance, ils ont reçu la même éducation par le même maître, Ombre-Montagne, et entretiennent depuis ce temps des relations conflictuelles. 

50 ans avant l'arrivée des conquistadors espagnols dans l'empire aztèque, Œil-Lance et Serpent, deux personnages aux trajectoires opposées, unissent leurs forces malgré leurs différences. Cette collaboration inattendue ajoute une dimension émotionnelle à ce polar précolombien, ajoutant une dimension faite d'antagonisme et de rachat au récit principal. Le dessin de Hub met particulièrement bien en valeur la civilisation aztèque. 


 👉
L'article sur le tome 3 sur Lectures mexicaines 

👉 Lire un extrait sur le site BDGest'

👉 Le blog de l'auteur dédié à la série 

👉 Lire l'interview de l'auteur sur le site RTBF - Culture par Pierre Lambert
... Le scénariste et dessinateur Hub s’est lancé quatre ans plus tard dans un thriller aztèque avec Le Serpent et la Lance. Et en ce mois de novembre, il sort déjà le quatrième tome de son polar (sur cinq au total) de cette série à succès. "Mon album, je l’ai fini il y a quelques mois, un peu plus en avance que les autres tomes. Après, il faut toujours un certain temps pour vérifier l’orthographe, les finitions, les couleurs"...


Images copyright Delcourt & Hub


18 octobre 2025

Frida Kahlo

Un tramway nommé Diego
Dominique Osuch (textes et dessins)
éditions Futuropolis, 10-2025

Présentation de l'éditeur


« Dans ma vie, j’ai été victime de deux graves accidents. Le premier, c’est quand un tramway m’a percutée. L’autre, c’est Diego ». Frida Kahlo

On ne présente plus Frida Kahlo. Son œuvre introvertie si particulière, ses souffrances physiques et son histoire dans la grande Histoire, l’ont hissée au cours de sa vie sur le devant de la scène. Ses convictions féministes, ses amours bisexuelles affichées, en font aujourd’hui une égérie encore plus actuelle. À l’opposé de son idéal communiste, son image a été surexploitée à des fins commerciales, jusqu’à la poupée Barbie…
Son œuvre est en permanence exposée dans le monde entier. En 2023, l’exposition « Frida Kahlo, Au-delà des apparences » au musée de la Mode à Paris a affiché complet pendant près de six mois.
Dominique Osuch explore la vie de l’artiste à travers sa relation passionnée avec Diego Rivera dans un récit tendre, poétique et sans complaisance, nourri de techniques mixtes — dessin, photo, collage, sculpture — pour une narration sensorielle en hommage à l’univers visuel du couple Kahlo/Rivera.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur, et les 20 premières pages.


 👉 Lire la chronique de Jean-Laurent Truc sur le blog Ligne Claire
... C’est un voyage à ses côtés que propose l’autrice. Avec une belle simplicité qui rend à Frida Khalo son aura. Dominique Osuch est parti au Mexique sur ses traces et en a ramené un album superbe, émouvant, fort et terrible à la fois. Les pages sont dfes hommages, des témoignages 65 ans après la mort de Frida. On plonge littéralement dans son univers, on comprend combien Kahlo a pu être envoûtante, une séductrice immédiate, brillante...

11 octobre 2025

Rien n'est noir

(D'après le roman de Claire Berest)
Paulina Spucches (dessins), Claire Berest (textes)
éditions Stock Graphique, 10-2025

Présentation de l'éditeur

Frida Kahlo parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans ses cheveux et les fêtes à réveiller les squelettes.
Surtout, elle peint.
Et par dessus tout, Frida aime Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.
Animé par les couleurs brûlantes de Paulina Spucches, Rien n’est noir nous transporte dans ce tourbillon amoureux et nous fait vivre l’existence passionnée d’une des plus grandes figures de l’art moderne, Frida Kahlo, la magicienne affranchie. 

Voir la fiche du livre sur le site de l’éditeur 

Informations
ISBN : 9782234097773
Pages : 208
Prix : 24,90 €

👉 Feuilleter les premières pages
 

Paulina Spucches est dessinatrice et scénariste. Son premier roman graphique Vivian Maier - À la surface d'un miroir a paru chez Steinkis en 2021, suivi par Brontëana en 2023 qui retrace la vie d'Anne Brontë. Rien n'est noir est sa première adaptation graphique.

Claire Berest est notamment l'autrice de Gabriële (co-écrit avec sa soeur Anne Berest, Grand Prix de l'héroïne Madame Figaro 2017), Rien n'est noir (Grand Prix des lectrices de Elle 2020), tous deux parus chez Stock, et de L'Epaisseur d'un cheveu (Albin Michel, 2023). Elle a suivi le procès Mazan pour Paris Match et en a tiré le récit littéraire La Chair des autres (Albin Michel, 2025).
 
👉 Lire l'article sur le roman de Claire Berest sur ce blog. 

4 octobre 2025

Les sentiers d'Anahuac

Romain Bertrand (scénario), Jean Dytar (dessins et couleurs)
éditions Delcourt, 10-2025

Présentation de l'éditeur

 

Exceptionnel par sa rigueur scientifique et la qualité de sa narration graphique, cet ouvrage met en lumière la préservation, sous l'impulsion d'un seul homme, de la mémoire du peuple aztèque promise à l'anéantissement.

Au XVIe siècle mexicain, les conquistadores achèvent méthodiquement la destruction de la culture aztèque. Témoin de ce massacre culturel, le franciscain Bernardino de Sahagún conçoit un projet fou : documenter exhaustivement cette civilisation avant qu'elle ne disparaisse définitivement. Antonio Valeriano, jeune Nahua né sous la domination espagnole, devient son collaborateur essentiel. Ensemble, ils entreprennent la rédaction d'un immense recueil, véritable encyclopédie du monde aztèque. Pour Antonio, cette quête documentaire devient une redécouverte bouleversante de ses propres racines culturelles. Leur alliance improbable — le moine européen et l'Indien lettré — permet de sauvegarder des pans entiers de savoirs ancestraux, transformant une entreprise de préservation en dialogue interculturel d'une richesse exceptionnelle.

Romain Bertrand, historien spécialiste des contacts culturels, et Jean Dytar, maître de la bande dessinée historique, signent une œuvre remarquable avec la BD Les Sentiers d'Anahuac. Leur approche mêle archives espagnoles, codex mexicains et sources iconographiques mésoaméricaines pour restituer cette aventure humaine exceptionnelle en image.

Jean Dytar développe un style graphique inspiré directement des codex précoloniaux, adaptant leurs codes visuels à la narration contemporaine. Sa ligne claire et précise traduit l'esthétique des manuscrits aztèques tout en conservant l'expressivité nécessaire au récit. Les personnages, stylisés, mais intensément humains, évoluent dans une palette chromatique sobre qui évoque la texture du parchemin ancien. La composition alterne intelligemment entre séquences dialoguées classiques et doubles-pages documentaires, intégrant cartes, schémas explicatifs et reproductions de manuscrits.


La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
ISBN : 9782413082583
Pages : 160
Prix : 34,95€

💥 Après plusieurs tours de scrutins et de débats enthousiastes, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée a décerné son Grand Prix de la critique ACBD 2026 à Les sentiers d’Anahuac de Romain Bertrand et Jean Dytar, publié par les éditions Delcourt. 
Romain Bertrand et Jean Dytar livrent l’une des BD les plus abouties et pertinentes de l’année 2025. Dans Les sentiers d’Anahuac, ils reviennent sur l’époque charnière de la conquête de l’Amérique centrale par l’espagnol Cortès. Ils retracent le sacerdoce d’un indigène autochtone qui consacre sa vie à la constitution d’un codex détaillant sa propre culture précolombienne, sous l’égide d’un prêtre franciscain. Lire l'article sur le site de l'ACBD.

💥 A l’issue d’un scrutin assez serré, l’album Les Sentiers d’Anahuac, de Jean Dytar et Romain Bertrand, remporte le Prix Cases d’Histoire 2025. Les auteurs y décrivent la vie du missionnaire franciscain Bernardino de Sahagun, venu au Mexique au début du XVIe siècle pour évangéliser le pays. L’intérêt de s’attacher aux pas de ce personnage tient dans le fait qu’il profite de son très long séjour en Amérique pour rédiger une proto-Encyclopédie, dont le but est de consigner les traditions des autochtones, en passe de disparaître suite à la conquête espagnole. Une bande dessinée aussi passionnante sur le fond que subtile sur la forme. Lire l'article sur le site Cases d’Histoire.


 👉 Lire un extrait sur le site de l'éditeur 

👉 Voir la présentation, les sources visuelles, les dialogues, la bibliographie sur le site de Jean Dytar 





Anáhuac : Plateau volcanique des environs de Mexico. C'était, pour les précolombiens, le pays de Tenochtitlán. Par la suite, le nom a parfois été appliqué abusivement à l'ensemble du plateau mexicain.
(Larousse)
 
👉 Lire une avant-critique de Benjamin Roure (payant) sur le site LivresHebdo
Dans la Nouvelle-Espagne conquise par Cortés, un temps nommée Empire aztèque et aujourd'hui Mexique, le jeune Antonio Valeriano observe la percussion de deux mondes, celui de ses origines et celui des Européens...

👉 Lire  la chronique de A. Perroud sur le site BDGest'
...Auteur inclassable se renouvelant à chaque nouvelle BD, Jean Dytar s’est associé à l’historien Romain Bertrand pour raconter cet épisode peu connu de la conquête espagnole. Évidemment, narrer frontalement et classiquement cette anecdote qui se déploie sur des décennies aurait été trop simpliste ou limitatif pour le dessinateur. À la place, il a tissé un récit multi-focal, mêlant roman d’apprentissage et de compagnonnage, anthropologie et fable universelle. De plus, il évite soigneusement d’occulter la complexité et la dureté des enjeux en place (génocide culturel, colonisation, sources historiques orientées, etc.) grâce à un scénario qui prend le temps d'aborder les différents points de vue d’une manière à la fois complète, sensible et accessible. Le sujet est sublimé par le traitement graphique d’un des artistes les plus détonants du Neuvième Art. Les planches passent du réalisme, façon gravure sur bois en N&B, quand il s’agit de dépeindre les Occidentaux à un traitement tout en rondeurs et en couleurs tirés des Codex pour les Mexicas. Somptueux visuellement, passionnant formellement, profond et provocateur à sa manière, Les sentiers d'Anahuac s’avère être un trésor d’inventivité utilisant pleinement tous les outils narratifs propres à la bande dessinée. Impressionnant et indispensable...

👉 Lire la chronique de Gilles Ratier sur BDzoom.com
Passionné par l’Histoire et ses faits méconnus, l’humaniste responsable de « La Vision de Bacchus », de « Florida » ou des « Illuminés » s’est acoquiné avec un très sérieux historien (Romain Bertrand, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales), afin que l’on entende la parole des Nahuas du Mexique colonial. Pour ce faire, dans cette très réussie démarche expérimentale d’écriture à quatre mains, les deux auteurs nous racontent la vie, après l’invasion espagnole, d’un prêtre franciscain qui, aidé par un Indien converti, a consacré un demi-siècle à l’établissement du Codex de Florence : quasiment 2 500 pages — et autant de dessins — pour préserver la souvenance du peuple aztèque promise à l’anéantissement. Venu au Mexique pour faire triompher la foi chrétienne en 1529, soit huit ans après la fin de la Conquête, le franciscain espagnol Bernardino de Sahagún constate et déplore la destruction systématique, par les conquistadores, de la culture précolombienne....

👉 Lire la critique de Baptiste Lépine sur Avoir-Alire
Découvrir Les Sentiers d’Anahuac au moment où l’on termine Azteca de Gary Jennings peut relever de la coïncidence pour le lecteur, mais il est clair qu’elle n’en est pas une pour Romain Bertrand. Celui-ci a nettement évoqué ses sources historiques pour mettre sur pied une œuvre potentiellement aussi importante que celle de l’auteur américain, car en prenant appui sur les mêmes idées, il y ajoute de nouvelles études qui mettent encore davantage en valeur le pouvoir et la présence des peuples autochtones, malgré l’entreprise de colonisation imposée par les Espagnols dans les années qui suivent la Conquista. De fait, c’est clairement cette génération, incarnée ici par Antonio Valeria - personnage historique puissant mais dont les annales gardent un certain mystère, exploité au mieux par l’auteur - que se concentre ce récit. Il s’agit de montrer la violence d’un déracinement qui intervient très vite, très violemment, et porte ses fruits sur une large partie de la population. Au milieu de cet effort autoritaire, la volonté du père Bernardino de Sahagun fait figure de lumière au milieu de l’obscurantisme, et la fascination ambivalente qu’éprouve cet homme vis à vis de la culture aztèque (ou mexica si l’on veut être précis) est ce qui va permettre d’en sauver une partie. 
 
👉 Lire la chronique de Jean-Laurent Truc sur Ligne Claire
...La composition graphique est remarquable appuyée sur un format large. Jeu de couleurs pour certains, noir et blanc, Antonio et Juanito sont eux-aussi des passeurs de relais, celui de la mémoire. Le bouquin se lit, se regarde, se découvre avec surprise. On se laisse envoûter, pris au piège de ce voyage dans l’oubli, cette enquête hors normes qui a duré 50 ans sur le codex dit de Florence,  sur ce monde disparu grâce au père Bernadino et ses traducteurs indiens. Une vraie somme...
 
 👉 Lire l'article de Tristan Martine dans la revue L'Histoire
... Jean Dytar réinvente les codes du genre de la bande dessinée historique à chaque album, adaptant ce médium à ses différents projets, qu'il s'inspire directement des miniatures persanes pour mettre en images l'Iran du XIe siècle avec Le Sourire des marionnettes (2009), ou qu'il décortique les différents témoignages sur l'affaire Dreyfus dans #J'Accuse... ! (2021), objet hybride entre bande dessinée, presse illustrée de la fin du XIXe siècle et dispositifs médiatiques contemporains. Pour la première fois, il s'associe à un historien, Romain Bertrand, et nous plonge dans le Mexique espagnol de la seconde moitié du XVIe siècle. Les deux auteurs se sont découvert une curiosité commune pour Bernadino de Sahagún, un missionnaire qui s'était donné pour projet de décrire et de comprendre un monde disparu : l'Anahuac, le pays des Aztèques, consumé par les flammes de la conquête...

👉 A écouter : Série « Le Méxique, la musique et le monde » 
Sur le haut plateau d'Anahuac - Lundi 29 juin 2020 - Une émission de France Musique





27 septembre 2025

La cuisinère de Frida

Florencia Etcheves
traduit de l'espagnol (Argentine) par Lucie Cozic
éditions City, 09-2025


Présentation de l'éditeur

Pour échapper à un mariage forcé et à un destin écrit d'avance, la jeune Nayeli s'enfuit de chez elle. Sans perspectives, sans argent, elle arrive à Mexico dans l'effervescence de la fin des années 1930. Grâce à son esprit vif et à son talent, elle trouve un travail de cuisinière à la Casa Azul, la maison de Frida Kahlo. 
La célèbre artiste y vit recluse depuis un terrible accident, tourmentée par la douleur et par les infidélités de son mari. Nayeli découvre le monde de couleurs, de passion et de rébellion de Frida et les deux femmes tissent un profond lien d'amitié. Jusqu'à ce qu'un drame éclate. 
Quatre-vingts ans plus tard, la petite-fille de Nayeli découvre un mystérieux tableau, convoité par des collectionneurs, représentant sa grand-mère lorsqu'elle était jeune. En cherchant l'identité de l'artiste, elle remonte le fil de son histoire familiale. Une histoire tragique faite de secrets, de passion et de trahison qui va bouleverser son existence...

 

Informations
ISBN : 978-2-8246-3035-9
Pages : 448
Prix : 23,90 €

La fiche du livre chez LIBREST

 

La cocinera de Frida
editorial Planeta - 2024

Una poderosa historia sobre la amistad, la fuerza de la sangre y el poder del arte, que tiene como corazón la figura de la artista mexicana más famosa de todos los tiempos: Frida Kahlo. 
Nayeli, una joven tehuana que ha huido de su hogar, llega a la ciudad de México desamparada. Gracias a sus maravillosos dotes en la cocina encuentra un lugar en la Casa Azul, donde Frida Kahlo vive prácticamente aislada desde el fatal accidente que la dejó paralítica. Entre sabores, aromas y colores, la pintora y su nueva cocinera inician una amistad que marca profundamente el destino de ambas. Muchos años después en Buenos Aires, donde Nayeli se asentó y formó una familia tras la muerte de Frida, la nieta de la cocinera descubre un secreto que puede cambiarle la vida: la existencia de un misterioso cuadro donde su abuela es la protagonista, pero cuyo autor se desconoce.

Florencia Etcheves ha conseguido recrear el lado más humano de Frida Kahlo, al mismo tiempo que traza una poderosa novela donde las intrigas, los amores y las envidias tejen una entrañable historia de amistad y lealtad entre dos mujeres unidas por el destino. 

 

20 septembre 2025

Mauvaise fortune

Fano Loco, dessin et scénario
récit complet
éditions Nada, 09 - 2025

 

Présentation de l'éditeur

États-Unis - Mexique, années 1910. Morning Bird, jeune autochtone rescapé du massacre de sa communauté, et Adelita, révolutionnaire insoumise, voient leur destin basculer. À l’origine de leur encontre improbable, Garrett, un escroc à la solde d’hommes d’affaires avides de pouvoir et d’argent dominant le monde du haut d’un building new-yorkais. Dans ce récit choral, ils vont croiser la route de travailleurs itinérants idéalistes, d’un général de l’armée mexicaine cynique, de pensionnaires d’une maison close en grève et d’une foule d’anonymes aveuglés par la soif de fortune.Toutes et tous en quête d'une vie meilleure, mais à quel prix ?
Western politique et fable sociale, Mauvaise fortune révèle un monde régi par le profit où tous les coups sont permis.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 979-10-92457-92-6
Pages : 176 
Prix : 25 €

👉 La chronique de A. Perraud sur BDGest (extraits)
... " Western crépusculaire et fable sociale à la fois, Mauvaise fortune est un récit cinglant qui ne fait pas de prisonnier, ni de détail. Fano Loco (Jazz) met en scène deux figures classiques – l’Amérindien spolié et dépouillé par les Blancs et une femme forte, à peine un être humain, selon les codes en vigueur – dans un cadre violent, dirigé en coulisse par un capitalisme de l’ombre aussi aveugle que destructeur. Ces bases posées, c’est parti pour cent soixante pages d’une lutte sanglante et sans pitié. Les deux protagonistes principaux vont se serrer les coudes et encaisser une liste infinie de brimades. De plus, faisant fi des injustices dont ils sont accablés, ils vont se prendre en main et commencer à rendre les coups. Ce qu’ils veulent ? Vivre en paix, du respect et de l'égalité. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne à l’Ouest du Pecos (et au Sud Rio Grande). Alors, marche ou crève et profite de toutes les occasions pour avoir un peu de répit. En résumé : si ce n’est pas toi qui ramasse ce dollar qui traîne, ça sera le prochain, les traîne-misère, ce n’est pas ça qui manque. 
Comme tous les ouvrages teintés de militantisme, Mauvaise fortune manque parfois un peu de nuance. D’un autre côté, les différents sujets (racisme, exploitation, etc.) soulevés par l’histoire ne sauraient souffrir d’aucune excuse. Au final, l’énergie et la volonté inoxydable de ce duo de héros par défaut remportent les suffrages et rendent la lecture aussi haletante que touchante."...
Lire l'article complet sur BDGest


👉 Sur les Adelitas (ou soldaderas durant la révolution mexicaine) voir aussi 
Soldaderas y soldados en la revolucion mexicana.
Martha Eva Rocha Islas
Dirección de Estudios Históricos, INAH
(en espagnol) 


 

13 septembre 2025

Mémoires de Cortés

Christian Duverger
éditions Fayard, 08 - 2025

 

Présentation de l'éditeur

César des Amériques, guerrier, aventurier, tel fut Hernán Cortés, figure emblématique du conquistador. Mais ne fut-il que cela ? Et que nous dirait-il de lui-même ?
Fascination pour Moctezuma, profond amour pour Marina, Indienne nahua qui lui donnera un fils, intérêt pour la langue et la civilisation indigènes, apologie du métissage : c’est un homme qui semblait rêver d’une rencontre entre les peuples plutôt que de conquêtes qui s’exprime ici.
Est-il trop indulgent avec lui-même ? Peut-être.
Pourtant l’histoire n’est pas faite que de batailles et de luttes de pouvoir. Dans le cœur et l’esprit des hommes se jouent bien d’autres choses. Ce roman à la fois historique et philosophique imagine la vaste méditation d’un homme au crépuscule d’une vie qui fut tout sauf ordinaire.
Si les faits demeureront toujours les faits, la littérature peut toutefois tenter de s’aventurer dans l’intériorité des êtres – comme un explorateur en territoire inconnu. 


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
ISBN : 9782213733548
Pages : 408
Prix : 24,90 €

Lire les premiers chapitres en ligne  sur la liseuse Hachette 


👉 Mémoires de Cortés, portrait d'un conquistador par son fils, sans retenue
Loin du mythe, Christian Duverger prête à Hernán Cortés une voix intime, façonnée d’orgueil, de nostalgie et d’autojustifications. Une plongée littéraire dans l’esprit du conquistador, entre grandeur, mauvaise foi et aveux partiels.
Avant-critique de Victor de Sepausy sur le site Actualitté


👉 Hernan Cortés, le conquistador du Mexique
Célèbre pour avoir soumis les Aztèques à l’autorité chrétienne espagnole, Hernan Cortés avance dans les traces de Christophe Colomb. Son ambition le conduira à faire chuter un empire et à rapporter sur le Vieux Continent des quantités considérables d’or. 
Un portrait par la rédaction du magazine Géo (2023)

👉 L'avis de Lectures mexicaines :
Le bouquin est littérairement séduisant. Très bien écrit, avec de l’action, de l’aventure, de l’exotisme, du romantisme (discret), de la violence (pas trop), le style de l’auteur rend bien compte de la vie mouvementée de Cortés. Il est construit sur la même architecture que « Les mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar. Il s’agit d’une vraie/fausse autobiographie du conquistador. Son immense défaut est qu’elle est donc entièrement à sa gloire. A la manière de César dans « La guerre des Gaules », tout est tourné à son avantage. Batailles gagnées facilement, femmes séduites sans coup férir, adversaires soumis en quelques formules, religion réduite en quelques imprécations. … Toutes ses décisions sont éclairées, sages, non-contestées et bien sur efficaces. On est donc loin, parfois très loin de la réalité. Centré sur la prise de l’empire Aztèque puis de sa colonisation, il est fait peu de cas des massacres (celui de Cholula par exemple), des viols, des vols, des destructions, des exécutions sommaires, des conversions forcées, des mensonges, des trahisons … Même la Noche triste (30 juin 1520) devient à peine un incident de parcours. Si Duverger est un historien spécialiste de Cortés, il joue dans ce roman avec quelques faits historiques largement interprétés et il y a des anecdotes totalement farfelues comme celle de l’axolotl de François 1erIdem pour Californie qui selon Cortés vient du mot califat et renvoie à l'occupation maure de l'Andalousie alors que le nom vient soit de Calafia, (mythique amazone) soit de caliente fornalia (four chaud). Si la violence est contenue, parti pris assumé, il occulte plus volontiers celle des Espagnols pour revenir assez souvent sur l’anthropophagie des indiens. Si une anthropophagie rituelle lors des sacrifices est établie, les historiens la prêtent le plus souvent au clergé et aux castes dirigeantes. L'anthropophagie, même occasionnelle et de subsistance pratiquée par tous ne fait pas consensus Mais comme il est dit en postface, c’est un roman écrit comme aurait pu le faire le héros, tous les prétextes se justifiant pour défendre ses intérêts.
Donc, avec sa politique de créolisation, de sa sauvegarde de la culture aztèque, de sa reconnaissance du génie architectural, de son amour pour Malintzin, de son amitié pour Moctezuma … facile d’avoir le beau rôle et d’apparaitre comme un bienfaiteur du Mexique. 

C’est pourquoi il faut impérativement compléter la lecture de ces « mémoires » par d’autres sources historiques dans lesquelles Cortés est décrit dans son vrai rôle : un conquérant avide à la tête d’une troupe de soudards, colon massacreur, esclavagiste, assoiffé d’or, d’argent et de pouvoir, dont les actes, ajoutés aux virus amenés d’Europe, ont conduit à un quasi génocide. D’environ 15 millions de personnes en 1519, la population indigène tombe à 1,5 million en 1650 !

PhH