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16 octobre 2021

La nymphe et le sous-commandant

Jaime Avilés
Traduit de l'espagnol (Mexique) par René Solis
éditions Métailié, 09-2006

 

Présentation éditeur

Serapio Bedoya a 40 ans et l’impression d’être "une cartouche brûlée", il a abandonné trop de femmes, manque trop souvent d’argent, n’est pas satisfait de son travail de journaliste et ses aspirations à l’écriture théâtrale aboutissent au café-théâtre et se révèlent lamentables. Un matin sur une plage du Yucatan, après un rêve et une attaque de parasites, une manchette de journal le réveille brutalement de ses rêves d’amour impossible avec la très jeune Nausicaa, "la plus belle que jamais contemplèrent les yeux mortels" : les zapatistes déclarent la guerre au gouvernement et à l'armée. Ces événements sans lien entre eux changent la vie du journaliste. Amoureux maladroit à la poursuite de Nausicaa, il se retrouve au cœur du Chiapas avec les hommes du sous-commandant Marcos, fasciné par la lutte de cette étrange armée d’Indiens descendant des Mayas qui se rebellent contre 500 ans d’exploitation et d’injustice, étonné aussi par les comportements des intellectuels internationaux qui prétendent les aider.Ironique, amer et tendre, Jaime Avilés nous raconte l’histoire d’un homme à la poursuite des deux aspirations fondamentales de sa vie : l’amour et la liberté.

Source éditions Métailié

Journaliste de La Jornada, quotidien de Mexico, Jaime Avilés est une des signatures les plus connues du pays. Depuis ces vingt dernières années, il se consacre à des enquêtes sur les questions brûlantes qui lui valent l’inconditionnelle admiration de millions de lecteurs et la dangereuse rancune d’hommes de pouvoir. Il a suivi assidûment les luttes du mouvement zapatiste, restant longtemps en contact avec Marcos et ses hommes.

19 juin 2012

El rencor

Fabrizio Mejía Madrid
editorial FCE De Bolsillo
primera edicion, Planeta 2006

Max Urdiales, un político gris y fanfarrón, es llamado para cumplir con una tarea que sólo él puede hacer: encontrar al anciano y temible licenciado X., quintaesencia del priismo; ha pasado por las tres etapas de todo militante del partido único: porrista, policía secreto y hombre de negocios nunca diáfanos. Max Urdiales nos narra episodios claves de la historia política de México en los setenta años de PRI. Nos dejará ver, gradualmente, su verdadero rostro y el de la política mexicana; y a la vez, hace un viaje interior hacia su propio rencor: no pertenecer a la clase política a pesar de ser leal a ella.
(Reseña FCE)

“Le llamamos grilla a la política mexicana porque es justo lo que queremos que la gente piense de ella : un ruidero incomprensible que viene de la noche”, sentencia al final del libro el Licenciado X. Ante tal realidad, la única medicina posible es el sarcasmo. Y en ese sentido El rencor se toma a gozosas cucharadas.
Bernardo Esquinca


9 septembre 2009

L'escadron guillotine

Guillermo Arriaga
Éditions Phébus, 09-2006

Guillermo Arriaga raconte la révolution mexicaine (1910 - 1920) à sa façon : la moins respectueuse possible. Après la bataille de Torréon, qui voit la mythique División del Norte de Pancho Villa écraser les forces loyalistes, nous suivons les tribulations du licenciado Velasco, avocaillon à la dérive qui manque plus d’argent que d’idées. Velasco a UNE idée. Profitant du climat de relâchement consécutif à la victoire, il soumet à Villa une invention extraordinaire, capable selon lui de semer la terreur parmi ses ennemis et de consolider son pouvoir comme jamais : la guillotine ! Intrigué, Villa demande à voir - et, ravi, s’amuse à actionner en personne le redoutable instrument. A la fin, éclaboussé de sang et fatigué de voir tous ces corps sans tête gigoter comme des pantins, il décide, au lieu d’acheter la « Veuve », de nommer son promoteur dépité capitaine et lui confie un escadron qui va bientôt s’illustrer au premier rang des troupes révolutionnaires. Ainsi naît l’Escadron Guillotine, qui connaîtra maintes heures de gloire et d’horreur jusqu’au jour où le mécanisme de la machine, mal entretenu, s’enraye. Humiliation du caudillo, disgrâce de l’infortuné Velasco, et relégation aux corvées de cuisine. La guillotine finit par reprendre du service, tranche le col d’un gringo (allusion à Ambrose Bierce, disparu dans la tourmente mexicaine), escorte les cavaliers rebelles jusqu’à Mexico et se voit consacrée comme symbole du nouvel ordre national.
Arriaga ne tombe dans aucun des pièges de l’exagération baroque à la mexicaine. Il manie au contraire un humour noir et glacial, un détachement fait d’apparente distance et de neutralité, il impose sa vision sanglante avec d’autant plus de force qu’il se garde d’appuyer le trait.

Ph. H.


guillotinaEscuadrón guillotina
Ediciones La otra orilla
 
Guillermo Arriaga nos narra la revolución mexicana (1910 - 1920) a su manera: la menos respetuosa posible. Después de la batalla de Torréon, que ve la mística División del Norte de Pancho Villa aplastar a las fuerzas federales, continuamos con las aventuras del licenciado Velasco, abogadillo a la deriva al cual le hace falta más dinero que ideas. Velasco tiene una brillante idea. Aprovecharse de la calma existente después de la victoria, y presentarle al general Villa una invención extraordinaria, capaz según él de sembrar el terror entre sus enemigos y consolidar su poder: la guillotina! Intrigado, Villa acepta verlo - y, contento, se divierte accionando personalmente el redutable instrumento. A final, manchado de sangre y cansado de ver todos esos cuerpos sin cabeza, decide, en lugar de comprar "la viuda" de nombrar a su promotor capitán y le confia un escuadrón que va a alzarse en poco tiempo al primer rango de las tropas revolucionarias. Así nace el Escuadrón Guillotina, que conocerá múltiples glorias y horrores hasta el día en el cual la máquina que adolece de mantenimiento adecuado se descompone.
Humillación del caudillo, y la caida en desgracia del infortunado Velasco con su relegación a las tareas de la cocina. La guillotina va a ser retomada para cortar el cuello de un gringo (alusión a Ambrose Bierce, desaparecido en la tormentosa revolución mexicana), escortada por los jinetes rebeldes hasta México, es consagrada como símbolo del nuevo orden nacional.
Arriaga no cae en ninguna trampa de la exageración barroca a la mexicana. Al contrario, maneja un humor negro y glacial, un desapego derivado de una distancia aparente y neutral, impone su visión sangrienta hasta tal punto que evita resaltar más la agudeza de la situación.

ROB

17 mai 2009

Le Temps des cendres

Jorge Volpi 
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli
Le Seuil

Irina G. et son mari, dissident, interné dans un camp, leur fille sacrifiée à la cause du père et en révolte. Jennifer M., issue d'un milieu privilégié,son époux homme ambitieux, prêt à toutes les compromissions, sa soeur, écrasée par sa famille et en rébellion permanente contre sa famille. Eva H. Immigrée, scientifique de talent, dévoreuse d'hommes, marquée à jamais par son enfance en Hongrie... Volpi dresse le tableau du XX°siècle finissant. Catastrophe de Tchernobyl, derniers soubresauts du communisme soviétique, arrogance du capitalisme triomphant, espoirs colossaux pour la médecine et pour l'enrichissement de certains liés au séquençage du génome, tout est dans ce roman. Personnages attachants ou repoussants, pas de demi-mesure. Pas d'ennui non plus : des plaines d'Ukraine à Boston, d'Afrique au Mexique nous explorons les noirceurs des idéologies dominant le siècle.


No será la tierra
Alfaguara, 2006


Irina G y su esposos, disidente, internado en un campo, su hija sacrificada a la causa del padre y en rebeldía. Jennifer M. proveniente de un medio privilegiado, su esposo hombre ambicioso, dispuesto a todos los compromisos, su hermana, asfixiada por la familia y en rebelión permanente contra su familia. Eva H, inmigrante, científica de talento, devoradora de hombres, marcada para siempre por su infancia en Hungría. Volpi elabora una descripción de finales del siglo XX. Catástrofe de Chernóbil, últimos sobresaltos del comunismo soviético, arrogancia del capitalismo triunfante, esperanzas colosales para la medicina y para el enriquecimiento de algunos ligados a la secuencia del genoma, todo está en esta novela. Personajes entrañables o repugnantes, nada a medias. Tampoco aburrimiento alguno: desde las estepas de Ucrania hasta Boston, de África a México, exploramos el lado oscuro de las ideologías dominantes del siglo XX.

BCH