1 novembre 2009

Las Grandes Lluvias

Eraclio Zepeda
Fondo de Cultura Económica, México, 2006
Excelente escritor chiapaneco, Eraclio Zepeda ha decidido escribir una tetralogía narrativa utilizando como punto común los cuatro elementos, en estas historias se propone contar la historia de Chiapas a través las experiencias vividas de una familia. Las grandes lluvias es la primera entrega, situada en 1836, en ella cuenta la historia de Juana Urbina, pertenenciente a una de las familias más acadauladas de la antigua capital chiapaneca, antiguamente Ciudad Real, hoy en día San Cristobal de las Casas. Juana, quien se ve obligada por su padre a contraer matrimonio con un viejo notable quien al morir le hereda toda su fortuna pero de la cual no puede disponer libremente (en la época las mujeres no podían disponer solas de sus bienes). Juana, mujer rebelde y culta, quien para seguir disfrutando de su independencia se ve obligada a disfrazarse de hombre. Durante sus paseos conoce al teniente Galindo del cual se enamora. Gracias a la complicidad de su nana y de su más fiel criado y amigo, Xun (indígena zoque) va a verlo a escondidas de su padre puesto que nuestro teniente no tiene fortuna. Esta historia de amor, le sirve de pretexto al autor para hacernos una descripción de la mentalidad chiapaneca de la época, la crueldad de un padre con la finalidad de hacerse obedecer y hacer respetar el honor de su familia, el desprecio con el que se trataba y se sigue tratando a los indígenas, las tradiciones de los mismos, la fidelidad de los indígenas hacia las personas de su “querencia”. Y al mismo tiempo hace un recorrido por los principales acontecimientos históricos y políticos que van a convertir a Tuxtla Gutiérrez en la nueva capital del estado de Chiapas.
ROB 

Des pluies diluviennnes (pas encore traduit en français).
Excellent auteur chiapanèque, Eraclio Zepeda a entrepris l’écriture d’une tétralogie utilisant les quatre éléments comme point commun. Dans ces chapitres, il raconte l’histoire du Chiapas à travers les évènements vécus par une famille. Les pluies diluviennes sont la première partie. L’histoire débute en 1836, avec Juana Urbina qui appartient à l’une des familles les plus fortunées de l’ancienne capitale chiapanèque, auparavant Ciudad Real, aujourd’hui San Cristobal de Las Casas. Juana est obligée par son père à un mariage avec un vieux notable qui, à sa mort, lui lèguera toute sa fortune en héritage mais dont elle ne pourra pas librement disposer (à l’époque, les femmes ne pouvait disposer seules de leurs biens). C’est une femme rebelle et intelligente qui, pour continuer à profiter de son indépendance ira jusqu’à s’habiller en homme. Lors de ses sorties, elle rencontre le lieutenant Galindo dont elle tombe amoureuse. Grace à la complicité de sa nounou et de son plus fidèle domestique et ami Xun, un indien de l’ethnie zoque, elle le rencontre en cachette de son père, car le lieutenant n’a pas de fortune.
Cette histoire d’amour sert de toile de fond à Zepeda pour décrire la mentalité chiapanèque de l’époque, la cruauté d’un père dont le but est d’obtenir l'obéissance et le respect de l'honneur de sa famille, le mépris avec lequel les indiens étaient traités et qui perdure, les traditions indigènes et la fidélité de ceux-ci envers les personnes auxquelles ils sont attachées. En même temps, il relate les principaux évènements historiques et politiques qui conduiront Tuxtla Gutierrez à devenir la nouvelle capitale de l’état du Chiapas.

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