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23 mai 2026

La race des hommes perdus

Antonin Artaud
éditions Payot-Rivages, 05-20256
(1ère publication en 2017, Folio Essais Gallimard)

Présentation de l'éditeur

À la fin de l’été 1936, Antonin Artaud rencontre au Mexique, dans les gorges escarpées de la sierra Madre occidentale, un peuple "étrange" et isolé de paysans philosophes, les Tarahumaras. Ils ne se déplacent qu’en courant pieds nus, infatigables, sur des sentiers vertigineux et vivent "comme les premiers hommes", en dehors de la civilisation, animés tous d’un "sentiment de solidarité spontanée". Ils l’initieront au rituel d’un cactus hallucinatoire, le peyotl. Sa vie et son œuvre en seront bouleversées.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

 

Informations
ISBN : 978-2-228-94184-6
Pages : 128
Prix : 7,90 €

1er chapitre (source : Payot - PNB)



 👉 Antonin Artaud et “la Race des hommes perdus”
Un article de Hocine Bouhadjera publié en janvier 2024 à lire dans ActuaLlité.
... " Dans La Race des hommes perdus, il raconte cette « race de purs indiens rouges » : « Quarante mille hommes vivent là, dans un état comme avant le déluge. Ils sont un défi à ce monde où l’on ne se parle tant de progrès que parce que sans doute on désespère de progresser. [...] Le communisme existe chez elle dans un sentiment de solidarité spontanée. » ... 

 👉  Recension sur Cairn en 2017.


19 octobre 2024

Tant que je crie, ma fille est vivante

Le combat d’une mère contre les féminicides au Mexique
Brigitte Hersant Leonie
éditions L'Harmattan, 10-2024

Présentation de l'éditeur

Tant que je crie, ma fille est vivante est l’histoire vraie de Norma Andrade, institutrice mexicaine devenue avocate des droits des femmes après la mort de sa fille Alejandra, assassinée en 2001 à Ciudad Juarez (Chihuahua). L'autrice raconte l’histoire incroyable et bouleversante d’une mère qui se bat depuis 23 ans pour obtenir justice pour sa fille et pour toutes les victimes de féminicide dans le monde. Plus de 50 000 femmes ont été assassinées au Mexique depuis 2001 et 98 pour cent de ces cas restent totalement impunis.
Ce livre témoignage est aussi une source d’inspiration pour tous ceux et celles épris de justice !

 

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-336-48724-3
Nombre de pages : 214
Prix : 22 €

 

11 mai 2024

Scalp

La funèbre chevauchée de John Glanton et ses compagnons de carnage
Hugues Micol, dessin et scénario
éditions Futuropolis, 01-2017

 

Présentation de l'éditeur

 

John Glanton (1819-1850) est un Texas Ranger pendant la guerre mexicaine déclenchée en 1845 par l'annexion du Texas par les États-Unis. Les États-Unis annexeront aussi les territoires mexicains de la Californie. Pour Ulysse Grant, qui participa à cette guerre, « La rébellion du Sud fut l'avatar de la guerre avec le Mexique. Nations et individus sont punis de leurs transgressions. Nous reçûmes notre châtiment sous la forme de la plus sanguinaire et coûteuse guerre des temps modernes. » Après la guerre, chassé de l'armée pour meurtre, Glanton devient soldat de fortune, un mercenaire à la tête d'un gang particulièrement violent. Il loue ses services à l'état de Chihuahua afin de chasser les Indiens Apaches qui opèrent à la frontière du Mexique mais massacre aussi des Indiens pacifiques pour se faire plus d'argent. Car Glanton est payé au scalp rapporté. Ses massacres bafouent les traités signés entre ces tribus et les États- Unis et oblige l'état de Chihuahua à les déclarer hors-la-loi. Ils partent vers la Californie où la ruée vers l'or vient de commencer et s'enfoncent de plus en plus dans la violence. Glanton - et sa bande - tombera en 1950 dans une embuscade de la tribu de Quechan qui voulait se venger de leurs exactions. En se basant sur la vie de John Glanton, Texas Ranger pendant la guerre civile mexicaine puis mercenaire à la tête d'une bande de tueurs d'Indiens payés au scalp, Hugues Micol livre un récit hallucinant de la guerre civile mexicaine du milieu de XIXe siècle. Son dessin, puissant, qui rappelle les gravures de Goya, dépeint l'implacable brutalité d'une époque, loin des clichés du Far west.

La fiche du livre sur le site BDfugue
Sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782754812078
Nombre de pages : 192
Prix : 28 €

3 avril 2021

Pour l'amour d'Elena

Yasmina Khadra
éditions Mialet Barrault, 03-2021

 

Résumé éditeur

À l’Enclos de la Trinité, un trou perdu dans l’État mexicain de Chihuahua, Elena et Diego s’aiment depuis l’enfance. On les appelle les « fiancés ». Un jour, Elena est sauvagement agressée sous les yeux de Diego, tétanisé. Le rêve se brise comme un miroir. Elena s’enfuit à Ciudad Juárez, la ville la plus dangereuse au monde. Diego doit se perdre dans l’enfer des cartels pour tenter de sauver l’amour de sa vie.
Pour l’amour d’Elena s’inspire librement d’une histoire vraie.


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Extraits

C’était pour apprendre à dire les mots qui seyaient à sa beauté que je m’étais mis à dévorer les bouquins. J’en avais chapardé un tas au marché aux puces de San Cristo. Je les lisais sans trop comprendre de quoi il retournait, mais avec la conviction grandissante qu’à la longue je finirais par trouver ces fameuses formules dont raffolent les filles qu’on aime.
Je rêvais de devenir journaliste ; elle me rêvait, moi. À l’époque, elle ne payait pas de mine. Elle était aussi sèche qu’une sauterelle et elle flottait dans sa robe usée telle une âme menue dans un suaire. Puis elle a commencé à s’épanouir comme une fleur sauvage, et plus elle ajoutait de la chair sur ses os, plus elle avivait les fantasmes des louveteaux qui lui tournaient autour.
À Juárez, tout se joue à pile ou face, et tout le monde participe. Parce que le jeu en vaut la chandelle. Tu peux devenir riche en un claquement de doigts. Moi, par exemple, j’étais parti avec une toile d’araignée au fond de la poche. Maintenant, j’ai une caisse de nabab et un joli pied-à-terre avec jardin. Je ne roule pas encore sur l’or mais j’y crois. J’ai des ambitions. Un jour, je m’offrirai un club branché, un harem de putains et un carnet d’adresses blindé où seront répertoriés des stars, des hauts fonctionnaires et des flics influents.

L'auteur

Yasmina Khadra est né en 1955 dans le Sahara algérien. Il est notamment l’auteur d’une trilogie saluée dans le monde entier, Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat et Les Sirènes de Bagdad, consacrée au dialogue de sourds entre l’Orient et l’Occident. L’Attentat a reçu, entre autres, le prix des Libraires. Ce que le jour doit à la nuit a été élu meilleur livre de l’année 2008 par le magazine Lire et a reçu le prix France Télévisions. Adaptés au cinéma, au théâtre (en Amérique latine, en Afrique et en Europe) et en bandes dessinées, les ouvrages de Yasmina Khadra sont traduits en une cinquantaine de langues.

En 2000, il est parti au Mexique avec sa femme et ses enfants pour s'installer par la suite en France en 2001. Cette même année il révèle sa véritable identité avec la parution de son roman autobiographique L'Écrivain. À cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.

16 février 2019

Sauvage

Yann (scénario) Félix Meynet (dessin, couleurs)
édition Casterman, 2013-2018
série en cours

 Présentation de l'éditeur

Juillet 1864, dans l’immensité aride et caniculaire du désert mexicain, des troupes françaises progressent péniblement. Elles font partie du corps expéditionnaire envoyé par les puissances européennes – dont la France de Napoléon III – pour se tailler un empire en Amérique, en profitant de la faiblesse de l’État mexicain. Parmi les soldats, souvent des hommes de sac et de corde et de peu d’éducation entrés dans l’armée impériale pour la solde qu’elle procure, un jeune lieutenant, Félix Sauvage, tranche par sa prestance et son air farouche. Lui n’est pas devenu militaire au Mexique pour l’argent, mais pour venger une tragédie familiale. Et l’homme dont il cherche à retrouver la trace se trouve quelque part, comme lui, au sein de cette armée. Sur la piste, les Français sont témoins de l’attaque de la malle poste de Chihuahua par des soudards mexicains et interviennent juste à temps pour sauver du massacre un journaliste américain en reportage et une séduisante jeune femme blonde, si intrépide qu’elle se lance seule à la poursuite de ses assaillants en fuite…

En juillet 1863, Félix et Clémentine Sauvage se trouvent dans leur appartement parisien lorsqu’ils apprennent par missive la mort de leur frère Honoré. Celui-ci s’était engagé dans l’armée impériale envoyée au Mexique en soutien de l’empereur Maximilien. Mais cet engagement n’était pas mû par patriotisme ou conviction : il souhaitait avant tout venger l’assassinat de leurs parents par le marquis de Trazegnies, lui-même commandant de cavalerie au sein de l’armée impériale du Mexique. Femme d’honneur et de caractère, Clémentine décide de s’engager sur le champ en tant que cantinière au Mexique. Il lui revient à elle, avant Felix, de venger leurs parents. Hélas, un an plus tard, c’est bien Félix qui se retrouve dans l’armée française du Mexique, tenant sa sœur pour morte et se faisant un devoir d’honorer la vengeance. Il y découvre les méthodes atroces du colonel Dupin qui fait exécuter ses prisonniers en faisant galoper des chevaux sur leurs têtes dépassant de terre. Il reçoit comme une échappatoire à cette barbarie la mission d’aller porter son bâton de maréchal au commandant Bazaine. Lorsque son cheval blessé chute, Félix se rend alors compte qu’il était poursuivi par Agnès de Salm-Salm, qui nourrit de son côté de tout autres desseins…

Le dénommé Bazaine, bâton de maréchal à la main, peut célébrer ses noces dans la cathédrale de Mexico, auxquelles l'empereur Maximilien assiste sans grand enthousiasme. Félix Sauvage a réussi à se faire embaucher dans la troupe de Trazegnies, se rapprochant de la vengeance familiale que sa sœur et lui ont promis d'accomplir. En effet, quelques années plus tôt, au cours d'un duel inégal et malhonnête, le militaire avait tué le père des Sauvage, nom de plume sous lequel l'écrivain journaliste avait osé le critiquer, et qui cache le patronyme de Castelbajac. Mais de toute évidence, Félix n'est pas le seul à en vouloir au marquis de Trazegnies. La très belle madame Salm Salm tient à retrouver son mari Hubert retenu prisonnier par les troupes mexicaines, pour une mystérieuse histoire de bague qu'elle devrait lui remettre. Tandis qu'une envoyée de Paris semble vouloir jouer un rôle clé que le militaire ne comprend pas vraiment. Dans le faste de la cérémonie, une jeune femme mexicaine se jette sur l'empereur pour le tuer d'un coup de couteau. La vigilance de la jeune Esmeralda, qui a compris des mots échangés en espagnol dans la foule, permet d'éviter le pire. Et de découvrir que l'assaillante n'est autre que la sœur de Juarez. Une prisonnière de choix qui va permettre d'envisager un échange de prisonniers. L'espoir pour Félix de retrouver Clémentine...

Après avoir réglé ses comptes avec le marquis de Trazegnies et vengé la mort de ses parents, Félix Sauvage vient d’accepter une mission des plus périlleuses : à la tête du 3e escadron de chasseurs d’Afrique, il doit gagner le Sinaloa pour en chasser le général juariste Corona. Mais il lui faudra pour cela franchir « L’Échine du diable », une crête montagneuse de la Cordillère occidentale.
De son côté, Esmeralda, orpheline et sans attaches, est confiée aux bons soins d’austères carmélites qui éduquent les jeunes filles à coups de martinet. Son seul espoir : que Félix l’épouse ! Elle n’a pas oublié le geste de Félix qui, en refusant une friandise qu’elle lui offrait, s’est engagé selon une antique coutume aztèque. Elle considère désormais, que le cœur de Félix lui appartient !

Le site de la série aux éditions Casterman

7 octobre 2011

3e festival international des littératures policières

Toulouse, du 7 au 9 octobre 2011

Samedi 8 octobre à 17H30 : Table ronde "Frontière"

La frontière, un endroit qui fait souvent rêver, fantasmer … Il en est une qui a tout du cauchemar.
Ciudad Juarez, au Mexique, en face d’El Paso, au Texas. Depuis 1993 des centaines de jeunes femmes y ont été violées et assassinées. En toute impunité. Les autorités de l’état de Chihuahua ne font rien pour arrêter les tueurs.
Marc Fernandez, journaliste français, a enquêté à Ciudad Juarez, pour tenter de comprendre. De son enquête (menée avec Jean-Christophe Rampal) il a tiré un film documentaire (qui sera projeté dimanche matin à 10h00 au cinéma Utopia de Tournefeuille) et un livre.
Le photographe, écrivain et grand-reporter Patrick Bard connaît bien le Mexique et le drame de Ciudad Juarez. De cette histoire atroce il a tiré un roman La frontière.
Tous les deux, accompagnés de l’incontournable Paco Ignacio Taibo II seront samedi les auteurs de la table ronde de 17h30 animée conjointement par Jean-Marc Laherrère et Sébastien Rutès.