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20 septembre 2025

Mauvaise fortune

Fano Loco, dessin et scénario
récit complet
éditions Nada, 09 - 2025

 

Présentation de l'éditeur

États-Unis - Mexique, années 1910. Morning Bird, jeune autochtone rescapé du massacre de sa communauté, et Adelita, révolutionnaire insoumise, voient leur destin basculer. À l’origine de leur encontre improbable, Garrett, un escroc à la solde d’hommes d’affaires avides de pouvoir et d’argent dominant le monde du haut d’un building new-yorkais. Dans ce récit choral, ils vont croiser la route de travailleurs itinérants idéalistes, d’un général de l’armée mexicaine cynique, de pensionnaires d’une maison close en grève et d’une foule d’anonymes aveuglés par la soif de fortune.Toutes et tous en quête d'une vie meilleure, mais à quel prix ?
Western politique et fable sociale, Mauvaise fortune révèle un monde régi par le profit où tous les coups sont permis.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 979-10-92457-92-6
Pages : 176 
Prix : 25 €

👉 La chronique de A. Perraud sur BDGest (extraits)
... " Western crépusculaire et fable sociale à la fois, Mauvaise fortune est un récit cinglant qui ne fait pas de prisonnier, ni de détail. Fano Loco (Jazz) met en scène deux figures classiques – l’Amérindien spolié et dépouillé par les Blancs et une femme forte, à peine un être humain, selon les codes en vigueur – dans un cadre violent, dirigé en coulisse par un capitalisme de l’ombre aussi aveugle que destructeur. Ces bases posées, c’est parti pour cent soixante pages d’une lutte sanglante et sans pitié. Les deux protagonistes principaux vont se serrer les coudes et encaisser une liste infinie de brimades. De plus, faisant fi des injustices dont ils sont accablés, ils vont se prendre en main et commencer à rendre les coups. Ce qu’ils veulent ? Vivre en paix, du respect et de l'égalité. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne à l’Ouest du Pecos (et au Sud Rio Grande). Alors, marche ou crève et profite de toutes les occasions pour avoir un peu de répit. En résumé : si ce n’est pas toi qui ramasse ce dollar qui traîne, ça sera le prochain, les traîne-misère, ce n’est pas ça qui manque. 
Comme tous les ouvrages teintés de militantisme, Mauvaise fortune manque parfois un peu de nuance. D’un autre côté, les différents sujets (racisme, exploitation, etc.) soulevés par l’histoire ne sauraient souffrir d’aucune excuse. Au final, l’énergie et la volonté inoxydable de ce duo de héros par défaut remportent les suffrages et rendent la lecture aussi haletante que touchante."...
Lire l'article complet sur BDGest


👉 Sur les Adelitas (ou soldaderas durant la révolution mexicaine) voir aussi 
Soldaderas y soldados en la revolucion mexicana.
Martha Eva Rocha Islas
Dirección de Estudios Históricos, INAH
(en espagnol) 


 

15 mars 2025

La Realidad

Neige Sinno
éditons P.O.L., 03-2025

Présentation de l'éditeur

« Il n’y a rien de tel que la réalité. » On pourrait dire que ce livre est un récit de voyages dans la réalité ou vers la réalité. Avec un premier voyage, il y a plus de vingt ans, où deux jeunes femmes en sac à dos, Netcha, la narratrice, et Maga, une amie espagnole, essaient de rejoindre un village du Chiapas, au Mexique, appelé précisément La Realidad. « Des sources fiables, dit cette amie, lui assuraient que le Sub, alias le souscommandant Marcos, était à La Realidad [...] Marcos est dans la réalité. » Quête autant politique (la rencontre avec les mouvements révolutionnaires zapatistes) qu’initiatique et intime. Si les deux amies renoncent en chemin, elles ne renoncent jamais vraiment. Elles insistent, et par d’autres voies, par d’autres routes, par toute sorte d’approches, on les voit avancer à tâtons vers ce qu’elles imaginent comme un monde inconnu, un monde nouveau, un monde autre. Pour Netcha, l’autre, ce sont avant tout les Indiens qu’elle aimerait rencontrer tout en ayant très peur de cette rencontre. Elle a peur de porter sur les épaules le poids de l’histoire, d’être une représentante du peuple de colonisateurs dont elle est issue, d’avoir lu trop de livres, de passer à côté de ce qui importe vraiment, c’est-à-dire l’altérité. Et c’est bien sûr quand elle décide d’arrêter de voyager, que le vrai voyage commence vraiment.

« Combien de fantômes murmurent encore dans ce livre ? » se demande, à la fin, la narratrice. Celui du mystérieux leader zapatiste, le sous-commandant Marcos, ceux des Indiens en lutte du Chiapas, celui d’Antonin Artaud qui en 1936 fit un voyage énigmatique au Mexique, mais aussi les fantômes d’une existence en quête d’un lieu autre, et le fantôme de la réalité, celui de nos blessures et de nos illusions. Ce nouveau livre de Neige Sinno, autobiographique lui aussi, confirme avec profondeur son immense talent d’écrivain, et offre un récit magique sur l’aspiration autant intime que collective d’un autre monde possible : « Il y a bien une question de stratégie, de choix, de recherche des armes qui nous permettraient de faire advenir un autre monde, mais les forces prennent des chemins qui ne sont pas ceux qu’on croit, plus longs, plus souterrains et moins clairs que ce que l’on souhaiterait. »

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-8180-6313-2
Nombre de pages : 272
Prix : 20€

Neige Sinno est née en 1977 dans les Hautes-Alpes et vit aujourd’hui au Mexique avec sa famille. Après une thèse en littérature américaine et des études poursuivies aux États-Unis et au Mexique, elle se consacre à l'écriture, exerçant comme traductrice et enseignante de littérature vacataire à l’université. Neige Sinno publie son premier ouvrage en 2003, un recueil de nouvelles, sous le titre "La vie des rats". Elle sort ensuite un essai sur les figures du lecteur, intitulé Lectores entre líneas : Roberto Bolaño, Ricardo Piglia y Sergio Pitol (2011), qui lui permet de remporter le prix Lya Kostakowsky.  Le 6 novembre 2023, Neige Sinno remporte le prix Femina 2023 pour son livre Triste tigre, publié aux éditions P.O.L. Neige Sinno est sélectionnée pour le prix Goncourt, le prix Médicis, le prix Décembre et remporte le prix littéraire du Monde, le prix Les Inrockuptibles, ainsi que le Prix Blù Jean-Marc Roberts.


A écouter, le Podcast sur France Inter du Masque et la plume sur le voyage littéraire de Neige Sinno au Mexique.
" Pour son nouveau roman, Neige Sinno propose un récit hybride dans lequel elle explore ses années mexicaines et ses expériences au Chiapas, où elle a vécu pendant 20 ans. Le livre commence au début des années 2000 avec un premier voyage de la narratrice, Netsha, et son amie espagnole Maga vers le village de La Realidad, dans l'espoir de rencontrer le sous-commandant Marcos, figure emblématique du mouvement zapatiste..."

 




6 avril 2024

La mort du torero

Ed Lacy
traduit de l'anglais (Etats-Unis)
éditions du Canoë, 04 - 2024

Présentation de l'éditeur


Toussaint Marcus Moore accepte une mission à Mexico pour le compte de Ted Bailey et Kay Robbens. Une affaire simple vue de loin qui ne lui prendra qu’une quinzaine de jours et qui est grassement payée. Il débarque donc à Mexico pour tirer au clair la demande d’une jeune veuve qui veut la preuve que son mari a été assassiné par un toréro célèbre surnommé El Indio. L’enquête l’emmène dans les bas-fonds de Mexico et à Acapulco. Il y rencontre différents protagonistes, blancs, noirs, métisses qui lui font comprendre qu’il n’est pas le bienvenu. Le racisme n’est pas aussi exacerbé qu’aux États-Unis, mais néanmoins bien réel. Il est traité de boy et de « nègre » par un privé blanc et remis à sa place par le lieutenant Tortela qui ne supporte pas la morgue des étatsuniens. La Mort du toréro illustre donc parfaitement l’essence du véritable roman noir. Une intrigue à suspense, avec de l’action, des rebondissements mais d’où le social, l’historique et le politique ne sont jamais absents. « Une formidable mine de réflexion » comme l’écrit Roger Martin, non seulement progressiste mais carrément prémonitoire dans ses jugements sur la corrida.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-490251-74-2
Nombre de pages : 288
Prix : 18€

👉 À lire, un article d'Alain Garnier dans L'Humanité.
Dans la Mort du toréro, nous retrouvons le héros de Traquenoir, Toussaint Marcus Moore, premier détective privé noir de la littérature états-unienne, apprenant que sa femme est enceinte et s’inquiétant de l’avenir de leur enfant dans un pays où les études sont quasiment interdites aux pauvres. C’est ce qui le décide à accepter de se rendre à Mexico, où un journaliste est mort à la suite de la morsure d’une vipère. La veuve, herpétologue connue, est persuadée qu’il ne s’agit pas d’un accident mais de la vengeance d’un toréro adulé des foules. Si l’histoire est très originale, pleine de péripéties, jamais manichéenne, elle est en outre subtilement politique...


Édition en poche en janvier 2026 chez 10/18
raduction de l'anglais par Roger Martin

Alors qu'il pensait vite élucider l'enquête sur un assassinat à Mexico, le détective afro américain Toussaint Marcus Moore découvre à ses risques et périls une affaire d'une toute autre ampleur...

Toussaint Marcus Moore est un détective privé afro-américain. Pour arrondir ses fins de mois, il accepte une mission à Mexico. Son objectif ? Aider une jeune veuve à obtenir la preuve que son mari a été assassiné par un toréro célèbre surnommé El Indio. Sur le papier, la petite affaire grassement payée semble simple et ne lui prendra qu'une quinzaine de jours. Mais petit à petit, l'enquête s'avère bien plus délicate qu'il pensait et l'emmène dans les bas-fonds de Mexico et à Acapulco...

La Mort du toréro illustre parfaitement l'essence du véritable roman noir. Une intrigue à suspense, avec de l'action, des rebondissements mais d'où le social, l'historique et le politique ne sont jamais absents.


 


23 mars 2024

Des cendres dans la bouche

Brenda Navarro
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Sarah Mustad
éditions Mémoire d'encrier, 03-2024

 

Présentation de l'éditeur

Diego saute d’un cinquième étage. L’image est gravée dans l’esprit de sa sœur : six secondes et un corps qui s’écrase contre le sol. Elle raconte leur histoire, l'enfance au Mexique avec les grands-parents en l'absence de leur mère, les années vécues dans une Espagne qu'ils ne comprenaient pas et qui ne voulait pas d'eux. Leur séparation, alors qu'elle cherchait sa propre voie... Et le retour avec les cendres de Diego dans un Mexique bien différent de celui dont elle se souvenait.
Le voyage émotionnel de la jeune femme la confronte à son propre syndrome d’Ulysse, où ni l’aller ni le retour n’ont d’aboutissement. Une histoire de séparation et d’abandon, de mort et d’initiation à la vie, où Brenda Navarro aborde des sujets insaisissables comme l’inégalité, la xénophobie et le déplacement avec beaucoup de courage, la confirmant comme l’une des romancières les plus puissantes et les plus intelligentes de la littérature hispanophone contemporaine.

 Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-89712-926-2
Nombres de page : 241
Prix : 24,95€


Diplômée de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), Brenda Navarro est sociologue et économiste féministe. Elle détient également une maîtrise en études de genre, des femmes et de la citoyenneté de l’Université de Barcelone. Des cendres dans la bouche est son deuxième roman.

 

Ceniza en la boca


Diego salta desde un quinto piso y desde entonces esa imagen no deja de taladrarle la cabeza a su hermana: seis segundos y un cuerpo estrellándose contra el suelo. Es ella quien echa la vista atrás y cuenta la historia de los dos hermanos. Su llegada al mundo en un hogar en el que la vida nunca fue justa. Los años que pasaron en México con sus abuelos, mientras su madre se buscaba la vida en España, y era ella, aún niña, quien se hacía cargo de Diego. La etapa en Madrid, una ciudad que no entendían y que tampoco los entendía a ellos. La primera separación, cuando ella se marchó a Barcelona a abrirse camino y su hermano se quedó en el lugar que más odiaba. Y el regreso de ella, cargando las cenizas de Diego, a un México muy distinto al que recordaba.

Esta novela narra el viaje emocional de una joven que intuye las razones del suicidio de su hermano adolescente y protagoniza su propio síndrome de Ulises, en el que ni la ida ni la vuelta son realmente destino. Una historia de separaciones y abandonos, de anhelo y de rabia, de pérdida e iniciación a la vida, en la que Brenda Navarro aborda con enorme valentía cuestiones esquivas como la desigualdad, la xenofobia o el desarraigo, y que la confirma como una de las narradoras más potentes y audaces de nuestra literatura. Intenso, visceral y demoledor, Ceniza en la boca es un libro que quema y plantea la dolorosa pregunta de qué vida merece la pena ser vivida.

9 mars 2024

Chiennes de garde

Dahlia de la Cerda
traduit de l'espagnol (Mexique) par Lise Belperron
éditions du Sous-sol, 03-2024

Présentation de l'éditeur

Une jeune héritière d’un empire narco fait construire une tombe digne d’un palace à sa meilleure amie assassinée ; une migrante tuée revient à la vie, bien résolue à se venger de ses agresseurs ; une sorcière invoque le seigneur des Ténèbres pour se débarrasser de sa voisine et de ses chiens qui défèquent dans son jardin ; une femme devient tueuse à gages pour subvenir aux besoins de sa famille…
Qu’elles soient femmes au foyer, influenceuses, trafiquantes, riches ou pauvres, les héroïnes de Chiennes de garde sont déterminées à résoudre leurs problèmes par elles-mêmes, car elles savent que, s’il y a bien une chose sur laquelle elles ne peuvent pas compter, c’est sur l’aide de Dieu.

Composé de treize histoires liées, aussi féroces que fascinantes, ce premier livre de Dahlia de la Cerda décrit sans complaisance les difficultés et les dangers dus au simple fait d’être née femme au Mexique. Écrites à la première personne, ces histoires offrent au lecteur une plongée dans les différentes réalités, sociales et politiques, de ce pays. Dotée d’un talent immense pour restituer le discours de rue et d’une bonne dose d’humour noir, Dahlia de la Cerda nous rappelle que “la vie est une chienne, c’est pour ça qu’il faut ruer dans les brancards”.

Le Mexique est un énorme monstre qui dévore les femmes.
Le Mexique est un désert fait de poudre d’os.
Le Mexique est un cimetière de croix roses.
Le Mexique est un pays qui déteste les femmes.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations :
ISBN : 9782364687189
Pages : 240
Prix : 21,50€

Un véritable coup de poing qui vous laissera KO !
L'avis de Caroline V. de la librairie La Géosphère

Sicarias o universitarias, influencers o amas de casa, beatas o prostitutas: mujeres decididas a pelear antes que ser víctimas.

Las heroínas de Perras de reserva son mujeres fuertes, decididas a resolver por sí mismas sus problemas porque saben que si con algo no pueden contar es con la ayuda de Dios. Como mucho, se encomiendan al Diablo, ya que ante la perspectiva de convertirse en víctimas –usadas, explotadas o muertas– prefieren optar por la sangre ajena. Como Yuliana, la macabramente entrañable heredera al trono de un capo del narcotráfico, que no va a aceptar que sus compañeras de escuela se burlen de su look. O la adolescente que antes de dejarse arrinconar por la pobreza y el hambre se vuelve una malandrina de calle con principios, que solo desvalija a gente bien. O la bruja que recurre al Señor de las Tinieblas para que le ayude con la vecina cuyos perros hacen sus necesidades en su patio.

Sean sicarias o universitarias, influencers o amas de casa, beatas o prostitutas, las memorables protagonistas de estos relatos comparten las dificultades y los peligros derivados de haber nacido mujer, y los enfrentan con los recursos que la vida les ofrece, obligadas una y otra vez a dirimir dónde se sitúa la frontera entre el bien y el mal. Y nos cuentan sus vidas siempre en primera persona, haciéndonos parte íntima de su forma de habitar el mundo. Con un talento desbordante para reflejar el habla de la calle y no pocas dosis de humor negro, la autora mexicana Dahlia de la Cerda nos recuerda en este genial libro que «la vida es una perra, por eso hay que patearle la jaula».

 Un article de Neige Sinno de février 2024 sur l'auteure dans les Inrockuptibles (français).
“Chiennes de garde”, recueil de nouvelles de l’activiste et écrivaine mexicaine publié en 2022, est traduit en France. Installée au Mexique depuis près de vingt ans, l’autrice de “Triste Tigre”, nous dit en quoi cette voix féministe, marginale, violente, à l’humour très noir, est importante...

 

" Le Mexique est un cimetière de croix roses "
Ciudad Juarez, Mexico - Photo Liam White

 

 

23 septembre 2023

Poubelle

Sylvia Aguilar Zéleny
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Julia Chardavoine
éditions Le Bruit du Monde, 05-2023

 

Présentation de l'éditeur

Ciudad Juárez, située à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, est connue pour être l’une des villes les plus dangereuses de la planète, en particulier pour les femmes. Il s’y trouve aussi une décharge qui abrite des centaines d’habitants et une économie parallèle. À travers trois voix de femmes qui s’élèvent de ce territoire, c’est tout un monde qui nous est raconté. Une adolescente née dans la décharge, une patronne de maison close qui ne rêve que de s’en extirper et une scientifique américaine qui vient étudier les effets de cet environnement sur ses habitants. Poubelle entrelace les destins de ces femmes que seule la solidarité pourra sauver.  Tantôt tendre et poétique, tantôt bouleversant, ce texte explore une réalité inconcevable, à hauteur d’êtres humains inoubliables.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782493206626
Pages : 256
Prix : 22,00 €  

Sylvia Aguilar Zéleny est une romancière et une nouvelliste née à Hermosillo, Sonora, Mexique, en 1973. Elle a étudié la littérature hispanique à l’université de Sonora et a commencé sa carrière comme enseignante à l’Institut de technologie et d’études supérieures de Monterrey. Une partie de son œuvre a été publiée au Mexique, aux Etats-Unis, en Argentine et en Espagne. Poubelle est son premier livre traduit en France.

Basura

Estamos en Ciudad Juárez. En la periferia, Reyna regenta un prostíbulo que es refugio para muchas mujeres. En él conviven entre la desconfianza y la camaradería, y a todas Reyna les cuenta su historia. No muy lejos vive Alicia, quien tras ser abandonada de niña dos veces, asume que su futuro es vivir de los desechos. Con coraje y destreza busca entre los escombros y se vuelve la líder de un grupo de mujeres y niños. Al otro lado de la frontera, en El Paso, reside Griselda, una médico que investiga el vertedero municipal de Ciudad Juárez a la vez que se enfrenta al deterioro de la persona que la crio.
Sylvia Aguilar Zéleny es dueña de una oralidad magnífica y consigue insinuar la brutalidad más que narrarla. Basura, con dosis de suspense y momentos de inaudita ternura, explora la marginalidad, el abandono, la violencia y todo aquello que sucede en territorio fronterizo.

 

6 février 2021

La perle

Jean-Luc Cornette, John Steinbeck (scénario)
Jean-Luc Cornette (dessin)
éditions Futuropolis, 01-2019


 

Kino, est un pêcheur de perle. Il vit avec sa femme Juana et leur bébé Coyotito, au bord de l’eau en Basse-Californie, à la pointe nord-est du Mexique. Leur vie est rythmée par les gestes simples de la vie, dans un ordre immuable des choses : dormir, manger, s’occuper de leur enfant, prendre la barque, pêcher des huitres, chercher des perles. Ils vivent très modestement, mais cela leur suffit apparemment pour être heureux. Or un jour, un scorpion grimpe au plafond de la hutte, descend depuis les cordes jusqu’au berceau de Coyoyito et plante son dard dans l’épaule du bébé. L’enfant réveille ses parents avec ses pleurs. Kino tue aussitôt ce maudit insecte et il emmène sa petite famille dès l’aube, afin de consulter un docteur. Le fils du médecin les accueille sur le perron de leur villa cossue. Il répond aux indiens que le médecin n’est pas là. Car il sait que les indiens n’auront pas un centime pour le payer. Et son père, occupé à petit-déjeuner goulument dans une pièce du fond est bien d’accord avec cette manière de voir les choses. Kino s’en retourne à sa hutte en ayant compris qu’il lui faut de l’argent pour soigner son fils. Il décide alors d’aller aussitôt pêcher des perles parmi les plus belles et de les vendre. Il sait où l’on trouve les plus belles, ces perles ont fait jadis la fortune du roi d’Espagne…Jusqu’au jour où Kino pêche une perle énorme « parfaite comme la lune ». Les forces du mal se déchaînent alors contre lui. La cupidité et l’envie l’obligent à se défendre et à tuer. La perle fabuleuse n’aura été pour eux qu’une brève rêverie et un atroce cauchemar. Car on ne dérange pas si facilement l’ordre des choses.

Adapté du roman de John Steinbeck (prix Nobel 1962) qui signe avec La Perle une fable sociale noire mais lucide sur les injustices les plus révoltantes de son époque. Jean-Luc Cornette s’empare de cette histoire universelle, dans une adaptation graphique captivante au pouvoir d’évocation d’une grande intensité. 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur