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28 décembre 2024

Le livre d'Aïcha

Sylvia Aguilar Zéleny
traduit de l'espagnol (Mexique) par Julie Chardavoine
éditions Le bruit du monde, 10 - 2024

 

Présentation de l'éditeur

Patricia, jeune femme brillante et émancipée, quitte la maison mexicaine dans laquelle elle a grandi pour aller étudier à Londres. Elle y rencontre Sayeb, l’homme de sa vie. A ses côtés, Patricia s’isole peu à peu et sombre dans la dépression. Sayeb la pousse à couper les ponts avec sa famille jusqu’à ce que Patricia devienne Aïcha. Très vite, elle ne retire son voile qu’entre les murs de sa maison.
Ce roman n’est pas l’histoire de Patricia mais celle de ses proches, qui ont assisté impuissants à sa disparition et en ont subi les conséquences. Leur stupéfaction laissera la place à l’inquiétude et au besoin d’explications. C’est l’histoire de la quête d’une sœur qui veut comprendre et part à la recherche de la vérité.

Sylvia Aguilar Zéleny est une romancière et novelliste née à Hermosillo, dans l’État du Sonora, Mexique, en 1973. Elle a étudié la littérature hispanique à l’université de Sonora et a commencé sa carrière comme enseignante à l’Institut de technologie et d’études supérieures de Monterrey. Elle occupe actuellement un poste de professeure assistante au sein du master de creative writing de l’université du Texas à El Paso. Une partie de son œuvre a été publiée au Mexique, aux États-Unis, en Argentine et en Espagne. Le livre d’Aïcha est le deuxième roman de l’autrice publié en France par Le bruit du monde.

Informations
ISBN : 9782386010019
Nombre de pages : 208
Prix : 21,00 €

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

L'avis de VincentGloeckler sur Lireka
Aînée d’une famille de quatre enfants, étudiante engagée et brillante, Patricia a quitté le Mexique pour aller poursuivre ses études en Angleterre. Elle semble connaître une forme de bonheur dans une pension, au milieu d’un cercle d’étudiants, et découvre d’autres parties de la Grande-Bretagne au cours de différents voyages. Un jour, elle rencontre Sayeb, qui devient peu à peu l’homme de sa vie. Ce compagnon, pourtant, la sépare rapidement de son entourage, la poussant à s’éloigner de ses parents, l’obligeant bientôt à partager sa foi islamique et à porter le voile. Il la rebaptise Aïcha, du nom d’une femme du prophète, et se marie avec elle, avant de l’emmener en Turquie. Commence alors pour la jeune femme une vie d’enfermement, une existence cloîtrée et soumise aux violences de son mari, vouée à se transformer en cauchemar… Faute de nouvelles de cette sœur aînée, une Patricia qui porte le même prénom que la propre sœur de l’autrice, Sylvia, la narratrice, va mener enquête, interrogeant à son sujet tous les membres de son entourage familial et ses amis, jusqu’à sa logeuse de Londres. Et chacun de remuer ses souvenirs et sa perplexité, sinon sa consternation face à l’évolution de la jeune femme, l’affreux destin voilé qui semble être devenu le sien. La prose de Silvia Aguilar Zéleny est comme épurée, sans lyrisme ni fioritures, elle dit sans fard, ni exagération, l’extrême surprise, puis l’éprouvante douleur à découvrir la transformation d’une fille aimée, d’une sœur ou d’une amie, en cette femme voilée qui a perdu toute liberté de mouvement, de parole et de pensée. Cela donne un texte bouleversant, porté par le poids du chagrin d’une autrice qui réécrit ici un drame intime.

 

" A principios de los noventas, mi hermana ganó una beca se fue a estudiar a la Universidad de Londres. Ahí conoció a quien más tarde sería su esposo. Con él se fue a vivir a Turquía. Por él se cambió el nombre y se convirtió al Islam. Mi hermana, que creció oyendo a los Bee Gees, a América, a Donna Summer, adoptó una vida que en México sólo conocíamos a través de películas. Perdí a mi hermana cuando yo tenía doce años, pasé largo tiempo extrañándola y, después, preguntándome quién era. La suya es una historia que bien pudo haber ocurrido en cualquier ciudad en cualquier otro tiempo. He tenido que escribir de ella para entenderlo. Inicié escribiendo su historia, pero supongo que terminé escribiendo la mía. Yo soy, como dice Cristina Peri-Rossi, la que vivió para contarlo ". (Prólogo)

ISBN: 978-84-397-4006-3
Editorial: Literatura Random House, 2022
Páginas: 168

 

L'édition italienne illustre le thème du livre de façon plus précise et sans détour !


Un article à lire sur Le Monde, par Ariane Singer (Collaboratrice du « Monde des livres ») :
Le deuxième roman traduit de l’écrivaine mexicaine résulte d’une longue maturation. Celle qu’il lui a fallu pour se résigner à la perte de sa sœur, convertie à un islam rigoriste. Brillante, indépendante, engagée dans les mou­vements contestataires étudiants, puis dans des études doctorales d’économie, la jeune Patricia avait devant elle un avenir prometteur. Une poignée d’années après avoir quitté le domicile familial, au Mexique, pour étudier en Angleterre, la voilà ­mariée, convertie à l’islam, dotée d’un prénom musulman et le corps couvert de la tête aux pieds... Lire la suite (abonnés)

23 mars 2024

Des cendres dans la bouche

Brenda Navarro
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Sarah Mustad
éditions Mémoire d'encrier, 03-2024

 

Présentation de l'éditeur

Diego saute d’un cinquième étage. L’image est gravée dans l’esprit de sa sœur : six secondes et un corps qui s’écrase contre le sol. Elle raconte leur histoire, l'enfance au Mexique avec les grands-parents en l'absence de leur mère, les années vécues dans une Espagne qu'ils ne comprenaient pas et qui ne voulait pas d'eux. Leur séparation, alors qu'elle cherchait sa propre voie... Et le retour avec les cendres de Diego dans un Mexique bien différent de celui dont elle se souvenait.
Le voyage émotionnel de la jeune femme la confronte à son propre syndrome d’Ulysse, où ni l’aller ni le retour n’ont d’aboutissement. Une histoire de séparation et d’abandon, de mort et d’initiation à la vie, où Brenda Navarro aborde des sujets insaisissables comme l’inégalité, la xénophobie et le déplacement avec beaucoup de courage, la confirmant comme l’une des romancières les plus puissantes et les plus intelligentes de la littérature hispanophone contemporaine.

 Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-89712-926-2
Nombres de page : 241
Prix : 24,95€


Diplômée de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), Brenda Navarro est sociologue et économiste féministe. Elle détient également une maîtrise en études de genre, des femmes et de la citoyenneté de l’Université de Barcelone. Des cendres dans la bouche est son deuxième roman.

 

Ceniza en la boca


Diego salta desde un quinto piso y desde entonces esa imagen no deja de taladrarle la cabeza a su hermana: seis segundos y un cuerpo estrellándose contra el suelo. Es ella quien echa la vista atrás y cuenta la historia de los dos hermanos. Su llegada al mundo en un hogar en el que la vida nunca fue justa. Los años que pasaron en México con sus abuelos, mientras su madre se buscaba la vida en España, y era ella, aún niña, quien se hacía cargo de Diego. La etapa en Madrid, una ciudad que no entendían y que tampoco los entendía a ellos. La primera separación, cuando ella se marchó a Barcelona a abrirse camino y su hermano se quedó en el lugar que más odiaba. Y el regreso de ella, cargando las cenizas de Diego, a un México muy distinto al que recordaba.

Esta novela narra el viaje emocional de una joven que intuye las razones del suicidio de su hermano adolescente y protagoniza su propio síndrome de Ulises, en el que ni la ida ni la vuelta son realmente destino. Una historia de separaciones y abandonos, de anhelo y de rabia, de pérdida e iniciación a la vida, en la que Brenda Navarro aborda con enorme valentía cuestiones esquivas como la desigualdad, la xenofobia o el desarraigo, y que la confirma como una de las narradoras más potentes y audaces de nuestra literatura. Intenso, visceral y demoledor, Ceniza en la boca es un libro que quema y plantea la dolorosa pregunta de qué vida merece la pena ser vivida.

2 décembre 2023

Sous le soleil de Soledad

Laurence Peyrin
éditions Pocket, 03-2025
(grand format : Calman Levy, 2023)

Présentation de l'éditeur

La romancière des femmes libres
Peut-on aimer les autres quand on ne s'aime pas soi-même ? C'est la question que se pose Cassie, quand elle contemple ses presque 50 ans, ses kilos en trop, sa solitude... Des gens, elle en croise pourtant. Mais elle ne les voit pas, pas vraiment. Elle ne voit pas non plus Soledad, la vieille dame mexicaine qui s'occupe de sa maison. Quand cette dernière décède au milieu du salon, Cassie se sent un peu honteuse, encore plus en lisant sa lettre : " Quand je serai morte, ramenez-moi chez moi ".
C'est le début d'un voyage vers un nouveau soleil, une nouvelle vie peut-être...

Voici l’histoire de Cassie.
La Floride, de nos jours. Depuis qu’elle est toute petite, tout le monde appelle Cassie par son surnom, Mama Cass, comme la chanteuse pop. Elle a cinquante ans, elle est complexée par ses kilos, solitaire, désenchantée. Sa vie tourne autour du safari-alligators hérité de ses parents, qui embarque les touristes en aéroglisseur pour observer les merveilles de la nature dans les Everglades. Elle n’a qu’un ami, Oleg, qui la fait rire et supporte son caractère. Quand elle retrouve sa grande maison vide, le ménage est fait, par Soledad, une Mexicaine âgée qui travaillait déjà pour ses parents.
Un soir, Mama Cass découvre Soledad étendue sur le tapis du salon. Morte. Crise cardiaque. Qui prévenir ? En furetant, elle trouve dans un tiroir un mot de Soledad : « Mademoiselle Cassie, quand je serai morte, ramenez-moi chez moi. »
Mama Cass n’est jamais sortie de Floride. Mais elle se sent tenue de respecter ces dernières volontés. Pour la première fois de sa vie, elle va prendre l’avion, et partir pour le Yucatán, à la recherche des origines de Soledad, la Mexicaine aux yeux clairs.
 

Informations
ISBN : 9782266340144
Nombre de pages : 384
Prix : 9 €
 
 

 

 

4 juillet 2020

Les années avec Laura Díaz

Carlos Fuentes
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Céline Zins
éditions Gallimard, 07-2020 (1ere édition 2001)

Présentation de l'éditeur

« Existait-il une seule vie véritablement achevée, une seule vie qui ne fût promesse inaccomplie, possibilité latente, plus encore…? »

Dans le Mexique du XXᵉ siècle, Laura Díaz, femme libre et artiste passionnée, va vivre dans sa chair les espoirs et les désillusions d’une époque.
Le destin bouleversant de cette héroïne, qui se déploie à travers sa famille, ses amours, ses combats politiques, fait de ce roman inoubliable l’un des chefs-d’œuvre de la littérature latino-américaine.
 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782072875762
Pages : 720
Prix : 11,90 € (Folio poche)


A través de la historia de un personaje entrañable que es testigo de los acontecimientos nacionales e internacionales, en Los años de Laura Díaz Carlos Fuentes escribe la memoria del siglo xx mexicano apoyando su narración en hechos y personas que determinaron la conformación del México actual. Así, Laura Díaz y figuras de la talla de Frida Kahlo y Diego Rivera comparten aspectos centrales de la historia cultural y política del país, y nos llevan a reflexionar sobre la historia, el arte, la sociedad y la idiosincrasia de los mexicanos. De manera simultánea, Fuentes realiza un recorrido por la vida íntima de una mujer y las pasiones, los obstáculos, los prejuicios, el amor filial, las alegrías y los dolores que la conducen a conquistar su libertad propia y su personalidad creativa.
Los años con Laura Díaz es una saga familiar, originada en Veracruz, que sirve de sustento a la novela. Como nunca, Fuentes es fiel a su propósito de describirnos los caminos donde se dan cita la vida individual y la vida colectiva.


7 décembre 2019

Le lecteur à domicile

Fabio Morabito
éditions Corti, 05 - 2019

 

Présentation de l'éditeur

À Cuernavaca, près de Mexico, Eduardo se voit infliger un travail d’intérêt général original suite à un retrait de permis : faire la lecture à des particuliers. Un jour, il s’aperçoit de la mystification des frères Jiménez, à qui il lit Crime et Châtiment : Luis, invalide, s’exprime à travers Carlos, qui est ventriloque. La famille Vigil, présentée comme sourde et qui lit L’Île mystérieuse sur ses lèvres, lui a menti elle aussi : si la grand-mère est bien sourde-muette et les parents sourds, le jeune homme découvre que les enfants entendent et peuvent parler, mais se sont adaptés à leur entourage. Le seul à l’apprécier est le colonel Atarriaga… qui s’endort, bercé par le ton monocorde avec lequel il lit Le Désert des Tartares. Un jour, Eduardo découvre des poèmes d’Isabel Fraire dans un vieux livre de comptes de son père, et s’aperçoit que Celeste, analphabète, est émue par celui qu’il lui lit. Il découvrira avec stupéfaction qu’elle les connaît par cœur. Pourquoi ?

Parallèlement à ses visites, Eduardo est racketté par Güero, un ancien employé du magasin de meubles de son père qu’il a repris, lié aux narcotrafiquants, car la « ville de l’éternel printemps » où il faisait si bon vivre subit aujourd’hui la loi des cartels. 

Informations
ISBN : 978-2-7143-1221-1
Nombre de pages : 196
prix : 20 €

Condamné à lire pour autrui, un homme se retrouve manipulé, roman du Mexicain Fabio Morabito.
Un article de Philippe Lançon, Libération.

Fabio Morabito a obtenu en 2019 le prix prestigieux Villaurrutia pour Le Lecteur à domicile


El lector a domicilio

Eduardo, el protagonista de esta novela, ha cometido un delito menor por el cual ha sido condenado a un año de trabajo comunitario, que consiste en leer novelas a domicilio a personas enfermas o jubiladas. A pesar de su seductora voz varonil es incapaz de involucrarse en los libros que lee y apenas capta el sentido de las palabras que desfilan antes sus ojos. Sus oyentes se lo reprochan y las amables visitas domiciliarias se convierten en unas situaciones conflictivas que obligarán a Eduardo a cuestionarse como individuo. Atrapado entre el tedio provinciano de una ciudad eternamente primaveral y el peligro de la criminalidad imperante, se dejará arrastrar a una serie de acontecimientos siniestros que de manera totalmente imprevista lo situarán en el meollo de esa población de ancianos a los que de repente se ha visto forzado a dedicar gran parte de su vida.

Con el estilo descarnado de sus cuentos, Fabio Morábito nos ofrece una novela original y vertiginosa en donde un padre enfermo, una poeta misteriosa, una familia de sordos y un lector a domicilio entrecruzan sus destinos en una ciudad que detenta el dudoso record de ser la ciudad con más albercas en el mundo.


22 octobre 2016

Le royaume, le soleil et la mort

Trilogie de la frontière
Yuri Herrera, traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Alcoba
éditions Gallimard, 11-2016

Présentation de l'éditeur

Yuri Herrera nous ouvre les portes d’un monde fascinant et implacable : celui de la frontière qui sépare les deux rives du Rio Grande, entre le Mexique et les États-Unis. Il s’agit d’un territoire métis et changeant où l’indécente richesse des narcotrafiquants côtoie quotidiennement la misère des clandestins, où la corruption cohabite avec les plus beaux rêves, où la violence extrême se confond parfois avec le combat pour le respect et le droit. Sur les pas du chanteur Lobo, de la jeune migrante Makina et du troublant personnage surnommé l’Émissaire, nous sommes transportés d’un côté et de l’autre du fleuve par une narration exceptionnelle, qui relève souvent d’un réalisme cru mais nous offre aussi toute la beauté des mythes aztèques, des fantaisies médiévales et des contes de fées.
Cette trilogie est l’occasion de faire résonner l’une des voix les plus originales et puissantes de la littérature mexicaine contemporaine. Herrera signe ici trois romans qui ne ressemblent à aucun autre et qui posent sans nul doute un jalon dans la manière d’aborder la question des rapports conflictuels entre le nord et le sud des Amériques.

Ce volume contient : Les Travaux du Royaume / Signes qui précéderont la fin du monde / La transmigration des corps

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782072699269
Nombre de pages : 288 pages
Prix : 23,00 €

Yuri Herrera (Actopan, Mexique, 1970) est un écrivain et éditeur mexicain contemporain. Son premier roman, Trabajos del reino  (2003) a reçu le « Premio Binacional de Novela » en 2003 et le prix « Otras voces, otros ámbitos » en 2008. Son œuvre romanesque a été  traduite en dix langues et a reçu le prix Anna-Seghers en Allemagne en 2016. En plus d'être romancier, il a également écrit des essais, des nouvelles et de la littérature pour enfants. Il est actuellement professeur à l'université de Tulane, à la Nouvelle-Orléans.

L’écrivain mexicain Yuri Herrera nous propose un nouveau opus « Le royaume, le soleil et la mort » trois romans en un.
Après avoir publié indépendamment les deux premières parties de cette trilogie (en 2012 Les travaux du royaume et en 2014 Signes qui précéderont la fin du monde), les éditions Gallimard proposent l’œuvre intégrale, enrichie donc de la dernière partie intitulée La transmigration des corps. Trois courts romans qui se complètent pour montrer d’une façon tout à fait originale une certaine réalité de la frontière nord du Mexique...  Un article à lire sur Nouveaux espaces latinos

La transmigración de los cuerpos
editorial Periferica - 2013

Una epidemia paraliza el país pero propicia, a su vez, el encuentro entre una mujer deseada, La Tres Veces Rubia, y un hombre que desea, El Alfaqueque. Las palabras de éste parecen conseguir, calmar o sanarlo todo: producen fascinación. Hay algo en él de mensajero y, también, de ángel sin espada.
Su particular ética organiza el mundo, un mundo tan lleno de muerte como de contradicciones, donde por debajo de la muerte late, sin embargo, una pura vida que nada ni nadie podría enfangar de tan intensa.

Un encargo llevará a El Alfaqueque hasta personas y lugares insospechados para los lectores, más allá de tugurios y tabernas, en una suerte de trama detectivesca que a la vez se incardina en los grandes mitos de la literatura desde los clásicos griegos. Tragedia, redención, familia, sexo y muerte son las claves de una historia escrita en estado de gracia, como todas las de Yuri Herrera, y que parece tan bíblica que nadie diría que pertenece al presente.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur (en espagnol)

9 août 2009

La narrativa de Enrique Serna

Enrique Serna (1959), escritor y ensayista mexicano, estudio Letras Hispánicas en la Universidad Nacional Autónoma de México. Fue influenciado por la literatura fantástica, por Herbert George Wells, Edgard Allan Poe y Howard Philips Lovecraft y por la narrativa de Victor Hugo. Ha publicado, ensayos, cuentos, y novelas históricas, picarescas e intimistas. Tiene un estilo mordaz e irónico al escribir. En la mayoría de sus obras repite algunos personajes, como si entre ellos se conocieran o al menos se cruzaran en la calle, como si todos juntos formaran parte de una Comedia humana.La primera obra que leí de Enrique Serna fueron unos cuentos Amores de segunda mano”, su estilo irónico y sarcástico me gustó. En estos cuentos mostraba a personas asfixiadas por la Ciudad más habitada del mundo: México. Sus personajes eran víctimas de deseos, de sueños absurdos, de decepciones pero siempre buscando un sentido a su vida. Es el caso de la extranjera que decide ir a México para adoptar a un chaval que quedo huérfano durante el terremoto de 1985. Pero, sin conocer su nombre, ni nada. Como encontrar a alguien que no conocemos en una ciudad que cuenta con más de 20 millones de habitantes?
Después leí la novela El miedo a los animales en la cual utiliza como pretexto una investigación policíaca sobre el asesinato de un periodista quien escribía crónicas literarias en un periódico, lo que le sirve para describir el medio literario en México, traza las características principales de escritores mexicanos contemporáneos sin ninguna concesión, los compromisos y los “favores” que se otorgan entre amigos escritores. El personaje principal es Evaristo Reyes, un ex-periodista que se convirtió en policía, quien es el encargado de investigar e intimidar a un periodista impetuoso: Roberto Lima, quien es asesinado algunos días después. Y en este momento, Evaristo se convierte en el principal sospechoso y para probar su inocencia decide hacer su propia investigación y descubre varios asuntos de corrupción a nivel político pero también a nivel cultural.

El Seductor de la Patria”, esta novela histórica es su obra más vendida, en ella pormenoriza la vida política de Antonio López de Santa Anna, uno de los caudillos mexicanos más debatidos del siglo XIX y quien fuera varias veces Presidente de México. Serna realizó una investigación documental extraordinaria sobre la vida del caudillo, y recreó su vida en forma de novela dándole su marca personal que es su humor sutil y agudo.
En “Angeles del abismo”, segunda novela histórica y que es también picaresca, reseña la vida de los indígenas en la época novohispana, utilizando como transfondo una historia de amor entre una falsa beata y un indígena renegado. Es la historia de amor entre Crisanta Cruz y Tlacotzin, el ingenio de cada uno para sobrevivir a su condición (de mujer y de indígena) primero cada uno por su lado y después juntos. Serna describe los vicios de esta sociedad, a la inquisición, el rol de la iglesia como instrumento de control y dominación de los indígenas. Es una historia muy amena que se lee rápidamente. Una de sus mejores novelas desde mi punto de vista.
Con “Fruta Verde” cambia totalmente de registro, y pasamos a una novela intímista y con tintes autobiográficos, donde describe el amor cínico, es una excelente novela que nos da una descripción exacta de la manera de pensar y de ser de la clase media mexicana en la década de los setentas. Las historias son alrededor de tres personajes principales, Paula, Germán y Mauro, los dos primeros son madre e hijo. Por un lado, tenemos la historia de Paula, hija de exiliados españoles (republicanos por supuesto), católica y devota, el autor nos cuenta su vida desde su divorcio, la relación con sus hijos, las insinuaciones eróticas de un joven amigo de su hijo, su moral espartana; Por otro lado, tenemos la historia de Germán, joven estudiante, escritor en ciernes que conoce a Mauro, escritor homosexual que comienza a tejer las redes para seducirlo, muy a pesar de Paula. Creo que es una de las primeras novelas mexicanas, en la cual el protagonista reconoce su bisexualidad y cuenta su iniciación a esta bisexualidad.

El título del libro hace referencia a un bolero de Luis Arcaraz.
Para conocer otros libros de Enrique Serna veásen las entradas a este blog del mes de abril 2009.

ROB