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22 novembre 2025

Papillon-Tonnerre

Le serpent et la lance - Acte 4
Hub, Scénario et dessin
éditions Delcourt, 11-2025

Présentation de l'éditeur

L'enquête qui secoue la cité de Tenochtitlan sur les meurtres des jeunes filles dont les corps ont été momifiés se poursuit pour Serpent et Œil-Lance. Ils parcourent le royaume pour suivre une maigre piste mais le temps presse. Cinq-fleurs, la fille du futur souverain, est aux mains de l'impitoyable tueur et ils espèrent la retrouver vivante.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
EAN : 978-2-4130-4889-3
Pages : 115
Prix : 20,5 €

1454, Tenochtitlan, immense cité lacustre et capitale de l'empire Aztèque. Depuis quelques temps, des cadavres momifiés de jeunes filles sont retrouvés. Afin d'éviter panique, troubles et rumeurs dérangeantes, les autorités de la cité décident de dissimuler cette vérité au peuple et même à l'empereur Ahuizotl. Une enquête discrète est confiée à Serpent, haut fonctionnaire plein de morgue et cruel, tandis que parallèlement, le prêtre Cozatl demande à son ami d'enfance OEil-Lance de mener la même enquête à l'insu de Serpent, car ces meurtres rituels ont des similitudes avec certaines pratiques religieuses de son ordre. OEil-Lance et Serpent se connaissent depuis l'enfance, ils ont reçu la même éducation par le même maître, Ombre-Montagne, et entretiennent depuis ce temps des relations conflictuelles. 

50 ans avant l'arrivée des conquistadors espagnols dans l'empire aztèque, Œil-Lance et Serpent, deux personnages aux trajectoires opposées, unissent leurs forces malgré leurs différences. Cette collaboration inattendue ajoute une dimension émotionnelle à ce polar précolombien, ajoutant une dimension faite d'antagonisme et de rachat au récit principal. Le dessin de Hub met particulièrement bien en valeur la civilisation aztèque. 


 👉
L'article sur le tome 3 sur Lectures mexicaines 

👉 Lire un extrait sur le site BDGest'

👉 Le blog de l'auteur dédié à la série 

👉 Lire l'interview de l'auteur sur le site RTBF - Culture par Pierre Lambert
... Le scénariste et dessinateur Hub s’est lancé quatre ans plus tard dans un thriller aztèque avec Le Serpent et la Lance. Et en ce mois de novembre, il sort déjà le quatrième tome de son polar (sur cinq au total) de cette série à succès. "Mon album, je l’ai fini il y a quelques mois, un peu plus en avance que les autres tomes. Après, il faut toujours un certain temps pour vérifier l’orthographe, les finitions, les couleurs"...


Images copyright Delcourt & Hub


4 octobre 2025

Les sentiers d'Anahuac

Romain Bertrand (scénario), Jean Dytar (dessins et couleurs)
éditions Delcourt, 10-2025

Présentation de l'éditeur

 

Exceptionnel par sa rigueur scientifique et la qualité de sa narration graphique, cet ouvrage met en lumière la préservation, sous l'impulsion d'un seul homme, de la mémoire du peuple aztèque promise à l'anéantissement.

Au XVIe siècle mexicain, les conquistadores achèvent méthodiquement la destruction de la culture aztèque. Témoin de ce massacre culturel, le franciscain Bernardino de Sahagún conçoit un projet fou : documenter exhaustivement cette civilisation avant qu'elle ne disparaisse définitivement. Antonio Valeriano, jeune Nahua né sous la domination espagnole, devient son collaborateur essentiel. Ensemble, ils entreprennent la rédaction d'un immense recueil, véritable encyclopédie du monde aztèque. Pour Antonio, cette quête documentaire devient une redécouverte bouleversante de ses propres racines culturelles. Leur alliance improbable — le moine européen et l'Indien lettré — permet de sauvegarder des pans entiers de savoirs ancestraux, transformant une entreprise de préservation en dialogue interculturel d'une richesse exceptionnelle.

Romain Bertrand, historien spécialiste des contacts culturels, et Jean Dytar, maître de la bande dessinée historique, signent une œuvre remarquable avec la BD Les Sentiers d'Anahuac. Leur approche mêle archives espagnoles, codex mexicains et sources iconographiques mésoaméricaines pour restituer cette aventure humaine exceptionnelle en image.

Jean Dytar développe un style graphique inspiré directement des codex précoloniaux, adaptant leurs codes visuels à la narration contemporaine. Sa ligne claire et précise traduit l'esthétique des manuscrits aztèques tout en conservant l'expressivité nécessaire au récit. Les personnages, stylisés, mais intensément humains, évoluent dans une palette chromatique sobre qui évoque la texture du parchemin ancien. La composition alterne intelligemment entre séquences dialoguées classiques et doubles-pages documentaires, intégrant cartes, schémas explicatifs et reproductions de manuscrits.


La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
ISBN : 9782413082583
Pages : 160
Prix : 34,95€

💥 Après plusieurs tours de scrutins et de débats enthousiastes, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée a décerné son Grand Prix de la critique ACBD 2026 à Les sentiers d’Anahuac de Romain Bertrand et Jean Dytar, publié par les éditions Delcourt. 
Romain Bertrand et Jean Dytar livrent l’une des BD les plus abouties et pertinentes de l’année 2025. Dans Les sentiers d’Anahuac, ils reviennent sur l’époque charnière de la conquête de l’Amérique centrale par l’espagnol Cortès. Ils retracent le sacerdoce d’un indigène autochtone qui consacre sa vie à la constitution d’un codex détaillant sa propre culture précolombienne, sous l’égide d’un prêtre franciscain. Lire l'article sur le site de l'ACBD.

💥 A l’issue d’un scrutin assez serré, l’album Les Sentiers d’Anahuac, de Jean Dytar et Romain Bertrand, remporte le Prix Cases d’Histoire 2025. Les auteurs y décrivent la vie du missionnaire franciscain Bernardino de Sahagun, venu au Mexique au début du XVIe siècle pour évangéliser le pays. L’intérêt de s’attacher aux pas de ce personnage tient dans le fait qu’il profite de son très long séjour en Amérique pour rédiger une proto-Encyclopédie, dont le but est de consigner les traditions des autochtones, en passe de disparaître suite à la conquête espagnole. Une bande dessinée aussi passionnante sur le fond que subtile sur la forme. Lire l'article sur le site Cases d’Histoire.


 👉 Lire un extrait sur le site de l'éditeur 

👉 Voir la présentation, les sources visuelles, les dialogues, la bibliographie sur le site de Jean Dytar 





Anáhuac : Plateau volcanique des environs de Mexico. C'était, pour les précolombiens, le pays de Tenochtitlán. Par la suite, le nom a parfois été appliqué abusivement à l'ensemble du plateau mexicain.
(Larousse)
 
👉 Lire une avant-critique de Benjamin Roure (payant) sur le site LivresHebdo
Dans la Nouvelle-Espagne conquise par Cortés, un temps nommée Empire aztèque et aujourd'hui Mexique, le jeune Antonio Valeriano observe la percussion de deux mondes, celui de ses origines et celui des Européens...

👉 Lire  la chronique de A. Perroud sur le site BDGest'
...Auteur inclassable se renouvelant à chaque nouvelle BD, Jean Dytar s’est associé à l’historien Romain Bertrand pour raconter cet épisode peu connu de la conquête espagnole. Évidemment, narrer frontalement et classiquement cette anecdote qui se déploie sur des décennies aurait été trop simpliste ou limitatif pour le dessinateur. À la place, il a tissé un récit multi-focal, mêlant roman d’apprentissage et de compagnonnage, anthropologie et fable universelle. De plus, il évite soigneusement d’occulter la complexité et la dureté des enjeux en place (génocide culturel, colonisation, sources historiques orientées, etc.) grâce à un scénario qui prend le temps d'aborder les différents points de vue d’une manière à la fois complète, sensible et accessible. Le sujet est sublimé par le traitement graphique d’un des artistes les plus détonants du Neuvième Art. Les planches passent du réalisme, façon gravure sur bois en N&B, quand il s’agit de dépeindre les Occidentaux à un traitement tout en rondeurs et en couleurs tirés des Codex pour les Mexicas. Somptueux visuellement, passionnant formellement, profond et provocateur à sa manière, Les sentiers d'Anahuac s’avère être un trésor d’inventivité utilisant pleinement tous les outils narratifs propres à la bande dessinée. Impressionnant et indispensable...

👉 Lire la chronique de Gilles Ratier sur BDzoom.com
Passionné par l’Histoire et ses faits méconnus, l’humaniste responsable de « La Vision de Bacchus », de « Florida » ou des « Illuminés » s’est acoquiné avec un très sérieux historien (Romain Bertrand, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales), afin que l’on entende la parole des Nahuas du Mexique colonial. Pour ce faire, dans cette très réussie démarche expérimentale d’écriture à quatre mains, les deux auteurs nous racontent la vie, après l’invasion espagnole, d’un prêtre franciscain qui, aidé par un Indien converti, a consacré un demi-siècle à l’établissement du Codex de Florence : quasiment 2 500 pages — et autant de dessins — pour préserver la souvenance du peuple aztèque promise à l’anéantissement. Venu au Mexique pour faire triompher la foi chrétienne en 1529, soit huit ans après la fin de la Conquête, le franciscain espagnol Bernardino de Sahagún constate et déplore la destruction systématique, par les conquistadores, de la culture précolombienne....

👉 Lire la critique de Baptiste Lépine sur Avoir-Alire
Découvrir Les Sentiers d’Anahuac au moment où l’on termine Azteca de Gary Jennings peut relever de la coïncidence pour le lecteur, mais il est clair qu’elle n’en est pas une pour Romain Bertrand. Celui-ci a nettement évoqué ses sources historiques pour mettre sur pied une œuvre potentiellement aussi importante que celle de l’auteur américain, car en prenant appui sur les mêmes idées, il y ajoute de nouvelles études qui mettent encore davantage en valeur le pouvoir et la présence des peuples autochtones, malgré l’entreprise de colonisation imposée par les Espagnols dans les années qui suivent la Conquista. De fait, c’est clairement cette génération, incarnée ici par Antonio Valeria - personnage historique puissant mais dont les annales gardent un certain mystère, exploité au mieux par l’auteur - que se concentre ce récit. Il s’agit de montrer la violence d’un déracinement qui intervient très vite, très violemment, et porte ses fruits sur une large partie de la population. Au milieu de cet effort autoritaire, la volonté du père Bernardino de Sahagun fait figure de lumière au milieu de l’obscurantisme, et la fascination ambivalente qu’éprouve cet homme vis à vis de la culture aztèque (ou mexica si l’on veut être précis) est ce qui va permettre d’en sauver une partie. 
 
👉 Lire la chronique de Jean-Laurent Truc sur Ligne Claire
...La composition graphique est remarquable appuyée sur un format large. Jeu de couleurs pour certains, noir et blanc, Antonio et Juanito sont eux-aussi des passeurs de relais, celui de la mémoire. Le bouquin se lit, se regarde, se découvre avec surprise. On se laisse envoûter, pris au piège de ce voyage dans l’oubli, cette enquête hors normes qui a duré 50 ans sur le codex dit de Florence,  sur ce monde disparu grâce au père Bernadino et ses traducteurs indiens. Une vraie somme...
 
 👉 Lire l'article de Tristan Martine dans la revue L'Histoire
... Jean Dytar réinvente les codes du genre de la bande dessinée historique à chaque album, adaptant ce médium à ses différents projets, qu'il s'inspire directement des miniatures persanes pour mettre en images l'Iran du XIe siècle avec Le Sourire des marionnettes (2009), ou qu'il décortique les différents témoignages sur l'affaire Dreyfus dans #J'Accuse... ! (2021), objet hybride entre bande dessinée, presse illustrée de la fin du XIXe siècle et dispositifs médiatiques contemporains. Pour la première fois, il s'associe à un historien, Romain Bertrand, et nous plonge dans le Mexique espagnol de la seconde moitié du XVIe siècle. Les deux auteurs se sont découvert une curiosité commune pour Bernadino de Sahagún, un missionnaire qui s'était donné pour projet de décrire et de comprendre un monde disparu : l'Anahuac, le pays des Aztèques, consumé par les flammes de la conquête...
 
 👉  Les Aztèques, du codex à la bd, À propos de Romain Bertrand et Jean Dytar, Les Sentiers d’Anahuac, par Damien Larrouqué, Julien Le Mauff,article à lire sur La vie des idées
... Salué par le mensuel L’Histoire et lauréat du prix Cases d’histoire, cet album intitulé Les Sentiers d’Anahuac participe d’un genre désormais installé et qui, loin d’un simple souci de vulgarisation, explore différemment l’histoire par de nouvelles propositions narratives et visuelles. Il n’est en pas moins triplement original : par son sujet d’abord, qui porte sur les premières années de la colonisation du Mexique, par son ambition ensuite, qui consiste à faire l’histoire d’une relecture historiographique, par sa maîtrise technique et virtuosité graphique enfin....

👉 A écouter : Série « Le Méxique, la musique et le monde » 
Sur le haut plateau d'Anahuac - Lundi 29 juin 2020 - Une émission de France Musique





4 mai 2024

Serviteur des Enfers

Aliette de Bodard
traduit de l'anglais par Laurent Philibert-Caillat
édition Mnémos, 03-2024

 

Présentation de l'éditeur

 

1480. Tenochtitlan (Mexico), capitale de l’empire aztèque. Acatl, grand prêtre des morts, s’entaille le lobe des oreilles pour fournir le « sang vif » nécessaire au service funéraire… La routine ! Pendant ce temps, une liaison interdite est sur le point de se nouer entre Eleuia, prêtresse aussi ambitieuse qu’imprudente, et Neutemoc, guerrier jaguar issu de l’élite des combattants et frère du grand prêtre ; mais lorsque Eleuia disparaît, laissant derrière elle des traînées de sang et des traces magiques, Neutemoc est évidemment suspecté.
Roman de fantasy historique passionnant, aux personnages à la fois si lointains et si proches, Serviteur des Enfers fait revivre un monde précolombien riche et complexe, où le plus haut degré de civilisation contraste avec des pratiques sacrificielles omniprésentes. Découvrez l’empire aztèque en suivant l’enquête magico-policière d’Acatl, prêtre-détective pris entre démêlés familiaux, intrigues de cour et créatures démoniaques !

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-38267-110-8
Nombre de pages : 400
Prix : 22,50€

Serviteur des Enfers est le premier tome des Chroniques aztèques. Il a été publié en 2011 sous le titre D'obsidienne et de sang. les 2 tomes suivants ne sont pas encore traduits en français.

L'auteur
Née le à New York, Aliette de Bodard est une autrice française de science-fiction et de fantasy. Bien que le français soit sa langue maternelle, elle écrit en anglais. Elle est polytechnicienne, ingénieure dans une grande entreprise française. Elle a été nominée une quarantaine de fois aux prix littéraires anglo-saxons les plus réputés et en a obtenu quatorze. En 2015, elle est lauréate du prix British Science Fiction du meilleur roman et du prix British Science Fiction de la meilleure fiction courte.

6 janvier 2024

Le Cinquième Soleil

Camilla Townsend
traduit de l'anglais par Sylvie Taussig
éditions Albin Michel, 01-2024

Présentation de l'éditeur


L’Histoire, on le sait, est toujours écrite par les vainqueurs. C’est le cas notamment de la conquête de l’empire aztèque, entreprise en 1519 par Hernán Cortés, et racontée à de multiples reprises mais toujours du point de vue des Espagnols. Or les autochtones, initiés à l’alphabet romain par les missionnaires, ont eux aussi consigné leur histoire dans leur propre langue, le nahuatl.
C’est en s’appuyant sur ces sources, jusqu’alors peu exploitées, que Camilla Townsend met un terme à la légende dorée des conquistadors et au stéréotype des sauvages assoiffés de sang. À partir de leurs écrits, elle retrace l’incroyable histoire des Aztèques du XIIIe au XVIIe siècle. Cette civilisation fascinante a été à l’origine d’une cité fabuleuse et sans équivalent à l’époque, Tenochtitlan, qui deviendra plus tard Mexico. Contrairement à ce que l’on a longtemps considéré, elle a su s’adapter et développer des technologies nouvelles pour survivre à l’invasion espagnole.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
EAN : 9782226460295
Nombre de pages : 416
Prix : 26,90 €


Camilla Townsend, diplômée de Bryn Mawr College et de Rutgers University où elle enseigne aujourd’hui l’histoire, est spécialiste de l’Amérique précolombienne et du nahuatl. Le Cinquième Soleil a été récompensé en 2020 par le prestigieux Cundhill History Prize.


« Le Cinquième Soleil », de Camilla Townsend : les Aztèques par eux-mêmes
Des chroniques aztèques méconnues permettent de reconstituer leur version de l’histoire. Ce que fait l’historienne américaine dans un éclairant essai. Un article de François Otchakovsky-Laurens à lire sur Le Monde (abonnés).

11 novembre 2023

Le serpent et la lance

Acte 3 - Cinq-Fleurs
Scénario : Hub, dessin : Hub & Emmanuel Michalak
éditions Delcourt, 11-2023

 

Présentation de l'éditeur

 

1454, empire aztèque, une série de meurtres ébranle le pouvoir.
Le conseiller du souverain informe son fils sur son lit de mort qu'il doit se tenir prêt à reprendre cette fonction honorifique. Mais cette lourde charge ne souffre pas de passer au second plan. Or, ce fils recherche sa fille disparue, Deux-Fleurs, et plus de quarante momies ont été retrouvées aux quatre coins du royaume. Le tueur de jeunes filles court toujours...

Informations
ISBN : 9782413048886
Nombres de pages : 106
Prix : 19,99€

Le cadre général de l'histoire
A lors que l’empire aztèque est en proie à la famine et que les sacrifices humains se multiplient, trois garçons naissent à Tenochtitlan. Malgré leurs origines sociales différentes, le destin va les réunir. Des années plus tard, une jeune fille disparaît dans un champ, tandis qu’ailleurs, des enfants découvrent une étrange momie, énucléée et le visage blanchi, accrochée à un cactus. Ce ne sont pas les premières et le gouverneur craint que la rumeur se répande dans la population. Aussi décide-t-il de mandater l’achcauhtin* Serpent pour y mettre un terme ; par tous les moyens. Présent lors du conseil, Cozatl, grand-prêtre de Tlaloc, qui ne connaît que trop bien les méthodes de son ancien condisciple, craint une justice expéditive. Surtout, il est troublé par les similitudes entre le mode opératoire des crimes et les pratiques sacrificielles de sa confrérie. Il envoie donc des messagers à la recherche de son ami Œil-Lance, un commerçant, qui pourrait l’aider à éclaircir cette affaire. Mais ce dernier n’a pas vraiment envie de s’en mêler et le temps est compté. Chronique de M. Natali sur BD'Gest

© Hub –éditions Delcourt

la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Lire 11 planches sur le site BD'Gest

Où l'on retrouve l'incontournable Mictlantecuhtli,
déjà vu chez Christophe Bec dans Sanctuaire
© Hub –éditions Delcourt

Ci-dessus, Mictlantecuhtli tel qu'il est représenté en une statuette visible au musée d'anthropologie de Xalapa (Vera-Cruz, Mexique)

Ci-dessous, Hub s'est inspiré d'une autre représentation de Mictlantecuhtli que l'on peut voir au musée national d'anthropologie, à la Ciudad de Mexico

Magnifique illustration réunissant Mictlantechtli et un glyphe aztèque
© Hub –éditions Delcourt

La page dédiée à la série sur le site de l'auteur.

2 avril 2022

Cortés, série en deux tomes

La guerre aux deux visages
Cortés - tome 1/2

Christian Chavassieux (scénario), Cédric Fernandez (dessin)
éditions Glénat, 04-2022

Présentation de l'éditeur

Au début du XVIe siècle, les dettes accumulées par la couronne espagnole poussent Charles Quint à lancer de nouvelles expéditions au cœur du Nouveau Monde. Pour cette mission, c’est le plus fou, le plus audacieux et le plus ambitieux des hidalgos de La Havane qui est désigné : Hernàn Cortès. À quelques centaines de kilomètres, dans la capitale de Tenochtitlan, l’empereur Moctezuma II apprend sans surprise l’arrivée de ces troupes étrangères venues par vaisseaux. Il sait que la rencontre est inévitable, mais certains éléments lui échappent. Ces étranges aventuriers ne sont pas suffisamment nombreux pour constituer une menace, alors que veulent-ils ? Comment-devra-t-il les traiter lorsqu’il finira par les rencontrer ? 

Diptyque plein d’aventures, de romances, de trahisons et de grand spectacle, Cortès conte dans son premier tome la conquête de l’Empire aztèque par les conquistadors de Cortès. Dans leur récit, Cédric Fernandez et Christian Chavassieux équilibrent les points de vue et exposent autant les déboires de Cortès que les difficultés de l’empereur aztèque à maintenir l'ordre et la sérénité sur son territoire.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur, avec un extrait à découvrir

copyright éditions Glénat


Informations :
EAN : 9782344044131
Nombre de pages : 64
Prix : 15,50 €


Au cœur du monde unique
Cortés - tome 2/2

Christian Chavassieux (scénario), Cédric Fernandez (dessin)
éditions Glénat, 02-2024

Le maintien de la domination espagnole sur l'empire aztèque est récente et fragile. Dans la capitale, les Espagnols et les Aztèques se côtoient, dans une défiance mutuelle. C'est le charisme des deux figures d'autorité : Moctezuma et Cortés, qui assurent la paix. Grâce à La Malinche, Cortés se familiarise progressivement avec les rites et les croyances des peuples alliés ou ennemis, et apprend le nahuatl. Il doit à tout prix conserver son autorité menacée, y compris parmi ses hommes où il y a quelques agents du gouverneur Velasquez. Ce dernier, toujours en embuscade, joue sa propre partition et envoie ses troupes pour raisonner Cortés. Mais Cortès a aussi fort à faire avec la contestation autochtone. Des aztèques ont massacré ses hommes dans sa garnison de Veracruz. En réaction, il fait prisonnier Moctezuma. Bientôt, il va devoir laisser Mexico pour contrer l’expédition punitive montée par Velasquez. Il confie la cité à Pedro de Alvarado. Hélas, Pedro va provoquer un véritable massacre parmi la jeune noblesse aztèque, plongeant la capitale dans le chaos… La grande bataille entre Cortés et ses alliés, si peu nombreux, et l'immense armée de Cuitlahuac, le frère de Moctezuma approche.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur, avec un extrait à découvrir

Informations :
EAN : 9782344055977
Nombre de pages : 56
prix : 14,95 €


11 décembre 2021

Le rêve de Malinche

Pablo Aubadell (dessins) Gonzalo Suàrez (scénario)
Éditions de La Cerise, 09-2021

 

Présentation de l'éditeur

 

Fable tragique sur la chute de l’empire aztèque, ce récit à plusieurs voix se concentre sur la figure mystérieuse de la Malinche, esclave offerte par les mayas au conquistador espagnol Cortès, qui devint rapidement sa femme, son interprète et sa conseillère diplomatique. Son rôle historique, aussi crucial qu’ambigu, procède de l’étrange situation de sa parole, intermédiaire entre deux mondes qui ne peuvent - ou ne veulent - pas se comprendre. Pablo Auladell magnifie par son trait charbonneux et envoûtant ce texte du cinéaste et écrivain Gonzalo Suárez.

 

Roman graphique

La fiche du livre sur le site de l'éditeur
Une preview sur le site BDgest

Vue de Tenochtitlan - Extrait du site de l'éditeur

A propos de La Malinche
Les historiens s'accordent à dire que la Malinche (Malinalli de son nom nahuatl) naquit au début du XVI siècle dans une famille noble aztèque. Son père meurt lors de son enfance. Sa mère se remarie alors et donne naissance à un garçon. Afin que ce dernier soit l'unique héritier, la petite fille est vendue à des commerçants de passage. Elle quitte sa région natale qu'est Veracruz et devient alors l'esclave d'un chef militaire de la région de Tabasco où elle apprend les dialectes mayas.
Suite à une bataille perdue, elle est offerte à Cortés comme butin avec métaux précieux et esclaves. Découvrant ses talents linguistiques, la Malinche, baptisée Doña Marina, devient interprète puis amante de Cortés. Elle joue un rôle stratégique lors de la conquête en tant qu'interprète, mais aussi en tant que conseillère de Cortés qui écrira "Après Dieu, nous devons la conquête de la Nouvelle Espagne à Doña Marina". Certains historiens n'estiment pas son rôle déterminant lors de la conquête espagnole, attribuant un rôle bien plus important à la supériorité militaire des Espagnols et à la variole.
Bien qu'elle soit détestée par de nombreux Mexicains, elle reste la mère du premier d'entre eux, reconnu comme tel. Elle donna à Cortés un fils baptisé Don Martin Cortés Tenepal qui devint le premier de la lignée métisse, mélange de sang espagnol et indien. La Malinche demeure un nom associé à la trahison. De là est d'ailleurs né le terme malinchismo qui signifie préférer l'étranger au national.
Lire l'article dans son intégralité
(source : Charlotte Morvan, lepetitjournal.com/mexico, 2013)

9 octobre 2021

Quetzalcoatl - Bande déssinée en 7 tomes de Mitton

Avec Quetzalcoatl, qui signifie "Le Serpent à plumes", Jean-Yves Mitton nous raconte avec passion les derniers jours de l'empire aztèque, dont la cruauté trouvera son pendant dans la violence aveugle des conquistadors espagnols. Le destin tragique de Maïana, "Deux fleurs de maïs", est le thème de cette série au titre évocateur.On y croise l'empereur Moctezuma, le conquistador Hernan Cortés, les villes de Tenochtitlan, Veracruz, les mythologies des peuples du Mexique et l'inquisition. Les 7 tomes ont été publiés entre 1997 et 2008.

Toutes les couvertures et résumés © Glénat sont issus du site de l'éditeur.
Les 4 premiers tomes ont fait l'objet d'une ou plusieurs rééditions. A voir sur le site Bd-Gest.


Deux fleurs de maïs - Tome 1
Jean-Yves Mitton
(dessins et scénario)
éditions Glénat - 04/1997 (pour la 1ère édition)
Pourquoi le Padre Enrico Segura, mandaté à Vera Cruz pour le procès d'une jeune sorcière hérétique, Maïana, a-t-il finalement choisi de la défendre ? Est-ce à cause de sa force de caractère ? De son charme ensorcelant ? Des nombreuses souffrances qu'elle dut endurer entre 1519, qui marque le début de son calvaire en plein empire aztèque, et 1525, moment où elle doit être jugée ? Toujours est-il que son destin exceptionnel, à mi-chemin entre celui d'une sainte et celui d'une putain, témoigne d'une vie hors du commun.

 

La montagne de sang - Tome 2
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 10/1997 (pour la 1ère édition)

Alors que la révolte gronde à Vera Cruz, le Padre Enrico Segura continue d'écouter la confession de la belle Maïana, enfermée dans une prison espagnole. La jeune Indienne revit avec effroi l'incroyable holocauste auquel elle a assisté : les prêtres aztèques ont sacrifié tous les siens sur l'autel de leurs dieux sanguinaires... Désormais un seul but compte pour elle : se venger de ce crime abominable en assassinant Moctezuma, l'empereur aztèque !


 

 

Les cauchemars de Moctezuma - Tome 3
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 11/1998 (pour la 1ère édition)

La belle Maïana est enfermée dans une prison espagnole. Elle a échappé par miracle au sacrifice de milliers d'esclaves, immolés sur l'autel du dieu Quetzalcoatl, et décide de se venger en assassinant son incarnation terrestre : l'empereur Moctezuma. A le côtoyer, elle découvre un homme débonnaire, dominé par les prêtres et les superstitions. Mais l'arrivée d'une comète et un tremblement de terre ravivent les peurs de cet homme faible et le transforment en tyran prêt, une nouvelle fois, à commander le plus terrible des sacrifices ...


 

 

Le Dieu des Caraïbes - Tome 4
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 05/2000 (pour la 1ere édition)

1519. La peur du retour de Quetzalcóatl hante la capitale de Moctezuma. Les signes maléfiques se multiplient et les anciennes prophéties se réalisent, jusqu'à cette nuit de panique ou la comète Xocomexochitla, ultime présage du dieu Serpent-à-plumes déchire le ciel et les cœurs aztèque plus cruellement qu'une lame d'obsidienne. Terrorisé, l'empereur s’enferme dans ses cauchemars et demande toujours plus de sacrifices en entrainant sa première favorite Maïana dans sa déchéance. Mais la jeune Mixtèque, rebelle et obstinée s'enfuit alors vers les sierras de l'est à la rencontre de Quetzalcóatl, ce dieu vengeur venu des caraïbes.

 

 

La putain et le conquistador - Tome 5
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 04/2003

1519. Pour ce venger de l’empereur Moctezuma qui a fait massacre topus les siens sur la grande pyramide de Tenochtitlan, Maïana Xochitla s'enfuit de la capitale aztèque afin de réaliser la prophétie apocalyptique qui hante tous les peuples mexicains : retrouver et ramener le dieu Quetzalcóatl sur le trône impérial d’où il fut chassé jadis. ainsi la vengeance du Serpent à plumes sera t-elle confondue avec celle de la jeune mixtèque désormais surnommée la Malinche. Le Padre Enrico Segura qui s'occupe de Maïana et qui écoute sa longue confession est toujours à son chevet. Il est persuadé que si la jeune femme dévoilait l'emplacement caché du trésor de Moctezuma, la Sainte Inquisition la laisserait en paix et elle pourrait échapper aux flammes du bûcher. Au lieu de cela, et risquant ainsi la mort, Maïana poursuit le récit de ses incroyables aventures, de son destin si particulier, à mi-chemin entre celui d'une sainte et celui d'une putain.

 

La noche triste - Tome 6
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 08/2005

Cette nuit du 25 janvier 1525 recouvre les rues nouvellement sorties de terre de Vera Cruz. Cependant, elle ne parvient pas étouffer les cris de Maïana suppliciée. La Sainte Inquisition veut lui extorquer des aveux, la condamner pour hérésie et sorcellerie. Mais dans les faits, les inquisiteurs avides cherchent seulement à connaître l'emplacement du trésor caché de Moctezuma Torturée, brisée, la jeune Indienne garde pourtant le silence. Le Père Enrico Segura, le frère Tancrède, même l'évêque, émus de son calvaire, tentent d'en apaiser les souffrances. Et c'est à eux qu'elle confesse une vie de tragédie et de rédemption, à mi-chemin entre la sainteté et la damnation. Elle leur raconte alors sa rencontre avec le commandant Cortez six ans auparavant. Elle l'a attiré dans ses filets en lui faisant miroiter puissance et richesse, l'or de Moctezuma ! Il l'a sortie des geôles et a fait d'elle une dignitaire de son peuple. Maïana se souvient aussi comment il a maté les prémices d'une rébellion en sabordant les bateaux qui auraient pu les ramener sur le Vieux Continent. La Malinche se souvient de cette vie, pas si lointaine, mais qui déjà n'est plus. Jean-Yves Mitton nous distille bribe par bribe l'histoire de la Conquête d'un monde fondé sur la trahison, le mensonge et les croyances manipulées des peuples indiens.

 

Le secret de la Malinche - Tome 7
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 02/2008

Le dénouement très attendu de la grande saga aztèque de Jean-Yves Mitton. 1525. Villa rica de la vera cruz. La révolte couve, et les prisonniers torturés par les Espagnols souffrent. Une jeune femme plus particulièrement : Maïana Xochitla, accusée d'hérésie, et dont l'Inquisition espère qu'elle lui révélera l'emplacement du formidable trésor de l'empereur aztèque Moctezuma, dont elle fut la maîtresse. Le courage chevillé à l'âme, Maïana résiste toujours, malgré les sévices. Et continue à raconter à son confesseur, l'Inquisiteur humaniste Segura, sa terrible histoire, rouge comme la guerre et le sang des hommes. Des hommes qu'elle séduisit pour survivre, et qui de Moctezuma au conquistador Cortes, firent d'elle une légende, à la fois sainte et putain, témoin privilégié et horrifié de la grande barbarie des années de “conquista”.

17 avril 2021

La troisième balle

Leo Perutz
traduit de l'allemand par Jean-Claude Capèle
éditions Fayard, 11-1987

Présentation de l'éditeur
En 1519, Fernand Cortez marche sur Tenochtitlán, l'actuelle Mexico, et obtient la soumission de l'empereur Montezuma. Si le conquistador parvient à s'emparer du trésor des Aztèques, non seulement tout le Nouveau Monde mais une grande partie de l'Europe vont tomber sous la coupe de Charles Quint, c'est-à-dire de l'Espagne et de l’Église catholique. Un seul homme peut encore renverser le cours des événements: le rhingrave Grumbach, Allemand luthérien prêt à s'allier au Diable pour combattre l'Inquisition abhorrée. Or Grumbach ne dispose que d'une arquebuse et de trois balles: il destine l'une à Cortez, l'autre au duc de Mendoza, qui a enlevé sa bien-aimée, la jeune Indienne Dalila; quant à la troisième...
En relatant l'épopée de Cortez, Leo Perutz, dans ce roman baroque écrit en 1915, alors qu'il se remet d'une grave blessure reçue au front, inflige à l'Histoire la première de ces égratignures ou " alternatives ", reflets d'un scepticisme historique profond, qui, jointes à une véritable science de la composition et à une certaine jubilation de l'écriture, signeront toutes ses œuvres à venir.