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28 septembre 2024

Les Dieux de jade et d'ombre

Silvia Moreno Garcia
traduit de l'anglais par Olivier Debernard
éditions Bragelonne, 01 - 2024

Présentation de l'éditeur

Mexique, années 1920. Le Jazz Age bat son plein, mais Casiopea Tun est trop occupée à récurer les sols de la maison de son richissime grand-père pour répondre à son appel. Elle rêve pourtant d’une vie loin de sa petite ville du sud du Mexique. Une vie dont elle serait maîtresse.

Cet avenir semble aussi inaccessible que les étoiles jusqu’au jour où elle découvre un mystérieux coffre en bois dans la chambre de son grand-père. C’est ainsi qu’elle libère – bien malgré elle – l’esprit d’un dieu de la mort maya. Un dieu qui lui demande de l’aider à récupérer le trône qui lui a été volé par son traître de frère. Un échec signifierait la mort, mais réussir permettrait à Casiopea de réaliser tous ses rêves…

En compagnie de ce dieu étrangement séduisant, et usant de son esprit aiguisé, Casiopea se lance dans un périple à travers son pays, des jungles du Yucatán aux lumières éblouissantes de Mexico… en passant par les noires profondeurs du monde des morts maya.

Informations
ISBN : 979-10-281-1235-6
Nombres de pages : 312
Prix : 12,99 €

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur


 


4 mai 2024

Serviteur des Enfers

Aliette de Bodard
traduit de l'anglais par Laurent Philibert-Caillat
édition Mnémos, 03-2024

 

Présentation de l'éditeur

 

1480. Tenochtitlan (Mexico), capitale de l’empire aztèque. Acatl, grand prêtre des morts, s’entaille le lobe des oreilles pour fournir le « sang vif » nécessaire au service funéraire… La routine ! Pendant ce temps, une liaison interdite est sur le point de se nouer entre Eleuia, prêtresse aussi ambitieuse qu’imprudente, et Neutemoc, guerrier jaguar issu de l’élite des combattants et frère du grand prêtre ; mais lorsque Eleuia disparaît, laissant derrière elle des traînées de sang et des traces magiques, Neutemoc est évidemment suspecté.
Roman de fantasy historique passionnant, aux personnages à la fois si lointains et si proches, Serviteur des Enfers fait revivre un monde précolombien riche et complexe, où le plus haut degré de civilisation contraste avec des pratiques sacrificielles omniprésentes. Découvrez l’empire aztèque en suivant l’enquête magico-policière d’Acatl, prêtre-détective pris entre démêlés familiaux, intrigues de cour et créatures démoniaques !

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-38267-110-8
Nombre de pages : 400
Prix : 22,50€

Serviteur des Enfers est le premier tome des Chroniques aztèques. Il a été publié en 2011 sous le titre D'obsidienne et de sang. les 2 tomes suivants ne sont pas encore traduits en français.

L'auteur
Née le à New York, Aliette de Bodard est une autrice française de science-fiction et de fantasy. Bien que le français soit sa langue maternelle, elle écrit en anglais. Elle est polytechnicienne, ingénieure dans une grande entreprise française. Elle a été nominée une quarantaine de fois aux prix littéraires anglo-saxons les plus réputés et en a obtenu quatorze. En 2015, elle est lauréate du prix British Science Fiction du meilleur roman et du prix British Science Fiction de la meilleure fiction courte.

16 avril 2022

Le Codex borbonicus

Sylvie Peperstraete et
José Contel
éditions Citadelles & Mazenod - 2022

 

Présentation par l'éditeur

Parmi les quelques codex de tradition aztèque retrouvés, le Codex Borbonicus compte parmi les plus précieux. Témoignage essentiel de la civilisation du Mexique ancien, il a été acquis par l’Assemblée nationale en 1826, d’où son nom de Borbonicus – en référence au palais Bourbon où il est désormais conservé. Daté du début du XVIe siècle, il présente les trois grands cycles temporels du calendrier aztèque : Le tonalpohualli, « le compte des jours-destins » et ses 260 jours ; le xiuhpohualli et le xiuhmolpilli, correspondant au siècle mexicain. Écrit par les plus grands spécialistes de la culture mésoaméricaine sous la direction de Sylvie Peperstraete et José Contel, le livre de commentaires illustré accompagnant le fac-similé offre les clés de compréhension de cet extraordinaire chef-d’œuvre.

Tous les détails du livre sur le site de l'éditeur. 

 

La page wikipédia dédiée au Codex Borbonicus
Le codex Borbonicus est un manuscrit mésoaméricain peint sur du papier d'amate(*) et plié en paravent. Ce document pictographique de tradition nahua servait de rituel divinatoire, mais aussi de diurnal pour la célébration des fêtes religieuses. Si sa date d'exécution exacte demeure inconnue, elle est néanmoins estimée aux alentours de la conquête espagnole du Mexique, c'est-à-dire entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. De la sorte, il n'est pas possible d'affirmer avec certitude s'il s'agit d'un authentique codex préhispanique ou alors, à contrario, d'un ouvrage colonial. Le codex Borbonicus tient son nom du Palais Bourbon où il est conservé dans les collections de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale sous la cote Y120. Parmi les quelques codex d’origine aztèque retrouvés, ce manuscrit est l’un des héritages les plus précieux qui ait pu être préservé. Lire la suite.

Aperçus de quelques planches sur le site de la fondation FAMSI.


Planches 21 et 22
Les 2 fois 26 groupes d'images symbolisant les 52 années solaires du "siècle" mésoaméricain. La lecture, qui part d'en bas à gauche de la planche 21 et se poursuit sur la suivante dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, commence avec le signe 1-Lapin, puis 2-Roseau, 3-Silex et 4-Maison. La même série de 4 glyphes reprend alors avec 5-Lapin, 6-Roseau, 7-Silex, 8-Maison, et jusqu'à 13-Lapin. Ensuite, la numérotation recommence avec le chiffre 1.
Chaque glyphe "Porteur d’années" est représenté 13 fois.
Par Auteur inconnu
Codex Borbonicus from the Loubat collection :
http://www.famsi.org/research/loubat/Borbonicus/thumbs0.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=89056486

 

* Amate. Dans certaines civilisations anciennes, le papier a eu une grande importance dans les cérémonies religieuses et dans le domaine spirituel. Au Mexique, les Mayas et les Aztèques ont également utilisé le papier dans ce même but. Le papier indigène aztèque reçoit le nom de “amalt” ou “amate”, nom indigène de l’arbre dont il est extrait. Les arbres appartiennent au genre Ficus. On se servait de l’écorce de ces arbres, on arrachait de longues tiges du tronc et on les entassait sur une planche lisse en bois. Ensuite, on les frappait avec des pierres jusqu’à ce qu’elles forment une seule feuille d’épaisseur uniforme. On appliquait ensuite au papier un traitement de surface à base de gommes et d’amidons, puis il était poli afin d’obtenir une surface adaptée à l’écriture et au dessin.
(Source)

4 avril 2020

La légende des soleils

Anonyme, traduit du nahuatl par Jean Rose
suivie de l’Histoire du Mexique d’André Thévet
éditions Anarchasis, 10-2007

Présentation de l'éditeur

Le mythe des origines du monde selon les Aztèques.

Le monde fut anéanti à quatre reprises avant que n’advienne le Cinquième Soleil, l’Âge des Aztèques, lui aussi voué à la destruction. Afin que ce monde perdure malgré tout, les dieux ont institué le sacrifice, vecteur d’énergie vitale, et ont créé les hommes pour qu’ils garantissent à leur tour l’équilibre cosmique. Les Aztèques, partis de la mythique Aztlan, s’en allèrent alors fonder, après de longues et douloureuses errances, la ville de Mexico-Tenochtitlan.

La Légende des Soleils, écrite en nahuatl– la langue des Aztèques –, et l’Histoire du Mexique d’André Thevet, cosmographe d’Henri III, ont toutes deux été recueillies juste après la Conquête. Elles nous racontent ainsi comment les dieux ont mis en ordre l’univers, séparant le ciel et la terre, faisant croître les premières plantes et éclore les fleurs originelles. Autour de Quetzalcoatl, le fameux « Serpent à plumes », ils menèrent une lutte acharnée contre la corruption des choses. Nimbés d’une poignante poésie jaillie de l’angoisse face à la force dévorante du temps, ces récits dévoilent une pensée et un imaginaire complexes, nés d’une expérience singulière de la vie.
Texte fondateur, La Légende des Soleils n’avait encore jamais été traduite en français.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur


édition de poche

23 avril 2018

Quetzalcóatl

José López-Portillo y Pacheco
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gabrielle Cabrini et Francisco Cuevas Cancino
Avant-propos de Jacques Soustelle
éditions Gallimard Hors-série Littérature, 12-1978

Présentation  de l'éditeur

Quetzalcóatl, le serpent à plumes, occupe une place privilégiée dans le panthéon des civilisations du Mexique ancien. La croyance des Indiens en ce personnage légendaire était si forte qu'en voyant arriver les conquérants espagnols ils crurent que s'accomplissaient la prophétie de Quetzalcóatl. N'avait-il pas prédit, avant de disparaître, que les hommes blancs et barbus viendraient d'Orient, porteurs de son message?
Mystérieusement surgi des flots, Quetzalcóatl lui-même serait, selon la tradition, venu d'un lointain pays du Levant. Dieu blanc, homme, oiseau et serpent à la fois, il était symbole de vie et de civilisation. C'est à lui qu'on attribue l'invention du calendrier, de l'écriture, des livres. C'est lui qui aurait enseigné le savoir et les techniques en matière d'agriculture, d'artisanat, d'instruments musicaux et d'architecture. Être de droiture et de bonté – malgré quelques défaillances par trop humaines –, Quetzalcóatl est aux prises avec les déités des ténèbres, assoiffées de sang, et les instincts frivoles ou féroces des hommes.
José López-Portillo, président du Mexique, reprend et remodèle dans une langue poétique les vieux textes aztèques. Soucieux de «traiter l'aspect humain de ce personnage mystérieux» sans pour autant laisser de côté le «principe philosophique avec lequel Quetzalcóatl s'identifie dans la théologie indienne», l'écrivain et l'homme d'État nous invite à une réflexion sur les problèmes du bien et du mal dans l'État, sur les tentations qu'hommes et peuples connaissent, à pratiquer le pouvoir.

 

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

L'auteur
Homme politique mexicain. Après des études de droit, il adhère au Parti révolutionnaire institutionnel (P.R.I.), parti unique, et devient ministre des Finances sous la présidence de son ami Luis Echeverría. En 1976, il est élu président du Mexique dans un contexte de grave crise économique. Il promet de « défendre le peso comme un chien », mais la courte période dorée de son mandat, liée au boom pétrolier, prend fin avec la baisse des cours du brut, l'explosion de la dette extérieure et la dévaluation de la monnaie nationale. La gauche mexicaine lui reproche d'avoir poursuivi la « sale guerre » menée, depuis 1968, contre l'extrême gauche. Marqué par le népotisme et la corruption, son mandat s'achève, en 1982, dans le marasme économique, tandis que son successeur reprivatise les banques qu'il avait tenté de nationaliser.
(« LÓPEZ PORTILLO JOSÉ - (1921-2004) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jose-lopez-portillo/)

Avocat et auteur, il est issu d'une famille d'intellectuels, son père, lui aussi auteur mexicain, fut membre de l'Académie mexicaine d'histoire. Son grand-père José López Portillo y Rojas était un écrivain du XIXe siècle ayant siégé à l'Académie mexicaine.

L'avis de Christine

 Quetzalcoatl, Quetzal signifie somptueux tel l’oiseau Quetzal et Coatl l’énergie tellurique. Cet homme-dieu ayant la beauté de l’oiseau et l’énergie du serpent.
Ce livre, avec un avant-propos de Jacques Soustelle, nous relate l’arrivée mystérieuse de Quetzalcóatl sur les côtes atlantiques du Mexique au Xe siècle de notre ère. Devenu souverain du royaume toltèque ce personnage fut pendant longtemps considéré comme symbole de vie et de civilisation, la liste de ses qualités étant sans fin. On lui attribue l’invention du calendrier toltèque, l’écriture, l’invention de nouvelles techniques agricoles, le développement de l’artisanat, de l’architecture et des instruments musicaux. Son peuple devint le plus prospère et le plus heureux de Mésoamérique. Quetzalcóatl, être droit et bon, se bat contre les divinités assoiffées de sang et fait interdire les sacrifices humains dans son royaume. Jalousé et victime de traitrises, il est banni du royaume par ses ennemis.
Lors de son bannissement, il proclame qu’il reviendra sauver son peuple de la déchéance.
Cette prédiction était tellement ancrée dans l’imaginaire indigène qu’à l’arrivée des conquérants espagnols les indiens pensèrent que la prophétie s’accomplissait.
Ce personnage à la fois mythologique et historique occupe une place importante dans le panthéon mexicain préhispanique. José Lopez Portillo transcrit dans une langue particulièrement poétique et fleurie, les anciens textes aztèques. « Soucieux de traiter l’aspect humain de ce personnage mystérieux sans pour autant laisser de côté le principe philosophique avec lequel Quetzalcóatl s’identifie dans la théologie indienne ».
José López Portillo y Pacheco (16 juin 1920, Mexico - 17 février 2004, Mexico) avocat et homme politique mexicain, fut Président du Mexique de 1976 à 1982.
Ce questionnement intéressant sur les aspects du bien et du mal et sur les tentations des hommes à pratiquer le pouvoir est tout à fait d’actualité !

Ch. B.

 

22 octobre 2016

Le royaume, le soleil et la mort

Trilogie de la frontière
Yuri Herrera, traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Alcoba
éditions Gallimard, 11-2016

Présentation de l'éditeur

Yuri Herrera nous ouvre les portes d’un monde fascinant et implacable : celui de la frontière qui sépare les deux rives du Rio Grande, entre le Mexique et les États-Unis. Il s’agit d’un territoire métis et changeant où l’indécente richesse des narcotrafiquants côtoie quotidiennement la misère des clandestins, où la corruption cohabite avec les plus beaux rêves, où la violence extrême se confond parfois avec le combat pour le respect et le droit. Sur les pas du chanteur Lobo, de la jeune migrante Makina et du troublant personnage surnommé l’Émissaire, nous sommes transportés d’un côté et de l’autre du fleuve par une narration exceptionnelle, qui relève souvent d’un réalisme cru mais nous offre aussi toute la beauté des mythes aztèques, des fantaisies médiévales et des contes de fées.
Cette trilogie est l’occasion de faire résonner l’une des voix les plus originales et puissantes de la littérature mexicaine contemporaine. Herrera signe ici trois romans qui ne ressemblent à aucun autre et qui posent sans nul doute un jalon dans la manière d’aborder la question des rapports conflictuels entre le nord et le sud des Amériques.

Ce volume contient : Les Travaux du Royaume / Signes qui précéderont la fin du monde / La transmigration des corps

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782072699269
Nombre de pages : 288 pages
Prix : 23,00 €

Yuri Herrera (Actopan, Mexique, 1970) est un écrivain et éditeur mexicain contemporain. Son premier roman, Trabajos del reino  (2003) a reçu le « Premio Binacional de Novela » en 2003 et le prix « Otras voces, otros ámbitos » en 2008. Son œuvre romanesque a été  traduite en dix langues et a reçu le prix Anna-Seghers en Allemagne en 2016. En plus d'être romancier, il a également écrit des essais, des nouvelles et de la littérature pour enfants. Il est actuellement professeur à l'université de Tulane, à la Nouvelle-Orléans.

L’écrivain mexicain Yuri Herrera nous propose un nouveau opus « Le royaume, le soleil et la mort » trois romans en un.
Après avoir publié indépendamment les deux premières parties de cette trilogie (en 2012 Les travaux du royaume et en 2014 Signes qui précéderont la fin du monde), les éditions Gallimard proposent l’œuvre intégrale, enrichie donc de la dernière partie intitulée La transmigration des corps. Trois courts romans qui se complètent pour montrer d’une façon tout à fait originale une certaine réalité de la frontière nord du Mexique...  Un article à lire sur Nouveaux espaces latinos

La transmigración de los cuerpos
editorial Periferica - 2013

Una epidemia paraliza el país pero propicia, a su vez, el encuentro entre una mujer deseada, La Tres Veces Rubia, y un hombre que desea, El Alfaqueque. Las palabras de éste parecen conseguir, calmar o sanarlo todo: producen fascinación. Hay algo en él de mensajero y, también, de ángel sin espada.
Su particular ética organiza el mundo, un mundo tan lleno de muerte como de contradicciones, donde por debajo de la muerte late, sin embargo, una pura vida que nada ni nadie podría enfangar de tan intensa.

Un encargo llevará a El Alfaqueque hasta personas y lugares insospechados para los lectores, más allá de tugurios y tabernas, en una suerte de trama detectivesca que a la vez se incardina en los grandes mitos de la literatura desde los clásicos griegos. Tragedia, redención, familia, sexo y muerte son las claves de una historia escrita en estado de gracia, como todas las de Yuri Herrera, y que parece tan bíblica que nadie diría que pertenece al presente.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur (en espagnol)