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24 octobre 2023

Petites choses


Benoît Coquil

éditions Rivages, 08-2023

 

Présentation de l'éditeur

 

Mexique, années 1950. À Huautla de Jiménez, au cœur des montagnes brumeuses de la région de Oaxaca, la chamane María Sabina se livre à d’étranges incantations, mêlées de transes et de chants. Elle a recours dans ses rituels aux psilocybes, de puissants champignons hallucinogènes, qu’elle appelle ses « petites choses ».
Mus par une insatiable curiosité, Gordon et Valentina Wasson, d’étonnants scientifiques autodidactes, partent depuis New York en quête du dernier psychotrope encore inconnu de l’Occident.
Le récit de leur découverte et de leurs expériences sous l’effet de cette substance va bientôt faire vibrer la planète, de la CIA au Muséum d’Histoire naturelle de Paris, de la contre-culture psychédélique aux laboratoires Sandoz. Et faire basculer à tout jamais l’univers de María Sabina.
D’une plume vive et jubilatoire, entre récit d’aventures et tableau magique, Benoît Coquil nous fait revivre la fabuleuse histoire d’un champignon qui a changé le monde.

Petites choses est en lice pour plusieurs prix littéraires dont le prix Fémina 2023

Informations
ISBN : 978-2-7436-6064-2
nombre de pages : 224
Prix :19,00€

Benoît Coquil, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Lyon, il est agrégé d’espagnol et maître de conférences en civilisation et littérature latino-américaine à l’université de Picardie. Son premier livre, Buenos Aires n’existe pas, est publié en 2021. 
 
Benoît Coquil présente son premier roman Petites Choses sur France Culture (vidéo).
Rencontre entre la chamane mexicaine, Maria Sabina, experte en champignons hallucinogènes, et un couple de curieux new-yorkais issus de la haute bourgeoisie. Plongée dans l’univers de la chamane mexicaine.

Vidéo Éditions Rivages :


 

Maria Sabina, chamane zapotèque



4 juin 2022

De l'autre côté du charco : Mexique

Patxi Beltzaiz & Véro Traba
éditions Contre - faits, 05-2022

 

Présentation

Au Mexique, nous avons tourné en rond. Par choix. Indifférents à la ligne droite. De 2011 à 2020, nous avons bifurqué au sud, nous sommes allés à la rencontre des indigènes du XXIe siècle, nous avons approché ce Mexique profond qui, cinq cents ans après, résiste encore au modèle imposé par la colonisation.

Un récit de voyage fait d'allers-retours entre Ciudad de Mexico, le Guerrero, Oaxaca, l'isthme de Tehuantepec et le Chiapas.

 

 

Description

photographies : Patxi Beltzaiz / récits: Véro Traba / préface: Georges Lapierre
304 pages – 138 photographies
Le site de l'éditeur

Le blog de Vero et Patxi qui a précédé le livre : De l'autre côté du Charco

A propos de l'expression otro lado del charco

Esta frase hace referencia a los países y continentes que se encuentran separados por un océano, si se remplaza la palabra “charco” por la palabra “océano”, se pronunciaría “otro lado del océano”. Esta expresión es de origen latinoamericano, así que particularmente se refiere al océano que divide América de Europa.
En français : de l'autre côté de l'océan, sur l'autre rive de l'océan, outre-atlantique ...

18 septembre 2021

Amériques intimes

et autres récits
Christine Frérot
éditions Ginkgo, 04-2021

 

Présentation


Avec Amériques intimes, son septième ouvrage, Christine Frérot aborde une fois de plus cette Amérique latine qui lui est si chère, mais en délaissant cette fois l'histoire de l'art pour aborder les rivages de l'intime et du souvenir. La mise à nu de ses sentiments, de ses découvertes ou de ses attachements irrigue son récit autobiographique, où l'on découvre des éclats sensibles ou mélancoliques, les évocations de moments plus ou moins privilégiés, la matière vivante de tous ses enracinements. Le Mexique, fil conducteur de ce livre, où affleure néanmoins l’ancrage profond de sa première vie (la rude et solitaire Lozère) la conduit – en des « aller-retour » incessants – depuis Mexico, la capitale-mondes bruyante, fascinante et épuisante, à Oaxaca la baroque, vibrante, lumineusement ocre ; depuis La Havane, encore socialiste et endormie, à Sao Paulo et Rio de Janeiro, cités d'un Brésil intense, langoureux et musical ; depuis le Pacifique jusqu'aux Caraïbes et à l'Océan atlantique.
Ce livre n’a pas pour objet de tracer une chronologie. Il dessine en rhizomes des fragments d’histoire et assemble dans une mélancolie joyeuse les divagations et les certitudes d’un parcours esthétique et sensible, d'une renaissance de soi.
C’est l’amour et ses liens avec tout un continent, la seule Amérique, l’America latina à la fois espagnole et portugaise, mais aussi aztèque, maya et inca ; celle de cultures millénaires dont le passé est toujours vivant, mais aussi celle des modernités architecturales les plus extravagantes, et surtout, celle de l’affect ; enfin, unique, celle d’un réel-merveilleux intrinsèquement latino-américain, autrefois chanté par l’écrivain cubain Alejo Carpentier.

 

L'auteur
Christine Frérot est docteur en histoire de l’art, spécialiste de l’art mexicain moderne et contemporain. Étudiante à l’Université nationale autonome de Mexico (1972-1977), elle a ensuite été responsable culturel de l’Institut Français d’Amérique Latine à Mexico entre 1985 et 1989. Depuis de longues
années, elle poursuit ses séjours dans ce pays qu’elle connaît bien et ne cesse d’explorer. Christine Frérot a été chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) et chargée de
cours au Département d’Études latinoaméricaines de l’Université de Paris III. Elle est membre de l’Association internationale des critiques d’art (AICA), correspondante de la principale revue
d’art latino-américain Art Nexus (Bogota-Miami) et commissaire d’exposition. Elle est également
membre fondateur (2012) de la revue électronique Artelogie.fr consacrée aux arts et cultures de l’Amérique latine. Voir également sur ce sur ce blog.
 

Christine Frérot a publié à Mexico son premier livre El mercado del arte en México, 1950-1976, Ifal/Inba, 1990.
Parmi ses autres ouvrages, on peut citer :
- Échanges artistiques contemporains, la France et le Mexique, L’Harmattan, 1996.
- Mexico Mosaïque. Portraits d’objets avec ville, Autrement, 2000.
- Art contemporain d’Amérique latine, Chroniques françaises 1990-2005, L’Harmattan, 2005.
- Fictions mexicaines, 38 témoins de l’art du XXe siècle, Riveneuve, 2016
(livre présenté à Montpellier en 2017 en partenariat avec l'association Uniframex, la librairie La Géosphère et le blog Lectures Mexicaines)

20 mars 2021

Les formes d'un soupir

Hubert Antoine
éditions Gallimard, 03-2021

 

Présentation de l'éditeur

« Le vent porte le corbeau. Toi et moi, nous sommes le vent. »

Grâce à une expérience hallucinogène, un libre-penseur mexicain parvient à entendre de nouveau la voix de sa fille, Melitza, assassinée pendant l'insurrection d'Oaxaca, deux ans auparavant. Elle lui relate ses derniers instants auprès d'Evo, un chaman huichol qui va lui offrir, à travers un étourdissant rituel d'oubli, la plus romantique des métamorphoses.
Road movie au pays de Quetzalcóatl, le deuxième roman d'Hubert Antoine défonce les portes du deuil, supprime les frontières entre morts et vivants pour révéler un Mexique toujours aussi captivant dans les plus ardentes couleurs de l'intensité

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

20 février 2020

La Chienne de Naha

Caroline Lamarche
éditions Gallimard, 02-2012


Résumé éditeur

« Minuit sonne à l'église. Mes pensées se déposent en espagnol, comme si la langue de mon enfance m'avait recolonisée tout entière, une flaque d'or s'élargissant au fond de moi. Toute la colline fermente contre le ciel, autant d'arbres fraternels, soudés comme les vagues dans la mer, bercée par leur masse en mouvement. Les morts sont autant d'arbres, ils poussent parmi nous, mêlés à nous, être mort est une belle chose, simple et agréable. La nuit est douce, piquetée d'astres, j'imagine les chèvres dans les cimetières goûtant de leur langue rêche la bière répandue sur les tombes.
Une balle tirée d'un point obscur pourrait pénétrer par la fenêtre et m'atteindre à cet instant. C'est une conviction très forte, une évidence en cette nuit des morts : quelqu'un est là, qui me vise le cœur. »


La Chienne de Naha, de Caroline Lamarche : la part sauvage. Avec ce nouveau roman, l'écrivain belge confirme la puissance onirique de son écriture. Par Bertrand Leclair
 
Quittée sur une gifle "globale et tourbillonnante", la narratrice n'attend plus. Il lui faut se recoudre, se recoudre en livre, retrouver le fil, le sens d'être au monde ce qu'elle est, une femme en morceaux ignorant "l'antidote à (sa) passivité mélancolique". Elle ira le chercher jusqu'au Mexique, au pays des Indiens Triqui de Copala, au moment même où ces derniers, constitués en "Municipio Autónomo", se livrent à de meurtrières guerres de clans. Abritée des balles perdues au sein d'une communauté religieuse, elle enquête sur "la part sauvage et libre de la femme", cette moitié qui, selon une légende triqui de l'origine de l'humanité, s'est échappée vers la rivière lorsque le premier homme, après lui avoir dérobé sa peau de chienne pour la maintenir au foyer, en est venu, pris de colère, à couper la femme en deux, d'un coup de machette... Lire l'article sur Le Monde

 
L'avis d'Edmond Morrel sur Espace Livres
Avec « La chienne de Naha » Caroline Lamarche nous donne un roman essentiel, un de ces livres dont la lecture vous transforme, vous hypnotise, vous émeut, vous séduit et vous enchante tout à la fois. Une légende cosmogonique amerindienne ouvre le livre et lui donne son titre énigmatique. On y raconte comment la femme est venue sur terre pour aider l’homme. Le conte ouvre ainsi une première lecture de ce récit : la place de la femme dans la société et dans la famille... Lire la suite EspaceLivres

15 octobre 2019

Fugue mexicaine

Chloe Aridjis
Titre original : Sea Monsters
Trad. de l'anglais (États-Unis) par Antoine Bargel
éditions Mercure de France Parution,  10-2019

Présentation de l'éditeur

Pourquoi, Luisa ? a demandé mon père. Une question comme un poing serré, une phrase comprimée en une apostrophe et reprenant sa forme comme sous l’effet d’un ressort. Les plongeurs de Symi cherchaient des éponges et sont remontés à la surface avec des statues de bronze et de marbre venues d’une autre époque. Compression et décompression de l’air dans les poumons, une histoire décompressée dans une épave… 
Oui, pourquoi Luisa, dix-sept ans, a-t-elle fugué du domicile de ses parents à Mexico, avec un garçon qu’elle connaît à peine, sous le vague prétexte de retrouver douze nains ukrainiens évadés d’un cirque ? Sa petite fugue à travers le Mexique la conduit jusqu’à la plage de Zipolite sur la côte pacifique, fréquentée par des jeunes venus du monde entier, qui y vivent dans une sorte de bulle. Alors, pourquoi ?
À nous de chercher des réponses – peut-être sont-elles cachées, tels des monstres marins au fond des océans, dans les images et la langue si poétiques d’une si prometteuse romancière.

L'auteur
Chloé Aridjis est née  à New York en 1971. Elle est la fille aînée de l'écrivain Homero Aridjis et de Betty Aridjis Ferber, une militante écologiste et traductrice. Elle a grandi à Mexico et a longtemps vécu à Berlin. Elle réside aujourd'hui à Londres. Ses œuvres sont écrite en anglais. En 2009, son roman Le livre des nuages a obtenu en France le Prix du Premier Roman Étranger. Elle possède les nationalités étasunienne et mexicaine.

Voir la fiche sur le site de l'éditeur

16 février 2019

Sauvage

Yann (scénario) Félix Meynet (dessin, couleurs)
édition Casterman, 2013-2018
série en cours

 Présentation de l'éditeur

Juillet 1864, dans l’immensité aride et caniculaire du désert mexicain, des troupes françaises progressent péniblement. Elles font partie du corps expéditionnaire envoyé par les puissances européennes – dont la France de Napoléon III – pour se tailler un empire en Amérique, en profitant de la faiblesse de l’État mexicain. Parmi les soldats, souvent des hommes de sac et de corde et de peu d’éducation entrés dans l’armée impériale pour la solde qu’elle procure, un jeune lieutenant, Félix Sauvage, tranche par sa prestance et son air farouche. Lui n’est pas devenu militaire au Mexique pour l’argent, mais pour venger une tragédie familiale. Et l’homme dont il cherche à retrouver la trace se trouve quelque part, comme lui, au sein de cette armée. Sur la piste, les Français sont témoins de l’attaque de la malle poste de Chihuahua par des soudards mexicains et interviennent juste à temps pour sauver du massacre un journaliste américain en reportage et une séduisante jeune femme blonde, si intrépide qu’elle se lance seule à la poursuite de ses assaillants en fuite…

En juillet 1863, Félix et Clémentine Sauvage se trouvent dans leur appartement parisien lorsqu’ils apprennent par missive la mort de leur frère Honoré. Celui-ci s’était engagé dans l’armée impériale envoyée au Mexique en soutien de l’empereur Maximilien. Mais cet engagement n’était pas mû par patriotisme ou conviction : il souhaitait avant tout venger l’assassinat de leurs parents par le marquis de Trazegnies, lui-même commandant de cavalerie au sein de l’armée impériale du Mexique. Femme d’honneur et de caractère, Clémentine décide de s’engager sur le champ en tant que cantinière au Mexique. Il lui revient à elle, avant Felix, de venger leurs parents. Hélas, un an plus tard, c’est bien Félix qui se retrouve dans l’armée française du Mexique, tenant sa sœur pour morte et se faisant un devoir d’honorer la vengeance. Il y découvre les méthodes atroces du colonel Dupin qui fait exécuter ses prisonniers en faisant galoper des chevaux sur leurs têtes dépassant de terre. Il reçoit comme une échappatoire à cette barbarie la mission d’aller porter son bâton de maréchal au commandant Bazaine. Lorsque son cheval blessé chute, Félix se rend alors compte qu’il était poursuivi par Agnès de Salm-Salm, qui nourrit de son côté de tout autres desseins…

Le dénommé Bazaine, bâton de maréchal à la main, peut célébrer ses noces dans la cathédrale de Mexico, auxquelles l'empereur Maximilien assiste sans grand enthousiasme. Félix Sauvage a réussi à se faire embaucher dans la troupe de Trazegnies, se rapprochant de la vengeance familiale que sa sœur et lui ont promis d'accomplir. En effet, quelques années plus tôt, au cours d'un duel inégal et malhonnête, le militaire avait tué le père des Sauvage, nom de plume sous lequel l'écrivain journaliste avait osé le critiquer, et qui cache le patronyme de Castelbajac. Mais de toute évidence, Félix n'est pas le seul à en vouloir au marquis de Trazegnies. La très belle madame Salm Salm tient à retrouver son mari Hubert retenu prisonnier par les troupes mexicaines, pour une mystérieuse histoire de bague qu'elle devrait lui remettre. Tandis qu'une envoyée de Paris semble vouloir jouer un rôle clé que le militaire ne comprend pas vraiment. Dans le faste de la cérémonie, une jeune femme mexicaine se jette sur l'empereur pour le tuer d'un coup de couteau. La vigilance de la jeune Esmeralda, qui a compris des mots échangés en espagnol dans la foule, permet d'éviter le pire. Et de découvrir que l'assaillante n'est autre que la sœur de Juarez. Une prisonnière de choix qui va permettre d'envisager un échange de prisonniers. L'espoir pour Félix de retrouver Clémentine...

Après avoir réglé ses comptes avec le marquis de Trazegnies et vengé la mort de ses parents, Félix Sauvage vient d’accepter une mission des plus périlleuses : à la tête du 3e escadron de chasseurs d’Afrique, il doit gagner le Sinaloa pour en chasser le général juariste Corona. Mais il lui faudra pour cela franchir « L’Échine du diable », une crête montagneuse de la Cordillère occidentale.
De son côté, Esmeralda, orpheline et sans attaches, est confiée aux bons soins d’austères carmélites qui éduquent les jeunes filles à coups de martinet. Son seul espoir : que Félix l’épouse ! Elle n’a pas oublié le geste de Félix qui, en refusant une friandise qu’elle lui offrait, s’est engagé selon une antique coutume aztèque. Elle considère désormais, que le cœur de Félix lui appartient !

Le site de la série aux éditions Casterman

17 novembre 2018

Au-dessous du volcan

Malcolm Lowry
Maurice Nadeau (Préfacier, etc.)
Max-Pol Fouchet (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
Clarisse Francillon (Traducteur)
Stephen Spriel (Traducteur)
éditions Folio, 1973 (1ère éd. Gallimard)

 

Résumé éditeur

Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-là, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ? Horreur à la mesure de nerfs de géant !

Présentation Wikipédia

Le roman se situe dans la ville mexicaine de Cuernavaca, rebaptisée Quauhnahuac. Il tire son titre des deux volcans qui dominent la ville, le Popocatepetl et l'Ixtaccihuatl. L'œuvre raconte l'histoire de Geoffrey Firmin, consul britannique à Quauhnahuac, alcoolique, le Jour des Morts, le 2 novembre 1938, et sa fin tragique. Geoffrey Firmin est un homme rongé par le remords d’un événement tragique : durant la première guerre mondiale, à bord d’un cargo britannique dont il était le commandant, il a laissé enfourner des prisonniers allemands dans la chaudière du navire. Il a été acquitté par la justice de son pays, mais sa conscience refuse d'oublier.

Le livre se compose de douze chapitres, dont le premier se passe un an après les événements du 2 novembre 1938. Les onze chapitres suivants racontent chronologiquement la journée du consul ce 2 novembre 1938, et se déroule en douze heures. Geoffrey Firmin rencontre son épouse Yvonne Firmin, au bar de l'hôtel Bella Vista. Elle l'a quitté depuis des mois, mais veut sauver leur mariage. Le rendez-vous a lieu à sept heures du matin et l'ex-consul montre déjà des symptômes d'ivresse. De là, ils décident d'aller chez Geoffrey. Au cours de leur conversation, il lui reproche de façon voilée ses infidélités, dont une avec le demi-frère de l'ex-consul, Hugh. À l’atmosphère mexicaine se superpose un climat moral dans lequel évoluent Geoffrey, Yvonne, Laruelle (un ancien amant d’Yvonne), Hugh (le frère du consul), et un médecin, le docteur Vigil. Mais cette atmosphère est également marquée par de nombreuses symboliques et des détails obsédants, dont les collines en forme de « miches de pain », les volcans redoutables et familiers, les cantinas où l’on boit du mescal, et un ravin, le ravin aux détritus, « ce sacré abîme que tout homme s’offre à l’heure actuelle… ». 

Au-dessous du volcan (Under the Volcano) est un roman est paru en 1947. Le roman a également été traduit en français sous le titre Sous le volcan. Il figure à la 11e place dans la liste des cent meilleurs romans de langue anglaise du XXe siècle établie par la Modern Library en 1998.

« Au-dessous du volcan » de Malcolm Lowry – roman ivre d’une descente aux enfers
Au-dessous du volcan appartient à la famille des grands romans du XXe siècle. Il a l’échelle de l’Ulysse de Joyce, il se situe dans la veine des romans de Conrad, il porte le souvenir de Moby Dick, il partage le goût d’un exotisme crypté avec Paradiso de Lezama Lima et rejoint par de nombreux aspects la Recherche de Proust… C’est l’œuvre d’un auteur anglais à la vie romanesque, tendue entre l’alcool, la littérature, l’amour et les voyages – une vie qui devient matière vive du roman, composé pendant des années, entre 26 ans et la fin de la trentaine, commencé en 1936 et publié en 1947. La somme finalement conçue ne compte que 12 chapitres, comme les douze heures de l’unique journée qu’elle déploie, ou les douze étapes d’un chemin de croix brutalement interrompu. Dans cette œuvre cryptée, dans laquelle chaque détail, chargé d’une valeur symbolique patiemment tissée de chapitre en chapitre, rejaillit sur l’ensemble, Lowry livre le roman ivre d’un Consul du fin fond du Mexique qui perd pied, de ses impossibles retrouvailles avec sa femme, et de son enfoncement progressif jusqu’au cœur du volcan qui le hante. Lire la suite de la chronique de F. sur le site La Parafe.

« Au-dessous du volcan », de Malcolm Lowry : on ne peut pas vivre sans aimer.
C’est le propre des chefs-d’œuvre littéraires que de rester non pas inconnus mais souvent hors de portée, de heurter la logique et les habitudes. Ce livre ne fut reconnu largement qu’après la mort de son auteur. Cet article est paru dans « Le Monde » du 12 janvier 1961. Lire l'article de Maurice Chavardés publié le 12 janvier 1961, mis à jour le 21 juin 2019sur le site du Monde.

Au dessous du volcan, de Malcolm Lowry
Malcolm Lowry est britannique (le livre fut écrit en anglais) mais a bourlingué toute sa vie, et Au-dessous du volcan, largement autobiographique, fut conçu au Mexique. L'histoire du manuscrit fut aussi chaotique que celle de son auteur : c'est bien au Mexique, en 1936. La seconde version fut perdue, la troisième incendiée. Au-dessous du volcan raconte 24 heures de la vie engluée de Geoffrey Firmin, alcoolique mélancolique, qui entraîne la femme qu'il aime dans sa chute. Le tout sous le regard du Popocateptl. Il est classé parmi les 5 livres à lire avant de partir au Mexiquepar le site Voyageurs du monde.



2 avril 2016

Ruines

© Çà & Là – Peter Kuper
Peter Kuper
Editions Çà & Là,  11-2015
330 pages couleurs, 28 euros

Ruines est le cinquième ouvrage que Peter Kuper publie chez çà et là. Il met en scène deux trentenaires new-yorkais, qui vont tenter de sauver leur couple au bord de l’implosion en venant passer une année sabbatique à Oaxaca, une petite ville provinciale mexicaine, au cœur de l’héritage historique et architectural des anciennes civilisations d’Amérique centrale et des traces laissées par les Conquistadores. Mais Oaxaca est en révolte. La population accuse son gouverneur, Ulises Ruiz Ortiz, d’avoir truqué son élection, de détourner l’argent public à son profit et d’avoir mis en place un vaste système de corruption. George et Samantha se retrouvent confrontés à une double crise : celle de leur relation affective, et la crise politique que connaît la ville au moment où des manifestations d’enseignants sont violemment réprimées par le gouverneur local. En fil rouge de ce récit et symbole de cet aller sans retour pour l’un des protagonistes, Peter Kuper suit la migration d’un papillon monarque depuis les États-Unis jusqu’à la région d’Oaxaca pour se reproduire, un parcours de plus de 4000 km qui est aussi l’occasion pour l’auteur de montrer les ravages causés par l’homme sur son environnement.

© Çà & Là – Peter Kuper

Peter Kuper s’inspire largement des deux années qu’il a passées avec sa femme dans la ville d’Oaxaca, au sud du Mexique, et du soulèvement populaire dont ils furent témoins en 2006. Ruines capte magistralement les ombres et la lumière d’un pays à la fois soumis à d’énormes tensions internes et fermement ancré dans son histoire et sa culture, tissant ensemble drames personnels, politiques et écologiques, dans un portrait passionnant de la vie au sud du Rio Grande*. Mêlant conflits sociaux, crise de couple et destin de papillons, l’auteur livre une œuvre sensible et esthétiquement superbe. Le récit est avare de dialogues, le dessin suffit à rendre les situations et les émotions, et à faire surgir les interrogations. Peter Kuper s’approprie l’iconographie des civilisations perdues et celle du Mexique contemporain.

Ruines a reçu le prix Millepages 2015

© Çà & Là – Peter Kuper
 Source Éditions Çà & Là

Du même auteur : Deux ans au Mexique

17 novembre 2014

Fiesta internacional del libro de Oaxaca - FILO 2014

Fête internationale du livre de Oaxaca
1 - 8 novembre 2014
Le pays invité était la Colombie

Textes et photos de Marie-Ange Brillaud

FILO Oaxaca del 1° al 8 de noviembre 2014
País invitado : Colombia


Esta es una pequeña reseña no exhaustiva de la Feria Internacional del Libro de Oaxaca, México.
Hubo varios homenajes a García Márquez, Álvaro Mutis, José Agustín…
Muchas actividades para los niños, los adolescentes y los padres para incitar a la lectura como “Te cuento lo que escribo”, “Te cuento lo que ilustro”, Los Trotacuentos, diversos talleres…
Un ciclo de cine colombiano con películas de 1926 a 2013, foros periodísticos y (o) literarios, dos maratones de cuentos México-Colombia, presentaciones de libros por supuesto y conciertos de música (Reyes Vallenato, Botellita de Jerez, Gaiteros de San Jacinto…).


Presentación de la revista El Chamuco
En 1996, la revista catorcenal de caricatura, sátira política y humor, El Chamuco y los hijos del averno, apareció para ampliar los márgenes de la libertad de expresión que existían en la prensa durante el sexenio de Carlos Salinas de Gortari.
Fundada por iniciativa de Rius*, y comandada por El Fisgón, Helguera, Hernández y Patricio, (para dar continuidad al proyecto que había nacido en la revista El Chahuistle) la revista mantuvo paso firme en su primera época, hasta que interrumpió su emisión durante el sexenio de Vicente Fox, pues en lugar de chamucos, los hijos del averno se pusieron a hacer chamacos y ya estaban todos muy cansados.
Con la llegada del PAN a la "alternancia" y el regreso del PRI a Los Pinos, desde 2007 y hasta la fecha, la revista volvió a la circulación para su segunda época, además de la aparición de libros-historieta a través de la Editorial El Chamuco.
Ver el sitio.
Rius está viviendo en Oaxaca y presentó su libro Oaxaca de Rius (2014).
También se publicó en 2014 otro libro de él titulado Las vacas locas, en el que explica por qué se volvió vegetariano. ¡Libro muy bien documentado!
Rius y Alejandro Maganalles



La doble vida de Jesús
de Enrique Serna
editorial Alfaguara, 2014

Mi novela juega con dos géneros: la novela negra y la policiaca y por eso no puedo hablar mucho de su contenido. Pero se puede decir que en México la nota roja y la política son indiferenciables. Pienso que mi novela pone de relieve los estragos de la cobardía, la resignación de una sociedad. Es un foro en el que cada personaje tiene su verdad.
Otro tema es el de la dificultad de imponer el estado de derecho.
El título juega con la personalidad del personaje principal, Jesús Pastrana, funcionario honrado, redentor de la ley, que vive en Cuernavaca y quiere combatir el hampa de la ciudad. Pero, en su vida privada arrastra una culpa desde el colegio porque no defendió a su mejor amigo con tendencias homosexuales ante sus compañeros que lo acosaban. El bullying en las escuelas es un reflejo de lo que pasa en México.
Rindo homenaje a un periodista que destapó varios cloacas, Meneses en la novela.
Otro personaje importante es Leslie, transexual, que vende su cuerpo y que, de hecho, se enfrenta con la violencia cada día. Lauro, su hermano, es un capo de la droga.

Enrique Serna
Acabo de terminar la lectura de La doble vida de Jesús, y, como suele hacerlo con cada uno de sus libros, Enrique Serna nos atrapa con una intriga apasionante. El carácter del protagonista cobra más espesor a lo largo de la novela y nos da a ver sus vacilaciones, sus miedos, sus debilidades, su ingenuidad. Más que la situación en Cuernavaca de los años 80-90, esta novela habla de México, de la política, la corrupción, pero destapa también los mecanismos de la llegada al poder con todos sus compromisos posibles, sus giros inesperados y en esto, me parece  universal. No puedo decir más sin desvelar la trama, lo que sería una lástima. MA.B.


Desterrados
Eduardo Antonio Parra
coedición Ediciones ERA, Universidad Autónoma de Nuevo León, Universidad Autónoma de Sinaloa, 2013

Son 15 cuentos reunidos en esta edición. ¿Por qué Desterrados? Porque el mexicano es un desterrado aunque no se mueva de su ciudad.
Parra, a la pregunta que cuáles habían sido sus lecturas favoritas, contestó que había leído sobre todo a los latinoamericanos como al José Revueltas cuentista, a Juan García Ponce, a Carpentier… Porque uno se alimenta con el lenguaje cuando lee a latinoamericanos. “Las editoriales traducen para la gente de un barrio de Madrid o un catalán que habla español”. Es una lástima porque no respetan el lenguaje mexicano por ejemplo. Los poetas son los que descubren el lenguaje para que nosotros lo usemos.
Escribo también con música. Dicen que el cuento cuenta la historia de un asesinato y la novela la del asesino. Yo, en mis cuentos mezclo las dos cosas. Por eso mis personajes son muy trabajados.
¿Cómo decidí escribir cuentos? Un poco por espíritu de contradicción. Porque mis amigos escritores me decían que nunca me publicarían si escribía cuentos.

Eduardo Antonio Parra

Contar Bogotá
Tres autores cuyos cuentos fueron premiados en concursos.
Juan Álvarez con Falsas alarmas, Óscar Campo Becerra con Los aplausos y Francisco Barrios con Tío Vaina.

Francisco Barrios: Bogotá sale en mis cuentos pero como alusiones. Mis personajes son urbanos. Me gusta el humor negro, la burla, la ironía.
Óscar Campo: En mis 9 cuentos hay dos ciudades: Bogotá y un pueblo ciudad que se parece a Barranca. Eso crea un contraste entre dos escenarios. Hay que saber apropiarse el lenguaje de cada lugar. Me interesa lo cotidiano, más los hechos que las reflexiones de mis personajes.
Juan Álvarez: mi novela C.M. es mucho más bogotana que mis cuentos premiados en contar Bogotá.


Evelio Rosero, escritor colombiano participó en una charla titulada “Novelar la historia” y habló de dos novelas suyas:
La carroza de Bolívar, Tusquets Editores, Barcelona. 2012
Y Plegaria por un Papa envenenado, Tusquets Editores, 2014
La carroza de Bolívar es mi primera novela histórica y habla más del carnaval de Pasto que de Bolívar precisamente. Mis familiares son pastusos aunque yo naciera en Bogotá.
Plegaria por un Papa envenenado cuenta la historia del Papa Juan Pablo I que 33 días después de su elección fue encontrado muerto en el Vaticano. La víspera había decidido eliminar destituyéndolos, a varios obispos o cardenales corruptos. Es una novela coral en la que el Papa conversa o es interpelado por varios personajes, entre otros las prostitutas de Venecia, filósofos, escritores, artistas…

Evelio Rosero


El águila y el gusano
Hugo Hiriart
Random House, 2014

Es una novela negra, satírica. “Como estaba indignado por lo que pasaba en mi país, decidí escribir esta novela, pero se quedó corta frente a la realidad actual y esto va a seguir. México es un horror, un país espantoso, pero tiene la delicadeza del arte indígena. Todo lo bueno que tiene México es indígen”.
La portada es un pedazo de un cuadro de James Ensor: La entrada de Cristo en Bruselas.
La novela se convirtió en un conjunto de voces barrocas por la riqueza del vocabulario. La escribí por escenas como una obra de teatro; son puros diálogos; sin embargo hay un hilo conductor muy firme. Uno de los personajes se llama Calixta con una alusión a La Celestina. Mi maestro es Valle-Inclán. Por eso la actualidad es esperpéntica en la novela. Quise hacer un libro divertido antes que nada. Pero el trasfondo es trágico aunque uno se ría mucho.
Es también una parodia de novela de detectives.
Nadie comentó la parte religiosa de mi novela y eso me pareció raro.
Título: la serpiente de la bandera se convirtió en gusano. El sueño del gusano es llegar a ser mariposa…
Hugo Hiriart



Campo de guerra 
Sergio González Rodríguez
Anagrama  2014, Premio Anagrama de Ensayo

Campo de guerra analiza la tendencia geopolítica encabezada por Estados Unidos hacia el control, la vigilancia y el espionaje con el pretexto de combatir el terrorismo mundial.
González Rodríguez (DF, 1950), completa con Campo de guerra su trilogía dedicada al estudio de fenómenos extremos de las sociedades actuales, que empezó con Huesos en el desierto, sobre las mujeres asesinadas en Ciudad Juárez, y siguió con El hombre sin cabeza, sobre los rituales de la violencia por grupos criminales. (La Jornada)


Arqueología de Oaxaca
Investigaciones arqueológicas recientes
Dos libros presentados:
Panorama arqueológico: Dos Oaxacas de Marcus Winter y Gonzalo Sánchez Santiago, Editores, 2014
Muerte y vida entre los zapotecos de Monte Albán, Cira Martínez López, Marcus Winter, Robert Marckens, 2014.

Marcus Winter


Encuentro con autores colombianos y oaxaqueños de las comunidades indígenas. Participaron Natalia Toledo, Rocío González, Freddy Chicangana, Hugo Jamioy, Vito Apüshana y Pergentino José.
Fueron lecturas poéticas en español y lenguas indígenas.
Poetas indigenas

Para adultos de Francisco Toledo, pequeño libro de fotografías intervenidas por F. Toledo haciendo referencias a menudo a cuadros famosos como El origen del mundo de Courbet o un bodegón de Chardin. El resultado es erótico, pornográfico, humorístico…

La FILO cerró con un Jam de moneros, 2 colombianos: Paola Power y Walters Inu y dos mexicanos: Jis y Trino. Uno lanzaba un tema y todos dibujaban rápidamente algo que luego regalaban al público. La persona que contestaba la pregunta que planteaba uno de los cuatro moneros se llevaba el dibujo de este monero. ¡Este Jam fue muy divertido!

Jis


 Paola Power con Santiago Gamboa


Algunos escritores como Guillermo Fadanelli o Fabrizio Mejía Madrid no pudieron presentar sus novelas porque era justo cuando habló el Procurador General de la República para anunciar el asesinato casi seguro de los 43 estudiantes de Ayotzinapa. De hecho los familiares de Cristián, el estudiante oaxaqueño desaparecido, subieron al estrado y hubo un intercambio durante dos horas por parte de los escritores, el público y los manifestantes con eslóganes como “Vivos se los llevaron, vivos los queremos”.
 Guillermo Fadanelli

Fabrizio Mejía

Cartel Ayotzinapa

MA.B.