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20 mai 2023

Concurso de literatura 2023 para mexicanos en el estranjero


Tema : tradiciones mexicanas
hasta el 31 de julio 2023

La Secretaría de Relaciones Exteriores, a través del Instituto de los Mexicanos en el Exterior (IME), en alianza con la Embajada de México en Alemania y el Capítulo Alemania y Baviera de la Red Global MX, convocan a personas migrantes escritoras de origen mexicano para participar en el 2do. Concurso de literatura para la diáspora mexicana 2023 con el tema “Tradiciones Mexicanas”, la cual estará vigente a partir de la presente publicación y hasta el 31 de julio de 2023. En esta edición, se contará con tres categorías Narrativa y Poesía apoyado por la Embajada de México en Alemania y Cuento Infantil apoyado por el Capítulo Alemania y Baviera de la Red Global MX.

Ver la pagina dedicada

El IME-SRE invita a las y los Mexicanos En Francia  y Mónaco  a participar en el 2o Concurso de literatura para la diáspora mexicana “Tradiciones Mexicanas” en sus 3 diferentes categorías 📚: narrativa, poesía y cuento infantil.

Convocatoria 



26 mars 2023

De Veracruz à Pancho Villa

Les États-Unis au Mexique (1914 - 1917)
Michel Saez
Lemme éditions, 03-2023

 

Présentation de l'éditeur

En 1910 éclatait au Mexique la Grande Révolution qui mettait fin à plus de trente ans de dictature de Porfirio Díaz. Mais les troubles provoqués par la lutte de factions rivales et l’émergence de chefs de guerre comme Pancho Villa, contrarièrent les intérêts des États-Unis voisins. Un dangereux engrenage, nourri par d’anciennes rancœurs, entraîna l’intervention des forces armées américaines sur le sol mexicain. Sans déclaration de guerre, un assaut amphibie mené en 1914 permit la prise et l’occupation du port de Veracruz tandis qu’en 1916 le général Pershing lança ses cavaliers à la poursuite de Pancho Villa au cœur de la Sierra Madre. Ce fascicule relate la dégradation progressive des rapports entre les deux nations ainsi que le déroulement des opérations militaires américaines en plein chaos révolutionnaire.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-492818-17-2
Nombre de pages : 120 + 8

25 mars 2023

La patience du serpent

Anne Brécart
éditions Zoé, 09-2021

 

Présentation de l'éditeur

 

Christelle et Greg ont choisi la vie nomade. Ils ont la trentaine et sillonnent le monde en minibus avec leurs deux petits garçons. Amateurs de surf, ils s’installent là où se trouvent les meilleurs spots, vivent de petits boulots et d’amitiés éphémères. Le vent les mène jusqu’à San Tiburcio, sur la côte mexicaine, Greg s’y sent vivant lorsqu’il danse sur la crête des vagues. Mais il faut s’habituer au soleil implacable, au grondement de l’océan, aux pluies diluviennes des tropiques.
Un jour, Ana Maria, une jeune femme du village, fait irruption dans leur existence. Elle entraîne Christelle dans une relation vertigineuse qui va bouleverser la famille.
Dans une langue sensuelle et luxuriante, Anne Brécart décrit le quotidien de ces voyageurs à la recherche d’une autre vie.

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« La Patience du serpent », d’Anne Brécart : surtout ne pas se laisser enfermer.
Une famille de jeunes Occidentaux se pose au Mexique. Mais changer de vie ne va pas de soi. Un roman oppressant. Un article de Gladys Marivat à lire sur Le Monde.

 

18 mars 2023

Sauver le feu

Guillermo Arriaga
traduit de l’espagnol (Mexique) par Alexandra Carrasco
éditions Fayard, 03-2023

 

Présentation de l'éditeur

Roman choral magistral où l’on reconnaît l’influence de Melville et de London, de Faulkner et de Shakespeare, Sauver le feu mêle le récit incandescent d’un amour impensable au portrait d’un Mexique scindé en deux sociétés qui s’ignorent.

« Ce pays est divisé en deux : ceux qui ont peur et ceux qui ont la rage. »

José et Marina n’auraient jamais dû se rencontrer : le premier est prisonnier, coupable d’avoir tué son père et d’être en lien avec les narcos du nord du Mexique ; la deuxième, danseuse professionnelle, mène une existence bourgeoise et bien rangée. Mais lorsque Marina est invitée à présenter une chorégraphie à la maison d’arrêt Oriente, le charisme et l’intelligence du colosse incarcéré ont raison de son cœur. Si cette passion improbable ravive ses désirs de femme et ses ambitions d’artiste, elle la plonge aussi dans un monde brutal et inconnu. Jusqu’où sera-t-elle prête à aller ?
Avec ce grand roman polyphonique au rythme effréné, Guillermo Arriaga nous entraîne dans l’escalade de violence qui ravage le Mexique. Il brosse par la même occasion un tableau criant de vérité du fossé qui sépare l’élite du pays des classes les plus précaires.

Informations :
EAN : 9782213718125
Nombre de pages : 768
Prix TTC : 26.00 €

La fiche du  livre sur le site de l'éditeur

 

Salvar el fuego

«La llama de un fósforo dura solo unos segundos, pero es capaz de incendiar un bosque.»

Salvar el fuego es una historia que explora la capacidad de los seres humanos para cruzar las fronteras de la locura, el deseo y la venganza. Marina es una coreógrafa, casada, con tres hijos y una vida convencional. José Cuauhtémoc proviene de los extremos de la sociedad, un homicida condenado a cincuenta años de cárcel, un león detrás del cristal, siempre amenazante y listo para atacar. Entre ambos se desarrolla una relación improbable. Poco a poco, ella entra en un mundo desconocido y brutal hasta que desciende a las entrañas mismas del fuego.
De tintes shakespearianos, ritmo trepidante y gran tensión, esta novela relata las paradojas de un país y las contradicciones más feroces del amor y la esperanza.
Con esta obra escrita desde diversos puntos de vista y en diferentes tiempos, Arriaga se sitúa entre los escritores más arriesgados y apasionantes de la literatura actual.
«Narra con intensidad y dinamismo una historia de violencia en el México contemporáneo donde el amor y la redención aún son posibles. El autor se sirve tanto de una extraordinaria fuerza visual como de la recreación y reinvención del lenguaje coloquial para lograr una obra de inquietante verosimilitud.»


PREMIO ALFAGUARA DE NOVELA 2020
Una historia de amor entre el miedo y la rabia en un país dividido
Por el autor de El Salvaje, Amores perros, 21 gramos y Babel

 Veer mas en Penguinlibros

 

25 février 2023

Ecatepec

Camille Brunel
Alma éditeur, 02-2023


Présentation de l'éditeur



Ecatepec, banlieue géante au nord de Mexico City. María y a grandi entre les pyramides de Teotihuacán, le chaos des câbles électriques et les arbres peuplés d’oiseaux. À l’ombre des hommes aussi, violents et imprévisibles – Ecatepec bat des records de féminicides.

Malgré tout, María s’engage. Mais pour les animaux, ce qui n’est pas moins dangereux. Se pose alors, cruellement, la question des priorités. N’y a-t-il pas plus grave ? Quoi qu’il en soit de ses choix, sa mère la supplie de ne pas mettre sa vie en jeu. Alors María promet. Et puis, l’année de ses 27 ans, elle retrouve le goût du risque.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

A propos de l'auteur
Né en 1986, Camille Brunel est journaliste, écrivain, critique de cinéma spécialisé dans la représentation des animaux et militant pour la cause animale et végane. Il a publié chez Alma Éditeur La Guérilla des animaux (2018 ; grand prix SGDL du premier roman 2019) et Les Métamorphoses (2020).

Informations :
ISBN : 978-2-36279-612-8
Langue : français
Nombre de pages : 240
Prix : 18 €

 Un site pour en savoir un peu plus sur la municipalité d'Ecatepec. Ecatepec de Morelos est la plus importante ville de la banlieue de Mexico, la mégalopole capitale du Mexique. D’une population de plus d’1,6 millions d’habitants, elle fait partie des dix plus grandes cités du Mexique. Elle se à l'est de l'État de Mexico et est limitrophe de la Ville de Mexico. En 2016, on y a construit les premières télécabines urbaines de Mexico. Cette installation d’une longueur de plus de 4,6 kilomètres dessert les quartiers isolés en les reliant au réseau de transports en commun de Mexico Ciudad.

 

18 février 2023

El Mirador

Tristan Savin
éditions Arthaud, 02-2023

 

Présentation de l'éditeur

Après deux années de pandémie et de frustration, un écrivain baroudeur s'offre une escapade dans la péninsule du Yucatán, au Mexique. Au lendemain d'une folle soirée à Cancún, livrée aux jeunes Américains alcoolisés, il se rend à Tulum, station à la mode de la Riviera maya. Dans un bar, une mystérieuse archéologue lui parle d'une cité perdue au cœur d'une jungle impénétrable. On y aurait découvert, noyée sous les arbres, la plus grande pyramide du monde...Subjugué par cette histoire, notre aventurier décide d'accompagner Chelsie dans sa quête, sans se douter des épreuves qui les attendent. Confrontés à la chaleur d'une forêt primaire peuplée de serpents corail, de fourmis de feu et de singes hurleurs, il leur faudra franchir illégalement la frontière du Guatemala, gagner la ville de Flores en avionnette puis marcher des jours pour parvenir dans la zone la plus inaccessible du monde maya, où règne le dieu jaguar. 

 
La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
EAN : 139782080288523
ISBN : 978-2-08-028852-3
Langue : français
Nombre de pages : 288
Prix : 22 €


28 janvier 2023

Mort au couvent

les mystères de soeur Juana 1
Oscar de Muriel
traduit de l'espagnol (Mexique) par Vanessa Canavesi
Les Presse de la Cité, 02-2023

 

Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal…

Mexico, Nouvelle-Espagne, XVIIe siècle. Quelqu’un – ou quelque chose – a pris possession du couvent de San Jerónimo. Religieuses et servantes sont retrouvées sacrifiées sur l’autel selon des rituels précolombiens sanguinaires, et la suspicion règne. Nulle n’y échappe. Car dans cette enceinte retirée du monde, entre fornication, autoflagellation et cauchemars blasphématoires, le péché est partout…
Alina, jeune novice insolente et rebelle, vient de prendre le voile. Au côté de Matea, sa fidèle domestique indigène, la voilà qui s’allie à sœur Juana, excentrique femme de lettres, pour trouver le coupable. Entre prières, lectures, leçons de cuisine et chocolats chauds, le trio mène l’enquête. Mais dehors, l’Inquisition est déjà en chemin et compte bien couper le mal à la racine…
Dans une atmosphère digne du Nom de la rose, le premier volume d’une nouvelle série de polars historiques, exotiques et mystiques

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Oscar de Muriel est né à Mexico. Diplômé de chimie, violoniste, traducteur et écrivain, il vit aujourd’hui entre le Mexique et le nord de l’Angleterre. Mort au couvent, le premier volume de la série "Les Mystères de sœur Juana", est son premier livre publié en France.

Voir le site de l'auteur (en espagnol)

Sœur Juana, l’héroïne d'Oscar de Muriel, pourrait être la fille de Guillaume de Baskerville (Umberto Eco, Le nom de la rose) et l'arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère de Robert Langdon (Dan Brown Da Vinci code). Elle est le personnage principal de ce roman à énigme monastique qui se déroule au couvent San Jeronimo de Mexico au XVIIe siècle. Roman original pour son héroïne donc, le lieu - un couvent de femmes hiéronymites mexicain -, l'époque - le Mexique colonisé du XVIIe. L’écriture est très fluide et très agréable. L'auteur nous immerge dans ce nouveau monde hispanique aux codes stricts et au système de castes extrêmement marqué. On a les espagnols nés en Espagne, les criollos (espagnols nés au Mexique), les métis (nés d'espagnols et d'indiens), les mulâtres (nés de blancs et noirs), les indiens et en fin de classement les esclaves noirs. Quant à l'intrigue, c'est un style classique, avec une unité de lieu puisque les sorties du couvent sont rares (les nonnes n'ont pas le droit de quitter le couvent). L'ambiance est mystique mais aussi éclairée par un vent nouveau des nouveaux philosophes et savants, mais aussi par une inquisition fanatique et aveugle toujours présente. Le coté exotique est très présent, la nourriture mexicaine est mise en valeur, comme le rythme de vie des nonnes de cet ordre de San Jeronimo aux règles plus souples que d'autres. Il est aussi raconté les dernières manifestations de la culture aztèque ou maya alors que tout est fait pour éradiquer le monde indigène, sauf la culture culinaire. Un bouquin très intéressant qui est le premier d'une série de 3, pour le moment. Soeur Juana Inès de la Cruz est un personnage historique, et une des poétesses les plus représentatives de la langue espagnole. 

PhH


Muerte en San Jerónimo


Alguien (o algo) se ha infiltrado en el convento de San Jerónimo. Monjas y esclavas por igual aparecen sacrificadas en el altar, a la usanza de los sangrientos rituales precolombinos. Todas las hermanas se culpan entre sí. Todas tienen algo que ocultar. Muchas, incluso, le achacan las muertes a posesiones demoniacas. Éste es el panorama que se encuentra Alina, joven novicia, al tomar los hábitos. Junto con Matea, su fiel doncella indígena, se ve forzada a unir fuerzas con la excéntrica Juana Inés de la Cruz, y entre rezos, guisos, cantos y poesía inoportuna, tratarán de esclarecer la terrible verdad detrás los asesinatos. Lo que ellas ignoran es que las muertes ya han llegado a oídos del Santo Oficio, y los inquisidores ya planean visitar el convento para extirpar el mal de raíz.

14 janvier 2023

La campagne militaire française au Mexique

Historique des troupes coloniales
Désiré Lucien Vallier
Shs Éditions, 01-2023

 

Présentation de l'éditeur

Les campagnes de Crimée et de la Baltique avaient hautement mis en relief les solides qualités militaires des troupes de la marine sur l'échiquier des campagnes d'Europe ; elles n'avaient toutefois rien pu ajouter à la traditionnelle réputation de dévouement et d'abnégation de ces troupes, affirmée sur tous les points du globe. Celles-ci semblaient, en effet, vouées par destination aux tâches ingrates accomplies sous les climats les plus meurtriers, à une époque où l'opinion publique s'intéressait peu aux questions coloniales et n'accordait guère d'attention qu'aux faits d'armes retentissants.

 

Informations
EAN : 139791041942046
ISBN : 979-10-419-4204-6
Nombre de pages : 172
Langue : français

3 décembre 2022

Mexicayotl

Michael Collado
éditions DO, 08-2022

Présentation de l'éditeur

Un chanteur français nommé Arthur Loizeau, retraité en Californie, où il semble couler des jours heureux loin de la musique et de la poésie, dans lesquelles il a dû exceller avant que le décés de son frère jumeau le conduise à reconsidérer son existence, se voit un jour, par erreur, kidnappé par les sbires d’un surnommé Ogre, gourou obèse d’une secte croyant au retour des Aztèques.
Brièvement enfermé dans une cellule en attendant son sacrifice, Arthur parvient à s’échapper grâce au suicide de son geôlier, qui est aussi son sosie. Son évasion, qui n’a rien de spectaculaire, le conduit dans une vallée mexicaine, sèche et désolée, où, par un soir et par hasard, il rencontre un cow-boy, Sœur Justice, qui a ceci de commun avec Don Quichotte qu’il est bavard, menteur, intoxiqué par ses lectures et illuminé.
Les aventures qui s’en suivront seront évidemment multiples, drôlatiques, truculentes, picaresques et atteindront leur sommet avec la grande bataille du cirque, lieu de collision entre l’armée et l’Ogre, celle d’un Européen indianisé et la troupe d’un bandit diabolique.
L’histoire se finira même par un voyage en ballon.
Mexicayotl est un roman baroque mais lisible, fantaisiste mais fourmillant de vérités, plein de clins d’œil mais fluide et trépidant. Que ne renierait (certainement) pas le grand Cervantès. On peut aussi y déceler, en une sorte de jeu de pistes, des allusions à Lazarillo de Tormes, Zurbaran, Levi-Strauss, une multitude de westerns, D.H. Lawrence…
On ne s’y ennuie jamais et quand on l’a fini, on espère même qu’il y aura une suite.

Toutes les informations sur le livre sur le site de l'éditeur

L'auteur
Michael Collado est né en 1973 dans le Var. Universitaire spécialiste du Mexique, il a enseigné en France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Norvège. Spécialiste du polar latino-américain, il a soutenu une thèse de doctorat à Montpellier sur Paco Ignacio Taibo II. Il a enseigné l’Histoire et la littérature du Mexique aux universités d’Aix-Marseille et de Toulon, ainsi qu’à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Il vit désormais en Asie. Mexicayotl est son deuxième roman.

 

L'avis d'Agathe de Lastyns
L’extra­va­gance du récit laisse devi­ner dès le pre­mier cha­pitre qu’il peut s’agir de hal­lu­ci­na­tions ou d’un cau­che­mar. Cepen­dant, Arthur Loi­zeau et Sœur Jus­tice ont cha­cun sa logique ou sa sorte d’absurde, le nar­ra­teur appa­rais­sant comme le plus proche du bon sens, ce qui ne faci­lite pas tou­jours leurs rap­ports.
Dans un contexte où la vrai­sem­blance n’est pas de rigueur, le lec­teur a l’impression que tout peut arri­ver, et de fait, il advient des choses fort surprenantes...
Lire la suite sur le site Lelitteraire

 

15 octobre 2022

Le rocher blanc

Anna Hope
traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Élodie Leplat
édition Le bruit du Monde, 08-2022

 

Présentation de l'éditeur

Comment une petite dizaine d’individus originaires des quatre coins du monde se sont-ils retrouvés dans un minibus aux confins du Mexique, en compagnie d’un chaman ?
S’ils semblent tous captivés par ce rocher blanc auquel la tribu des Wixárikas attribue des pouvoirs extraordinaires, l’une d’entre eux, écrivaine, tente de prendre soin de sa fille, tout autant qu’elle réfléchit à la course du monde, et à l’écriture de son prochain roman. Autour de ce rocher se sont déroulées d’autres histoires qui pourraient bien l’inspirer. En remontant le fil du temps, Anna Hope décrit les rêves et la folie qui ont animé les hommes dans leur entreprise de conquête. Elle s’attache pour cela à quelques personnages, et en s’appuyant sur l’intensité dramatique et les élans contradictoires de chaque existence, compose un roman d’une puissance irrésistible.
Un lieutenant en expédition sur un navire espagnol (1775), deux sœurs yoemes déportées (1907), une star de rock en perdition (1969) et une écrivaine en pèlerinage, en quête de sens et d'un sujet pour son prochain roman (2020). Tous convergent vers le même point, le Rocher blanc, une petite île rocheuse située au large de San Blas, sur la côte ouest du Mexique dans la région de Narayit. Le Rocher blanc un lieu sacré pour les Wixarikas, qui le considèrent comme l'origine du monde. San Blas fut aussi point de départ d'un grand nombre d'expéditions dans le Pacifique.

À propos d'Anna Hope
Elle est est née en 1974 à Manchester. Après avoir suivi des études d’art dramatique entre Londres et Oxford, elle vit aujourd’hui dans le Sussex. Ses trois premiers romans, Le chagrin des vivants, La salle de bal (Grand Prix des lectrices de ELLE 2018) et Nos espérances, ont été publiés aux éditions Gallimard.
La fiche complète du livre sur le site de l'éditeur.

A propos des Wixárikas (aussi dénommés Huicholes), voir le site Centro de Investigacion Wixárikas
(en espagnol / en anglais)


Le Rocher blanc d'Anna Hope : un incroyable voyage dans le temps autour de l'origine du monde.
La romancière anglaise Anna Hope nous embarque dans une fresque qui traverse les siècles et jette un œil aiguisé sur la brutalité des conquêtes coloniales et sur la société occidentale, héritière de cette histoire. Par Laurence Houot, France Télévisions Rédaction Culture

... /Quatre époques, quatre personnages
"L'écrivaine" voyage au Mexique avec son mari et sa fille. Ils sont là pour célébrer la naissance de leur enfant. Dans un minibus avec un chaman et un groupe de touristes, ils se dirigent doucement vers le Rocher blanc pour une cérémonie New Age avec les peuples autochtones. Mais leur couple bat de l'aile, et à l'autre bout du monde, une pandémie pointe le bout de son nez. L'écrivaine prend soin de sa petite fille, et réfléchit à son prochain roman.
"Le chanteur", très clairement inspiré par Jim Morrison, a fait faux bond aux équipes de sa tournée. Disparu de la circulation, il traîne son ennui dans un hôtel de la côte mexicaine. Lassé par la notoriété, il cherche un sens à cette vie enivrée de succès.
"La fille" est une Yoeme (peuple amérindien, NDLR). Avec sa sœur, elles tentent de survivre dans l'expédition qui doit les conduire vers un destin qu'elles devinent funeste. Entassées avec d'autres dans une embarcation aux conditions de vie déplorables, elles ont été arrachées à leur terre et sont conduites de force sur la côte. Sa sœur est blessée. Les deux jeunes filles s'accrochent aux histoires de leur enfance, à leur culture, pour tenter de survivre.
"Le lieutenant" est un capitaine d'expédition. Il partage celle-ci avec d'autres explorateurs. L'un d'entre eux, le Capitaine Manrique, est soudain pris de divagations. Il a la vision que la course dans laquelle se sont lancés les empires coloniaux, qu'il sert, "aboutira à la ruine". "Nous sommes les agents de la Chute. Nous devons nous repentir. Faire des offrandes. Retourner chez nous", souffle le Capitaine. Ses propos sont considérés comme une trahison. Le lieutenant tente de le sauver, sans mettre en péril l'expédition, "il n'y a pas le choix". /...
Lire l'article en intégralité sur le site Franceinfo : Culture



Anna Hope : un Mexique imaginaire
A la recherche d'une civilisation perdue, par Jacques-Emile Miriel
Le quatrième roman de l’écrivain et actrice anglaise nous emmène dans un Mexique mi-réel mi-imaginaire. Le Rocher blanc raconte quatre histoires situées à des époques historiques différentes mais qui sont unies par un même symbole, le rocher sacré du titre.
Lire l'article (abonnés) sur le site Causeur

8 octobre 2022

Rencontre avec Rafael PINEDA

Rencontre avec RAFAEL PINEDA "RAPE", dessinateur de presse mexicain, autour de sa trajectoire journalistique et sa collaboration avec des médias en Amérique latine et en Europe. La rencontre sera présentée par Claudia Reyes García.

Bibliothèque hispanique de l'Université Paul Valéry à Montpellier
Jeudi 13 octobre à 14h00
Entrée libre, sur inscription

Manifestation organisée dans le cadre des " Belles Latinas 2022 "

Inscription : https://www.billetweb.fr/belles-lainas-rafael-pineda-rape-universite-de-montpellier-3


 

La page dédiée à Rafael Pineda "Rapé" sur le site Cartoonig for Peace

Rafael Pineda a été le premier prix national pour les visages de la discrimination « Gilberto Rincón Gallardo », Mexique, en 2011 ; Prix du journalisme Gabriel García Márquez, catégorie Image. Colombie, 2017 et Premio Nacional de Periodismo, dans la catégorie Caricature et Humour, Mexique, 2016. En savoir plus sur Rafael Pineda.


16 février 2019

Sauvage

Yann (scénario) Félix Meynet (dessin, couleurs)
édition Casterman, 2013-2018
série en cours

 Présentation de l'éditeur

Juillet 1864, dans l’immensité aride et caniculaire du désert mexicain, des troupes françaises progressent péniblement. Elles font partie du corps expéditionnaire envoyé par les puissances européennes – dont la France de Napoléon III – pour se tailler un empire en Amérique, en profitant de la faiblesse de l’État mexicain. Parmi les soldats, souvent des hommes de sac et de corde et de peu d’éducation entrés dans l’armée impériale pour la solde qu’elle procure, un jeune lieutenant, Félix Sauvage, tranche par sa prestance et son air farouche. Lui n’est pas devenu militaire au Mexique pour l’argent, mais pour venger une tragédie familiale. Et l’homme dont il cherche à retrouver la trace se trouve quelque part, comme lui, au sein de cette armée. Sur la piste, les Français sont témoins de l’attaque de la malle poste de Chihuahua par des soudards mexicains et interviennent juste à temps pour sauver du massacre un journaliste américain en reportage et une séduisante jeune femme blonde, si intrépide qu’elle se lance seule à la poursuite de ses assaillants en fuite…

En juillet 1863, Félix et Clémentine Sauvage se trouvent dans leur appartement parisien lorsqu’ils apprennent par missive la mort de leur frère Honoré. Celui-ci s’était engagé dans l’armée impériale envoyée au Mexique en soutien de l’empereur Maximilien. Mais cet engagement n’était pas mû par patriotisme ou conviction : il souhaitait avant tout venger l’assassinat de leurs parents par le marquis de Trazegnies, lui-même commandant de cavalerie au sein de l’armée impériale du Mexique. Femme d’honneur et de caractère, Clémentine décide de s’engager sur le champ en tant que cantinière au Mexique. Il lui revient à elle, avant Felix, de venger leurs parents. Hélas, un an plus tard, c’est bien Félix qui se retrouve dans l’armée française du Mexique, tenant sa sœur pour morte et se faisant un devoir d’honorer la vengeance. Il y découvre les méthodes atroces du colonel Dupin qui fait exécuter ses prisonniers en faisant galoper des chevaux sur leurs têtes dépassant de terre. Il reçoit comme une échappatoire à cette barbarie la mission d’aller porter son bâton de maréchal au commandant Bazaine. Lorsque son cheval blessé chute, Félix se rend alors compte qu’il était poursuivi par Agnès de Salm-Salm, qui nourrit de son côté de tout autres desseins…

Le dénommé Bazaine, bâton de maréchal à la main, peut célébrer ses noces dans la cathédrale de Mexico, auxquelles l'empereur Maximilien assiste sans grand enthousiasme. Félix Sauvage a réussi à se faire embaucher dans la troupe de Trazegnies, se rapprochant de la vengeance familiale que sa sœur et lui ont promis d'accomplir. En effet, quelques années plus tôt, au cours d'un duel inégal et malhonnête, le militaire avait tué le père des Sauvage, nom de plume sous lequel l'écrivain journaliste avait osé le critiquer, et qui cache le patronyme de Castelbajac. Mais de toute évidence, Félix n'est pas le seul à en vouloir au marquis de Trazegnies. La très belle madame Salm Salm tient à retrouver son mari Hubert retenu prisonnier par les troupes mexicaines, pour une mystérieuse histoire de bague qu'elle devrait lui remettre. Tandis qu'une envoyée de Paris semble vouloir jouer un rôle clé que le militaire ne comprend pas vraiment. Dans le faste de la cérémonie, une jeune femme mexicaine se jette sur l'empereur pour le tuer d'un coup de couteau. La vigilance de la jeune Esmeralda, qui a compris des mots échangés en espagnol dans la foule, permet d'éviter le pire. Et de découvrir que l'assaillante n'est autre que la sœur de Juarez. Une prisonnière de choix qui va permettre d'envisager un échange de prisonniers. L'espoir pour Félix de retrouver Clémentine...

Après avoir réglé ses comptes avec le marquis de Trazegnies et vengé la mort de ses parents, Félix Sauvage vient d’accepter une mission des plus périlleuses : à la tête du 3e escadron de chasseurs d’Afrique, il doit gagner le Sinaloa pour en chasser le général juariste Corona. Mais il lui faudra pour cela franchir « L’Échine du diable », une crête montagneuse de la Cordillère occidentale.
De son côté, Esmeralda, orpheline et sans attaches, est confiée aux bons soins d’austères carmélites qui éduquent les jeunes filles à coups de martinet. Son seul espoir : que Félix l’épouse ! Elle n’a pas oublié le geste de Félix qui, en refusant une friandise qu’elle lui offrait, s’est engagé selon une antique coutume aztèque. Elle considère désormais, que le cœur de Félix lui appartient !

Le site de la série aux éditions Casterman

26 janvier 2019

Pepita, la femme du traître

Rosario Acosta-Nieva, Eric Taladoire
éditions Gingko, collection mémoire d'homme, 02-2019


Présentation de l'éditeur

Dans cette nuit houleuse du 9 août 1874, on distingue à peine la petite barque ballottée par les vagues soulevées par le violent mistral. Debout à l'avant, une silhouette féminine s'évertue à préserver la faible flamme vacillante des allumettes qu'elle gratte à la chaîne, tandis que, face à elle, un jeune homme rame avec plus d'acharnement que d'adresse. La petite équipée semble incongrue au milieu de la bourrasque, mais toute considération logique s'efface devant le clapotement de l'eau, annonçant l'approche d'une masse qui s'accroche à l'embarcation et manque la faire chavirer. Le couple se précipite pour lui porter secours et, au prix de gros efforts, arrive, non sans mal, à la hisser et la faire échouer à l'intérieur. C'est un vieillard épuisé que l'on récupère, corpulent certes, et dont la jeunesse semble lointaine. Les ongles déchaussés, le corps couvert de plaies que l'eau de mer rend encore plus douloureuses, il trouve, au bout d'un moment, la force de se relever pour prendre dans ses bras le corps menu de la jeune femme. L'homme repêché des flots n'est autre qu'Achille Bazaine, Maréchal de France, 63 ans, emprisonné pour trahison depuis 8 mois à Sainte Marguerite, une forteresse dans les îles de Lérins au large de Cannes. La jeune femme - sa femme - est mexicaine et a pour nom María Josefa de la Penã, dite Pepita. Jeune fille de la bonne société de Mexico, Pepita se marie en 1865 (elle à alors 17 ans) au Maréchal Bazaine, commandant en chef des forces françaises au Mexique, occupant alors le pays durant la guerre dite d'Intervention (1862-1867), destinée à instaurer au Mexique un empire catholique et latin face au puissant voisin du nord, anglo-saxon et protestant. Pepita se retrouve du jour au lendemain propulsée au rang de deuxième dame du pays, fréquentant leurs souverains Maximilien d'Autriche et Charlotte, ainsi que tout l'Etat-Major français. Accompagnant son mari en France, elle est témoin des dernières années du règne de Napoléon III, de la guerre de 1870, de la chute de l'Empire et du procès pour trahison de son époux, le Maréchal Bazaine, accusé d'avoir livré Metz aux Prussiens. Profondément outragée par la condamnation de son époux, elle organise son évasion et parvient à ses fins dans des conditions rocambolesques, menant d'une main de maître un groupe hétéroclite de comploteurs et de complices. Le succès de l'entreprise lui vaut une renommée mondiale d'héroïne et, malgré la rancœur de l'opinion française, l'admiration quasi-universelle (à commencer par celle d'auteurs comme Maupassant). C'est en Espagne, protégé par la cour pour laquelle Bazaine avait jadis combattu, que le couple trouvera refuge. C'est à Madrid, en 1888, que Bazaine décède, probablement des suites d'une tentative d'assassinat perpétrée l'année précédente par un nationaliste français le rendant responsable de la défaite de 1871. Alors au Mexique pour recouvrer ses biens, Pepita ne reviendra jamais en Europe. Elle meurt à Mexico en 1900, oubliée de tous comme son mari. Bien qu'elle fut célébrissime en son temps, estimée jusque chez ses ennemis, Pepita n'a fait l'objet que de fort peu d'études ou d'ouvrages fouillés. Elle constitue pourtant - et encore de nos jours - un exemple exceptionnel de ce qu'on peut appeler les femmes de tête : Personnalité hors du commun, étrangère dans son pays d'adoption, mère et épouse exemplaire et surtout maîtresse d’œuvre d'un acte qui reste, encore de nos jours, sujet d'étonnement.
Les auteurs

Rosario Acosta-Nieva
Née à Córdoba, dans l'Etat de Veracruz, au Mexique, Rosario Acosta Nieva est archéologue. Elle a participé à de nombreux projets dans diverses régions du Mexique, ce qui lui a permis d'acquérir une solide connaissance de son pays. Elle a obtenu son doctorat à la Sorbonne et sa thèse a fait l'objet d'une publication (British Archaeological Reports). Elle a publié de nombreux articles dans des revues françaises autant scientifiques que de divulgation telles qu'Ulysse, L'archéologue, Archeologia, Télérama, ainsi que dans des ouvrages collectifs : La Science au présent et Universalia de l'Encyclopaedia Universalis, le Larousse des civilisations antiques, Une Histoire mondiale du parfum ou, plus récemment le Dictionnaire des Amériques (Collection Bouquins, nov. 2016). Elle a collaboré régulièrement avec le Bulletin Critique du Livre en Français. Rosario Acosta Nieva a obtenu le premier prix dans plusieurs concours littéraires : Filando Cuentos de Mujer 2005 (Langreo, Asturias) avec « Chepina », Contam Dona 2008 (Catarroja, Valencia) avec « Una solución lógica » et Valentín Andrés 2009 (Oviedo) con « Dromedarios de Palma coloreada ». 

Eric Taladoire
Eric Taladoire est archéologue, spécialiste du monde maya et des jeux de balle préhispaniques, professeur de classe exceptionnelle à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et membre de l'UMR Archéologie des Amériques du CNRS. Il collabore à de nombreuses revues professionnelles d'archéologie, comme le Journal de la Société des Américanistes ou Arqueología Mexicana. Il a publié divers ouvrages scientifiques, et de diffusion, comme Art et archéologie de la Mésoamérique (1977) manuel de l'Ecole du Louvre/ Documentation Française. Il dirige une collection dans les British Archaeological Reports. 
Tous les détails sur le site Place des libraires

19 janvier 2019

Les peintures de la voix

Le monde aztèque en images
Jean-Paul Duviols
éditions Chandeigne, 10-2018


Présentation de l'éditeur


« Les peintures de la voix ». Cette expression que Voltaire appliquait à toutes les formes d’écriture, est parfaitement adaptée aux anciens manuscrits mexicains où l’image a une place prépondérante. Ce recueil qui s’apparente à un guide à contenu didactique, s’attache à décrire et à analyser d’une manière générale les codex mexicains (aztèques et mixtèques) et à montrer quelle fut leur originalité. Il souligne aussi leur valeur documentaire et esthétique. Ils constituent des sources privilégiées pour la connaissance des cultures anciennes du Mexique et reflètent des éléments fondamentaux d’un monde qui a brutalement disparu. Il s’agit de familiariser le lecteur avec un monde ignoré et de lui proposer un premier contact, une sorte de parcours initiatique sans difficulté majeure, tout au long duquel il trouvera une riche iconographie et quelques explications élémentaires sur l’histoire et sur la signification de ces manuscrits. Le foisonnement des images, le mystère qu’elles recèlent dans les rares codex antérieurs à la conquête et ensuite dans leur évolution postérieure, proposent aux lecteurs la surprise d’un choc exotique.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Né en 1936 à Toulouse, Jean-Paul Duviols obtient l’agrégation d’espagnol et la chaire de littérature
et civilisation latino-américaine à l’Université de la Sorbonne. Spécialisé dans l’étude de la période pré-
colombienne, les voyages de découverte et la colonisation en Amérique latine, il collabore à de nombreuses reprises avec les éditions Chandeigne, surtout autour des textes relatifs au Nouveau Monde, au Mexique et à la Patagonie. Depuis une vingtaine d’années, il anime tous les jeudis une tribune autour
des publications récentes sur le monde sud-américain à la Maison de l’Amérique latine.

 

Les éditions Chandeigne nous offrent ici un magnifique ouvrage. La qualité du papier et de l’iconographie sont admirables. Ces illustrations sont le fruit du travail de Jean Paul Duviols, professeur de littérature et civilisation latino-américaine à l’Université de la Sorbonne. Celui-ci s’appuie sur les codex aztèques pour nous donner un panorama de la civilisation et de l’Histoire de ce peuple. On se promène donc entre les pages du livre comme entre celles des codex au fil des sept chapitres et de leurs annexes, elles-mêmes richement commentées et illustrées. Lire la suite de l'article de Sandrine Bonnal sur le site La Cliothèque.

10 décembre 2018

Méjico

Antonio Ortuño
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Marta Martínez Valls
éditions Christian Bourgeois, 09-2018

 Résumé éditeur

À Méjico, un coup de feu était une fleur dans un jardin ou la pluie sur le visage, un phénomène qui n'intéressait personne, sauf ceux qui pouvaient en profiter.
Omar, garçon sans ambition, se laisse entraîner dans une liaison avec Catalina, sa cousine éloignée, brocanteuse de son état. Plusieurs individus menaçants vont bientôt faire exploser sa placide existence, la seule solution sera la fuite. Dans ce roman plein de sang, de violence et d'amour fou, les personnages trouvent leur dignité dans leurs liens avec un noble passé, enraciné de l'autre côté de l'océan Atlantique : les sombres heures de la Guerre Civile espagnole, où éclatent des rivalités intimes. Antonio Ortuño propose un récit truculent, brutal et subtil comme un verre de tequila.

Source: site de l'éditeur

Une citation du livre :

Sans arrogance aucune, tout humble, telle que Dieu l'avait créée, l'identité mexicaine ne s'offrait pas comme la garantie d'une civilisation - comme la culture française -, c'était à peine une marque au tison que tous les bœufs de la République devaient porter gravée sur leur dos, qu'ils le veuillent ou non. Mexicains au cri de guerre*, et si les descendants d’étrangers ne veulent pas s'exécuter, qu'ils la ferment. Après tout, un étranger n'était qu'un Mexicain qui s'ignorait. 

* Mexicano al grito de guerra, paroles du refrain de l'hymne national

 




L’histoire et la petite histoire se mêlent dans ce nouveau roman du Mexicain Antonio Ortuño, dont La file indienne avait attiré notre attention en 2016. Le Mexique de la fin du XXe siècle jusqu’à l’époque contemporaine, puis vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Espagne des années 1920, au moment de la dictature de Primo de Rivera ou de la guerre civile constituent le fond de ce récit multiple.
Éternelle question : de qui descendent les Mexicains ? À qui doivent-ils leur identité ? Cette identité revendiquée existe-t-elle ? Désir et aversion ne s’ajoutent pas l’un à l’autre, ils se confondent. Méjico, qui se lit comme un bon roman noir, prouve qu’action et réflexion profonde ne sont pas ennemies, bien au contraire.
L'article de Christian Roinat, à lire sur Nouveaux Espaces Latinos.

17 novembre 2018

Au-dessous du volcan

Malcolm Lowry
Maurice Nadeau (Préfacier, etc.)
Max-Pol Fouchet (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
Clarisse Francillon (Traducteur)
Stephen Spriel (Traducteur)
éditions Folio, 1973 (1ère éd. Gallimard)

 

Résumé éditeur

Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-là, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ? Horreur à la mesure de nerfs de géant !

Présentation Wikipédia

Le roman se situe dans la ville mexicaine de Cuernavaca, rebaptisée Quauhnahuac. Il tire son titre des deux volcans qui dominent la ville, le Popocatepetl et l'Ixtaccihuatl. L'œuvre raconte l'histoire de Geoffrey Firmin, consul britannique à Quauhnahuac, alcoolique, le Jour des Morts, le 2 novembre 1938, et sa fin tragique. Geoffrey Firmin est un homme rongé par le remords d’un événement tragique : durant la première guerre mondiale, à bord d’un cargo britannique dont il était le commandant, il a laissé enfourner des prisonniers allemands dans la chaudière du navire. Il a été acquitté par la justice de son pays, mais sa conscience refuse d'oublier.

Le livre se compose de douze chapitres, dont le premier se passe un an après les événements du 2 novembre 1938. Les onze chapitres suivants racontent chronologiquement la journée du consul ce 2 novembre 1938, et se déroule en douze heures. Geoffrey Firmin rencontre son épouse Yvonne Firmin, au bar de l'hôtel Bella Vista. Elle l'a quitté depuis des mois, mais veut sauver leur mariage. Le rendez-vous a lieu à sept heures du matin et l'ex-consul montre déjà des symptômes d'ivresse. De là, ils décident d'aller chez Geoffrey. Au cours de leur conversation, il lui reproche de façon voilée ses infidélités, dont une avec le demi-frère de l'ex-consul, Hugh. À l’atmosphère mexicaine se superpose un climat moral dans lequel évoluent Geoffrey, Yvonne, Laruelle (un ancien amant d’Yvonne), Hugh (le frère du consul), et un médecin, le docteur Vigil. Mais cette atmosphère est également marquée par de nombreuses symboliques et des détails obsédants, dont les collines en forme de « miches de pain », les volcans redoutables et familiers, les cantinas où l’on boit du mescal, et un ravin, le ravin aux détritus, « ce sacré abîme que tout homme s’offre à l’heure actuelle… ». 

Au-dessous du volcan (Under the Volcano) est un roman est paru en 1947. Le roman a également été traduit en français sous le titre Sous le volcan. Il figure à la 11e place dans la liste des cent meilleurs romans de langue anglaise du XXe siècle établie par la Modern Library en 1998.

« Au-dessous du volcan » de Malcolm Lowry – roman ivre d’une descente aux enfers
Au-dessous du volcan appartient à la famille des grands romans du XXe siècle. Il a l’échelle de l’Ulysse de Joyce, il se situe dans la veine des romans de Conrad, il porte le souvenir de Moby Dick, il partage le goût d’un exotisme crypté avec Paradiso de Lezama Lima et rejoint par de nombreux aspects la Recherche de Proust… C’est l’œuvre d’un auteur anglais à la vie romanesque, tendue entre l’alcool, la littérature, l’amour et les voyages – une vie qui devient matière vive du roman, composé pendant des années, entre 26 ans et la fin de la trentaine, commencé en 1936 et publié en 1947. La somme finalement conçue ne compte que 12 chapitres, comme les douze heures de l’unique journée qu’elle déploie, ou les douze étapes d’un chemin de croix brutalement interrompu. Dans cette œuvre cryptée, dans laquelle chaque détail, chargé d’une valeur symbolique patiemment tissée de chapitre en chapitre, rejaillit sur l’ensemble, Lowry livre le roman ivre d’un Consul du fin fond du Mexique qui perd pied, de ses impossibles retrouvailles avec sa femme, et de son enfoncement progressif jusqu’au cœur du volcan qui le hante. Lire la suite de la chronique de F. sur le site La Parafe.

« Au-dessous du volcan », de Malcolm Lowry : on ne peut pas vivre sans aimer.
C’est le propre des chefs-d’œuvre littéraires que de rester non pas inconnus mais souvent hors de portée, de heurter la logique et les habitudes. Ce livre ne fut reconnu largement qu’après la mort de son auteur. Cet article est paru dans « Le Monde » du 12 janvier 1961. Lire l'article de Maurice Chavardés publié le 12 janvier 1961, mis à jour le 21 juin 2019sur le site du Monde.

Au dessous du volcan, de Malcolm Lowry
Malcolm Lowry est britannique (le livre fut écrit en anglais) mais a bourlingué toute sa vie, et Au-dessous du volcan, largement autobiographique, fut conçu au Mexique. L'histoire du manuscrit fut aussi chaotique que celle de son auteur : c'est bien au Mexique, en 1936. La seconde version fut perdue, la troisième incendiée. Au-dessous du volcan raconte 24 heures de la vie engluée de Geoffrey Firmin, alcoolique mélancolique, qui entraîne la femme qu'il aime dans sa chute. Le tout sous le regard du Popocateptl. Il est classé parmi les 5 livres à lire avant de partir au Mexiquepar le site Voyageurs du monde.



24 octobre 2018

Les spectres de la terre brisée

S. Craig Zahler
Traduit de l'anglais (USA) par Janique Jouin-de Laurens
éditions Gallmeister - 08/2018



  • Résumé de l'éditeur
Mexique, été 1902. Deux sœurs kidnappées aux États-Unis sont contraintes à la prostitution dans un bordel caché dans un ancien temple aztèque au cœur des montagnes. Leur père, John Lawrence Plugford, ancien chef de gang, entame une expédition punitive pour tenter de les sauver, accompagné de ses deux fils et de trois anciens acolytes : un esclave affranchi, un Indien as du tir à l’arc, et le spectral Long Clay, incomparable pro de la gâchette. Le gang s’adjoint également les services d’un jeune dandy ambitieux et désargenté, attiré par la promesse d’une rétribution alléchante. Peu d’entre eux survivront à la sanglante confrontation dans les badlands de Catacumbas.
Un western impitoyable qui balaie tout sur son passage, comme un film de Tarantino au volume poussé à fond.

  • L'auteur
Né en Floride, S. Craig Zahler est désormais New-Yorkais et a travaillé de nombreuses années en tant que directeur de la photo et traiteur, tout en jouant dans un groupe de heavy métal et en créant des pièces de théâtre bizarres. Son premier roman, un western intitulé A Congregation of Jackals, a été nominé pour les prix Peacemaker et Spur

Tout savoir sur le livre, son auteur et lire un extrait sur le site des éditions Gallmeister.

  • La chronique de Franck Tilliez dans Le Monde
Catacumbas est tenu par un borgne capable de déguster des crevettes charnues tout en contraignant les traîtres à avaler des scorpions vivants. ­Forcément, ça pique, comme le casting goûteux des sept cavaliers – le père et ses deux fils à l’esprit vengeur, l’esclave noir affranchi, l’Indien à l’œil infaillible, le Gringo dandy ruiné et le flingueur psychopathe, celui dont même le Diable a peur, aux faux airs de Javier Bardem dans le film des frères Coen, No Country for Old Men (2007).
Cette chevauchée nous fraye un chemin à travers l’enfer. Son auteur, l’Américain S. Craig Zahler, également réalisateur de films, batteur et parolier dans un groupe de heavy metal, attaque Les Spectres de la terre brisée avec l’âpreté d’un riff sursaturé. A la beauté des paysages et des vives couleurs du ciel se heurte la froideur des ténèbres présentes en chacun de nous...
Lire la chronique sur le site du Monde

10 octobre 2018

Quelque chose du Mexique

Morgane Desbrosses
Illustrations de Lison Cuart
éditions Nanika - 09/2018

Résumé de l'éditeur :

Quelles sont les différences entre les Aztèques et les Toltèques ? Les Mexicaines portent-elles toujours des huilpils ? C’est vrai que ce sont les Mayas qui ont inventé le chocolat ? Comment manger des tacos comme un vrai Mexicain ? Qu’est-ce que la Catrina ?
Le Mexique mystifie autant qu’il attire. Pour passer au-delà des clichés, il faut prendre le temps de le connaître, de creuser un peu sous la surface, de chercher les racines profondes sur lesquelles il repose. Parce que oui, les plages mexicaines sont magnifiques, les soirées endiablées et les cartels très dangereux mais le Mexique c’est bien plus que cela. C’est une histoire millénaire, une cuisine reconnue à travers le monde, une diversité incroyable de la biosphère et surtout des traditions ancestrales qui donnent l’impression que derrière chaque geste, chaque mot, chaque chose se cache une signification nouvelle, un morceau de culture. Dès mes premiers jours au Mexique, j’ai été totalement séduite par la joie de vivre ambiante, les couleurs, la musique mais aussi par les petits moments du quotidien, toutes ces simples habitudes que les touristes considèrent comme anodines mais qui ont en fait une signification symbolique extrêmement profonde pour les Mexicains.

Sur l'auteur :

Son histoire d’amour avec le Mexique démarre en fait à La Havane, Cuba, à l’été 2015 où elle rencontre celui qui deviendra l’un de ses amis les plus chers, Miguel. Mexicain d’origine et grand féru d’histoire, celui-ci va lui transmettre sa passion pour la culture mexicaine. Bien décidée à découvrir par elle-même ce pays à la culture si riche et ancrée dans l’histoire, Morgane s’envole pour la première fois pour le Mexique, direction la petite île d’Holbox en mars 2016. Arrivée à Cancun de nuit et sous une pluie battante, elle va vite faire face à la différence de culture, de langage et de mode de vie, pour le meilleur et parfois pour le pire ! Il ne lui faudra que trois semaines pour tomber amoureuse du pays et décider d’en voir le plus possible.

Ces informations sont issues du site des éditions Nanika, sur lequel vous trouverez tous les détails, le sommaire et quelques illustrations.

27 septembre 2018

El Nakom - 2

Dessin : Jeronaton
Scénario : Jeronaton
Éditions du Long-Bec, 09/2018


Fiche de l'éditeur

Gonzalo Guerrero, naufragé castillan devenu chef de guerre maya, doit faire face aux dangers d'une invasion espagnole. Entre ceux qui sont devenus son peuple et ceux qui étaient les siens, il doit faire un choix. Un album en couleurs directes pour une réflexion sans concession sur le colonialisme et la cupidité humaine
L'arrivée de troupes espagnoles aux abords du village maya qui l'a recueilli met Gonzalo Guerrero face à un dilemme. Le naufragé castillan devenu chef de guerre doit choisir entre ses compatriotes espagnols et les autochtones auprès desquels il a refait sa vie. Gonzalo sait de quoi ses anciens concitoyens sont capables et décide de penser à l’avenir de sa famille maya. Il n’a donc d’autre choix que de devenir un renégat...

Source : éditions du Long Bec
L'article sur le tome 1
Le blog de Jeronaton

25 avril 2018

Ni de jour ni de nuit

Perra brava
Orfa Alarcón
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Mélanie Fusaro
éditions Asphalte - 03/2018



Présentation de l'éditeur
Monterrey, au nord du Mexique. Fernanda, vingt ans, rencontre Julio. Une passion dévastatrice les lie immédiatement. Mais la jeune femme prend rapidement conscience qu’elle ne sait pas grand-chose de son petit ami, qui est en permanence escorté par des hommes de main.
Isolée dans une luxueuse villa, Fernanda se coupe bientôt de sa famille, de ses amis, de ses études – d’une existence normale, en somme – et découvre un nouveau quotidien fait d’argent facile, de fêtes bling-bling, d’épouses potiches, de passe-droits et de violence. Certes, tant qu’elle sera avec Julio et lui restera soumise, rien ne pourra lui arriver. Mais viendra le jour où Fernanda perdra ses illusions et découvrira qui elle est vraiment.
Ni de jour ni de nuit est un roman sauvage, énergique, porté par sa jeune et bouillonnante narratrice.


Source : éditions Asphalte


L'avis de Christian Roinat sur Nouveaux Espaces Latinos


Extraits
Monterrey compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants ; il y a quelques dizaines d’années à peine, c’était une ville provinciale, tranquille, presque endormie. Mais tout a changé : des cartels de la drogue s’y sont installés, ainsi que dans la région, et la violence a fait son apparition. Règlements de comptes entre bandes rivales, enlèvements contre rançon… sont devenus des phénomènes courants. C’est dans cette ville et dans cette atmosphère que nous entraîne Orfa Alarcón dont Ni de jour ni de nuit est le premier roman.

Fernanda est une jeune femme objet, elle l’assume, le revendique. Comment a-t-elle connu son Julio, elle ne le sait plus trop, ou ne veut pas le raconter, peu importe, elle est à lui et elle aime ça ! Quand ils sortent dans une boîte chic et branchée, elle doit d’abord passer par le salon de beauté, et c’est lui qui choisit sa courte jupe moulante, mais à peine arrivés, il l’oublie dans un coin pour passer des heures avec un groupe de machos, probablement pour parler « affaires ». Lui, il a peut-être un léger défaut : rien ne semble compter à part lui-même, et il n’est pas question de poser la moindre question ou de dire le moindre mot sur ses activités. Son attitude à elle peut se résumer en une simple phrase d’elle : « Depuis le début j’avais offert mon cou à ses dents. » Ah, l’amour !

Dans toute situation, il y a le pour et le contre ; Fernanda en est consciente. Pour elle, le contre, c’est cette atmosphère de violence très marquée (des corps décapités tout de même) qui l’environne ; le pour, c’est la sensation de puissance que lui confère la protection dont elle bénéficie, Julio n’ayant rien ni personne au-dessus de lui, elle se sent au sommet, elle qui poursuit des études de Lettres à la fac locale, pas toujours très assidûment.

Les chapitres, très courts, donnent un rythme trépidant au récit, la narratrice, qui vit parallèlement entre deux univers, la fac et la pègre (une pègre haut de gamme), est perpétuellement pressée d’aller plus loin ; un plus loin qui semble vide et dérisoire, en dehors de cette curieuse soif d’apprendre, de savoir, que ses études aident à étancher. On a rarement vu ce genre d’héroïne qui n’a rien d’une écervelée et qui est consciente de sa situation.

Ni de jour ni de nuit restera probablement l’un des romans les plus originaux ayant pour thème les cartels mafieux, qui sont si souvent décrits dans les romans ou au cinéma. Ici les voyous, tout machos qu’ils soient, peuvent être tendres, montrer parfois des faiblesses et même avoir des éclairs, brefs, c’est vrai, de morale traditionnelle. Ces hésitations, produites par un esprit capable de déchaîner par ailleurs les pires horreurs, font la force de ce premier roman à ne pas manquer.

Christian ROINAT