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7 juin 2025

L’influence de la gastronomie française sur la cuisine mexicaine

Pendant le Porfiriato (1876-1911)
Edgar Cruz Delgado
éditions L'Harmattan, 09 - 2024

 

Présentation de l'éditeur

Le Porfiriato (1876-1911), dictature dirigée par Porfirio Diaz, fut une époque de grands changements socio-économiques qui enrichit l´élite mexicaine, tout en perpétuant la pauvreté dans le reste de la population et en attirant des migrants du monde entier parmi lesquels les Barcelonnettes.
Diaz aimait tant le pays gaulois qu’il n’a pas juste imité son plan de développement, mais aussi toute sa culture. Soudain, la mode, l’architecture et, bien sûr, la gastronomie française ont conquis la nation.
La cuisine mexicaine serait-elle donc devenue « française » ? La classe populaire a continué à manger les plats traditionnels, la moyenne a montré sa résistance à travers ses livres de recettes, la supérieure a « feint » d’aimer la gastronomie européenne, tandis que les migrants ont créé de nouvelles cuisines. Une guerre entre la gastronomie française et la cuisine mexicaine sur la table de M. Porfirio !
À travers cet ouvrage, le lecteur pourra découvrir l’impact de la gastronomie française de l’autre côté du monde et connaître à son tour une des cuisines les plus complexes au monde : la mexicaine. 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-336-48088-6
Pages :  282
Prix : 28,00 €

Edgar Cruz Delgado, cuisinier et chercheur mexicain, est titulaire d’une licence en gastronomie de l’UAQ (Mexique) et d’un master en sciences sociales appliquées à l’alimentation de l’Université de Toulouse. Il a développé ses connaissances dans le monde culinaire à travers plusieurs expériences en tant que cuisinier dans des restaurants de renoms tels que "Casa Oaxaca" et "Nicos" au Mexique, et "Le Cénacle" (1 étoile) et "Py-r" (2 étoiles") en France. Il a également travaillé comme sous-chef au Mexcal, un restaurant mexicain à Toulouse. En plus de sa casquette de cuisinier, Edgar Cruz Delgado est également auteur, il a notamment écrit "Délices queretanas, les cuisines régionales de l’État" (en cours de publication) nommé par l’UAQ comme la meilleure thèse des sciences sociales, et "L’influence de la gastronomie française sur la cuisine mexicaine pendant le Porfiriato" aux Éditions Harmattan. En 2020, il a remporté la bourse Ricardo Muñoz Zurita, récompensant les jeunes chercheurs, avec le projet "Charbon et acier, les cuisines festive et quotidienne de Coahuila".
(source : éditions L'Harmattan)

13 juillet 2024

Le roi chocolat

Thierry Montoriol
éditions Gaia, 08-2018

 

Présentation de l'éditeur

 

Victor, journaliste, part en Amérique latine en 1910 inaugurer un opéra. Mêlé à la révolution mexicaine et aux trafics d’armes, il trouve refuge auprès des derniers Aztèques. Horrifié par les sauterelles grillées ou iguanes farcis dont on croit l’honorer, il survit à l’aide d’un breuvage miraculeux à base de sucre, de banane et du cacao hérité du dieu Quetzacoatl.
De retour à Paris, bravant une malédiction, il joue à l’alchimiste pour réinventer la recette sacrée et la faire découvrir à ses enfants, au voisinage, puis à la France entière, jusqu’aux tranchées de la Grande Guerre. Le Banania est né.
Écrit à partir des carnets de reportage de son inventeur, voici l’histoire vraie d’une aventure à peine croyable qui nous emmène à travers trois continents, deux civilisations et le Paris des Années folles.

 

Informations :
ISBN : 9782847208689
Nombre de pages : 432
Prix : 22 €

Thierry Montoriol, navigateur et journaliste, conjugue à la fois la passion de l’information et l’amour de l’écriture. Chef de rubrique actualités puis grand reporter pour la revue Bateaux, il a égale­ment collaboré à l’hebdomadaire Le Point ainsi qu’au journal Le Parisien, et continue d’alimenter de nombreuses chroniques. Lorsqu’il n’est pas en reportage, il se partage entre Paris, l’Île aux Moines et le reste du monde. (Source : éditions Gaia)

En savoir plus sur le chocolat
L’histoire du chocolat est un voyage sucré à travers les siècles
Une boisson sacrée née en au Mexique et en Amérique Centrale

L'origine du chocolat remonte aux civilisations anciennes de l'Amérique centrale, c'est la civilisation Olmèque, l'une des plus anciennes d'Amérique latine, qui a été la première à transformer le cacao en chocolat. Des siècles plus tard, Les Mayas cultivaient eux aussi le cacaoyer, l'arbre qui produit les précieuses fèves de cacao, et utilisaient ces fèves pour créer une boisson appelée "xocolatl", littéralement "eau amère". Cette boisson était loin du chocolat chaud crémeux que nous connaissons aujourd'hui ; elle était souvent amère et épicée, agrémentée de piments, de vanille et d’eau. Cette boisson était considérée comme sacrée et réservée aux élites, y compris aux rois et aux prêtres. C’est le célèbre livre Popol Vuh, livre de la Genèse Maya, qui attribue la découverte du chocolat à des dieux. Au 15e siècle, les Aztèques utilisaient les fèves de cacao comme monnaie. Ils croyaient que le chocolat était un cadeau du dieu Quetzalcoalt. Ils en buvaient comme rafraîchissement, comme aphrodisiaque et même pour se préparer à faire la guerre. Elles étaient également utilisées lors de rituels religieux. Considérées comme monnaie d’échange, elles étaient d’autant plus précieuses, que le cacaoyer a toujours été lié aux divinités, puisqu’il était aux yeux de tous, “l’arbre des dieux”.
Article à lire en intégralité sur le site Cité du chocolat.

Le chocolat de la marque Fábrica de Chocolates La Azteca
un des plus anciens et des plus répandus au Mexique
Il deviendra plus tard La Abuelita avant d'être racheté par Nestlé

Voir aussi Como agua para chocolate, un livre de Laura Esquivel, chroniqué sur ce blog.


Et pour compléter 


Valentine Tibère
Chocolatologue, co- auteur du Larousse du chocolat avec Pierre Hermé. Elle a participé comme coordinatrice et auteur au numéro spécial chocolat de Artes de Mexico. Elle est membre du Club des Croqueurs de chocolat. Elle étudie actuellement le maya et le nahuatl à l'Inalco.

David Bordes

Photographe free-lance, spécialisé dans le patrimoine et l’architecture. Il collabore régulièrement avec le Centre des Monuments Nationaux, la Fondation Yves Klein et Alain Ducasse. Il réalise par ailleurs depuis plus de 10 ans un travail personnel sur les objets chargés d’histoire et les lieux qui les abritent.

Le Mexique a légué au monde les premières boissons à base de graines de cacao. Chapeauté d’une mousse serrée, ce breuvage des dieux et des rois s’est enrichi, après la conquête du Mexique par Cortès, de sucre de canne, de lait et de cannelle. C’est sous cette forme qu’il a traversé les siècles et les continents. Délectable héritage, issu de trois mille ans d’histoire et de légendes ! La route du chocolat traverse le Mexique, serpentant entre plantations et pyramides, couvents et chocolateries, sites olmèques, mayas, aztèques ou coloniaux. Ce livre, richement illustré, entraîne le lecteur à la découverte non seulement de  l’origine du chocolat, mais aussi de  la civilisation mexicaine, de ses légendes et  de ses mythes. Il est complété par de savoureuses recettes bien cacaotées inspirées de la gastronomie mexicaine traditionnelle et contemporaine. En route donc pour  un voyage inoubliable au pays du chocolat, en ces temps merveilleux où les dieux vivaient encore sur la terre !
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.






10 octobre 2018

Quelque chose du Mexique

Morgane Desbrosses
Illustrations de Lison Cuart
éditions Nanika - 09/2018

Résumé de l'éditeur :

Quelles sont les différences entre les Aztèques et les Toltèques ? Les Mexicaines portent-elles toujours des huilpils ? C’est vrai que ce sont les Mayas qui ont inventé le chocolat ? Comment manger des tacos comme un vrai Mexicain ? Qu’est-ce que la Catrina ?
Le Mexique mystifie autant qu’il attire. Pour passer au-delà des clichés, il faut prendre le temps de le connaître, de creuser un peu sous la surface, de chercher les racines profondes sur lesquelles il repose. Parce que oui, les plages mexicaines sont magnifiques, les soirées endiablées et les cartels très dangereux mais le Mexique c’est bien plus que cela. C’est une histoire millénaire, une cuisine reconnue à travers le monde, une diversité incroyable de la biosphère et surtout des traditions ancestrales qui donnent l’impression que derrière chaque geste, chaque mot, chaque chose se cache une signification nouvelle, un morceau de culture. Dès mes premiers jours au Mexique, j’ai été totalement séduite par la joie de vivre ambiante, les couleurs, la musique mais aussi par les petits moments du quotidien, toutes ces simples habitudes que les touristes considèrent comme anodines mais qui ont en fait une signification symbolique extrêmement profonde pour les Mexicains.

Sur l'auteur :

Son histoire d’amour avec le Mexique démarre en fait à La Havane, Cuba, à l’été 2015 où elle rencontre celui qui deviendra l’un de ses amis les plus chers, Miguel. Mexicain d’origine et grand féru d’histoire, celui-ci va lui transmettre sa passion pour la culture mexicaine. Bien décidée à découvrir par elle-même ce pays à la culture si riche et ancrée dans l’histoire, Morgane s’envole pour la première fois pour le Mexique, direction la petite île d’Holbox en mars 2016. Arrivée à Cancun de nuit et sous une pluie battante, elle va vite faire face à la différence de culture, de langage et de mode de vie, pour le meilleur et parfois pour le pire ! Il ne lui faudra que trois semaines pour tomber amoureuse du pays et décider d’en voir le plus possible.

Ces informations sont issues du site des éditions Nanika, sur lequel vous trouverez tous les détails, le sommaire et quelques illustrations.

7 mai 2014

Como agua para chocolate

Laura Esquivel
novela publicada en 1989

La chronique de Ch. B

Se trata de un encantador relato familia.
La historia ocurre en el rancho de la familia De La Garza en el norte de México a principios del siglo XX, durante la revolución de 1910.  El contexto violento de la época tiene un papel importante en la historia.

El libro comienza al nacer Tita en la cocina del rancho. La misma semana su padre fallece después de enterarse que su segunda hija nació de una relación extra conyugal. La madre, Mama Elena se queda viuda y educa  a sus 3 hijas con mano dura. Tita, la hija menor, tiene que seguir la tradición familiar y cuidar a su madre hasta su muerte y por lo tanto no podrá casarse.

Desde chiquita  el universo de Tita es la cocina. Nacha, la criada y cocinera del rancho, se vuelve su mejor amiga. Nacha le enseña sus recetas las más secretas que Tita experimentará a lo largo de su vida con resultados a veces sorprendentes !

En una cena donde asisten vecinos del rancho, Tita conoce a un hijo de ellos, Pedro y se enamora perdidamente de él. Lo trágico de la historia es que solo 24 años más tarde tendrá la oportunidad de expresar su amor.

Durante todos estos años ocurren diversos sucesos todos ligados a la pasión y a la gastronomía. Las recetas de Tita son mágicas e influyen sobre el curso de los eventos. La autora ha construido su relato de la siguiente manera: cada uno de sus doce capítulos  empieza con una receta típica del mes.
Laura Esquivel quiso también presentar la vida de un pueblo y la condición de la mujer así como el machismo y el amor en el México revolucionario."

La película epónima, adaptada de la novela chocolat amer, fue realizada por Alfonso Arau en 1992 y se llama en francés Les épices de la passion.

Christine B.


Chocolat amer
Laura Esquivel
Traduit de l'espagnol (Mexique)

publié en 1989

Une grande saga familiale.

L'histoire se passe dans la ferme de la famille De La Garza, dans le nord du Mexique, au début du 20e siècle, pendant la révolution de 1910. le contexte violent de l'époque a une grande influence sur le cours du récit.

Le livre commence avec la naissance de Tita, dans la cuisine de la ferme. La même semaine, son père meurt après avoir appris que sa seconde fille était née d'une relation extraconjugale. la mère, Elena, se retrouve veuve et élève ses trois filles de façon autoritaire. Tita, la plus jeune, devra suivre la tradition familiale et se consacrer à sa mère jusqu'à sa mort, et ne devra donc pas se marier. Depuis toute petite, la cuisine est l'univers de Tita. Nacha, la servante et cuisinière de la maison, devient sa meilleure amie. Elle enseigne à Tita ses recettes les plus secrètes qui les expérimentera tout au long de sa vie, avec des résultats parfois surprenants. Lors d'un diner auquel des voisins participent, Tita fait la connaissance d'un des fils, Pedro, et tombe éperdument amoureuse de lui. Le tragique de l'histoire est qu'elle ne pourra exprimer cet amour que 24 ans plus tard. Pendant toutes ces années, surviennent des évènements liés à la passion et à la gastronomie. Les recettes de Tita sont magiques et influent sur le cours des choses. L'auteur a construit son récit en faisant débuter chacun des douze chapitres par la typique recette du mois.

Laura Esquivel décrit également la vie d'un village et la condition féminine ainsi que le machisme et l'amour dans le Mexique révolutionnaire.

Le film éponyme, adapté de la nouvelle, a été réalisé par Alphonse Arau en 1992, traduit en français sous le titre Les épices de la passion.

Christine B.


Présentation de l'éditeur (Gallimard Folio) :
Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion.
À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de rose ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes œuvres de la littérature latino-américaine.

Ce qu'en dit Roberto, du site Librairie Hispa :
Si une citation pouvait coller à ce livre ça serait celle de l’écrivain Agueev : « Les charmes d’un corps de femme qui enflamment les sens sont comme les odeurs de cuisine - excitants quand on a faim, répugnant quand on est rassasié. ». Le roman de Laura Esquivel a été un énorme succès littéraire mais il faut dire que mêler cuisine à la passion amoureuse d’une si belle façon explique que ce récit soit devenu un classique de la littérature contemporaine mexicaine.
Tout réside dans le titre car l’expression « estar como agua para chocolate » signifie être sur el point d’exploser de rage ou de passion amoureuse. Comment ne pas déguster ce roman si bien écrit. Vraiment on savoure chaque page du livre au fur et à mesure des recettes de chaque chapitre. Dans un style précis avec une écriture simple mais réussie, Laura Esquivel nous emmène dans son histoire sans s’en rendre compte. Véritable critique de la condition de la femme mexicaine, mais également récit sur la révolution mexicaine et sur l’amour de ce pays qui est le sien, elle parvient à nous titiller les papilles tout en nous ouvrant les portes de son imagination. Forcément cette fois-ci je ne vous dirai pas de vous jeter dessus mais de bien déguster chaque page du récit qui ne peut vous donner que l’eau à la bouche bien évidemment…


1 février 2013

Chimichanga

Eric Powell
bande dessinée en 1 volume
éditions Delcourt - 2013

Résumé de l’éditeur :
Lorsque la fillette à barbe du cirque itinérant du Père la Ridule récupère un oeuf qui éclot en monstre, les ennuis commencent. Eh oui, ce n'est pas tous les jours facile de gérer ce nouveau venu car Chimichanga prend beaucoup de place et n'est pas du goût de tout le monde. Mais lorsque des hommes mal intentionnés s'en prennent à sa petite maîtresse, Chimichanga n'hésite pas une seconde. 

Cette édition regroupe la série initialement parue aux Etats-Unis en 3 tomes d’une trentaine de pages, dessinée et scénarisée par Eric Powell. De style fantastique, le dessin semble diriger cet ouvrage vers un jeune public (même si les distributeurs l’annoncent pour les plus de 10 ans). Le titre, Chimichanga, désigne des burritos, de pollo (poulet) ou de res (bœuf). Il s’agit de tortillas de blé farcies de blanc de poulet effiloché ou de bœuf haché, de lanières de salade et de fromage, assaisonnées de crème, de cumin, d’origan et de piment chipotle, servies avec du riz, des haricots noirs et du guacamole. Elles sont frites à la poêle avant d’être dorées au four. La chimichanga est surtout servie dans le nord du Mexique.

chimichanga de pollo, con guacamole


La bd quant à elle raconte la rencontre entre Lula, petite fille barbue et Chimichanga, monstre doté d’une force herculéenne et d’un appétit du même calibre. Les autres vedettes du cirque jalousent rapidement le nouveau venu car Lula voit en lui la nouvelle star qui assurera l’avenir de son cirque ambulant. Autre entrée de l'histoire, doté de vertus magiques, les poils de barbe de Lula sont convoités par une entreprise pharmaceutique. Et que rapport avec le mexique me direz-vous ? Peut être le vendeur de tacos qui a donné le nom au monstre et le titre au livre ?


Le style des dessins de Chimichanga est très influencé par les comics américains des années 40/50 et l’univers scénaristique est plein de poésie. La rencontre des deux influences produit un album résolument fantastique, ou, comme dans les contes pour enfants, la peur marche main dans la main avec le merveilleux, le naturel avec le surnaturel.

PhH

1 juin 2012

Le jour des morts

Francisco Gerardo Haghenbeck
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Albert Bensoussan
éditions L'Herne, 2012

Cette biographie romancée de l’artiste mexicaine Frida Kahlo prend comme fil d’Arianne un cahier de recettes culinaires que la peintre gardait toujours par devers elle et qui disparut mystérieusement à l’heure de sa mort.

Il s’agit d’une pièce imaginaire que le romancier mexicain compose, avec un plaisir évident. Chacun des 24 chapitres s’achève sur une ou plusieurs recettes. Quant à la vie de Frida, elle suit dans ses péripéties la célèbre biographie de H. Herrera, à l’origine du film Frida. Sans la fantasmagorie, et un style qui se prête volontiers aux incursions dans la pensée magique et la mythologie mexicaine, sans les multiples recettes de cuisine, ce titre pourrait être sans surprise, car nous savons déjà tout de cette vie de Frida Kahlo, et par sa belle biographie de Herrera et par le beau film qui en a été tiré ; et aussi par les nombreux articles sur l’artiste. Mais voilà, on lit ce livre avec intérêt, avec plaisir, et même jubilation. Et pour les plus mordus, on court à sa cuisine, à ses casseroles et on se lance dans la savante et savoureuse alchimie de la hierba santa et de ses sortilèges.

Francisco G. Haghenbeck est l'un des écrivains mexicains les plus intéressants du moment. Il a travaillé dans des musées et à la télévision en tant que réalisateur et producteur. O lui doit également les romans : Martini Shoot (Trago Amargo, Denoël, 2011), El código nazi, Le jour des morts (Hierba Santa) et Aliento a Muerte. Il a reçu le prix de la nouvelle de Oaxaca ; le prix La Bisagra de Puerto Vallarta ; et le Prix National du Roman au Mexique pour Trago Amargo en 2006.


Lors d'une grande exposition pour le centenaire de Frida Khalo, un petit carnet noir, découvert dans ses affaires personnelles après sa mort, fut mystérieusement dérobé au cours du vernissage... Après un terrible accident de voiture, et sa "première mort", Frida avait conclu un pacte avec la Mort en personne : elle survivrait à ses blessures mais en contrepartie elle lui préparerait chaque année des offrandes très particulières. Depuis, elle notait dans ce carnet les recettes secrètes à réaliser le Jour des morts, une date sacrée célébrée à travers tout le Mexique par des fêtes, des réunions et des présents... La souffrance de son corps meurtri, sa passion pour son mari, le peintre Diego Rivera, et sa vie tumultueuse achèveront de la détruire. 
 
Informations
ISBN : 9782851977243
Pages : 240