Affichage des articles dont le libellé est Chiapas. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chiapas. Afficher tous les articles

29 mars 2025

Bonampak

Laetitia Bianchi
éditions Gallimard - Verticales, 03-2025

 Présentation de l'éditeur

« Un Lacandon aux longs cheveux noirs, debout sur sa pirogue, vêtu d'une tunique blanche, creusant la transparence émeraude de la rivière d’une pagaie en bois. MÉXICO AUTÉNTICO. BONAMPAK. CHIAPAS. C’est peut-être le jour où j’ai vu, à l’aéroport de Mexico, sur un écran géant, cette publicité pour une agence de voyages, ce fantasme pour touriste en quête de bons sauvages, que ce livre est né. Un Lacandon ! Bonampak ! Authentique ! Vrai de vrai, à portée de main ! À portée de notre monde, à portée de nos yeux, là, pour nous, pour vous ! Et à ces visiteurs d’un jour qui achèteraient un petit jaguar en bois, il n’était donné qu’une image. Il n’était donné que le mensonge. »


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-07-308301-2
Nombre de pages : 210
Prix : 20 €

Extrait:

Les lendemains de ma première visite de Bonampak – ces lendemains furent des années –, j’ai fait l’idiote. À chacune de mes phrases, je mettais un point d’interrogation. J’eus longtemps l’âge du pourquoi. Pourquoi Bonampak ? Pourquoi m’étais-je retrouvée un matin à Bonampak, seule, éblouie, dans la lumière blanche de la forêt lacandone ? Parce que Bonampak était un site archéologique maya digne d’être vu. Pourquoi digne d’être vu ? Parce qu’on pouvait y voir des peintures extraordinaires. Pourquoi pouvait-on y voir ces peintures ? Parce qu’un certain Giles Greville Healey les avait découvertes. Pourquoi Healey les avait-il découvertes ? Parce qu’il se trouvait là en 1946. Pourquoi se trouvait-il là en 1946 ? Parce qu’il tournait un documentaire sur les Mayas. Pourquoi tournait-il un documentaire sur les Mayas ? Parce que la United Fruit Company le lui avait demandé. Pourquoi la United Fruit Company, entreprise bananière, la plus puissante multinationale des États-Unis, finançait-elle un documentaire sur les Mayas ? Je n’avais pas de réponse.
Le site maya de Bonampak, au Chiapas, est officiellement découvert en 1946 par Giles Healey, mais les versions divergent quant à la personne vraiment à l'origine de cette découverte archéologique majeure. L'autrice imagine l'histoire de cette découverte à partir de la consultation des carnets d'explorateurs des différents protagonistes de cette épopée.

Laetitia Bianchi
Née en 1976, Lætitia Bianchi est franco-mexicaine. Autrice d'un premier récit chez Verticales, Voyez-vous (2002), elle y a codirigé une collection de livres illustrés. Pendant ses années à Mexico, elle s’est consacrée à l'œuvre du graveur José Guadalupe Posada (Posada, génie de la gravure, L'Association, 2019). Après avoir cofondé la revue R de réel puis le magazine Le Tigre, elle a créé en 2021 les Éditions Mexico portant sur l'imagerie populaire au XIXe siècle. Elle a aussi traduit du grec ancien des comédies d'Aristophane, dont Lysistrata et Les Oiseaux (Arléa, 2006, 2024). Bonampak est son deuxième récit.



 

15 mars 2025

La Realidad

Neige Sinno
éditons P.O.L., 03-2025

Présentation de l'éditeur

« Il n’y a rien de tel que la réalité. » On pourrait dire que ce livre est un récit de voyages dans la réalité ou vers la réalité. Avec un premier voyage, il y a plus de vingt ans, où deux jeunes femmes en sac à dos, Netcha, la narratrice, et Maga, une amie espagnole, essaient de rejoindre un village du Chiapas, au Mexique, appelé précisément La Realidad. « Des sources fiables, dit cette amie, lui assuraient que le Sub, alias le souscommandant Marcos, était à La Realidad [...] Marcos est dans la réalité. » Quête autant politique (la rencontre avec les mouvements révolutionnaires zapatistes) qu’initiatique et intime. Si les deux amies renoncent en chemin, elles ne renoncent jamais vraiment. Elles insistent, et par d’autres voies, par d’autres routes, par toute sorte d’approches, on les voit avancer à tâtons vers ce qu’elles imaginent comme un monde inconnu, un monde nouveau, un monde autre. Pour Netcha, l’autre, ce sont avant tout les Indiens qu’elle aimerait rencontrer tout en ayant très peur de cette rencontre. Elle a peur de porter sur les épaules le poids de l’histoire, d’être une représentante du peuple de colonisateurs dont elle est issue, d’avoir lu trop de livres, de passer à côté de ce qui importe vraiment, c’est-à-dire l’altérité. Et c’est bien sûr quand elle décide d’arrêter de voyager, que le vrai voyage commence vraiment.

« Combien de fantômes murmurent encore dans ce livre ? » se demande, à la fin, la narratrice. Celui du mystérieux leader zapatiste, le sous-commandant Marcos, ceux des Indiens en lutte du Chiapas, celui d’Antonin Artaud qui en 1936 fit un voyage énigmatique au Mexique, mais aussi les fantômes d’une existence en quête d’un lieu autre, et le fantôme de la réalité, celui de nos blessures et de nos illusions. Ce nouveau livre de Neige Sinno, autobiographique lui aussi, confirme avec profondeur son immense talent d’écrivain, et offre un récit magique sur l’aspiration autant intime que collective d’un autre monde possible : « Il y a bien une question de stratégie, de choix, de recherche des armes qui nous permettraient de faire advenir un autre monde, mais les forces prennent des chemins qui ne sont pas ceux qu’on croit, plus longs, plus souterrains et moins clairs que ce que l’on souhaiterait. »

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-8180-6313-2
Nombre de pages : 272
Prix : 20€

Neige Sinno est née en 1977 dans les Hautes-Alpes et vit aujourd’hui au Mexique avec sa famille. Après une thèse en littérature américaine et des études poursuivies aux États-Unis et au Mexique, elle se consacre à l'écriture, exerçant comme traductrice et enseignante de littérature vacataire à l’université. Neige Sinno publie son premier ouvrage en 2003, un recueil de nouvelles, sous le titre "La vie des rats". Elle sort ensuite un essai sur les figures du lecteur, intitulé Lectores entre líneas : Roberto Bolaño, Ricardo Piglia y Sergio Pitol (2011), qui lui permet de remporter le prix Lya Kostakowsky.  Le 6 novembre 2023, Neige Sinno remporte le prix Femina 2023 pour son livre Triste tigre, publié aux éditions P.O.L. Neige Sinno est sélectionnée pour le prix Goncourt, le prix Médicis, le prix Décembre et remporte le prix littéraire du Monde, le prix Les Inrockuptibles, ainsi que le Prix Blù Jean-Marc Roberts.


A écouter, le Podcast sur France Inter du Masque et la plume sur le voyage littéraire de Neige Sinno au Mexique.
" Pour son nouveau roman, Neige Sinno propose un récit hybride dans lequel elle explore ses années mexicaines et ses expériences au Chiapas, où elle a vécu pendant 20 ans. Le livre commence au début des années 2000 avec un premier voyage de la narratrice, Netsha, et son amie espagnole Maga vers le village de La Realidad, dans l'espoir de rencontrer le sous-commandant Marcos, figure emblématique du mouvement zapatiste..."

 




18 janvier 2025

Le masque du jaguar

Daniel Easterman
éditions Belfond, 12 - 2000
éditions Pocket, 03 - 2002

 

Présentation de l'éditeur

Dans le Chiapas, au sud du Mexique, une équipe de jeunes archéologues explore une pyramide maya au cœur de la jungle. Ils y découvrent une prodigieuse crypte funéraire. Mais Leo, qui dirige le chantier, est bientôt sauvagement agressé. À des milliers de kilomètres de là, on retrouve huit corps décapités en une mise en scène macabre, qui rappelle étrangement les sacrifices des anciens Mayas. Et ce, dans la pyramide du Louvre… Toutes les victimes étaient membres d'une secte menée par un chaman aux tendances sanguinaires.... 

 

Informations :
ISBN : 9782714437914
Nombre de pages : 505
Prix : occasion


édition poche, Pocket

12 octobre 2024

Liquidambar

Carmen Villoro
Présentation et traduction de l'espagnol (Mexique) par Philippe Chéron
édition L'Harmattan, 09-2022

 

Présentation de l'éditeur

Liquidambar est un chant funèbre à la mémoire du père de l'auteure, le philosophe mexicain Luis Villoro, défenseur du zapatisme. Sont évoqués l'épuisement, la souffrance, la peur, la perte de l'être cher, mais aussi le passé qui revient avec ses bons souvenirs, puis la résignation et la réconciliation de la poète avec elle-même. Tout le texte est pris dans un vaste réseau d'analogies interconnectées entre l'humain et le végétal, la vie organique et celle du langage, entre le sang, les battements du coeur et la résine qui suinte sur l'écorce de l'Arbre d'ambre, entre la lutte sociale et la poésie, la disparition et le renouveau. Cette magnifique suite de poèmes de l'agonie, de la douleur et de la mort — bel hommage d'une fille à son père — est également, en dernière instance, un hymne à la solidarité, à la vie.

Livre bilingue français - espagnol.
La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-14-029601-7
Nombre de pages : 186
Prix : 18,50 €


24 février 2024

Terres rebelles

Le voyage zapatiste en Europe
Lisa Lugrin (dessin), Jérôme Baschet, Métie Navajo (scénario)
éditions Futuropolis, 01 - 2024

Présentation de l'éditeur

En octobre 2020, à la surprise générale, les zapatistes du Chiapas annoncent qu’ils iront à la rencontre des luttes populaires sur les cinq continents et qu’ils commenceront par l’Europe. Ainsi, le 2 mai 2021, quatre femmes, deux hommes et une personne transgenre, formant « l’Escadron 421 », ont embarqué à bord du bateau dénommé « La Montagne ». Ils ont participé à plusieurs événements en Europe, notamment des rencontres à la ZAD Notre dame des Landes, ou une manifestation à Madrid pour l’anniversaire de la conquête du Mexique par Hernan Cortés. Ils sont repartis en septembre, en laissant la place à une grande délégation de 170 zapatistes qui sillonneront l’Europe durant tout l’automne, pour participer aux rencontres et activités préparées depuis des mois par des centaines de collectifs et d’organisations, dans les nombreux pays et « géographies » où ils ont été invités : Allemagne, Autriche, Belgique, France, Grèce, Pays-Bas, Hongrie, Italie, Ukraine…
Si depuis le soulèvement du 1er janvier 1994, de nombreuses personnes se sont rendues au Chiapas pour participer aux initiatives zapatistes et en apprendre davantage sur cette singulière « utopie réelle », c’est la première fois que les zapatistes viennent à la rencontre des luttes et des expériences alternatives partout où elles se déroulent, en Europe et dans le monde.
En s’appuyant sur les textes zapatistes, Lisa Lugrin, Métie Navajo et l’historien Jérôme Baschet, spécialiste du mouvement, racontent ce voyage en Europe avec le concours de membres des collectifs qui les ont accueillis : Rocio Martinez, Julia Arnaud et Nicco Tiburcio.
À l’occasion des 30 ans du mouvement, ce récit revient aussi sur la lutte des zapatistes du Chiapas pour une autonomie et l’instauration d’un autre modèle d’organisation politique. 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782754836081
Nombre de pages : 208
Prix : 25€


18 novembre 2023

Le voyage mexicain - Jungle

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Bernard Plossu

éditions Contrejour, 05-2023
première édition en 1979

Présentation

Les deux ouvrages tirés à 1000 exemplaires vendus exclusivement ensemble sont présentés sous jaquette.

Le voyage mexicain, livre mythique de Bernard Plossu paru en 1979 est enfin réédité dans sa version originale accompagné de Jungle, un livre inédit de photographies couleurs qu’il réalisa à la même époque lors d’une expédition dans la jungle du Chiapas mexicaine. L’ensemble ainsi constitué révèle comment un jeune homme d’à peine vingt ans, amateur de cinéma d’auteur et de films grand public met spontanément en place dès ses débuts de photographe une esthétique personnelle sans rien connaitre des photographes importants de son époque. Et dans le même temps, que ce soit sur la route à travers l’approche poétique du Voyage mexicain ou narrative de Jungle, on sent que tout est déjà en place : la conscience de son devenir d’auteur et son  approche conceptuelle à travers les livres conçus comme des œuvres à part entière.

Le voyage mexicain, avant-propos de Denis Roche
C’est un témoignage optimiste de la beat génération, une rupture dans l’histoire de la photographie avec des cadrages à l’opposé de la tradition française, des images qui nous en disent autant sur le photographe que sur le pays traversé. La critique fut enthousiaste à la sortie de ce petit livre en 1979, et son auteur qualifié de « Robert Frank heureux ». Dans sa  mémorable préface Denis Roche explique ce qu’est la liberté de la photographie qui permet qu’un savoir et une esthétique soient mystérieusement spontanés comme chez Bernard Plossu.

Jungle, avant-propos de Claude Nori
Début 1966, Bernard Plossu qui n’a que vingt ans est engagé comme photographe dans une expédition anglaise à la recherche d’un temple maya. Ce sera pour lui une façon d’améliorer sa technique mais aussi l’art de la débrouille et de la survie au contact d’une nature souvent hostile avec les quatre autres jeunes membres de l’expédition. Il tiendra tout le long de cette expérience, un journal dont des extraits sont publiés dans l’ouvrage, donnant à cette approche de son périple mexicain une dimension aventurière.


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN: 979-10-90294-56-1
Pages : 72 et 92
Prix : 32 euros 

30 septembre 2023

Routes sans lois

Graham Greene
éditions Points Aventures, 09-2023
(réédition)
1ere publication Table Ronde, 1949

 

Présentation de l'éditeur

En février 1938, Graham Greene entre au Mexique et s'enfonce dans les états tropicaux du Chiapas et du Tabasco. Chaleur, marécages, fièvres. L’armée fait régner la terreur. Églises rasées ou fermées, prêtres exilés ou fusillés. la colère le dispute à l'horreur. Graham Greene assiste impuissant au combat entre les Ténèbres et la Lumière, le Péché et la Grâce... Sans doute l’un de ses plus beaux récits de voyage, où il se livre totalement et d’où naîtra La Puissance et la Gloire.

 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Présentation de l'édition originale

Sur la carte du monde et aussi sur celle de Graham Greene, le Mexique se présente comme un triangle dessiné de guingois dont la base tournée vers le nord est délimitée par les États-Unis, le côté ouest par le golfe de Californie et l'Océan Pacifique, le côté est par les eaux du golfe du Mexique, prolongement de l'Atlantique, tandis que sa pointe tronquée s'incurve vers le sud-ouest et le Guatemala. Les hauts plateaux du centre que traverse le Tropique du Cancer sont enserrés à l'est et à l'ouest par les deux chaînes de montagnes de la Sierra Madre qui convergent vers le sud-ouest.
Ce pays âpre aux climats multiples a été le berceau des riches civilisations toltèque, maya, aztèque avant que Cortès achève, pour l'Espagne, sa conquête en 1525 et impose le christianisme. Dix ans de lutte (1810-1820) lui donnent l'indépendance et, en 1823, le statut de république. Il n'en a pas fini pour autant avec révoltes et révolutions où le catholicisme représente une séquelle de l'oppression espagnole aux yeux des « libérateurs» successifs. Ainsi la persécution des catholiques atteint à nouveau un sommet en 1937 sous la dictature puritaine de Garrido Canabal, lorsque Graham Greene s'y rend pour enquêter sur cette situation : trajet ardu à travers le Tabasco et le Chiapas, dans l'extrême sud, mais ces difficultés mêmes font le pittoresque des impressions de voyage rassemblées dans Routes sans lois.
Tout à son insu, c'est de ce séjour au Mexique que naîtra peu après un des romans les plus marquants de cet écrivain - et peut -être des temps modernes -, La Puissance et la Gloire.

L'auteur
Graham Greene est né en 1904, en Angleterre, dans le comté de Hertfordshire. Il mourra en Suisse, en 1991. Tout au long de sa vie il a été obsédé par l’idée de s’éloigner de son pays natal pour aller vers ce qu’il appelait les lieux « sauvages et éloignés du monde ». C’est ce goût de l’aventure qui fera de lui un espion pour le Foreign Office en Sierra Leone pendant la Seconde Guerre mondiale, et qui lui inspirera de nombreux romans.

Informations
EAN : 9791041411603
Nombre de pages : 360
Prix : 8,50€

10 septembre 2022

Rodez - Mexico

Julien Villa
éditions Rue de l'échiquier, 09-2022

 

Présentation de l'éditeur

 

Avec le sous-commandant Marcos insurgé de Rodez : la France périurbaine a trouvé son Don Quichotte !
À trente ans, Marco Jublovski vit avec sa mère dans un pavillon de la zone industrielle et commerciale du Grand Rodez, où il travaille comme agent communal à l'entretien des espaces verts. Son seul plaisir dans un quotidien où l'apathie rivalise avec l'ennui, c'est sa bande d'amis – les mêmes depuis l'enfance. Un matin, après une fête sur le Larzac, Marco découvre l'existence du sous-commandant Marcos et des néozapatistes. La sensation d'avoir rencontré son double le bouleverse. Du jour au lendemain, il se passionne pour la pensée révolutionnaire et le Mexique. Par une sorte d'étrange hasard, c'est le moment que choisissent les pouvoirs publics pour lancer une procédure d'expropriation au nom de l'essor du Grand Rodez. Inspiré par la lutte des paysans du Chiapas et les grands mythes mexicains tels qu'Emiliano Zapata et Pancho Villa, Marco est bien décidé à résister.

Julien Villa est comédien, metteur en scène et auteur.
Après le succès de sa première pièce, J'ai dans mon coeur un General Motors, il met en scène et écrit en 2019 son deuxième spectacle : Philip K. ou la fille aux cheveux noirs. Il initie avec cette création la trilogie des Don Quichotte – dont fait partie le projet Rodez-Mexico –, qui sont « des contes présentant des chevaliers du réel, des bouffons, arpentant chacun une époque, dans l'histoire de la société capitaliste.




4 juin 2022

De l'autre côté du charco : Mexique

Patxi Beltzaiz & Véro Traba
éditions Contre - faits, 05-2022

 

Présentation

Au Mexique, nous avons tourné en rond. Par choix. Indifférents à la ligne droite. De 2011 à 2020, nous avons bifurqué au sud, nous sommes allés à la rencontre des indigènes du XXIe siècle, nous avons approché ce Mexique profond qui, cinq cents ans après, résiste encore au modèle imposé par la colonisation.

Un récit de voyage fait d'allers-retours entre Ciudad de Mexico, le Guerrero, Oaxaca, l'isthme de Tehuantepec et le Chiapas.

 

 

Description

photographies : Patxi Beltzaiz / récits: Véro Traba / préface: Georges Lapierre
304 pages – 138 photographies
Le site de l'éditeur

Le blog de Vero et Patxi qui a précédé le livre : De l'autre côté du Charco

A propos de l'expression otro lado del charco

Esta frase hace referencia a los países y continentes que se encuentran separados por un océano, si se remplaza la palabra “charco” por la palabra “océano”, se pronunciaría “otro lado del océano”. Esta expresión es de origen latinoamericano, así que particularmente se refiere al océano que divide América de Europa.
En français : de l'autre côté de l'océan, sur l'autre rive de l'océan, outre-atlantique ...

16 octobre 2021

La nymphe et le sous-commandant

Jaime Avilés
Traduit de l'espagnol (Mexique) par René Solis
éditions Métailié, 09-2006

 

Présentation éditeur

Serapio Bedoya a 40 ans et l’impression d’être "une cartouche brûlée", il a abandonné trop de femmes, manque trop souvent d’argent, n’est pas satisfait de son travail de journaliste et ses aspirations à l’écriture théâtrale aboutissent au café-théâtre et se révèlent lamentables. Un matin sur une plage du Yucatan, après un rêve et une attaque de parasites, une manchette de journal le réveille brutalement de ses rêves d’amour impossible avec la très jeune Nausicaa, "la plus belle que jamais contemplèrent les yeux mortels" : les zapatistes déclarent la guerre au gouvernement et à l'armée. Ces événements sans lien entre eux changent la vie du journaliste. Amoureux maladroit à la poursuite de Nausicaa, il se retrouve au cœur du Chiapas avec les hommes du sous-commandant Marcos, fasciné par la lutte de cette étrange armée d’Indiens descendant des Mayas qui se rebellent contre 500 ans d’exploitation et d’injustice, étonné aussi par les comportements des intellectuels internationaux qui prétendent les aider.Ironique, amer et tendre, Jaime Avilés nous raconte l’histoire d’un homme à la poursuite des deux aspirations fondamentales de sa vie : l’amour et la liberté.

Source éditions Métailié

Journaliste de La Jornada, quotidien de Mexico, Jaime Avilés est une des signatures les plus connues du pays. Depuis ces vingt dernières années, il se consacre à des enquêtes sur les questions brûlantes qui lui valent l’inconditionnelle admiration de millions de lecteurs et la dangereuse rancune d’hommes de pouvoir. Il a suivi assidûment les luttes du mouvement zapatiste, restant longtemps en contact avec Marcos et ses hommes.

29 mai 2021

Le Christ des ténèbres

Rosario Castellanos
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Annette et Jean-Claude Andro
(première édition : 1970)
éditions Gallimard, 09-1994

 

Présentation de l'éditeur

Dans le Chiapas, au sud du Mexique, vivent, d'un côté, les Indiens tzotziles de San Juan Chamula , de l'autre les ladinos, Blancs de Ciudad Real, dont le riche propriétaire terrien Cifuentes, qui opprime les Indiens, usant même d'un «droit de viol» sur les jeunes Tzotziles. C'est dans ce contexte d'irréductible opposition entre les deux communautés qu'arrive un jour l'ingénieur Ulloa, animé d'idées progressistes, qui rêve de faire l'éducation politique des Indiens. Mais la «bonne nouvelle» de justice sociale qu'il apporte, dans son idéalisme ignorant de la singularité indienne, est immédiatement détournée par la communauté tzotzile, qui lui donne une ampleur mythique, en l'interprétant comme l'annonce du retour de ses propres dieux. Sous la conduite de Catalina, superbe figure d'ilol, de prophétesse inspirée, les Indiens mettent à mort le curé Manuel et crucifient un enfant indien qui sera, à l'égal du Christ pour les ladinos, leur Grand Sacrifié à eux. Puis, sous la conduite d'Ulloa, ils se soulèvent contre leurs oppresseurs.
Inspirée par les rapports entre les Blancs et les Indiens du Chiapas à l'époque de la réforme agraire de la fin des années cinquante, jamais cette double tragédie – religieuse et sociale –, qui est en même temps un grand roman, n'a semblé plus cruellement d'actualité qu'aujourd'hui.

L'auteur
Rosario Castellanos (1925 -1974) est une romancière, poétesse et essayiste mexicaine.Elle passa son enfance à Comitán, dans le Chiapas. Elle y fut directement témoin des conditions de vie et de travail des Indiens Mayas. Ses parents, des propriétaires terriens, durent s'installer à Mexico lors des réformes de Lázaro Cárdenas lorsque Rosario Castellanos avait seize ans. Après une maîtrise de philosophie à l'université nationale autonome du Mexique, elle partit étudier l'esthétique à l'université centrale de Madrid grâce à une bourse de l'Institut de culture hispanique. Elle soutient en 1950 une thèse sur la culture féminine. Elle bénéficia aussi d'un bourse Rockefeller au Centre mexicain des écrivains, de 1954 à 1955. Elle commença par travailler au poste d'animatrice culturelle à l'Institut des sciences et des arts de Tuxtla Gutiérrez, puis elle devint directrice du Théâtre Guignol au Centre coordinateur Tzeltal-Tzotzil, à l'Institut national indigéniste de San Cristóbal de las Casas. Elle travailla ensuite comme directrice générale d'Information et de Presse de l'université nationale autonome du Mexique (1960-1966). Elle reçut le Prix Chiapas en 1958 pour Balún Canán, roman autobiographique narrant l'enfance d'une petite fille. Le Prix Xavier Villaurrutia lui fut attribué pour Ciudad real en 1961. Elle enseigna de 1962 à 1971 à la Faculté de Philosophie et de Lettres de la même université. En 1962, son roman Oficio de tinieblas reçut le Prix Sor Juana Inés de la Cruz. En tant qu'intellectuelle, elle permit aux femmes de s'affirmer dans la société mexicaine. Ses derniers livres témoignent de son intérêt pour le féminisme. Son intérêt pour les indigènes et sa dénonciation de leur statut inégalitaire a pris une nouvelle résonance avec l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) en 1994.

 

 

Oficio de tinieblas
 

En 1867, en San Cristóbal de Las Casas, un grupo de indios chamulas se levantó en armas. Este hecho culminó con la crucifixión de uno de ellos, al que los amotinados proclamaron como el Cristo indígena. Rosario Castellanos penetra en esta novela las circunstancias y la psicología de los personajes que intervinieron en esos acontecimientos. Estas páginas atrapan el tiempo indígena en su naturaleza cíclica y ceremonial; pero más aún, se convierten en el reflejo universal de aquellos seres humanos determinados por una cultura milenaria cuyo choque con Occidente los ha herido y transformado. La joven que leía a Simone Weil en Chiapas comprendió, con ella, que el poder que une y destruye no es unívoco: proviene lo mismo del opresor que del oprimido.

(Letras Mexicanas - Fondo de Cultura Economico)


Oficio de tinieblas
L'Office des Ténèbres est le nom donné dans le rite romain, avant la réforme de Pie XII en 1955, aux matines et aux laudes des trois derniers jours de la Semaine sainte (jeudi, vendredi, samedi), qui selon la coutume de cette période, étaient anticipées le soir précédent. L'office devait « commencer de manière à finir après le coucher du soleil», d'où le nom de « Ténèbres ».


A propos de l’œuvre
Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos
Un article de Virginie Ruiz
Résumé : Dans la dernière pièce de la « trilogie du Chiapas », Oficio de tinieblas (1962), Rosario Castellanos juxtapose trois époques : le soulèvement des Indiens chamulas au XIXe siècle, la Présidence de Lázaro Cárdenas, héritier de la Révolution mexicaine (1934-1940) et le présent de l’écriture. Par un travail de recréation de l’Histoire dans la fiction, l’auteure contrecarre le discours hégémonique et monologique des vainqueurs en nous plongeant dans la dimension magico-religieuse du mouvement messianique indien. Cependant, Rosario Castellanos véhicule l’idéologie de la politique indigéniste des années soixante selon laquelle les croyances mythiques sont un frein à la libération des Indiens, condamnés à rester en marge de l’Histoire. 

Virginie Ruiz, «Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos», Babel, 19 | 2009, 121-144.
Virginie Ruiz, «Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos», Babel [En línea], 19 | 2009, Puesto en línea el 18 julio 2013, consultado el 19 mayo 2021. URL: http://journals.openedition.org/babel/245




22 mai 2021

Mexico bronco

Patrick Amand
éditions du Caïman, 05-2020


Présentation de l'éditeur

Qu’était-il venu faire dans cette galère ? En acceptant de partir à la recherche du fils d’un patron du CAC 40 évaporé dans la nature mexicaine, Eneko Aggiremutxeggi – avocat radié du barreau reconverti dans les enquête et filatures douteuses – ne s’attendait pas à un tel périple. En ce mois de février 2001, au beau milieu de la caravane de l’EZLN, l’Armée zapatistes de libération nationale et de son emblématique sous-commandant Marcos, en route pour Mexico, l’enquêteur basque aux méthodes peu orthodoxes, se retrouve mêlé à de rocambolesques événements. Épaulé par Paco, un gamin de 14 ans tout droit sorti d’un bidonville, c’est dans un road-movie zapatiste improbable qu’Agirretxumetegi, poursuivi par Alfredo un minable truand local, confronté aux Monos blancos la garde rapprochée italienne de Marcos, qu’il découvre un pays de folie. Le tout au rythme lancinant de la chanson d’Hubert-Félix Thiéfaine « Pulque, mezcal y tequila » et des discours des 23 commandant zapatistes. Et toujours avec l’ombre de l’auteur Malcolm Lowry* qui plane sur cette mirobolante expédition…

 

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

 

La fragile armada

La marche des zapatistes
ouvrage collectif
Marcos, Esther, David, Tacho, Fidelia, Zebedeo
Textes présentés par Jacques Blanc, Joani Hocquenghem, Yvon Le Bot et René Solis
Photos de Fred Jacquemot et Mat Jacob
éditions Métailié, 08-2001

Présentation de l'éditeur

La parole et le sens contre le pouvoir et le sang. Les zapatistes n'avaient jamais dit de manière aussi dense et aussi poétique que lors de la marche sur Mexico en février et mars 2001 ce qui fait l'esprit de leur mouvement et qui en explique le formidable écho. Cette fragilité qui en est la force. L'histoire de l'Amérique latine, celle du Mexique en particulier, s'est longtemps écrite sur le mode tragique. Les zapatistes tentent de s'arracher à cette fatalité de la violence. Curieux guérilleros qui n'ont combattu que douze jours, en janvier 1994, avant de se transformer en un mouvement armé non violent, et qui marchent sur Mexico les mains nues, mais avec leurs passe-montagnes. " Nous autres Indiens, nous étions invisibles, il a fallu que nous nous cachions le visage pour que l'on nous voie. " Leurs armes, ce sont les mots. Ceux de Marcos, le passeur, fenêtre entre le monde indien et l'univers des autres Mexicains, le nôtre aussi. Ceux de ses "sœurs et frères" indiens qu'il accompagne dans la fin du silence, la prise de parole. Un feu roulant de paroles nouvelles, qui, à travers communautés, villes et villages, gagnent le cœur du Mexique, se font entendre sur le Zocalo, la place centrale de "la plus grande ville du monde", à la tribune du Congrès et au-delà des frontières, jusqu'à nous. D'autres voix se mêlent dans ce livre à celles des zapatistes. J. Hocquenghem, écrivain (Le Stade aztèque, Payot, 1994), nous fait revivre les temps forts, les moments perdus, et les à-côtés de la caravane. J. Blanc, directeur de théâtre ("le Quartz" de Brest), Y. Le Bot, sociologue (Le Rêve zapatiste, Seuil, 1997) et R. Solis, journaliste à Libération, poursuivent avec les zapatistes, un dialogue noué avec le soulèvement de 1994.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

8 mai 2021

A l'ombre de Zapata

Vivre et mourir dans le Chiapas
Marie-José Nadal
éditions de La Pleine Lune, 1994

Présentation de l'éditeur

Le 1er janvier 1994, le Mexique chavire : l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) entre en scène. Qui sont ces guérilleros qui, après douze jours de combats seulement, décident de s'engager dans l'arène politique et de confier à la société civile la direction de la lutte pour la démocratie, la justice et la liberté ?
À partir des trente-quatre reven­di­ca­tions de l'EZLN, À l'ombre de Zapata analyse la situation socio-éco­no­mique, cultu­relle et poli­tique du Mexique, en parti­culier dans l'État du Chiapas, les trans­for­mations que la réforme cons­titu­tion­nelle a entraînées et leurs consé­quences chez les popu­la­tions autoch­tones.
Dans un souci de clarté et d'information - et afin d'appuyer ses obser­vations - Marie-José Nadal a sélec­tionné et traduit un choix de textes, de commu­niqués et de lettres de l'EZLN et des auto­rités mexi­caines : ils sont l'indis­pen­sable témoi­gnage écrit d'un conflit dou­lou­reux et meur­trier qui a éclaté en réponse à un néo­libé­ralisme qui n'a que faire des oubliés de la terre.

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur


L'auteur

Marie-José Nadal est anthropologue. Spécialisée dans l'étude de l'histoire des Mayas, elle enseigne à l'Université du Québec à Montréal et à la Sorbonne.

27 février 2021

Travis - 4e cycle, Les enfants de Marcos

Fred Duval (scénario)
Christophe Quet (dessin)
éditions Delcourt, 2016-2018

Dans un futur proche (2052), la société est dominée par des multinationales, dont l'influence a des répercussions allant jusqu'à la géopolitique mondiale. Steve Travis, pilote freelance qui pensait faire une simple livraison pour une station spatiale orbitale, va se retrouver pris au milieu d'un conflit d'intérêts entre deux firmes spécialisées en agronomie et biotechnologies (Baxter & Martin vs. Transgenic), toutes les deux cibles d'un groupe terroriste très puissant mené par Vlad Nyrki, lequel semble avoir des comptes à régler avec certains membres de la station. L'action des tomes 11 à 13 est située au Mexique, dans les forêts du Chiapas aux côtés des rebelles zapatistes.

4e cycle : Les Enfants de Marcos

Tome 11 : Les Enfants de Marcos (2016)

Travis est porté disparu. Sa navette a été retrouvée vide, arrimée à une station spatiale désaffectée en orbite basse. Sa mère implore Vlad Nyrki de le retrouver. L'enquête mène rapidement l'ex-mercenaire dans un enfer où les puissantes armées des narcotrafiquants sont sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, précisément là où Travis livrait illégalement des médicaments à la résistance.


 

 

Tome 12 : Les Tueurs de fer (2017)

Alors que les puissantes armées des narcotrafiquants étaient sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, Vlad Nyrki parvient à retrouver son plus vieil ami mystérieusement disparu dans cette zone de guerre civile. Il y découvre alors Travis, réfugié dans la jungle du Chiapas chez les enfants de Marcos et engagé aux côtés des rebelles zapatistes pour le partage des terres mexicaines...


 

 

Tome 13 : Le serpent à Plumes (2018)

Guidés par Pacman, bien à l'abri dans une pièce sécurisée, Travis, Vlad et Salina recherchent des traces d'une IA dans un bunker au milieu de la jungle. Cernés par une armée de cyborgs tueurs, ils sont tributaires des talents de hacker de leur acolyte pour sortir vivants de cet enfer de béton. C'est sans compter sur Tarentula qui ne compte pas les laisser s'échapper.

 

 

Voir la collection sur le site des éditions Delcourt

11 mars 2019

Zapata est vivant

Yann Fastier
éditions L'atelier du poisson soluble, 10-2018

Ils ont tué Zapata. Mais Zapata n’est pas mort. Zapata est vivant. A travers 16 planches, l'auteur illustre l'histoire du soulèvement zapatiste au Chiapas en 1994, après avoir dressé le portrait d'Emiliano Zapata et du zapatisme de 1919 dans le Morelos puis dans tout le pays, terminant avec l'EZLN du Subcomandate Marcos.

Poursuivant son projet de présenter aux jeunes lecteurs des personnages historiques intègres, Yann Fastier propose une évocation graphique et quasiment mythologique du révolutionnaire mexicain.

Un très bel album tout public qui constitue un dossier très court mais très complet à la fois, apportant des éléments de compréhension sur l’expérience zapatistes et leurs efforts pour vivre leur utopie depuis maintenant 25 ans.

Voir la fiche du livre et le feuilleter sur le site de l’éditeur.

" Ainsi, pour tous ceux qui sont encore persuadés qu'un autre monde est possible, l'expérience zapatiste reste-elle, envers et contre tout, l'une des plus belles raisons d'espérer ".

27 septembre 2018

El Nakom - 2

Dessin : Jeronaton
Scénario : Jeronaton
Éditions du Long-Bec, 09/2018


Fiche de l'éditeur

Gonzalo Guerrero, naufragé castillan devenu chef de guerre maya, doit faire face aux dangers d'une invasion espagnole. Entre ceux qui sont devenus son peuple et ceux qui étaient les siens, il doit faire un choix. Un album en couleurs directes pour une réflexion sans concession sur le colonialisme et la cupidité humaine
L'arrivée de troupes espagnoles aux abords du village maya qui l'a recueilli met Gonzalo Guerrero face à un dilemme. Le naufragé castillan devenu chef de guerre doit choisir entre ses compatriotes espagnols et les autochtones auprès desquels il a refait sa vie. Gonzalo sait de quoi ses anciens concitoyens sont capables et décide de penser à l’avenir de sa famille maya. Il n’a donc d’autre choix que de devenir un renégat...

Source : éditions du Long Bec
L'article sur le tome 1
Le blog de Jeronaton

6 novembre 2017

El Nakom - 1


Dessin : Jeronaton
Scénario : Jeronaton
Éditions du Long-Bec, 08/2017



En 1511, le castillan Gonzalo Guerrero fait partie d’un groupe rescapé d’un naufrage en mer des Caraïbes. Entassés sur une barque sur une mer d’huile, ils désespèrent lorsque soudain l’un d’eux aperçoit une côte. Sauvés, ils étanchent leur soif avant d’enterrer leurs morts. Derrière les palmiers, Guerrero aperçoit le haut d’un bâtiment en pierres. Il part seul en reconnaissance et découvre la ruine d’une ancienne gigantesque cité ornée de magnifiques sculptures, mais désormais recouverte de jungle. Dans les parages il y a un groupe de jeunes femmes indigènes prenant un bain dans la rivière. Quand elles aperçoivent l’espagnol, elles s’enfuient. Au même moment, les hommes se présentent sur la plage et voient les naufragés. Ils portent leurs armes, exhibent des tatouages impressionnants et des tenues exubérantes. Comme celui qui semble être le chef a les dents limées, les espagnols les croient anthropophages. L’un d’entre eux tire son épée pour se défendre mais est aussitôt tué d’une volée de flèches. Ils sont emprisonnés et conduit au temple. Guerrero n’échappe pas à ce sort. Quatre d’entre eux sont rapidement sacrifiés pour les dieux, leurs corps ensanglantés roulant au pied des raides escaliers du temple. Épargné, Guerrero ne compte pas faire partie des prochains sacrifiés et se rebelle avant de parvenir à s’enfuir. Alors que tous ses compagnons seront massacrés par les Mayas, lui est adopté par une tribu. Il apprend la langue, se rend indispensable et se voit confier des responsabilités. Grâce à son ingéniosité et à sa connaissance des armes européennes, il remporte une importante bataille contre des guerriers Itzá. Après cela, le seigneur de Chectemal lui accorde le statut de « nakom », chef de guerre. Totalement intégré, il va épouse une Maya et fonder une famille. Il va surtout mettre son nouveau peuple en garde contre l’arrivée prochaine des castillans, les troupes espagnoles.

Images : © DU LONG BEC / Jeronaton
Basé sur des faits historiques, El Nakom raconte l’histoire de Gonzalo Guerrero, marin espagnol qui, après un naufrage entre Panama et Saint-Domingue, échoue sur les côtes du Yucatán en 1511, 8 ans avant l'arrivée de Cortez au Mexique. Guerrero se fond entièrement le mode de vie des Mayas. Lorsque les Conquistadores finissent par envahir le territoire maya (aujourd'hui le Yucatán, le Chiapas, le Guatemala, Belize et une partie du Honduras), il refuse de les rejoindre. Il meurt les armes à la main, en 1536, au Honduras. Fresque d'un réalisme saisissant, El Nakom est une formidable aventure dans des décors somptueusement et scrupuleusement reconstitués. Très inspiré par les aventures de Tintin puisque élève d'Hergé, Jéronaton propose avec cette série un hymne poignant au courage individuel, à la liberté et à la tolérance. El Nakom est aussi une plongée au cœur des derniers moments d'une civilisation aussi brillante que mystérieuse. Manifestement, l’auteur s’inspire aussi du film Apocalypto, de Mel Gibson, et de la catastrophe humaine qui débute pour les peuples du continent avec l’arrivée des Blancs. On reconnait d’ailleurs les traits de quelques acteurs sous le pinceau de Jeronaton, ainsi que quelques scènes et décors.
L'ouvrage contient un cahier sur la civilisation maya.

Sources : 
- La fiche de l'ouvrage par l'éditeur

Images : © DU LONG BEC / Jeronaton

16 janvier 2016

Le réveil de Kukulkan

Bob Morane
Henri Vernes
éditions Ananké, 11-2012

 

Kukulkan, le dieu des Anciens Mayas, est-il revenu hanter les jungles du Chiapas ? Pour retrouver une jeune biologiste, Bob Morane et ses amis s'enfonceront dans la forêt vierge, domaine des Zapatistes et du Mystérieux Serpent à Plumes.