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13 juillet 2024

Le roi chocolat

Thierry Montoriol
éditions Gaia, 08-2018

 

Présentation de l'éditeur

 

Victor, journaliste, part en Amérique latine en 1910 inaugurer un opéra. Mêlé à la révolution mexicaine et aux trafics d’armes, il trouve refuge auprès des derniers Aztèques. Horrifié par les sauterelles grillées ou iguanes farcis dont on croit l’honorer, il survit à l’aide d’un breuvage miraculeux à base de sucre, de banane et du cacao hérité du dieu Quetzacoatl.
De retour à Paris, bravant une malédiction, il joue à l’alchimiste pour réinventer la recette sacrée et la faire découvrir à ses enfants, au voisinage, puis à la France entière, jusqu’aux tranchées de la Grande Guerre. Le Banania est né.
Écrit à partir des carnets de reportage de son inventeur, voici l’histoire vraie d’une aventure à peine croyable qui nous emmène à travers trois continents, deux civilisations et le Paris des Années folles.

 

Informations :
ISBN : 9782847208689
Nombre de pages : 432
Prix : 22 €

Thierry Montoriol, navigateur et journaliste, conjugue à la fois la passion de l’information et l’amour de l’écriture. Chef de rubrique actualités puis grand reporter pour la revue Bateaux, il a égale­ment collaboré à l’hebdomadaire Le Point ainsi qu’au journal Le Parisien, et continue d’alimenter de nombreuses chroniques. Lorsqu’il n’est pas en reportage, il se partage entre Paris, l’Île aux Moines et le reste du monde. (Source : éditions Gaia)

En savoir plus sur le chocolat
L’histoire du chocolat est un voyage sucré à travers les siècles
Une boisson sacrée née en au Mexique et en Amérique Centrale

L'origine du chocolat remonte aux civilisations anciennes de l'Amérique centrale, c'est la civilisation Olmèque, l'une des plus anciennes d'Amérique latine, qui a été la première à transformer le cacao en chocolat. Des siècles plus tard, Les Mayas cultivaient eux aussi le cacaoyer, l'arbre qui produit les précieuses fèves de cacao, et utilisaient ces fèves pour créer une boisson appelée "xocolatl", littéralement "eau amère". Cette boisson était loin du chocolat chaud crémeux que nous connaissons aujourd'hui ; elle était souvent amère et épicée, agrémentée de piments, de vanille et d’eau. Cette boisson était considérée comme sacrée et réservée aux élites, y compris aux rois et aux prêtres. C’est le célèbre livre Popol Vuh, livre de la Genèse Maya, qui attribue la découverte du chocolat à des dieux. Au 15e siècle, les Aztèques utilisaient les fèves de cacao comme monnaie. Ils croyaient que le chocolat était un cadeau du dieu Quetzalcoalt. Ils en buvaient comme rafraîchissement, comme aphrodisiaque et même pour se préparer à faire la guerre. Elles étaient également utilisées lors de rituels religieux. Considérées comme monnaie d’échange, elles étaient d’autant plus précieuses, que le cacaoyer a toujours été lié aux divinités, puisqu’il était aux yeux de tous, “l’arbre des dieux”.
Article à lire en intégralité sur le site Cité du chocolat.

Le chocolat de la marque Fábrica de Chocolates La Azteca
un des plus anciens et des plus répandus au Mexique
Il deviendra plus tard La Abuelita avant d'être racheté par Nestlé

Voir aussi Como agua para chocolate, un livre de Laura Esquivel, chroniqué sur ce blog.


Et pour compléter 


Valentine Tibère
Chocolatologue, co- auteur du Larousse du chocolat avec Pierre Hermé. Elle a participé comme coordinatrice et auteur au numéro spécial chocolat de Artes de Mexico. Elle est membre du Club des Croqueurs de chocolat. Elle étudie actuellement le maya et le nahuatl à l'Inalco.

David Bordes

Photographe free-lance, spécialisé dans le patrimoine et l’architecture. Il collabore régulièrement avec le Centre des Monuments Nationaux, la Fondation Yves Klein et Alain Ducasse. Il réalise par ailleurs depuis plus de 10 ans un travail personnel sur les objets chargés d’histoire et les lieux qui les abritent.

Le Mexique a légué au monde les premières boissons à base de graines de cacao. Chapeauté d’une mousse serrée, ce breuvage des dieux et des rois s’est enrichi, après la conquête du Mexique par Cortès, de sucre de canne, de lait et de cannelle. C’est sous cette forme qu’il a traversé les siècles et les continents. Délectable héritage, issu de trois mille ans d’histoire et de légendes ! La route du chocolat traverse le Mexique, serpentant entre plantations et pyramides, couvents et chocolateries, sites olmèques, mayas, aztèques ou coloniaux. Ce livre, richement illustré, entraîne le lecteur à la découverte non seulement de  l’origine du chocolat, mais aussi de  la civilisation mexicaine, de ses légendes et  de ses mythes. Il est complété par de savoureuses recettes bien cacaotées inspirées de la gastronomie mexicaine traditionnelle et contemporaine. En route donc pour  un voyage inoubliable au pays du chocolat, en ces temps merveilleux où les dieux vivaient encore sur la terre !
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.






17 février 2024

L'Histoire très ordinaire de la générale Ascencio

Angeles Mastretta
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Michel Mibart
Gallimard, 09-1989

 

Présentation de l'éditeur

Jeune Mexicaine de Puebla, Catalina appartient à une famille nombreuse et très modeste. Dans les années 1930, elle rencontre un général de la Révolution de 1910, quadragénaire ambitieux et séduisant. Il l'enlève plus qu'il ne l'épouse, et elle devient sa femme officielle.
Mais, bien que toujours séduite par la forte personnalité du général Andrés Ascencio, Catalina ne tarde pas à s'apercevoir, avec frayeur, des moyens dont usent les politiciens héritiers de la Révolution pour affermir leur pouvoir politique et financier : la corruption et l'assassinat.
Par ailleurs, elle accepte presque tout : les nombreux enfants que le général a d'autres femmes et que, souvent, il lui confie ; le meurtre des syndicalistes, ouvriers ou paysans, qui s'opposent à lui, ou celui de la femme qui lui résiste ; l'immense fortune qu'il amasse, et dont elle bénéficie. Jusqu'au jour où le général fait abattre le jeune musicien aux idées généreuses en qui elle a trouvé le véritable amour.
Dès lors, la jeune femme jetée aux lions dans une société close et limitée aux devoirs conjugaux et maternels, la femme gardée, retrouvera d'un coup la nature qui était la sienne autrefois et qu'une vie facile avait quelque peu étouffée. Et, dépassant en ruse et en intelligence son seigneur et maître, elle connaîtra enfin l'irremplaçable plaisir de ne vivre que pour soi et par soi... 

Informations :
ISBN : 9782070715077
Nombre de pages : 300
Prix : 21,30 €

7 octobre 2014

Le trésor fantôme

Paco Ignacio Taibo II
Traduit de l'espagnol (mexique) par René Solis
éditions Rivages/Noir, 03/2003
 
Résumé de l'éditeur :
En pleine intervention française au Mexique, entre 1862 et 1867, alors que la guerre civile fait rage entre les chinacos, les combattants républicains, et les "impériaux", des aventuriers de tous bords partent à la recherche d'un fabuleux trésor. Roman historique qui retrace la désastreuse épopée de Maximilien de Habsbourg et la résistance de Benito Juarez, le "président errant" contraint à une fuite éperdue à travers son propre pays, Le Trésor fantôme est aussi un formidable roman d'aventures. Y éclate une fois de plus le talent de Paco Taibo pour tisser la toile d'un récit haletant à partir d'histoires croisées et pour dresser une galerie de portraits mémorables : généraux poètes, tortionnaires sans scrupules, têtes brûlées sentimentales, zouaves égarés, curés boulimiques, apaches solitaires, personnages réels (Edouard Manet, Guillermo Prieto - le chroniqueur de la résistance mexicaine) et peones anonymes.

Ce récit, entre légende et histoire, a remporté le prix Planeta en 1992.
L'auteur :
Fondateur du néo-polar mexicain et grande figure de la littérature mexicaine, Paco Ignacio Taibo II est écrivain et historien. Il bénéficie d’une importante reconnaissance internationale dans le milieu du roman noir : président de l’Association internationale du roman noir, il a créé la « Semana Negra », festival de littérature et de cinéma de Gijón (Espagne). Paco Ignacio Taibo II a écrit une quarantaine de livres dont une biographie du Che Guevara et de Pancho Villa. Ses romans, traduits dans de nombreux pays, sont édités en France aux éditions Métailié et Rivages. Il est conseiller littéraire des éditions L’atinoir.



6 décembre 2009

Camarón

Jean-Joseph Julaud
éditions Le cherche Midi, 08 - 2008

Présentation de l'éditeur

Pendant qu'en avril 1863 une compagnie de la Légion étrangère se dirige vers l'hacienda de Camarón, au Mexique, où elle court au massacre, une effervescence singulière anime les environs de ce village, près de Veracruz : à Soledad, un étrange curé accueille dans son église trois guérilleros porteurs d'un cercueil un peu trop lourd pour être honnête ; à San José de la Montana, une jeune Indienne, cent chefs totonaques, un zouave déserteur et un prêtre boucher déboisent une colline qui pourrait être l'ultime temple du dieu Quetzalcoatl ; les militaires français tombent comme des mouches sous les assauts du vomito, la fièvre jaune ; les militaires mexicains, témoins désolés de l'équipée du Second Empire sur leurs terres, tentent de limiter la casse. Tous ces personnages hauts en couleur, attachants ou révoltants, pris dans la spirale burlesque de leurs destins croisés, dans l'étonnant tourbillon de multiples rebondissements, permettent en même temps de rire, de s'émouvoir ou de s'insurger, mais surtout de réfléchir au destin du peuple mexicain, à la culture aztèque détruite par Cortés et, plus généralement, à la réponse que donnent les civilisations au mystère de toute disparition, de toute naissance.

Informations
ISBN : 978-2-7491-1059-2
Nombre de pages : 234
Prix :

Le livre a fait l'objet d'une traduction en espagnol en 2011 sous le titre Camarón


Reseña del libro "Camarón"

Mientras en abril de 1863 una compañía de la Legión ,Extrajera se dirige ala hacienda de Camarón, en México, donde le espera una inevitable masacre, en los alrededores de ese pueblo cercano a Veracruz se percibe una efervescencia singular: en Soledad, un extraño cura recibe en su iglesia a tres guerrilleros portadores de un ataúd demasiado pesado para contener algo honesto; en San José de la Montaña, una joven india, cien jefes totonacas, un zuavo desertor y un sacerdote carnicero talan una colina que podría ser el último templo del dios Quetzalcòatl; los militares franceses caen como moscas ante el vómito, o fiebre amarilla; los militares mexicanos, testigos desolados de la aventura del Segundo Imperio en esas tierras, intentan limitar los daños,… Todos esos personajes pintorescos, atractivos o despreciables, atrapados en la espiral burlesca de sus destinos cruzados, en un sorprendente remolino de múltiples resurgimientos, permiten reír y al mismo tiempo conmoverse o rebelarse, pero sobre todo reflexionar en el destino del pueblo mexicano, en la cultura azteca destruida por Cortés y, de modo más general, en la respuesta que las civilizaciones dan al misterio de todas las desapariciones, de todos los nacimientos. A través de esta increíble y singular novela, épica y divertida, la batalla de Camarón, librada el jueves 30 de abril de 1863, se inscribe en una historia que le da un relieve sorprendente e inesperado.

Editorial : Universidad Veracruzana
Año 2011
ISBN : 6075020675