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9 mai 2026

Los Demonios

Legio Patria Nostra tome 4
Jean-André Yerlès (scénario), Marc-Antoine Boidin (dessin)
éditions Glénat, 05-2026

Présentation de l'éditeur

Camerone, la bataille devenue mythe

Mexique, 1er mai 1863. Casimir Laï, unique survivant du massacre de l’hacienda de Camerone, fait face au colonel Jeanningros. Comment un simple légionnaire a-t-il pu survivre quand 60 de ses camarades, dont le capitaine Danjou, sont tombés ? Le soupçon de trahison pèse lourd. L'interrogatoire est impitoyable et Casimir doit raconter, heure par heure, les dix heures d'enfer qui ont transformé Camerone en légende. La veille au matin, le 30 avril, la compagnie escortait un convoi d'or vers Puebla. Mais l'armée mexicaine les attendait près du hameau de Camerone. Encerclés, à court de munitions et d'eau, Danjou et ses hommes se sont retranchés dans les ruines de l'hacienda. Le capitaine a alors fait jurer à chacun de se battre jusqu'à la mort plutôt que de se rendre. Mais quelqu'un a-t-il trahi et donné la compagnie aux Mexicains ? Au fil du récit de Laï, le piège se resserre. Car si Casimir n’est pas coupable de trahison, pourquoi respire-t-il encore alors que tous les autres sont morts ? L'orphelin des rues devenu légionnaire doit prouver son honneur. Mais dans ce brasier où la soif, le feu et les balles ont eu raison des plus braves, la vérité peut-elle encore émerger ? Le dernier tome de cette épopée historique revisite le mythe fondateur de la Légion : Camerone, où le sacrifice et la parole donnée scellèrent à jamais l’identité de la Légion.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782344060643
Pages : 64
Prix : 15,50 €

©Glénat 2026 Yerlès/Boidin

La série

Tierra calientes - tome 3
Main de bois - tome 2 
Le tambour - tome 1
(les deux premiers tomes sont sans rapport avec le Mexique) 

 

1 février 2025

L'Expédition

Quand la France envahissait le Mexique
1861 - 1867

Rosario Acosta Nieva & Éric Taladoire
éditions du Cerf, 01 - 2025

Présentation de l'éditeur

D’un côté, l’archiduc Maximilien d’Autriche, frère cadet de l’empereur François-Joseph – le mari de Sissi –, navigateur hors pair, idéaliste qui ne rêve que de voyages exotiques. De l’autre, Benito Juárez, un orphelin parti de rien, Indien du Mexique, qui conquiert la plus haute magistrature d’une ancienne colonie espagnole plombée par le racisme. Des destins qui vont se percuter : l’empereur Napoléon III décide une expédition au Mexique et veut installer Maximilien à la tête du futur empire.
Menée par ces deux personnages que tout oppose, la « guerre d’intervention » ou « campagne française » qui s’ensuit contribue à la chute de Napoléon III et plonge le Mexique dans un conflit sanglant, dont les emblèmes sont les batailles de Puebla, fête nationale mexicaine, et de Camerone, cette dernière encore commémorée par la Légion étrangère. Par-delà les ambitions personnelles, s’affrontent ici deux visions du monde : les jeunes démocraties du Nouveau Monde et les vieilles royautés européennes conservatrices, à peine teintées de libéralisme. Une relecture décisive d’un événement historique, crucial.
Informations
ISBN : 9782204153607
Nombre de pages : 252
Prix : 24 €
Voir sur le site de l'éditeur

Les auteurs
Archéologue franco-mexicaine, docteure en anthropologie, Rosario Acosta Nieva a publié, avec Éric Taladoire, Pepita, la femme du traître, biographie de l’épouse du maréchal Bazaine, et Adelitas : les combattantes dans la Révolution mexicaine aux Éditions du Cerf.

Historien et archéologue mexicaniste, professeur émérite à Paris 1, Éric Taladoire a publié D’Amérique en Europe. Quand les Indiens découvraient l’Ancien Monde (1493-1892) et Mercenaires, anarchistes et bandits en révolution. Des étrangers sur la terre du Mexique (1910-1917).

José Cusachs, Batalla del 5 de mayo de 1862

L'illustration de couverture est un tableau de José Cusachs, Batalla del 5 de mayo de 1862, Museo Nacional de HistoriaColección Pintura, escultura, dibujo, grabado y estampa, siglo XX, 403 cm alto x 544 cm ancho

En complément

Silence historiographique des défaites : le cas du Mexique
un article d'Olivier Jacquot, publié 22/06/2020, mis à jour 08/07/2022 sur Amoxcalli, un carnet de veille portant sur les codex américains (Amérique du Nord et Méso-Amérique).

La campagne du Mexique (1861-1867)
La suspension par le Mexique du remboursement de sa dette aux puissances européennes, souleva la consternation. En réponse, la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne signèrent, le 31 octobre 1861, un traité pour une intervention commune sur le sol mexicain. Dossier thématique sur le site de la Fondation Napoléon, articles d'Alain Gouttman, tirés de Napoléon III, le magazine du Second Empire, n°9

16 janvier 2024

L'Effroyable Secret D'Abraham Lincoln

Gérard Dôle
éditions Terre de Brume, 06-2017

 

Présentation de l'éditeur

Le livre que vous tenez en main revisite un genre oublié : le roman populaire qui fit flores au XIXe siècle avec Eugène Sue ou Fenimore Cooper. Il est parsemé, comme il se doit, de grands moments d’aventure dans des terres lointaines, de fantastique, voire d’horreur, pour nous conter les tribulations au Mexique du soldat confédéré Charles Hopkins, à l’issue de la guerre de Sécession, en avril 1865.
Charles est né au Texas, le 22 avril 1837, un an jour pour jour après la victoire de San Jacinto où Sam Houston défit les troupes du général Santa Anna, le boucher de Fort Alamo. Il nous raconte sa participation à l’expédition française au Mexique dans le cadre de la contre-guérilla du colonel Dupin. Puis il poursuit son récit en ne nous cachant rien de ses aventures hoffmannesques — car comment se fait-il que Davy Crockett et Jim Bowie soient encore de ce monde ?… Que verte soit la couleur du sang qui coule dans les veine de l’armée de Juarez assiégeant Camerone ?…Que l’assassin (présumé ?) d’Abraham Lincoln ait escamoté le cadavre du grand homme et l’ait enseveli les profondeurs d’une pyramide aztèque ?
Charles, enfin, nous révèle en quelles circonstances il a mis la main (ce n’est pas peu dire) sur le trésor de Maximilien de Habsbourg que Napoléon III avait hissé sur le trône avant de l’abandonner à son destin tragique.
Mais place aux aventures de notre héros dans ce beau pays malheureusement meurtri par des luttes incessantes et des exactions sans nombre.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782843626364
Nombre de pages : 224 pages
Prix éditeur : 18,50



25 avril 2023

Tierras calientes

Legio Patria Nostra tome 3
Jean-André Yerlès (scénario), Marc-Antoine Boidin (dessin)
édition Glénat, 04 -2023

 

Résumé

À la rencontre de leur destin.
Algérie, 1863. Casimir Laï, l’orphelin des rues devenu légionnaire, découvre que le Maure, l’assassin de son ami Dino, s’est lui aussi engagé dans la Légion sous une fausse identité. Alors que la Légion embarque enfin pour aller se battre au Mexique, il doit surveiller ses arrières, craignant que l’ancien criminel veuille se venger. Au bout de 48 jours d’une traversée éprouvante, leur navire accoste enfin à Vera Cruz. Et ils découvrent l’horreur. Le Vomito Negro, la fièvre jaune, tue les soldats français plus efficacement que les balles des Mexicains. Irina et Zélie risquent leur vie à soigner les malades dans des camps de fortune. Le capitaine Danjou et ses hommes veulent se battre. Mais méprisés par le commandement, ils sont cantonnés à des missions de surveillance de la route qui relie Vera Cruz à la ville de Puebla où se déroulent les combats. Lorsqu’un convoi est organisé pour acheminer des armes et de l’or jusqu’à Puebla, c’est à Danjou que l’on confie la mission de reconnaître la route. Les chemins sont tout sauf sûrs, les guérilleros attaquent et pillent sans vergogne, la chaleur et l’humidité épuisent les hommes et les bêtes. Quant à la compagnie, elle a un traitre dans ses rangs et elle ne le sait pas encore. Alors que la compagnie arrive au hameau de Cameron, l’armée mexicaine attaque. Pris en tenaille, Danjou n’a pas d’autre choix que de se replier dans les ruines de l’hacienda, espérant tenir suffisamment longtemps pour donner l’alerte et empêcher l’attaque du convoi. 3000 hommes les entourent et ils ne sont que 60. Ils n’ont aucune chance de s’en sortir. Le combat de Cameron commence.


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
EAN : 9782344050774
Nombre de pages : 64
Prix TTC : 14,50 €

Copyright éditions Glénat & Yerlès - Boidin

La série
Los demonios - tome 4
Tierra calientes - tome 3
Main de bois - tome 2 
Le tambour - tome 1
(les deux premiers tomes sont sans rapport avec le Mexique) 


8 février 2020

La bataille de Camerone

Jean Balazuc
éditions L'Harmattan, 01-2020

Présentation de l'éditeur

Cette chronologie de la bataille de Camerone, construite autour du récit officiel lu dans toutes les unités de la Légion étrangère le 30 avril, est un témoignage de l'héroïsme des légionnaires de la 3e compagnie du Régiment Étranger. Le serment de Camerone a été repris par d'autres unités de la Légion étrangère. L'intégralité des droits d'auteur de ce livre est reversée à l'Entraide légionnaire et à l'Entraide légionnaire.


Plus d'ouvrages sur Camerone à voir sur ce blog.


11 janvier 2017

Camerone

Avril 1863
Scénario : Thierry GLORIS - Dessin : Joël MOUCLIER
Collection Champs d'honneur
éditions Delcourt - 01/2017
 

Résumé de l'éditeur
La bataille dite de Camerone (30 avril 1863) correspond au massacre d’une poignée de légionnaires retranchés face à une armée mexicaine déchaînée. Relativement obscur et secondaire à l’époque, cet engagement de quelques dizaines de personnes deviendra un mythe pour la légion étrangère. Il est perçu comme la quintessence de l’esprit guerrier et du sacrifice ultime face à la parole donnée.


L'histoire
Dès l’enfance Jean Danjou avait choisi le métier des armes. Devenu officier il choisit la jeune Légion Étrangère. Danjou est blessé et perd la main gauche. Il portera une prothèse en bois. Napoléon III a des ambitions territoriales et politiques. L’Italie ensuite et Magenta en 1859. Et puis il y aura le Mexique et Maximilien qu’impose la France. Ce qui provoque une guerre sans merci faite de guérillas et d’embuscades. Il faut que la route de Puebla reste ouverte pour acheminer artillerie et ravitaillement. La Légion est là en protection jusqu’à ce mois d’avril 1863 où la 3e compagnie du 1er Étranger tombe sur les milliers de Mexicains du coronel Milan et se réfugie dans l’hacienda de Camerone (Camaron de Tejapa - Puebla) fixant l’armée ennemie, empêchant que le convoi français vers Puebla soit anéanti. Le capitaine Danjou et ses 60 légionnaires ne se rendront pas.

Ce fait d'armes est devenu légendaire et est perçu comme le véritable combat fondateur de la Légion. La fête de Camerone, tous les 30 avril est d'ailleurs la fête de la légion. Une prise d'armes a lieu chaque année sur les lieux du combat, pendant laquelle l'armée mexicaine rend les honneurs aux légionnaires et soldats tombés ce jour la.

Le monument actuel au Mexique


Extrait du récit officiel :
Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.
L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée, sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats Français le 30 avril 1863.
Carte postale de la fin du XIXe siècle
Les soldats mexicains relevant les légionnaires blessés

 

Lire aussi sur ce blog l'article sur Camerone

30 avril 2014

Camerone

Camerone, (30 avril 1863) est la bataille mythique de la Légion étrangère. Les légionnaires la commémorent chaque année depuis 1904 (ou 1931, les sources divergent). Elle incarne pour eux le sacrifice ultime de soi pour les autres. L’hacienda de Camerone, lieu du combat, se trouve à Cameron de Tejada, dans l’État de Veracruz, au Mexique.

 Monument à Cameron de Tejada - inscription en castillan


Le récit officiel de la Légion :

« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut designée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e compagnie, forte de trois officiers et soixante deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2 000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.

À midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : « Rendez-vous ! »

« Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes

« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! », répond l’officier

Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée. L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris

Un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Ce monument ayant été laissé à l'abandon, il en fut construit un autre, officiellement inauguré pour le centenaire de la bataille en 1963 et qui lui porte une inscription en français :
« Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone le 30 avril 1863 »
Monument à Cameron de Tejada - inscription en français

Camerone est un combat épique, à savoir une action héroïque digne de figurer dans une épopée, qui se déroule dans des conditions très difficiles puisque le pays est "malsain", la chaleur est pesante, l'eau manque, les Mexicains sont des combattants féroces, et les forces en présence disproportionnées ... tout les éléments sont tournés contre les légionnaires. Plusieurs livres et bandes dessinées sont consacrés à l’histoire du combat de Camerone. Les romanciers ne manquent pas d'imagination et ont souvent fait preuve de talent pour rendre compte de la situation dramatique des légionnaires.


Camerone
Par Pierre Sergent
éditions Fayard - 1980

résumé :
30 avril 1863, 11 heures du matin. Après le premier assaut des Mexicains sur l’hacienda de Camarón, les légionnaires de la 3e compagnie du 1er bataillon du Régiment étranger prêtent serment au capitaine Danjou de se battre jusqu’à la dernière extrémité. Un des rares survivants, le caporal Maine, en témoigne : « Nous l’avions juré ! ».
Alors, dans ces Terres chaudes de la province de Vera Cruz, sous un soleil de feu, se déroule le combat légendaire entre une poignée d’hommes et toute une armée. « Une lutte de géants », dira le maréchal Forey, qui commandait le Corps expéditionnaire. Au bout de onze heures d’une lutte sans merci, seuls cinq braves étaient encore debout, auxquels les Mexicains, impressionnés par leur bravoure, leur accordèrent la vie sauve et laissèrent leurs armes. Ce livre est non seulement le récit minuté de ce fabuleux fait d’armes, devenu le symbole des vertus légionnaires, mais aussi la prodigieuse saga des hommes du Régiment étranger qui, durant plus de quatre ans, se battirent sans répit du Sud au Nord de l’immense Mexique. Pour retracer les péripéties de cette aventure aussi exotique que meurtrière et redonner vie à ceux qui la vécurent, l’auteur est allé au Mexique sur les traces des légionnaires du colonel Jeanningros, et il nous y entraîne à sa suite.
Si Camerone, combat mythique de la Légion, fait l’objet d’une analyse détaillée, Pierre Sergent couvre en fait dans ce livre toute la guerre du Mexique de l’arrivée de la Légion à son départ.
Pierre Sergent a été capitaine dans la Légion étrangère (1er Régiment Etranger de Parachutistes) et est l'auteur de nombreux livres sur la légion.


Camerone, 30avril 1963
Par André-Paul Comor
éditions Tallandier

résumé :

Camerone ! Ce nom évoque la campagne du Mexique, mais aussi et surtout la légion étrangère. Or, par quel cheminement cet épisode d’un conflit de près de cinq ans s’est-il transformé, de combat héroïque et désespéré, en modèle contemporain de sacrifice du soldat ? Janvier 1862, Napoléon III décide de l’envoi d’un corps expéditionnaire au Mexique et déclenche une guerre qui durera jusqu’en 1867. Mais, face à la résistance farouche et inattendue des Mexicains, l’aventure tourne au désastre.
Le jeudi 30 avril 1863, vers 18 heures s’achève à Camerone le combat sans espoir qui oppose une soixantaine de légionnaires de la 3e compagnie du Régiment étranger à des milliers de cavaliers et de fantassins mexicains. Les 60 hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment : pendant 11 heures, ils ont résisté à 2 000 ennemis, en ont tué 300 et blessé autant.
Quintessence de l’âme militaire et de l’esprit de corps, ce glorieux fait d’armes, dont on commémore le cent cinquantenaire, est une victoire morale des soldats qui résistèrent jusqu’à l’épuisement à un adversaire supérieur en nombre. La légende de Camerone est en marche. Elle occupe, depuis lors, la première place dans les traditions de la légion étrangère.
Maître de conférences honoraire à l’IEP d’Aix-en-Provence, André-Paul COMOR est le spécialiste incontesté de la légion étrangère. Il a notamment publié la légion étrangère (1992) et l’Épopée de la 13e demi-brigade de la légion étrangère (1988)


Quand la Légion écrivait sa légende
Par Alain Gandy
éditions  Presses de la Cité

résumé :
30 avril 1863, guerre du Mexique. Soixante-deux légionnaires, assiégés, résistent pendant plus de huit heures à deux mille Mexicains... Les soixante-deux légionnaires du régiment étranger, assiégés dans la cour de l'hacienda de Camaron par deux mille Mexicains sont prêts à mourir. Sans vivres, sans eau, sous un soleil de plomb, encerclés, ils combattront huit heures durant. Le document de l'histoire vraie de Camaron, commémorée avec faste chaque année, le 30 avril, par la Légion étrangère. " Ils étaient moins de soixante opposés à toute une armée. ". Nul ne pouvait mieux qu'Alain Gandy, historien rigoureux et romancier d'aventures et de panache, retracer l'épopée de courage et d'abnégation que fut la célébrissime bataille de Camaron.

Camerone
Par Jean Brunon
éditions France-empire








Ouvrages généraux sur la campagne du Mexique

La campagne du Mexique
Jean-François Lecaillon
éditions Giovanangeli, 2006

Le 8 janvier 1862, un corps expéditionnaire français débarque dans le port de Vera Cruz. La campagne du Mexique commence. Elle va durer cinq ans. 30 000 soldats, parmi les meilleures troupes de l'armée du Second Empire, vont y prendre part. L'ambition de Napoléon III est de bâtir un Empire latin dressé face aux États-Unis d'Amérique. La couronne de cet État rêvé plus que réel sera offerte à Maximilien de Habsbourg. Les témoignages des combattants permettent de saisir au plus réel ce qu'est cette guerre d'illusions, d'embuscades et de représailles sur cette terre brûlante du Mexique. Le sacrifice d'une poignée de légionnaires, à Camerone, immortalise les combats contre les guérilleros de Juarez. Du siège de Puebla à l'entrée des Français dans Mexico, les récits présentés ici font revivre les exploits militaires, les misères, les déceptions et les mille périls de cette expédition lointaine, qui prélude au drame de 1870.


La guerre du Mexique 1862-1867
Le mirage américain de Napoléon III
Alain Gouttman
éditions Tempus, 2011

Janvier 1862, Napoléon III décide de l'envoi d'un corps expéditionnaire au Mexique et déclenche une guerre qui durera jusqu'en 1867. L'empereur souhaite installer Maximilien de Habsbourg à la tête d'une monarchie latine et catholique afin de contrebalancer l'influence croissante des Etats-Unis. Pourtant, face aux erreurs répétées de Maximilien, au coût exorbitant de cette guerre sanglante et à l'irréalisme de ses objectifs, Napoléon III, la mort dans l'âme, est finalement contraint de retirer ses troupes.
Reste alors le souvenir d'un immense gâchis, ponctué par l'exécution de Maximilien et la mémoire du glorieux combat de la Légion étrangère à Camerone. A travers une narration enlevée, Alain Gouttman expose avec clarté les enjeux politiques, diplomatiques et psychologiques de cette guerre méconnue qui a précipité la chute du Second Empire.

Tempête sur le Mexique
Michel Peyramaure

éditions Calamn-Lévy, 2011

Le tragique destin d’un empereur sacrifié. 1861. La République du Mexique, ruinée et affaiblie par les guerres civiles, est devenue un enjeu entre les grandes puissances. Napoléon III, en quête d’une tête couronnée à même d’y instaurer un régime à la solde de la France, choisit Maximilien de Habsbourg. Ce jeune prince, que l’accession au trône de son frère, François-Joseph, empereur d’Autriche, a privé de tout avenir, est un poète, un progressiste que rien ne prépare à l’exercice du pouvoir. Accompagné de sa belle épouse, Charlotte, il quitte son château de Miramar pour régner sur un pays dont il ne connaît rien. Persuadé qu’il répond à une aspiration du peuple mexicain, Maximilien déchante lorsqu’il apprend que ses sujets viennent grossir les rangs des rebelles à la solde de Benito Juárez, l’ancien président du Mexique. Au fur et à mesure que se poursuivent les combats entre impériaux et républicains, Maximilien se détourne de son empire pour se consacrer à ses maîtresses, tandis que sa courageuse femme gère les affaires de l’État. Quand Napoléon III annonce le retrait de ses troupes du Mexique, Maximilien relève la tête et décide enfin de se battre. Charlotte part en Europe afin de supplier l’empereur des Français de maintenir son soutien militaire. Une fois séparé, le malheur fondra sur le couple ; Charlotte perdra la raison, Maximilien la vie. 

Dans un registre beaucoup plus romancé, comme l'indique la couverture, le livre de Annie et Michel Gall, Adieu donc belle Eugénie - La cavalière de Camerone. Eugénie était l'impératrice des Français, épouse de Napoléon III. Adieu belle Eugénie est aussi une chanson de la Légion étrangère qui raconte l'embarquement du corps expéditionnaire en partance pour le port de Veracruz en 1862.
Refrain :
" Nous partons pour le Mexique,
Nous partons la voile au vent;
Adieu donc, belle Eugénie,
Nous reviendrons dans un an ".

Pour les hispanophones, citons un livre de Joaquim Mañes Postigo, auteur espagnol qui a écrit plusieurs livres sur les espagnols engagés dans la Légion étrangère. Le mythe de Camerone est l'histoire de Alonso Bernardo, le seul légionnaire espagnol engagé dans le combat.

El mito de Camerone
Magase ediciones - 2012

reseña :
Esta obra es el relato histórico novelado de diez horas de asedio visto desde la mirada incrédula y atónita de Alonso Bernardo, el único español integrante de la compañía francesa que resistió el asedio de las tropas mexicanas en Camerone. Se trata de un relato crudo, descarnado, extraído de las fuentes y reflejado con el mayor esmero literario pero sin renunciar en ningún momento a la fidelidad y el respeto por la realidad histórica. Es por tanto un libro que hay que leer para apreciar desde un punto de vista completamente nuevo los sucesos que tuvieron lugar en la hacienda Camerone en 1863. El combate de Camerone supone el paradigma del cumplimiento del deber hasta el final, es la referencia mítica para la Legión Extranjera que conforma su espíritu como institución militar constituyendo el fundamento de su propia cohesión; y este combate tuvo lugar en Camarón de Tejada, México, el 30 de abril de 1863. Sesenta y cinco legionarios, entre ellos un español, resistieron, asediados en una hacienda durante diez horas, el ataque de más de dos mil soldados mexicanos. Los legionarios formaban parte del cuerpo expedicionario de Francia, enviado por Napoleón III en apoyo del emperador Maximiliano, en su lucha contra los mexicanos del presidente Benito Juárez, una época romántica en la que destacaron unos valores siempre inmutables: honor y heroísmo.


On peut lire un autre récit, probablement le plus ancien, dans un livre de Louis Noir, à partir des témoignages des rares survivants et paru en 1867, Louis Noir, Campagne du Mexique. Puebla - Souvenir d'un zouave, éditions A. Faure, 1867.

 

 

 

 

 

Quelques bandes dessinées sont consacrées au combat de Camerone.

Camerone
J.P. Gourmelen (scénario), A.H. Palacios (dessin)
Série "Mac Coy"
éditions Dargaud, 1988 (3e édition)

résumé :
Mc Coy : 1883 : Durant un repas de mariage à Fort Apache, Mac Coy va raconter comment il participa à la bataille de Camerone, au Mexique, le 30 avril 1863 où une poignée de légionnaires français luttèrent contre des milliers de mexicains. Ce récit est historique, la Légion a combattu à Camerone, et fêtent chaque année cette bataille qui a fit de nombreuses victimes et où les légionnaires se sont courageusement battu. A l'époque où Mac Coy et Charley se sont retrouvés au Mexique, alors qu’ils étaient dans l’armée des confédérés, ils se sont engagés dans les forces françaises. Cet album est un prétexte pour les auteurs, de raconter et illustrer ce fait d’armes, par un découpage suivant le déroulement de la journée et la montée de la tension jusqu’au sacrifice final.

Camerone
Par Philippe Glogowski et Marien Puisaye
éditions du triomphe, 2003

L'histoire en BD de ce corps d'élite engagé sur tous les théâtres d'opérations militaires. La création de la Légion étrangère, les grandes campagnes entre 1831 et 1918 avec bien sûr, la glorieuse bataille de Camerone. Préface du colonel Yann Péron.


  

PhH

 

A consulter sur Bnf Gallica
La Campagne du Mexique
1862-1867
Bibliographie numérique de 50 références de Gallica sélectionnées et mises en thème par la Fondation Napoléon


6 décembre 2009

Camarón

Jean-Joseph Julaud
éditions Le cherche Midi, 08 - 2008

Présentation de l'éditeur

Pendant qu'en avril 1863 une compagnie de la Légion étrangère se dirige vers l'hacienda de Camarón, au Mexique, où elle court au massacre, une effervescence singulière anime les environs de ce village, près de Veracruz : à Soledad, un étrange curé accueille dans son église trois guérilleros porteurs d'un cercueil un peu trop lourd pour être honnête ; à San José de la Montana, une jeune Indienne, cent chefs totonaques, un zouave déserteur et un prêtre boucher déboisent une colline qui pourrait être l'ultime temple du dieu Quetzalcoatl ; les militaires français tombent comme des mouches sous les assauts du vomito, la fièvre jaune ; les militaires mexicains, témoins désolés de l'équipée du Second Empire sur leurs terres, tentent de limiter la casse. Tous ces personnages hauts en couleur, attachants ou révoltants, pris dans la spirale burlesque de leurs destins croisés, dans l'étonnant tourbillon de multiples rebondissements, permettent en même temps de rire, de s'émouvoir ou de s'insurger, mais surtout de réfléchir au destin du peuple mexicain, à la culture aztèque détruite par Cortés et, plus généralement, à la réponse que donnent les civilisations au mystère de toute disparition, de toute naissance.

Informations
ISBN : 978-2-7491-1059-2
Nombre de pages : 234
Prix :

Le livre a fait l'objet d'une traduction en espagnol en 2011 sous le titre Camarón


Reseña del libro "Camarón"

Mientras en abril de 1863 una compañía de la Legión ,Extrajera se dirige ala hacienda de Camarón, en México, donde le espera una inevitable masacre, en los alrededores de ese pueblo cercano a Veracruz se percibe una efervescencia singular: en Soledad, un extraño cura recibe en su iglesia a tres guerrilleros portadores de un ataúd demasiado pesado para contener algo honesto; en San José de la Montaña, una joven india, cien jefes totonacas, un zuavo desertor y un sacerdote carnicero talan una colina que podría ser el último templo del dios Quetzalcòatl; los militares franceses caen como moscas ante el vómito, o fiebre amarilla; los militares mexicanos, testigos desolados de la aventura del Segundo Imperio en esas tierras, intentan limitar los daños,… Todos esos personajes pintorescos, atractivos o despreciables, atrapados en la espiral burlesca de sus destinos cruzados, en un sorprendente remolino de múltiples resurgimientos, permiten reír y al mismo tiempo conmoverse o rebelarse, pero sobre todo reflexionar en el destino del pueblo mexicano, en la cultura azteca destruida por Cortés y, de modo más general, en la respuesta que las civilizaciones dan al misterio de todas las desapariciones, de todos los nacimientos. A través de esta increíble y singular novela, épica y divertida, la batalla de Camarón, librada el jueves 30 de abril de 1863, se inscribe en una historia que le da un relieve sorprendente e inesperado.

Editorial : Universidad Veracruzana
Año 2011
ISBN : 6075020675