11 janvier 2010

Charlas de café con Miguel Hidalgo y Costilla

Patricia Galeana
Ediciones Grijalbo, México, 2009

Patricia Galeana es una conocida historiadora mexicana, quien se habí a negado hasta ahora a escribir novelas histó ricas, pero afortunadamente cambia de punto de vista para deleitarnos con estas Charlas. Hay dos razones principales, la primera es que estamos entrando a 2010, añ o emblemá tico para América Latina en general y para México en particular puesto que se celebrará n tanto el Bicentenario de la Independencia de Españ a como el Centenario de la Revolució n Mexicana. La segunda razó n es el hecho que actualmente hay varias personas en México que pretenden reescribir la historia a partir de un punto de vista extremadamente subjetivo y conservador. Es tiempo de precisar las cosas.
Estas charlas imaginarias permiten a Patricia Galeana entrevistar al Padre de la Patria mexicana, Miguel Hidalgo y Costilla, quien responde a las preguntas acerca de su relació n con Allende y Aldama, por qué no tomó la Ciudad de Mexico Cuando pudo hacerlo, sus relaciones con los pretendidos enviados de Napoleó n, sus tertulias donde se leí an a los ilustrados franceses.
Hidalgo explica porque se escogió el 16 de septiembre de 1810 para comenzar la guerra de independencia: " Era un trá nsito natural; se tení a que dar. La invasió n napoleó nica a Españ a dejó descabezada a la Corona, ya no existí a má s el Rey; era el momento oportuno para declarar la independencia del reino. Así como los españ oles no querí an ser gobernados por los franceses y luchaban para echarlos de su territorio, todos los pueblos del mundo quieren gobernarse por sí mismos."


Conversations autour d’un café avec Miguel Hidalgo y Costilla
Patricia Galeana
Editions Grijalbo, México, 2009

Patricia Galeana est une chercheuse mexicaine très connue, qui avait jusqu’à présent refusé d’écrire des romans ou des récits historiques. Elle a heureusement changé d’avis pour nous régaler avec ces conversations. Il y a deux motifs à ce changement ; le premier c’est que nous sommes en 2010, année symbolique pour l’Amérique Latine en général et pour le Mexique en particulier, puisque cette année verra la célébration du bicentenaire de l'Indépendance (séparation d'avec l'Espagne) et du centenaire de la Révolution mexicaine. Le deuxième motif est que dans l’actualité, plusieurs personnes au Mexique prétendent réécrire l'histoire d’un point de vue très conservateur et subjectif. De ce fait, il était temps de préciser les choses.
Ces conversations imaginaires permettent à Patricia Galeana d'avoir un entretien avec le fondateur de la nation mexicaine, le héros Miguel Hidalgo y Costilla, qui répond aux questions relatives à sa relation avec Allende et Aldama, explique les raisons pour lesquelles il n’a pas pris la capitale lorsque il aurait pu le faire, ses relations avec les prétendus envoyés de Napoléon, ses réunions littéraires où on lisait Voltaire, Montesquieu, etc…
Hidalgo explique pourquoi la date du 16 septembre 1810 a été choisie pour débuter la guerre d’indépendance : « c’était un processus naturel ; il fallait que cela arrive ». L’invasion napoléonienne en Espagne avait laissé la couronne vacante. Sans roi, le moment était opportun pour revendiquer l’indépendance du royaume. A l'instar des espagnols qui ne voulaient pas être gouvernés par les français et luttaient pour les chasser de leur pays, tous les peuples du monde voulaient être dirigés par eux-mêmes.

9 janvier 2010

La maîtresse d'Ixtepec

Elena Garro
traduit de l'espagnol (Mexique) par Claude Fell
édition de L'Herne, 01-2009
également : La Fête à Ixtepec, Stock, 1966

Présentation de l'éditeur

L'histoire du village d'Ixtepec, durant un épisode de la guerre des Cristéros, envahi par les troupes zapatistes puis par celles du gouvernement, et celle de la belle Isabel Moncada, qui met en péril l'existence du village. A travers le récit d'une époque impitoyable, l'auteur réussit à rendre palpable les traditions, les mythes et la magie de ce village mexicain.

« Tout mythe, tout roman est à la fois mémoire de l’avenir et prédiction du passé. » Ainsi en est-il du premier roman d’Elena Garro publié au Mexique en 1963. Elle y inaugure un style : le réalisme magique. 
Ixtepec est située dans la terre chaude* au cœur du Mexique, dans un lieu qui est tout le monde et personne à la fois, puisque c’est la ville imaginaire dans laquelle Elena Garro situe les années post-révolutionnaires turbulentes d’un pays où l’injustice de la dépossession des terres, le racisme et la violence contre les femmes sont un problème quotidien. La Maîtresse d’Ixtepec est, selon Octavia Paz : « Une des œuvres les plus importantes de la littérature latino-américaine. »

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.

Informations
ISBN : 9782851977052
Pages : 320
Prix :

* Terre chaude, tierra caliente, zone répartie sur 3 états, Estado de Mexico, Guererro et Michoacan. (note de PhH)

Elena Garro est née au Mexique, elle a vécu longtemps en Europe lorsque son mari l’écrivain et diplomate, Octavio Paz, y était en poste. Elle est l’auteur d’une quarantaine d’œuvre dont des pièces de théâtre à succès. Son premier roman, La Maîtresse d’Ixtepec, classique de la littérature latino-américaine et pionnier du réalisme magique, a été porté au cinéma. (source éditions L'Herne)

 

Los recuerdos del polvenir
editorial Alfaguara, primera edicion 1963


Ixtepec, un pueblo escondido en el territorio mexicano, es quien nos cuenta la amarga historia de los hermanos Moncada. Durante un sangriento episodio de la guerra “cristera” el siniestro general Francisco Rosas se enamora de una bella y misteriosa mujer llamada Julia. Su obsesión crece cuando esta le abandona. Entonces Isabel Moncada se entrega a él presa del miedo y la admiración sin intuir el drama. La búsqueda del amor imposible y las ansias de libertad propician la tragedia. Los recuerdos del porvenir no es sólo un relato histórico, sino una reflexión, más allá del tiempo, de la sumisión a la tiranía, la pasividad, la cobardía y el abandono.

2 janvier 2010

Moi, Marina la Malinche

Kim Lefèvre
éditions Phébus Libretto, 06-2007

 

Présentation de l'éditeur

Non seulement Kim Lefèvre rend hommage à la figure complexe et ambiguë qu’a été La Malinche – esclave indienne qui devint la compagne d’Hernán Cortès et son alliée dans la conquête du Mexique au XVIe siècle –, mais elle donne avec ce roman dénué d’exotisme une épaisseur charnelle et psychologique aussi vraisemblable que possible à l’une des héroïnes les plus singulières de l’histoire […]Moi, Marina la Malinche rend justice avec beaucoup de retenue et de talent à cette figure unique qui, loin d’être l’emblème de la traîtrise, n’est rien de moins que celle de la nation mexicaine elle-même: indienne, métisse, catholique et hispanophone. Au terme d’un long et tragique chemin, c’est moins Montezuma que la Malinche qui symbolise le Mexique vivant d’aujourd’hui. Ce livre nous le restitue, avec toutes ses incertitudes, à l’orée de la naissance d’une nation accouchée comme d’autres et davantage encore par le fer et par le sang.Moi, Marina la Malinche est non seulement un splendide récit historique, mais le roman d’une grande passion amoureuse, née de circonstances exceptionnelles, dont l’héroïne se console mal d’avoir perdu l’irremplaçable éclat.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur.