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13 septembre 2025

Mémoires de Cortés

Christian Duverger
éditions Fayard, 08 - 2025

 

Présentation de l'éditeur

César des Amériques, guerrier, aventurier, tel fut Hernán Cortés, figure emblématique du conquistador. Mais ne fut-il que cela ? Et que nous dirait-il de lui-même ?
Fascination pour Moctezuma, profond amour pour Marina, Indienne nahua qui lui donnera un fils, intérêt pour la langue et la civilisation indigènes, apologie du métissage : c’est un homme qui semblait rêver d’une rencontre entre les peuples plutôt que de conquêtes qui s’exprime ici.
Est-il trop indulgent avec lui-même ? Peut-être.
Pourtant l’histoire n’est pas faite que de batailles et de luttes de pouvoir. Dans le cœur et l’esprit des hommes se jouent bien d’autres choses. Ce roman à la fois historique et philosophique imagine la vaste méditation d’un homme au crépuscule d’une vie qui fut tout sauf ordinaire.
Si les faits demeureront toujours les faits, la littérature peut toutefois tenter de s’aventurer dans l’intériorité des êtres – comme un explorateur en territoire inconnu. 


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
ISBN : 9782213733548
Pages : 408
Prix : 24,90 €

Lire les premiers chapitres en ligne  sur la liseuse Hachette 


👉 Mémoires de Cortés, portrait d'un conquistador par son fils, sans retenue
Loin du mythe, Christian Duverger prête à Hernán Cortés une voix intime, façonnée d’orgueil, de nostalgie et d’autojustifications. Une plongée littéraire dans l’esprit du conquistador, entre grandeur, mauvaise foi et aveux partiels.
Avant-critique de Victor de Sepausy sur le site Actualitté


👉 Hernan Cortés, le conquistador du Mexique
Célèbre pour avoir soumis les Aztèques à l’autorité chrétienne espagnole, Hernan Cortés avance dans les traces de Christophe Colomb. Son ambition le conduira à faire chuter un empire et à rapporter sur le Vieux Continent des quantités considérables d’or. 
Un portrait par la rédaction du magazine Géo (2023)

👉 L'avis de Lectures mexicaines :
Le bouquin est littérairement séduisant. Très bien écrit, avec de l’action, de l’aventure, de l’exotisme, du romantisme (discret), de la violence (pas trop), le style de l’auteur rend bien compte de la vie mouvementée de Cortés. Il est construit sur la même architecture que « Les mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar. Il s’agit d’une vraie/fausse autobiographie du conquistador. Son immense défaut est qu’elle est donc entièrement à sa gloire. A la manière de César dans « La guerre des Gaules », tout est tourné à son avantage. Batailles gagnées facilement, femmes séduites sans coup férir, adversaires soumis en quelques formules, religion réduite en quelques imprécations. … Toutes ses décisions sont éclairées, sages, non-contestées et bien sur efficaces. On est donc loin, parfois très loin de la réalité. Centré sur la prise de l’empire Aztèque puis de sa colonisation, il est fait peu de cas des massacres (celui de Cholula par exemple), des viols, des vols, des destructions, des exécutions sommaires, des conversions forcées, des mensonges, des trahisons … Même la Noche triste (30 juin 1520) devient à peine un incident de parcours. Si Duverger est un historien spécialiste de Cortés, il joue dans ce roman avec quelques faits historiques largement interprétés et il y a des anecdotes totalement farfelues comme celle de l’axolotl de François 1erIdem pour Californie qui selon Cortés vient du mot califat et renvoie à l'occupation maure de l'Andalousie alors que le nom vient soit de Calafia, (mythique amazone) soit de caliente fornalia (four chaud). Si la violence est contenue, parti pris assumé, il occulte plus volontiers celle des Espagnols pour revenir assez souvent sur l’anthropophagie des indiens. Si une anthropophagie rituelle lors des sacrifices est établie, les historiens la prêtent le plus souvent au clergé et aux castes dirigeantes. L'anthropophagie, même occasionnelle et de subsistance pratiquée par tous ne fait pas consensus Mais comme il est dit en postface, c’est un roman écrit comme aurait pu le faire le héros, tous les prétextes se justifiant pour défendre ses intérêts.
Donc, avec sa politique de créolisation, de sa sauvegarde de la culture aztèque, de sa reconnaissance du génie architectural, de son amour pour Malintzin, de son amitié pour Moctezuma … facile d’avoir le beau rôle et d’apparaitre comme un bienfaiteur du Mexique. 

C’est pourquoi il faut impérativement compléter la lecture de ces « mémoires » par d’autres sources historiques dans lesquelles Cortés est décrit dans son vrai rôle : un conquérant avide à la tête d’une troupe de soudards, colon massacreur, esclavagiste, assoiffé d’or, d’argent et de pouvoir, dont les actes, ajoutés aux virus amenés d’Europe, ont conduit à un quasi génocide. D’environ 15 millions de personnes en 1519, la population indigène tombe à 1,5 million en 1650 !

PhH


24 juillet 2014

Cortés


Christian Duverger
éditions Fayard - 2001

Hernan Cortes fut la grande figure espagnole de la conquête de la Méso-Amérique.
L’auteur de ce livre, Christian Duverger, nous dresse un portrait magistral de ce « conquistador » qui par son parcours et sa forme de pensée se démarque des hommes de son époque. « Cortes s’exprime en latin ce qui casse évidemment l’image du conquistador inculte et brutal » mentionne l’auteur.

Arrivant d’Espagne en 1506, Cortes fait ses classes à Cuba et à Saint Domingue. En 1519 il quitte Cuba pour les terres se trouvant à l’ouest. En moins de deux ans, Hernan Cortes conquiert l’empire aztèque, territoire de l’actuel Mexique, et essaie d’accomplir son idéal de colonisation. Il se bat pour mettre en place une société métisse et prône la fusion entre espagnols et indigènes, ce qui n’est pas du goût de la Vieille Castille.

Cortes, bien que déjà marié en Espagne, vit avec une interprète indienne, la Malinche, qui lui donnera un fils mais qui lui permettra, surtout, de mieux s’intégrer dans la communauté indigène. Adulé par certains, méprisé par d’autres, il restera toujours écartelé entre deux mondes.

Christian Duverger ne peut cacher son admiration pour son héros et nous le rend attachant malgré son comportement qui reste très contestable, d’un point de vue humain. Cependant ce livre est un fantastique témoignage de cette époque dramatique qui a changé à jamais l’histoire du continent américain.

« Christian Duverger est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (chaire d'anthropologie sociale et culturelle de la Méso-Amérique). Depuis 1973, il a parcouru l'Amérique centrale et le Mexique où il a dirigé de nombreuses missions scientifiques. » Il est l’auteur de La Fleur létale (Seuil, 1979), de L’Origine des Aztèques (Seuil, 1983 et « Points Histoire », 2003), et d’une biographie de Cortès (Fayard, 2001) qui a fait date.


En castillan
editorial Taurus
2005

Hernan Cortes fue la gran figura de la conquista española de Meso-América. El autor de este libro, Christian Duverger, nos presenta un retrato magistral del "conquistador", quien a través de su trayecto y su forma de pensar se distingue de los hombres de su tiempo. "Cortés se expresa en latín lo que, obviamente, rompe la imagen del conquistador inculto y brutal." menciona el autor.

Llega de España en 1506, y hace su instrucción militar en Cuba y en Santo Domingo. En 1519 sale de Cuba para explorar las tierras al oeste. En menos de dos años, Hernán Cortés conquista al imperio azteca, territorio del México de hoy, y trata de lograr su ideal de colonización. Lucha para establecer una sociedad mestiza y promueve la fusión entre españoles e indígenas, lo que no agrada a la vieja España.

Cortes, aunque casado en España, comparte su vida con una intérprete indígena, la Malinche, de la cual tendra un hijo, pero lo más importante es que le permite una mejor integración en la comunidad indígena. Adorado por unos, odiado por otros, siempre se debate entre dos mundos.

Christian Duverger no puede ocultar su admiración por su héroe y nos lo hace entrañable a pesar de que el comportamiento de este, sigue siendo altamente cuestionable, desde un punto de vista humano. Sin embargo, este libro es un fantástico testimonio de esta época dramática que cambió para siempre la historia del continente americano.

Christian Duverger es director de estudios en « l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales” (cátedra de antropología social y cultural de Mesoamérica). Desde 1973, ha viajado en América Central y en México, donde dirigió numerosas misiones científicas.

ChB




En janvier 2013, Christian Duverger a publié Cortès et son double - Enquête sur une mystification.


Présentation de l'éditeur
1568. Un ancien compagnon de Cortés, Bernal Díaz del Castillo, écrit, à la fin de sa vie, L’Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne, considérée encore aujourd’hui non seulement comme un document de première main, mais comme un authentique chef-d’œuvre littéraire, qui met en scène, sur fond de volcans mexicains, des conquistadores, des franciscains, des courtisans, des guerriers indigènes… Voilà la version officielle. Mais elle ne résiste pas à l’examen approfondi auquel se livre Christian Duverger. Alors surgit une énigme : qui est cet homme qui se cache dans l’ombre ? Quel est son dessein ?

Avec une écriture jubilatoire, Christian Duverger nous entraîne dans une enquête au long cours, où l’on côtoie Cortés et Malinche, Díaz del Castillo, Charles Quint et José Maria de Heredia. On s’invite à quelques procès, on ouvre des testaments, on surprend des complots d’antichambre. On suit à la trace de précieux manuscrits qui disparaissent et réapparaissent en Espagne, au Mexique, au Guatemala. On entre peu à peu dans l’alchimie d’une insoupçonnée création littéraire qui sut déjouer l’absolutisme et ses interdictions pour défier le temps. Et au cœur de l’énigme, on découvre ce que la gloire doit au secret.

Christian Duverger, spécialiste du monde méso-américain, historien et archéologue,  est l’auteur de La Fleur létale (Seuil, 1979), de L’Origine des Aztèques (Seuil, 1983 et « Points Histoire », 2003), et d’une biographie de Cortès (Fayard, 2001) qui a fait date.


Également publié chez Taurus en 2013 en castillan, Hernán Cortés -Más allá de la leyenda.


Reseña del editor
La Conquista de México arroja una cruda luz sobre la complicada mezcla de la civilización humana. En ese encuentro del Viejo y el Nuevo Mundo, choque de una inusitada violencia, cada uno ve la barbarie en el otro campo. ¿Cómo interpretar una cultura en la que se yuxtaponen las hogueras de la Inquisición y el espíritu libre del Renacimiento? ¿Cómo comprender el refinamiento de los aztecas y a la vez su práctica del sacrificio humano? ¿Fue Hernán Cortés el conquistador brutal que sugiere su negativa leyenda?

En esta biografía, Christian Duverger despoja al hombre de su condición de mito para perfilar a un personaje nada ordinario y muy lejos del tradicional arquetipo: Cortés es culto, seductor y refinado; prefiere el gobierno de las mentes a la fuerza, que, no obstante, sabe manejar. Tiene voluntad e inteligencia; conoce tanto el éxito como el fracaso; posee familia y amigos y se debate entre amores complicados; envejece; sus reflexiones profundas chocan con sus preocupaciones más terrenas y, cuando ve venir la muerte, juzga su época.

Duverger dibuja así a un Cortés de personalidad compleja cuyos contornos son, sin duda, polémicos, y que se inscribe en una fase particularmente sensible de la historia de América, en la que las sociedades indígenas sufren la intrusión española. Para Duverger, Cortés, hijo de Castilla, es al mismo tiempo un tránsfuga que elige muy pronto a la América de los indios. En ruptura con su cultura de origen, sueña con fundar otro mundo a partir del mestizaje.