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1 février 2025

L'Expédition

Quand la France envahissait le Mexique
1861 - 1867

Rosario Acosta Nieva & Éric Taladoire
éditions du Cerf, 01 - 2025

Présentation de l'éditeur

D’un côté, l’archiduc Maximilien d’Autriche, frère cadet de l’empereur François-Joseph – le mari de Sissi –, navigateur hors pair, idéaliste qui ne rêve que de voyages exotiques. De l’autre, Benito Juárez, un orphelin parti de rien, Indien du Mexique, qui conquiert la plus haute magistrature d’une ancienne colonie espagnole plombée par le racisme. Des destins qui vont se percuter : l’empereur Napoléon III décide une expédition au Mexique et veut installer Maximilien à la tête du futur empire.
Menée par ces deux personnages que tout oppose, la « guerre d’intervention » ou « campagne française » qui s’ensuit contribue à la chute de Napoléon III et plonge le Mexique dans un conflit sanglant, dont les emblèmes sont les batailles de Puebla, fête nationale mexicaine, et de Camerone, cette dernière encore commémorée par la Légion étrangère. Par-delà les ambitions personnelles, s’affrontent ici deux visions du monde : les jeunes démocraties du Nouveau Monde et les vieilles royautés européennes conservatrices, à peine teintées de libéralisme. Une relecture décisive d’un événement historique, crucial.
Informations
ISBN : 9782204153607
Nombre de pages : 252
Prix : 24 €
Voir sur le site de l'éditeur

Les auteurs
Archéologue franco-mexicaine, docteure en anthropologie, Rosario Acosta Nieva a publié, avec Éric Taladoire, Pepita, la femme du traître, biographie de l’épouse du maréchal Bazaine, et Adelitas : les combattantes dans la Révolution mexicaine aux Éditions du Cerf.

Historien et archéologue mexicaniste, professeur émérite à Paris 1, Éric Taladoire a publié D’Amérique en Europe. Quand les Indiens découvraient l’Ancien Monde (1493-1892) et Mercenaires, anarchistes et bandits en révolution. Des étrangers sur la terre du Mexique (1910-1917).

José Cusachs, Batalla del 5 de mayo de 1862

L'illustration de couverture est un tableau de José Cusachs, Batalla del 5 de mayo de 1862, Museo Nacional de HistoriaColección Pintura, escultura, dibujo, grabado y estampa, siglo XX, 403 cm alto x 544 cm ancho

En complément

Silence historiographique des défaites : le cas du Mexique
un article d'Olivier Jacquot, publié 22/06/2020, mis à jour 08/07/2022 sur Amoxcalli, un carnet de veille portant sur les codex américains (Amérique du Nord et Méso-Amérique).

La campagne du Mexique (1861-1867)
La suspension par le Mexique du remboursement de sa dette aux puissances européennes, souleva la consternation. En réponse, la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne signèrent, le 31 octobre 1861, un traité pour une intervention commune sur le sol mexicain. Dossier thématique sur le site de la Fondation Napoléon, articles d'Alain Gouttman, tirés de Napoléon III, le magazine du Second Empire, n°9

14 mai 2022

Adelitas : les combattantes dans la Révolution mexicaine

Rosario Acosta Nieva, Eric Taladoire
éditions du Cerf, 04-2022

 

Présentation de l'éditeur

Dans la première grande révolution du xxe siècle, celle du Mexique, les femmes jouèrent un rôle décisif. Qui furent-elles ? Comment justifièrent-elles leur combat ? Quelle place prirent-elles dans la lutte armée ? Cette grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman constitue une contribution majeure au récit mondial féminin.
Pas de révolution au Mexique sans les femmes. C'est cette vérité cachée que nous révèle cette rigoureuse et passionnante saga historique qui déconstruit l'histoire officielle, écrite par les hommes.

 

Spécialistes du Mexique, Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire dépeignent avec talent plusieurs figures de femmes qui accompagnent les guérilleros, dont la célèbre Adela Velarde Pérez, dite Adelita, d'où le surnom usuel des soldaderas. Au front comme à l'arrière, les Adelitas se révèlent essentielles : combattantes, militantes, cuisinières, infirmières, messagères. Aristocrates ou plébéiennes, quel rapport entretiennent-elles avec la lutte armée ? Et avec les hommes qu'elles ont accepté de rejoindre tout en leur étant, en principe, assujetties ? Comment justifient-elles leur combat et quelle place ont-elles dans la lutte armée ? Et surtout, pourquoi et comment le pouvoir qui émerge de la révolution et qui leur doit tant efface-t-il leurs noms et leur mémoire ?
Une grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman. Une contribution majeure au récit mondial féminin.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Adelita est aussi le titre d'un célèbre corrido de la révolution, qui a été interprété par tous les grands de la chanson mexicaine. C'est un titre incontournable du style ranchera. L’auteur des paroles est inconnu.

Esta es la historia de “La Adelita”, la mujer que inspiró el corrido de la Revolución Mexicana. La canción fue un regalo que un sargento le dio antes de mori. Un article de Denisse Pérez Antonio en espagnol à lire sur le journal El Sol de Puebla

Adela Velarde Perez
Aresser23, CC BY-SA 4.0
<https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>
via Wikimedia


 Écouter La Adelita, interprétée par Amparo Ochoa


👉 Une recension du livre à lire sur le site EAN
... " Adelitas, de Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire, a le mérite de rassembler tout ce que l’on sait sur les femmes qui participèrent de 1911 à 1918 à la révolution mexicaine. Malgré la permanence au pouvoir de ses vainqueurs jusqu’aux années 2000 à travers le Parti révolutionnaire institutionnel, issu de cette révolution et originellement de gauche, ces femmes n’obtinrent guère de reconnaissance, et moins encore de pensions ou si tardivement qu’elles hantent l’histoire du pays comme un pur et simple déni. On peut croire d’ailleurs que c’est en toute continuité que la violence présente permit tant d’assassinats de femmes considérés comme sans importance. "... 
par Maïté Bouyssy7 juillet 2022,  6 mn, Numéro 154, à lire en entier sur le site EAN


12 juin 2021

Mercenaires, anarchistes et bandits en Révolution

Des étrangers sur la terre du Mexique (1910-1917)
Éric Taladoire
CNRS éditions, 01-2021



Résumé de l'éditeur

L’histoire de la Révolution mexicaine se résume pour beaucoup à ses emblèmes, Pancho Villa et Emiliano Zapata, figures mythiques, mélanges de folklore et d’aventure. Pourtant, le conflit qui a secoué le pays entre 1910 et 1917 fera un million de morts, et préfigure par certains aspects la Première Guerre mondiale tant par les techniques employées que par le jeu des grandes puissances. Une révolution populaire qui se déroule aux portes des États-Unis, un voisin agressif, qui n’hésitera pas à intervenir : Pershing, Eisenhower ou MacArthur y feront leurs premières armes.
Phénomène national, alimenté par les profondes divisions sociales et les antagonismes régionaux, la Révolution mexicaine n’ignore pas l’étranger : dans ce pays divers, vivent des dizaines de milliers d’immigrés de toutes origines (Américains, Chinois, Japonais, Français). Beaucoup sont liés à l’Europe, et notamment à la France. Mercenaires, diplomates, hommes d’affaires ou employés, mais aussi militants, anarchistes et bandits y jouent un rôle important, souvent méconnu. Situer ces étrangers dans le conflit, c’est revoir la Révolution mexicaine sous un nouvel angle, résolument mondial.


La fiche du livre sur le site de l'éditeur


L'auteur
Normalien en 1967, Éric Taladoire est agrégé d’histoire (1972) et docteur d’État. Professeur émérite d'archéologie précolombienne à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste des terrains de jeu de balle en Mésoamérique et de l’histoire de la recherche archéologique2. Il a participé aux fouilles des sites mayas de Toniná, Xculoc, Xcalumkin, Balamku et Rio Bec.
Il a été membre du comité de rédaction du Journal de la Société des américanistes. Il est directeur de collection des British Archaeological Reports et fait actuellement partie du comité de rédaction des Anales de Antropología de l’Université nationale autonome du Mexique.
(source : wikipedia)

 


 

26 janvier 2019

Pepita, la femme du traître

Rosario Acosta-Nieva, Eric Taladoire
éditions Gingko, collection mémoire d'homme, 02-2019


Présentation de l'éditeur

Dans cette nuit houleuse du 9 août 1874, on distingue à peine la petite barque ballottée par les vagues soulevées par le violent mistral. Debout à l'avant, une silhouette féminine s'évertue à préserver la faible flamme vacillante des allumettes qu'elle gratte à la chaîne, tandis que, face à elle, un jeune homme rame avec plus d'acharnement que d'adresse. La petite équipée semble incongrue au milieu de la bourrasque, mais toute considération logique s'efface devant le clapotement de l'eau, annonçant l'approche d'une masse qui s'accroche à l'embarcation et manque la faire chavirer. Le couple se précipite pour lui porter secours et, au prix de gros efforts, arrive, non sans mal, à la hisser et la faire échouer à l'intérieur. C'est un vieillard épuisé que l'on récupère, corpulent certes, et dont la jeunesse semble lointaine. Les ongles déchaussés, le corps couvert de plaies que l'eau de mer rend encore plus douloureuses, il trouve, au bout d'un moment, la force de se relever pour prendre dans ses bras le corps menu de la jeune femme. L'homme repêché des flots n'est autre qu'Achille Bazaine, Maréchal de France, 63 ans, emprisonné pour trahison depuis 8 mois à Sainte Marguerite, une forteresse dans les îles de Lérins au large de Cannes. La jeune femme - sa femme - est mexicaine et a pour nom María Josefa de la Penã, dite Pepita. Jeune fille de la bonne société de Mexico, Pepita se marie en 1865 (elle à alors 17 ans) au Maréchal Bazaine, commandant en chef des forces françaises au Mexique, occupant alors le pays durant la guerre dite d'Intervention (1862-1867), destinée à instaurer au Mexique un empire catholique et latin face au puissant voisin du nord, anglo-saxon et protestant. Pepita se retrouve du jour au lendemain propulsée au rang de deuxième dame du pays, fréquentant leurs souverains Maximilien d'Autriche et Charlotte, ainsi que tout l'Etat-Major français. Accompagnant son mari en France, elle est témoin des dernières années du règne de Napoléon III, de la guerre de 1870, de la chute de l'Empire et du procès pour trahison de son époux, le Maréchal Bazaine, accusé d'avoir livré Metz aux Prussiens. Profondément outragée par la condamnation de son époux, elle organise son évasion et parvient à ses fins dans des conditions rocambolesques, menant d'une main de maître un groupe hétéroclite de comploteurs et de complices. Le succès de l'entreprise lui vaut une renommée mondiale d'héroïne et, malgré la rancœur de l'opinion française, l'admiration quasi-universelle (à commencer par celle d'auteurs comme Maupassant). C'est en Espagne, protégé par la cour pour laquelle Bazaine avait jadis combattu, que le couple trouvera refuge. C'est à Madrid, en 1888, que Bazaine décède, probablement des suites d'une tentative d'assassinat perpétrée l'année précédente par un nationaliste français le rendant responsable de la défaite de 1871. Alors au Mexique pour recouvrer ses biens, Pepita ne reviendra jamais en Europe. Elle meurt à Mexico en 1900, oubliée de tous comme son mari. Bien qu'elle fut célébrissime en son temps, estimée jusque chez ses ennemis, Pepita n'a fait l'objet que de fort peu d'études ou d'ouvrages fouillés. Elle constitue pourtant - et encore de nos jours - un exemple exceptionnel de ce qu'on peut appeler les femmes de tête : Personnalité hors du commun, étrangère dans son pays d'adoption, mère et épouse exemplaire et surtout maîtresse d’œuvre d'un acte qui reste, encore de nos jours, sujet d'étonnement.
Les auteurs

Rosario Acosta-Nieva
Née à Córdoba, dans l'Etat de Veracruz, au Mexique, Rosario Acosta Nieva est archéologue. Elle a participé à de nombreux projets dans diverses régions du Mexique, ce qui lui a permis d'acquérir une solide connaissance de son pays. Elle a obtenu son doctorat à la Sorbonne et sa thèse a fait l'objet d'une publication (British Archaeological Reports). Elle a publié de nombreux articles dans des revues françaises autant scientifiques que de divulgation telles qu'Ulysse, L'archéologue, Archeologia, Télérama, ainsi que dans des ouvrages collectifs : La Science au présent et Universalia de l'Encyclopaedia Universalis, le Larousse des civilisations antiques, Une Histoire mondiale du parfum ou, plus récemment le Dictionnaire des Amériques (Collection Bouquins, nov. 2016). Elle a collaboré régulièrement avec le Bulletin Critique du Livre en Français. Rosario Acosta Nieva a obtenu le premier prix dans plusieurs concours littéraires : Filando Cuentos de Mujer 2005 (Langreo, Asturias) avec « Chepina », Contam Dona 2008 (Catarroja, Valencia) avec « Una solución lógica » et Valentín Andrés 2009 (Oviedo) con « Dromedarios de Palma coloreada ». 

Eric Taladoire
Eric Taladoire est archéologue, spécialiste du monde maya et des jeux de balle préhispaniques, professeur de classe exceptionnelle à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et membre de l'UMR Archéologie des Amériques du CNRS. Il collabore à de nombreuses revues professionnelles d'archéologie, comme le Journal de la Société des Américanistes ou Arqueología Mexicana. Il a publié divers ouvrages scientifiques, et de diffusion, comme Art et archéologie de la Mésoamérique (1977) manuel de l'Ecole du Louvre/ Documentation Française. Il dirige une collection dans les British Archaeological Reports. 
Tous les détails sur le site Place des libraires