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21 mars 2026

Elles rêveront dans le jardin

Gabriela Damián Miravete
traduit de l'espagnol (Mexique) par Margot Nguyen Béraud
éditions Rivages, 01-2026

 

Présentation

À travers le procès pour sorcellerie d’une nonne indigène, la découverte d’une fleur cosmique, l’expérience d’une apocalypse merveilleuse, la rencontre entre un romancier d’anticipation et sa muse, la visite d’un mémorial futuriste, et des contes sublimant les traumatismes de l’enfance, Gabriela Damián Miravete offre la vision positive d’un monde où les morts tendent la main pour aider les vivants et où des femmes conspirent pour concevoir des sortilèges de liberté. Mêlant fantastique, science-fiction et féminisme, un recueil de douze nouvelles dans la lignée d’Ursula K. Le Guin et du nouveau roman gothique latino-américain. 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782743669157
Pages : 224
Prix : 21 €

Gabriela Damián Miravete est née à Mexico. Ses récits ont été traduits en six langues et publiés dans des anthologies finalistes des prix Hugo et World Fantasy. Après des études de pédagogie et de littérature à Barcelone et à Mexico, elle se consacre à la création littéraire, littérature pour enfants, littérature fantastique, science fiction, essai et critique littéraire. Son premier recueil Elles rêveront dans le jardin a remporté le prix Shirley Jackson en 2023, et la nouvelle éponyme le prix Otherwise en 2018. 

🔆 Prix Shirley Jackson 2023

👉 La chronique de Christian Roinat sur America nostra / Nos amériques
... " Douze courtes nouvelles composent ce volume, aux styles, aux décors différents mais qui partagent un ensemble de points communs à toutes, les temps, les époques qui se fondent ou parfois se confondent, une harmonie qui se crée entre êtres humains et nature, une sorte d’optimisme qui finit par se manifester. Ce que, dans notre monde, on appelle sensations supranaturelles sont merveilleusement décrites par l’auteure comme des instants éternels de plénitude absolue. Une plante inconnue jusque là en est l’origine. La force de ce récit vient de ce que Gabriela Damián Miraveve réussit brillamment, malgré le délire suprême, à ne pas quitter le réel... "

👉 La chronique de Léna Ngouebeng sur Le Suricate Littérature
... " Elles rêveront dans le jardin, de l’autrice Gabriela Damián Miravete, est un recueil de douze nouvelles aux styles très différents les uns des autres. L’une couche sur le papier, comme dans un journal intime, le récit d’abus subis dans l’enfance avant de nous faire rejoindre un univers musical, magique et fantastique. Une autre nous plonge dans l’époque de l’Inquisition espagnole au Mexique, en nous faisant ressentir le contrôle, la coercition et l’irrationnalité qui y régnait, sur un fond de rapports de pouvoir coloniaux et de hiérarchies raciales au sein d’une communauté de sœurs. Une autre encore nous immerge dans l’expérience hallucinogène vécue par les personnages et nous fait accéder à une intensité de vie et à un rapport à la nature hors du commun, s’inscrivant ainsi dans le courant du réalisme magique "...

👉 La chronique de Noémie Mil-Homens sur Karoo
" Avec une écriture délicate et incarnée, à la fois énigmatique et lumineuse, la mexicaine Gabriela Damián Miravete s’attelle, dans son recueil Elles rêveront dans le jardin, à esquisser des chemins inexplorés pour échapper aux méandres des violences séculaires et ainsi ouvrir des horizons multiples, parfois mystérieux mais toujours profondément guérisseurs et résolument différents "...


Soñaran en el jardin

Penguin Random House Grupo Editorial 

Se dice a menudo que «el futuro está escrito» como si eso robara toda la esperanza, pero es en la escritura donde se juega la imaginación subversiva de lo posible y la memoria indómita de lo que está al borde del olvido. ¿Y si, para los seres que el presente desprecia y mengua, el porvenir fuera el tiempo de la rebeldía y la comunidad?

En los doce cuentos que componen Soñarán en el jardín, Gabriela Damián Miravete despoja la fantasía, el horror y la ficción especulativa del manto fúnebre de lo irreversible en una serie de ventanas a lo inesperado y asombroso. Y lo hace con una inteligencia insubordinada y un oficio artesano en el arte de contar. Sus narradoras son, como ella, mujeres autónomas que confabulan para ingeniar máquinas y conjuros de libertad de cara a los páramos de la catástrofe.

Las flores y los gatos, el agua y la montaña deshacen con palabras indóciles la promesa de apocalipsis que intenta conquistar nuestro mañana y ocupan el lugar de los congéneres, en un mundo compartido y horizontal en el que los seres humanos no son la cumbre de ninguna evolución. 


19 juillet 2025

Elsie A.

Pedrosa (Scénario), Roxanne Moreil (Scénario), Karine Bernadou (Dessin, Couleurs)
éditions Dargaud, 05-2025


Présentation de l'éditeur

Début du XXe siècle, dans une contrée reculée du Mexique.
Une mystérieuse femme venue d'Europe réclame son mari, un archéologue volatilisé avec toute son équipe lors de ses dernières recherches dans le Yucatan. Pourtant, personne n'a eu l'écho d'une telle expédition. Qui est cette étrangère qui prétend être déjà venue dans la région ? Qu'a-t-elle perdu dans la forêt ? Tandis qu'elle s'embarque pour une odyssée fluviale au cœur d'une jungle peuplée de fantômes, son passé va refaire surface d'une inquiétante façon et révéler ses secrets les plus sombres.


La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Roman graphique d'aventure et quête mystique. Elsie quitte la Belgique pour rejoindre son mari, chercheur explorateur au Mexique qui ne lui donne plus de nouvelles depuis quelque temps.
Entre moines et frères colons aux objectifs peu clairs, peuple autochtone au savoir mystérieux et ancestral, explorateurs plus voyous que scientifique, difficile de faire son chemin et démêler le vrai du faux pour savoir ce qui est arrivé à son mari.
Les dessins et les couleurs sont à l'aquarelle, technique qui devient trop rare.
 

Informations
ISBN/EAN : 9782205086201
Pages : 120
prix : 25€

La chronique J.-L. Truc sur Ligne Claire
Une histoire d’amour qui tourne mal ? Elsie A. au début du XXe siècle a perdu son mari archéologue au Yucatan. Et elle repart le chercher. Elsie Applebaum est têtue. Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil au scénario embarquent le lecteur sur une piste à voies multiples. Ils ajoutent une part de fantastique, un trait de spiritualité, le tout avec Karine Bernadou au dessin pour un album qui a un charme certain et tient en haleine de façon imprévisible.
 

 




 

28 décembre 2024

Le livre d'Aïcha

Sylvia Aguilar Zéleny
traduit de l'espagnol (Mexique) par Julie Chardavoine
éditions Le bruit du monde, 10 - 2024

 

Présentation de l'éditeur

Patricia, jeune femme brillante et émancipée, quitte la maison mexicaine dans laquelle elle a grandi pour aller étudier à Londres. Elle y rencontre Sayeb, l’homme de sa vie. A ses côtés, Patricia s’isole peu à peu et sombre dans la dépression. Sayeb la pousse à couper les ponts avec sa famille jusqu’à ce que Patricia devienne Aïcha. Très vite, elle ne retire son voile qu’entre les murs de sa maison.
Ce roman n’est pas l’histoire de Patricia mais celle de ses proches, qui ont assisté impuissants à sa disparition et en ont subi les conséquences. Leur stupéfaction laissera la place à l’inquiétude et au besoin d’explications. C’est l’histoire de la quête d’une sœur qui veut comprendre et part à la recherche de la vérité.

Sylvia Aguilar Zéleny est une romancière et novelliste née à Hermosillo, dans l’État du Sonora, Mexique, en 1973. Elle a étudié la littérature hispanique à l’université de Sonora et a commencé sa carrière comme enseignante à l’Institut de technologie et d’études supérieures de Monterrey. Elle occupe actuellement un poste de professeure assistante au sein du master de creative writing de l’université du Texas à El Paso. Une partie de son œuvre a été publiée au Mexique, aux États-Unis, en Argentine et en Espagne. Le livre d’Aïcha est le deuxième roman de l’autrice publié en France par Le bruit du monde.

Informations
ISBN : 9782386010019
Nombre de pages : 208
Prix : 21,00 €

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

L'avis de VincentGloeckler sur Lireka
Aînée d’une famille de quatre enfants, étudiante engagée et brillante, Patricia a quitté le Mexique pour aller poursuivre ses études en Angleterre. Elle semble connaître une forme de bonheur dans une pension, au milieu d’un cercle d’étudiants, et découvre d’autres parties de la Grande-Bretagne au cours de différents voyages. Un jour, elle rencontre Sayeb, qui devient peu à peu l’homme de sa vie. Ce compagnon, pourtant, la sépare rapidement de son entourage, la poussant à s’éloigner de ses parents, l’obligeant bientôt à partager sa foi islamique et à porter le voile. Il la rebaptise Aïcha, du nom d’une femme du prophète, et se marie avec elle, avant de l’emmener en Turquie. Commence alors pour la jeune femme une vie d’enfermement, une existence cloîtrée et soumise aux violences de son mari, vouée à se transformer en cauchemar… Faute de nouvelles de cette sœur aînée, une Patricia qui porte le même prénom que la propre sœur de l’autrice, Sylvia, la narratrice, va mener enquête, interrogeant à son sujet tous les membres de son entourage familial et ses amis, jusqu’à sa logeuse de Londres. Et chacun de remuer ses souvenirs et sa perplexité, sinon sa consternation face à l’évolution de la jeune femme, l’affreux destin voilé qui semble être devenu le sien. La prose de Silvia Aguilar Zéleny est comme épurée, sans lyrisme ni fioritures, elle dit sans fard, ni exagération, l’extrême surprise, puis l’éprouvante douleur à découvrir la transformation d’une fille aimée, d’une sœur ou d’une amie, en cette femme voilée qui a perdu toute liberté de mouvement, de parole et de pensée. Cela donne un texte bouleversant, porté par le poids du chagrin d’une autrice qui réécrit ici un drame intime.

 

" A principios de los noventas, mi hermana ganó una beca se fue a estudiar a la Universidad de Londres. Ahí conoció a quien más tarde sería su esposo. Con él se fue a vivir a Turquía. Por él se cambió el nombre y se convirtió al Islam. Mi hermana, que creció oyendo a los Bee Gees, a América, a Donna Summer, adoptó una vida que en México sólo conocíamos a través de películas. Perdí a mi hermana cuando yo tenía doce años, pasé largo tiempo extrañándola y, después, preguntándome quién era. La suya es una historia que bien pudo haber ocurrido en cualquier ciudad en cualquier otro tiempo. He tenido que escribir de ella para entenderlo. Inicié escribiendo su historia, pero supongo que terminé escribiendo la mía. Yo soy, como dice Cristina Peri-Rossi, la que vivió para contarlo ". (Prólogo)

ISBN: 978-84-397-4006-3
Editorial: Literatura Random House, 2022
Páginas: 168

 

L'édition italienne illustre le thème du livre de façon plus précise et sans détour !


Un article à lire sur Le Monde, par Ariane Singer (Collaboratrice du « Monde des livres ») :
Le deuxième roman traduit de l’écrivaine mexicaine résulte d’une longue maturation. Celle qu’il lui a fallu pour se résigner à la perte de sa sœur, convertie à un islam rigoriste. Brillante, indépendante, engagée dans les mou­vements contestataires étudiants, puis dans des études doctorales d’économie, la jeune Patricia avait devant elle un avenir prometteur. Une poignée d’années après avoir quitté le domicile familial, au Mexique, pour étudier en Angleterre, la voilà ­mariée, convertie à l’islam, dotée d’un prénom musulman et le corps couvert de la tête aux pieds... Lire la suite (abonnés)

27 avril 2024

L'Axolotl

Wolfgang Paalen
Traduit de l'allemand par Marianne Dautrey
éditions du Chemin de fer, 04 - 2024

Présentation de l'éditeur

Deux frères sont amoureux de deux sœurs jumelles. Elles se ressemblent physiquement à s’y méprendre, tout comme sont similaires leurs façons de s’habiller, de se coiffer, leurs manières de parler, leurs attitudes et leurs voix. Ils décident de s’en remettre au tirage au sort pour savoir qui épousera qui. Mais au bout de deux ans, le frère aîné découvre qu’il est amoureux de la femme de son frère cadet et ce sentiment semble réciproque. S’ensuivent manœuvres, scandale, fuite en Europe, Paris, l’Espagne, enfin la maladie jusqu’à la révélation finale... qui n’en est peut-être pas une. Avec L’axolotl, le lecteur découvrira la prose du peintre surréaliste Paalen, une prose à l’écriture riche et poétique qui rappelle les maître du réalisme magique sud-américain (Juan Rulfo, Alejo Carpentier, Julio Cortazar...).
À l’été 1957, Wolfgang Paalen se rend au Yucatan alors qu’il traverse une phase profondément dépressive. C’est durant cette période qu’il écrit, en allemand, L’axolotl, nouvelle hantée par la dimension du double et du possible (l’axolotl est cet animal, à la fois terrestre et aquatique, capable de se régénérer entièrement).

L’histoire des deux frères amoureux des deux sœurs, que narre Paalen dans L’axolotl, tourne tout entière autour de cette notion de possible. Et si c’était l’autre que j’aimais, l’autre que rien ne distingue de la même ?

Comme l’écrit le philosophe Gilles A. Tiberghien dans sa postface, “L’Axolotl ne raconte- t-il pas finalement l’échec du désir de connaître l’autre et d’en découvrir le secret ? Car savoir c’est chercher à identifier ce que nous croyons connaître pour en réduire au maximum la part inconnue, en finissant par penser qu’elle n’est pas inconnaissable.”

Informations
ISBN : 978-2-490356-42-3
Nombre de pages : 104
Prix : 15 €

La fiche du livre sur le site de l'éditeur.

L’axolotl est un livre agréable à lire et à manier avec son petit format, son papier de couleur bleue et ses illustrations placées en milieu d’ouvrage. Enrichie d’une postface de Gilles A. Tiberghien, philosophe spécialiste de l’art moderne, la traduction en français de ce court texte, écrit au Mexique dans les années 1950, a l’immense mérite de raviver la mémoire d’un artiste et écrivain trop oublié chez nous, Wolfgang Paalen. Son nom reste pourtant attaché à l’histoire de la peinture américaine et à celle du surréalisme...  Lire l'article de Jean-Luc Liesset sur le site EaN.

L'auteur
Wolfgang Paalen peintre, écrivain et philosophe d’origine viennoise (1905-1959) est considéré, dans les années trente, comme l’un des artistes surréalistes les plus importants. C’est, à la demande d’André Breton, l’un des co-organisateurs de l’Exposition Internationale du Surréalisme qui s’ouvre à Paris en 1938. L’année suivante, Paalen décide de quitter l’Europe avec son épouse Alice Rahon pour atteindre ce Nouveau Monde – la côte Nord-Ouest de l’Amérique – qui lui inspire un langage pictural nouveau. Il s’installe ensuite au Mexique et édite, de 1942 à 1944, DYN, une des revues importantes de cette époque, dans laquelle il publie, entre autre, son célèbre “Farewell to Surealism” qui acte une rupture – provisoire – avec Breton et “Totem art” qui est aujourd’hui considéré, avec ses œuvres de l’époque, comme l’acte de naissance de l’Action Painting (Jackson Pollock, Willem de Kooning...)
Revenu en France en 1951, Paalen participe à nouveau aux activités surréalistes jusqu’à son départ définitif pour le Mexique en 1954 où il obtiendra la nationalité. Cinq ans après, il choisit de se donner la mort dans son pays d’adoption, laissant dans ses archives de nombreux inédits : poèmes, nouvelles, pièces de théâtre et documents divers, dont L’axolotl avec lequel les lecteurs français peuvent découvrir pour la première fois le versant littéraire de son œuvre.
La page dédiée à Wolfgang Paalen sur wikipedia.

 

30 mars 2024

Los Intocables

Le visage de la résistance
Los Intocables tome 1

Lune Amar
éditions New Rules, 02-2024

 

Présentation de l'éditeur

 

Dans l’enfer torride des cartels.
Mira est une jeune femme sans histoire à Ciudad Juárez, au Mexique.
Un soir, elle se retrouve impliquée dans une affaire l’opposant au plus important cartel de la ville : Los Intocables. Leur chef, Eduardo Hernandez, réputé pour son sang-froid et sa cruauté, veut l’exécuter mais ses proches lui conseillent d’en faire une alliée aux yeux de l’opinion publique. Il va donc la retenir de force au sein du clan. Une lutte incessante se joue en Mira, tout comme celle qui est le quotidien d’Eduardo : la prison ou la mort.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations :
EAN : 9782809848540
Nombre de pages : 496
Prix : 19,90 €

 

La guerre des cartels
Los Intocables tome 2

Lune Amar
éditions New Rules, 04-2024

 

Présentation de l'éditeur

Plongez dans l’enfer des cartels ! Où l’argent facile se paie de la vie. Mira, une jeune étudiante sans histoire, se retrouve piégée dans le plus puissant des cartels de la ville. Pour sauver sa famille, elle va devoir épouser son nouveau chef, Eduardo Hernandez. À cause de sa meilleure amie, Mira, une jeune femme sans histoire, se retrouve impliquée dans une affaire l’opposant au plus important cartel de Ciudad Juárez, Los Intocables. Le nouveau chef du clan, Eduardo Hernandez, en a fait sa femme pour étouffer le scandale et maintenir sa réputation. Prise au piège de cette cage dorée dominée par l’argent, la drogue et la violence, Mira est au centre des cartels. Son seul levier pour gagner un peu de liberté et garantir la sûreté de sa famille : créer des liens avec Ed pour gagner sa confiance. Mais, à ce jeu dangereux de la séduction, Ed et Mira pourraient bien se perdre.
Tous deux n’ont qu’un seul choix : tout faire pour la survie, rien que la survie.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
EAN : 9782809849691
Nombre de pages : 528
Prix : 19,90 €

 



23 mars 2024

Des cendres dans la bouche

Brenda Navarro
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Sarah Mustad
éditions Mémoire d'encrier, 03-2024

 

Présentation de l'éditeur

Diego saute d’un cinquième étage. L’image est gravée dans l’esprit de sa sœur : six secondes et un corps qui s’écrase contre le sol. Elle raconte leur histoire, l'enfance au Mexique avec les grands-parents en l'absence de leur mère, les années vécues dans une Espagne qu'ils ne comprenaient pas et qui ne voulait pas d'eux. Leur séparation, alors qu'elle cherchait sa propre voie... Et le retour avec les cendres de Diego dans un Mexique bien différent de celui dont elle se souvenait.
Le voyage émotionnel de la jeune femme la confronte à son propre syndrome d’Ulysse, où ni l’aller ni le retour n’ont d’aboutissement. Une histoire de séparation et d’abandon, de mort et d’initiation à la vie, où Brenda Navarro aborde des sujets insaisissables comme l’inégalité, la xénophobie et le déplacement avec beaucoup de courage, la confirmant comme l’une des romancières les plus puissantes et les plus intelligentes de la littérature hispanophone contemporaine.

 Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-89712-926-2
Nombres de page : 241
Prix : 24,95€


Diplômée de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), Brenda Navarro est sociologue et économiste féministe. Elle détient également une maîtrise en études de genre, des femmes et de la citoyenneté de l’Université de Barcelone. Des cendres dans la bouche est son deuxième roman.

 

Ceniza en la boca


Diego salta desde un quinto piso y desde entonces esa imagen no deja de taladrarle la cabeza a su hermana: seis segundos y un cuerpo estrellándose contra el suelo. Es ella quien echa la vista atrás y cuenta la historia de los dos hermanos. Su llegada al mundo en un hogar en el que la vida nunca fue justa. Los años que pasaron en México con sus abuelos, mientras su madre se buscaba la vida en España, y era ella, aún niña, quien se hacía cargo de Diego. La etapa en Madrid, una ciudad que no entendían y que tampoco los entendía a ellos. La primera separación, cuando ella se marchó a Barcelona a abrirse camino y su hermano se quedó en el lugar que más odiaba. Y el regreso de ella, cargando las cenizas de Diego, a un México muy distinto al que recordaba.

Esta novela narra el viaje emocional de una joven que intuye las razones del suicidio de su hermano adolescente y protagoniza su propio síndrome de Ulises, en el que ni la ida ni la vuelta son realmente destino. Una historia de separaciones y abandonos, de anhelo y de rabia, de pérdida e iniciación a la vida, en la que Brenda Navarro aborda con enorme valentía cuestiones esquivas como la desigualdad, la xenofobia o el desarraigo, y que la confirma como una de las narradoras más potentes y audaces de nuestra literatura. Intenso, visceral y demoledor, Ceniza en la boca es un libro que quema y plantea la dolorosa pregunta de qué vida merece la pena ser vivida.

9 mars 2024

Chiennes de garde

Dahlia de la Cerda
traduit de l'espagnol (Mexique) par Lise Belperron
éditions du Sous-sol, 03-2024

Présentation de l'éditeur

Une jeune héritière d’un empire narco fait construire une tombe digne d’un palace à sa meilleure amie assassinée ; une migrante tuée revient à la vie, bien résolue à se venger de ses agresseurs ; une sorcière invoque le seigneur des Ténèbres pour se débarrasser de sa voisine et de ses chiens qui défèquent dans son jardin ; une femme devient tueuse à gages pour subvenir aux besoins de sa famille…
Qu’elles soient femmes au foyer, influenceuses, trafiquantes, riches ou pauvres, les héroïnes de Chiennes de garde sont déterminées à résoudre leurs problèmes par elles-mêmes, car elles savent que, s’il y a bien une chose sur laquelle elles ne peuvent pas compter, c’est sur l’aide de Dieu.

Composé de treize histoires liées, aussi féroces que fascinantes, ce premier livre de Dahlia de la Cerda décrit sans complaisance les difficultés et les dangers dus au simple fait d’être née femme au Mexique. Écrites à la première personne, ces histoires offrent au lecteur une plongée dans les différentes réalités, sociales et politiques, de ce pays. Dotée d’un talent immense pour restituer le discours de rue et d’une bonne dose d’humour noir, Dahlia de la Cerda nous rappelle que “la vie est une chienne, c’est pour ça qu’il faut ruer dans les brancards”.

Le Mexique est un énorme monstre qui dévore les femmes.
Le Mexique est un désert fait de poudre d’os.
Le Mexique est un cimetière de croix roses.
Le Mexique est un pays qui déteste les femmes.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations :
ISBN : 9782364687189
Pages : 240
Prix : 21,50€

Un véritable coup de poing qui vous laissera KO !
L'avis de Caroline V. de la librairie La Géosphère

Sicarias o universitarias, influencers o amas de casa, beatas o prostitutas: mujeres decididas a pelear antes que ser víctimas.

Las heroínas de Perras de reserva son mujeres fuertes, decididas a resolver por sí mismas sus problemas porque saben que si con algo no pueden contar es con la ayuda de Dios. Como mucho, se encomiendan al Diablo, ya que ante la perspectiva de convertirse en víctimas –usadas, explotadas o muertas– prefieren optar por la sangre ajena. Como Yuliana, la macabramente entrañable heredera al trono de un capo del narcotráfico, que no va a aceptar que sus compañeras de escuela se burlen de su look. O la adolescente que antes de dejarse arrinconar por la pobreza y el hambre se vuelve una malandrina de calle con principios, que solo desvalija a gente bien. O la bruja que recurre al Señor de las Tinieblas para que le ayude con la vecina cuyos perros hacen sus necesidades en su patio.

Sean sicarias o universitarias, influencers o amas de casa, beatas o prostitutas, las memorables protagonistas de estos relatos comparten las dificultades y los peligros derivados de haber nacido mujer, y los enfrentan con los recursos que la vida les ofrece, obligadas una y otra vez a dirimir dónde se sitúa la frontera entre el bien y el mal. Y nos cuentan sus vidas siempre en primera persona, haciéndonos parte íntima de su forma de habitar el mundo. Con un talento desbordante para reflejar el habla de la calle y no pocas dosis de humor negro, la autora mexicana Dahlia de la Cerda nos recuerda en este genial libro que «la vida es una perra, por eso hay que patearle la jaula».

 Un article de Neige Sinno de février 2024 sur l'auteure dans les Inrockuptibles (français).
“Chiennes de garde”, recueil de nouvelles de l’activiste et écrivaine mexicaine publié en 2022, est traduit en France. Installée au Mexique depuis près de vingt ans, l’autrice de “Triste Tigre”, nous dit en quoi cette voix féministe, marginale, violente, à l’humour très noir, est importante...

 

" Le Mexique est un cimetière de croix roses "
Ciudad Juarez, Mexico - Photo Liam White

 

 

17 février 2024

L'Histoire très ordinaire de la générale Ascencio

Angeles Mastretta
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Michel Mibart
Gallimard, 09-1989

 

Présentation de l'éditeur

Jeune Mexicaine de Puebla, Catalina appartient à une famille nombreuse et très modeste. Dans les années 1930, elle rencontre un général de la Révolution de 1910, quadragénaire ambitieux et séduisant. Il l'enlève plus qu'il ne l'épouse, et elle devient sa femme officielle.
Mais, bien que toujours séduite par la forte personnalité du général Andrés Ascencio, Catalina ne tarde pas à s'apercevoir, avec frayeur, des moyens dont usent les politiciens héritiers de la Révolution pour affermir leur pouvoir politique et financier : la corruption et l'assassinat.
Par ailleurs, elle accepte presque tout : les nombreux enfants que le général a d'autres femmes et que, souvent, il lui confie ; le meurtre des syndicalistes, ouvriers ou paysans, qui s'opposent à lui, ou celui de la femme qui lui résiste ; l'immense fortune qu'il amasse, et dont elle bénéficie. Jusqu'au jour où le général fait abattre le jeune musicien aux idées généreuses en qui elle a trouvé le véritable amour.
Dès lors, la jeune femme jetée aux lions dans une société close et limitée aux devoirs conjugaux et maternels, la femme gardée, retrouvera d'un coup la nature qui était la sienne autrefois et qu'une vie facile avait quelque peu étouffée. Et, dépassant en ruse et en intelligence son seigneur et maître, elle connaîtra enfin l'irremplaçable plaisir de ne vivre que pour soi et par soi... 

Informations :
ISBN : 9782070715077
Nombre de pages : 300
Prix : 21,30 €

2 décembre 2023

Sous le soleil de Soledad

Laurence Peyrin
éditions Pocket, 03-2025
(grand format : Calman Levy, 2023)

Présentation de l'éditeur

La romancière des femmes libres
Peut-on aimer les autres quand on ne s'aime pas soi-même ? C'est la question que se pose Cassie, quand elle contemple ses presque 50 ans, ses kilos en trop, sa solitude... Des gens, elle en croise pourtant. Mais elle ne les voit pas, pas vraiment. Elle ne voit pas non plus Soledad, la vieille dame mexicaine qui s'occupe de sa maison. Quand cette dernière décède au milieu du salon, Cassie se sent un peu honteuse, encore plus en lisant sa lettre : " Quand je serai morte, ramenez-moi chez moi ".
C'est le début d'un voyage vers un nouveau soleil, une nouvelle vie peut-être...

Voici l’histoire de Cassie.
La Floride, de nos jours. Depuis qu’elle est toute petite, tout le monde appelle Cassie par son surnom, Mama Cass, comme la chanteuse pop. Elle a cinquante ans, elle est complexée par ses kilos, solitaire, désenchantée. Sa vie tourne autour du safari-alligators hérité de ses parents, qui embarque les touristes en aéroglisseur pour observer les merveilles de la nature dans les Everglades. Elle n’a qu’un ami, Oleg, qui la fait rire et supporte son caractère. Quand elle retrouve sa grande maison vide, le ménage est fait, par Soledad, une Mexicaine âgée qui travaillait déjà pour ses parents.
Un soir, Mama Cass découvre Soledad étendue sur le tapis du salon. Morte. Crise cardiaque. Qui prévenir ? En furetant, elle trouve dans un tiroir un mot de Soledad : « Mademoiselle Cassie, quand je serai morte, ramenez-moi chez moi. »
Mama Cass n’est jamais sortie de Floride. Mais elle se sent tenue de respecter ces dernières volontés. Pour la première fois de sa vie, elle va prendre l’avion, et partir pour le Yucatán, à la recherche des origines de Soledad, la Mexicaine aux yeux clairs.
 

Informations
ISBN : 9782266340144
Nombre de pages : 384
Prix : 9 €
 
 

 

 

7 octobre 2023

L'invincible été de Liliana


Cristina Rivera Garza

Traduit de l'espganol (Mexique) par Lise Belperron
éditions Globe, 08-2023

 

Présentation de l'éditeur

 

Trente ans après le meurtre de sa petite sœur, Cristina Rivera Garza retourne au Mexique pour tenter de faire rouvrir l’enquête et retrouver l’assassin qui n’a jamais été condamné. Avec une douleur ancienne et une rage froide, elle rassemble des archives – articles, témoignages, brouillons de lettres, journaux intimes, plans d’architecte – pour comprendre l’engrenage qui a mené au crime mais aussi et surtout pour redonner voix à Liliana au-delà de son statut de victime.

Écrit dans une prose lumineuse et acérée, L’Invincible Été de Liliana est un livre d’amour, de révolte et de deuil. C’est aussi une excavation dans la vie d’une jeune femme qui n’avait pas le langage pour identifier, dénoncer et lutter contre la violence sexiste qui caractérise tant de relations patriarcales. Grâce à Cristina Rivera Garza, sa sœur, la voix de Liliana traverse le temps et rend ainsi justice aux nombreuses femmes qui, chaque année, sont victimes de violences conjugales.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-38361-205-6
Nombre de pages : 400
Prix : 23€

Cristina Rivera Garza est née au Mexique en 1964. Elle est professeure d’études hispaniques et directrice du doctorat en écriture créative de l’université de Houston. Elle a acquis une reconnaissance internationale avec son chef-d’œuvre Personne ne me verra pleurer, pour lequel elle a reçu le Prix du meilleur roman au Mexique en 2000. Autrice d’une œuvre conséquente traduite dans le monde entier, elle a reçu de nombreux prix et bourses. Elle vit aux États-Unis depuis 1989. L’Invincible Été de Liliana a reçu cinq prix prestigieux, dont le prix Rodolfo Walsh pour la meilleure enquête policière de non-fiction et le prix Xavier Villaurrutia. (source : éditions Globe).

Cristina Rivera Garza a reçu le Prix Les Inrockuptibles en 2023 en littérature étrangère

L’autrice mexicaine Cristina Rivera Garza a été élue lauréate du prix Pulitzer 2024 dans la catégorie Mémoire ou Autobiographie, pour son splendide roman L’Invincible Été de Liliana. Un récit vertigineux qui réouvre le dossier classé sans suite du meurtre de sa sœur Liliana par son compagnon, et propose une réflexion poignante sur la domination masculine et les féminicides qui en découlent.
Lire l'article sur Les Inrockuptibles (18/09/2024)


El invencible verano de Liliana


El 16 de julio de 1990, Liliana Rivera Garza, mi hermana, fue víctima de un feminicidio. Era una muchacha de 20 años, estudiante de arquitectura. Tenía años tratando de terminar su relación con un novio de la preparatoria que insistía en no dejarla ir. Unas cuantas semanas antes de la tragedia, Liliana por fin tomó una decisión definitiva: en lo más profundo del invierno había descubierto que en ella, como bien lo había dicho Albert Camus, había un invencible verano. Lo dejaría atrás. Empezaría una nueva vida. Haría una maestría y después un doctorado; viajaría a Londres. La decisión de él fue que ella no tendría una vida sin él. Hace apenas un año decidí abrir las cajas donde depositamos las pertenencias de mi hermana. Su voz atravesó el tiempo y, como la de tantas mujeres desaparecidas y ultrajadas en México, demandó justicia. El invencible verano de Liliana es una excavación en la vida de una mujer brillante y audaz que careció, como nosotros mismos, como todos los demás, del lenguaje necesario para identificar, denunciar y luchar contra la violencia sexista y el terrorismo de pareja que caracteriza a tantas relaciones patriarcales. Este libro es para celebrar su paso por la tierra y para decirle que, claro que sí, lo vamos a tirar. Al patriarcado lo vamos a tirar.

Random House - 9788439739456


23 septembre 2023

Poubelle

Sylvia Aguilar Zéleny
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Julia Chardavoine
éditions Le Bruit du Monde, 05-2023

 

Présentation de l'éditeur

Ciudad Juárez, située à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, est connue pour être l’une des villes les plus dangereuses de la planète, en particulier pour les femmes. Il s’y trouve aussi une décharge qui abrite des centaines d’habitants et une économie parallèle. À travers trois voix de femmes qui s’élèvent de ce territoire, c’est tout un monde qui nous est raconté. Une adolescente née dans la décharge, une patronne de maison close qui ne rêve que de s’en extirper et une scientifique américaine qui vient étudier les effets de cet environnement sur ses habitants. Poubelle entrelace les destins de ces femmes que seule la solidarité pourra sauver.  Tantôt tendre et poétique, tantôt bouleversant, ce texte explore une réalité inconcevable, à hauteur d’êtres humains inoubliables.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782493206626
Pages : 256
Prix : 22,00 €  

Sylvia Aguilar Zéleny est une romancière et une nouvelliste née à Hermosillo, Sonora, Mexique, en 1973. Elle a étudié la littérature hispanique à l’université de Sonora et a commencé sa carrière comme enseignante à l’Institut de technologie et d’études supérieures de Monterrey. Une partie de son œuvre a été publiée au Mexique, aux Etats-Unis, en Argentine et en Espagne. Poubelle est son premier livre traduit en France.

Basura

Estamos en Ciudad Juárez. En la periferia, Reyna regenta un prostíbulo que es refugio para muchas mujeres. En él conviven entre la desconfianza y la camaradería, y a todas Reyna les cuenta su historia. No muy lejos vive Alicia, quien tras ser abandonada de niña dos veces, asume que su futuro es vivir de los desechos. Con coraje y destreza busca entre los escombros y se vuelve la líder de un grupo de mujeres y niños. Al otro lado de la frontera, en El Paso, reside Griselda, una médico que investiga el vertedero municipal de Ciudad Juárez a la vez que se enfrenta al deterioro de la persona que la crio.
Sylvia Aguilar Zéleny es dueña de una oralidad magnífica y consigue insinuar la brutalidad más que narrarla. Basura, con dosis de suspense y momentos de inaudita ternura, explora la marginalidad, el abandono, la violencia y todo aquello que sucede en territorio fronterizo.

 

14 mai 2022

Adelitas : les combattantes dans la Révolution mexicaine

Rosario Acosta Nieva, Eric Taladoire
éditions du Cerf, 04-2022

 

Présentation de l'éditeur

Dans la première grande révolution du xxe siècle, celle du Mexique, les femmes jouèrent un rôle décisif. Qui furent-elles ? Comment justifièrent-elles leur combat ? Quelle place prirent-elles dans la lutte armée ? Cette grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman constitue une contribution majeure au récit mondial féminin.
Pas de révolution au Mexique sans les femmes. C'est cette vérité cachée que nous révèle cette rigoureuse et passionnante saga historique qui déconstruit l'histoire officielle, écrite par les hommes.

 

Spécialistes du Mexique, Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire dépeignent avec talent plusieurs figures de femmes qui accompagnent les guérilleros, dont la célèbre Adela Velarde Pérez, dite Adelita, d'où le surnom usuel des soldaderas. Au front comme à l'arrière, les Adelitas se révèlent essentielles : combattantes, militantes, cuisinières, infirmières, messagères. Aristocrates ou plébéiennes, quel rapport entretiennent-elles avec la lutte armée ? Et avec les hommes qu'elles ont accepté de rejoindre tout en leur étant, en principe, assujetties ? Comment justifient-elles leur combat et quelle place ont-elles dans la lutte armée ? Et surtout, pourquoi et comment le pouvoir qui émerge de la révolution et qui leur doit tant efface-t-il leurs noms et leur mémoire ?
Une grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman. Une contribution majeure au récit mondial féminin.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Adelita est aussi le titre d'un célèbre corrido de la révolution, qui a été interprété par tous les grands de la chanson mexicaine. C'est un titre incontournable du style ranchera. L’auteur des paroles est inconnu.

Esta es la historia de “La Adelita”, la mujer que inspiró el corrido de la Revolución Mexicana. La canción fue un regalo que un sargento le dio antes de mori. Un article de Denisse Pérez Antonio en espagnol à lire sur le journal El Sol de Puebla

Adela Velarde Perez
Aresser23, CC BY-SA 4.0
<https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>
via Wikimedia


 Écouter La Adelita, interprétée par Amparo Ochoa


👉 Une recension du livre à lire sur le site EAN
... " Adelitas, de Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire, a le mérite de rassembler tout ce que l’on sait sur les femmes qui participèrent de 1911 à 1918 à la révolution mexicaine. Malgré la permanence au pouvoir de ses vainqueurs jusqu’aux années 2000 à travers le Parti révolutionnaire institutionnel, issu de cette révolution et originellement de gauche, ces femmes n’obtinrent guère de reconnaissance, et moins encore de pensions ou si tardivement qu’elles hantent l’histoire du pays comme un pur et simple déni. On peut croire d’ailleurs que c’est en toute continuité que la violence présente permit tant d’assassinats de femmes considérés comme sans importance. "... 
par Maïté Bouyssy7 juillet 2022,  6 mn, Numéro 154, à lire en entier sur le site EAN


9 avril 2022

Notre otage à Acapulco

Jean-Christophe Rufin
Flammarion, 04-2022

 

Présentation de l'éditeur

La jeune Martha Laborne s’est évaporée à Acapulco. Mauvaise nouvelle pour le Quai d’Orsay : c’est la fille d’un homme politique français. La « Perle du Pacifique » était dans les années soixante le paradis des stars hollywoodiennes. Hélas, la ville aujourd’hui est livrée aux pires cartels mexicains de la drogue.
Aurel Timescu, notre calamiteux Consul, est envoyé sur place.Comme à son habitude, il est fermement décidé à ne rien faire. Son hôtel, le Los Flamingos, est hanté par les fantômes de Tarzan, d’Ava Gardner ou de Frank Sinatra. En suivant ces héros qui l’ont tant fait rêver dans son enfance, il va subir une complète métamorphose.
Un Aurel hédoniste, dandy et buveur de tequila se révèle. C’est bien malgré lui qu’il va se retrouver exposé à des intrigues meurtrières, à des dangers inconnus et au plus redoutable d’entre eux : la passion pour une femme exceptionnelle.


C'est la 5e aventure du Consul Aurel Timescu.

Jean-Christophe Rufin, avec son talent d'écrivain (Rouge Brésil - prix Goncourt 2001 -, Le Collier rouge, Immortelle randonnée…) et son expérience internationale a donné vie à Aurel Timescu avec Le Suspendu de Conakry et Les Trois Femmes du Consul. Le petit Consul revient aujourd'hui dans cette nouvelle aventure mexicaine pour le plus grand bonheur de tous ceux qui ont succombé à son charme.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur.

19 mars 2022

Celle qui parle

Alicia Jaraba Abellan (scénario et dessin)
éditions Grand Angle, 03-2022

Présentation éditeur

Fille d’un chef déchu, offerte comme esclave, elle est devenue l’une des plus grandes figures féminines de l’Histoire. XVIe siècle. Malinalli est la fille d’un chef d’un clan d’Amérique centrale. Peu de temps après la mort de son père, elle est vendue à un autre clan pour travailler aux champs et satisfaire la libido de son nouveau maître. Un jour, d’immenses navires apparaissent à l’horizon, commandés par Hernan Cortez, obsédé par la recherche d’or. Le conquistador repère Malinalli et son don pour les langues. Elle sera son interprète et un des éléments clés dans ses espoirs de conquête. Elle sera également celle qui aura le courage de dire un mot interdit aux femmes de son époque : non !

Au-delà de la légende, voici l’histoire de la Malinche, vivante, jeune, inexpérimentée, souvent dépassée par les événements, mais avant tout, humaine. Piégée entre l'épée et la flèche. Méprisée par les Espagnols. Détestée par les Mexicains. La Malinche est certainement l’un des personnages les plus controversés de l’histoire du Mexique. Née au sein d’une famille noble, elle est offerte, en 1519, aux Espagnols. Sa connaissance des langues náhuatl et maya chontal la destine à devenir un élément clé dans les espoirs de conquête des Conquistadors d’Hernan Cortes. Mais qui était-elle en réalité et pourquoi a-t-elle exercé ce rôle d’interprète, de guide et d’informatrice ? Était-elle vraiment « du côté » des Espagnols, étrangère entourée d'étrangers, intermédiaire entre deux cultures probablement irréconciliables ?

La Malinche (Marina) traduit à Cortès
ce que lui dit l’émissaire de Moctezuma
Codex Duràn, 1581, gravure, 55,9 x 31,5
Biblioteca National, Madrid.

 


« Je ne voulais pas faire une princesse de Disney »
Entretien avec Alicia Jaraba à lire sur BDGest
... " Je suis allée au Mexique le mois dernier et c’est vrai que ça reste, encore aujourd’hui, un personnage très controversé, très polémique. Je n’ai osé raconter que j’avais fait une BD sur elle qu’à très peu de personnes lorsque j'étais là-bas. C’est vrai que c’est très compliqué, j’avais peur, mais raconter sa vie était pour moi plus important que de parler de la conquête du Mexique. Pourquoi elle, à partir de cette circonstance personnelle, en est-elle arrivée à devenir La Malinche qu’on connaît maintenant ? C'était important pour moi de ne pas dire : voici les méchants, voici les gentils, mais d'adopter un ton un peu neutre et parler d’elle, essentiellement " ...

 

Sur Malinalli, Malintzin, la Malinche
Un article de Caroline Mangrel, éditions Passage(s)

Le personnage de la Malinche est une figure à la fois historique et mythique. La Malinche est la jeune femme indigène qui agit comme interprète de Cortés lors de la conquête du Mexique. L’origine même du nom Malinche reste inconnue et pourrait venir du côté espagnol (déformation de Marina, son nom de baptême) comme du côté nahuatl (déformation de Malintzin).

Née autour de 1500, Doña Marina est elle-même originaire de la région de Veracruz, une province de l’empire aztèque, et a donc le nahuatl comme langue maternelle. Vendue par son peuple à un seigneur des nations mayas du Yucatán, dont elle apprend la langue, elle est ensuite offerte à Cortés en 1519 (Arjona, 2002, 9-10). Après l’inévitable baptême au cours duquel la jeune femme reçoit le nom chrétien de Marina, Cortés l’emmène dans son périple et c’est lors des contacts ultérieurs avec les Aztèques que débute la carrière d’interprète de la Malinche. Elle devient la lengua, langue, des Espagnols, terme utilisé par les contemporains de Bernal Díaz del Castillo et qui indique bien la dimension que prend pour les découvreurs le rôle d’interprète : à la fois organe et système, il concentre en sa personne la communication même. 
Lire la suite sur le site des éditions Passage(s)


Revalorando a la Malinche
Una reflexión sobre la figura de la Malinche, una mujer a la que se ha juzgado sin repara en su biografía. Un article à lire (en espagnol) sur le site Mexico Desconocido

 

La Malinche vue par le peintre Diego Rivera

Une édition augmentée de 224 pages est parue en septembre 2024, même éditeur.

ISBN : 9791041108121
Pages : 224
Prix : 24,90€




26 février 2022

Terres voraces

Sylvain Estibal
éditions Actes Sud, 02-2022

Présentation éditeur

La vie de Lucia a basculé depuis la disparition de sa fille. Le jour de son enlèvement, l'adolescente portait le maillot de son idole, Lionel Messi. Depuis, sa mère parcourt les collines à la recherche des cadavres ensevelis par les cartels mexicains. Des corps de femmes souvent, que des criminels abandonnent dans les fosses clandestines, les puits oubliés, les trous creusés à la hâte dans le désert. Mais dans un pays résigné face à l'impunité, la force de Lucia, sa volonté furieuse et brûlante de résister, de ne pas se résoudre à accepter l'infamie - celle du mensonge et de la complicité de l'État, celle d'une jeunesse décimée et de ces vies en suspens - deviennent vite embarrassantes pour les trafi­quants et leurs protecteurs.
C'est dans ce décor tragique que Messi entre en jeu, lors du match de demi-finales de la Ligue des champions. Le ravisseur en a décidé ainsi : si le Barça gagne, il libère la jeune Bianca. Sinon, elle sera exécutée. Paradoxe insensé faisant coexister la futilité d'un championnat de football et le prix dérisoire d'une vie...
Un texte sombre et incantatoire, à l'écriture pénétrante - comme les tiges de fer et les pioches qui fouillent ces terres voraces -, pour sonder l'ampleur des fissures invisibles, des séismes silencieux qu'elle révèle

 

L'auteur
Sylvain Estibal est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le désert, parmi lesquels un livre d’entretiens avec Théodore Monod, Terre et ciel. Le Dernier Vol de Lancaster, son premier roman, a été adapté au cinéma par Karim Dridi sous le titre Le Dernier Vol (2009), avec Marion Cotillard et Guillaume Canet dans les rôles principaux. En 2011, Sylvain Estibal a réalisé son premier long métrage, Le Cochon de Gaza, qui a reçu en 2012 le César du meilleur premier film. Il possède les nationalités française et uruguayenne. Il vit entre Chypre et le Mexique. En savoir plus sur l'auteur et sur son livre Terres voraces (vidéos).


"Terres voraces" de Sylvain Estibal : le livre à cran sur l'enfer mexicain !
État du Guerrero, au Mexique : une jeune fille de 14 ans disparaît. Signe particulier : la dernière fois qu'on l'a vue, elle portait un maillot de Lionel Messi. Avec son puissant « Terres voraces » (Actes Sud), le romancier Sylvain Estibal nous emmène en enfer.
Sur la carte du Mexique diffusée par le ministère des Affaires étrangères français, la légende distingue quatre zones selon lesquelles le touriste déterminera son itinéraire. En vert, la « vigilance normale » ; en jaune, la « vigilance renforcée » ; les zones orange sont « déconseillées sauf raison impérative », et les zones rouges sont « formellement déconseillées ». Sauf que des zones vertes, il n’y en a pas...
Lire la suite de l'article de Jean-Paul Brighelli sur Marianne.

8 janvier 2022

Les mortes

Jorge  Ibargüengoitia
traduit de l’espagnol (Mexique) par Dominique Fisher
éditions Gallimard - série noire, 02-1996
éditions Cambourakis, 06-2021

Présentation de l'éditeur

Archangela et Seraphina ne sont pas des anges mais plutôt des maquerelles.
Et quand une loi interdit la prostitution, les deux dames sont bien obligées de cacher leur personnel dans une maison close désaffectée, en attendant des jours meilleurs. La justice et la prostitution n'ont jamais fait très bon ménage. Mais les dames recluses et inactives finissent par avoir des montées de fièvre, si bien que certaine viennent à mourir d'étrange façon.

 

 

Basé sur des faits réels, le livre raconte l'histoire des sœurs Valenzuela qui a défrayé la chronique en 1964 au Mexique, connue sous le nom de "Las Poquianchis". Quatre sœurs maquerelles exploitaient des jeunes filles séquestrées dans des bordels à 200km de Mexico. L'histoire criminelle est tellement exceptionnelle que Dominique Fisher, traducteur et préfacier la présente comme canonique des tueurs en série au Mexique. Las Poquianchis sont à ce pays ce que Landru est à la France, Jack l'éventreur à l'Angleterre ou Al Capone aux Etats-Unis. L'auteur raconte les faits de façon romanesque et détachée, à grand renfort d'humour noir, dans une ambiance semblable à celle de L'Auberge rouge de Claude Autant-Lara, Fernandel en moins. Jorge  Ibargüengoitia, écrivain au talent reconnu et récompensé, utilise un style littéraire qui rend la lecture très agréable. On frémit souvent face aux traitements que subissent les prostituées contraintes malgré le ton très neutre volontairement adopté par l'auteur qui veut par la prendre le contre-pied des chroniques amarillistes qui se répandent après que l'affaire ait été dévoilée. Au delà des nombreuses exactions commises par les sœurs, le livre dénonce toutes les complicités et corruptions de militaires, notables, avocats, policiers, élus, fonctionnaires ... qui ont permis à cette tragédie de se dérouler sur 20 ans dans un État (Guanajuato) aux portes de Mexico. Souvent enlevées à des familles pauvres, revendues pour quelques milliers de pesos illustrant bien l'adage mexicain "la vida no vale nada", nourries avec quelques tortillas et haricots quotidiens, le sort des filles étaient abominable. Mais plutôt que de se complaire dans des descriptions sordides, l'auteur a choisi de privilégier l'étude de l'atmosphère générale du pays qui a permis que ces faits se déroulent sur une période aussi longue avant que la justice ne s'en mêle. Si le livre n'aborde "que" le cas d'une dizaine d'assassinats, les sœurs Valenzuela ont été condamnées pour la mort de 91 personnes (assassinats et infanticides), et on estime à 150 le nombre total de victimes. Pour l'auteur, là est le véritable scandale, la véritable honte pour le pays : le niveau de corruption qui gangrène déjà la haute société, l'absence de considération pour les femmes de ces clients appréciant la jeunesse de filles parfois de moins de 15 ans, l'exploitation de la pauvreté, la traite d'êtres humains et l'absence de réaction de la police de la justice et de la société avant que l'affaire n'éclate. La lecture de ce livre écrit en 1977 sur des faits jugés en 1964 donne un début d’explication à la montée de la violence, à la multiplication des féminicides et aux pouvoirs pris par le crime organisé dans le Mexique contemporain.

PhH

 

L'auteur
Jorge Ibargüengoitia Antillón (1928 - 1983) est né à Guanajuato. C'est un écrivain et dramaturge mexicain. Il remporta un grand succès avec ses récits satiriques, comme Las Muertas (Les Mortes), Dos Crimenes (Deux crimes), et Los Relámpagos de Agosto. Parmi ses pièces, Susana y los Jóvenes et Ante varias esfinges remontent toutes deux aux années 1950. En 1960, Ibargüengoitia  reçut le prix littéraire de la ville de Mexico.Dans ses romans, il s'inspire souvent d'événements réels, qu'il traite d'une façon sardonique. Pour Les Mortes (1977) il traita du plus horrible fait divers de son état de naissance : l'histoire des sœurs Delfina & María de Jesús González, deux tenancières de bordel, chez qui on retrouva 91 cadavres en 1964. 

 

L’édition de 2021 aux éditions Cambourakis

 

Las muertas
editorial RBA libros

Si al despertarse, Simón Corona se hubiera vuelto a su casa, los crímenes de Las Poquianchis habríanpermanecido ocultos. Pero el destino tenía escrita otra historia. El reencuentro con Serafina Baladro, su amante, lecostará a Simón Corona cuarenta y ocho balas de calibre reglamentario, y aún así se librará de la muerte. Pero tambiénle valdrá una confesión ante el inspector Teódulo Cueto: una vez ayudó a Serafina y a su hermana Arcángela a trasladarel cadáver exhumado de una mujer.La obra maestra de Jorge Ibargüengoitia es la extraordinaria recreación de un casoreal que conmocionó el México de los años sesenta, cuando aparecieron varios cadáveres de prostitutas en distintaspropiedades de las dos madame, dueñas de tres burdeles. Las muertas está construida a partir de diversos testimonios,voces que se reúnen para dar forma a un universo literario único.

9 octobre 2021

Quetzalcoatl - Bande déssinée en 7 tomes de Mitton

Avec Quetzalcoatl, qui signifie "Le Serpent à plumes", Jean-Yves Mitton nous raconte avec passion les derniers jours de l'empire aztèque, dont la cruauté trouvera son pendant dans la violence aveugle des conquistadors espagnols. Le destin tragique de Maïana, "Deux fleurs de maïs", est le thème de cette série au titre évocateur.On y croise l'empereur Moctezuma, le conquistador Hernan Cortés, les villes de Tenochtitlan, Veracruz, les mythologies des peuples du Mexique et l'inquisition. Les 7 tomes ont été publiés entre 1997 et 2008.

Toutes les couvertures et résumés © Glénat sont issus du site de l'éditeur.
Les 4 premiers tomes ont fait l'objet d'une ou plusieurs rééditions. A voir sur le site Bd-Gest.


Deux fleurs de maïs - Tome 1
Jean-Yves Mitton
(dessins et scénario)
éditions Glénat - 04/1997 (pour la 1ère édition)
Pourquoi le Padre Enrico Segura, mandaté à Vera Cruz pour le procès d'une jeune sorcière hérétique, Maïana, a-t-il finalement choisi de la défendre ? Est-ce à cause de sa force de caractère ? De son charme ensorcelant ? Des nombreuses souffrances qu'elle dut endurer entre 1519, qui marque le début de son calvaire en plein empire aztèque, et 1525, moment où elle doit être jugée ? Toujours est-il que son destin exceptionnel, à mi-chemin entre celui d'une sainte et celui d'une putain, témoigne d'une vie hors du commun.

 

La montagne de sang - Tome 2
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 10/1997 (pour la 1ère édition)

Alors que la révolte gronde à Vera Cruz, le Padre Enrico Segura continue d'écouter la confession de la belle Maïana, enfermée dans une prison espagnole. La jeune Indienne revit avec effroi l'incroyable holocauste auquel elle a assisté : les prêtres aztèques ont sacrifié tous les siens sur l'autel de leurs dieux sanguinaires... Désormais un seul but compte pour elle : se venger de ce crime abominable en assassinant Moctezuma, l'empereur aztèque !


 

 

Les cauchemars de Moctezuma - Tome 3
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 11/1998 (pour la 1ère édition)

La belle Maïana est enfermée dans une prison espagnole. Elle a échappé par miracle au sacrifice de milliers d'esclaves, immolés sur l'autel du dieu Quetzalcoatl, et décide de se venger en assassinant son incarnation terrestre : l'empereur Moctezuma. A le côtoyer, elle découvre un homme débonnaire, dominé par les prêtres et les superstitions. Mais l'arrivée d'une comète et un tremblement de terre ravivent les peurs de cet homme faible et le transforment en tyran prêt, une nouvelle fois, à commander le plus terrible des sacrifices ...


 

 

Le Dieu des Caraïbes - Tome 4
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 05/2000 (pour la 1ere édition)

1519. La peur du retour de Quetzalcóatl hante la capitale de Moctezuma. Les signes maléfiques se multiplient et les anciennes prophéties se réalisent, jusqu'à cette nuit de panique ou la comète Xocomexochitla, ultime présage du dieu Serpent-à-plumes déchire le ciel et les cœurs aztèque plus cruellement qu'une lame d'obsidienne. Terrorisé, l'empereur s’enferme dans ses cauchemars et demande toujours plus de sacrifices en entrainant sa première favorite Maïana dans sa déchéance. Mais la jeune Mixtèque, rebelle et obstinée s'enfuit alors vers les sierras de l'est à la rencontre de Quetzalcóatl, ce dieu vengeur venu des caraïbes.

 

 

La putain et le conquistador - Tome 5
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 04/2003

1519. Pour ce venger de l’empereur Moctezuma qui a fait massacre topus les siens sur la grande pyramide de Tenochtitlan, Maïana Xochitla s'enfuit de la capitale aztèque afin de réaliser la prophétie apocalyptique qui hante tous les peuples mexicains : retrouver et ramener le dieu Quetzalcóatl sur le trône impérial d’où il fut chassé jadis. ainsi la vengeance du Serpent à plumes sera t-elle confondue avec celle de la jeune mixtèque désormais surnommée la Malinche. Le Padre Enrico Segura qui s'occupe de Maïana et qui écoute sa longue confession est toujours à son chevet. Il est persuadé que si la jeune femme dévoilait l'emplacement caché du trésor de Moctezuma, la Sainte Inquisition la laisserait en paix et elle pourrait échapper aux flammes du bûcher. Au lieu de cela, et risquant ainsi la mort, Maïana poursuit le récit de ses incroyables aventures, de son destin si particulier, à mi-chemin entre celui d'une sainte et celui d'une putain.

 

La noche triste - Tome 6
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 08/2005

Cette nuit du 25 janvier 1525 recouvre les rues nouvellement sorties de terre de Vera Cruz. Cependant, elle ne parvient pas étouffer les cris de Maïana suppliciée. La Sainte Inquisition veut lui extorquer des aveux, la condamner pour hérésie et sorcellerie. Mais dans les faits, les inquisiteurs avides cherchent seulement à connaître l'emplacement du trésor caché de Moctezuma Torturée, brisée, la jeune Indienne garde pourtant le silence. Le Père Enrico Segura, le frère Tancrède, même l'évêque, émus de son calvaire, tentent d'en apaiser les souffrances. Et c'est à eux qu'elle confesse une vie de tragédie et de rédemption, à mi-chemin entre la sainteté et la damnation. Elle leur raconte alors sa rencontre avec le commandant Cortez six ans auparavant. Elle l'a attiré dans ses filets en lui faisant miroiter puissance et richesse, l'or de Moctezuma ! Il l'a sortie des geôles et a fait d'elle une dignitaire de son peuple. Maïana se souvient aussi comment il a maté les prémices d'une rébellion en sabordant les bateaux qui auraient pu les ramener sur le Vieux Continent. La Malinche se souvient de cette vie, pas si lointaine, mais qui déjà n'est plus. Jean-Yves Mitton nous distille bribe par bribe l'histoire de la Conquête d'un monde fondé sur la trahison, le mensonge et les croyances manipulées des peuples indiens.

 

Le secret de la Malinche - Tome 7
Jean-Yves Mitton (dessins et scénario)
éditions Glénat - 02/2008

Le dénouement très attendu de la grande saga aztèque de Jean-Yves Mitton. 1525. Villa rica de la vera cruz. La révolte couve, et les prisonniers torturés par les Espagnols souffrent. Une jeune femme plus particulièrement : Maïana Xochitla, accusée d'hérésie, et dont l'Inquisition espère qu'elle lui révélera l'emplacement du formidable trésor de l'empereur aztèque Moctezuma, dont elle fut la maîtresse. Le courage chevillé à l'âme, Maïana résiste toujours, malgré les sévices. Et continue à raconter à son confesseur, l'Inquisiteur humaniste Segura, sa terrible histoire, rouge comme la guerre et le sang des hommes. Des hommes qu'elle séduisit pour survivre, et qui de Moctezuma au conquistador Cortes, firent d'elle une légende, à la fois sainte et putain, témoin privilégié et horrifié de la grande barbarie des années de “conquista”.