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4 janvier 2025

La casa azul

Frida Kahlo & Chavela Vargas
Tyto Alba - dessin et scénario
éditions Vertige Graphic, 06 - 2018

 

Présentation de l'éditeur

 

« Aujourd'hui, j'ai rencontré Chavela Vargas. Extraordinaire, lesbienne, elle est telle que je la désire…» écrit Frida Kahlo à son ami Carlos Pellicer. Ce livre retrace le récit pudique de leur relation, conté par Chavela, trente cinq ans après la mort de Frida, à un jeune touriste rencontré dans une cantina de Coyoacán, le quartier des artistes de Mexico, par une pluvieuse après-midi. Récit de leur vie à trois, dans la merveilleuse « casa azul » ou elle est arrivée un soir de fête, pour n'en repartir que deux ans plus tard. Frida a dix ans de plus qu'elle et Diego bien plus encore, et c'est avec un regard émerveillé et naïf de gamine, qu'elle les observe et boit leurs paroles, leurs gestes, leurs drames et leur passion. Cependant c'est vers Frida que va son profond attachement, Frida l'artiste, Frida la femme : « Bien que je l'admirais, mon amour pour elle était bien plus grand que mon admiration pour son art…». Elles ont en commun d'être rebelles, insoumises aux dogmes sociaux, exploratrices de tous les possibles, dans l'art, en amour, dans leur sexualité, leur vie…

Informations :
ISBN : 9782849991268
Nombre de pages : 64
Prix : 15 €

Après s’être cogné le nez sur les portes closes du musée Frida Kahlo à Mexico, un jeune admirateur se rend dans un café. Il y croise une vieille dame qui lui raconte comment, pendant quelques années, elle a cohabité avec la peintre et son mari, Diego Rivera. La chronologie de son récit se révèle par moments fantaisiste et les contradictions nombreuses, mais l’ensemble semble assez près de la réalité...
Lire la chronique de J. Milette sur BDGest

 

13 juillet 2024

Le roi chocolat

Thierry Montoriol
éditions Gaia, 08-2018

 

Présentation de l'éditeur

 

Victor, journaliste, part en Amérique latine en 1910 inaugurer un opéra. Mêlé à la révolution mexicaine et aux trafics d’armes, il trouve refuge auprès des derniers Aztèques. Horrifié par les sauterelles grillées ou iguanes farcis dont on croit l’honorer, il survit à l’aide d’un breuvage miraculeux à base de sucre, de banane et du cacao hérité du dieu Quetzacoatl.
De retour à Paris, bravant une malédiction, il joue à l’alchimiste pour réinventer la recette sacrée et la faire découvrir à ses enfants, au voisinage, puis à la France entière, jusqu’aux tranchées de la Grande Guerre. Le Banania est né.
Écrit à partir des carnets de reportage de son inventeur, voici l’histoire vraie d’une aventure à peine croyable qui nous emmène à travers trois continents, deux civilisations et le Paris des Années folles.

 

Informations :
ISBN : 9782847208689
Nombre de pages : 432
Prix : 22 €

Thierry Montoriol, navigateur et journaliste, conjugue à la fois la passion de l’information et l’amour de l’écriture. Chef de rubrique actualités puis grand reporter pour la revue Bateaux, il a égale­ment collaboré à l’hebdomadaire Le Point ainsi qu’au journal Le Parisien, et continue d’alimenter de nombreuses chroniques. Lorsqu’il n’est pas en reportage, il se partage entre Paris, l’Île aux Moines et le reste du monde. (Source : éditions Gaia)

En savoir plus sur le chocolat
L’histoire du chocolat est un voyage sucré à travers les siècles
Une boisson sacrée née en au Mexique et en Amérique Centrale

L'origine du chocolat remonte aux civilisations anciennes de l'Amérique centrale, c'est la civilisation Olmèque, l'une des plus anciennes d'Amérique latine, qui a été la première à transformer le cacao en chocolat. Des siècles plus tard, Les Mayas cultivaient eux aussi le cacaoyer, l'arbre qui produit les précieuses fèves de cacao, et utilisaient ces fèves pour créer une boisson appelée "xocolatl", littéralement "eau amère". Cette boisson était loin du chocolat chaud crémeux que nous connaissons aujourd'hui ; elle était souvent amère et épicée, agrémentée de piments, de vanille et d’eau. Cette boisson était considérée comme sacrée et réservée aux élites, y compris aux rois et aux prêtres. C’est le célèbre livre Popol Vuh, livre de la Genèse Maya, qui attribue la découverte du chocolat à des dieux. Au 15e siècle, les Aztèques utilisaient les fèves de cacao comme monnaie. Ils croyaient que le chocolat était un cadeau du dieu Quetzalcoalt. Ils en buvaient comme rafraîchissement, comme aphrodisiaque et même pour se préparer à faire la guerre. Elles étaient également utilisées lors de rituels religieux. Considérées comme monnaie d’échange, elles étaient d’autant plus précieuses, que le cacaoyer a toujours été lié aux divinités, puisqu’il était aux yeux de tous, “l’arbre des dieux”.
Article à lire en intégralité sur le site Cité du chocolat.

Le chocolat de la marque Fábrica de Chocolates La Azteca
un des plus anciens et des plus répandus au Mexique
Il deviendra plus tard La Abuelita avant d'être racheté par Nestlé

Voir aussi Como agua para chocolate, un livre de Laura Esquivel, chroniqué sur ce blog.


Et pour compléter 


Valentine Tibère
Chocolatologue, co- auteur du Larousse du chocolat avec Pierre Hermé. Elle a participé comme coordinatrice et auteur au numéro spécial chocolat de Artes de Mexico. Elle est membre du Club des Croqueurs de chocolat. Elle étudie actuellement le maya et le nahuatl à l'Inalco.

David Bordes

Photographe free-lance, spécialisé dans le patrimoine et l’architecture. Il collabore régulièrement avec le Centre des Monuments Nationaux, la Fondation Yves Klein et Alain Ducasse. Il réalise par ailleurs depuis plus de 10 ans un travail personnel sur les objets chargés d’histoire et les lieux qui les abritent.

Le Mexique a légué au monde les premières boissons à base de graines de cacao. Chapeauté d’une mousse serrée, ce breuvage des dieux et des rois s’est enrichi, après la conquête du Mexique par Cortès, de sucre de canne, de lait et de cannelle. C’est sous cette forme qu’il a traversé les siècles et les continents. Délectable héritage, issu de trois mille ans d’histoire et de légendes ! La route du chocolat traverse le Mexique, serpentant entre plantations et pyramides, couvents et chocolateries, sites olmèques, mayas, aztèques ou coloniaux. Ce livre, richement illustré, entraîne le lecteur à la découverte non seulement de  l’origine du chocolat, mais aussi de  la civilisation mexicaine, de ses légendes et  de ses mythes. Il est complété par de savoureuses recettes bien cacaotées inspirées de la gastronomie mexicaine traditionnelle et contemporaine. En route donc pour  un voyage inoubliable au pays du chocolat, en ces temps merveilleux où les dieux vivaient encore sur la terre !
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.






15 mai 2021

Mexique, la révolution sans fin

Emmanuelle Steels
éditions Nevicata, 03/2018


Présentation de l'éditeur

Parce que pour connaître les peuples, il faut d’abord les comprendre.
Le Mexique est une utopie. Il vous nourrit autant qu’il vous épuise. La mort y est saluée avec dérision dans les fêtes populaires. La violence des narcotrafiquants renvoie une image de chaos. Mais le pays ne se réduit pas à l’actualité angoissante de ces dernières années. Car ici, au cœur du continent américain, tout mérite le détour. Ici s’est forgée l’histoire du Nouveau Monde colonisé par les conquistadors. Ici vivent les mythes des révolutionnaires latino-américains. Ici se mobilisent les rebelles du Chiapas. Ici grandit un peuple jeune qui reprend le flambeau de la révolte.

Ce petit livre n’est pas un guide, c’est un décodeur. Il raconte le Mexique et les passions mexicaines : une soif effrénée de liberté sans cesse contrariée par la mainmise d’un vieux système prédateur sur ses ressources naturelles et économiques. Un vrai roman latino-américain !
Un grand récit suivi d’entretiens avec Soledad Loaeza (Au Mexique c'est l'Etat central qui a crée la nation), Ricardo Raphael (L'identité mexicaine va se réinventer au nord du rio Bravo et repénétrer au Mexique) et Jorge Volpi (Au Mexique, il n'est jamais de vérité claire. Notre vérité est toujours ambiguë).

 

L'auteur
Emmanuelle Steels est journaliste indépendante. Correspondante au Mexique, elle contribue à Libération, la RTBF, et de nombreux autres médias belges et français. Elle s’est notamment intéressée à l’affaire Florence Cassez.




24 avril 2021

L'épopée mexicaine de Romulus Bonnaventure

Raphaël Confiant
éditions Mercure de France, 04-2018

Présentation éditeur

 

Depuis sa plus tendre enfance, Roro travaille sur l'habitation La Fleury, à la Martinique. Contrairement à ses compagnons d'infortune, il a appris à lire. Au moment de l'abolition de l'esclavage, en mai 1848, dans la pagaille générale, c'est donc un gros dictionnaire qu'il emporte sous le bras. Avec sa liberté, c'est son trésor le plus cher ! Libre, Roro deviendra Romulus Bonnaventure. Un temps en ménage avec la bellissime Péloponnèse Beauséjour, une Chabine plantureuse aux mœurs libres et au fort caractère, il suscite de nombreuses jalousies.

Lorsque les soldats de Napoléon Ill, emmenés par Maximilien Ier arrivent à la Martinique, tête de pont de l'expédition du Mexique, la vie de nos deux héros bascule. De 1861 à 1867, des dizaines de navires de guerre, transportant quelque trente mille soldats de toutes nationalités, feront escale à Fort-de-France.

Pour Romulus, comme pour de nombreux insulaires, l'occasion est trop belle : il s'engage dans l'armée et part à la conquête de la Sierra Madre et du Popocatepetl. De son côté, Péloponnèse Beauséjour devient chambrière de l'impératrice Marie Charlotte Amélie.
Pour tous, l'aventure mexicaine ne fait que commencer.

Raphaël Confiant nous entraîne dans le bruit et la fureur d'une guerre féroce, sur un territoire grandiose. À travers ses personnages attachants que guette un destin tragique, il brosse tout un pan oublié de l'histoire de France et de la Martinique, qui tient autant de l'épopée que du récit initiatique.

Lire sur le site de l'éditeur

24 mars 2019

La cicatrice

Andrea Ferraris (dessin) & Renato Chiocca (textes)
éditions Rackam, 06-2018

Le Mexique et les États-Unis partagent une frontière commune longue de 3200 kilomètres dont un tiers est marqué depuis vingt ans par un haut mur de métal rouillé. Censé empêcher aux migrants d’entrer clandestinement aux États-Unis, cette barrière – que le président Trump voudrait étendre à l’ensemble de la frontière – n’est qu’un rempart dérisoire qui oblige cependant les candidats à l’exil à emprunter les routes dangereuses du désert et des montagnes où beaucoup d’entre eux finissent pour y laisser la vie. Au printemps 2017, Renato Chiocca et Andrea Ferraris ont voyagé le long de ce monument à la haine et à l’ignorance, ont écouté les histoires de ceux qui vivent à l’ombre du mur et recueilli le témoignage de ceux qui portent de l’aide aux migrants, les sauvant parfois d’une mort certaine et leur assurant un accueil dans la dignité et le respect de leur droits. Dans La Cicatrice, Chiocca et Ferraris racontent leur périple le long de ce mur de la honte nous rapprochant de son effrayante réalité et nous poussant à réfléchir à d’autres manières, plus sensées et humaines, de résoudre cette urgence devenue désormais planétaire.

Source : éditions Rackam

11 mars 2019

Zapata est vivant

Yann Fastier
éditions L'atelier du poisson soluble, 10-2018

Ils ont tué Zapata. Mais Zapata n’est pas mort. Zapata est vivant. A travers 16 planches, l'auteur illustre l'histoire du soulèvement zapatiste au Chiapas en 1994, après avoir dressé le portrait d'Emiliano Zapata et du zapatisme de 1919 dans le Morelos puis dans tout le pays, terminant avec l'EZLN du Subcomandate Marcos.

Poursuivant son projet de présenter aux jeunes lecteurs des personnages historiques intègres, Yann Fastier propose une évocation graphique et quasiment mythologique du révolutionnaire mexicain.

Un très bel album tout public qui constitue un dossier très court mais très complet à la fois, apportant des éléments de compréhension sur l’expérience zapatistes et leurs efforts pour vivre leur utopie depuis maintenant 25 ans.

Voir la fiche du livre et le feuilleter sur le site de l’éditeur.

" Ainsi, pour tous ceux qui sont encore persuadés qu'un autre monde est possible, l'expérience zapatiste reste-elle, envers et contre tout, l'une des plus belles raisons d'espérer ".

11 avril 2018

Un printemps mexicain

Notre Amérique, tome 2
Scénario de Kris, dessins de Maël
éditions Futuropolis, 04-2018


Présentation de l'éditeur
Aux premiers jours de 1919, ils sont arrivés dans le Nouveau Monde, Julien et Max. À bord du Libertad, un rafiot plein jusqu'à la gueule de fusils et de munitions, piloté par le capitaine Silius Jensen, un drôle d'oiseau aussi, celui-là. Et avec Tina, surtout, Tina la rebelle, Tina la farouche, Tina la compagne du fameux colonel Craven, chef des guérilleros mexicains. Quand le Libertad aborde la rive atlantique mexicaine, les regulares, les soldats du gouvernement, attendent de pied ferme, le fusil à l'épaule et la mitrailleuse frémissante. Un déluge de feu s'abat sur le trio et les quelques rebelles venus les accueillir. Jensen s'apprête à reprendre la mer, Max, Julien et Tina à vendre chèrement leur liberté. C'est alors que le gros de la troupe rebelle, aux cris de « Craven, Craven ! », entre en jeu, bousculant comme des quilles les soldats réguliers. Enfin, le colonel Craven, seul, un drapeau à la main, les yeux fous, s'élance au milieu de la bataille, déclamant un poème de fange, de rage et de sang. Stupeur chez les regulares, vivats hurlés sous les sombreros des révolutionnaires, l'hésitation des uns profite aux autres, et c'est la victoire.
Craven. Julien, Max et Tina. Les personnages sont en place, le rideau, ensanglanté, s'est levé. L'hiver des tranchées se dissipe enfin, le printemps mexicain est en pleine éclosion. Pour combien de temps encore ?



Après la traversée de l’Atlantique et de nombreuses aventures dans le tome 1, Julien et Max se retrouvent au Mexique. Le printemps est en pleine éclosion, un printemps de fureur et de sang, la révolution fait rage. Pour Julien, Max et Tina elle est synonyme d’espoir. L’immersion dans l’Amérique du Nord du début du XXe siècle et ses bouleversements continue. D’un continent à l’autre, deux hommes qui étaient dans des camps adverses tentent de reconstruire leur vie ensemble.