31 octobre 2015

La frontière sud

José Luis Muñoz
Traduit de l'espagnol (Espagne) par Alexandra Carrasco
éditions Actes Sud, septembre 2015
Collection Actes noirs


Mike Demon vend des assurances agricoles aux fermiers de Californie. Évidemment, ce n’est pas le boulot le plus folichon du monde. On passe ses journées en bagnole sous un soleil de plomb, on se fait pas mal claquer la porte au nez et on finit plus souvent qu’à son tour dans un motel miteux en bord d’autoroute. Alors, pour oublier qu’on ne voit pas sa famille autant qu’on voudrait, on s’offre une soirée en roue libre de temps en temps. Un de ces soirs justement, Mike Demon décide d’aller faire une petite virée à Tijuana. Il y fait la rencontre d’une prostituée sublime dont il va tomber follement amoureux, au point de lui promettre une nouvelle vie de l’autre côté de la frontière. Le problème, c’est qu’entre la fille et les États-Unis, il y a Fred Vargas, un flic mexicain aussi violent que véreux. Un esthète de la combine assez futé pour avoir compris que, niveau rendement, un bon père de famille yankee venu s’encanailler de ce côté-ci de la frontière, ça valait toutes les polices d’assurance du monde...

Source Éditions Actes Sud

24 octobre 2015

Le Mexique des insoumis

La grande révolution de 1910
Alexandre Fernandez
éditions Vendémaire, 10-2015

Présentation de l'éditeur

Des cavaliers, des sombreros, des cartouchières, la mort partout - celle que l'on donne et celle que l'on reçoit... Toute une imagerie forgée par le cinéma et les arts populaires. Pittoresque et romantique, la Révolution mexicaine reste cependant largement méconnue : on en ignore généralement les causes, le déroulement et les implications sociales. Or cette séquence qui dura plus de dix ans, de 1910 à 1920, compte parmi les plus importantes de l'histoire contemporaine de l'Amérique latine ; ses répercussions se font encore sentir dans la tragédie que connaît actuellement le pays, où règne un chaos politique sans précédent. Un récit à la fois alerte et minutieux, où l'on retrouvera aussi bien Zapata et Pancho Villa que les milliers d'insurgés anonymes qui ont été les forces vives de ce grand mouvement populaire.

Voir la fiche du livre sur le site Sens Critique

Informations
ISBN : 978-2363580610
Pages : 256
Prix : 20 €


13 juin 2015

Des livres pour les amoureux du DF

En 2013, TimeOut México, guide culturel et de divertissements de la Ciudad de México, recommandait 5 livres pour aimer le Distrito Federal (DF), terme qui, au sens large désigne Mexico, la ville capitale du Mexique, qui se confond aujourd’hui avec le district fédéral, entité administrative ou siège le gouvernement fédéral des Etats unis du Mexique. D’après Pedro Jorge Uribe, parmi tous les livres consacrés à Mexico figurent ces « œuvres essentielles pour connaitre l’histoire de notre ville ».

Toute approche d’une ville suppose avant tout de se familiariser avec son histoire :
México viejo, de Luis González Obregón
Historias sobre asuntos específicos de la ciudad anteriores al siglo XX. Un clásico que no decepciona.

Le deuxième contact se fait à travers la nourriture que l’on va découvrir dans les restaurants, les cafés, les fêtes ou les marchés :
Cocina mexicana, de Salvador Novo
En este libro se relata la historia de la gastronomía en la capital, desde lo que comían los mexicas hasta los grandes restaurantes del siglo XX, pasando por el café, las tortas, las fiestas del centenario y muchos otros asuntos apetitosos.

Edités respectivement en 1900 et 1973, ces deux ouvrages ne peuvent se rencontrer que dans des librairies de libres anciens ou des bouquineries.

Les autres livres sont destinés à ceux qui vont se promener dans Mexico, qui vont apprécier ses colonias, ses quartiers, ses avenues, ses rues et ses ruelles, les lieux de vie, de sortie, les manifestations culturelles et festives, et qui souhaitent découvrir les chroniques et petites histoires du DF, ses secrets, les mœurs des defeños et chilangos, et les autoportraits qu’en font des écrivains eux-mêmes citoyens de Mexico. Ils trouveront une anthologie multiformes de cette ville déjà capitale de l’empire aztèque, puis de la Nouvelle-Espagne, avant d’être cette mégalopolis de plus de 20 millions d’habitants, phare de l'Amérique latine, tant sur le plan civilisationnel, culturel que politique.


Corazón de piedra
Crónicas gozosas de la ciudad de México
Angeles González Gamio
Editorial Conaculta, 2006
Lugar de origen, destino final, punto de encuentro o de partida, refugio o prisión, espejismo o quimera, la ciudad de México es ante todo nuestra casa. Barrios, pueblos y colonias son habitaciones donde las voces y los rumores del presente -el más fugaz de todos los tiempos ya que el pasado está en apariencia inmóvil y el futuro se encuentra siempre por llegar- se mezclan con los ecos y las huellas dejados por las generaciones antérieures.
Este volumen que rescata las más brillantes páginas de Ángeles González Gamio es un libro de viajes a través del Centro Histórico: tiempo y memoria anclados en la piedra. Sus páginas son mapas que nos orientan para llegar al claustro, la plaza, el hospital, el jardín, el teatro, la mansión, la escuela, el pequeño comercio que hace de su ingenuo letrero un escudo contra los embates de macroplazas y megacomercios.
En los lugares que Ángeles González Gamio nos descubre o nos devuelve encontramos referencias a personajes notables que alternan con otros imaginarios, hechos de silencio y de sombra. Ilustres o anónimos, pobres o acaudalados, todos aportan su voz para entonar un coro que resuena desde el corazón de la ciudad perdida y añorada hasta las entrañas de la ciudad real: esta que nos deslumbra, nos atrapa y nos fascina contándonos su historia interminable- nuestra historia.

México DF : lecturas para paseantes
Rubén Gallo
Editorial Turner, 2005
Se trata de una antología de Rubén Gallo, quien toma en cuenta textos de Carlos Monsiváis, Elena Poniatowska, Guadalupe Loaeza, Jorge Ibangüergoitia, Vicente Leñero y otros usuales. Muy buen libro.
Es una compilacíon de crónicas, ese género tan mexicano, sobre la vida en la Ciudad de México, una de las capitales culturales de Latinoamérica y una de las urbes más intensas del planeta. La metrópolis dibujada en estas páginas no es la Ciudad de los palacios tan añorada por los lectores nostálgicos sino la megalópolis del caos que ha surgido en los últimos treinta años : una ciudad habitada por pepenadores, vendedores ambulantes, noctámbulos lujuriosos, artistas necrófilos y ricachones desvergonzados.


El derrumbe de los ídolos
Héctor de Mauleón
Editorial Cal y Arena, 2010
Relatos sobre la llegada de la luz eléctrica a la Ciudad de México, el primer vuelo en avión, la lengua de Belisario Domínguez y otras narraciones interesantísimas y bien escritas.
El mejor profeta del futuro es el pasado, las crónicas de El derrumbe de los ídolos confirma esta máxima. De Mauleón ha demostrado que le porvenir de la Ciudad de México puede encontrarse en las fiebres mortales de 1918, cuando se extendía en las calles el miedo a la gripa española; en un día de octubre de 1913, cuando se decidió el futuro de Belisario Domínguez; en una tarde lluviosa de 1928, cuando Emilio Carranza se convirtió en el primer piloto mexicano; en los días funestos de 1922 en que estallaron bombas de agua de la Condesa y la ciudad moría de sed; en la noche en que a una voz fantasmal salida de un cubo de madera se le llamó radio. Estas aceradas páginas de historia cultural, vida cotidiana y prosa envolvente proponen que nuestro pasado puede ser el prólogo de los sueños de la ciudad.
El derrumbe de ídolos perdidos da cuenta de un México desaparecido, pero Hector de Mauleón lo ha revivido en estas páginas como ilusionista: el Ángel de la Independencia cae cada noche despeñado por la fuerza de los grados Richter de un temblor que siembra el miedo en el Distrito Federal; en algun lugar, el Ratón Macias expone su prestigio ante Alphonse Halimi; una vez más Pedro Infante siente la punzada de un presentimiento negro en la cabina de un avión. De Mauleón sabe que las cosas pueden ocurrir dos veces si la intensidad de la prosa resiste el paso del tiempo.

Les lecteurs francophones peuvent aussi se donner quelques frissons avec la littérature noire consacrée au DF, malheureusement tragique de vérité car inspirée des faits glauques et violents qui émaillent qui s'égrainent régulièrement. A lire sur ce blog, Mexico noir, présenté par Paco Ignacio Taibo II, et Mexico quartier sud (Retorno 201) de Guillermo Arriaga.
PhH






11 mai 2015

Les amants de Coyoacan

Gérard de Cortanze
éditions Albin Michel, 03 - 2015

Présentation éditeur :
En janvier 1937, Frida Kahlo, mariée au peintre Diego Rivera, n’a pas encore trente ans. Le couple bat de l’aile. Aux infidélités de Diego répondent celles de Frida. La jeune femme n’est pas heureuse. Revenue d’une fugue à New York elle songe à se suicider. Un événement va bouleverser sa vie : l’arrivée de Trotski dans un Mexique postrévolutionnaire en pleine ébullition.

Entre le rescapé de la Guépéou et l’artiste flamboyante, naît une passion dévorante. Affolant ses gardes du corps, mettant en déroute les tueurs lancés à ses trousses, Trotski lui donne des rendez-vous secrets, s’enfuit avec elle dans une hacienda, glisse des billets enfiévrés dans les livres qu’il lui offre. Frida sera son dernier grand amour. Des années plus tard, l’artiste confiera que cette rencontre fut l’une des meilleures choses qui lui soit arrivée et cette période l’une des plus fécondes de sa vie de peintre.

Fabuleuse évocation d’un Mexique à la vitalité inouïe, ce roman trépidant, à l’image de son héroïne, nous plonge dans l’effervescence intellectuelle et politique de la fin des années 30 à travers le parcours rayonnant d’une femme animée par un insatiable désir de vivre et d’aimer. Gérard de Cortanze en restitue brillamment la fantastique ampleur.


L'avis de Jean-François Cadet de RFI :
Par sa mère, il descend de Fra Diavolo, le bandit napolitain qui lutta contre Bonaparte et finit pendu en 1806. Quant à la famille de son père, elle a combattu aux côtés de Garibaldi, l’artisan de l’unité italienne. Gérard de Cortanze était donc prédestiné pour naviguer dans les méandres de l’Histoire. Son imagination débordante est nourrie par la littérature, par ses ancêtres et par le souffle romanesque de sa plume, il nous a fait traverser les siècles à travers des personnages issus de l’Immigration italienne ou de l’errance du peuple juif. Mais, ce Piémontais d’origine est aussi un passionné de littérature hispanique, dont il a traduit et édité les plus grands auteurs. Il nous emmène dans le Mexique de la fin des années 30. Gérard de Cortanze nous transporte à nouveau dans l’univers de couleurs et de souffrance physique et amoureuse de Frida Kahlo.
Quelques mots sur Coyoacan :

Coyoacán est une delegación (arrondissement) de Mexico, située au sud de la ville. C'est un ancien village préhispanique qui a été petit à petit avalé par la ville. Son centre est devenu un quartier touristique, épargné par l'hyperactivité et la densité urbaine, et qui a gardé son charme grâce notamment à ses ruelles et ses habitations anciennes dont la maison de Frida est un exemple.

Le quartier garde encore aujourd'hui un air bohème et provincial qui exerce un attrait sur tous et pas seulement sur les touristes. Même avant le développement du tourisme national et international, Coyoacán s’enorgueillissait déjà de la préférence que lui accordaient les autochtones comme les visiteurs. Il n'est donc pas surprenant que les autorités de Mexico l'ait nommé Barrio Mágico. Coyoacán conserve son charme provincial et beaucoup de promeneurs viennent au Jardín Centenario, autour de la fuente de los coyotes, en fin de semaine pour profiter des animations (comme la feria del libro alternativa en décembre) et de ses marchés.

Dans les années 1930, Coyoacán était un petit village, "loin" du centre de Mexico. La rivière Churubusco coulait librement et la maison de la peintre Frida Kahlo, au 247 rue de Londres, était le siège de réunions où des peintres, des hommes un peu bohèmes et des hommes politiques, dont Léon Trotsky, discutaient autour de la tequila et des plats typiques que leur hôtesse leur offrait. Aujourd'hui transformée en musée, la décoration y respecte l'esprit que Frida avait donné à sa célèbre Casa azul, où elle naquit, vécut et mourut.

Le mercado de Coyoacan (calle Ignacio Allende 59 y Malintzin) se situe à quelques rues de sa maison. On y trouve tous les fruits frais du Mexique, des accessoires artisanaux et de la nourriture typique telles que les sauterelles grillées (chapulines), amuse-gueule préhispanique, ainsi que de nombreux puestos de quesadillas, les fameux tacos d'El güero de Coyoacan et les tostadas de Tostadas Coyoacan. A l'extérieur, on mange de délicieux produits de la mer à la marisqueria El jardin del pulpo.

En redescendant vers le kiosque, on passe devant le café El Jarocho, une étape obligatoire ou on peut déguster une très grande variété de cafés, moka, chocolats ... qui n'ont rien à voir avec Starbuck. A proximité, on trouve la Casa de Cortès, aujourd'hui siège de la mairie, l'église de la Conchita, le musée des arts et cultures populaires, des restaurants, cervecerias, le mercado artesanal de Coyoacan, l'église San Juan Bautista, la place Santa Caterina, la maison de l'acteur El Indio Fernandez, ainsi que les libraires El Sotano et Ghandi.

L'avenida Francisco Sosa, bordée de maisons typiques de l'époque coloniale nous ramène jusqu'à la célèbre place de la fontaine des coyotes, très prisée des mexicains le week-end. Face à la fontaine, on peut prendre une table au 1er étage du Sanborn's et profiter de la vie douce et agréable de ce beau quartier.

PhH

25 avril 2015

Zapatistas

Les aventures sentimentales de Carmen et Jorge
Textes et dessins : Pierre Place
éditions Aarg, 04-2015

Présentation de l'éditeur :
Une série de récits et de portraits comiques d'acteurs et d'actrices de la révolution mexicaine qui est une fresque du quotidien, peuplée d'êtres humains, avec leurs rêves, travers, désirs et défauts.


Dans le numéro 8 de la revue Aaarg, l'auteur expose ses influences, notamment celles des calaveras désignées comme  des "gravures sur bois satiriques mexicaines de la fin du XIXe siècle". En fait, calavera  peut désigner toutes les représentation artistique de crânes et squelettes. Les lithographies de José Guadalupe Posada comptent parmi les plus belles et les plus célèbres. Pierre Place revendique aussi la "plus grande collection de santiags du nord-est-parisien".

On peut décrire sommairement l'album avec le slogan  : sexe, violence et révolution (celle de 1910) ! Le titre - zapatistas - a du être choisi car Zapata est aujourd'hui plus connu que Francisco Villa et a donc un peu plus d'accroche. L'appellation a été réintroduite dans l'actualité depuis la nouvelle révolution zapatiste (de 1994) menée par l'EZLN. Découpées en plusieurs chapitres, alternant les dessins en noir et blanc, tricolores ou en couleurs, les aventures de Carmen et Jorge sont sexuellement explicites, les balles crépitent à chaque case et les morts ne se comptent plus. Les personnages décris  sont des mexicain(e)s ordinaires pris dans la tourmente révolutionnaire, moment historique vu sous l'angle de leur quotidien, de leurs caractères, défauts, désirs et vices compris.

L'atmosphère générale du livre nous plonge dans une ambiance finalement beacoup plus villiste que zapatiste. Si Emiliano Zapata, el caudillo del sur, était un révolutionnaire aux idées politiques riches de lectures, de réflexions et de débats, Doroteo Arango, dit Pancho Villa, el centauro del norte, était un soudard sans foi ni loi, rallié à Francisco I. Madero par opportunisme. Le détachement avec lequel nos deux héros commettent leurs actes meurtriers en fait des clones de Rodolfo Fierro, fidèle lieutenant de Francisco Villa, très justement surnommé El canicero (le boucher) pour avoir massacré à tours de bras. La distance mise entre la gravité des actes et le ton décalé de l'histoire sont illustrés dès la couverture sur laquelle Jorge tripote négligemment la poitrine d'une Carmen représentée comme une Mona Lisa impassible, tenant un revolver comme si c'était le premier objet venu. Carmen est une tueuse qui s'enivre du sang qu'elle verse à seaux, ce qui pose un sérieux problème à Jorge, hématophobe hypersensible qui est pris de nausées et de vomissements à la vue de la plus petite goutte de sang. Leurs émois, dans ces conditions, ne sont pas vraiment teintés de romantisme.

Rodolfo Fierro et Francisco Villa


L'omni présence banale de la mort, l'humour noir et le style de dessin concoctent une illustration parfaite du dicton mexicain la vida no vale nada.

PhH

La chronique de Frédéric Bounous sur Planète BD
Jean-Pierre Mocky dans la guérilla Zapatiste. Les histoires sont absurdes, elles sont méchantes, piquantes. On se prend à penser quelquefois à Alphonse Allais, mais souvent les blagues mordent profondément. Cette série d’historiettes de Pierre Placé est souvent jouissive, et pas seulement parce que le fil rouge du livre est tissé par les amours iconoclastes de Jorge et Carmen. Les situations sont cocasses, les renversements sont violents et inattendus... 

L'hématophobie, un handicap enfin pris au sérieux pat la littérature contemporaine
Psychologie Mexicaine Magazine
Le feu de la passion dans le brasier de la révolution
El Machete
Sexe, violence y corrido !
El Grafico


13 avril 2015

Conquistador tome 4

Tome IV
Scénario : Jean Dufaux, dessin : Philippe Xavier
éditions Glénat, 03-2015

Présentation de l'éditeur
Ils cherchaient le trésor des Aztèques. Ils vont affronter l’Histoire… Hernando Del Royo est à présent le chef de la tribu des Hiburas. Tous le reconnaissent sous le nom de « l'Oqtal » : le dieu des racines. Fort de sa nouvelle position, il mène une armée rassemblant les autres tribus hostiles à Moctezuma... De son côté, l'empereur aztèque espère restaurer son autorité auprès des grands prêtres. Il doit pour ce faire à tout prix mettre la main sur la croix de Txlaka, ce dont il charge la belle Catalina Guerero. Mais il ignore que celle-ci est toujours fidèle à Cortès qui, aux portes de Tenochtitlan, espère entrer dans la majestueuse cité aztèque avec toute son armée...
Le second diptyque de la captivante série Conquistador, toujours mené de main de maître par le tandem Dufaux et Xavier, se conclut en apothéose ! Mêlant toujours aussi savamment aventure et mythologie méso-américaine, il est cette fois plus ancré dans la réalité historique, mettant en scène les circonstances qui ont mené au massacre de la célèbre « Noche Triste » de 1520...

26 mars 2015

Campo de guerra


Sergio González Rodríguez 
Premio Anagrama de ensayo
Editorial Anagrama, mayo de 2014

Resumen de la Editorial Anagrama 
Campo de guerra analiza la tendencia geopolítica encabezada por Estados Unidos de América, que, con el pretexto de combatir el terrorismo en el mundo, ha impuesto el control y la vigilancia a partir de plataformas militares, y ha impulsado el orden paulatino de grandes corporaciones mundiales, cuya sinergia en el espionaje absoluto se ha revelado en los últimos tiempos.
El modelo de control y vigilancia fue insertado en la comunidad internacional mediante la ideología ultraliberal, la apertura de los mercados, la economía globalizada y las sociedades de la información. De modo paralelo, la democracia formal hizo creer que, a través del pragmatismo por encima de las normas constitucionales de cada país, podría avanzarse para realizar un gobierno planetario bajo la bandera de « la libertad y la democracia ».
El autor 
Sergio González Rodríguez (n. Enero 26, 1950 ) es un periodista y escritor mexicano, mejor conocido por sus escritos sobre feminicidios en Ciudad Juárez de 1990 a 2000. La obra principal de este trabajo es Huesos en el desierto que fue publicado en 2002. González Rodríguez también ha escrito novelas, ensayos and guiones para documentales. Su trabajo ha sido reconocido con varios premios en México y España, como el premio Casa América Catalunya a la Libertad de Expresión en Iberoamérica, 2013.

Ensayos
· Los bajos fondos, el antro, la bohemia y el café (1988)
· El centauro en el paisaje (1992)
· De sangre y de sol (2006)
· Campo de guerra (2014)
Crónica
· Huesos en el desierto (2002)
· El hombre sin cabeza (2009)

Mi opinión
Ensayo muy bien documentado y muy completo con mapas, bosquejos, numerosas notas a pie de página y una bibliografía al final.

Retoma toda la actualidad desde el principio del gobierno de Calderón, ata cabos y nos hace una demostración magistral sobre los vínculos entre todos los organismos oficiales de México, gobierno incluído, y la DEA, la CIA estadounidense. Nos explica cómo Estados Unidos desestabiliza uno por uno los diferentes países latinoamericanos para poder implantar bases militares bajo la excusa de luchar contra el narcotráfico o el terrorismo y vender sus armas sofisticadas, cómo, con Felipe Calderón se firmó el Plan Mérida, cómo tuvo lugar la operación « Rápido y furioso » cuya consecuencia fue que un montón de armas entraron en México, cómo entrenó policías mexicanos de élite en Estados Unidos que luego se volvieron en gran parte narcotraficantes, cómo se desarrolló el paramilitarismo, etc.

También indaga cómo Estados Unidos quieren extender su poder no sólo en América Latina sino en otras partes del mundo. La técnica utilizada es muy similar, retroceso del Estado nación, desarrollo del narcotráfico, del paramilitarismo, desestabilización, envío de drones y todo esto bajo la bandera de la democracia. Es un ensayo realmente muy instructivo que deberíamos leer todos para entender mejor la geopolítica mundial.

MA.B.

19 mars 2015

Las rebeldes

Mónica Lavín
publié en 2011, Grijalbo ediciones
réédité en 2013 en édition de poche, De Bolsillo premium, 368 pages
Avec Las rebeldes, Monica Lavín poursuit dans la veine historique en se basant sur les mémoires de Leonor Villegas de Magnón, originaire de Nuevo Laredo (1876-1955) et dont le surnom, donné par son père, était “la rebelle”. C'était un femme activiste, originaire d’une famille aisée mais qui s’opposa à la dictature de Porfirio Díaz dans sa jeunesse, ainsi qu’au rôle que l’on attribuait à la femme à son époque.
Leonor fut la fondatrice de la Croix Blanche Constitutionaliste neutre (1913), qui, à l’inverse de la Croix Rouge Mexicaine, à la solde de Porfirio Díaz, soigna les blessés révolutionnaires. Elle transforma sa maison de Laredo en hôpital. Elle était accompagnée d’une journaliste, Jovita Idar, de Lily Long secrétaire étasunienne, d’un photographe et de beaucoup d’autres volontaires.

Le roman de Mónica Lavín mêle les faits historiques aux histoires d’amour de ses héroïnes. Jenny Page est un personnage fictif par exemple qui représente les femmes entre deux cultures, mexicaine et étasunienne, ayant existé ou non, qui prirent part à l’action. On assiste à tous les jeux de pouvoir de l’époque en particulier entre Pancho Villa et Carranza.

L'auteur
Mónica Lavín est une écrivaine et journaliste mexicaine, née en 1955 à Mexico. Elle a écrit des romans, salués par plusieurs prix comme le prix Elena Poniatovska pour son roman Yo la peor (2009) sur Sor Juana Inés de la Cruz ainsi que de nombreux recueils de nouvelles., dont plusieurs ont été traduites dans différentes langues (exemple :* Brèves n°71 « Mexique – Enrique Serna et dix écrivains mexicains de nouvelles ». [Villelongue d’Aude], Éditions L'Atelier du Gué, 2004, 128 pages).

MA.B.


14 février 2015

Los rojos de ultramar


Jordi Soler
Alfaguara, Madrid, 2004

Esta es una historia hispana-veracruzana que empieza con la guerra del personaje principal Arcadi: la guerra civil española, Arcadi es uno de los republicanos españoles que tienen que huir a la llegada de Franco al poder, en 1939. Al principio Arcadi se refugia en el sur Francia, en el campo de Argèles- sur- Mer vigilado por los soldados franco-senegaleses (hubo más de 440 000 exiliados españoles en Francia después de La Retirada). Poco a poco vamos conociendo el destino y la peripecia de estos exiliados españoles, que se vuelven incómodos para el régimen francés de Vichy. México es uno de los países que a través su presidente de entonces, el Gral. Lázaro Cárdenas, va a ser todo lo posible para rescatar a estos exiliados y llevarlos a México. Arcadi logra llegar a Veracruz y desde ahí va a instalarse en una plantación de café y va a participar en un complot internacional para asesinar a Franco. Novela interesante realizada como un deber de memoria, biográfica pues Arcadi es el abuelo del autor, bien documentado.

¿Sabían ustedes que el último presidente de la República española Manuel Azaña murió bajo la protección de gobierno mexicano en el territorio de la delegación diplomática mexicana en Francia? Y que fue enterrado en Montauban, Francia con la bandera mexicana puesto que no pudo ser con la bandera republicana que el Prefecto francés no aprobó?


Les exilés de la mémoire
traduit de l’espagnol par Jean-Marie SAINT-LU
10/18 BELFOND, 2008

C'est est une histoire de l’Espagne et de Veracruz qui commence sur fond de guerre civile espagnole, vécue par le personnage principal, Arcadi. Il fait partie des républicains obligés de s’enfuir après l’arrivée du Général Franco au pouvoir, en 1939. Arcadi se retrouve d'abord réfugié au sud de la France, à Argelès-sur-Mer, dans un camp de concentration surveillé par des tirailleurs sénégalais (il y a eu plus de 440 000 exilés espagnols en France après La Retirada). Peu à peu nous découvrons les périples et le destin de ces exilés qui deviennent embarrassants pour le gouvernement français de Vichy. Le Mexique est un des pays qui, à grâce au Président de l’époque, le Général Lazaro Cardenas, va faire tout son possible pour les secourir et leur permettre de venir au Mexique. Arcadi est de ceux la. Il débarque sur la terre mexicaine à Veracruz, où il va s’installer dans une plantation de café. Mais il va aussi poursuivre sa propre guerre en participant à un complot international pour assassiner le Général Franco.

C’est un roman intéressant et bien documenté, rédigé comme un exercice de mémoire historique, avec une forte dimension autobiographique puisqu'Arcadi est le grand-père de l’auteur. Saviez-vous que le dernier Président de la République espagnole, Manuel Azaña, est mort sous la protection du gouvernement mexicain, sur le territoire de la délégation diplomatique mexicaine en France ? Il a été enterré en France à Montauban, sous le drapeau mexicain car le Préfet français de l’époque avait interdit l’enterrement sous le drapeau républicain.

ROB

8 février 2015

Crépuscule sanglant

James Carlos Blake
Rivages / Thriller 2002

Présentation de l'éditeur
Ce livre raconte l'odyssée de deux frères, Edward et John Little, dans l'Ouest sauvage de 1840. Les premiers souvenirs d'Edward remontent au jour où le père, Daddyjack, les a contraints, avec leur mère et leur sœur, à quitter la Géorgie : il avait poignardé un homme dans un bal car il le trouvait trop entreprenant avec son épouse. C'est le début d'un long périple sanglant qui voit les deux frères tuer leur père à l'instigation de leur mère, puis se lancer sur la piste de leur sœur, qu'ils retrouvent dans un bordel de La Nouvelle Orléans… Ils rencontrent des profanateurs de tombes, assistent à des scènes de lynchage, sont enrôlés de force dans l'armée, connaissent le bagne… Ils sont condamnés à suivre et à accomplir le destin de leur famille dont le sang est "mauvais" depuis l'origine.

Publié en 1997 sous le titre original de In the rogue blood, c'est le troisième roman de James Carlos Blake. Il y raconte l'histoire tragique de ces deux frères, qui après avoir été solidaires pendant leur difficile jeunesse, se retrouvent plus tard ennemis en pleine guerre entre les Usa et le Mexique. L'auteur met en lumière guerre méconnue en Europe, et notamment l'aventure épique de cette première légion étrangère mexicaine : le bataillon San Patricio, un bataillon de soldats déserteurs catholiques, irlandais pour la plupart, fondé par John Riley. Ces soldats, rejetés par une Amérique majoritairement protestante vont faire le choix de passer du côté mexicain et par la même, catholique. Un des deux frères Little accompagnera le bataillon San Patricio jusqu'à l'assaut final.


Plaque commémorative apposée sur la place San Jacinto, à San Angel, Mexico DF


L'auteur
James Carlos Blake est né en 1947 à Tampico au Mexique. Il est né dans une famille mexicaine ayant, trois générations auparavant, des descendants américains, anglais et irlandais, y compris un pirate britannique exécuté à Veracruz. Passionné par l'histoire entre le Mexique et les Etats-Unis, l'ouest sauvage du XIXe siècle, ses livres s'inspirent souvent des hommes et des évènements qui ont marqué cette période.



" Erin go bragh - L'Irlande à jamais "
Fanion du batallón San Patricio
A lire sur ce blog sur le même sujet, Les oies sauvages meurent à Mexico