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25 janvier 2020

Ce prince que je fus

Jordi Soler
traduit de l'espagnol (Mexique) par Jean-Marie Saint-Lu
éditions La Contre allée, 09-2019


Au XVIe siècle, Xipaguacin, une princesse aztèque fille de Moctezuma II, est enlevée par un noble espagnol qui l’emmène dans un village reculé des Pyrénées. Là, naitra un enfant qui sera à l’origine d’une lignée atteinte de folie et dépositaire d’un trésor qui, selon la légende, fut enterré par la princesse dans les terres catalanes. 500 ans plus tard, la recherche de ce trésor conduit le narrateur jusqu’à un personnage invraisemblable, Kiko Grau, qui profite de sa condition d’héritier de l’empire aztèque pour s’introduire dans la haute bourgeoisie de Barcelone.
Entre le délire et la responsabilité historique que lui impose son origine, Son Altesse Impériale triomphe dans l’Espagne franquiste en escroquant tous ceux qui rêvent d’ajouter à leur nom un titre de noblesse qui les avalise socialement, aussi absurde que soit le titre et aussi mensongère que soit la reconnaissance qu’elle leur apporte.
Ce Prince que je fus est le récit mirobolant de la vie trépidante de Federico (Kiko) de Grau Moctezuma, de ses gloires et de ses échecs, de son besoin d’ostentation, de son penchant pour la fête et l’alcool, de son goût pour l’ascension et la chute et de sa retraite obscure dans un village mexicain dont les habitants sont les seuls qui lui reconnaissent des liens avec la royauté préhispanique.

Présentation du livre sur le site de l'éditeur 

Une saga historico-farfelue
De l’empire aztèque aux salons du général Franco, de Motzorongo (3900 habitants), près de Veracruz, à Toloríu (un peu moins de 200 habitants), dans la province de Lérida, ce roman nous mène sur des sentiers sinueux dans un passé plein de promesses. Dans l’église de ce même Toloríu se sont mariés le baron de Toloríu, qui faisait partie de la troupe de Hernán Cortés et une des filles de Moctezuma, Xipaguacin (rebaptisée María). Il n’en a pas fallu davantage à Jordi Soler pour imaginer une suite… Lire l'article de Christian Roinat sur le site Espaces latinos.



Ese príncipe que fui
editorial Alfaguara, 2015

Reseña

La historia imposible del último descendiente de Moctezuma en la España de los años sesenta: un príncipe o un impostor. Jordi Soler mezcla realidad y ficción en una novela de prosa arrolladora. Un viaje de ida y vuelta entre México y España en el que la Historia, con mayúscula, se entremezcla con la exuberante imaginación del escritor. Esta es la crónica de la estirpe del último emperador azteca. O bien es el relato de un monumental engaño urdido por un pícaro del siglo XXI. Tal vez es las dos cosas al mismo tiempo, ya que la Historia ofrece a menudo las suficientes grietas como para que por ellas se filtre la invención. En el siglo XVI, una hija de Moctezuma es raptada por un noble español que la lleva hasta un pueblo remoto del Pirineo. Allí nacerá un niño, origen de una enloquecida familia vinculada a un tesoro que, según cuenta la leyenda, fue enterrado por la princesa en tierras catalanas. La búsqueda de ese tesoro conduce al narrador hasta un personaje inverosímil, Kiko Grau, quien, aprovechando su condición de heredero del imperio azteca, se introduce en la alta burguesía de Barcelona. Entre el delirio, la picaresca y la responsabilidad histórica que le impone su origen, Su Alteza Imperial triunfa en la España franquista estafando a todos aquellos que anhelan añadir a su nombre un título nobiliario que los avale socialmente. Por absurdo que sea el título. Por falso que sea el reconocimiento que conlleve.
Ese príncipe que fui es la deslumbrante narración de la vida frenética de Federico de Grau Moctezuma, de sus glorias y de sus fracasos, de su afán de ostentación, de su afición a la fiesta y al alcohol, de su ascenso y su caída, y de su oscuro retiro en un pueblo mexicano cuyos habitantes son los únicos que reconocen sus nexos con la realeza prehispánica.

 Leer mas en el sitio de la Casa del libro

27 décembre 2015

Dis-leur qu’ils ne sont que cadavres


Jordi SOLER
titre original Diles que son cadáveres
traduit de l’espagnol (Mexique) par Jean-Marie Saint-Lu
éditions 10-18, novembre 2015

En 1937, pendant une de ses phases de folie les plus violentes et de retour du Mexique ou il a croisé Malcolm Lowry et abondamment usé de peyotl et autres champignons hallucinogènes, Antonin Artaud trouve le bâton sacré de saint Patrick, le patron des Irlandais et se rend en Irlande avec pour mission de rendre l'authentique bâton de Saint-Patrick qu'il croit tenir d'un sorcier cubain. Plus d'un demi-siècle plus tard, à Dublin, trois hommes partent en pèlerinage : l'un est un écrivain mexicain égaré dans une ambassade désargentée ; le deuxième un poète édenté qui vit avec son cheval ; le dernier un collectionneur excentrique au faciès d'oiseau. Ce qui les unit ? Une faiblesse coupable pour l'eau-de-vie et une passion dévorante pour Artaud. Ensemble, ils jurent de retrouver le bâton, véritable relique. L'objet de leur quête : le bâton de Saint-Patrick, qui selon la légende aurait été ramené par Artaud et se trouverait quelque part en Irlande du Nord... Sur la route, ils se perdront un peu, boiront beaucoup et se fâcheront à jamais.

L’auteur
Jordi Soler est né en 1963 près de Veracruz, au Mexique, dans une communauté d'exilés catalans fondée par son grand-père à l'issue de la guerre civile espagnole. Il a vécu à Mexico puis en Irlande avant de s'installer à Barcelone en 2005 avec sa femme, franco-mexicaine, et leurs deux enfants. Il est reconnu par la critique espagnole comme l'une des figures littéraires les plus importantes de sa génération. Quatre de ses livres ont été traduits en français : Les Exilés de la mémoire (Los rojos de ultramar), La Dernière Heure du dernier jour, La Fête de l'ours et dernièrement, Dis-leur qu'ils ne sont que cadavres (Belfond, 2013).

Source

14 février 2015

Los rojos de ultramar


Jordi Soler
Alfaguara, Madrid, 2004

Esta es una historia hispana-veracruzana que empieza con la guerra del personaje principal Arcadi: la guerra civil española, Arcadi es uno de los republicanos españoles que tienen que huir a la llegada de Franco al poder, en 1939. Al principio Arcadi se refugia en el sur Francia, en el campo de Argèles- sur- Mer vigilado por los soldados franco-senegaleses (hubo más de 440 000 exiliados españoles en Francia después de La Retirada). Poco a poco vamos conociendo el destino y la peripecia de estos exiliados españoles, que se vuelven incómodos para el régimen francés de Vichy. México es uno de los países que a través su presidente de entonces, el Gral. Lázaro Cárdenas, va a ser todo lo posible para rescatar a estos exiliados y llevarlos a México. Arcadi logra llegar a Veracruz y desde ahí va a instalarse en una plantación de café y va a participar en un complot internacional para asesinar a Franco. Novela interesante realizada como un deber de memoria, biográfica pues Arcadi es el abuelo del autor, bien documentado.

¿Sabían ustedes que el último presidente de la República española Manuel Azaña murió bajo la protección de gobierno mexicano en el territorio de la delegación diplomática mexicana en Francia? Y que fue enterrado en Montauban, Francia con la bandera mexicana puesto que no pudo ser con la bandera republicana que el Prefecto francés no aprobó?


Les exilés de la mémoire
traduit de l’espagnol par Jean-Marie SAINT-LU
10/18 BELFOND, 2008

C'est est une histoire de l’Espagne et de Veracruz qui commence sur fond de guerre civile espagnole, vécue par le personnage principal, Arcadi. Il fait partie des républicains obligés de s’enfuir après l’arrivée du Général Franco au pouvoir, en 1939. Arcadi se retrouve d'abord réfugié au sud de la France, à Argelès-sur-Mer, dans un camp de concentration surveillé par des tirailleurs sénégalais (il y a eu plus de 440 000 exilés espagnols en France après La Retirada). Peu à peu nous découvrons les périples et le destin de ces exilés qui deviennent embarrassants pour le gouvernement français de Vichy. Le Mexique est un des pays qui, à grâce au Président de l’époque, le Général Lazaro Cardenas, va faire tout son possible pour les secourir et leur permettre de venir au Mexique. Arcadi est de ceux la. Il débarque sur la terre mexicaine à Veracruz, où il va s’installer dans une plantation de café. Mais il va aussi poursuivre sa propre guerre en participant à un complot international pour assassiner le Général Franco.

C’est un roman intéressant et bien documenté, rédigé comme un exercice de mémoire historique, avec une forte dimension autobiographique puisqu'Arcadi est le grand-père de l’auteur. Saviez-vous que le dernier Président de la République espagnole, Manuel Azaña, est mort sous la protection du gouvernement mexicain, sur le territoire de la délégation diplomatique mexicaine en France ? Il a été enterré en France à Montauban, sous le drapeau mexicain car le Préfet français de l’époque avait interdit l’enterrement sous le drapeau républicain.

ROB