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3 janvier 2026

Trois Mexique

J. M. G. Le Clézio
éditions Gallimard, 01-2026

Présentation de l'éditeur

« Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c’est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d’Ariane pouvait révéler, puisque l’amour était au bout. » 
Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l’heure ; l’écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d’un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur « mexicanité » instinctive et leur recherche d’authenticité dans l’écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français.

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782073137210
Pages : 144
Prix : 18,50 €

👉 Entretien avec l'auteur sur le site de Gallimard
« Pour parler du Mexique, on dit souvent que c’est un pays à trois étages : le sous-sol préhispanique (qu’on appelle parfois précontact), l’ère coloniale (métissage et acculturation) et l’indépendance, depuis la libération jusqu’aux temps modernes, en passant par la révolution de 1910. Les anciens Mexicains voyaient plutôt une succession d’âges, les « soleils », dont nous vivons le dernier, l’âge des tremblements de terre (Ollin). La littérature, au Mexique, a connu cette succession. » Lire l'article

👉 Un article sur Nouveaux Espaces Latinos
... " La littérature, au Mexique, a connu cette succession. Si l’âge préhispanique n’a laissé que peu de traces, effacées par les conquérants, l’âge du métissage commence véritablement avec une femme, l’une des grandes poétesses de l’histoire littéraire mexicaine, sœur Juana Inés de la Cruz, mélange entre l’héritage indien de son village natal et le maniérisme architecturé du baroque hispano-lusitanien. Par son audace, sa sincérité et son engagement elle est la première autrice moderne qui affirme la liberté des femmes. La modernité du Mexique, c’est aussi la naissance dans le roman de quelque chose de confus et de fascinant qu’on a appelé « réalisme magique », en attribuant l’idée à Gabriel Garcίa Márquez – mais son inventeur était Juan Rulfo dans son Pedro Páramo. En 1968, lorsqu’il publie son œuvre maîtresse, Pueblo en vilo (traduit en français sous le titre des Barrières de la solitude), l’historien Luis González y González inaugure le troisième âge du Mexique, qui le sépare de la vague du modernisme scientifique, en instaurant la reconnaissance du particularisme agricole. Cet âge ne fait que commencer. En notre temps d’universalisme (et de guerres à outrance), par modestie, ou par réalisme, devrons-nous le rejoindre ? "...

 👉 Retour amoureux au Mexique, article de Florence Olivier, janvier 2026, à lire sur En attendant Nadeau (EaN)
En trois séquences d’essais, qui sont autant d’offrandes, J. M. G. Le Clézio rend un magnifique hommage à la culture et à la littérature métisses du Mexique, de l’exquise poésie baroque de Sor Juana Inés de la Cruz à la microhistoire sensible de Luis González y González, en passant par l’incomparable modernité romanesque de Juan Rulfo. Un mot suffirait à dire la fidélité du retour de J. M. G. Le Clézio à la culture, à l’histoire, à la vie du Mexique. Ce mot n’est pas français mais espagnol : la querencia, c’est l’attachement, l’affection, et aussi cette singulière inclination pour un lieu d’enfance, d’élevage ou d’habitudes qui pousse humains et animaux à constamment y revenir. Le Mexique est pour Le Clézio un pays d’attache, qu’il ne quitte jamais vraiment, qui ne le quitte pas...

  👉 Le Mexique au cœur, avec Jean-Marie Gustave Le Clézio. Article de Tirthanka Chandar, mai 2026, à lire sur RFI.
Trois Mexique est le huitième ouvrage que consacre J.M.G. Le Clézio au monde mexicain. Dans ce nouveau livre, le prix Nobel français rend hommage à la littérature de ce pays à travers les portraits de trois auteurs lumineux : sœur Juana, une religieuse, poétesse et autrice du XVIIe siècle, Juan Rulfo et Luis Gonzalez, un romancier et un historien du XXe siècle.


13 mars 2021

Les larmes du cochon truffe

Fernando A. Flores
éditions Gallimard, 09-2020

 

Présentation éditeur

 

Ce n’est pas un mur, mais deux qui séparent le Texas du Sud du Mexique sous le regard perçant des Protecteurs de la frontière.
Les cartels alternent exécutions sommaires, intimidations et représailles avec la même violence que les narcotrafiquants d’aujourd’hui. À cette différence près que leur fructueux trafic porte désormais sur les têtes réduites d’indigènes et les objets d’art amérindiens.
Dans ce monde de demain dominé par la corruption, la cupidité, le racisme et les inégalités, Bellacosa, veuf désabusé, recherche son frère, probablement victime d’un enlèvement. En compagnie du journaliste Paco Herbert, qui enquête sur un autre marché scandaleux, il assiste à un banquet clandestin et hors de prix où l’on sert des espèces animales disparues, reproduites selon un procédé appelé la Méthode. Ils y rencontrent le cochontruffe, inoubliable créature, mythique et hautement symbolique.
C’est ici que le réalisme magique rejoint le roman noir.

Source

 

9 janvier 2010

La maîtresse d'Ixtepec

Elena Garro
traduit de l'espagnol (Mexique) par Claude Fell
édition de L'Herne, 01-2009
également : La Fête à Ixtepec, Stock, 1966

Présentation de l'éditeur

L'histoire du village d'Ixtepec, durant un épisode de la guerre des Cristéros, envahi par les troupes zapatistes puis par celles du gouvernement, et celle de la belle Isabel Moncada, qui met en péril l'existence du village. A travers le récit d'une époque impitoyable, l'auteur réussit à rendre palpable les traditions, les mythes et la magie de ce village mexicain.

« Tout mythe, tout roman est à la fois mémoire de l’avenir et prédiction du passé. » Ainsi en est-il du premier roman d’Elena Garro publié au Mexique en 1963. Elle y inaugure un style : le réalisme magique. 
Ixtepec est située dans la terre chaude* au cœur du Mexique, dans un lieu qui est tout le monde et personne à la fois, puisque c’est la ville imaginaire dans laquelle Elena Garro situe les années post-révolutionnaires turbulentes d’un pays où l’injustice de la dépossession des terres, le racisme et la violence contre les femmes sont un problème quotidien. La Maîtresse d’Ixtepec est, selon Octavia Paz : « Une des œuvres les plus importantes de la littérature latino-américaine. »

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.

Informations
ISBN : 9782851977052
Pages : 320
Prix :

* Terre chaude, tierra caliente, zone répartie sur 3 états, Estado de Mexico, Guererro et Michoacan. (note de PhH)

Elena Garro est née au Mexique, elle a vécu longtemps en Europe lorsque son mari l’écrivain et diplomate, Octavio Paz, y était en poste. Elle est l’auteur d’une quarantaine d’œuvre dont des pièces de théâtre à succès. Son premier roman, La Maîtresse d’Ixtepec, classique de la littérature latino-américaine et pionnier du réalisme magique, a été porté au cinéma. (source éditions L'Herne)

 

Los recuerdos del polvenir
editorial Alfaguara, primera edicion 1963


Ixtepec, un pueblo escondido en el territorio mexicano, es quien nos cuenta la amarga historia de los hermanos Moncada. Durante un sangriento episodio de la guerra “cristera” el siniestro general Francisco Rosas se enamora de una bella y misteriosa mujer llamada Julia. Su obsesión crece cuando esta le abandona. Entonces Isabel Moncada se entrega a él presa del miedo y la admiración sin intuir el drama. La búsqueda del amor imposible y las ansias de libertad propician la tragedia. Los recuerdos del porvenir no es sólo un relato histórico, sino una reflexión, más allá del tiempo, de la sumisión a la tiranía, la pasividad, la cobardía y el abandono.