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12 mars 2011

Zitilchén

Hernan Lara Zavala
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Claude Fell
éditions L'Herne, 01-2011

Présentation de l'éditeur

Zitilchén (1981) est un des premiers livres de Hernán Lara Zavala. Il s’agit d’un recueil de neuf nouvelles qui ont toutes pour cadre un village du sud-est du Mexique, Zitilchén. Comme le Comala de Rulfo ou le Macondo de García Márquez, Zitilchén est un village imaginaire, même si la présence de personnages de culture maya et les allusions à la flore locale et à des villes réelles comme Campeche et Mérida enracinent ces nouvelles dans la réalité du Yucatán des années 60.
Tout au long de son œuvre, Lara Zavala est revenu sur ce village mythique et plusieurs de ses nouvelles postérieures au livre de 1981 ont pour cadre Zitilchén.
Cette culture et ses mythes nourrissent les métaphores et les images qui émaillent un texte caractérisé par sa sobriété, son refus de toute théâtralité et du manichéisme qui avait souvent marqué la littérature mexicaine antérieure quand elle abordait le monde indien. Les problèmes sociaux de cette communauté ne sont pas pour autant éludés : exploitation des Indiens, racisme plus ou moins larvé, corruption de l’administration locale, violence et alcoolisme. Mais Lara Zavala suggère, plus qu’il ne dénonce, les agressions menées contre la culture et les coutumes locales, qui peu à peu se délitent et perdent de leur vigueur.
Dans les échanges laconiques entre personnages et sous la légèreté des anecdotes tirées de la vie quotidienne et souvent teintées d’érotisme transparaît une angoisse, une nostalgie qui laissent prévoir une possible extinction de ce monde à la fois imaginaire et réel.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.

Informations
ISBN : 9782851977199
Pages : 128
Prix : 15 €


Hernán Lara Zavala (México, 1946), romancier, nouvelliste, enseignant, essayiste, éditeur, a fait une grande partie de sa carrière dans divers organismes culturels et universitaires mexicains. Il a publié des livres pour la jeunesse, plusieurs recueils de nouvelles et des romans, dont Península, Península (2008), qui a obtenu plusieurs prix en Espagne et au Mexique. Il a reçu le Premio Real Academia Espanola 2010. (source : éditions L'Herne)


editorial FCE 2012 por la ultima edicio

Este libro refleja la labor de treinta años de escritura. Cuando en 1982 Lara Zavala creó el icónico pueblo que su imaginación ubicó en la intersección de los tres estados de la península de Yucatán, nunca imaginó que ese lugar seguiría alimentando su obra narrativa hasta la fecha. Más que el inicio de un viaje literario, los cuentos aquí entretejidos son punto de partida de perpetua reinvención y descubrimiento a través de una suerte de "novela vía cuento". Zitilchén es un infierno grande: tierra de mayas, blancos y mestizos en continuos enfrentamientos políticos, religiosos, sociales y pasionales. Pero es, sobre todo, el lugar donde Lara Zavala logró encontrar su mundo literario. De Zitilchén nos conduce a 1982, cuando Lara Zavala creó el icónico pueblo que su imaginación ubicó en la intersección de los tres estados de la península de Yucatán. El pueblo, personaje principal del libro, convertido en ciudad con el correr de los años, mira sereno la marcha de todos aquellos que le proporcionan tanto vida como historia. Esta nueva edición, con cinco cuentos inéditos, redefine la visión que el autor había plasmado de este lugar, y muestra la vida de mayas, blancos y mestizos en continuos enfrentamientos políticos, religiosos, sociales y pasionales.

 "Hernán Lara Zavala es uno de los escritores mexicanos más cultos y reticentes... se inscribe en la gran tradición, la fundadora de Cervantes... la diversidad genérica."
Carlos Fuentes

9 janvier 2010

La maîtresse d'Ixtepec

Elena Garro
traduit de l'espagnol (Mexique) par Claude Fell
édition de L'Herne, 01-2009
également : La Fête à Ixtepec, Stock, 1966

Présentation de l'éditeur

L'histoire du village d'Ixtepec, durant un épisode de la guerre des Cristéros, envahi par les troupes zapatistes puis par celles du gouvernement, et celle de la belle Isabel Moncada, qui met en péril l'existence du village. A travers le récit d'une époque impitoyable, l'auteur réussit à rendre palpable les traditions, les mythes et la magie de ce village mexicain.

« Tout mythe, tout roman est à la fois mémoire de l’avenir et prédiction du passé. » Ainsi en est-il du premier roman d’Elena Garro publié au Mexique en 1963. Elle y inaugure un style : le réalisme magique. 
Ixtepec est située dans la terre chaude* au cœur du Mexique, dans un lieu qui est tout le monde et personne à la fois, puisque c’est la ville imaginaire dans laquelle Elena Garro situe les années post-révolutionnaires turbulentes d’un pays où l’injustice de la dépossession des terres, le racisme et la violence contre les femmes sont un problème quotidien. La Maîtresse d’Ixtepec est, selon Octavia Paz : « Une des œuvres les plus importantes de la littérature latino-américaine. »

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.

Informations
ISBN : 9782851977052
Pages : 320
Prix :

* Terre chaude, tierra caliente, zone répartie sur 3 états, Estado de Mexico, Guererro et Michoacan. (note de PhH)

Elena Garro est née au Mexique, elle a vécu longtemps en Europe lorsque son mari l’écrivain et diplomate, Octavio Paz, y était en poste. Elle est l’auteur d’une quarantaine d’œuvre dont des pièces de théâtre à succès. Son premier roman, La Maîtresse d’Ixtepec, classique de la littérature latino-américaine et pionnier du réalisme magique, a été porté au cinéma. (source éditions L'Herne)

 

Los recuerdos del polvenir
editorial Alfaguara, primera edicion 1963


Ixtepec, un pueblo escondido en el territorio mexicano, es quien nos cuenta la amarga historia de los hermanos Moncada. Durante un sangriento episodio de la guerra “cristera” el siniestro general Francisco Rosas se enamora de una bella y misteriosa mujer llamada Julia. Su obsesión crece cuando esta le abandona. Entonces Isabel Moncada se entrega a él presa del miedo y la admiración sin intuir el drama. La búsqueda del amor imposible y las ansias de libertad propician la tragedia. Los recuerdos del porvenir no es sólo un relato histórico, sino una reflexión, más allá del tiempo, de la sumisión a la tiranía, la pasividad, la cobardía y el abandono.