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3 juillet 2014

Epices et passions mexicaines à Montpellier


L’association Uniframex, en collaboration avec le blog CasaDely et le magasin Modarte, organisait le 2 juillet une soirée autour du livre de Laura Esquivel, « chocolat amer », traduction de « como agua para chocolate ».

Christine et Rocío ont présenté le livre, l’auteur, en insistant sur le lieu – nord du Mexique -, l’époque – révolution mexicaine-, et les protagonistes de l’histoire. A partir de ce livre relevant du réalisme magique –quand la réalité et le paranormal s’emmêlent -, elles ont fait frissonner un auditoire captivé par la gamme des sentiments transmis par Tita à travers sa cuisine à ceux qui, la dégustant, devenaient les réceptacles des humeurs puissantes de la cuisinière. Au delà du texte, elles ont exposé l’importance de la cuisine dans la culture mexicaine, le féminisme de l’auteur qui se rebelle contre une société machiste à travers le personnage principal, et la remise en cause de traditions passéistes terriblement pesantes, comme celle qui voudrait que l plus jeune fille d’une famille ne puisse se marier pour se consacrer toute sa vie à ses parents, tradition qui est la trame du livre mais dont l’origine est inconnue.






En deuxième partie, Cecilia, Yanin et Paul ont présenté leur performance « la boite d’allumettes ». Inspiré par un passage du livre de Laura Esquivel, les acteurs ont ému le public par leur jeu très juste et une mise en scène aussi originale qu’efficace. Alternant les moments de silence, de chant et de déclamation, la pièce mettait en évidence les émotions rythmant l’œuvre, tristesse, joie, sérénité, plénitude. La performance était illustrée par une bande son très bien choisie et par des textes remarquablement écrits dans lesquels la simplicité sublimait la sincérité. Le trio, formé pour l’occasion, a fait preuve d’un grand talent et a conquis le public.





Après la nourriture de l’esprit, le troisième temps de la soirée s’est fait sur la dégustation de l’excellent mole oaxaqueño préparé par Rubi, plat emblématique du Mexique et qui a de nombreuses variantes selon les états de la république. A travers le cacao amer et les nombreux piments utilisés pour cette préparation dont la recette réuni plus de 40 ingrédients, le public a eu un aperçu de ce mélange passionné qu’affectionne les mexicains, le piquant du piment marié aux effluves plus douces des autres composants. Monica a présenté une boisson préhispanique, le tejate, elle aussi à base de cacao très pur, et ses desserts, buñuelos, truffes et pastel de maïs.





Le succès rencontré par cette première laisse d’ores et déjà entrevoir d’autres évènements de ce type. Les organisateurs remercient chaleureusement Marielle de Modarte pour avoir mis son local à disposition, Marithé de Casamex qui a offert les botanas, Rubi et Monica pour leurs prestations culinaires, les présentatrices, les acteurs et le public qui a répondu à l’appel.

PhH

2 juin 2014

Des épices et de la passion pour "Picante", la semaine mexicaine de Montpellier (28 juin - 5 juillet 2014)

Dans le cadre de la semaine mexicaine de Montpellier organisée par l'association Uniframex, qui aura lieu du 28 juin au 5 juillet 2014, une soirée littéraire, artistique et gourmande est programmée le 2 juillet à 19h00. Au menu, une discussion autour du livre de l'auteur mexicaine Laura esquivel Como agua para chocolate, Chocolat amer, animée par Rocío et Christine, deux contributrices du blog Casa Dely. Como agua para chocolate, publié en 1989, est le premier roman de Laura Esquivel. Il a remporté un vif succès, a été traduit en trente-cinq langues, et il est resté longtemps parmi les best-sellers.



A partir de passages du livre, Cécilia présentera une performance intitulée "la boite d’allumettes", accompagnée au chant par Yanin et par le musicien Paul Brundtland.

Au cours de cette soirée, Monica proposera une dégustation/vente de pâtisseries et de boissons mexicaines.

Cette rencontre est organisée par l'association Uniframex, la boutique Modarte et le blog Casa Dely.

Date : 2  juillet
Heure : 19h00
Lieu : Modarte, 15 rue du Pila st Gély - Montpellier
entrée gratuite (places limitées !)

Coktail " réveillez vos papilles" offert par Uniframex
Dégustation de mole oaxaqueño offert par Rubi et Uniframex


A propos du chocolat

Aujourd'hui, Oaxaca, Tabasco et Chiapas sont les 3 états mexicains qui produisent le plus de cacao.

Moulins à cacao - Oaxaca, Mexique (photo de Marie-Ange Brillaud)

Le chocolat était connu des aztèques et des mayas. Les civilisations mésoaméricaines l’associaient aux Dieux. Il est cité dans le Popol Vuh, livre de la génèse maya. Originaire des plaines tropicales, le cacaoyer est cultivé depuis 3000 ans au Mexique. Les Mayas utilisaient les fèves de cacao pour fabriquer une boisson chaude, mousseuse et amère nommée xocoatl. Le chocolat est utilisé lors des cérémonies et dans la vie quotidienne. Pour Les Aztèques, le chocolat permet de lutter contre la fatigue, et de fait, il est riche en théobromine. Le roi et les notables accompagnent leur viande de mole, première recette salée associant le cacao comme épice. Le xocoatl est servi en tant que boisson froide.
D'autres boissons et préparations chocolatées l'associent avec des aliments tels que le gruau de maïs comme le tejate, boisson préhispanique.

La recette du Tejate de México desconocido :

El tejate es una bebida prehispánica que preparaban los indígenas zapotecos a base de maíz y cacao.

Ingredientes (Para 12 personas)

1 kilo de maíz
1 kilo de ceniza
70 gramos de cacao blanco sin cáscara
50 gramos de coroso
3 pistles (huesitos de mamey)
¼ taza de florecita de cacao
azúcar al gusto

El maíz y la ceniza se ponen a remojar en agua desde la víspera para que se le afloje el hollejo. A esto, bien molido, le llaman nicuanextle. El cacao se tuesta junto con la florecita de cacao, el coroso y el pistle y se muele todo muy bien. Se mezcla con el nicuanextle. En un apaxtle o cazuela grande de barro con las manos y brazos limpios se empieza a batir y se le va agregando poco a poco agua fría para que vaya sacando espuma, se debe dejar lo más espumoso posible, se hace a un lado la espuma y se le añade azúcar al gusto, mezclando bien.

La "pâte" pour le tejate - Oaxaca, Mexique (photo de Marie-Ange Brillaud)

Se sirve en jícaras rojas cuidando que cada una lleve suficiente espuma encima. Debe servirse muy frío

Espuma (écume), obtenue avec les molinillos - Oaxaca, Mexique (photo de Marie-Ange Brillaud)


El pozol, bebida típica de Tabasco y Chiapas.

El pozol, como aún se le conoce, está hecho con masa de maíz, cacao molido y otros ingredientes a los que se agrega agua fría. Reza un dicho popular Quien prueba el pozol ya no regresa de donde vino. Aquí se queda a vivir para siempre. Y es que los fértiles campos de Tabasco y Chiapas que dan fruto al maíz y cacao se convirtieron en el escenario ideal para la elaboración de esta exquisita bebida, una de las más típicas del Sureste mexicano.

Desde la época prehispánica, los mayas-chontales -que lo nombraban pochotl- consumían cotidianamente el pozol para quitar la sed y calmar el hambre. Sin embargo, esta bebida, elaborada únicamente por mujeres, era principalmente una vianda para los viajeros, quienes encontraban en su dulce sabor diversas cualidades para resistir el calor y proveerse de vitaminas para el largo camino.

Esta bebida fermentada a base de maíz y aderezada con sal y chile se sirve en un recipiente natural llamado jícara y se puede encontrar en tres modalidades: cacao, blanco o agrio, aunque en algunas regiones también se prepara con pixtle (semilla de zapote colorado)

PhH




7 mai 2014

Como agua para chocolate

Laura Esquivel
novela publicada en 1989

La chronique de Ch. B

Se trata de un encantador relato familia.
La historia ocurre en el rancho de la familia De La Garza en el norte de México a principios del siglo XX, durante la revolución de 1910.  El contexto violento de la época tiene un papel importante en la historia.

El libro comienza al nacer Tita en la cocina del rancho. La misma semana su padre fallece después de enterarse que su segunda hija nació de una relación extra conyugal. La madre, Mama Elena se queda viuda y educa  a sus 3 hijas con mano dura. Tita, la hija menor, tiene que seguir la tradición familiar y cuidar a su madre hasta su muerte y por lo tanto no podrá casarse.

Desde chiquita  el universo de Tita es la cocina. Nacha, la criada y cocinera del rancho, se vuelve su mejor amiga. Nacha le enseña sus recetas las más secretas que Tita experimentará a lo largo de su vida con resultados a veces sorprendentes !

En una cena donde asisten vecinos del rancho, Tita conoce a un hijo de ellos, Pedro y se enamora perdidamente de él. Lo trágico de la historia es que solo 24 años más tarde tendrá la oportunidad de expresar su amor.

Durante todos estos años ocurren diversos sucesos todos ligados a la pasión y a la gastronomía. Las recetas de Tita son mágicas e influyen sobre el curso de los eventos. La autora ha construido su relato de la siguiente manera: cada uno de sus doce capítulos  empieza con una receta típica del mes.
Laura Esquivel quiso también presentar la vida de un pueblo y la condición de la mujer así como el machismo y el amor en el México revolucionario."

La película epónima, adaptada de la novela chocolat amer, fue realizada por Alfonso Arau en 1992 y se llama en francés Les épices de la passion.

Christine B.


Chocolat amer
Laura Esquivel
Traduit de l'espagnol (Mexique)

publié en 1989

Une grande saga familiale.

L'histoire se passe dans la ferme de la famille De La Garza, dans le nord du Mexique, au début du 20e siècle, pendant la révolution de 1910. le contexte violent de l'époque a une grande influence sur le cours du récit.

Le livre commence avec la naissance de Tita, dans la cuisine de la ferme. La même semaine, son père meurt après avoir appris que sa seconde fille était née d'une relation extraconjugale. la mère, Elena, se retrouve veuve et élève ses trois filles de façon autoritaire. Tita, la plus jeune, devra suivre la tradition familiale et se consacrer à sa mère jusqu'à sa mort, et ne devra donc pas se marier. Depuis toute petite, la cuisine est l'univers de Tita. Nacha, la servante et cuisinière de la maison, devient sa meilleure amie. Elle enseigne à Tita ses recettes les plus secrètes qui les expérimentera tout au long de sa vie, avec des résultats parfois surprenants. Lors d'un diner auquel des voisins participent, Tita fait la connaissance d'un des fils, Pedro, et tombe éperdument amoureuse de lui. Le tragique de l'histoire est qu'elle ne pourra exprimer cet amour que 24 ans plus tard. Pendant toutes ces années, surviennent des évènements liés à la passion et à la gastronomie. Les recettes de Tita sont magiques et influent sur le cours des choses. L'auteur a construit son récit en faisant débuter chacun des douze chapitres par la typique recette du mois.

Laura Esquivel décrit également la vie d'un village et la condition féminine ainsi que le machisme et l'amour dans le Mexique révolutionnaire.

Le film éponyme, adapté de la nouvelle, a été réalisé par Alphonse Arau en 1992, traduit en français sous le titre Les épices de la passion.

Christine B.


Présentation de l'éditeur (Gallimard Folio) :
Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion.
À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de rose ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes œuvres de la littérature latino-américaine.

Ce qu'en dit Roberto, du site Librairie Hispa :
Si une citation pouvait coller à ce livre ça serait celle de l’écrivain Agueev : « Les charmes d’un corps de femme qui enflamment les sens sont comme les odeurs de cuisine - excitants quand on a faim, répugnant quand on est rassasié. ». Le roman de Laura Esquivel a été un énorme succès littéraire mais il faut dire que mêler cuisine à la passion amoureuse d’une si belle façon explique que ce récit soit devenu un classique de la littérature contemporaine mexicaine.
Tout réside dans le titre car l’expression « estar como agua para chocolate » signifie être sur el point d’exploser de rage ou de passion amoureuse. Comment ne pas déguster ce roman si bien écrit. Vraiment on savoure chaque page du livre au fur et à mesure des recettes de chaque chapitre. Dans un style précis avec une écriture simple mais réussie, Laura Esquivel nous emmène dans son histoire sans s’en rendre compte. Véritable critique de la condition de la femme mexicaine, mais également récit sur la révolution mexicaine et sur l’amour de ce pays qui est le sien, elle parvient à nous titiller les papilles tout en nous ouvrant les portes de son imagination. Forcément cette fois-ci je ne vous dirai pas de vous jeter dessus mais de bien déguster chaque page du récit qui ne peut vous donner que l’eau à la bouche bien évidemment…


7 mai 2013

Le printemps de FOLIO aux couleurs du Mexique

Primavera mexicana. Rien à voir avec des révolutions politiques vues dans d'autres pays du monde , ni même d'une résurgence du mouvement Yo soy #132, emmené par les étudiants mexicains il y a un an. Ce printemps 2013 fleurit sur les livres dont les couvertures se parent de couleurs issues de l'imagerie mexicaine, calaveras, tequila, mezcal, falda floreada ...  Folio, les collections au format poche des éditions Gallimard publient plusieurs livres ayant trait au Mexique, que ce soit par l'auteur, le thème ou le titre.

Mexico noir, présenté par Paco Ignacio Taibo II
Ouvrage collectif d'Eugenio Aguirre, Óscar de la Borbolla, Rolo Díez, Bernardo Fernández, Víctor Luis González, F.G. Haghenbeck, Juan Hernández Luna, Myriam Laurini, Eduardo Monteverde, Eduardo Antonio Parra, Julia Rodríguez et de Paco Ignacio Taibo II.
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Olivier Hamilton.
Mexico, ville protéiforme et extravagante, gangrénée par la violence et la corruption, asphyxiée par la pollution, est au cœur de ces douze nouvelles. Flics pourris, narcotrafiquants, population métissée et apeurée, tous les éléments sont réunis pour faire de cette mégapole le théâtre de tous les crimes. 
(Présentation de l'éditeur). 

  Martini shoot, de F.G. Haghenbeck
Une enquête de Sunny pascal
(titre original : Trago Amargo)
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Juliette Ponce

Un zeste d’érotisme et de glamour, un soupçon de jalousie et de rivalité, une bonne mesure de soleil et d’humour, quelques gouttes de chantage et de spéculations immobilières, mélangez pour obtenir un cocktail explosif à déguster sans modération ! Sunny Pascal, détective privé et surfeur, doit assurer la sécurité pendant le tournage à Puerto Vallarta de La Nuit de l’iguane, le film de John Huston. Le casting réunit aussi bien Liz Taylor, Richard Burton, Ava Gardner que Deborah Kerr et Sue Lyon... Autant dire que, pour tenir le coup, Sunny va avoir bien besoin de quelques verres.
(Présentation de l'éditeur).

Vif comme le désir, de Laura Esquivel
(Titre original : Tan veloz como el deseo)
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Eugène Frédéric Illouz

« Ce qui m’émeut le plus dans les paroles, c’est leur capacité à transmettre de l’amour. Tout comme l’eau, les paroles se prêtent extraordinairement bien à la conduction du courant électrique. L’énergie amoureuse possède un énorme pouvoir transformateur, et mon père en avait à revendre ». En plongeant dans le passé de sa famille, Lluvia ressuscite une étonnante histoire d’amour. Celle qui unit Luca, d’origine bourgeoise, au télégraphiste Julio, capable de percevoir les pensées de ceux qui l’entourent. Pourquoi se sont-ils séparés ? Lluvia saura t-elle les réconcilier ?
L’auteur de Chocolat amer*, best-seller mondial, mêle le sourire aux larmes, la sensualité à la sensibilité. Elle nous offre, en hommage à son père, l’histoire d’une passion, entre tragédie et bonheur de vivre.
(Présentation de l'éditeur).
* : Como agua para chocolate, ndB

Tsunami Mexicain de Joe R. Lansdale

Une enquête de Hap Collins et Leonard Pine
(Titre original : Captains Outrageous)
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Bernard Blanc

Que faire quand on vous donne 100 000 dollars? Pour Hap Collins et Leonard Pine, la réponse est évidente : une croisière entre potes au Mexique. Très vite leur voyage prend une tournure inattendue lorsque le Sea Pleasure lève l’ancre en les oubliant à Playa del Carmen... Est-il utile de préciser que les ennuis n’ont que faire des frontières? Dans le golfe du Mexique comme au Texas, les méchants, les mafieux, les flics véreux et les bagarres sont au rendez-vous.
Le boson et le chapeau mexicain, de Gilles Cohen-Tannoudji, Michel Spiro
sombreo de mariachi