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8 octobre 2022

Rencontre avec Rafael PINEDA

Rencontre avec RAFAEL PINEDA "RAPE", dessinateur de presse mexicain, autour de sa trajectoire journalistique et sa collaboration avec des médias en Amérique latine et en Europe. La rencontre sera présentée par Claudia Reyes García.

Bibliothèque hispanique de l'Université Paul Valéry à Montpellier
Jeudi 13 octobre à 14h00
Entrée libre, sur inscription

Manifestation organisée dans le cadre des " Belles Latinas 2022 "

Inscription : https://www.billetweb.fr/belles-lainas-rafael-pineda-rape-universite-de-montpellier-3


 

La page dédiée à Rafael Pineda "Rapé" sur le site Cartoonig for Peace

Rafael Pineda a été le premier prix national pour les visages de la discrimination « Gilberto Rincón Gallardo », Mexique, en 2011 ; Prix du journalisme Gabriel García Márquez, catégorie Image. Colombie, 2017 et Premio Nacional de Periodismo, dans la catégorie Caricature et Humour, Mexique, 2016. En savoir plus sur Rafael Pineda.


8 mai 2019

Antonio Ortuño, archivos y contra-archivos del tiempo presente

Colloque organisé les 15,16 et 17 mai 2019 à Toulouse (Librairie Ombres blanches) et Montpellier (Université Paul Valéry)

Organisateurs :
IRIEC, CEI IBA, Université Paul Valéry Montpellier 3, Université Toulouse Jean Jaurès

Contacts : 
Véronique Pitois Pallarés (mail)
Davy Desmas (mail)

coordination : mail

Lieux :
  • Librairie Ombres blanches, 50 rue léon Gambetta, 31000 TOULOUSE
  • Salle Kouros - 002, site Saint Charles, rue du professeur Henri Serres, 34080 MONTPELLIER (trams station Albert 1er) 

Rencontre avec Antonio Ortuño le jeudi 16 mai à 17:00 à la Salle Kouros - 002, site Saint Charles, rue du professeur Henri Serres, MONTPELLIER

5 septembre 2014

Fête de l'Indépendance 2014

La Fête mexicaine de l'Indépendance ("El grito" 2014) est célébrée à Montpellier par la communauté franco-mexicaine. L'association franco-mexicaine UNIFRAMEX organise cet évènement , le 13 septembre de 18:00 à 23:30.

Contexte historique
Au Mexique, la célébration de cette fête nationale a lieu dans la soirée du 15 au 16 septembre. Elle honore les héros qui luttèrent pour gagner l'indépendance du Mexique face à la couronne d'Espagne en 1810. Ceci a été que le début d’une longue lutte qui s’acheva le 27 septembre 1821 quand Vicente Guerrerro, chef de l’armée des Trois Garanties (Religion, Union et Indépendance), entra triomphalement dans la ville de Mexico avec Agustín Iturbíde, et immédiatement se forma le premier gouvernement indépendant.

" El Grito " (le cri de l'indépendance) rappelle la liste des héros et leurs actions. Il est prononcé chaque 15 septembre à 23:00 par le Président du Mexique :
« Mexicanos: ¡Viva nuestra independencia ! ( et le peuple répond) ¡ VIVA !
¡Viva Hidalgo! ¡VIVA !
¡Viva Morelos! ¡VIVA!
¡Vivan los héroes que nos dieron patria! ¡VIVA!
¡Viva nuestra libertad! ¡VIVA!
¡VIVA MEXICO! ¡VIVA !
¡VIVA MEXICO! ¡VIVA !
¡VIVA MEXICO! ¡VIVA ! »


Cette fête rassemble traditionnellement tous les mexicains, et ceux vivants à l'étranger en ont fait une date incontournable pour se retrouver en famille, entre amis, dans une ambiance chaleureuse et typique.

A Montpellier, c'est la 3e fois qu'Uniframex organise cet évènement. Cette année, la fête se déroulera à la salle Voltaire (Maison Pour Tous Voltaire, square Jean Monnet - Tram ligne 3 arrêt Voltaire) de 18:00 à 23:30. Plusieurs animations sont proposées, piñata, tombola, danse et concours de costumes traditionnels (adultes et enfants). La soirée sera animée par les mariachis CoraSon de Mexico, d'Alejandro Pinto.

El Grito sera donné aux alentours de 22:00.

Une restauration mexicaine est proposée, avec notamment des variétés de tacos, quesadillas et des bières mexicaines.



3 juillet 2014

Epices et passions mexicaines à Montpellier


L’association Uniframex, en collaboration avec le blog CasaDely et le magasin Modarte, organisait le 2 juillet une soirée autour du livre de Laura Esquivel, « chocolat amer », traduction de « como agua para chocolate ».

Christine et Rocío ont présenté le livre, l’auteur, en insistant sur le lieu – nord du Mexique -, l’époque – révolution mexicaine-, et les protagonistes de l’histoire. A partir de ce livre relevant du réalisme magique –quand la réalité et le paranormal s’emmêlent -, elles ont fait frissonner un auditoire captivé par la gamme des sentiments transmis par Tita à travers sa cuisine à ceux qui, la dégustant, devenaient les réceptacles des humeurs puissantes de la cuisinière. Au delà du texte, elles ont exposé l’importance de la cuisine dans la culture mexicaine, le féminisme de l’auteur qui se rebelle contre une société machiste à travers le personnage principal, et la remise en cause de traditions passéistes terriblement pesantes, comme celle qui voudrait que l plus jeune fille d’une famille ne puisse se marier pour se consacrer toute sa vie à ses parents, tradition qui est la trame du livre mais dont l’origine est inconnue.






En deuxième partie, Cecilia, Yanin et Paul ont présenté leur performance « la boite d’allumettes ». Inspiré par un passage du livre de Laura Esquivel, les acteurs ont ému le public par leur jeu très juste et une mise en scène aussi originale qu’efficace. Alternant les moments de silence, de chant et de déclamation, la pièce mettait en évidence les émotions rythmant l’œuvre, tristesse, joie, sérénité, plénitude. La performance était illustrée par une bande son très bien choisie et par des textes remarquablement écrits dans lesquels la simplicité sublimait la sincérité. Le trio, formé pour l’occasion, a fait preuve d’un grand talent et a conquis le public.





Après la nourriture de l’esprit, le troisième temps de la soirée s’est fait sur la dégustation de l’excellent mole oaxaqueño préparé par Rubi, plat emblématique du Mexique et qui a de nombreuses variantes selon les états de la république. A travers le cacao amer et les nombreux piments utilisés pour cette préparation dont la recette réuni plus de 40 ingrédients, le public a eu un aperçu de ce mélange passionné qu’affectionne les mexicains, le piquant du piment marié aux effluves plus douces des autres composants. Monica a présenté une boisson préhispanique, le tejate, elle aussi à base de cacao très pur, et ses desserts, buñuelos, truffes et pastel de maïs.





Le succès rencontré par cette première laisse d’ores et déjà entrevoir d’autres évènements de ce type. Les organisateurs remercient chaleureusement Marielle de Modarte pour avoir mis son local à disposition, Marithé de Casamex qui a offert les botanas, Rubi et Monica pour leurs prestations culinaires, les présentatrices, les acteurs et le public qui a répondu à l’appel.

PhH

2 juin 2014

Des épices et de la passion pour "Picante", la semaine mexicaine de Montpellier (28 juin - 5 juillet 2014)

Dans le cadre de la semaine mexicaine de Montpellier organisée par l'association Uniframex, qui aura lieu du 28 juin au 5 juillet 2014, une soirée littéraire, artistique et gourmande est programmée le 2 juillet à 19h00. Au menu, une discussion autour du livre de l'auteur mexicaine Laura esquivel Como agua para chocolate, Chocolat amer, animée par Rocío et Christine, deux contributrices du blog Casa Dely. Como agua para chocolate, publié en 1989, est le premier roman de Laura Esquivel. Il a remporté un vif succès, a été traduit en trente-cinq langues, et il est resté longtemps parmi les best-sellers.



A partir de passages du livre, Cécilia présentera une performance intitulée "la boite d’allumettes", accompagnée au chant par Yanin et par le musicien Paul Brundtland.

Au cours de cette soirée, Monica proposera une dégustation/vente de pâtisseries et de boissons mexicaines.

Cette rencontre est organisée par l'association Uniframex, la boutique Modarte et le blog Casa Dely.

Date : 2  juillet
Heure : 19h00
Lieu : Modarte, 15 rue du Pila st Gély - Montpellier
entrée gratuite (places limitées !)

Coktail " réveillez vos papilles" offert par Uniframex
Dégustation de mole oaxaqueño offert par Rubi et Uniframex


A propos du chocolat

Aujourd'hui, Oaxaca, Tabasco et Chiapas sont les 3 états mexicains qui produisent le plus de cacao.

Moulins à cacao - Oaxaca, Mexique (photo de Marie-Ange Brillaud)

Le chocolat était connu des aztèques et des mayas. Les civilisations mésoaméricaines l’associaient aux Dieux. Il est cité dans le Popol Vuh, livre de la génèse maya. Originaire des plaines tropicales, le cacaoyer est cultivé depuis 3000 ans au Mexique. Les Mayas utilisaient les fèves de cacao pour fabriquer une boisson chaude, mousseuse et amère nommée xocoatl. Le chocolat est utilisé lors des cérémonies et dans la vie quotidienne. Pour Les Aztèques, le chocolat permet de lutter contre la fatigue, et de fait, il est riche en théobromine. Le roi et les notables accompagnent leur viande de mole, première recette salée associant le cacao comme épice. Le xocoatl est servi en tant que boisson froide.
D'autres boissons et préparations chocolatées l'associent avec des aliments tels que le gruau de maïs comme le tejate, boisson préhispanique.

La recette du Tejate de México desconocido :

El tejate es una bebida prehispánica que preparaban los indígenas zapotecos a base de maíz y cacao.

Ingredientes (Para 12 personas)

1 kilo de maíz
1 kilo de ceniza
70 gramos de cacao blanco sin cáscara
50 gramos de coroso
3 pistles (huesitos de mamey)
¼ taza de florecita de cacao
azúcar al gusto

El maíz y la ceniza se ponen a remojar en agua desde la víspera para que se le afloje el hollejo. A esto, bien molido, le llaman nicuanextle. El cacao se tuesta junto con la florecita de cacao, el coroso y el pistle y se muele todo muy bien. Se mezcla con el nicuanextle. En un apaxtle o cazuela grande de barro con las manos y brazos limpios se empieza a batir y se le va agregando poco a poco agua fría para que vaya sacando espuma, se debe dejar lo más espumoso posible, se hace a un lado la espuma y se le añade azúcar al gusto, mezclando bien.

La "pâte" pour le tejate - Oaxaca, Mexique (photo de Marie-Ange Brillaud)

Se sirve en jícaras rojas cuidando que cada una lleve suficiente espuma encima. Debe servirse muy frío

Espuma (écume), obtenue avec les molinillos - Oaxaca, Mexique (photo de Marie-Ange Brillaud)


El pozol, bebida típica de Tabasco y Chiapas.

El pozol, como aún se le conoce, está hecho con masa de maíz, cacao molido y otros ingredientes a los que se agrega agua fría. Reza un dicho popular Quien prueba el pozol ya no regresa de donde vino. Aquí se queda a vivir para siempre. Y es que los fértiles campos de Tabasco y Chiapas que dan fruto al maíz y cacao se convirtieron en el escenario ideal para la elaboración de esta exquisita bebida, una de las más típicas del Sureste mexicano.

Desde la época prehispánica, los mayas-chontales -que lo nombraban pochotl- consumían cotidianamente el pozol para quitar la sed y calmar el hambre. Sin embargo, esta bebida, elaborada únicamente por mujeres, era principalmente una vianda para los viajeros, quienes encontraban en su dulce sabor diversas cualidades para resistir el calor y proveerse de vitaminas para el largo camino.

Esta bebida fermentada a base de maíz y aderezada con sal y chile se sirve en un recipiente natural llamado jícara y se puede encontrar en tres modalidades: cacao, blanco o agrio, aunque en algunas regiones también se prepara con pixtle (semilla de zapote colorado)

PhH




10 octobre 2013

Amérique(s) anarchiste(s)

 Colloque international organisé par le LLACS (Université Paul Valéry), à Montpellier, les 10 et 11 octobre 2013

L’essor des mouvements anarchistes américains à la charnière des XIXe et XXe siècles à donné naissance à un abondant matériel de propagande cherchant à la fois à sensibiliser, éduquer et émanciper des masses travailleuses souvent illettrées ou issues d’une immigration récente. Presse, écoles, littérature et arts plastiques : tout fut mis en oeuvre pour éveiller les consciences de populations hétérogènes, tant d’un point de vue économique et social, que linguistique et culturel.
Ce colloque a pour objectif d’étudier et d’analyser l’oeuvre journalistique, didactique et artistique de différents mouvements anarchistes américains. Les questions de fond et de forme seront bien entendu abordées, mais nous nous interrogerons également sur les stratégies mises en place pour la diffusion de publications souvent interdites, ainsi que sur les interactions entre création artistique et pensée libertaire.
L’ensemble de ces réflexions portera non seulement sur la période correspondant à l’« âge d’or » de l’anarchisme dans le Nouveau Monde, mais aussi sur les décennies qui ont suivi son déclin, voire sa disparition du paysage politique américain, sans oublier ses résurgences plus récentes, tant dans le domaine politique qu’artistique.


 
 

29 septembre 2010

David TOSCANA à Montpellier le 12 octobre 2010

L’écrivain mexicain David Toscana sera l’invité de la librairie Sauramps pour nous faire découvrir son dernier roman « Un train pour Tula », le 12 octobre 2010 à 18:00, à l'auditorium du musée Fabre - Esplanade.


Un train pour Tula
Roman traduit de l'espagnol (Mexique) par François-Michel Durazzo.
Enfant maudit, Juan Capistrán se voue dès l’adolescence à la conquête d’une fillette qui le dédaigne. Devenue femme, la belle Carmen l’ignore plus que jamais… En toile de fond des récits du vieux conteur et des interprétations romanesques de Froylán, son biographe : la ville frontalière de Tula, fabuleux théâtre de personnages, comme Fernanda, la mère morte en couches de Juan, le père Nicanor, le général Pisco et le maestro Fuentes, entre autres témoins de l’orgueil légendaire des « Tultèques », tous un peu aventuriers ou trafiquants en illusions.
 
Voir la fiche du livre sur le site des éditions Zulma
Voir l'annonce de l'évènement sur le site de la librairie Sauramps

14 septembre 2010

Belle Latinas à Montpellier

Belles latinas 2010

Les Belles en cadence... sur les pas de la liberté...

La 9e édition de Belles Latinas, organisée par la revue Nouveaux Espaces Latinos, se tiendra du mercredi 6 au vendredi22 octobre 2010 dans une trentaine de villes en France. Elle permettra de faire découvrir, ou redécouvrir, à un large public les littératures contemporaines d’Amérique latine...

À MONTPELLIER, rencontre avec David TOSCANA (Mexique)

Le 12 octobre à 14h30

A l’Université Paul Valery – Montpellier 3, en partenariat avec la Librairie Sauramps
Animation : Jean Franco, Alba Lara et Karim Benmiloud (Univ. Paul Valery)
Entrée libre
Route de Mende 34 199 Montpellier, Salle Pierre Jourda, Bât de la Recherche
Tél : 04 67 14 20 00

David TOSCANA

Né à Monterrey, au Mexique, en 1961, David Toscana est romancier et nouvelliste. Après des études d’ingénieur, il a été lauréat de plusieurs bourses internationales : International Writers Program (Université de Iowa, 1994) et Berliner Künstlerprogramm (2003-2004). Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles : Historias del Lontananza (1997), et de plusieurs romans : Las bicicletas (1992), Estación Tula (1995), Santa María del Circo (1998), Duelo por Miguel Pruneda (2002), El último lector (2004) et El ejército iluminado (2006). Si son oeuvre est déjà traduite dans plusieurs langues (anglais, allemand, arabe, grec, portugais, italien et suédois), El último lector est son premier livre traduit en français (éditions Zulma 2009). Au Mexique, ce roman a déjà été couronné par le prix Colima, le prix Fuentes Mares et le prix Antonin Artaud. Parmi les thèmes abordés par ses romans, on trouve notamment la solitude, l’échec, la mort, le deuil, ou encore la démythification de l’histoire. Avec El ultimo lector, David Toscana offre un récit borgésien dont le héros, Lucio, est bibliothécaire dans un village perdu du nord du Mexique. Confronté à la découverte d’une fillette morte, Lucio mène une enquête littéraire et livresque où se déploie l’incroyable imagination de ce lecteur vorace qui croit que la fiction peut aider à élucider les cruautés du monde réel, dans la grande tradition du récit fantastique sud-américain.

El ultimo lector : Froylán Gómez disparaît lors du passage d’un ouragan. Veuve à la suite de ce tragique accident, Patricia Gómez, sa femme, doute de la mort de son mari. Des documents trouvés dans les affaires de Froylán laissent penser qu’il aurait profité de l’ouragan pour s’enfuir. Ingénieur au chômage, il semblait s’être lié d’amitié avec un vieillard prétendant être son arrière grandpère: Juan Capistrán. Patricia découvre des fragments d’entretiens entre les deux hommes, des bandes magnétiques appartenant au mystérieux vieillard et les récits de son mari… Elle se plonge alors dans les dossiers de Froylán, ouvrant les portes d’un récit à deux temps, allant et venant entre présent et passé mythique, découvrant des personnages plus vrais que nature.


Source : espaces latinos
http://www.espaces-latinos.org/bellesindex.php?PHPSESSID=f267dbf42ca78a3c02aca92fcb841d6f

2 mars 2010

Mexique 1810-1910 : d’une rupture à l’autre ?

Colloque International – Université Paul Valéry – Montpellier 3 – 11 et 12 mars 2010

Le 16 septembre 1810 Miguel Hidalgo appelle la population à se soulever contre le joug espagnol et ouvre ainsi le processus d’Indépendance du Mexique. Le 5 octobre 1910, alors que la nation célèbre le Premier Centenaire de son Indépendance, Francisco I. Madero appelle ses concitoyens à prendre les armes contre la dictature de Porfirio Díaz et marque ainsi le début de la Révolution Mexicaine.

A tout juste un siècle d’intervalle, Indépendance et Révolution signifient toutes deux une volonté de rompre avec l’ordre établi (système colonial en 1810, « caudillisme » et autoritarisme en 1910), faisant naître ainsi de nouvelles espérances, de nouvelles utopies, de nouvelles visions du monde, exprimées à travers l'engagement des populations, l'effervescence politique, les manifestations artistiques ou bien encore la production littéraire... On peut cependant s’interroger sur l’ampleur des transformations que ces deux bouleversements majeurs étaient censés apporter.
Le recul historique nous permet de constater que les pères fondateurs ont essayé de mettre en place des gouvernements et des institutions qui ont mis plusieurs décennies à constituer de nouveaux systèmes politiques et économiques et à former des citoyens ad hoc. De même, la Révolution a introduit un état laïque dans une société croyante, une législation du travail avancée dans un pays quasi rural et une réforme agraire dans un système oligarchique. En fait, dans les deux siècles qui se sont écoulés depuis le Grito de Dolores, le Mexique n’a connu de stabilité politique que lorsqu’il a trouvé des simulacres démocratiques comme pendant les trente-quatre ans de Porfiriato et les quatre-vingts ans de gouvernements « révolutionnaires ». Ces multiples contradictions et les débats qui en découlent abondent également dans le domaine de la culture et des arts : le Roman de la Révolution est-il révolutionnaire ? Les muralistes sont-ils des avant-gardistes ou des propagandistes ?...
L'objectif de ce colloque consiste à analyser dans quelle mesure Indépendance et Révolution ont constitué une rupture dans l'Histoire du Mexique, non seulement d'un point de vue politique, économique ou social, mais également à travers les prismes artistique et littéraire.

Colloque organisé par :
Equipe ETOILL/LLACS, Université Paul Valéry – Montpellier 3
Illustration : de Felipe de la Torre
Avec le soutien de :
Secretaría de Relaciones Exteriores (SRE, Mexique)
Secretaría de Educación Pública (SEP, Mexique)
CONACULTA
Instituto Cultural de México

Programme jeudi 11

 Joëlle CHASSIN, EHESS : « Entre Indépendance et Révolution : le Mexique d’un concept à l’autre »
 Thomas CALVO, Colegio de Michoacán, « La Nouvelle Espagne, de réformes en révolutions »
 Marc MORESTIN, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Lettres sur le Mexique de Victor Considerant (1868) »
 Estrellita GARCIA FERNANDEZ, El Colegio de Jalisco, Universidad de Guadalajara : « La Revolución y el patrimonio jalisciense »

 Elisa CARDENAS, Universidad de Guadalajara : « La Révolution malgré son centenaire »
 Agustín VACA, Colegio de Jalisco, INAH : « La clericalización posrevolucionaria de Jalisco »
 Raphaële PLU, Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle : « Carlos A. Madrazo Becerra et la réforme du Partido Revolucionario Institucional de 1964-1965 : une crise du mythe révolutionnaire libéral ? »

 Emmanuel VINCENOT, Université de Tours : « Mina, viento de libertad [Antonio Eceiza, 1977] ou comment détourner l’histoire de l’Indépendance mexicaine »
 Laurent AUBAGUE, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Les archives Casasola : une poétique visuelle de la Révolution Mexicaine »
 Sofia ANAYA, Universidad de Guadalajara : « Independencia y Revolución ¿exaltación o desengaño? Los murales de José Clemente Orozco »
 Monique PLÂA, Université de Marne-la-Vallée : « L’art de réinterpréter l’Indépendance dans les fresques de Diego Rivera »

 Sabine COUDASSOT-RAMIREZ, Université de Nîmes : « 1810-1910… 2010 : le choc des imaginaires dans Las paredes hablan, scénario original de Carmen Boullosa »
 Isabelle POUZET, Université de Rennes 2 – Haute Bretagne : « Un poème patriotique d’Efraín Huerta: “Amor, patria mía” »

Programme vendredi 12

 Pierre-Luc ABRAMSON, Université de Perpignan : « Utopie et littérature au Mexique à travers El monedero de Nicolás Pizarro Suárez, La Navidad en las montañas d’Ignacio Manuel Altamirano et La quinta modelo de José María Roa Bárcena
 Jean FRANCO, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Tomochic (1893), de Heriberto Frias : Littérature, idéologies, millénarisme ».
 Claude FELL, Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle : « La Antología del Centenario (1910-1911) : entre tradition et rupture »
 Evodio ESCALANTE, UAM - Iztapalapa : « Revolución y resistencia a la Revolución en Los de abajo de Mariano Azuela »

 Alba LARA-ALENGRIN, Université Paul Valéry – Montpellier 3 : « Des cimes aux abîmes : Los de abajo (1915), de Mariano Azuela »
 Florence OLIVIER, Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle : « Souvenirs d’enfance : images contradictoires des Dorados de Pancho Villa dans Cartucho de Nellie Campobello et La estatua de sal de Salvador Novo »
 Sébastien RUTÈS, Université de Nancy 2 : « Représentations de Rodolfo Fierro, interprétations de la Révolution mexicaine »

 Cécile QUINTANA, Université de Poitiers : « La Révolution en marge ou le combat d’arrière-garde des fous, des toxicomanes et des prostituées dans Nadie me verá llorar de Cristina Rivera Garza »
 Marie-José HANAÏ, Université de Rouen : « La réécriture de la Révolution dans le roman mexicain contemporain : entre trahison et oubli (Cristina Rivera Garza, Silvia Molina, Carlos Fuentes, Ana García Bergua) »

 Jean-Marie LASSUS, Université de Nantes : « Histoire et ironie dans Viaje en la América ignota (1972) de Jorge Ibargüengoitia »
 Raphaël ESTEVE, Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3 : « Modalisation et épistémè dans Los relámpagos de agosto de Jorge Ibargüengoitia »
 Karim BENMILOUD, Université Paul Valéry – Montpellier 3, « Los relámpagos de agosto de Jorge Ibargüengoitia »