Affichage des articles dont le libellé est Ruy Sanchez. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ruy Sanchez. Afficher tous les articles

30 avril 2013

Festival Colibris à Arles (13), le 29 avril 2013

Alberto Ruy-Sánchez et son traducteur Gabriel Iaculli étaient de passage à Arles ce 29 avril dans le cadre de la sixième édition du festival littéraire Colibris. Au cours de cette rencontre, on a pu apprécier l'enthousiasme d'Alberto Ruy-Sánchez, ses talents de conteur et la capacité qu'il a à transmettre ses passions. Passions pour l'écriture, la lecture, les cultures du monde et notamment sa ville de référence Mogador, où il situe 5 de ses romans (aujourd'hui Essaouira au maroc), mais sans oublier ses racines mexicaines, son goût pour le baroque (une civilisation non-aboutie selon lui) et les traditions populaires mexicaines.

Mais pour qu'un livre soit partagé par les lecteurs de toutes langues, encore fait-il qu'il soit traduit, et bien traduit afin de ne pas trahir l'esprit de l'auteur. C'est cet exercice difficile qu'a présenté Gabriel Iaculli. Afin d'être au plus près de l'écriture d'origine, il se rend régulierement au Mexique, rencontre souvent l'auteur, s'immerge parfois en cas de vocabulaire spécifique dans les ambiances décrites. Ainsi, lorsque Ruy-Sánchez parlent de poterie, Iaculli se rend chez un potier pour ressentir les mêmes sensations que lui. Afin de ne pas faire d'erreur en matière de végétaux, il s'est rendu dans divers jardins botaniques au Mexique notamment celui de Oaxaca.

Cette initiative de Colibris de présenter le traducteur, travailleur de l'ombre, s'est révélée passionnante et a permis de mettre à l'honneur ce maillon incontournable de la chaine littéraire. Il est vrai que Gabriel Iaculli, auparavant chercheur en science humaines et sociales est un artiste. Modeste, il hésite à défendre le fait de faires de nouvelles traductions. Pourtant, il reconnaît qu'elles sont parfois nécessaires, lorsque la prédédente est "mauvaise" dit-il. Il cite en exemple ses derniers travaux sur une traduction de l'oeuvre de Juan Rulfo. Le premier traducteur, méconnaissant la géographie et les climats du Mexique, a "fait pousser en plein désert" des expèces tropicales. De même, lorqu'il parle de "collines", la où se déroule le roman de Rulfo, il s'agit de montagnes, "parfois colossales". Autant de petits détails faussés ou perdus lorsque le traducteur n'est pas "habité" de la même flamme avec laquelle l'auteur a choisi ses mots et la façon de les assembler.

Gabriel Iaculli (à gauche), Alberto Ruy Sánchez (à droite)


La conférence s'est terminée sur une recommandation commune d'Alberto Ruy-Sánchez et Gabriel Iaculli, la lecture du livre de Myriam Moscona, écrivain mexicaine qui a obtenu le prix Xavier Villaurrutia en 2012 pour son roman autobiographique, Tela de sevoya.

Quelques informations sur Ruy Sanchez et Iaculli sur le blog du Collège des traducteurs.


La rencontre avait pour trame le dernier roman traduit par Iaculli de Ruy-Sánchez, A mon corps désirant.
Résumé éditeur (Galaad éditions) :
« Où le somnambule, fidèle à ses obsessions, s’efforce de réfléchir jusqu’au moment où il manque d’être assassiné par un mari jaloux et où il est question de magnétisme plus minéral qu’animal qui régit la vie des corps désirants. »
C’est l’heure où, à Mogador, le soleil prend les amants par surprise. Zaydoun va sur la place de la Conque, cœur volubile de la ville. Il est le conteur de Mogador, mais il passe insensiblement de la place à la page, et vice versa. Distrait à chaque instant par le souvenir vivace de Hassiba, il s’est lancé dans une œuvre portée par les cinq courants de force de la Hamsa, la main du feu.
Un homme est assassiné. Par qui ? Pourquoi ? À la place du corps est retrouvé un vase en terre cuite racontant la vie du défunt, qui n’est autre que Zaydoun. C’est alors que les fragments de son corps révèlent, entre rêves et souvenirs, sa quête obsessive du désir. Mais pourquoi Tarik le potier, artisan de l’amour et artiste aussi obsessionnel que passionné, a-t-il fabriqué cette céramique ? Quel est le lien secret qui unit les deux hommes ?
PhH

4 août 2009

Camas Separadas

Mauricio Montiel,
Compilador
Ediciones Cal y Arena, 2005
 

Camas separadas es una compilación de cuentos de 11 escritores mexicanos contemporáneos, realizada por Mauricio Montiel. Encontramos cuentos de Alberto Ruy Sánchez, Mónica Lavín, Alejandro Páez Varela, Guillermo Fadanelli, Rosa Beltrán, Ana García Bergua, Javier García Galeano, Patricia Laurent, Alvaro Enrigue, Yehudit Man y Bernardo Esquínca.
Todos los cuentos tienen como tema común, la ruptura amorosa, el desamor, la melancolía, los lamentos. Entre estos cuentos podemos leer : La ironía de un amante que no ama a su mujer pero que la extraña para llenar los vacíos de su casa; el ligue por Internet para comenzar una nueva relación, encuentros programados los domingos cuando no hay otra cosa que hacer; la música con sus aperturas, instrumentos, ritmos, toda una sinfonia y una orquesta para gritar la soledad después de una ruptura amorosa; las reflexiones sobre las ventajas de la separación; la utilización del esoterismo para recuperar al ser amado; el juego de la ilusión que realiza una pareja que ya no se ama; la transformación de la adoración hacia un vago sentimiento de temor creciente cuando el amante se vuelve un monstruo; la pasión y el sexo sin límites ni tabús de una pareja; la búsqueda de una mujer por un soldado para vengarse; los actos desesperados de una mujer cuando su marido decide dejarla; la venta de los muebles y chácharas de los que se separan y venden todo, incluso los recuerdos.
 

Chambre à part (pas encore traduit en français)
Mauricio Montiel, Compilateur
Ediciones Cal y Arena, 2005

 
Chambre à part est une compilation de nouvelles de 11 écrivains mexicains contemporains, réunies par Mauricio Montiel. Nous trouvons des textes d' Alberto Ruy Sánchez, Mónica Lavín, Alejandro Páez Varela, Guillermo Fadanelli, Rosa Beltrán, Ana García Bergua, Javier García Galeano, Patricia Laurent, Alvaro Enrigue, Yehudit Man et Bernardo Esquínca.
Toutes les histoires ont comme sujet commun la rupture amoureuse, les troubles de la séparation, la vague de mélancolie, les regrets. Parmi les histoires nous pouvons lire : l’ironie d’un amant qui n’aime plus sa femme mais elle lui manque pour meubler sa maison ; les rencontres amoureuses par Internet pour commencer une nouvelle relation, rencontres programmés les dimanches ; la musique avec ses ouvertures, instruments, rythmes, toute une symphonie et un orchestre pour crier le désespoir après une rupture ; les réflexions sur les avantages de la séparation ; l’utilisation des pratiques ésotériques pour récupérer l’être aimé ; le jeu de l’illusion d'un couple qui ne s’aime plus ; la transformation d’un sentiment d’adoration vers un vague sentiment de crainte grandissante lorsque l’amant devient un monstre ; la passion et le sexe sans limites ou tabous d’un couple ; la recherche d’une femme par un soldat pour se venger ; les actes désespérés d’une femme lorsque son mari lui annonce qu’il va la quitter ; la vente des meubles et babioles de ceux que se séparent et décident de tout vendre, même les souvenirs.

ROB

17 mai 2009

Les Visages de l'air

Alberto Ruy Sánchez.
Editions du Rocher
Ruy Sanchez est un écrivain mexicain atypique qui explore le thème du désir et de la sexualité des femmes : désir sexuel, désir d’évasion, de transformation, d’être aimées. Khadija est le nom qu’on prononce dans l’air … est le nom de la personne désirée qu'on souhaite voir à nouveau. Autour du personnage féminin principal, Ruy Sanchez décrit des personnages qui ont des rêves et qui mettent leurs sens à l’affût de la personne qui les intéresse.
En utilisant ces sens mais surtout celui du toucher, les caresses. L’air devient alors un élément clé pour l'expression de leurs sentiments.

Autres romans et récits publiés en France
- La Peau de la Terre, Traduit par Gabriel Iaculli (Los jardines secretos de Mogador)
- Neuf fois neuf choses que l'on dit de Mogador. Traduit par Gabriel Iaculli (Nueve veces el asombro).
- Les Démons de la langue, 1987. Traduit par Anthony Belanger et Cédric Demageot (Los Demonios de la Lengua)
- Comment la mélancolie est arrivée à Mogador, 1999. Traduit par Gabriel Iaculli. (De Cómo llegó a Mogador la melancolía)
Los nombres del aire
Alfaguara

Ruy Sanchez es uno de pocos escritores masculinos que exploran el tema del deseo y de la sexualidad femenina: deseo sexual, deseo de evasión, de cambio, de ser amada.
Kadhija es el nombre que se pronuncia en el aire…es nombre de la persona deseada a la cual se quiere ver de nuevo. Alrededor del personaje femenino central, Ruy Sánchez describe personajes con sueños que ponen sus sentidos al acecho de la persona que les interesa. Utilizando los sentidos pero sobre todo el tacto, las caricias. El aire se convierte en un elemento clave para expresar los sentimientos.

ROB