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28 février 2026

Pour une étoile ou deux

Sinisterra Tome 1
Christophe Bec (Scénario), Germano Giorgiano (Dessin)
éditions Oxymore, 02 - 2026

 

Présentation de l'éditeur

Angel Luis Sinisterra, Texas Ranger métis au passé trouble, arrive à El Paso pour prêter main-forte au shérif Barret. Ensemble, ils se lancent à la poursuite de Jésus Blanco, bandit charismatique et révolutionnaire mexicain qui vient d’enlever l’institutrice de la ville. Mais derrière l’autorité de Barret se cache un lourd secret, qui pourrait bien changer le sens de cette traque. Solitaire, partagé entre ses deux sangs – mexicain et américain –, Sinisterra avance dans un monde où la frontière entre justice et banditisme, loyauté et trahison, s’efface à chaque pas. Et dans le désert brûlant, il découvrira que le véritable danger n’est pas toujours celui qu’on croit.

Voir la fiche du livre sur le site BD Gest'

Informations
ISBN : 9782385611378
Pages : 48
Prix : 16,50 €

 👉 La chronique de Jonathan Bara sur Planète BD
Des rebelles et révolutionnaires mexicains emmenés par le charismatique Jésus Blanco sèment le trouble au sein de la ville d'El Paso. Leur dernière exaction : le kidnapping de Nancy, l'institutrice de l'école locale. Devant la montée de cette opposition, les personnes influentes de la ville organisent une réunion de crise. Ils font fait appel à la compagnie de Texas Rangers. Experts en infiltration et extorsion d'informations, cette compagnie semble être le choix parfait pour les aider. La troupe de rangers est censée arriver dès le lendemain à la gare. A la grande surprises du shérif et de son collègue, un seul Texas Ranger descend du train : Angel Luis Sinisterra...
...Christophe Bec expose une intrigue assez classique. Un groupe de révolutionnaires mexicains sèment le trouble dans la région, ce qui pousse le shérif à faire appel à une aide extérieure. C'est ainsi qu'arrive Sinisterra, un Texas ranger solitaire et mystérieux. Cela permet de mettre en place l'univers et les différents personnages en dévoilant leur passé « justifiant » leurs actes actuels. L'italien Germano Giorgiani se charge de mettre en images cet univers qui sent la poudre et la poussière. Dans un style réaliste, le dessinateur livre une belle partition digne des westerns spaghetti dont il s'inspire...

 

 

21 février 2026

Son of a gun

Philippe Pelaez (scénario), Sébastion Corbet (dessins)é
ditions Bamboo, 01 - 2026

 

Présentation de l'éditeur

Un shérif improvisé, une prime colossale et… la chèvre la plus futée de tout le Far West.
Dans le Mexique poussiéreux des pistoleros et des bandits, Kentucky T. McBride n’a qu’une certitude : l’argent est toujours du bon côté du colt. Fraîchement élu shérif d’une ville qu’il vient de braquer, il élimine ses complices, encaisse la prime… et se lance à la poursuite du dernier voleur en cavale. Mais les choses se compliquent lorsqu’il croise la route d’une chasseuse de primes intraitable, d’un nain bavard et d’une chèvre qui pourrait tout faire basculer. La cavale se transforme alors en une course effrénée pour mettre la main sur un trésor aussi explosif que convoité.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 979 1 0411 0776 6
Pages : 120
Prix : 19,90 €

👉 L'avis de Lectures Mexicaines 
Western spaghetti qui se déroule entre États-Unis et Mexique. Il faut bien suivre le départ de l'histoire car elle est un peu embrouillée au début. Présentée en chapitres façon Le bon la brute et le truand, c'est une course au trésor, celui du président mexicain Benito Juarez, au rythme effréné. Il y a beaucoup de personnages, pas mal de références historiques (intervention française au Mexique) et à d'autres albums bd (Blueberry, Le Bouncer) ainsi qu'aux films de Clint Eastwood ou Quentin Tarentino. Il y a de l'humour noir, déjanté, et au premier degré, sur la maltraitance animale par exemple et autres irrévérences. Le dessin, qui mélange style classique, bd moderne et influences mangas pour les expressions des visages n'est pas trop ma tasse de thé, mail les décors et la mise en couleurs correspondent bien au sujet et aux zones géographiques concernées. Les clichés et les nombreux clins d’œil comme celui à Albert Spagiarri sont sympathiques. Un album plaisant sans être fondamental.
PhH

👉 la chronique du site Ligne claire par Jean-Laurent Truc
Un western, comique, satirique, c’est devenu une sorte de mode depuis le succès du très déjanté Junior et Senior, un clin d’oeil savoureux à Terence Hill et Bud Spencer. Avec Son of a gun, hormis le titre détourné d’une expression bien connue, on surfe sur les traces de Sergio Leone, du Bon, la brute et le truand pour l’affiche, le duel final, Une poignée de dollars. L'album est une parodie qui rappelle de bons souvenirs de jeunesse à ceux qui ont vu ces westerns sur grand écran avec Eastwood qui mâchouille son cigarillo. Cette fois n’en déplaise à Claudia Cardinale c’est une chèvre qui sera la vraie vedette féminine de l’album. Sébastien Corbet est au dessin. Le tout part agréablement dans tous les sens, les Colt aboient et Biquette passe...

👉 la chronique de J. Milette sur BDGest
Philippe Pelaez signe un western classique avec bons et méchants, poursuites à cheval, duels, fusillades, bagarres, trahisons, saloon et serveuses aux décolletés profonds. Le genre ayant déjà été abondamment parodié et pastiché (tant au cinéma que dans la bande dessinée), il ne réinvente rien, mais il le fait très bien...

17 janvier 2026

La malédiction del Charro Negro

Les aventures de Tex, tome 9
Boselli Mauro (scénario), Carlos Gomez (dessins)
éditions Fordis, 01-2026

Présentation de l'éditeur 

Condamné pour ses crimes à errer pour l’éternité jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un pour le remplacer, un spectre noir au visage de crâne se mêle aux masques macabres de la Fête des Morts. Sur la piste d’un meurtre, Tex et Carson dévoilent une histoire maudite de haine, de ressentiment et de culpabilité secrète sous le ciel étoilé du Mexique… Un Tex Willer teinté de fantastique comme on les aime.

 

 

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9791095720782
Pages : 48
Prix : 20,00 €

A propos des charros et de la charrería.
Au Mexique, les charros sont des experts en gestion du bétail et en techniques équestres. Ces hommes d'abord issus de la ruralité étaient reconnus pour leur habileté à contrôler les chevaux et à manipuler le bétail avec une grande dextérité. Leur savoir-faire est rapidement devenu une source de fierté et un symbole de l’identité rurale mexicaine. Les charros ont également joué un rôle crucial durant les périodes de conflits, notamment pendant la guerre d’indépendance et la révolution mexicaine, où ils utilisaient leurs compétences équestres pour des actions militaires. De nos jours, lors des festivités du 16 septembre pour la fête nationale mexicaine, des groupes de charros, hommes et femmes, participent au défilé dans les rues de Mexico Ciudad et dans les grandes villes. 

La charrería est une pratique traditionnelle des communautés d’éleveurs de bétail au Mexique. Elle permettait, à l’origine, aux éleveurs de différents États de mieux cohabiter. Les techniques se transmettaient aux jeunes générations au sein des familles. De nos jours, des associations de Charrería et des écoles contribuent à transmettre la tradition également considérée comme un sport, en entraînant les membres de la communauté, y compris à un niveau de compétition. L’exécution de plusieurs épreuves en public (charreadas) permet aux spectateurs d’observer les compétences déployées par les éleveurs de bétail, par exemple, pour dresser et attraper des juments sauvages et des taureaux. Vêtus d’un costume traditionnel comportant un chapeau à larges bords pour les hommes et un châle coloré pour les femmes, les éleveurs entraînés montrent leurs savoir-faire à pied ou à cheval. Intégrés à la pratique traditionnelle, le costume et l’équipement, selles et éperons, sont conçus et produits par des artisans locaux. La Charrería est un aspect important de l’identité et du patrimoine culturel des communautés de détenteurs. Les praticiens perçoivent la tradition comme un moyen de transmettre aux jeunes générations des valeurs sociales importantes telles que le respect et l’égalité entre membres de la communauté. 

Les costumes charros sont des tenues élégantes et distinctives portées par les participants. Ils comprennent une veste courte, une chemise blanche, sombrero à larges bords et un pantalon moulant pour les hommes, et une jupe longue pour les femmes. Ces costumes sont souvent ornés de broderies et de boutons artistiques. Les charros portent également des bottes spécifiques, conçues pour l’équitation, et des cravates ou des foulards qui ajoutent une touche d’élégance à leur tenue. Le costume charro n’est pas seulement une tenue de spectacle ; il est également un symbole de l’honneur et de la fierté des charros. Chaque élément du costume est choisi avec soin pour refléter le statut et l’identité du porteur, et il existe des variantes régionales qui ajoutent à la diversité et à la richesse de cette tradition. 

La charrería est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2016.

El Charro Negro, le charro noir, est une légende populaire des campagnes mexicaines dont l'origine semble remonter à la conquête espagnole, ayant un syncrétisme avec des croyances indigènes. La légende a été popularisée par plusieurs livres, dessins animés et films.
Lire l'article (en espagnol) sur Mas de Mexico, 2017



20 septembre 2025

Mauvaise fortune

Fano Loco, dessin et scénario
récit complet
éditions Nada, 09 - 2025

 

Présentation de l'éditeur

États-Unis - Mexique, années 1910. Morning Bird, jeune autochtone rescapé du massacre de sa communauté, et Adelita, révolutionnaire insoumise, voient leur destin basculer. À l’origine de leur encontre improbable, Garrett, un escroc à la solde d’hommes d’affaires avides de pouvoir et d’argent dominant le monde du haut d’un building new-yorkais. Dans ce récit choral, ils vont croiser la route de travailleurs itinérants idéalistes, d’un général de l’armée mexicaine cynique, de pensionnaires d’une maison close en grève et d’une foule d’anonymes aveuglés par la soif de fortune.Toutes et tous en quête d'une vie meilleure, mais à quel prix ?
Western politique et fable sociale, Mauvaise fortune révèle un monde régi par le profit où tous les coups sont permis.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 979-10-92457-92-6
Pages : 176 
Prix : 25 €

👉 La chronique de A. Perraud sur BDGest (extraits)
... " Western crépusculaire et fable sociale à la fois, Mauvaise fortune est un récit cinglant qui ne fait pas de prisonnier, ni de détail. Fano Loco (Jazz) met en scène deux figures classiques – l’Amérindien spolié et dépouillé par les Blancs et une femme forte, à peine un être humain, selon les codes en vigueur – dans un cadre violent, dirigé en coulisse par un capitalisme de l’ombre aussi aveugle que destructeur. Ces bases posées, c’est parti pour cent soixante pages d’une lutte sanglante et sans pitié. Les deux protagonistes principaux vont se serrer les coudes et encaisser une liste infinie de brimades. De plus, faisant fi des injustices dont ils sont accablés, ils vont se prendre en main et commencer à rendre les coups. Ce qu’ils veulent ? Vivre en paix, du respect et de l'égalité. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne à l’Ouest du Pecos (et au Sud Rio Grande). Alors, marche ou crève et profite de toutes les occasions pour avoir un peu de répit. En résumé : si ce n’est pas toi qui ramasse ce dollar qui traîne, ça sera le prochain, les traîne-misère, ce n’est pas ça qui manque. 
Comme tous les ouvrages teintés de militantisme, Mauvaise fortune manque parfois un peu de nuance. D’un autre côté, les différents sujets (racisme, exploitation, etc.) soulevés par l’histoire ne sauraient souffrir d’aucune excuse. Au final, l’énergie et la volonté inoxydable de ce duo de héros par défaut remportent les suffrages et rendent la lecture aussi haletante que touchante."...
Lire l'article complet sur BDGest


👉 Sur les Adelitas (ou soldaderas durant la révolution mexicaine) voir aussi 
Soldaderas y soldados en la revolucion mexicana.
Martha Eva Rocha Islas
Dirección de Estudios Históricos, INAH
(en espagnol) 


 

11 mai 2024

Scalp

La funèbre chevauchée de John Glanton et ses compagnons de carnage
Hugues Micol, dessin et scénario
éditions Futuropolis, 01-2017

 

Présentation de l'éditeur

 

John Glanton (1819-1850) est un Texas Ranger pendant la guerre mexicaine déclenchée en 1845 par l'annexion du Texas par les États-Unis. Les États-Unis annexeront aussi les territoires mexicains de la Californie. Pour Ulysse Grant, qui participa à cette guerre, « La rébellion du Sud fut l'avatar de la guerre avec le Mexique. Nations et individus sont punis de leurs transgressions. Nous reçûmes notre châtiment sous la forme de la plus sanguinaire et coûteuse guerre des temps modernes. » Après la guerre, chassé de l'armée pour meurtre, Glanton devient soldat de fortune, un mercenaire à la tête d'un gang particulièrement violent. Il loue ses services à l'état de Chihuahua afin de chasser les Indiens Apaches qui opèrent à la frontière du Mexique mais massacre aussi des Indiens pacifiques pour se faire plus d'argent. Car Glanton est payé au scalp rapporté. Ses massacres bafouent les traités signés entre ces tribus et les États- Unis et oblige l'état de Chihuahua à les déclarer hors-la-loi. Ils partent vers la Californie où la ruée vers l'or vient de commencer et s'enfoncent de plus en plus dans la violence. Glanton - et sa bande - tombera en 1950 dans une embuscade de la tribu de Quechan qui voulait se venger de leurs exactions. En se basant sur la vie de John Glanton, Texas Ranger pendant la guerre civile mexicaine puis mercenaire à la tête d'une bande de tueurs d'Indiens payés au scalp, Hugues Micol livre un récit hallucinant de la guerre civile mexicaine du milieu de XIXe siècle. Son dessin, puissant, qui rappelle les gravures de Goya, dépeint l'implacable brutalité d'une époque, loin des clichés du Far west.

La fiche du livre sur le site BDfugue
Sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782754812078
Nombre de pages : 192
Prix : 28 €

16 juin 2023

Hacendado

L'honneur et le sang
Philippe Thirault (scénario), Gilles Mezzomo (dessin)
éditions Glénat, 06-2023

 

Présentation de l'éditeur

 

Une aventure impitoyable au cœur du désert mexicain.
Mexique, 1863. Sur ces terres arides où la violence et le crime sont le lot quotidien de la population de l’État de Sonora, le descendant d’une ancienne lignée de conquistadors tente de faire perdurer les notions de justice et d’honneur. C’est pour sauver l’honneur bafoué de son nom que Don Armando, riche Hacendado, décide de faire justice lui-même en condamnant son propre fils à une mort lente mais certaine… Plus tôt en ville, le jeune Don Diego aurait été aperçu couteau à la main, laissant la belle Doña Joselita au milieu d’une mare de sang. Convaincu de la culpabilité de ce fils retors au visage d’ange qui ne cesse de clamer son innocence, Don Armando l’emmène dans le sinistre désert de Sonora et l’y abandonne ! Or, dans ces sierras, il faut autant redouter la sauvagerie des bêtes que celle des hommes. Territoire de la bande d’Abraham Hinter, le plus cruel des chasseurs d’Apaches, le désert est un enfer peuplé de tueurs que le dernier sentiment humain a quitté depuis longtemps… Partie à la recherche de Diego, sa mère Doña Maria, qui refuse de croire à l’horreur, va tout faire pour retrouver ce fils, quitte à se perdre. Car hélas, le désert peut nous révéler parfois plus que ce que l’on aimerait savoir…
Ce western brutal et sauvage nous ouvre les portes d’un univers sans concession pour un one shot sombre et noir, qui nous tient en haleine jusqu’au bout grâce au scénario ciselé de Philippe Thirault et au dessin impeccable de Gilles Mezzomo. Un album saisissant.
La fiche du livre sur le site de l'éditeur
 
Informations
EAN : 9782344049716
Nombre de pages : 88
Prix : 18,50€
 
 
© éditions Glénat - Mezzomo / Thirault


Drame au Mexique, dans le désert de Sonora. Cet intéressant one-shot se distingue un peu des autres westerns. Situé intégralement au nord du Mexique, dans l'état de Sonora, frontalier avec les Etats-Unis, le scénario va au delà des classiques oppositions entre desperados, indiens, peones ou révolutionnaires ... Il met en scène un riche propriétaire terrien, Don Armando, l'hacendado, son fils, sa femme, son personnel et la haute-bourgeoisie locale civile et miliatire. Ça démarre sur les sombreros de roue et le titre prend tout son sens puisque l'histoire est basée sur l'honneur et l'image que s'en font les personnages, tous issus des conquistadores espagnols, à part les domestiques indiens évidemment. Pour laver cet honneur prétendument bafoué, plusieurs personnages vont devoir s'enfoncer dans le désert hostile. Cet élément de décor va révéler les caractères des femmes et des hommes, avant d'agir comme agent rédempteur. C'est violent, cruel, sans concession. En plus des histoires de familles et des relations entre notables, thème central, les auteurs abordent subtilement la politique d'extermination des Apaches mise en place par le Mexique. Le gouvernement mexicain payant en or chaque têtes ou scalps d'indiens, d'enfants et de femmes surtout. Le scénario ménage surprises et suspens et ne s'encombre pas de fioriture à l'eau de rose. Le dessin, dans la ligne des spécialistes du genre comme Giraud, Boucq, Rossi ou Lamy, sert aussi bien l'action que le cadre, l'utilisation et le choix des couleurs illustrent particulièrement bien le désert et les paysages. le dessinateur nous régale avec quelques scènes animalières particulièrement réussies. Seul petit bémol pour moi, l’utilisation parfois malhabile d'expressions espagnoles et de quelques traductions approximatives. La pagination sur 88 pages est appréciable.
PhH

Les avis des lecteurs sur le site Polars Pourpres

1 mai 2023

Le Coeur de l'hiver

Craig Johnson
Traduit de l‘américain par Sophie Aslanides
éditions Gallmeister, 11-2022


Présentation de l'éditeur

Bienvenue dans le pire cauchemar de Walt Longmire. L’hiver approche, et pour le shérif, il s’annonce bien plus rude que d’habitude. Tomas Bidarte, le chef de l’un des plus redoutables cartels du Mexique, a kidnappé sa fille Cady. Parti à sa rescousse, Walt s’enfonce dans le désert mexicain, loin de tout, où personne ne parle sa langue ni n’est susceptible d’aider un étranger. Quant aux autorités américaines ou mexicaines, inutile d’y songer. C’est donc armé de son fidèle Colt .45, de sa rage et de son intuition que Walt s’en va affronter toute une organisation.

 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-35178-217-0
Nombre de pages : 380
prix : 24,40€

3 décembre 2022

Mexicayotl

Michael Collado
éditions DO, 08-2022

Présentation de l'éditeur

Un chanteur français nommé Arthur Loizeau, retraité en Californie, où il semble couler des jours heureux loin de la musique et de la poésie, dans lesquelles il a dû exceller avant que le décés de son frère jumeau le conduise à reconsidérer son existence, se voit un jour, par erreur, kidnappé par les sbires d’un surnommé Ogre, gourou obèse d’une secte croyant au retour des Aztèques.
Brièvement enfermé dans une cellule en attendant son sacrifice, Arthur parvient à s’échapper grâce au suicide de son geôlier, qui est aussi son sosie. Son évasion, qui n’a rien de spectaculaire, le conduit dans une vallée mexicaine, sèche et désolée, où, par un soir et par hasard, il rencontre un cow-boy, Sœur Justice, qui a ceci de commun avec Don Quichotte qu’il est bavard, menteur, intoxiqué par ses lectures et illuminé.
Les aventures qui s’en suivront seront évidemment multiples, drôlatiques, truculentes, picaresques et atteindront leur sommet avec la grande bataille du cirque, lieu de collision entre l’armée et l’Ogre, celle d’un Européen indianisé et la troupe d’un bandit diabolique.
L’histoire se finira même par un voyage en ballon.
Mexicayotl est un roman baroque mais lisible, fantaisiste mais fourmillant de vérités, plein de clins d’œil mais fluide et trépidant. Que ne renierait (certainement) pas le grand Cervantès. On peut aussi y déceler, en une sorte de jeu de pistes, des allusions à Lazarillo de Tormes, Zurbaran, Levi-Strauss, une multitude de westerns, D.H. Lawrence…
On ne s’y ennuie jamais et quand on l’a fini, on espère même qu’il y aura une suite.

Toutes les informations sur le livre sur le site de l'éditeur

L'auteur
Michael Collado est né en 1973 dans le Var. Universitaire spécialiste du Mexique, il a enseigné en France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Norvège. Spécialiste du polar latino-américain, il a soutenu une thèse de doctorat à Montpellier sur Paco Ignacio Taibo II. Il a enseigné l’Histoire et la littérature du Mexique aux universités d’Aix-Marseille et de Toulon, ainsi qu’à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Il vit désormais en Asie. Mexicayotl est son deuxième roman.

 

L'avis d'Agathe de Lastyns
L’extra­va­gance du récit laisse devi­ner dès le pre­mier cha­pitre qu’il peut s’agir de hal­lu­ci­na­tions ou d’un cau­che­mar. Cepen­dant, Arthur Loi­zeau et Sœur Jus­tice ont cha­cun sa logique ou sa sorte d’absurde, le nar­ra­teur appa­rais­sant comme le plus proche du bon sens, ce qui ne faci­lite pas tou­jours leurs rap­ports.
Dans un contexte où la vrai­sem­blance n’est pas de rigueur, le lec­teur a l’impression que tout peut arri­ver, et de fait, il advient des choses fort surprenantes...
Lire la suite sur le site Lelitteraire

 

22 janvier 2022

Les dragons de la frontière

Tome 1, La piste de Santa Fe
Gregorio Muro Harriet (scénario), André Gil (dessins)
éditions Glénat, 02-2021

 

Présentation éditeur

 

Mai 1774. Miguel, jeune vétérinaire, est membre d’un convoi de bétail mené par une troupe de dragons de Cuera, ces fameux cavaliers lanciers espagnols chargés de garder la frontière nord-américaine de l’empire espagnol. Mais à l’issue d’une attaque de leur caravane par des Apaches, Miguel est capturé avec Madeleine, une religieuse. Adoptés par le chef de la tribu, les jeunes gens n’auront d’autre choix que de s’adapter à la rude vie de leur nouvelle « famille ». Malgré eux, ils seront pris au cœur d’une tourmente guerrière opposant Apaches, Comanches et dragons de Cuera...
Western espagnol plein de sang, de drames et d’héroïsme, Les Dragons de la frontière réussit le tour de force de respecter les codes du genre tout en y apportant un nouveau souffle, et nous replonge dans les décors mythiques de la légende de l’Ouest américain.

 

Le début de l'histoire
Une cohorte de colons espagnols remonte de Mexico vers San Juan Pueblo (au Nouveau Mexique). Ils sont escortés par des « dragons », c’est-à-dire un corps de cavaliers munis de lances et vêtus de cuir. Parmi eux, le cadet Miguel de Sasoeta s’est légèrement épris d’une nonne française de la Nouvelle Orléans. Mais malgré son haut lignage, son supérieur le sergent El Chato le rabroue sans cesse et l’oblige à rester dans le rang. Tandis qu’ils avancent péniblement sur la piste poussiéreuse, en se méfiant des crotales, ils s’aperçoivent qu’ils sont observés de loin par des guerriers apaches.

Un article de Benoit Cassel
En lisant le mot « Dragons » en titre, les lecteurs inattentifs se seront fourvoyé en déduisant qu’il s’agit d’une quête de fantasy et à ce qu’elle soit chapeautée par Jean-Luc Istin. Que nenni. Les dragons dont il est ici question appartiennent au corps de cavalerie espagnole qui était chargée de conquérir le Mexique, et dont les costumes étaient majoritairement en cuir. Nous sommes ici au moment des guerres d’indépendance américaine, en novembre 1778, mais l’action se situe en marge, plus au Sud, dans les régions encore sous occupation espagnole. Lire la suite sur Planète BD.

 La fiche du livre sur le site de l'éditeur.

Remarque : le Mexique dont il est question dans cette bd est celui d'avant 1848, avec un territoire formé par la superficie du Mexique actuel, auquel il faut rajouter l'Arizona, l'Utah, le Nouveau-Mexique, le Nevada, la Californie, et le Texas (séparé en 1836) qui rejoignent les Etats-Unis d'Amérique au terme de la guerre americano-mexicaine. Le Mexique a du céder plus de 40 % de son territoire, soit près de 2 000 000 km2. Le tome 2 Cuerno Verde, se déroule intégralement au nord du Rio Bravo au Nouveau-Mexique.

15 mars 2020

El patio del Diablo

Les ombres de la Sierra Madre - Tome 2
Daniel Brecht (dessin) - Philippe Nihoul (scénario)
éditions BD Must, 12-2019

Présentation de l'éditeur


Mexique, années 1920, 40 ans après la reddition de Geronimo, alors qu’Hollywood tournait ses premiers films parlants, les Apaches poursuivaient une guerre perdue pour défendre un mode de vie condamné à disparaître…
Âpre, violente, désabusée et teintée d’humour noir, Les Ombres de la Sierra Madre renouvelle le genre. Western atypique, par son ton, son rythme et sa chronologie, c’est aussi une tragédie en 3 actes, inspirée d’évènements authentiques et méconnus.
Avec ses personnages attachants, son dessin au couteau et ses dialogues ciselés, le récit vous entraîne au cœur de la Sierra Madre, ultime refuge des derniers Apaches libres. Mormons, Indiens, Mexicains… personne ne sortira indemne de cette trilogie à la fois épique et terriblement humaine.

8 planches à découvrir sur le site de l'éditeur

La chronique du tome 1 à lire sur ce blog
 

El dedo de Dios
Les ombres de la Sierra Madre tome 3

Daniel Brecht (dessin) - Philippe Nihoul (scénario)
2021 - BdMust

Mexique, années 1920, 40 ans après la reddition de Geronimo, alors qu’Hollywood tournait ses premiers films parlants, les Apaches poursuivaient une guerre perdue pour défendre un mode de vie condamné à disparaître…  
Âpre, violente, désabusée et teintée d’humour noir, Les Ombres de la Sierra Madre renouvelle le genre. Western atypique, par son ton, son rythme et sa chronologie, c’est aussi une tragédie en 3 actes, inspirée d’évènements authentiques et méconnus. Avec ses personnages attachants, son dessin au couteau et ses dialogues ciselés, le récit vous entraîne au cœur de la Sierra Madre, ultime refuge des derniers Apaches libres. Mormons, Indiens, Mexicains… personne ne sortira indemne de cette trilogie à la fois épique et terriblement humaine.

24 octobre 2018

Les spectres de la terre brisée

S. Craig Zahler
Traduit de l'anglais (USA) par Janique Jouin-de Laurens
éditions Gallmeister - 08/2018



  • Résumé de l'éditeur
Mexique, été 1902. Deux sœurs kidnappées aux États-Unis sont contraintes à la prostitution dans un bordel caché dans un ancien temple aztèque au cœur des montagnes. Leur père, John Lawrence Plugford, ancien chef de gang, entame une expédition punitive pour tenter de les sauver, accompagné de ses deux fils et de trois anciens acolytes : un esclave affranchi, un Indien as du tir à l’arc, et le spectral Long Clay, incomparable pro de la gâchette. Le gang s’adjoint également les services d’un jeune dandy ambitieux et désargenté, attiré par la promesse d’une rétribution alléchante. Peu d’entre eux survivront à la sanglante confrontation dans les badlands de Catacumbas.
Un western impitoyable qui balaie tout sur son passage, comme un film de Tarantino au volume poussé à fond.

  • L'auteur
Né en Floride, S. Craig Zahler est désormais New-Yorkais et a travaillé de nombreuses années en tant que directeur de la photo et traiteur, tout en jouant dans un groupe de heavy métal et en créant des pièces de théâtre bizarres. Son premier roman, un western intitulé A Congregation of Jackals, a été nominé pour les prix Peacemaker et Spur

Tout savoir sur le livre, son auteur et lire un extrait sur le site des éditions Gallmeister.

  • La chronique de Franck Tilliez dans Le Monde
Catacumbas est tenu par un borgne capable de déguster des crevettes charnues tout en contraignant les traîtres à avaler des scorpions vivants. ­Forcément, ça pique, comme le casting goûteux des sept cavaliers – le père et ses deux fils à l’esprit vengeur, l’esclave noir affranchi, l’Indien à l’œil infaillible, le Gringo dandy ruiné et le flingueur psychopathe, celui dont même le Diable a peur, aux faux airs de Javier Bardem dans le film des frères Coen, No Country for Old Men (2007).
Cette chevauchée nous fraye un chemin à travers l’enfer. Son auteur, l’Américain S. Craig Zahler, également réalisateur de films, batteur et parolier dans un groupe de heavy metal, attaque Les Spectres de la terre brisée avec l’âpreté d’un riff sursaturé. A la beauté des paysages et des vives couleurs du ciel se heurte la froideur des ténèbres présentes en chacun de nous...
Lire la chronique sur le site du Monde