Affichage des articles dont le libellé est 2019. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2019. Afficher tous les articles

15 mai 2021

Parmi d'étranges victimes

Daniel Saldana Paris
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Anne Proenza
éditions Métailié, 08-2019

Présentation de l'éditeur

Rodrigo est un “jeune vieux” qui travaille dans un musée à Mexico comme “administrateur des connaissances” et passe son temps libre à épier une poule sur le terrain vague derrière son immeuble, à collectionner les sachets de thé, tout en échafaudant d’étranges théories statistiques sur les habitudes de ses contemporains. 
Par passivité à la suite d’une mauvaise blague, Rodrigo se retrouve marié à une secrétaire médiocre et confronté à l’inanité de la vie conjugale.
Empêtré dans une aventure qui le dépasse, il finit par prendre le large et troquer la capitale contre une petite ville de province, Los Girasoles, où, sur les traces du poète-boxeur Arthur Cravan, il pratique l’hypnose en compagnie d’un universitaire espagnol pourvu d’un doctorat en esthétique et amant de sa mère, d’un gourou californien plus que louche et d’une jeune muse troublante, peut-être la seule à pouvoir le tirer d’une torpeur existentielle envahissante.
Dans ce premier roman féroce et cynique, un sympathique Bartleby mexicain découvre la pente glissante de l’inertie et ce qu’il en coûte de ne pas dire non. Une ode psychédélique au plaisir de ne jamais être à la hauteur. Et d’en rire

Lire sur le site de l'éditeur 


En medio de extrañas víctimas
editorial SextoPiso, 2013


Rodrigo es un burócrata joven que fácilmente podría pertenecer a lo que Strindberg llamó «el club de los jóvenes viejos». Sus días pasan sin mayores aspavientos en un museo de la Ciudad de México hasta que Cecilia, la secretaria que le hacía la vida imposible, le desliza una nota que simplemente dice «Acepto». Esa tarde Rodrigo se enterará de que alguien le ha propuesto matrimonio a Cecilia en nombre suyo, y la inercia que rige sus días no le deja más opción que casarse. A partir de ahí se desencadena una siniestra odisea en la que pierde su trabajo y pasa el rato espiando a una gallina que deambula por el terreno baldío contiguo a su departamento. De manera paralela un académico y escritor español, Marcelo Valente, viaja a una pequeña comunidad situada en México, llamada Los Girasoles, para pasar un sabático investigando sobre Richard Foret, un misterioso escritor, boxeador, artista, que encontró en México aquello que buscó durante toda su vida: un trágico desenlace «a la altura de su megalomanía». Los Girasoles se convierte en un centro neurálgico en el que las vidas de los personajes encuentran su destino entre «los más absurdos accidentes» y situaciones tan esotéricas como las sesiones hipnóticas —inducidas mediante la ingesta de orina de una hermosa adolescente— en las que un grupo de aventureros definirá «el futuro del arte». La risa, definida por Slavoj Žižek como «la metástasis del goce», es la herramienta fundamental utilizada en la primera novela de Daniel Saldaña París para desnudar ese «escándalo hiriente» que es la civilización. Con buen humor pero sin concesiones, la incomprensión que los personajes sienten ante un mundo que constantemente les recuerda, no siempre de las formas más sutiles, sus incapacidades y su medianía, es dejada al descubierto por el autor con una prosa que avanza a un ritmo furibundo meciéndose a lo largo y ancho de todo el idioma español.

 Leer mas en el sitio de la editorial

27 mars 2021

Les mutations

Jorge Comensal
traduit de l'espagnol (Mexique) par Isabelle Gugnon
éditions Les escales, 08-2019

 

Présentation de l'éditeur

À cinquante ans, Ramón, avocat brillant et patriarche conservateur, découvre qu’il est atteint d’une forme rare de cancer. Son seul espoir de guérison : une amputation de la langue. Une tragédie pour celui dont la verve faisait le succès professionnel. Autour de lui gravitent sa femme Carmela et ses deux ados – plus intéressés par le karaoké et la masturbation que par leur réussite scolaire – et enfin Elodia, la dévote et dévouée employée de maison, convaincue qu’un miracle est encore possible.
Mais qui pourra réellement l’aider à traverser cette épreuve ? Teresa, sa psy amatrice de petits gâteaux au cannabis ? Benito, son perroquet blasphémateur et fidèle confident ? Ou bien les représentants de la médecine conventionnelle, persuadés d’accéder à la gloire grâce au cas unique de Ramon ?
Perdu dans les méandres de la maladie et accablé par les dettes, le chef de famille est bien décidé à concocter un plan pour se sortir de cette impasse dignement.

Un premier roman brillant, caustique et érudit : lorsque Ramón, avocat renommé, perd l'usage de la parole, c'en est fini de sa vie tranquille. Entre superstitions et médecines alternatives, il embarque sans le savoir dans une épopée tragi-comique

 La fiche du livre sur le site Lisez.com

 

Las mutaciones
editorial Seix Barral 

Una tragicomedia llena de humor y ternura. Un debut extraordinario.

Ramón Martínez es un abogado de éxito, un ateo convencido y un padre de familia como otro cualquiera. Pero todo cambia el día que Ramón tiene que ser operado y pierde la lengua —y con ella la capacidad de hablar— y comienza para él una silenciosa tragicomedia. Carmela, la mujer de Ramón, comenzará a tener discusiones diarias con un marido que no puede contestarle; Paulina y Mateo, sus hijos adolescentes, tendrán que afrontar la nueva situación mientras lidian con sus propias obsesiones (la obesidad y el onanismo). Elodia, la asistenta supersticiosa, busca una cura milagrosa para su jefe, que acude a terapia con Teresa, una psicoanalista, que cultiva marihuana en su ático. En medio de todo este barullo, Benito es el nuevo miembro de la familia: un loro de una especie en peligro de extinción con el que, paradójicamente, Ramón se comunica mejor que con sus seres queridos y que es capaz de blasfemar y gritar todo lo que Ramón no puede.
Contada con un humor tierno y a veces un poco negro, esta tragicomedia nos muestra una familia como todas: con su día a día, con sus problemas, con su dosis de amor y de risas, y también, como en la vida misma, con su dosis de mala suerte y de lágrimas. Y con un loro.

 Veer mas en el sitio de la editorial

20 mars 2021

Barrier

Brian K. Vaughan (scénario)
Marcos Martin (dessin)
éditions Urban Comics, 10-2019


Présentation éditeur

Liddy, propriétaire d'un ranch, vit à Pharr, ville du sud Texas. Elle est sur le point de faire une rencontre inattendue : celle d'Oscar, un Hondurien qui a réussi à franchir la frontière mexico-américaine. Sur les terres de Liddy, Oscar se retrouve braqué à bout portant par la Texane. Mais tout à coup, une troisième entité intervient et les kidnappe... Liddy et Oscar s'entraident bien malgré eux, obligés d'unir leurs forces pour tenter de s'enfuir. Ils réalisent peu à peu que ce qui les séparait n'est rien face à cette rencontre du troisième type !

BARRIER est une nouvelle réflexion éclairante des auteurs de PRIVATE EYE sur notre société, et une exploration de la nature humaine dont nous limitons le potentiel par méconnaissance de l'autre. Au-delà de ce qui pourrait n'être qu'une déclaration d'intention, BRIAN K. VAUGHAN et MARCOS MARTIN proposent une véritable expérience linguistique à leurs lecteurs. Conformément à leur projet, certains passages de cet album ont été conservés en espagnol. Aussi, il faudra au non-hispanophone s'investir dans une lecture active et aller au-devant d'une langue peut-être inconnue pour comprendre le parcours d'Oscar. Faire un pas vers l'autre et sa culture en quelque sorte...

 

Dans un bout de désert, au Texas. Un homme effectue une ronde avec son 4/4. Il passe un panneau sur lequel il est inscrit, en anglais et en espagnol, que les intrus seront abattus. Il roule depuis un moment, le soleil se couche. C'est alors que son regard est attiré par un objet qu'il aperçoit le long de la piste. Il descend du véhicule et laisse échapper un juron. Le voici désormais accroupi, en train de scruter ce qu'il reste de la tête d'un cheval. Le pauvre animal a été écorché et ses orbites sont vides. L'homme décroche son mobile et appelle son boss. Liddy est la propriétaire du ranch et de ses terres. C'est une veuve et elle comprend que cette tête de cheval, c'est le signal qu'un cartel lui adresse, pour lui faire comprendre que ses panneaux d'avertissement ne les impressionnent pas et qu'ils ont décidé, d'une façon ou d'une autre, de prendre un itinéraire qui passe par chez elle... De l'autre côté du continent, à San Pedro Sula, la seconde ville du Honduras, Oscar est un jeune homme qui va fuir le pays. Le meilleur avenir qu'il puisse se construire, c'est aux États-Unis qu’il le projette, alors il embarque dans un camion et commence un long périple qui va le conduire jusqu'à Liddy...

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur
 

6 février 2021

La perle

Jean-Luc Cornette, John Steinbeck (scénario)
Jean-Luc Cornette (dessin)
éditions Futuropolis, 01-2019


 

Kino, est un pêcheur de perle. Il vit avec sa femme Juana et leur bébé Coyotito, au bord de l’eau en Basse-Californie, à la pointe nord-est du Mexique. Leur vie est rythmée par les gestes simples de la vie, dans un ordre immuable des choses : dormir, manger, s’occuper de leur enfant, prendre la barque, pêcher des huitres, chercher des perles. Ils vivent très modestement, mais cela leur suffit apparemment pour être heureux. Or un jour, un scorpion grimpe au plafond de la hutte, descend depuis les cordes jusqu’au berceau de Coyoyito et plante son dard dans l’épaule du bébé. L’enfant réveille ses parents avec ses pleurs. Kino tue aussitôt ce maudit insecte et il emmène sa petite famille dès l’aube, afin de consulter un docteur. Le fils du médecin les accueille sur le perron de leur villa cossue. Il répond aux indiens que le médecin n’est pas là. Car il sait que les indiens n’auront pas un centime pour le payer. Et son père, occupé à petit-déjeuner goulument dans une pièce du fond est bien d’accord avec cette manière de voir les choses. Kino s’en retourne à sa hutte en ayant compris qu’il lui faut de l’argent pour soigner son fils. Il décide alors d’aller aussitôt pêcher des perles parmi les plus belles et de les vendre. Il sait où l’on trouve les plus belles, ces perles ont fait jadis la fortune du roi d’Espagne…Jusqu’au jour où Kino pêche une perle énorme « parfaite comme la lune ». Les forces du mal se déchaînent alors contre lui. La cupidité et l’envie l’obligent à se défendre et à tuer. La perle fabuleuse n’aura été pour eux qu’une brève rêverie et un atroce cauchemar. Car on ne dérange pas si facilement l’ordre des choses.

Adapté du roman de John Steinbeck (prix Nobel 1962) qui signe avec La Perle une fable sociale noire mais lucide sur les injustices les plus révoltantes de son époque. Jean-Luc Cornette s’empare de cette histoire universelle, dans une adaptation graphique captivante au pouvoir d’évocation d’une grande intensité. 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

21 mars 2020

Violence électorale au Mexique, 1812-1912

Quand les armes parlent, les imprimés luttent et l'exclusion frappe
Fausta Gantùs, Alicia Salmeron
Présentation de Laura Brondino
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Delphine Prunier
éditions L'Harmattan, 06-2019

 

Présentation de l'éditeur

Les contributeurs de cet ouvrage proposent de saisir ce qu'a pu signifier l'association entre élections et violence pendant le XIXe siècle mexicain, de suivre certains des acteurs qui y ont participé - individus et monde de l'imprimé en particulier - ainsi que les contextes dans lesquels ils ont évolué. L'étude offre un éclairage pertinent sur la violence électorale dans le XIXe siècle mexicain, non seulement parce que la violence politique est, dans nombre de pays, un sujet d'actualité face auquel une mise en perspective historique tend souvent à faire cruellement défaut, mais encore parce que la violence électorale questionne le sens même de l'institution électorale au fondement de nos démocraties représentatives.
Fiche du livre sur le site de l'éditeur.


15 mars 2020

El patio del Diablo

Les ombres de la Sierra Madre - Tome 2
Daniel Brecht (dessin) - Philippe Nihoul (scénario)
éditions BD Must, 12-2019

Présentation de l'éditeur


Mexique, années 1920, 40 ans après la reddition de Geronimo, alors qu’Hollywood tournait ses premiers films parlants, les Apaches poursuivaient une guerre perdue pour défendre un mode de vie condamné à disparaître…
Âpre, violente, désabusée et teintée d’humour noir, Les Ombres de la Sierra Madre renouvelle le genre. Western atypique, par son ton, son rythme et sa chronologie, c’est aussi une tragédie en 3 actes, inspirée d’évènements authentiques et méconnus.
Avec ses personnages attachants, son dessin au couteau et ses dialogues ciselés, le récit vous entraîne au cœur de la Sierra Madre, ultime refuge des derniers Apaches libres. Mormons, Indiens, Mexicains… personne ne sortira indemne de cette trilogie à la fois épique et terriblement humaine.

8 planches à découvrir sur le site de l'éditeur

La chronique du tome 1 à lire sur ce blog
 

El dedo de Dios
Les ombres de la Sierra Madre tome 3

Daniel Brecht (dessin) - Philippe Nihoul (scénario)
2021 - BdMust

Mexique, années 1920, 40 ans après la reddition de Geronimo, alors qu’Hollywood tournait ses premiers films parlants, les Apaches poursuivaient une guerre perdue pour défendre un mode de vie condamné à disparaître…  
Âpre, violente, désabusée et teintée d’humour noir, Les Ombres de la Sierra Madre renouvelle le genre. Western atypique, par son ton, son rythme et sa chronologie, c’est aussi une tragédie en 3 actes, inspirée d’évènements authentiques et méconnus. Avec ses personnages attachants, son dessin au couteau et ses dialogues ciselés, le récit vous entraîne au cœur de la Sierra Madre, ultime refuge des derniers Apaches libres. Mormons, Indiens, Mexicains… personne ne sortira indemne de cette trilogie à la fois épique et terriblement humaine.

25 janvier 2020

Ce prince que je fus

Jordi Soler
traduit de l'espagnol (Mexique) par Jean-Marie Saint-Lu
éditions La Contre allée, 09-2019


Au XVIe siècle, Xipaguacin, une princesse aztèque fille de Moctezuma II, est enlevée par un noble espagnol qui l’emmène dans un village reculé des Pyrénées. Là, naitra un enfant qui sera à l’origine d’une lignée atteinte de folie et dépositaire d’un trésor qui, selon la légende, fut enterré par la princesse dans les terres catalanes. 500 ans plus tard, la recherche de ce trésor conduit le narrateur jusqu’à un personnage invraisemblable, Kiko Grau, qui profite de sa condition d’héritier de l’empire aztèque pour s’introduire dans la haute bourgeoisie de Barcelone.
Entre le délire et la responsabilité historique que lui impose son origine, Son Altesse Impériale triomphe dans l’Espagne franquiste en escroquant tous ceux qui rêvent d’ajouter à leur nom un titre de noblesse qui les avalise socialement, aussi absurde que soit le titre et aussi mensongère que soit la reconnaissance qu’elle leur apporte.
Ce Prince que je fus est le récit mirobolant de la vie trépidante de Federico (Kiko) de Grau Moctezuma, de ses gloires et de ses échecs, de son besoin d’ostentation, de son penchant pour la fête et l’alcool, de son goût pour l’ascension et la chute et de sa retraite obscure dans un village mexicain dont les habitants sont les seuls qui lui reconnaissent des liens avec la royauté préhispanique.

Présentation du livre sur le site de l'éditeur 

Une saga historico-farfelue
De l’empire aztèque aux salons du général Franco, de Motzorongo (3900 habitants), près de Veracruz, à Toloríu (un peu moins de 200 habitants), dans la province de Lérida, ce roman nous mène sur des sentiers sinueux dans un passé plein de promesses. Dans l’église de ce même Toloríu se sont mariés le baron de Toloríu, qui faisait partie de la troupe de Hernán Cortés et une des filles de Moctezuma, Xipaguacin (rebaptisée María). Il n’en a pas fallu davantage à Jordi Soler pour imaginer une suite… Lire l'article de Christian Roinat sur le site Espaces latinos.



Ese príncipe que fui
editorial Alfaguara, 2015

Reseña

La historia imposible del último descendiente de Moctezuma en la España de los años sesenta: un príncipe o un impostor. Jordi Soler mezcla realidad y ficción en una novela de prosa arrolladora. Un viaje de ida y vuelta entre México y España en el que la Historia, con mayúscula, se entremezcla con la exuberante imaginación del escritor. Esta es la crónica de la estirpe del último emperador azteca. O bien es el relato de un monumental engaño urdido por un pícaro del siglo XXI. Tal vez es las dos cosas al mismo tiempo, ya que la Historia ofrece a menudo las suficientes grietas como para que por ellas se filtre la invención. En el siglo XVI, una hija de Moctezuma es raptada por un noble español que la lleva hasta un pueblo remoto del Pirineo. Allí nacerá un niño, origen de una enloquecida familia vinculada a un tesoro que, según cuenta la leyenda, fue enterrado por la princesa en tierras catalanas. La búsqueda de ese tesoro conduce al narrador hasta un personaje inverosímil, Kiko Grau, quien, aprovechando su condición de heredero del imperio azteca, se introduce en la alta burguesía de Barcelona. Entre el delirio, la picaresca y la responsabilidad histórica que le impone su origen, Su Alteza Imperial triunfa en la España franquista estafando a todos aquellos que anhelan añadir a su nombre un título nobiliario que los avale socialmente. Por absurdo que sea el título. Por falso que sea el reconocimiento que conlleve.
Ese príncipe que fui es la deslumbrante narración de la vida frenética de Federico de Grau Moctezuma, de sus glorias y de sus fracasos, de su afán de ostentación, de su afición a la fiesta y al alcohol, de su ascenso y su caída, y de su oscuro retiro en un pueblo mexicano cuyos habitantes son los únicos que reconocen sus nexos con la realeza prehispánica.

 Leer mas en el sitio de la Casa del libro

7 décembre 2019

Le lecteur à domicile

Fabio Morabito
éditions Corti, 05 - 2019

 

Présentation de l'éditeur

À Cuernavaca, près de Mexico, Eduardo se voit infliger un travail d’intérêt général original suite à un retrait de permis : faire la lecture à des particuliers. Un jour, il s’aperçoit de la mystification des frères Jiménez, à qui il lit Crime et Châtiment : Luis, invalide, s’exprime à travers Carlos, qui est ventriloque. La famille Vigil, présentée comme sourde et qui lit L’Île mystérieuse sur ses lèvres, lui a menti elle aussi : si la grand-mère est bien sourde-muette et les parents sourds, le jeune homme découvre que les enfants entendent et peuvent parler, mais se sont adaptés à leur entourage. Le seul à l’apprécier est le colonel Atarriaga… qui s’endort, bercé par le ton monocorde avec lequel il lit Le Désert des Tartares. Un jour, Eduardo découvre des poèmes d’Isabel Fraire dans un vieux livre de comptes de son père, et s’aperçoit que Celeste, analphabète, est émue par celui qu’il lui lit. Il découvrira avec stupéfaction qu’elle les connaît par cœur. Pourquoi ?

Parallèlement à ses visites, Eduardo est racketté par Güero, un ancien employé du magasin de meubles de son père qu’il a repris, lié aux narcotrafiquants, car la « ville de l’éternel printemps » où il faisait si bon vivre subit aujourd’hui la loi des cartels. 

Informations
ISBN : 978-2-7143-1221-1
Nombre de pages : 196
prix : 20 €

Condamné à lire pour autrui, un homme se retrouve manipulé, roman du Mexicain Fabio Morabito.
Un article de Philippe Lançon, Libération.

Fabio Morabito a obtenu en 2019 le prix prestigieux Villaurrutia pour Le Lecteur à domicile


El lector a domicilio

Eduardo, el protagonista de esta novela, ha cometido un delito menor por el cual ha sido condenado a un año de trabajo comunitario, que consiste en leer novelas a domicilio a personas enfermas o jubiladas. A pesar de su seductora voz varonil es incapaz de involucrarse en los libros que lee y apenas capta el sentido de las palabras que desfilan antes sus ojos. Sus oyentes se lo reprochan y las amables visitas domiciliarias se convierten en unas situaciones conflictivas que obligarán a Eduardo a cuestionarse como individuo. Atrapado entre el tedio provinciano de una ciudad eternamente primaveral y el peligro de la criminalidad imperante, se dejará arrastrar a una serie de acontecimientos siniestros que de manera totalmente imprevista lo situarán en el meollo de esa población de ancianos a los que de repente se ha visto forzado a dedicar gran parte de su vida.

Con el estilo descarnado de sus cuentos, Fabio Morábito nos ofrece una novela original y vertiginosa en donde un padre enfermo, una poeta misteriosa, una familia de sordos y un lector a domicilio entrecruzan sus destinos en una ciudad que detenta el dudoso record de ser la ciudad con más albercas en el mundo.


14 novembre 2019

Le Serpent et la Lance

Acte 1 - Ombre-montagne
Scénariste : HUB, Illustrateur : HUB, Coloriste : LI
éditions Delcourt, 11-2019


Résumé éditeur

Le grand retour de Hub aux éditions Delcourt avec Le Serpent et la Lance, un thriller aztèque digne du Nom de la Rose.
Depuis plusieurs mois, certains paysans découvrent les cadavres momifiés de jeunes femmes sauvagement assassinées. Afin d’éviter tout trouble, les autorités tentent de dissimuler ces horribles meurtres à leur peuple. L’enquête est discrètement confiée à Serpent, un haut fonctionnaire cruel privé de ses deux bras. De son côté, le prêtre Cozatl s’adjoint les services de son ami d’enfance, OEil-Lance…


Preview à lire sur le site des éditions Delcourt

C'est un projet volumineux puisque annoncé sur cinq-cents pages qui se découperont en trois actes, et pour lequel HUB sera secondé par Emmanuel Michalak au storyboard. Le premier opus est un très bel album de 184 pages aux superbes illustrations dont beaucoup sont basées sur des glyphes et des codex historiques ou des objets du quotidien. L'environnement, l'architecture, la mythologie et la société aztèque sont bien rendus. les couleurs sont très belles, mon seul bémol est le côté un peu manga dans le dessin des personnages. Mais c'est une question de gout.

PhH


Lire l'avis des chroniqueurs de BDGest

 

Acte 2 - Maison-vide
Scénariste : HUB, Illustrateur : HUB, Coloriste : LI
éditions Delcourt, 11-2021

Afin d'assurer l'avenir de ses trois soeurs, Oeil-Lance accepte la proposition du prêtre Cozatl : il va enquêter sur les meurtres des très nombreuses jeunes filles dont les cadavres sont retrouvés momifiés un peu partout aux alentours de la cité de Tenochtitlan. Une mission difficile mais aussi délicate puisqu'elle va l'obliger à croiser à nouveau la route de son ennemi d'enfance : Serpent.

15 octobre 2019

Fugue mexicaine

Chloe Aridjis
Titre original : Sea Monsters
Trad. de l'anglais (États-Unis) par Antoine Bargel
éditions Mercure de France Parution,  10-2019

Présentation de l'éditeur

Pourquoi, Luisa ? a demandé mon père. Une question comme un poing serré, une phrase comprimée en une apostrophe et reprenant sa forme comme sous l’effet d’un ressort. Les plongeurs de Symi cherchaient des éponges et sont remontés à la surface avec des statues de bronze et de marbre venues d’une autre époque. Compression et décompression de l’air dans les poumons, une histoire décompressée dans une épave… 
Oui, pourquoi Luisa, dix-sept ans, a-t-elle fugué du domicile de ses parents à Mexico, avec un garçon qu’elle connaît à peine, sous le vague prétexte de retrouver douze nains ukrainiens évadés d’un cirque ? Sa petite fugue à travers le Mexique la conduit jusqu’à la plage de Zipolite sur la côte pacifique, fréquentée par des jeunes venus du monde entier, qui y vivent dans une sorte de bulle. Alors, pourquoi ?
À nous de chercher des réponses – peut-être sont-elles cachées, tels des monstres marins au fond des océans, dans les images et la langue si poétiques d’une si prometteuse romancière.

L'auteur
Chloé Aridjis est née  à New York en 1971. Elle est la fille aînée de l'écrivain Homero Aridjis et de Betty Aridjis Ferber, une militante écologiste et traductrice. Elle a grandi à Mexico et a longtemps vécu à Berlin. Elle réside aujourd'hui à Londres. Ses œuvres sont écrite en anglais. En 2009, son roman Le livre des nuages a obtenu en France le Prix du Premier Roman Étranger. Elle possède les nationalités étasunienne et mexicaine.

Voir la fiche sur le site de l'éditeur

2 octobre 2019

POSADA

Laeticia Bianchi
éditions L'Association,  09-2019

Présentation de l'éditeur
José Guadalupe Posada (1852-1913). Une œuvre unique, culte, un trait immédiatement reconnaissable, qui continue d’influencer les dessinateurs du monde entier. Cet ouvrage est la première monographie consacrée à l’œuvre de ce génie de la gravure – « aussi grand que Goya », disait de lui Diego Rivera – étonnamment méconnu en France. Plus de quatre cent images reproduites dans une qualité qui rend enfin grâce à leur finesse d’exécution. Les gravures proviennent d’une des plus importantes collections de son œuvre, celle de l’historien de l’art mexicain Mercurio Lopez-Casillas, qui regroupe toutes les facettes de l’extraordinaire Posada, renferme de nombreuses gravures inédites et permet d’admirer les différentes techniques du graveur.
Les inoubliables calaveras de Posada, squelettes qui rient, dansent, boivent et chantent, traduisant une conception mexicaine du rapport aux morts, sont d’une force exceptionnelle et ont bouleversé la représentation de la mort dans l’art.
Dans cet ouvrage qui dresse un panorama complet de sa production, le lecteur pourra découvrir pas à pas ses diverses périodes. Les images de Posada nous font voyager dans le Mexico des années 1900, celui des injustices politiques, de la modernisation de la ville, des crimes et des tremblements de terre, et des petits livres vendus par les colporteurs.
La Révolution, Dieu, le diable, l’enfance, la mort, la vie légère et insouciante de la haute société, la misère : aucun sujet n’aura échappé à Posada, qui a dépeint la vie et la mort avec une compassion et un humour inégalés.
Lætitia Bianchi, franco-mexicaine, a écrit un ouvrage s’adressant à un lectorat français qui ne s’en tient pas aux clichés, mais prend en compte un point de vue mexicain et les très récentes avancées de la recherche sur Posada – recherches qui ont modifié bien des points de vue erronés, le graveur étant resté longtemps méconnu du fait de sa vie humble et très discrète.
Plusieurs chefs-d’œuvre (ainsi la célèbre « Catrina », calavera que l’on reconnaît ainsi au premier regard, squelette féminin coiffée d’un luxueux chapeau, devenue une figure emblématique du Mexique) sont commentés en détail, afin d’expliquer la genèse de ces gravures.
Enfin, de nombreux textes très drôles et impertinents dans les journaux qu’illustraient les gravures de Posada sont pour la première fois traduits dans cet ouvrage qui dresse donc un panorama complet de la vie et de l’œuvre de cet extraordinaire graveur mexicain.
Source : L'association 


Biographie de José Guadalupe Posada (en espagnol)
Quelques calaveras célèbres (site Mexico chulo)

Gran Calavera eléctricas - J.-G. Posada

11 septembre 2019

Rien n'est noir

Claire Berest
éditions Stock, 21-08-2019

Résumé éditeur :

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.»


Fiche éditeur 

Claire Berest vous présente son dernier roman "Rien n'est noir" aux éditions Stock, aux côtés de Gaëlle Maindron, libraire du réseau PAGE à la librairie Livres in Room à Saint-Pol-de-Léon.

👉 Le roman a obtenu le Grand Prix des lectrices de Elle 2020 

👉 Rien n’est noir, roman primé de Claire Berest : podcats, vidéos, avis et critiques sur le site Bibliosurf

 

 

27 juin 2019

La guerre des cartels


Trente ans de trafic de drogue au Mexique
Thierry Noël
éditions Vendémiaire, 06-2019

Chaque mois, plus de 2 500 personnes sont assassinées au Mexique. Des villes sont transformées en champs de bataille, que des bandes ennemies parsèment de signaux macabres adressés à leurs adversaires : corps décapités, démembrés, pendus sous des ponts… On n’en finit plus de découvrir des charniers où les cadavres de civils sont laissés à l’abandon. La violence semble avoir atteint dans l’ensemble du pays un paroxysme que même la mobilisation de l’armée peine à empêcher.

Tandis que partout les trafiquants, les narcos, affichent leurs richesses, armes à la crosse dorée à l’or fin à la main, que des chansons populaires sont composées à leur gloire et que les plus célèbres d’entre eux, tels Joaquín Guzmán Loera, dit El Chapo, ont acquis une réputation légendaire.

Comment en est-on arrivé là ?

Pour la première fois, un historien français remonte aux racines du mal, depuis la fin des années 1970 et le déferlement de la cocaïne colombienne jusqu’à la constitution de cartels organisés en véritables multinationales de la drogue, infiltrant tous les rouages de l’État. En leur sein, les narcos se battent sans merci pour imposer leur autorité. Faisant du pays le théâtre d’une guerre civile qui ne dit pas son nom et totalise à ce jour plusieurs centaines de milliers de victimes.

La fiche du livre sur le site éditions Vendémiaire

8 mai 2019

Antonio Ortuño, archivos y contra-archivos del tiempo presente

Colloque organisé les 15,16 et 17 mai 2019 à Toulouse (Librairie Ombres blanches) et Montpellier (Université Paul Valéry)

Organisateurs :
IRIEC, CEI IBA, Université Paul Valéry Montpellier 3, Université Toulouse Jean Jaurès

Contacts : 
Véronique Pitois Pallarés (mail)
Davy Desmas (mail)

coordination : mail

Lieux :
  • Librairie Ombres blanches, 50 rue léon Gambetta, 31000 TOULOUSE
  • Salle Kouros - 002, site Saint Charles, rue du professeur Henri Serres, 34080 MONTPELLIER (trams station Albert 1er) 

Rencontre avec Antonio Ortuño le jeudi 16 mai à 17:00 à la Salle Kouros - 002, site Saint Charles, rue du professeur Henri Serres, MONTPELLIER

1 mai 2019

Un roman mexicain

L'affaire Florence Cassez
Jorge Volpi
Titre original : Una novela criminal
Traduction de Gabriel Iaculli
éditions Seuil, 04-2019

Prix Alfaguara 2018

Présentation de l'éditeur

Le matin du 9 décembre 2005, le journal télévisé le plus populaire du Mexique diffuse les images de l’arrestation de deux dangereux ravisseurs et de la libération de leurs trois victimes. Quelques semaines plus tard, le directeur de la police reconnaît que l’émission était le produit d’un montage réalisé à la demande des médias. Cette révélation déclenche ce qu’on appellera l’affaire Cassez-Vallarta, un des procès les plus controversés de ces dernières années, qui a valu à Florence Cassez sept années de prison et a conduit à l’invention de toutes pièces de la bande du Zodiaco ainsi qu’à une grave crise politique entre la France et le Mexique. Entremêlant la rigueur journalistique et le clair-obscur de la fiction, Jorge Volpi raconte ici une histoire vraie qui semble surgir du plus ahurissant des romans policiers dans lequel le chantage, les mises en scène, les faux témoignages, la corruption et la torture sont autant de méthodes utilisées par la police mexicaine pour bâtir le plus grand montage politique, médiatique et judiciaire de l’histoire de ce pays. Il retrace aussi la vie et la personnalité de Florence Cassez et de son compagnon Israel Vallarta, l’intervention de la France et le combat mené par la famille et les avocats de la jeune Française pour dénoncer les innombrables irrégularités de sa détention et de son procès.
Avec ce sang-froid contemporain, roman sans fiction et enquête aux accents de thriller implacable, Jorge Volpi, lauréat du prix Alfaguara 2018, s’impose comme l’un des écrivains les plus passionnants de la jeune littérature latino-américaine.
Fiche du livre sur le site de l'éditeur



Una novela criminal
editorial Alfaguara
2018



Una novela criminal, de Jorge Volpi, ganadora del XXI Premio Alfaguara de novela. Todo lo que se narra en esta novela ocurrió así, todos sus personajes son personas de carne y hueso, y la historia, desentrañada con maestría e iluminada hasta sus últimos recovecos por una ingente tarea de documentación, es real. El 8 de diciembre de 2005, al sur de Ciudad de México, la policía federal detiene a Israel Vallarta y a Florence Cassez y los acusa de secuestro e integración en banda criminal. Al día siguiente, a las 06:47 de la mañana, los canales de televisión Televisa y TV Azteca emiten en directo la entrada de los agentes federales en el rancho Las Chinitas, la liberación de tres rehenes y la detención de Israel y Florence. En los días siguientes, los detenidos sufrirán torturas, se les negarán sus derechos y la lista de acusaciones irá en aumento. Pero cuando los abogados defensores captan la inconsistencia entre los partes de detención, los vídeos de la emisión televisiva y la versión de sus defendidos, comienza una carrera contra el tiempo para sacar a la luz uno de los mayores montajes policiales de la historia de México, cuyo desarrollo hizo que se tambalearan los cimientos del gobierno de Felipe Calderón y culminó con un incidente diplomático entre México y Francia. Narración despiadada a la hora de mostrar los entresijos del poder, las raíces más hondas de la corrupción y su alcance, así como los embotados mecanismos de la justicia, Una novela criminal es también una valiente denuncia del coste social de las políticas que declaran la guerra al crimen sin poner freno a sus causas. El jurado ha premiado... «[...]un fascinante relato sin ficción del casoCassez-Vallarta que durante años conmocionó a la sociedad mexicana y llegó a generar un incidente diplomático entre Francia y México. Rompiendo con todas las convenciones del género, el autor coloca al lector y a la realidad frente a frente, sin intermediarios. En esta historia, el narrador es tan solo el ojo que se pasea sobre los hechos y los ordena. Su mirada es la pregunta, aquí no hay respuestas, solo la perplejidad de lo real.»

Leer detalles en el sitio de la Casa del libro

6 avril 2019

Le sauvage

El Salvaje
Guillermo Arriaga
traduit de l'espagnol (Mexique) par Alexandra Carrasco
éditions Fayard, 04-2019


Présentation de l'éditeur

México, 1960. Le jeune Juan Guillermo, qui a vu sa famille décimée en quelques années et son frère assassiné par un gang de religieux fanatiques, jure de venger la mort de ce dernier.
Un récit intense, puissant et singulier, dans la lignée d’Herman Melville, Jack London et Faulkner, signé par un des plus grands écrivains contemporain de langue espagnole.
Dans l’Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l’a privé de ce qu’il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les « bons garçons », une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l’amour fou de Juan Guillermo pour l’intrépide Chelo pourrait l’extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d’Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d’un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon – un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort.
Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu’est l’homme en puissance.
Tous les détails sur le site de l'éditeur

30 mars 2019

Le vieil homme et les narcos

Max Vento (scénario), Richard Vilbor (dessin)
éditions Nouveau Monde, 02-2019

Présentation de l'éditeur

« L'histoire tragique de l'homme qui résista aux narcotrafiquants. » Il s’appelle Don Alejo, c’est un vieux fermier mexicain travailleur et honnête. En avril 2011, des narcotrafiquants font irruption dans son ranch et lui donnent 24 heures pour quitter sa propriété. À 77 ans, le vieillard dépoussière ses fusils de chasse, sa décision est prise. Il n’y a qu’une seule manière de vivre et de mourir, pense-t-il : debout et libre.
Voici l’histoire d’un homme simple qui a décidé de ne pas capituler devant la terreur. Inspirée de faits réels, cette BD s’interroge sur le courage, la capacité à résister et à s’indigner. Elle témoigne du pouvoir et des atrocités des narcos qui terrorisent aujourd’hui toute la société mexicaine.
Source, Nouveau Monde éditions


L'article de Benoit Cassel sur Planète BD
Deux gros 4x4 pénètrent dans l’enclos du ranch de Don Alejo, dans un coin désert et aride du Mexique. Cinq hommes en sortent, armés et menaçants, et demandent à parler au patron. Le vieux Don Alejo sort donc de son atelier et se présente devant eux. Ils lui disent franco qu’il doit partir de cette propriété, car à partir du lendemain, elle appartiendra aux Zetas, leur clan de narcotrafiquants...
Cette histoire est inspirée d’une tragédie authentiquement survenue au Mexique en avril 2011 : un vieux fermier a résisté seul à des narcotrafiquants et il l’a payé de sa vie, dans une affligeante société de non-droit. A l’époque, il n’y a pas eu d’enquête ; personne n’a donc été inculpé et condamné ; c’est dire le niveau de corruption des autorités ! La population et les réseaux sociaux se sont certes indignés… et c’est encore à ce travail de Mémoire que participent ici les auteurs espagnols Ricardo Vilbor (au scénar) et Max Vento (au dessin) avec la retranscription romancée de l’affaire en one-shot. Un (court !) dossier spécial en annexes finales propose d’ailleurs des articles de journaux consacrés à l’affaire...
Lire la suite sur Planète BD

L'article de Damien Canteau sur Comixtrip
Voilà le triste sort du Mexique. Un pays surarmé, où la mortalité est exponentielle, où la corruption est l’une des plus fortes du monde et où les trafiquants en tout genre imposent leurs règles. Ricardo Vilbor a voulu rendre hommage à un homme qui ne rompt pas devant eux. Un homme épris de liberté et qui n’accepte pas l’injustice...
Lire la suite sur Comixtrip

L'article de Baudouin Eschapasse sur Le Point
Le combat à mort d'un vieil homme contre les narcotrafiquants
Lire la suite sur Le Point

9 mars 2019

Frida Kalho - Une biographie

Maria Hesse
textes et dessins
éditions Presque Lune, 03-2019

Présentation de l’éditeur

Inspirée par l'intensité de Frida Kahlo et de ses tableaux les plus célèbres, l'artiste espagnole María Hesse nous livre ici une œuvre singulière sous formes d’articles, de lettres, de dessins très colorés qui illustrent magnifiquement les fragments de la vie de l'icône mexicaine. Un corps marqué par la douleur et la passion, une fantaisie peuplée d'images envoûtantes et dérangeantes, une vision enthousiaste et persistante du monde - l'attrait de Frida Kahlo reste intact. Avec une volonté incomparable, elle a défié les fardeaux de la vie, vécu avec un esprit libre, aimé avec un cœur ouvert, et créé des œuvres d'art d'une puissance rayonnante. Pour son refus de vivre dans l'ombre de son grand amour Diego Rivera et pour sa rupture courageuse avec les conventions sociales, Frida Kahlo est toujours vénérée dans le monde entier.
Source : site de l'éditeur - Voir un extrait

5 mars 2019

Une longue nuit mexicaine

Isabelle Mayault
éditions Gallimard, 02 - 2019
fiche complète

Résumé de l'éditeur
 À la mort de sa cousine sur la route du Pacifique, au Mexique, un homme hérite d’une valise. Il découvre qu’elle contient des milliers de négatifs des photos de la guerre d’Espagne prises par Capa, Taro et Chim. Et se retrouve dans l’embarras. Faut-il par loyauté se taire et s’en faire le nouveau gardien? Ou en dévoiler l’existence?
Pour en décider, il remonte la piste des propriétaires successifs de la valise et reconstitue, près de soixante-dix ans après, la longue nuit pendant laquelle l’héroïsme, la discrétion, l’audace de quelques hommes et femmes ont sauvé ces précieux clichés. À lui, désormais, d’en imprimer le nouveau destin.
le livre s'inspire de l'affaire de la valise mexicaine, l'incroyable histoire de ces 3 petites boîtes redécouvertes en 2007, 70 ans après leur disparition, contenant 4500 négatifs de la guerre civile espagnole prises entre 1936 et 1939 par les célèbres et premiers photographes de guerre Robert Capa, Gerda Taro et David Seymour.  Luca, aussi appelé Jamon, hérite de cette fameuse valise dont il avait déjà entendu parlée enfant car elle appartenait à sa tante Maria. Cet héritage va devenir un fardeau pour Luca. Troublé, apeuré, ne sachant que faire, il hésite dans un premier temps à s'en débarrasser avant d'y renoncer et d'accepter de garder ce legs au lourd symbole. Comment ces clichés pris en Europe se sont-ils retrouvés au Mexique dans sa famille ?


Un extrait
Comme toutes les maisons mexicaines, celle de mon oncle et ma tante avait l'allure d'un musée endormi : des perroquets en bois peint faisaient office de cadres pour les miroirs, des crânes fleuris servaient de presse-livres à la collection de romans et de poésie espagnole, anglaise, française, argentine, chilienne, mexicaine, nahuatl et caribéenne de mon oncle, des bouquets de lys et de fleurs sauvages ornaient les couloirs jugés trop vides, des tableaux de thème pastoral couvraient les hauts murs et, bien sûr, une sculpture du Christ sur un croix et un autel à Marie, encadré de guirlandes lumineuses et de roses en plastique, décoraient le vestibule qui conduisait aux chambres à coucher, ainsi que de gigantesques pots en céramique verte, produits par un artisan d'Oaxaca en hommage à l'agave. Tout ce petit monde se faisait la course jusqu'au plafond comme dans une canopée du Chiapas.

La présentation de Nicolas Turcev
La guerre s’immisce dans le quotidien d’un homme lorsqu’il hérite, à la mort de sa cousine au Mexique, d’une simple valise. A l’intérieur, il découvre des milliers de négatifs des photos de la Guerre d’Espagne prises par le correspondant de guerre hongrois Robert Capa, la photojournaliste allemande Gerda Taro et le photographe polonais David "Chim" Seymour. S’ensuit un long jeu de piste pour reconstituer, près de 80 ans après, "la longue nuit pendant laquelle l’héroïsme, la discrétion, l’audace de quelques hommes et femmes ont sauvé ces précieux clichés."
Lire l’intégralité sur le site Livres hebdo

27 février 2019

La saison des ouragans

Fernanda Melchor
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Acolba
éditions Grasset, 03-2019

Présentation de l'éditeur

Inspiré d’un fait divers, La saison des ouragans s’ouvre sur la découverte d’un cadavre. Dans le canal d’irrigation, aux abords du petit village de La Matosa, un groupe d’enfants tombe sur le corps sans vie de la Sorcière. À la fois redoutée et respectée, elle habitait une maison pleine de mystères où les femmes de la région venaient lui rendre visite pour lui demander de l’aide : maladies, mauvais sort, mais aussi avortements discrets. À l’instar de Chronique d’une mort annoncée de Gabriel García Márquez, nous découvrons au fil du roman les événements qui ont mené à son assassinat, les histoires des bourreaux qui sont autant de mobiles expliquant les raisons du meurtre de cette envoûtante Sorcière de La Matosa.
Yesenia a vu son cousin Luismi, accompagné de Brando, sortir de la maison de la Sorcière avec un corps. Il y a également Munra, le beau-père boîteux de Luismi, qui conduisait le camion le jour de l’assassinat, un simple exécutant dit-il aux policiers. Luismi vit avec Norma, une jeune fille de 13 ans. Elle a été admise à l’hôpital pour d’importants saignements à la suite d’une visite chez la Sorcière. Brando, lui, a besoin d’argent pour ses projets. Un trésor serait caché dans la maison de la femme maléfique. Autant de raisons pour commettre l’irréparable et autant de perspectives qui nous plongent dans la campagne mexicaine où la misère, la drogue et la violence poussent les gens à la folie autant que l’extrême chaleur qui s’installe. Ce qui, en plein mois de mai, semble annoncer que la saison des ouragans sera violente…
Grâce à cette intrigue policière à rebours, Fernanda Melchor dresse un formidable portrait du Mexique et de ses démons. Sa langue est crue, musicale, elle retranscrit la brutalité avec beaucoup de talent. Il s’agit d’un livre sur les pulsions et la violence mais également sur l’une des figures du féminisme – souvent fantasmée, toujours persécutée –, qu’on a cherché à abattre depuis la nuit des temps : la sorcière.

L'auteur
Née en 1982 à Veracruz, au Mexique, Fernanda Melchor a très tôt été remarquée par la critique pour ces publications dans divers journaux et revues. C’est lors de la parution de La saison des ouragans, son deuxième roman, que le monde entier a découvert cette voix unique dans la littérature hispanophone contemporaine.