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30 novembre 2024

Histoires de trésors mexicains

Rodolphe Meidinger
éditions Elytis, 03-2012

Présentation de l'éditeur

Nous savons depuis bien longtemps qu’il existe des trésors de guerre, des trésors de pirates, des trésors perdus, oubliés, enfouis à jamais… Il y a quelques années, je vivais à Torreôn dans l’État de Coahuila, dans le nord du Mexique, une région sauvage et méconnue. Là-bas, je rencontrais des hommes qui se transmettent depuis des lustres, de génération en génération, ces histoires insolites de fortunes à portée de pioche. Même si le fantasme des pesos en nombre fait tourner les têtes et altère bien souvent la réalité des faits, ces aventures sont loin d’être fantaisistes. Elles nous donnent à lire la grande histoire du Mexique et les figures de la révolution mexicaine y font des apparitions récurrentes. Je donne dans ces pages les détails, les aspects historiques, les caractères de tous les protagonistes, la nature et la valeur de ces trésors, les événements qui y sont rattachés et même, barbe d’or : les endroits où ils se trouvent. Avec ces histoires-là, il est donc possible de se mettre en chasse : les informations se recoupent, les cartes sont à jour, les emplacements précis… Attention cependant à une chose : les esprits de Pancho Villa, du général Calixto Contreras et autres compañeros rôdent toujours non loin de ces endroits et bien malin celui qui parviendra à les détourner de leurs trésors…

Informations :
ISBN : 978-2-35639-090-5
Nombre de pages : 144
Prix : 16,30 €

La fiche du livre sur le site de la Librairie du voyageur

Rodolphe Meidinger est enseignant en français langue étrangère. Il a exercé en Corée du Sud, au Mexique et en République tchèque. Il se passionne pour les contes de traditions orales.

20 février 2020

La Chienne de Naha

Caroline Lamarche
éditions Gallimard, 02-2012


Résumé éditeur

« Minuit sonne à l'église. Mes pensées se déposent en espagnol, comme si la langue de mon enfance m'avait recolonisée tout entière, une flaque d'or s'élargissant au fond de moi. Toute la colline fermente contre le ciel, autant d'arbres fraternels, soudés comme les vagues dans la mer, bercée par leur masse en mouvement. Les morts sont autant d'arbres, ils poussent parmi nous, mêlés à nous, être mort est une belle chose, simple et agréable. La nuit est douce, piquetée d'astres, j'imagine les chèvres dans les cimetières goûtant de leur langue rêche la bière répandue sur les tombes.
Une balle tirée d'un point obscur pourrait pénétrer par la fenêtre et m'atteindre à cet instant. C'est une conviction très forte, une évidence en cette nuit des morts : quelqu'un est là, qui me vise le cœur. »


La Chienne de Naha, de Caroline Lamarche : la part sauvage. Avec ce nouveau roman, l'écrivain belge confirme la puissance onirique de son écriture. Par Bertrand Leclair
 
Quittée sur une gifle "globale et tourbillonnante", la narratrice n'attend plus. Il lui faut se recoudre, se recoudre en livre, retrouver le fil, le sens d'être au monde ce qu'elle est, une femme en morceaux ignorant "l'antidote à (sa) passivité mélancolique". Elle ira le chercher jusqu'au Mexique, au pays des Indiens Triqui de Copala, au moment même où ces derniers, constitués en "Municipio Autónomo", se livrent à de meurtrières guerres de clans. Abritée des balles perdues au sein d'une communauté religieuse, elle enquête sur "la part sauvage et libre de la femme", cette moitié qui, selon une légende triqui de l'origine de l'humanité, s'est échappée vers la rivière lorsque le premier homme, après lui avoir dérobé sa peau de chienne pour la maintenir au foyer, en est venu, pris de colère, à couper la femme en deux, d'un coup de machette... Lire l'article sur Le Monde

 
L'avis d'Edmond Morrel sur Espace Livres
Avec « La chienne de Naha » Caroline Lamarche nous donne un roman essentiel, un de ces livres dont la lecture vous transforme, vous hypnotise, vous émeut, vous séduit et vous enchante tout à la fois. Une légende cosmogonique amerindienne ouvre le livre et lui donne son titre énigmatique. On y raconte comment la femme est venue sur terre pour aider l’homme. Le conte ouvre ainsi une première lecture de ce récit : la place de la femme dans la société et dans la famille... Lire la suite EspaceLivres

24 avril 2013

L'élixir du diable

Raymond Khoury
Editions Pocket, octobre 2012

Quatrième de couverture :
Mexique, 1741. Un missionnaire jésuite découvre l'existence d'une plante légendaire. D'après les croyances amérindiennes, quiconque s'en emparerait deviendrait l'égal d'un dieu. Entre de mauvaises mains, elle pourrait changer la face du monde. Etats-Unis, de nos jours. Sean Reilly, agent du FBI, reçoit un coup de téléphone d'une ex-petite amie, Michelle Martinez, rencontrée cinq ans auparavant lors d'une mission au Mexique. Attaquée chez elle par un gang, elle appelle Reilly à la rescousse. En Californie, le chemin de ce dernier ne tarde pas à croiser celui de Navarro, un baron de la drogue en quête d'une plante aux vertus mystiques. Surnommé« El Brujo »– le sorcier –, il est bien décidé à ne laisser rien ni personne lui barrer la route.
Le lien avec le Mexique est ténu. Malgré une couverture frappée du calendrier aztèque, d’un début d’histoire à Durango en 1741, le reste de l’histoire se passe quasi intégralement en Californie. Le Mexique n’est qu’un arrière plan. L’auteur fait intervenir un narco mexicain aux prises avec des agents du FBI, DEA, dans un thriller de facture ultra classique et un scénario bien connu, cette lutte transfrontière a été maintes fois explorée. La lecture est plaisante, la trame est parsemée, comme il se doit dans ce style de bouquin de références technologiques ultramodernes. Tout le monde suit tout le monde par l’intermédiaire de téléphones portables du dernier cri. L’originalité de Khouri est de nous faire suivre la piste d’une nouvelle drogue, inspirée par le peyotl des chamans Huicholes.

On pourrait discuter de la genèse présentée des cartels mexicains qui, contrairement à ce qui est écrit, ne sont pas simplement passé de « mules » à décideurs à la faveur des coups portés aux cartels de Colombie. Il est fait une rapide référence à la guerre menée par Calderon dès 2006 et du nombre impressionnant de victimes qu’elle a entraîné. Navarro, chef de Cartel a sa planque dans une ancienne hacienda de henequén, agave dont on tire le sizal, au Yucatan. Il est vrai qu’abandonnées à la fin du XIXe siècle, nombre de ces magnifiques demeures sont aujourd’hui reconverties en hôtels de luxe ou rachetées par de riches propriétaires.

On trouve au milieu du livre un passage inattendu dans lequel il est, rapidement, question des onzas (herpailurus yaguarundí), félins de la famille des pumas, répandus du Texas au Mexique dont l’espèce est menacée, notamment par le mur-frontière entre Usa et Mexique. La variété typiquement locale, jaguarundí carcomitli, avait été domestiquée par les civilisations préhispaniques.

La drogue que le narco cherche à synthétiser était depuis longtemps connues et utilisée par les chamans Wixáritarís, peuple autochtone de la sierra madre occidentale du Mexique, établis essentiellement sur les états actuels de Nayarit, Jalisco, Durango, Zacatecas et San Luis Potosi où se trouve leur sanctuaire de Wirikuta. De nos jours, les Huicholes accomplissent toujours ces rites liés au peyotl, comme le font aussi les Tarahumaras. Wirikuta est au centre de l’actualité depuis plusieurs années suite aux concessions accorées par le gouvernement mexicain à des entreprises minières canadiennes aux environs immédiats des terres sacrées. La protection de ce site est soutenue au Mexique par l’écrivain Elena Poniatowska, et relayée en France par le prix nobel de littérature Jean-Marie-Gustave Le Clézio.

Sur la fin, le livre passe dans une dimension quasi-fantastique avec une très improbable histoire de réincarnation et dans un dénouement aussi rapide que rocambolesque. La piste de la drogue découverte par le missionnaire jésuite se perd chez les Huicholes et les Lacandons, alors que ces deux peuples sont séparés de milliers de kilomètres, les Lacandons vivants, dans la jungle du Chiapas qui porte leur nom, la selva lancandona. L'auteur appuie son récit sur la réalité des nombreux voyages que des scientifiques pharmacologues ont effectué auprès des peuples premiers pour connaître et étudier les plantes dont ils se servent. Il passe par contre sur le fait qu'ensuite, nombre de brevets sur ces "découvertes" ont été déposés, dépouillant de fait leurs utilisateurs d'origine !

La lecture est agréable mais la construction de l’histoire, avec les incontournables ingrédients du style, est comme un petit vin primeur. Bonne attaque, agréable au palais mais qui reste sans longueur en bouche.

PhH

Pour en savoir plus sur les Huicholes et Wirikuta :
Frente en defensa de Wirikuta


 

15 avril 2013

Nombre de perro

Elmer Mendoza
editorial Tusquets, 2012

La última novela publicada del escritor sinaloense (México) Elmer Mendoza. Su personaje de Édgar “EL zurdo” Mendieta, detective policiaco, aparece por la tercera vez; El Zurdo Mendieta deberá investigar el asesinato de varios dentistas, el asesinato del amante de un Jefe de un Cartel al mismo tiempo que descubrirá que tiene un hijo (casi su gemelo) de 18 años. Al leer esta novela, podemos encontrarnos ligeramente perdidos entre la multitud de personajes, la ausencia de signos de puntuación, lo que nos conlleva a leer a un ritmo frenético, tratando de descifrar que personaje habla con quién. Es una particularidad del estilo de Elmer Mendoza, así es la vida que describe, todo va tan rápido puesto que hay que disfrutarla al máximo, ya que puede perderse con una sorprendente facilidad. Pero, los personajes están muy arraigados a su tierra, costumbres culinarias, a la familia y a los amigos. (Único atisbo de esperanza en este caos). Y más alládel trabajo de los profesionales se encuentran los sentimientos personales como el amor, el odio, la pasión. Finalmente, en esta sociedad, los políticos, policías, narcotraficantes, todos se conocen, son amigos, enemigos o tienen cuentas pendientes. Y es a través de esta maraña de relaciones que “El Zurdo” Mendieta tratará de resolver todos los casos que se le presentan.
Finalmente, no olvidemos que Elmer Mendoza es unao de lso primeros escritores mexicanos que comenzá a escribor acerca del narcotráfico en México. Arturo Pérez Reverte le dedicó su libro "La reina del Sur" puesto que se inspiró de la obra de Elmer Mendoza.

ROB

3 avril 2013

Disparues de Ciudad Juárez, le regard d'une anthropologue

Féminicides et impunité ; le cas de Ciudad Juárez
Marie-France Labrecque
éditions Ecosociété
septembre 2012

Quatrième de couverture :
Ciudad Juárez est devenue synonyme de violence extrême. Cette ville frontalière du nord du Mexique constitue non seulement l'un des principaux sites de la guerre sans merci que se livrent les cartels de la drogue mais elle représente aussi le lieu emblématique de ce qu'on appelle aujourd'hui le «féminicide». Plus d'un millier de femmes ont été tuées depuis 1993 dans cette ville de 1,3 million d'habitants. Toutes sortes d'hypothèses circulent sur ces crimes, mais un fait demeure : la plupart sont restés impunis. Le terme « féminicide » s'est peu à peu imposé comme un concept privilégié pour traiter de cette situation intolérable. Si le féminicide désigne la mort violente d'une femme pour la seule raison qu'elle est une femme, il est surtout inhérent à un État incapable de garantir le respect de la vie des femmes. Il met en cause la responsabilité de tous les paliers des institutions publiques dont les acteurs contribuent à maintenir l'impunité. C'est en effet cette situation d'impunité qui transforme les assassinats de femmes en féminicides. À la suite d'une lutte tenace des nombreuses familles de victimes et d'association de défense des droits humains, la Cour interaméricaine des droits de l'Homme a rendu un jugement en 2009 qui déclare le Mexique coupable de violer les droits des femmes, le système de justice mexicain étant négligent, inapte, complice et corrompu. C'est avec la rigueur du travail de terrain et la générosité du témoignage engagé que l'auteur, chercheuse et anthropologue féministe, tente de « comprendre l'incompréhensible ».
 

Anthropologue de grande envergure, Marie-France Labrecque occupe une place de premier plan au sein de la communauté internationale des mexicanistes et des américanistes. A la retraite depuis le 2 janvier 2010, elle poursuit ses activités et mène actuellement des recherches sur des questions relatives aux autochtones du Nord et du Sud dans une perspective féministe et engagée. Spécialiste du Mexique et de l’économie, Marie-France Labrecque est professeure émérite et associée au département d’anthropologie de l’Université de Laval (Québec).

1 juin 2012

Le jour des morts

Francisco Gerardo Haghenbeck
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Albert Bensoussan
éditions L'Herne, 2012

Cette biographie romancée de l’artiste mexicaine Frida Kahlo prend comme fil d’Arianne un cahier de recettes culinaires que la peintre gardait toujours par devers elle et qui disparut mystérieusement à l’heure de sa mort.

Il s’agit d’une pièce imaginaire que le romancier mexicain compose, avec un plaisir évident. Chacun des 24 chapitres s’achève sur une ou plusieurs recettes. Quant à la vie de Frida, elle suit dans ses péripéties la célèbre biographie de H. Herrera, à l’origine du film Frida. Sans la fantasmagorie, et un style qui se prête volontiers aux incursions dans la pensée magique et la mythologie mexicaine, sans les multiples recettes de cuisine, ce titre pourrait être sans surprise, car nous savons déjà tout de cette vie de Frida Kahlo, et par sa belle biographie de Herrera et par le beau film qui en a été tiré ; et aussi par les nombreux articles sur l’artiste. Mais voilà, on lit ce livre avec intérêt, avec plaisir, et même jubilation. Et pour les plus mordus, on court à sa cuisine, à ses casseroles et on se lance dans la savante et savoureuse alchimie de la hierba santa et de ses sortilèges.

Francisco G. Haghenbeck est l'un des écrivains mexicains les plus intéressants du moment. Il a travaillé dans des musées et à la télévision en tant que réalisateur et producteur. O lui doit également les romans : Martini Shoot (Trago Amargo, Denoël, 2011), El código nazi, Le jour des morts (Hierba Santa) et Aliento a Muerte. Il a reçu le prix de la nouvelle de Oaxaca ; le prix La Bisagra de Puerto Vallarta ; et le Prix National du Roman au Mexique pour Trago Amargo en 2006.


Lors d'une grande exposition pour le centenaire de Frida Khalo, un petit carnet noir, découvert dans ses affaires personnelles après sa mort, fut mystérieusement dérobé au cours du vernissage... Après un terrible accident de voiture, et sa "première mort", Frida avait conclu un pacte avec la Mort en personne : elle survivrait à ses blessures mais en contrepartie elle lui préparerait chaque année des offrandes très particulières. Depuis, elle notait dans ce carnet les recettes secrètes à réaliser le Jour des morts, une date sacrée célébrée à travers tout le Mexique par des fêtes, des réunions et des présents... La souffrance de son corps meurtri, sa passion pour son mari, le peintre Diego Rivera, et sa vie tumultueuse achèveront de la détruire. 
 
Informations
ISBN : 9782851977243
Pages : 240
 

12 avril 2012

Les amis de Pancho Villa

James Carlos Blake (scénario) et Léonard Chemineau (dessin)
éditions Casterman, 2012

Mexique, 1910. La guerre fait rage entre les troupes du président Huerta et les révolutionnaires de Pancho Villa et d’Emiliano Zapata. Rodolfo Hierro, coincé dans une sinistre prison de Chihuahua pour meurtre sur officier de police, est bien loin de cette réalité. Lorsqu’on lui propose de commuer sa peine de deux ans, il accepte de devenir gardien de marchandises ferroviaires. Pourtant, cette vie ne lui plait pas. Aussi, lorsque les hommes de Villa attaquent le convoi, il voit là une occasion de s’extirper de sa condition. Il leur offre bien volontiers l’or du train en criant « ¡Viva la Revolución ! ». C’est ainsi qu’il rentre dans le mouvement révolutionnaire. Sa force et sa dextérité à manier les armes à feu feront de lui l’un des plus proches amis du chef révolutionnaire. Il deviendra « El Carnicero », le boucher, inflexible et sanguinaire. Son objectif sera celui de sauver son pays des « hacendados », les grands propriétaires terriens, et faire triompher la révolution. Accompagné de sa « Calavera », la Mort, Hierro, fidèle bras droit de Villa, le suivra dans tous ces combats, jusqu’à l’assaut final…

 
James Carlos Blake est né à Mexico et vit aujourd'hui en Arizona. Il a reçu plusieurs distinctions pour ses romans. Ses livres relèvent essentiellement du style western, dans lesquel il faut figurer en bonne place des personnages historiques.

Léonard Chemineau est né en 1982. Il est tout d'abord remarqué en 2009 au concours des Jeunes Talents Festival d’Angoulême. Ingénieur et spécialiste de l’environnement et du développement durable, l'album Les Amis de Pancho Villa est sa première bande dessinée.

L'album s'ouvre sur une superbe couverture représentant la Catrina en grande tenue et fumant le havane, image traditionnelle de la mort au Mexique, qui aime à s'inviter parmi les vivants et converser avec eux, et qui sous sa squelettique apparence abrite une femme au caractère affirmé.

👉 L'avis de Lectures Mexicaines
Mexique, 1910. La guerre fait rage entre les troupes du président Huerta et les révolutionnaires de Pancho Villa et d’Emiliano Zapata. Rodolfo Fierro, détenu dans une prison de Chihuahua pour meurtre sur officier de police, est bien loin de cette réalité. Lorsqu’on lui propose de commuer sa peine de deux ans, il accepte de devenir gardien de marchandises ferroviaires. Pourtant, cette vie ne lui plait pas. Aussi, lorsque les hommes de Villa attaquent le convoi, il voit là une occasion de s’extirper de sa condition. Il leur offre bien volontiers l’or du train en criant « ¡Viva la Revolución ! ». Sa force et sa dextérité à manier les armes feront de lui l’un des plus proches amis du chef révolutionnaire. Il deviendra « El Carnicero », le boucher, inflexible et sanguinaire. Loyal bras droit de Villa, il le suivra dans tous ces combats, jusqu’à l’assaut final. Un album fidèle à l'histoire qui montre sans filtre la nature sauvage et impitoyable de l'état-major villiste, Rodolfo Fierro en premier lieu, illustrant l'intemporel dicton mexicain " la vida no vale nada ". Alors qu'au sud, Emiliano Zapata, petit propriétaire, était éduqué et politisé, proche des idées libertaires des frères Flores Magon, Villa était un soudard illettré sans conscience politique avant de rejoindre Madero et la révolution. Le machisme régnant est aussi assez spectaculaire.
Les dessins de personnages sont un peu figés mais le tout est rehaussé par l'adjonction d'une touche de surréalisme à la mexicaine, de nombreuses allégories et des couleurs vives comme sur la superbe couverture représentant la Catrina en grande tenue, image traditionnelle de la mort au Mexique, qui aime à s'inviter parmi les vivants et converser avec eux.
PhH