Affichage des articles dont le libellé est religion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est religion. Afficher tous les articles

3 mai 2025

Ici, c'est pas Miami

Fernanda Melchor
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Alcoba
éditions Grasset, 05-2025

Présentation de l'éditeur

Veracruz, sur la côte caribéenne du Mexique, est l’une des villes les plus dangereuses du monde. C’est aussi le lieu de naissance de Fernanda Melchor, figure incontournable des lettres latino-américaines.  
Avec ce recueil de chroniques littéraires, la romancière fait le portrait d’une cité portuaire ravagée par le narcotrafic depuis les années 1970. Dans chaque récit, Fernanda Melchor raconte comment ses habitants vivent sous le joug d’une violence généralisée où les fusillades, les règlements de compte et la corruption n’épargnent personne. Une ancienne reine du carnaval, accusée d’infanticide, est traitée comme une paria ; un avocat, convoqué par un membre du cartel Los Zetas, s’arrange avec la vérité  ; des clandestins dominicains, épuisés par leur traversée, croient être à Miami quand ils accostent à Veracruz ; une adolescente, possédée par un démon, doit subir un exorcisme. La réalité de Veracruz est cruelle, mais les bourreaux ont aussi des élans d’humanité, et les victimes leur part d’ombre.  
Dans la grande tradition du journalisme littéraire qui va de Truman Capote à Leila Guerriero, Fernanda Melchor interroge l’origine du mal, en affirmant le pouvoir des mots pour le combattre. L’intelligence de cette observatrice de son temps et de la condition humaine fait d’Ici, c’est pas Miami une lecture dont nul ne peut sortir indemne.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782246838982
Pages : 240
Prix : 21,50 €

Pour ce livre, Fernanda melchor est la première auteure mexicaine a remporter le Prix Ryszard Kapuscinski du reportage littéraire en 2024 


Aquí no es Miami
editorial Random House, 2013

Aquí no es Miami es un libro de relatos híbridos, aleación entre periodismo y literatura, que aborda lúcidamente las condiciones que germinaron el terror de la llamada guerra contra el narcotráfico en un estado especialmente golpeado por esta debacle como lo es Veracruz.

"Un volumen devastadoramente salvaje y rústico que conmociona y nos hace girar la vista hacia fronteras y paisajes que a menudo ignoramos."Sin embargo

En una epoca de límites borrosos entre la verdad y la mentira, el caos y el orden, el horror y la indolencia, la delincuencia organizada y el Estado, aparece Aquí no es Miami, un libro de relatos híbridos, aleación entre periodismo y literatura, que aborda lúcidamente las condiciones que hicieron germinar el terror de la llamada "Guerra contra el Narcotráfico" en un estado especialmente golpeado por esta debacle: Veracruz.

Más allá de la intención de entregar un recuento de datos duros, Melchor nos ofrece historias sobre personas; víctimas y criminales, sí, pero sobre todo hombres y mujeres comunes entregados a la lucha por la supervivencia, con esa mirada suya honda y compasiva, pero cruda y directa, con la que es inevitable

Premio internacional Ryszard Kapuscinski 2024

Ce qu'en dit l' Enciclopedia de la literatura en Mexico

Las crónicas de Fernanda Melchor dan cuenta de la degradación humana en uno de sus aspectos más sórdidos. Lo que su libro hace es manifestar la ignominia en toda esta rudeza. 

En una época de límites borrosos entre la verdad y la mentira, el caos y el orden, el horror y la indolencia, la delincuencia organizada y el Estado, aparece Aquí no es Miami, un libro de relatos híbridos, aleación entre periodismo y literatura, que aborda lúcidamente las condiciones que germinaron el terror de la llamada Guerra contra el Narcotráfico en un estado especialmente golpeado por esta debacle como lo es Veracruz. 

Más allá de la intención de entregar un recuento de datos duros, Melchor nos ofrece historias sobre personas: víctimas y criminales, sí, pero sobre todo hombres y mujeres comunes entregados a la lucha por la supervivencia, con esa mirada suya honda y compasiva, pero cruda y directa, con la que es inevitable involucrarse y conmoverse. 

El Veracruz de Fernanda Melchor no es tanto un escenario sino un personaje en esta ola de violencia. La cercanía de la autora con las historias que narra, y un uso siempre arriesgado del lenguaje, son las mayores fortalezas de esta nueva edición revisitada que cuenta con una nueva crónica. Y aunque estos relatos se enmarcan en una temporalidad, son aún reflejo deun país cuyas arenas siguen siendo movedizas.

 

Portrait. Fernanda Melchor, figure de proue de la littérature mexicaine contemporaine
À 42 ans, Fernanda Melchor est devenue l’une des autrices phares de la littérature mexicaine, particulièrement dynamique ces dernières années. “Ici, c’est pas Miami”, l’un de ses premiers ouvrages, sur son État natal de Veracruz, vient d’être traduit en français.

28 décembre 2024

Le livre d'Aïcha

Sylvia Aguilar Zéleny
traduit de l'espagnol (Mexique) par Julie Chardavoine
éditions Le bruit du monde, 10 - 2024

 

Présentation de l'éditeur

Patricia, jeune femme brillante et émancipée, quitte la maison mexicaine dans laquelle elle a grandi pour aller étudier à Londres. Elle y rencontre Sayeb, l’homme de sa vie. A ses côtés, Patricia s’isole peu à peu et sombre dans la dépression. Sayeb la pousse à couper les ponts avec sa famille jusqu’à ce que Patricia devienne Aïcha. Très vite, elle ne retire son voile qu’entre les murs de sa maison.
Ce roman n’est pas l’histoire de Patricia mais celle de ses proches, qui ont assisté impuissants à sa disparition et en ont subi les conséquences. Leur stupéfaction laissera la place à l’inquiétude et au besoin d’explications. C’est l’histoire de la quête d’une sœur qui veut comprendre et part à la recherche de la vérité.

Sylvia Aguilar Zéleny est une romancière et novelliste née à Hermosillo, dans l’État du Sonora, Mexique, en 1973. Elle a étudié la littérature hispanique à l’université de Sonora et a commencé sa carrière comme enseignante à l’Institut de technologie et d’études supérieures de Monterrey. Elle occupe actuellement un poste de professeure assistante au sein du master de creative writing de l’université du Texas à El Paso. Une partie de son œuvre a été publiée au Mexique, aux États-Unis, en Argentine et en Espagne. Le livre d’Aïcha est le deuxième roman de l’autrice publié en France par Le bruit du monde.

Informations
ISBN : 9782386010019
Nombre de pages : 208
Prix : 21,00 €

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

L'avis de VincentGloeckler sur Lireka
Aînée d’une famille de quatre enfants, étudiante engagée et brillante, Patricia a quitté le Mexique pour aller poursuivre ses études en Angleterre. Elle semble connaître une forme de bonheur dans une pension, au milieu d’un cercle d’étudiants, et découvre d’autres parties de la Grande-Bretagne au cours de différents voyages. Un jour, elle rencontre Sayeb, qui devient peu à peu l’homme de sa vie. Ce compagnon, pourtant, la sépare rapidement de son entourage, la poussant à s’éloigner de ses parents, l’obligeant bientôt à partager sa foi islamique et à porter le voile. Il la rebaptise Aïcha, du nom d’une femme du prophète, et se marie avec elle, avant de l’emmener en Turquie. Commence alors pour la jeune femme une vie d’enfermement, une existence cloîtrée et soumise aux violences de son mari, vouée à se transformer en cauchemar… Faute de nouvelles de cette sœur aînée, une Patricia qui porte le même prénom que la propre sœur de l’autrice, Sylvia, la narratrice, va mener enquête, interrogeant à son sujet tous les membres de son entourage familial et ses amis, jusqu’à sa logeuse de Londres. Et chacun de remuer ses souvenirs et sa perplexité, sinon sa consternation face à l’évolution de la jeune femme, l’affreux destin voilé qui semble être devenu le sien. La prose de Silvia Aguilar Zéleny est comme épurée, sans lyrisme ni fioritures, elle dit sans fard, ni exagération, l’extrême surprise, puis l’éprouvante douleur à découvrir la transformation d’une fille aimée, d’une sœur ou d’une amie, en cette femme voilée qui a perdu toute liberté de mouvement, de parole et de pensée. Cela donne un texte bouleversant, porté par le poids du chagrin d’une autrice qui réécrit ici un drame intime.

 

" A principios de los noventas, mi hermana ganó una beca se fue a estudiar a la Universidad de Londres. Ahí conoció a quien más tarde sería su esposo. Con él se fue a vivir a Turquía. Por él se cambió el nombre y se convirtió al Islam. Mi hermana, que creció oyendo a los Bee Gees, a América, a Donna Summer, adoptó una vida que en México sólo conocíamos a través de películas. Perdí a mi hermana cuando yo tenía doce años, pasé largo tiempo extrañándola y, después, preguntándome quién era. La suya es una historia que bien pudo haber ocurrido en cualquier ciudad en cualquier otro tiempo. He tenido que escribir de ella para entenderlo. Inicié escribiendo su historia, pero supongo que terminé escribiendo la mía. Yo soy, como dice Cristina Peri-Rossi, la que vivió para contarlo ". (Prólogo)

ISBN: 978-84-397-4006-3
Editorial: Literatura Random House, 2022
Páginas: 168

 

L'édition italienne illustre le thème du livre de façon plus précise et sans détour !


Un article à lire sur Le Monde, par Ariane Singer (Collaboratrice du « Monde des livres ») :
Le deuxième roman traduit de l’écrivaine mexicaine résulte d’une longue maturation. Celle qu’il lui a fallu pour se résigner à la perte de sa sœur, convertie à un islam rigoriste. Brillante, indépendante, engagée dans les mou­vements contestataires étudiants, puis dans des études doctorales d’économie, la jeune Patricia avait devant elle un avenir prometteur. Une poignée d’années après avoir quitté le domicile familial, au Mexique, pour étudier en Angleterre, la voilà ­mariée, convertie à l’islam, dotée d’un prénom musulman et le corps couvert de la tête aux pieds... Lire la suite (abonnés)

26 octobre 2024

La ligne de vie

Corto Maltese tome 17
Scénario : Juan Díaz Canales, Hugo Pratt
Dessin : Rubén Pellejero
Traduit de l'espagnol (Espagne) par Hélène Dauniol-Remaud
édition Casterman, 10 - 2024

Présentation de l'éditeur

Corto au cœur d’une révolution mexicaine oublié.
Fin des années 1920, Corto Maltese est au Mexique, dans une nouvelle mission pour Bouche Dorée. Il doit négocier un lot d’antiquités mayas auprès d’un archéologue sans scrupule. Mais comme toujours, rien ne va se passer comme prévu et notre marin se retrouve contraint de convoyer un chargement d’armes pour les Cristeros, ces révoltés catholiques qui se battent contre le gouvernement républicain et ses nouvelles lois anticléricales. Il retrouvera parmi eux deux de ses vieilles connaissances, Raspoutine qui a rejoint les ordres, et Banshee O’Dannan, la révolutionnaire irlandaise.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur, avec les premières planches.

Informations
ISBN : 9782203276475
Nombre de pages : 80
Prix : 17 €

L'article consacré à la bd sur le site officiel

La ligne de vie est une nouvelle aventure de Corto Maltese qui se déroule dans un contexte historique riche de tensions. Nous sommes dans les années 1920, pendant les révoltes de la guerre des Cristeros au Mexique, où la rébellion catholique s’oppose au gouvernement révolutionnaire. Corto est impliqué dans une affaire complexe qui concerne le pillage de sites archéologiques et de trésors anciens. Corto se fait passer pour un représentant d’un musée européen pour entrer en contact avec un personnage louche qui pille des sites mayas pour vendre des collections précieuses. Pourtant, cette affaire qui paraît simple se mêle rapidement aux confrontations entre le gouvernement fédéral mexicain et les rebelles cristeros …
Lire l'article en entier

10 février 2024

L'homme du Mexique

Sergio Toppi
Première édition chez Dargaud en 1979
éditions Mosquito, 01-2024

Présentation

En 1910, le Mexique est une immense poudrière : les causes de l'explosion révolutionnaire se sont accumulées au cours des quarante ans de dictature de Porfirio Diaz. Un jeune cinéaste américain a décidé de rencontrer et filmer le rebelle Pancho Villa et ne trouve pas mieux pour commencer qu’une attaque violente de train de la gente militaire. Pas très à l’aise aux côté du tordu Pancho Villa, il fait la connaissance de son rival : le charismatique leader Emiliano Zapata. Entre ces trois-là, se trouve un autre américain, venu pour vendre des armes, mais dont le silence cache une autre réalité...

 

Voir sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782493343338
Nombre de pages : 58
Prix : 16.00 €

 

Du même auteur

Chapungo
2024 - éditions Mosquito
réédition

Avec l'arrivée des conquistadors, les anciens dieux meurent dans le sang...
Mais avec Toppi le récit plonge inévitablement, irrémédiablement dans le fantastique et même morts, les dieux aztèques sont toujours présents.
Tzoacotlan 1521
Les conquistadors approchent. Quematzin fait appel aux dieux pour ce qu'il sait être son dernier combat. Ils vont lui donner la puissance, amis sera-t-elle suffisante ?
San Isidro Maxtlacingo 1850
Dans un Mexique déjà christianisé, les anciens dieux se cachent parfois derrière la soutane du prêtre. Le village abandonné de San Isidro cache plus d'un mystère.
Chapungo
Le jeune Chapungo est obsédé par ce que lui contait son père : un avion s'est écrasé dans la montagne. Certains disent qu'il transportait beaucoup d'or. Mais ce n'est pas la soif de l'or qui a fait tourner la tête de Chapungo...
Voir sur le site de l'éditeur

 

Le trésor de Cibola
2004 - éditions Mosquito

En 1541, en "Nouvelle Espagne", un vieux conquistador ressasse son amertume d’avoir été de tous les combats sans jamais avoir fait fortune. Un jour, deux hommes se présentent à sa cabane de misère et lui font miroiter le plus fabuleux trésor, celui de Cibola, nom de Sept cités mythique où l’on "se sert de l’or pour paver les rues". Cuchillo se laisse tenter. Les voici donc tous trois partis vers le Nord du Mexique, affronter le soleil, la soif, le désert et les indiens pour assouvir leur fièvre d'or. Cibola, la mythique cité de l'or existe-t-elle ?

Nul géographe ne peut la situer, aucun conquistador n'en est revenu, pas même le légendaire Cuchillo, compagnon de Cortès. Mais toi, lecteur, grâce au concours de Toppi tu as cette chance inouïe, tu parviendras à Cibola !

 Il te faudra bien sûr en payer le prix et boire à la plante qui fait perdre la mémoire, le suc rouge du nopatli qui colore de sang l'encrier du magicien Toppi.
Voir sur le site de l'éditeur

 

L'auteur
Né en 1932, Sergio Toppi a fait ses débuts dans l'animation puis il a travaillé régulièrement dans la presse enfantine italienne. Dans les années 70, il sera partie prenante de l'évolution de la bande dessinée transalpine. Il se fera particulièrement remarquer chez nous par sa participation à l'Histoire de France en BD, puis à la série Un Homme une Aventure. Les éditions Mosquito proposent en 1997, avec le Dossier Kokombo puis avec Ile Pacifique, de découvrir cette remarquable production. Entre 1998 et 2000 est paru le cycle des quatre albums du Collectionneur.
En 2006, Le collectionneur reçoit le soleil d'or de la meilleure série au festival de Soliès-Ville.
En mai 2012, Sergio Toppi est primé au festival de Hangzhou. Il reçoit le Golden Monkey King Award et son œuvre sera publiée en Chine à partir de 2013.
Le 21 août 2012, Toppi décède à Milan des suites d'un cancer.

30 septembre 2023

Routes sans lois

Graham Greene
éditions Points Aventures, 09-2023
(réédition)
1ere publication Table Ronde, 1949

 

Présentation de l'éditeur

En février 1938, Graham Greene entre au Mexique et s'enfonce dans les états tropicaux du Chiapas et du Tabasco. Chaleur, marécages, fièvres. L’armée fait régner la terreur. Églises rasées ou fermées, prêtres exilés ou fusillés. la colère le dispute à l'horreur. Graham Greene assiste impuissant au combat entre les Ténèbres et la Lumière, le Péché et la Grâce... Sans doute l’un de ses plus beaux récits de voyage, où il se livre totalement et d’où naîtra La Puissance et la Gloire.

 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Présentation de l'édition originale

Sur la carte du monde et aussi sur celle de Graham Greene, le Mexique se présente comme un triangle dessiné de guingois dont la base tournée vers le nord est délimitée par les États-Unis, le côté ouest par le golfe de Californie et l'Océan Pacifique, le côté est par les eaux du golfe du Mexique, prolongement de l'Atlantique, tandis que sa pointe tronquée s'incurve vers le sud-ouest et le Guatemala. Les hauts plateaux du centre que traverse le Tropique du Cancer sont enserrés à l'est et à l'ouest par les deux chaînes de montagnes de la Sierra Madre qui convergent vers le sud-ouest.
Ce pays âpre aux climats multiples a été le berceau des riches civilisations toltèque, maya, aztèque avant que Cortès achève, pour l'Espagne, sa conquête en 1525 et impose le christianisme. Dix ans de lutte (1810-1820) lui donnent l'indépendance et, en 1823, le statut de république. Il n'en a pas fini pour autant avec révoltes et révolutions où le catholicisme représente une séquelle de l'oppression espagnole aux yeux des « libérateurs» successifs. Ainsi la persécution des catholiques atteint à nouveau un sommet en 1937 sous la dictature puritaine de Garrido Canabal, lorsque Graham Greene s'y rend pour enquêter sur cette situation : trajet ardu à travers le Tabasco et le Chiapas, dans l'extrême sud, mais ces difficultés mêmes font le pittoresque des impressions de voyage rassemblées dans Routes sans lois.
Tout à son insu, c'est de ce séjour au Mexique que naîtra peu après un des romans les plus marquants de cet écrivain - et peut -être des temps modernes -, La Puissance et la Gloire.

L'auteur
Graham Greene est né en 1904, en Angleterre, dans le comté de Hertfordshire. Il mourra en Suisse, en 1991. Tout au long de sa vie il a été obsédé par l’idée de s’éloigner de son pays natal pour aller vers ce qu’il appelait les lieux « sauvages et éloignés du monde ». C’est ce goût de l’aventure qui fera de lui un espion pour le Foreign Office en Sierra Leone pendant la Seconde Guerre mondiale, et qui lui inspirera de nombreux romans.

Informations
EAN : 9791041411603
Nombre de pages : 360
Prix : 8,50€

3 juin 2023

Sang d'encre

Les Mystères de sœur Juana 2
Oscar de Muriel
traduit de l'espagnol (Mexique) par Vanessa Canavesi
Les Presses de la Cité, 06-2023

Présentation éditeur

Ma plume rouge est sang. Prends garde, impie...
Don Carlos Sigüenza y Góngora a disparu. Il ne reste de lui qu’un chapeau couvert de sang retrouvé dans la cour du palais royal. Aidée de la novice Alina et de Matea, sa fidèle servante, soeur Juana mène à nouveau l’enquête. Retrouver Góngora lui permettra peut-être d’expier d’anciens péchés…
Mais quelqu’un semble décidé à ne pas laisser le génial astronome reparaître. Est-ce à cause de cette comète maléfique surgie dans le ciel il y a peu, et qui a causé une terreur sans nom dans les Amériques ? Ou des manuscrits hérétiques controversés que l’érudit était enfin parvenu à faire publier ?
À trop vouloir se mêler d’affaires qui les dépassent, les religieuses de San Jerónimo risquent de s’attirer les foudres des puissants… Qui a dit que la vie cléricale manquait de piquant ?

 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur 

Informations
EAN : 9782258201521
Nombre de pages : 384
Prix : 16,90€

Oscar de Muriel est né à Mexico. Diplômé de chimie, violoniste, traducteur et écrivain, il vit aujourd’hui entre le Mexique et le nord de l’Angleterre.  Après Mort au couvent, Sang d'encre est le deuxième volume de sa série de polars historiques, exotiques et mystiques, « Les Mystères de sœur Juana ».

Voir le site de l'auteur (en espagnol)

Deuxième enquête de Sœur Juana, la novice Alina et la servante indienne Matea. Du cœur du couvent San Jeronimo à Mexico, ces trois femmes vont déjouer les plans obscurantistes visant à censurer une nouvelle publication d'un écrivain érudit. La Sainte inquisition est toujours la avec son fanatisme et les accusations d'hérétique promptement édictées. Ce volume fait la part belle aux codex mayas, aux religions précolombiennes et à ceux parmi les (rares) conquistadores éclairés qui souhaitent les connaitre et les comprendre plutôt que de les voir détruits à jamais. Complots de palais, luttes d'influence, espionnage de couloir rythment cette histoire avec le surgissement d'un brin de romantisme. Les descriptions de la société mexicaine, des espagnols à ce qui reste de la noblesse aztèque sont précises, tout comme les nombreuses préparations culinaires, notamment celles préparées au sein du couvent. Lecture divertissante,exotique et accrocheuse.
PhH 


La Sangre es Tinta

editorial Montea, 2019

Don Carlos Siguenza y Góngora ha desaparecido.
El único rastro del genial poeta y astrónomo es su sombrero ensangrentado, abandonado en los pasillos de Palacio durante el cumpleaños de la virreina. Todo esto ocurre bajo la luz de un cometa que ha causado pavor a lo largo y ancho de Nueva España.
Sor Juana Inés de la Cruz, íntima amiga de Don Carlos, decide investigar en cuanto recibe la noticia. Sólo encontrando a Góngora podrá al fin expiar las culpas secretas de su pasado. Ayudada por la joven novicia Alina (de cuyo hermano también se sospecha que ha desaparecido), y por Matea, su doncella indígena, las pesquisas pronto atraerán miradas muy peligrosas, amenazas escritas en sangre y enemigos muy poderosos. La vida en el convento de San Jerónimo nunca será igual.


28 janvier 2023

Mort au couvent

les mystères de soeur Juana 1
Oscar de Muriel
traduit de l'espagnol (Mexique) par Vanessa Canavesi
Les Presse de la Cité, 02-2023

 

Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal…

Mexico, Nouvelle-Espagne, XVIIe siècle. Quelqu’un – ou quelque chose – a pris possession du couvent de San Jerónimo. Religieuses et servantes sont retrouvées sacrifiées sur l’autel selon des rituels précolombiens sanguinaires, et la suspicion règne. Nulle n’y échappe. Car dans cette enceinte retirée du monde, entre fornication, autoflagellation et cauchemars blasphématoires, le péché est partout…
Alina, jeune novice insolente et rebelle, vient de prendre le voile. Au côté de Matea, sa fidèle domestique indigène, la voilà qui s’allie à sœur Juana, excentrique femme de lettres, pour trouver le coupable. Entre prières, lectures, leçons de cuisine et chocolats chauds, le trio mène l’enquête. Mais dehors, l’Inquisition est déjà en chemin et compte bien couper le mal à la racine…
Dans une atmosphère digne du Nom de la rose, le premier volume d’une nouvelle série de polars historiques, exotiques et mystiques

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Oscar de Muriel est né à Mexico. Diplômé de chimie, violoniste, traducteur et écrivain, il vit aujourd’hui entre le Mexique et le nord de l’Angleterre. Mort au couvent, le premier volume de la série "Les Mystères de sœur Juana", est son premier livre publié en France.

Voir le site de l'auteur (en espagnol)

Sœur Juana, l’héroïne d'Oscar de Muriel, pourrait être la fille de Guillaume de Baskerville (Umberto Eco, Le nom de la rose) et l'arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère de Robert Langdon (Dan Brown Da Vinci code). Elle est le personnage principal de ce roman à énigme monastique qui se déroule au couvent San Jeronimo de Mexico au XVIIe siècle. Roman original pour son héroïne donc, le lieu - un couvent de femmes hiéronymites mexicain -, l'époque - le Mexique colonisé du XVIIe. L’écriture est très fluide et très agréable. L'auteur nous immerge dans ce nouveau monde hispanique aux codes stricts et au système de castes extrêmement marqué. On a les espagnols nés en Espagne, les criollos (espagnols nés au Mexique), les métis (nés d'espagnols et d'indiens), les mulâtres (nés de blancs et noirs), les indiens et en fin de classement les esclaves noirs. Quant à l'intrigue, c'est un style classique, avec une unité de lieu puisque les sorties du couvent sont rares (les nonnes n'ont pas le droit de quitter le couvent). L'ambiance est mystique mais aussi éclairée par un vent nouveau des nouveaux philosophes et savants, mais aussi par une inquisition fanatique et aveugle toujours présente. Le coté exotique est très présent, la nourriture mexicaine est mise en valeur, comme le rythme de vie des nonnes de cet ordre de San Jeronimo aux règles plus souples que d'autres. Il est aussi raconté les dernières manifestations de la culture aztèque ou maya alors que tout est fait pour éradiquer le monde indigène, sauf la culture culinaire. Un bouquin très intéressant qui est le premier d'une série de 3, pour le moment. Soeur Juana Inès de la Cruz est un personnage historique, et une des poétesses les plus représentatives de la langue espagnole. 

PhH


Muerte en San Jerónimo


Alguien (o algo) se ha infiltrado en el convento de San Jerónimo. Monjas y esclavas por igual aparecen sacrificadas en el altar, a la usanza de los sangrientos rituales precolombinos. Todas las hermanas se culpan entre sí. Todas tienen algo que ocultar. Muchas, incluso, le achacan las muertes a posesiones demoniacas. Éste es el panorama que se encuentra Alina, joven novicia, al tomar los hábitos. Junto con Matea, su fiel doncella indígena, se ve forzada a unir fuerzas con la excéntrica Juana Inés de la Cruz, y entre rezos, guisos, cantos y poesía inoportuna, tratarán de esclarecer la terrible verdad detrás los asesinatos. Lo que ellas ignoran es que las muertes ya han llegado a oídos del Santo Oficio, y los inquisidores ya planean visitar el convento para extirpar el mal de raíz.

16 avril 2022

Le Codex borbonicus

Sylvie Peperstraete et
José Contel
éditions Citadelles & Mazenod - 2022

 

Présentation par l'éditeur

Parmi les quelques codex de tradition aztèque retrouvés, le Codex Borbonicus compte parmi les plus précieux. Témoignage essentiel de la civilisation du Mexique ancien, il a été acquis par l’Assemblée nationale en 1826, d’où son nom de Borbonicus – en référence au palais Bourbon où il est désormais conservé. Daté du début du XVIe siècle, il présente les trois grands cycles temporels du calendrier aztèque : Le tonalpohualli, « le compte des jours-destins » et ses 260 jours ; le xiuhpohualli et le xiuhmolpilli, correspondant au siècle mexicain. Écrit par les plus grands spécialistes de la culture mésoaméricaine sous la direction de Sylvie Peperstraete et José Contel, le livre de commentaires illustré accompagnant le fac-similé offre les clés de compréhension de cet extraordinaire chef-d’œuvre.

Tous les détails du livre sur le site de l'éditeur

 

La page wikipédia dédiée au Codex Borbonicus
Le codex Borbonicus est un manuscrit mésoaméricain peint sur du papier d'amate(*) et plié en paravent. Ce document pictographique de tradition nahua servait de rituel divinatoire, mais aussi de diurnal pour la célébration des fêtes religieuses. Si sa date d'exécution exacte demeure inconnue, elle est néanmoins estimée aux alentours de la conquête espagnole du Mexique, c'est-à-dire entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. De la sorte, il n'est pas possible d'affirmer avec certitude s'il s'agit d'un authentique codex préhispanique ou alors, à contrario, d'un ouvrage colonial. Le codex Borbonicus tient son nom du Palais Bourbon où il est conservé dans les collections de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale sous la cote Y120. Parmi les quelques codex d’origine aztèque retrouvés, ce manuscrit est l’un des héritages les plus précieux qui ait pu être préservé. Lire la suite.

Aperçus de quelques planches sur le site de la fondation FAMSI.


Planches 21 et 22
Les 2 fois 26 groupes d'images symbolisant les 52 années solaires du "siècle" mésoaméricain. La lecture, qui part d'en bas à gauche de la planche 21 et se poursuit sur la suivante dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, commence avec le signe 1-Lapin, puis 2-Roseau, 3-Silex et 4-Maison. La même série de 4 glyphes reprend alors avec 5-Lapin, 6-Roseau, 7-Silex, 8-Maison, et jusqu'à 13-Lapin. Ensuite, la numérotation recommence avec le chiffre 1.
Chaque glyphe "Porteur d’années" est représenté 13 fois.
Par Auteur inconnu
Codex Borbonicus from the Loubat collection :
http://www.famsi.org/research/loubat/Borbonicus/thumbs0.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=89056486

 

* Amate. Dans certaines civilisations anciennes, le papier a eu une grande importance dans les cérémonies religieuses et dans le domaine spirituel. Au Mexique, les Mayas et les Aztèques ont également utilisé le papier dans ce même but. Le papier indigène aztèque reçoit le nom de “amalt” ou “amate”, nom indigène de l’arbre dont il est extrait. Les arbres appartiennent au genre Ficus. On se servait de l’écorce de ces arbres, on arrachait de longues tiges du tronc et on les entassait sur une planche lisse en bois. Ensuite, on les frappait avec des pierres jusqu’à ce qu’elles forment une seule feuille d’épaisseur uniforme. On appliquait ensuite au papier un traitement de surface à base de gommes et d’amidons, puis il était poli afin d’obtenir une surface adaptée à l’écriture et au dessin.
(Source)

29 mai 2021

Le Christ des ténèbres

Rosario Castellanos
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Annette et Jean-Claude Andro
(première édition : 1970)
éditions Gallimard, 09-1994

 

Présentation de l'éditeur

Dans le Chiapas, au sud du Mexique, vivent, d'un côté, les Indiens tzotziles de San Juan Chamula , de l'autre les ladinos, Blancs de Ciudad Real, dont le riche propriétaire terrien Cifuentes, qui opprime les Indiens, usant même d'un «droit de viol» sur les jeunes Tzotziles. C'est dans ce contexte d'irréductible opposition entre les deux communautés qu'arrive un jour l'ingénieur Ulloa, animé d'idées progressistes, qui rêve de faire l'éducation politique des Indiens. Mais la «bonne nouvelle» de justice sociale qu'il apporte, dans son idéalisme ignorant de la singularité indienne, est immédiatement détournée par la communauté tzotzile, qui lui donne une ampleur mythique, en l'interprétant comme l'annonce du retour de ses propres dieux. Sous la conduite de Catalina, superbe figure d'ilol, de prophétesse inspirée, les Indiens mettent à mort le curé Manuel et crucifient un enfant indien qui sera, à l'égal du Christ pour les ladinos, leur Grand Sacrifié à eux. Puis, sous la conduite d'Ulloa, ils se soulèvent contre leurs oppresseurs.
Inspirée par les rapports entre les Blancs et les Indiens du Chiapas à l'époque de la réforme agraire de la fin des années cinquante, jamais cette double tragédie – religieuse et sociale –, qui est en même temps un grand roman, n'a semblé plus cruellement d'actualité qu'aujourd'hui.

L'auteur
Rosario Castellanos (1925 -1974) est une romancière, poétesse et essayiste mexicaine.Elle passa son enfance à Comitán, dans le Chiapas. Elle y fut directement témoin des conditions de vie et de travail des Indiens Mayas. Ses parents, des propriétaires terriens, durent s'installer à Mexico lors des réformes de Lázaro Cárdenas lorsque Rosario Castellanos avait seize ans. Après une maîtrise de philosophie à l'université nationale autonome du Mexique, elle partit étudier l'esthétique à l'université centrale de Madrid grâce à une bourse de l'Institut de culture hispanique. Elle soutient en 1950 une thèse sur la culture féminine. Elle bénéficia aussi d'un bourse Rockefeller au Centre mexicain des écrivains, de 1954 à 1955. Elle commença par travailler au poste d'animatrice culturelle à l'Institut des sciences et des arts de Tuxtla Gutiérrez, puis elle devint directrice du Théâtre Guignol au Centre coordinateur Tzeltal-Tzotzil, à l'Institut national indigéniste de San Cristóbal de las Casas. Elle travailla ensuite comme directrice générale d'Information et de Presse de l'université nationale autonome du Mexique (1960-1966). Elle reçut le Prix Chiapas en 1958 pour Balún Canán, roman autobiographique narrant l'enfance d'une petite fille. Le Prix Xavier Villaurrutia lui fut attribué pour Ciudad real en 1961. Elle enseigna de 1962 à 1971 à la Faculté de Philosophie et de Lettres de la même université. En 1962, son roman Oficio de tinieblas reçut le Prix Sor Juana Inés de la Cruz. En tant qu'intellectuelle, elle permit aux femmes de s'affirmer dans la société mexicaine. Ses derniers livres témoignent de son intérêt pour le féminisme. Son intérêt pour les indigènes et sa dénonciation de leur statut inégalitaire a pris une nouvelle résonance avec l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) en 1994.

 

 

Oficio de tinieblas
 

En 1867, en San Cristóbal de Las Casas, un grupo de indios chamulas se levantó en armas. Este hecho culminó con la crucifixión de uno de ellos, al que los amotinados proclamaron como el Cristo indígena. Rosario Castellanos penetra en esta novela las circunstancias y la psicología de los personajes que intervinieron en esos acontecimientos. Estas páginas atrapan el tiempo indígena en su naturaleza cíclica y ceremonial; pero más aún, se convierten en el reflejo universal de aquellos seres humanos determinados por una cultura milenaria cuyo choque con Occidente los ha herido y transformado. La joven que leía a Simone Weil en Chiapas comprendió, con ella, que el poder que une y destruye no es unívoco: proviene lo mismo del opresor que del oprimido.

(Letras Mexicanas - Fondo de Cultura Economico)


Oficio de tinieblas
L'Office des Ténèbres est le nom donné dans le rite romain, avant la réforme de Pie XII en 1955, aux matines et aux laudes des trois derniers jours de la Semaine sainte (jeudi, vendredi, samedi), qui selon la coutume de cette période, étaient anticipées le soir précédent. L'office devait « commencer de manière à finir après le coucher du soleil», d'où le nom de « Ténèbres ».


A propos de l’œuvre
Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos
Un article de Virginie Ruiz
Résumé : Dans la dernière pièce de la « trilogie du Chiapas », Oficio de tinieblas (1962), Rosario Castellanos juxtapose trois époques : le soulèvement des Indiens chamulas au XIXe siècle, la Présidence de Lázaro Cárdenas, héritier de la Révolution mexicaine (1934-1940) et le présent de l’écriture. Par un travail de recréation de l’Histoire dans la fiction, l’auteure contrecarre le discours hégémonique et monologique des vainqueurs en nous plongeant dans la dimension magico-religieuse du mouvement messianique indien. Cependant, Rosario Castellanos véhicule l’idéologie de la politique indigéniste des années soixante selon laquelle les croyances mythiques sont un frein à la libération des Indiens, condamnés à rester en marge de l’Histoire. 

Virginie Ruiz, «Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos», Babel, 19 | 2009, 121-144.
Virginie Ruiz, «Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos», Babel [En línea], 19 | 2009, Puesto en línea el 18 julio 2013, consultado el 19 mayo 2021. URL: http://journals.openedition.org/babel/245




17 avril 2021

La troisième balle

Leo Perutz
traduit de l'allemand par Jean-Claude Capèle
éditions Fayard, 11-1987

Présentation de l'éditeur
En 1519, Fernand Cortez marche sur Tenochtitlán, l'actuelle Mexico, et obtient la soumission de l'empereur Montezuma. Si le conquistador parvient à s'emparer du trésor des Aztèques, non seulement tout le Nouveau Monde mais une grande partie de l'Europe vont tomber sous la coupe de Charles Quint, c'est-à-dire de l'Espagne et de l’Église catholique. Un seul homme peut encore renverser le cours des événements: le rhingrave Grumbach, Allemand luthérien prêt à s'allier au Diable pour combattre l'Inquisition abhorrée. Or Grumbach ne dispose que d'une arquebuse et de trois balles: il destine l'une à Cortez, l'autre au duc de Mendoza, qui a enlevé sa bien-aimée, la jeune Indienne Dalila; quant à la troisième...
En relatant l'épopée de Cortez, Leo Perutz, dans ce roman baroque écrit en 1915, alors qu'il se remet d'une grave blessure reçue au front, inflige à l'Histoire la première de ces égratignures ou " alternatives ", reflets d'un scepticisme historique profond, qui, jointes à une véritable science de la composition et à une certaine jubilation de l'écriture, signeront toutes ses œuvres à venir.

3 juin 2020

Avec les cristeros

Viva Cristo rey, un combat oublié pour le liberté
François Cortegianni (scénario), Michel Faure (dessin), Mankho (dessin)
éditions du triomphe, 05-2020


Présentation de l'éditeur

Mexique, années 20 : « Viva Cristo Rey ! Viva la Guadalupe ! » C’est à ce cri que des milliers de paysans ont tenu tête à l’armée du Mexique durant 3 ans.
Cette BD nous plonge en plein désert mexicain et dans de petits villages aux églises jésuites. La poudre explose, le sang coule, les uniformes des fédéraux et des rebelles se mélangent, les enfants tombent sous les balles et les martyrs naissent. C’est ce dont est témoin, horrifié, un peintre américain en séjour au Mexique. Il se retrouve pris malgré lui dans les violences de la guerre civile. Celle-ci avait commence par un soulèvement contre les lois iniques du président Calles. En effet, le chef d’État athée avait usé de tout son pouvoir pour faire appliquer des lois violemment anti-cléricales qui, dans les faits, abolissaient la liberté de culte. Si d’abord l’église use de tous les moyens pacifiques à sa portée (manifestations de rues, occupations d’églises, boycott économique, pétitions, la suspension du culte public…), l’armée fédérale utilise d’emblée la violence pour faire respecter ces lois antireligieuses. Le peuple catholique indigné se soulève. La protestation devient résistance, la résistance devient révolution, la révolution dégénère en guerre civile. Et notre pacifique artiste se retrouve impliqué malgré lui dans cet affrontement sanglant des paysans face à l’armée du Mexique ! Les « Cristeros » s’organisent pour défendre la liberté de culte. Encadrés par un général en retraite, Gorostieta Velarde, et avec le soutien des prêtres et des femmes, leur victoire semble se dessiner. Cependant, deux soulèvements armés extrêmement violents, une solution diplomatique du Vatican et des États-Unis en leur défaveur ainsi que des accords trahis sonnent la défaite et la fin de la lutte ouverte.
Cette guerre, souvent qualifiée de « Vendée mexicaine » par les historiens a fait plus de 250 000 victimes, dont de nombreux martyrs, pour lesquelles « Viva Cristo Rey ! » raisonne encore.

6 avril 2019

Le sauvage

El Salvaje
Guillermo Arriaga
traduit de l'espagnol (Mexique) par Alexandra Carrasco
éditions Fayard, 04-2019


Présentation de l'éditeur

México, 1960. Le jeune Juan Guillermo, qui a vu sa famille décimée en quelques années et son frère assassiné par un gang de religieux fanatiques, jure de venger la mort de ce dernier.
Un récit intense, puissant et singulier, dans la lignée d’Herman Melville, Jack London et Faulkner, signé par un des plus grands écrivains contemporain de langue espagnole.
Dans l’Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l’a privé de ce qu’il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les « bons garçons », une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l’amour fou de Juan Guillermo pour l’intrépide Chelo pourrait l’extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d’Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d’un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon – un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort.
Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu’est l’homme en puissance.
Tous les détails sur le site de l'éditeur

23 avril 2018

Quetzalcóatl

José López-Portillo y Pacheco
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gabrielle Cabrini et Francisco Cuevas Cancino
Avant-propos de Jacques Soustelle
éditions Gallimard Hors-série Littérature, 12-1978

Présentation  de l'éditeur

Quetzalcóatl, le serpent à plumes, occupe une place privilégiée dans le panthéon des civilisations du Mexique ancien. La croyance des Indiens en ce personnage légendaire était si forte qu'en voyant arriver les conquérants espagnols ils crurent que s'accomplissaient la prophétie de Quetzalcóatl. N'avait-il pas prédit, avant de disparaître, que les hommes blancs et barbus viendraient d'Orient, porteurs de son message?
Mystérieusement surgi des flots, Quetzalcóatl lui-même serait, selon la tradition, venu d'un lointain pays du Levant. Dieu blanc, homme, oiseau et serpent à la fois, il était symbole de vie et de civilisation. C'est à lui qu'on attribue l'invention du calendrier, de l'écriture, des livres. C'est lui qui aurait enseigné le savoir et les techniques en matière d'agriculture, d'artisanat, d'instruments musicaux et d'architecture. Être de droiture et de bonté – malgré quelques défaillances par trop humaines –, Quetzalcóatl est aux prises avec les déités des ténèbres, assoiffées de sang, et les instincts frivoles ou féroces des hommes.
José López-Portillo, président du Mexique, reprend et remodèle dans une langue poétique les vieux textes aztèques. Soucieux de «traiter l'aspect humain de ce personnage mystérieux» sans pour autant laisser de côté le «principe philosophique avec lequel Quetzalcóatl s'identifie dans la théologie indienne», l'écrivain et l'homme d'État nous invite à une réflexion sur les problèmes du bien et du mal dans l'État, sur les tentations qu'hommes et peuples connaissent, à pratiquer le pouvoir.

 

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

L'auteur
Homme politique mexicain. Après des études de droit, il adhère au Parti révolutionnaire institutionnel (P.R.I.), parti unique, et devient ministre des Finances sous la présidence de son ami Luis Echeverría. En 1976, il est élu président du Mexique dans un contexte de grave crise économique. Il promet de « défendre le peso comme un chien », mais la courte période dorée de son mandat, liée au boom pétrolier, prend fin avec la baisse des cours du brut, l'explosion de la dette extérieure et la dévaluation de la monnaie nationale. La gauche mexicaine lui reproche d'avoir poursuivi la « sale guerre » menée, depuis 1968, contre l'extrême gauche. Marqué par le népotisme et la corruption, son mandat s'achève, en 1982, dans le marasme économique, tandis que son successeur reprivatise les banques qu'il avait tenté de nationaliser.
(« LÓPEZ PORTILLO JOSÉ - (1921-2004) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jose-lopez-portillo/)

Avocat et auteur, il est issu d'une famille d'intellectuels, son père, lui aussi auteur mexicain, fut membre de l'Académie mexicaine d'histoire. Son grand-père José López Portillo y Rojas était un écrivain du XIXe siècle ayant siégé à l'Académie mexicaine.

L'avis de Christine

 Quetzalcoatl, Quetzal signifie somptueux tel l’oiseau Quetzal et Coatl l’énergie tellurique. Cet homme-dieu ayant la beauté de l’oiseau et l’énergie du serpent.
Ce livre, avec un avant-propos de Jacques Soustelle, nous relate l’arrivée mystérieuse de Quetzalcóatl sur les côtes atlantiques du Mexique au Xe siècle de notre ère. Devenu souverain du royaume toltèque ce personnage fut pendant longtemps considéré comme symbole de vie et de civilisation, la liste de ses qualités étant sans fin. On lui attribue l’invention du calendrier toltèque, l’écriture, l’invention de nouvelles techniques agricoles, le développement de l’artisanat, de l’architecture et des instruments musicaux. Son peuple devint le plus prospère et le plus heureux de Mésoamérique. Quetzalcóatl, être droit et bon, se bat contre les divinités assoiffées de sang et fait interdire les sacrifices humains dans son royaume. Jalousé et victime de traitrises, il est banni du royaume par ses ennemis.
Lors de son bannissement, il proclame qu’il reviendra sauver son peuple de la déchéance.
Cette prédiction était tellement ancrée dans l’imaginaire indigène qu’à l’arrivée des conquérants espagnols les indiens pensèrent que la prophétie s’accomplissait.
Ce personnage à la fois mythologique et historique occupe une place importante dans le panthéon mexicain préhispanique. José Lopez Portillo transcrit dans une langue particulièrement poétique et fleurie, les anciens textes aztèques. « Soucieux de traiter l’aspect humain de ce personnage mystérieux sans pour autant laisser de côté le principe philosophique avec lequel Quetzalcóatl s’identifie dans la théologie indienne ».
José López Portillo y Pacheco (16 juin 1920, Mexico - 17 février 2004, Mexico) avocat et homme politique mexicain, fut Président du Mexique de 1976 à 1982.
Ce questionnement intéressant sur les aspects du bien et du mal et sur les tentations des hommes à pratiquer le pouvoir est tout à fait d’actualité !

Ch. B.

 

27 juin 2011

Marcial Maciel, Historia de un criminal

Carmen Aristegui
Prólogo de Miguel Ángel Granados Chapa
Fotografías de Kirén Miret
Editorial Grijalbo, 2010 

La autora : Carmen Aristegui, periodista famosa que condujo varios programas de radio y televisión ; es conocida por sus posturas críticas. Es autora del libro Uno de dos (Grijalbo 2006) y coautora de Transición (Grijalbo 2009) en cuyas páginas se encuentra la entrevista al ex presidente Miguel de la Madrid por la cual ganó el Premio Nacional de Periodismo 2010. Actualmente dirige y conduce el programa matutino en Noticias MVS de MVS Radio así como el programa de entrevistas que lleva su nombre en la cadena internacional CNN en español y colabora en el diario Reforma.
El libro : Se compone de una serie de entrevistas, unos anexos y una cronología.
La serie de 17 entrevistas con fotografía de los entrevistados, pone de relieve la figura perversa del fundador de los Legionarios de Cristo y las complicidades de las que se benefició Marcial Maciel (1920-2008), gran amigo de Juan Pablo II y de las clases pudientes mexicanas. Fundó la congregación en 1941 en México y fue acusado de violaciones a seminaristas y de drogadicción, además de tener hijos ocultos, tanto en España como en México mientras que era sacerdote.
Los anexos : son cartas, comunicados (Santa Sede, Secretaría de Estado, Legión de Cristo) y denuncias.
La cronología : se compone de la biografía de Marcial Maciel y de las fechas de los grandes hitos de la Legión. 

Este libro recalca la « cultura del secreto » que siempre existió en el seno de la jerarquía de la Iglesia Católica mediante la cual se ocultaron los escándalos y los crímenes perpetrados por sacerdotes. Subraya también el increíble poder del dinero y de la oligarquía.

MA.B.

22 janvier 2011

Santa Muerte

Mexico, la Mort et ses dévots
Francis Mobio
éditions Imago, 10-2010

Présentation de l'éditeur 

Autrefois cité lacustre décrite comme un véritable paradis terrestre, Mexico est devenu synonyme de précarité, d’insécurité, de violence et de mort. Du centre à la périphérie, vingt-quatre millions d’habitants assèchent les cours d’eau et bâtissent des habitations qui dévorent le paysage : au fil du temps, l’eldorado de Cortés s’est peu à peu transformé en enfer.

Pour tenter de vivre dans cette ville géante et protéger corps et âmes, deux millions de personnes — pour la plupart issues du monde ouvrier ou artisan, ou liées à la criminalité, à la prostitution ou au narcotrafic — instaurent un dialogue direct avec la mort et ses représentations, en pratiquant le culte de la Santa Muerte. Exposée dans des centaines d’autels situés en plein air, ou enfermée dans des châsses en verre, l’effigie apparaît le plus souvent sous la forme d’un squelette somptueusement habillé, et peut se trouver à un coin de rue, dans un marché populaire ou dans un garage aménagé avec soin pour lui rendre honneur.

En nous plongeant au cœur même du quotidien des dévots de la Santa Muerte, Francis Mobio nous entraîne ainsi dans un itinéraire photographique étrange et fascinant. 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-84952-102-1
Pages : 176
Prix : 22,50 €


Anthropologue et vidéaste, Francis Mobio est assistant et chargé de cours à l’Université de Lausanne.

👉 Sur la Santa Muerte
... Son culte s’associe aux pratiques des Indigènes du Mexique qui vouaient un culte aux morts et aux squelettes. Considéré comme païen dans un pays où l’église a un poids aussi important que l’État, le culte de la Santa Muerte est qualifié de satanique par l’église qui souhaiterait une réévangélisation du Mexique. Pourtant, ses adeptes, de plus en plus nombreux, intégrant notamment les marginaux, voire, les narcotrafiquants, sont souvent catholiques, car ils considèrent la Santa Muerte comme une intermédiaire avec Dieu...
Lire l'article sur le site du Museum National d'Histoire Naturelle

👉 Un culte populaire au Mexique : la Santa Muerte
Un article de Gabriela Torres-Ramos

La dévotion à la Santa Muerte connaît au Mexique, depuis 2001, une recrudescence et une visibilité croissante accompagnées par sa critique, sa stigmatisation et sa condamnation par l’Église catholique et par une partie de la société. Ses origines, contestées, la situent entre le passé préhispanique et les représentations issues de l’imaginaire catholique, notamment de la pastorale de la mort.
Cet article retrace les origines attribuées à cette image de la Mort sanctifiée par ses dévots et montre la transformation de ses caractéristiques au cours des xxe et xxie siècles. L’évolution de la pratique dévotionnelle est envisagée à partir de la perception sociale du culte et de ceux qui s’y adonnent. Car la Santa Muerte est surtout présentée comme la « sainte des désespérés », le dernier recours invoqué dans une situation extrême, à laquelle se dévouent « préventivement » des populations fragilisées. La Santa Muerte est au cœur de pratiques populaires complexes, individualisées et personnalisées qui paradoxalement trouvent leur légitimité dans l’appartenance à une communauté.
Lire l'article sur  le site Socio - Anthropologie OpenEdition

Gabriela Torres-Ramos
, Un culte populaire au Mexique : la Santa MuerteSocio-anthropologie [Online], 31 | 2015, Online since 10 September 2016, connection on 09 October 2025. URL: http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/2228; DOI: https://doi.org/10.4000/socio-anthropologie.2228


7 février 2010

El dinero del diablo

Pedro Angel Palou
Editorial Planeta, México, 2009

Escritor mexicano nacido en la ciudad de Puebla, es miembro de la generación del crack (junto con Padilla y Volpi)

Esta novela, histórica y actual describe las relaciones entre la Iglesia Católica y los régimenes fascistas de Italia y Alemania en el periodo de entre las dos guerra mundiales y sus repercusiones en el mundo de hoy. Todo empieza con el asesinato de un sacerdote jesuita en Roma, quien trabajaba en los archivos secretos del Vaticano buscando información para la posible canonización del Papa Pío XII. A partir de este primer asesinato, varios crímenes se suceden, por lo que el Padre Gonzaga, experto investigador jesuita es llamado para elucidarlos. Gonzaga decide pedir la ayuda de una amiga, médica forense israelí para realizar las investigaciones. A medida que avanzan, se dan cuenta que todo está relacionado con los Papas Pío XI y Pío XII. El Papa Pío XI, Achille Ratti, fue Papa desde 1922 hasta 1939, es el Papa que reconoció al Estado Italiano de Mussolini en cambio del reconocimiento del Estado independiente del Vaticano (Tratado de Letrán entre Pío XI, el rey Victor Manuel III y Benito Mussolini). Pío XI llegó a decir con respecto a Mussolini que “era el hombre enviado por la providencia”. Firmó también tratados con la Alemania nazi de 1933. (criticado en su época hasta por personas de su mismo campo, tanto que hasta el cardenal alemán Faulhaber lo llamó “el mejor amigo de los nazis”).

La novela trata acerca de las relaciones del Vaticano con los regímenes de Mussolini y de Hitler, del enriquecimiento del balbuceante Estado Vaticano, de las dudas del Papa Pío XI acerca de la exterminación de los ancianos, de los enfermos mentales y de los judíos. De las encíclicas pronunciadas, como la encíclica Mit brennender Sorge (Con ardiente preocupación), en la que se manifestaba una ligera preocupación contra el régimen nazi, y de la última encíclica del Papa Pío XI que nunca pudo pronunciar puesto que murió dos días antes (¿envenenado?) y que fue descubierta hasta 2001, en la cual condenaba vigorosamente este régimen. ¿Por qué no se pronunció esta encíclica? ¿Qué intereses se movieron en el Vaticano para que no se diera a conocer en esta época? ¿Realmente existió? La Orden Negra, el Mossad, los jesuitas todos quieren ¿o no? conocer la verdad.
El Dinero del Diablo fue novela finalista del Premio Iberoaméricano de Narrativa “Planeta-CasaAmérica 2009”.

L’argent du diable

Pero Angel Palou est un écrivain mexicain né à Puebla, il est membre de la génération du crack, avec Padilla et Volpi.

Cette nouvelle, historique et contemporaine, décrit les relations entre l’église catholique et les régimes fascistes d’Allemagne et d’Italie entre les deux guerres mondiales, et leurs répercussions dans le monde d’aujourd’hui. Tout commence par l’assassinat d’un prêtre jésuite à Rome, qui travaillait dans les archives secrètes du Vatican, à la recherche d’informations pour la possible canonisation du pape Pie XII. Après ce premier meurtre, plusieurs crimes se succèdent. Le père Gonzaga, un jésuite expert en enquêtes est appelé pour les élucider. Il se fait aider par une amie, médecin israélien. Au fur et à mesure de la progression de l’enquête, il découvre que tout tourne autour des papes Pie XI et Pie XII. Pie Xi, Achille Rati, a été pape de 1922 à 1939. C’est lui qui signa les accords de Latran avec le roi Victor-Emmanuel III et Benito Mussolini, traité par lequel le Vatican reconnait l’état italien du Duce, lequel reconnait le Vatican comme état souverain. Pie XI ira jusqu’à dire que Mussolini fut « envoyé par la providence ». Il signa aussi des accords avec l’Allemagne nazie de 1933. Il était déjà critiqué à l’époque par des personnes de son entourage et de son bord, le cardinal allemand Faulhaber le nomma « meilleur ami des nazis ». En plus des relations entre le Vatican et les régimes fasciste et nazi, la nouvelle parle de l’enrichissement du jeune état pontifical, des interrogations de Pie XI au sujet de l’élimination des vieux, des malades mentaux et des juifs. Il est également question de certaines encycliques comme l’encyclique Mit brennender Sorge, « avec une immense inquiétude », dans laquelle il manifeste quelques doutes sur le régime nazi, et de la dernière encyclique que le pape n’a pas pu prononcer car il mourut quelques jours avant – empoisonné ? – et ne fut découverte qu’en 2001et dans laquelle il condamnait sévèrement ce régime. Pourquoi cette encyclique ne fut-elle pas dévoilée ? Quels intérêts poussèrent le Vatican à ne pas la révéler à l’époque ? A-t-elle seulement jamais existée ? L’ordre noir, le mossad, la compagnie de Jésus voulaient-ils tous connaître – ou pas – la vérité ?
« L’argent du diable » fut finaliste du prix Iberoamericano de nouvelles « Planeta Casa América 2009.

20 juillet 2009

El testigo

Juan Villoro
editorial Anagrama

Con su novela El testigo (premio Herralde de novela en 2004), Juan Villoro aborda el tema de la transición política en México. Dos lógicas temporales se contraponen en este ambicioso relato, la del regreso al pasado personal del narrador, que vuelve a México después de años de ausencia, y la del presente de transición para el país al que regresa. El pasado personal del narrador, que es el testigo del título, está ligado a la historia del célebre poeta Ramón López Velarde. Julio Valdivieso, el narrador, y López Velarde son ambos oriundos de la misma región desértica, entre Zacatecas y San Luis Potosí. La evocación de López Velarde encierra varios significados. Primero, permite introducir el motivo del doble y el de la impostura, ya que Valdivieso forja su carrera de hispanista en el extranjero a partir del plagio de una tesis de maestría sobre el poeta en cuestión. Segundo, López Velarde es uno de los primeras poetas modernos de México, autor del célebre poema « Suave Patria » y que vivió y escribió también en un periodo de transición : la que tiene lugar entre la dictadura de Porfirio Díaz y la Revolución Mexicana. Entre muchas cosas, López Velarde es el cantor de aquel México provinciano que empezará a desaparecer con el triunfo de la Revolución. En el México postPRI de principios del siglo XXI, al que vuelve el narrador de El testigo, el nuevo régimen pretende recuperar la figura de López Velarde como poeta católico e incluso se le pretende canonizar. Es así como Julio Valdivieso es contratado para indagar en los archivos de su familia y documentar los supuestos milagros del poeta y candidato a santo. La difusión de la nueva historia oficial se hará, claro está, por la televisión, donde se prepara además una telenovela sobre el movimiento de los cristeros, financiada, en parte, por el narcotráfico. Además de la relectura de la historia a raíz de un cambio de régimen, Villoro explora en esta novela la nueva condición mediática del mundo y por ende el tema de la simulación y la mentira, del que la propia carrera de hispanista de Julio Valdivieso, su protagonista, es un ejemplo.

A. L. A.


Le témoin (pas encore traduit en français)

Avec son roman Le témoin (prix Herralde du roman 2004), Juan Villoro traite le sujet de la transition politique au Mexique. Deux logiques temporaires s’opposent dans ce récit ambitieux, celle du retour au passé personnel du narrateur, qui rentre au Mexique depuis des années d’absence, et celle du présent de transition pour le pays auquel il revient. Le passé personnel du narrateur, qui est le témoin du titre du roman, est lié à l’histoire du célèbre poète Ramón López Velarde. Julio Valdivieso, le narrateur, et López Velarde son tous les deux originaires de la même région désertique, entre le Zacatecas et San Luis Potosí. L’évocation de López Velarde enferme plusieurs significations. En premier lieu, cela permet d’introduire le motif du double et de l’imposture, car Valdivieso forge sa carrière comme un hispaniste à l’étranger à partir du plagiat d’une thèse de maîtrise sur le poète en question. En second lieu, López Velarde est un des premiers poètes modernes du Mexique, auteur du poème célèbre « Suave Patria » et il a vécu et il a écrit aussi dans une période de transition : entre la dictature de Porfirio Díaz et la Révolution mexicaine. Parmi autres choses, López Velarde est le chanteur du Mexique de province qui commence à disparaître avec le triomphe de la Révolution. Dans le Mexique postPRI du principes du XXI siècle, celui auquel le narrateur retourne comme témoin, le nouveau régime prétend récupérer la figure de López Velarde comme étant un poète catholique et même ils essaient de le canoniser. C’est comme cela que Julio Valdivieso est engagé pour chercher dans les archives de la famille et documenter des prétendus miracles du poète et candidat à devenir un Saint. La diffusion de la nouvelle histoire officielle se fera, bien sur, par télévision, où on prépare en plus un feuilleton sur le mouvement des cristeros, financé en partie par le narcotrafique. En plus de la relecture de la histoire dû au changement du régime, Villoro explore dans ce roman la nouvelle condition médiatique du monde et en conséquence le sujet de la simulation et du mensonge, la carrière comme hispaniste de Julio Valdivieso, son protagoniste, est un exemple.