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7 septembre 2024

Calaveras, Mexique la mort joyeuse

Patrick Bard
Textes (franco-espagnols) et photographies
éditions La Manufacture libris phaera, 10 - 2020

 

Présentation de l'éditeur

 

"Les mexicains ne vont pas vers la mort, écrivait Carlos Fuentes, ils y retournent car ils en viennent". Des Aztèques à James Bond en passant par la colonisation espagnole, au gré des conflits et des syncrétismes, les Mexicains ont tissé avec la mort un rapport singulier et festif jusqu'à la transformer en un symbole de vie dont la Fête des morts, plus joyeuse célébration du calendrier mexicain, est l'étendard.

Descriptif de l'ouvrage sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-490399-08-6
Nombre de pages : 218
Prix : 59 €

Commande de l'ouvrage sur le site de l'éditeur

Pendant 3 ans (2016 à 2018), le photographe et romancier Patrick Bard s’est rendu au Mexique à l’occasion de la « Fête des morts », une célébration qui a lieu chaque année à partir du 22 octobre. Grâce à une connaissance approfondie de ce pays, dans lequel il se rend depuis de nombreuses années et les relations d’amitié qu'il a tissées avec plusieurs familles mexicaines, Patrick Bard a pu photographier les moments festifs de la journée mais aussi pendant la nuit : « … Pétards, autels débordants de fleurs, de nourriture, cimetières enluminés, emplis de familles joyeuses et de musiciens, défilés de fanfares, foules accoutrées en cadavres arpentant le bitume avec bonhomie… ».
A travers 90 photographies (noir et blanc et couleur) et un texte traduit en espagnol, Patrick Bard nous raconte les origines de cette fête et de sa « Calavera » (tête de mort en papier mâché, en sucre, en céramique… décorée et colorée). Il nous fait voyager à travers l’histoire mexicaine : « …des Aztèques en passant par la colonisation espagnole et le catholicisme sans oublier l’invasion française… » jusqu'à nos jours où la mort se fête en "orange".

 Patrick Bard est romancier, écrivain-voyageur et photojournaliste. Les frontières et la question des femmes sont au centre de son travail. Son premier roman, La frontière, a reçu le prix Michel Lebrun (2002), le prix Brigada 21 (Espagne, 2005) et le Prix Ancres Noires 2006. Il est l'auteur de six romans aux éditions du Seuil. Orphelins de sang, sur le trafic d’enfants en Amérique latine, a été récompensé par le Prix Sang d’encre des lycéens 2010 et le Prix Lion noir 2011. En 2015, il a publié Poussières d'exil (Seuil), couronné par le prix 1001 feuilles noires, et Mon neveu Jeanne (Loco) un essai documentaire sur la question du genre.


7 février 2020

Black Calavera

Sauvage, tome 5
Dessin : Félix Meynet, scénario : Yann
éditions Casterman, 02-2020


Présentation de l'éditeur

Depuis la fin de la guerre civile, les troupes françaises au Mexique s’interrogent sur les intentions de leurs voisins américains. Afin d’éviter tout incident diplomatique et d’obtenir des renseignements de première main, Félix Sauvage et son camarade Hugon sont envoyés comme espions à Brownsville.
Après une bagarre qui tourne mal, ce dernier est capturé par les troupes américaines et condamné à mort. Alors qu’il tente de le sauver, Félix croise la route d’Esmeralda, qui a rejoint une troupe de saltimbanques et effectue des danses sensuelles laissant entrevoir un étrange tatouage sur son épaule : une calavera noire. Les routes de Félix et Esmeralda vont-elles se rejoindre ou se séparer pour de bon ? Quel avenir est encore possible pour Félix Sauvage dans un contexte militaire où il se sent trahi ?
La fiche de l'album chez Casterman


Origen de las Calaveras Mexicanas

La aparición de la calavera mexicana tal como la conocemos hoy en día comenzó en 1949, cuando el periódico “El Socialista” comenzó a ofrecer epitafios alegóricos (llamados calaveras literarias) en honor de un personaje, real o ficticio, que se comportaba de manera hipócrita. Casi siempre estaba relacionado con la pretensión de riqueza o la importancia otorgada a los bienes materiales. Estas calaveras literarias se acompañaban de ilustraciones que representaban esqueletos elegantemente vestidos e inusitadamente alegres.

Aunque de reciente creación y de anecdótico surgimiento, el culto a las calaveras en México parece hoy en día responder a un sentimiento religioso que ya existía con anterioridad, siendo notable la controversia al respecto. La calavera se populariza en México durante el gobierno de Benito Juárez, época de aperturismo y de consolidación de la república donde las clases altas intentaban asemejarse a las élites europeas en su modo de vestir y comportarse.

Esto fue duramente criticado en los periódicos llamados “de combate” (de corte izquierdista), donde aparecían a menudo damas representadas del modo previamente mencionado. Sería José Guadalupe Posada quien acuñara definitivamente la llamada “calavera garbancera”, asentando la imagen de una calavera vestida a la manera francesa, acudiendo a eventos de la alta sociedad...
Lire la suite sur DeCalaveras

14 janvier 2020

Muertos

Texte et dessins : Pierre Place
éditions Glénat, 01-2020

Présentation de l'éditeur

Mexique, début du XXe siècle. Une hacienda est subitement prise d’assaut par une horde d’étranges individus, des « calaveras », ces figures écorchées issues du folklore mexicain, hébétées et muettes, qui ne semblent tenir debout que par la pulsion de meurtre qui les anime. Les survivants de l’attaque, jetés sur les routes, forment alors un groupe sans distinction de classes, de milieux, ou d’origines... même si les patrons tentent de demeurer ceux qui donnent les ordres. Ils n’ont alors pour seul langage commun que celui de la violence et de la lutte pour la survie. Reste à savoir s’ils vont devenir aussi sauvages que les monstres qui les poursuivent...
Pierre Place, meilleur que jamais, propose un récit étouffant, rythmé, plein de suspense grâce à un découpage cinématographique virtuose et un dessin dont la personnalité expressionniste et dynamique accroche tout de suite le lecteur. Aussi macabre que réjouissant, Muertos est un divertissement haut de gamme qui rend tout autant hommage aux westerns mexicains qu’aux œuvres horrifiques de critique sociale de George Romero.


La fiche du livre et un extrait sur le site de l'éditeur

 

Au bout du crayon de Pierre Place, le souffle des Muertos: « Il y a peu de scènes indispensables mais aucune n’est de trop ». Un article sur Muertos à lire sur le site Branchés culture.

2 octobre 2019

POSADA

Laeticia Bianchi
éditions L'Association,  09-2019

Présentation de l'éditeur
José Guadalupe Posada (1852-1913). Une œuvre unique, culte, un trait immédiatement reconnaissable, qui continue d’influencer les dessinateurs du monde entier. Cet ouvrage est la première monographie consacrée à l’œuvre de ce génie de la gravure – « aussi grand que Goya », disait de lui Diego Rivera – étonnamment méconnu en France. Plus de quatre cent images reproduites dans une qualité qui rend enfin grâce à leur finesse d’exécution. Les gravures proviennent d’une des plus importantes collections de son œuvre, celle de l’historien de l’art mexicain Mercurio Lopez-Casillas, qui regroupe toutes les facettes de l’extraordinaire Posada, renferme de nombreuses gravures inédites et permet d’admirer les différentes techniques du graveur.
Les inoubliables calaveras de Posada, squelettes qui rient, dansent, boivent et chantent, traduisant une conception mexicaine du rapport aux morts, sont d’une force exceptionnelle et ont bouleversé la représentation de la mort dans l’art.
Dans cet ouvrage qui dresse un panorama complet de sa production, le lecteur pourra découvrir pas à pas ses diverses périodes. Les images de Posada nous font voyager dans le Mexico des années 1900, celui des injustices politiques, de la modernisation de la ville, des crimes et des tremblements de terre, et des petits livres vendus par les colporteurs.
La Révolution, Dieu, le diable, l’enfance, la mort, la vie légère et insouciante de la haute société, la misère : aucun sujet n’aura échappé à Posada, qui a dépeint la vie et la mort avec une compassion et un humour inégalés.
Lætitia Bianchi, franco-mexicaine, a écrit un ouvrage s’adressant à un lectorat français qui ne s’en tient pas aux clichés, mais prend en compte un point de vue mexicain et les très récentes avancées de la recherche sur Posada – recherches qui ont modifié bien des points de vue erronés, le graveur étant resté longtemps méconnu du fait de sa vie humble et très discrète.
Plusieurs chefs-d’œuvre (ainsi la célèbre « Catrina », calavera que l’on reconnaît ainsi au premier regard, squelette féminin coiffée d’un luxueux chapeau, devenue une figure emblématique du Mexique) sont commentés en détail, afin d’expliquer la genèse de ces gravures.
Enfin, de nombreux textes très drôles et impertinents dans les journaux qu’illustraient les gravures de Posada sont pour la première fois traduits dans cet ouvrage qui dresse donc un panorama complet de la vie et de l’œuvre de cet extraordinaire graveur mexicain.
Source : L'association 


Biographie de José Guadalupe Posada (en espagnol)
Quelques calaveras célèbres (site Mexico chulo)

Gran Calavera eléctricas - J.-G. Posada

9 avril 2013

Les travaux du royaume

Yuri Herrera
éditions Galimard - janvier 2012
Trad. de l'espagnol (Mexique) par Laura Alcoba