20 mars 2014

Signes qui précéderont la fin du monde

Yuri Herrera
Señales que precederán al fin del mundo
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Alcoba
Editions Gallimard – janvier 2014

Présentation de l’éditeur :
Au commencement, une simple requête maternelle. Celle que Cora fait à sa fille, Makina : elle doit partir à la recherche de son frère, de l'autre côté de la frontière, afin de lui transmettre un message. Voilà une mission que la jeune femme est la seule à pouvoir assumer. Mais pourquoi ? La réponse est au bout du voyage, un périple qui s'effectuera en neuf étapes aussi actuelles qu'immémoriales. Franchir un fleuve avec un pneu pour radeau, transporter des paquets sans chercher à savoir ce qu'ils contiennent, vaincre la montagne d'obsidienne : telles sont quelques-unes des épreuves qui feront de Makina quelqu'un d'autre. À moins qu'elles ne lui permettent, au bout du compte, de devenir un peu plus elle-même. Quelque part, là-bas. Ou, définitivement, de l'autre côté.
« Comme dans son premier roman, Les Travaux du Royaume, Yuri Herrera n'écrit pas seulement sur le Mexique, sur la frontière et ses blessures. Ses personnages évoluent dans un univers qui lui est propre, entre fable, roman et poésie, là où s'entremêlent les mythes du passé et les déchirures de l'actualité la plus brûlante ».
Laura Alcoba


Señales que precederán al fin del mundo
Editorial Periférica

Reseña de la editorial :
Señales que precederán al fin del mundo, es, sin duda, una de las novelas más singulares de entre todas las que se han escrito en español en este cambio de siglo. Y también una de las más bellas y precisas. Como ya sucedía en su anterior novela: Trabajos del reino, Yuri Herrera no escribe «simplemente» sobre México y la frontera, sino que crea su México a través de historias y leyendas del pasado y del presente. Y traza con exactitud el mapa de un territorio que es aún más gigantesco, hecho tanto de lo que está sobre la tierra y en lo real como de lo que está bajo ella y pertenece a lo mitológico, a las culturas precolombinas. Quien recorre ese territorio a través de las nueve etapas de los mitos, es Makina, un personaje sin parangón en la literatura actual de tan real como parece, a pesar de vivir en un mundo que es quizá el inframundo. Basta leer dos páginas, una, de este libro, y no hará falta más: ya no podrá escapar ningún lector de esta historia fabulosa que narra mucho más que el viaje de Marina en busca de su hermano. Una misión : encontrar en territorio extranjero al hermano que emigró y darle un recado. La elegida, una mujer joven, de carácter firme que no se dejará intimidar. Un territorio : México. Por delante nueve jornadas míticas y el encuentro con una serie de personajes y vicisitudes que no la dejarán indiferente ni a ella ni a nosotros que la acompañaremos a lo largo de ellas. Un descubrimiento. Eso será para los lectores Señales que precederán al fin del mundo, la segunda novela que publica el mexicano Yuri Herrera (México, 1970) en Editorial Periférica (2009), un acierto que la coloca como ya es habitual en la órbita de las editoriales que están apostando por literatura de calidad a ambos lados del charco. Y confirma el buen hacer de este escritor preciso y dueño de una muy particular manera de contar.
« Con una temprana sabiduría que sólo se adquiere con el dolor, Yuri Herrera expone las falacias humanas, el mundo de los arrabales, las cantinas, los prostíbulos y sus lacras, la droga, las armas, la muerte... ».
Elena Poniatowska, La Jornada

18 mars 2014

La malédiction de Rascar Capac (tome 1)

Philippe Goddin
éditions Casterman - mars 2014

La chronique de Ph. H

Les éditions Casterman publient un ouvrage sur le premier volume du double épisode des aventures de Tintin, Les sept boules de cristal, qui dans la série des albums est suivi par Le temple du soleil. Pour les tintinophiles, les aventures de Tintin au Pérou, autour de la disparition des bijoux de la momie de Rascar Capac, prêtre inca, figurent parmi les albums préférés, aux côtés de L'affaire Tournesol ou Le secret de la Licorne. C'est aussi peut-être l'épisode le plus exotique, qui amène Tintin en Amérique latine, ou il rencontre une ancienne et brillante civilisation. Après L'oreille cassée, c'est le deuxième voyage de Tintin sur ce continent. Contrairement à la première fois ou Tintin évoluait dans des pays imaginaires, San Theodoros et Nuevo Rico, cette fois, avec son compagnon Haddock, les policiers Dupond et Dupont, à la recherche de Tryphon Tournesol, les héros sont dans un pays clairement identifié, le Pérou, débarquant d'abord au port de Callao avant de rejoindre les somment andins de Cuzco en prenant la ligne de train la plus élevée du monde qui mène a Machu Picchu. Dans ce premier opus qui détaille Les 7 boules de cristal, Tintin et Haddock croisent la route de scientifiques et archéologues rentrant d'une mission en terre inca. Ils sont tour à tour frappé d'un mal inconnu, comme ceux qui avaient ouvert le tombeau de Toutankhamon. Les seuls indices sont de petits éclats de verre retrouvés à proximité des victimes. L'aventure prend un tour plus dramatique après la disparition du professeur Tournesol. Dans cet épisode, Tintin retrouve le général Alcazar, chassé de sa capitale Las Dopicos par un énième coup d'état de son rival, le général Tapioca. Il apparait dans un spectacle de music-hall comme Ramon Zárate, lanceur de couteaux, dans un costume digne d'un charro mexicain.

© Hergé - éditions Casterman

L'ouvrage détaille "l'histoire de l'histoire". Présentation de l'éditeur :

Épisode mythique des Aventures de Tintin, Les 7 Boules de cristal fut publié dans Le Soir entre décembre 1943 et août 1944 — soit au total 150 strips que les lecteurs du quotidien belge eurent le plaisir de découvrir en primeur. C’est cette version intégrale et inédite, qui est ici reconstituée pour la première fois en grand format pour le plus grand plaisir des amoureux de Tintin.

Pas à pas, l’hergéologue Philippe Goddin retrace la genèse du récit et en restitue le contexte en s’appuyant sur les sources iconographiques et documentaires personnelles collationnées par Hergé tout au long de son travail. Des recherches préliminaires à l’élaboration du scénario, des croquis aux dessins, on découvre ainsi le cheminement d’un auteur toujours en quête de la rigueur et de l’authenticité.
En observateur critique des réalités quotidiennes, Hergé croque ici, une attitude éphémère et là un détail des coulisses du Théâtre des Galeries à Bruxelles. Rien n’échappe à sa sagacité?: ni les chapeaux à la mode dans les années 40 ni la finesse des parures incas. Son œuvre regorge de détails identifiables et de références à des décors bien réels. Au travers des lectures retrouvées dans ses archives, par exemple les ouvrages de Gaston Leroux ou de Charles Wiener, on découvre la fascination du créateur de Tintin pour les civilisations anciennes et l’ethnographie. On verra aussi comment il est influencé par les événements de son époque et le cinéma. Plus que jamais, l’imaginaire hergéen s’enracine dans la réalité.
Page à page, le lecteur comprendra ce qui amuse Hergé, le surprend, le fascine ou l’interpelle et pourra participer, comme par-dessus l’épaule de l’artiste, à l’élaboration de son récit.
Enfin, images à l’appui, on verra comment Hergé a secrètement terminé l’épisode, interrompu dans Le Soir à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et on comprendra comment il en a préparé et différé la suite – Le Temple du Soleil – pour se consacrer à la création du journal Tintin.
Le mystère des Boules de Cristal inaugure une nouvelle série d’ouvrages visant à parcourir la genèse de certains albums des aventures de Tintin. Mine d’or d’informations, cette belle édition regroupe en quelque sorte deux livres en un.
Les pages de droite présentent l’intégralité de l’histoire des 7 Boules de Cristal telle que publiée dans le journal belge Le Soir avant sa première parution en album ; l’occasion pour les amoureux de Tintin mais aussi le grand public de découvrir cette version très différente de celle parue jusqu’ici sous format album. Les pages de gauche offrent de nombreux croquis et de précieux documents de l’époque rendant compte des innombrables recherches de Hergé et de l’implication d’Edgard Jacobs dans la création de cette grande aventure.
Extrait : « Lorsque, dans quelques mois, Hergé et son ami Jacobs remanieront l’épisode, préparant l’album que Casterman pense pouvoir faire paraître dès la fin de l’année 1945 - ce qui ne sera pas le cas -, certains passages feront naturellement l’objet d’ajustements ou de modifications. Parmi les plus visibles, il y aura ces grandes cases, occupant jusqu’à une demi-page, et destinées à rendre les choses plus claires ou à varier le rythme de la narration. Des cases à grand spectacle, soigneusement sélectionnées. Ainsi, l’entrée en scène du capitaine, affublé de la tête de vache et de divers accessoires accrochés à ses cornes, au beau milieu du numéro de Bruno l’illusionniste, se devra d’être magnifiée. L’image publiée dans Le Soir sera complètement refaite, l’angle de vue s’élargissant à l’ensemble de la salle. Grâce à Hergé, friand de telles Privates jokes, l’on identifiera même parmi les spectateurs un certain nombre de ses amis ou connaissances, dont Edgard Jacobs, reconnaissable à son noeud papillon, dans la loge de gauche. C’est lui qui se chargera de fignoler le décor.»
 L'ouvrage est présenté en format 298 x 215 à l’italienne, avec 136 pages.

Pour ceux qui ne connaissent pas Tintin et Rascar Capac, il est utile de rappeler l'influence qu'a eu ce personnage sur de nombreux lecteurs enfants ou adolescents :


Simon Giraudot dans le Geektionnerd

Il faut avouer qu'il a l'air assez menaçant :

© Hergé - éditions Casterman

Sur Rascar Capac :
L'Inca Rascar Capac est inspiré des noms des Incas qui ont régné au Pérou comme " Manco-Capac ", " Mayta-Capac " ou " Huascar ". Il apparaît dans l'album Les 7 Boules de cristal. L'Inca Rascar Capac n'a jamais existé et a été imaginé par Hergé. La momie a été découverte par l'expédition Sanders-Hardmuth dont il est fait mention au tout début de l'album. La momie de l'Inca Rascar Capac est coiffée du " borla " ou diadème royal en or massif. Son nom signifie Celui-qui-déchaîne-le-feu-du-ciel. Voir une description détaillée sur Tintin.com. Hergé se serait notamment inspiré pour créer la momie de Rascar Capac de la momie péruvienne qui figure au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles.
 © Hergé - éditions Casterman / Momie Parakas du Pérou - Collection particulière

Rascar Capac par un tagger en 2012

Rascar Capac By MathHE - © MathHE


PhH


18 février 2014

Mi hermanita Cristina, una niña chamula

Texte et Photos : Xunka’ López Díaz
Texte : Lourdes de León Pasquel
Coordination : Carlota Duarte

2000, édité par le Consejo Estatal para la Cultura y las Artes de Chiapas
Et le soutien de
Ciesas, Archivo fotográfico indígena, Conaculta Chiapas

L’histoire de "ma petite sœur Cristina", une enfant chamula est le témoignage d’une fratrie d’indiens tzotzil, du village de dans les environs de San Juan Chamula, sur les hauts-plateaux du Chiapas (sud du Mexique). En quelques photographies du quotidien, l’auteur décris la vie d’une petite fille dans les années 1990, de ses vêtements, de ses repas, de ses activités et de sa famille. Dans le texte, Cristina se raconte, parle de ses frêres et sœurs, de sa maman et de ses amies. Le livre est origial par plusieurs aspects. Tout d’abord, il résulte du travail de la sœur de Cristina, Xunka’, photographe, qui a su saisir des instantanés très parlants et très évocateurs de la vie de sa famille, ces scènes de vie sont donc vues de « l’intérieur ». Ensuite, il est édité en trois langues, espagnol, anglais et tzotzil. On peut ainsi mesurer l’éloignement grammatical, syntaxique et linguistique du tzotzil des langues européennes.

Un peu de vocabulaire


La langue tzotzil, que parlent les indiens Chamulas, appartient aux langues mayas, du groupe tzeltal-chol, langue parlée par environ 400 000 personnes au Mexique. Les Chamulas, dont le centre le plus connu est San Juan Chamula, à coté de San Cristobal de las Casas, sont des artisans réputés et leurs productions (tissages, vêtements, jouets, bijoux, animaux en terre cuite, poterie …) font le bonheur des touristes de passage. Commerçants avisés, on les rencontre fréquemment loin de leur village, que ce soit à la capitale Mexico ou dans les stations balnéaires du Yucatan. Les tenus des femmes sont caractéristiques, un chemisier (blusa*) le plus souvent bleu ciel mais parfois blanc, brodé de rose et de blanc. Effet de mode, j’ai rencontré en janvier 2014 des indiennes chamulas en chemisier violet ?

Tresses
 

Dans la deuxième partie de l’ouvrage, Xunka’ (équivalent de Juana en espagnol) nous parle de sa vie et des moments forts qui l’ont jalonné. Elle revient à travers sa propre expérience sur les fréquentes querelles religieuses entre catholiques et sectes protestantes inspirées des églises étasuniennes. Il n’est pas rare qu’à l’occasion de ces conflits, des familles entières soient chassées de leur village, quand ça ne fini pas en affrontement armé, machettes voire armes à feu. C’est ce qui est arrivé à la famille de Xunka’, obligée de s’établir à San Cristobal. Les indiens qui conservent un syncrétisme religieux mélangeant divinités mayas et saints catholiques acceptent mal que d’autres écoutent différemment la palabra de Dios. En plus des lois fédérales mexicaines, des lois du Chiapas, les Chamulas et les autres communautés respectent d’abord les autorités coutumières et les lois traditionnelles. Les préceptes de la bible interprétés selon des visions adventistes, pentecôtistes ou autres, sont incompatibles avec ces coutumes. On assiste également depuis quelques années à l’émergence du culte musulman et à la conversion de quelques centaines d’indiens autour de San Cristobal. Enfin, pour être exhaustif, il faut souligner que les divisions politiques du Mexique se retrouvent aussi chez les Chamulas, et que le PRI (Partido Revolucionario Institucional) a largement utilisé la corruption afin de s’assurer le soutien des caciques. Tous ces facteurs contribuent à de fortes tensions intra-communautaires.

Les chamulas, dont les villages se sont retrouvés au cœur du soulèvement zapatiste de 1994, ont adapté leur artisanat à cet évènement en popularisant des poupées de tissus, figurant le Sous-commandant Marcos, et masquées comme les zapatistes. Comme la plupart des ethnies mexicaines, ils doivent faire face à une déconsidération de la part de certains mexicains, notamment les coletos, les grands propriétaires terriens et éleveurs qui voudraient s'approprier leurs petites terres éjidales (de ejidos, terrains dont la propriété est collective). Les Chamulas et les autres indiens du Chiapas ont également été très souvent les victimes de groupes paramilitaires comme lors du massacre d’Acteal le 22 décembre 1997, quand des "anti-zapatistes" ont attaqué une communauté sans que l'armée mexicaine, présente sur les lieux, n'intervienne.

Chapitre 1 :
Yo me llamo Cristina López Diaz. Tengo nueve años. Tengo cuatro hermanas mayores que se llaman Xunka’ Maria, Rosa y Martha. También tengo cuatro hermanc Juan, Mateo, Samuel y Pablo. Sé tomar fotos y me gusta tomar de todo. Me gusta jugar con mis hermanas y mis amigas. Todavia no sé hacer la comida. Mi mamá y mis hermanas la hacen. Me gusta comer de todo, mi favorita las verduras. Me gusta jugar poquito en casa. Me gusta mi ropa tradicional y no quiero cambiarla. Sé tejer pulseras. Mi hermana me enseñó, Lavo mi ropa poquito con mis hermanas y mi mamá. Trenzo mi pelo Mis hermanas bordan mi blusa y tejen mi falda. Me gusta ir al mercado a pasear y ayudar a mi mamá. Mi mamá vende en el mercado, tiene puesto. Me gusta ir pasear en el parque con mis hermanas y mi mamá. Me gusta estudiar.


L’auteur :

Xunka’ López Díaz, indigène Tzotzil est née en 1971 à Joltzemen, dans les environs de San Juan Chamula (Chiapas – Mexique). Elle a débuté ses travaux de photographe en 1996. Actuellement elle fait partie du groupe des Archives photographiques indigènes. Elle vit avec sa famille à San Cristobal de las Casas (Chiapas).


Une photo de Cristina prise par Xunka’ a servi à illustrer l’agenda 2003 de Nosotros vistos, Niños de Chiapas.

 
 
Crédits de l'ouvrage
 
 
* Pour en savoir plus sur les chemisiers (blusas) des indiennes Chamulas : une exposition au musée Na Bolom de San Cristobal de las casas.
 
PhH 

 

27 janvier 2014

Disparition de José Emilio Pacheco

photo : Aristeguinoticias.com

Le poète, romancier, critique et traducteur mexicain José Emilio Pacheco, lauréat du prix Cervantès 2009, est décédé ce dimanche 26 janvier 2014 dans un hôpital de Mexico, sa ville natale. Tandis que le Conseil national pour la culture et les arts a annoncé le décès de l'écrivain âgé de 74 ans, la presse ajoute qu'un arrêt cardiaque en serait la cause.

Avec des pairs écrivains comme Sergio Pitol, Juan Vicente Melo et Carlos Monsivais, également décédés, José Emilio Pacheco faisait partie de la génération des années 50 de la littérature mexicaine. Il était notamment spécialiste de la littérature mexicaine du XIXe siècle et de Jorge Luis Borges.

Si il avait décroché le prestigieux prix Cervantes 2009, remis en personne par le roi d'Espagne Juan Carlos, le poète a également été primé, entre autres récompenses, des prix Octavio Paz 2003, Pablo Neruda en 2004, et Reine Sophie de poésie en 2009.

Sa biograhie sur le site de l'institut Cervantès :
José Emilio Pacheco Berny (Ciudad de México, 1939-2014). Poeta, narrador, ensayista y traductor, ha sido uno de los escritores más importantes de la literatura mexicana del siglo XX.
Estudió en la Universidad Nacional Autónoma de México, donde inició sus actividades literarias en revistas estudiantiles. Colaboró en el suplemento Ramas Nuevas de la revista Estaciones, y fue jefe de redacción del suplemento México en la Cultura. Fue profesor en universidades de México, Estados Unidos, Canadá e Inglaterra. Lire la suite... 


Un reportage en espagnol à regarder sur TV El Universal.

 
 
Batailles dans le désert
Batallas en el desiertio
José Emilio Pacheco
Traduction de Jacques Bellefroid
éditions Minos - La différence
 
« Si vous aimez les Tropiques, les mangues, les papayes, les dictateurs, les plages : Acapulco, Cancùn, Copacabana, inscrivez-vous au Club Méditerranée et n'oubliez pas d'emmener Garcia Marquez dans vos valises ». Mais il existe une autre Amérique latine, prévient Jacques Bellefroid, dans sa préface à la première édition de ce livre.

Batailles dans le désert relate ces batailles que se livrent les jeunes garçons dans la cour de leur collège, à Jalisco, au Mexique après la Seconde Guerre mondiale. Elles reproduisent celles qu'Arabes et Juifs se livrent à l'autre bout de la planète. Mais aussi celle des sentiments qu’éprouve un petit garçon, décrivant sans un mot de trop, les premiers émois de cet enfant des années 50 qui tombe amoureux de la mère trop jolie d'un de ses camarades de classes. En guise de punition, il doit se confesser, subir des tests psychologiques chez les psychiatres. Et pour sanctionner cet amour indécent aux yeux d'une société puritaine, il sera changé d'école. Plus tard, il apprend le mystérieux suicide de cette femme. Il tente d'en savoir plus : personne ne se souvient de rien. S'est-il même passé quelque chose ? L'auteur excelle à peindre le doute mais surtout, par petites touches, l'insidieuse américanisation du pays.

Dans ce livre, tout est drame minuscule, regard d'intimité sur une terre d'enfance où fleurit l'humiliation. Rien ne révèle plus les fissures de la société que ces petits séismes d'un cœur pur et innocent.

Si le narrateur se souvient de ce premier chagrin d'amour, longtemps étouffé, il se souvient aussi que ces années-là, le Mexique se tournait fiévreusement vers l'Amérique. Que son père, alors quadragénaire, tentait d'apprendre l'anglais. La culture était américaine, aux couleurs d'Hollywood. Le progrès était américain et se concrétisait en réfrigérateurs, aspirateurs, mixeurs, tant attendus par sa mère. Une américanisation qui sert de toile de fond à cette « éducation sentimentale » mexicaine, déchirante et sans douceur.



Alta traición

No amo mi patria.
Su fulgor abstracto
es inasible.
Pero (aunque suene mal)
daría la vida
por diez lugares suyos,
cierta gente,
puertos, bosques de pinos,
fortalezas,
una ciudad deshecha,
gris, monstruosa,
varias figuras de su historia,
montañas,
y tres o cuatro ríos.


 

15 janvier 2014

La bomba de San José

Ana García Bergua
Co-édition Éditions ERA et Université UNAM, 2012


La Chronique de MA. B

Il était une fois une ville ingénieuse et en même temps naïve. Une ville où les poètes travaillaient dans de somptueuses agences de publicité, où on faisait du théâtre et du cinéma expérimental, une ville où les peintres ne voulaient plus peindre de fresques et les femmes ne voulaient plus obéir, mais plutôt, entre autre choses, jouir de la liberté que procuraient le mambo et la danse moderne ou écouter du jazz le soir. C’était une ville qui aimait aussi aller aux cabarets du Centre et qui s’était inventée une Zona Rosa pour y ouvrir les nouveaux cafés. 

Ce sont les années 60 à Mexico, l’époque de la Rupture, des compte rendus de films et de la Casa del Lago. La force créatrice est telle, qu’un parent de Monsieur le Président désire réaliser une œuvre majeure du Septième Art, avec bien sûr l’aide de Le Yaqui, metteur en scène adulé des perles du cinéma nationaliste national. Tout à l’enthousiasme qu’il manifeste dans le déploiement de sa sensibilité moderne et, peut-être dans le but d’étonner Cannes, le parent en question, emploie des méthodes un peu musclées pour réunir, menacer et même enlever ses collaborateurs.

Maite et Hugo, forment un couple modèle, mais pas drôle, avec un enfant, Lorenzo, à l’école primaire. Les journées s’écoulent un peu semblables jusqu’au jour où il revient, après avoir disparu une semaine, en tenue de safari et avec une actrice connue, Selma Bordiú, la « bombe », qui est soi-disant en danger et qu’il faut protéger. Elle s’incruste chez eux et toute la vie de la famille va en être bouleversée. Au début Maite accepte sans broncher cet état de choses car elle est bien élevée et ne veut pas contrarier son mari : tous les soirs c’est la fête chez eux avec des gens inconnus mais qui s’incrustent, mangent, fument, jouent, dansent et boivent jusqu’à plus soif, voire plus. Ils trouvent en Juana, la bonne, une alliée. Tout semble aller très vite. L’ambiance des années 60 est bien décrite.

Hugo et La Grenouille travaillent dans l’agence de pub de Músquiz avec Néstor. Hugo décide de faire un film avec Selma Bordiú et cherche des sponsors. Celle-ci prend de plus en plus de place dans la maison gagnant l’amitié de Maite et même de Lorenzo mais elle laisse planer le doute sur sa vie antérieure. Les « amies » de Maite s’inquiètent pour elle ; Lilia, la femme de Néstor, une insatisfaite qui aime bien colporter des racontars, et Lucila, celle de La Grenouille qui aime son mari. Puis, un jour, Selma disparaît et Hugo ne s’en remet pas. Il va tout faire pour la retrouver pendant que Maite de son côté s’émancipe. Elle prend des cours de danse avec Faustino et voudrait jouer dans le film. Hugo part à la recherche de Selma dans des lieux de mauvaise vie ; Maite tombe amoureuse de Néstor avec qui elle essaie toutes les positions du Kama-Sutra. Lui, en réalité veut écrire un livre et se sert de Maité et de ses rencontres avec elle, pour son personnage féminin. Hugo et La Grenouille en cherchant des producteurs pour le film rencontrent Ochoterena et Barbosa, types douteux, présentés par l’oncle de La Grenouille, Roberto Cortina. Ils ne peuvent pas leur raconter que Selma a disparu puisqu’elle est la star du film. D’autres personnes veulent participer pour faire un film esthétique, expérimental (Córdoba et Guardiola). Mais Hugo et La Grenouille sont « enlevés » et Maite décide de demander de l’aide à sa tante Clotilde qui tient une mercerie et dont la vie cache un secret. 

Là l’histoire prend une tournure rocambolesque. Plusieurs évènements s’entremêlent : la tante révèle son secret à Maite qui devient partie prenante, Hugo et La Grenouille, prisonniers du parent du Président doivent réécrire plusieurs fois le scénario du film sous la menace, Maite et Lucila partent à la recherche de leurs maris…

C’est un roman bien écrit qui tient le lecteur en haleine. Les dialogues sont bien repartis. Il n’y a pas de temps morts. Les années 60 à Mexico sont vues comme un grand jeu. Les femmes s’émancipent mais ont sans cesse des remords. L’étude du caractère de Maite est réussie. La situation n’est pas celle d’aujourd’hui : l’enlèvement de Hugo et La Grenouille est décrit comme une grande farce théâtrale, on ne parle pas encore de drogues dures. Mais on sent les prémices de ce que va devenir le pays. 

En fin de compte, c’est un livre qui intéressera différentes générations, celles qui ont vécu les années 60 enfant, adolescent(e), ou jeune marié(e) et tous ceux qui veulent comprendre ces années-là, au Mexique ou ailleurs.

La bomba de San José a obtenu le prix de littérature Sor Juana Inés de la Cruz 2013.

MAB

Ana García Bergua nació en la ciudad de México en 1960. Ha colaborado en numerosas revistas y suplementos culturales; fue becaria del CNCA en 1992. Ha publicado las novelas El umbral. Travels and adventures (1993), Púrpura (1999), Rosas Negras (2004), Isla de bobos (2007), y los libros de cuentos El imaginador (1996), Relatos a la carta (2000), La confianza de los extraños (2002) y Otra oportunidad para el señor Balmand (2004). Su columna “Y ahora paso a retirarme” aparece desde hace varios años en La Jornada Semanal.

29 novembre 2013

Entrevue avec Roger Bartra Muirá, professeur émérite à l'UNAM

Pablo A. Paranagua a publié sur son blog América Latina (VO) un excellent article consacré au Mexique, au nouveau visage du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel), et au spectre politique mexicain, très différent de ce que l'on connaît en France et en Europe. A traves une entrevue de Roger Bartra Muirá, sociologue et anthropologue, professeur émérite de l'Université Nationale Autonome de México (UNAM), l'auteur nous explique les différences de positionnement politiques du PRI depuis 1928 à 2000, année ou laquelle le PAN (Parti d'Action Nationale) gagne les élections, avant de revenir au pouvoir en 2006 avec le Président Enrique Peña Nieto.

Roger Bartra Muirá
 
 
Pour situer le PRI sur l'axe droite/gauche, Roger Bartra évoque le général Lazaro Cardenas, le renoncement au nationalisme révolutionnaire, la fracture de 1994 et le soulèvement zapatiste. Plus que de droite, ou il est tout de même logique de le situer, de gauche ou du centre, pour Roger Bartra, "le PRI a toujours été pragmatique et opportuniste".

Quant à la gauche mexicaine, l'article fait remarquer que si en Europe le populisme est souvent associé à l'extrême-droite, il est en Amérique latine incarné par une gauche marquée : Hugo Chavez, Evo Morales en Bolivie, Rafael Corea en Equateur et Lazaro Cardenas puis aujourd'hui Andre Manuel Lopez Obrador au Mexique. La social-démocratie est puissante au sein de l'appareil dirigeant du PRD (Parti de la Révolution Démocratique) et a signé le pacte pour le Mexique avec le PRI et le PAN.

Pour Roger Bartra, il y a deux droites au Mexique. Le PRI qui dose populisme, nationalisme selon les fluctuations de ses intérêts et des réformes entreprises, le PAN, catholique et libéral proche des dirigeants des grandes entreprises. La gauche est de son côté éclatée entre le PRD social-démocrate  qui se coupe peu à peu de sa base populaire, et la version populiste et paradoxalement conservatrice (acquis de la révolution) du PT (Parti des Travailleurs).



Il convient d'ajouter à ces éléments, qui mettent donc en évidence de notables différences avec l'Europe et la France quant au positionnement des partis politiques, que des alliances se nouent au niveau des états pour l'élection aux postes de gouverneurs. Ce qui serait inconcevable en France est monnaie courante au Mexique ou n'importe quel parti peut s'allier avec un autre ou d'autres, avec peut être une coalition inverse dans l'état voisin.



L'article présente également les perspectives politiques du Mexique, la mise en danger du Pacte pour le Mexique signé par le PRI, le PAN et le PRD, au sujet de la réforme pétrolière et l'ouverture au secteur privé de PEMEX, l'entreprise d'état. Enfin un constat est fait sur la violence qui ne diminue pas, mais dont on parle moins.

A lire sur América Latina (VO), un blog du journal Le Monde.

PhH

6 novembre 2013

Cartouche


Novembre, au Mexique c’est le mois pendant lequel on célèbre la Révolution qui débuta en 1910 et s’acheva selon les historiens et les paramètres pris en compte, en 1917 au plus tôt en 1940 au plus tard, tant il est vrai que les soubresauts ont longtemps animé ce tumultueux chapitre de l’histoire du pays. Le 20 novembre est le jour officiel des commémorations. Période haute en couleurs, fureur, rebondissements, trahisons, massacres, elle est popularisée par des chansons épiques et romantiques (corridos de la revolucion comme par exemple Carabina 30-30), par des films (Viva Zapata, Il était une fois la révolution, …) et de nombreux romans (L’escadron guillotine de Guillermo Arriaga) ou des bandes dessinées (Historias desconocidas de la revolucion de Trino, Les amis de Pancho Villa de Leonard Chemineau). C’est l’occasion de présenter un livre peu connu, au contraire des nombreux ouvrages dédiés soit à l’histoire de cette révolution, soit à ses héros comme Doroteo Arango dit Pancho Villa, Emiliano Zapata, Porfirio Diaz, Venustiano Carranza, Victoriano Huerta…




Cartouche
Histoires vraies de la révolution mexicaine
Nellie Cambobello
Traduit de l’espagnol par Florence Olivier
Editions Caractères, 2009

Présentation et résumé de l’éditeur :

Cartouche est une œuvre du patrimoine mexicain. Une petite fille depuis sa fenêtre à Parral dans le nord du Mexique voit passer des cavaliers dans sa rue. Ils s'arrêtent, parlent aux enfants, s'entretuent, se saoulent en chantant leurs exploits. L'enfant admire les héros, contemple avec ravissement le cadavre d'un homme exécuté sous ses yeux, pleure ses amis indiens morts au combat. Brefs, tendres, morbides, ces récits sont nés des souvenirs de l'auteur, d'histoires racontées par sa mère et d'autres aînées. Nellie Campobello a décrit ce que nul autre ne voulait écrire : les moments les plus meurtriers de la guérilla de Pancho Villa contre les troupes de Carranza entre 1916 et 1920 dans le nord du Mexique. Ces fragments de mémoire sont l'unique témoignage d'un regard d'enfant sur ces faits de guerre qui ont marqué à jamais la mémoire mexicaine.


Nellie Campobello (1900? – 1983), écrivain et chorégraphe, est la seule femme ą avoir écrit sur la lutte révolutionnaire dans l’Etat de Chihuahua, au nord du Mexique. Les histoires vraies de ce livre, publié pour la première fois en 1931, sont des souvenirs d’enfant. Nellie Compobello a inauguré un style lapidaire, qui plus tard aurait pu inspirer Juan Rulfo…Cartouche est un livre unique, inégalable. Il est aujourd’hui devenu un classique de la littérature contemporaine mexicaine.


La critique de Céline Mees, de Cultures, le magazine culturel de l’Université de Liège, écrite en Juin 2012 :

Ce recueil de courts récits (1931), première œuvre en prose de l’écrivain Nellie Campobello, retrace, sur fond du conflit révolutionnaire mexicain (1910-1917), plusieurs épisodes de la vie des habitants de Parral, un petit village de montagne de l’État de Chihuahua, au Nord du Mexique.
Cartouche se caractérise avant tout par la création d’un point de vue original : celui de l’enfant qu’était l’auteur au moment de la Révolution Mexicaine, petite fille qui raconte, avec insouciance et un certain souci du détail, la violence des événements qui tissent son quotidien.
Cartouche se définit aussi par la galerie de personnages qu’il met en scène - le plus souvent, des héros de l’armée villiste et, quelquefois, des habitants du village ou des combattants des rangs carrancistes - personnages dont nous suivons les aventures, intenses et au dénouement bien souvent funeste. En somme, des portraits et des destins percutants à la manière des héros de la littérature épique.
Enfin, Cartouche allie une prose fluide, reflet du parler de la petite Nellie, à un grand lyrisme, à l’image de la première poésie de l’auteur. Les récits, par leur musicalité et leurs métaphores plastiques, inspirées du paysage ou sortant tout droit d’un imaginaire d’enfant, enveloppent le lecteur, lui faisant vivre quelques épisodes de ce chapitre de l’histoire du Mexique.
Ce livre, à la croisée du recueil de nouvelles et du roman, du récit autobiographique et de la fiction, de la prose réaliste et de la poésie, de l’insouciance et d’un certain engagement intellectuel, est un chef d’œuvre riche et énigmatique, à l’image de son auteur.


 

Carabina 30-30, corrido de la révolution, auteur inconnu
Ce titre vient de la carabine Winchester modèle 1894, calibre 30x30 (7,62), arme très prisée durant la révolution
 
Pour le lecteur désireux de connaître l'histoire en détails de la révolution, parmi les multiples ouvrages traitant du sujet, citons l'un d'entre eux écrit par quelqu'un qui y a participé, Jesús Silva Herzog (1892-1985), tout d'abord témoin de cette révolution en tant que journaliste, avant de devenir secrétaire d’un des chefs révolutionnaires. Il est par la suite devenu un universitaire, diplomate et un homme politique respecté et a notamment participé, en 1940, à la nationalisation du pétrole mexicain sous la présidence de Lázaro Cárdenas. Histoire de la Révolution mexicaine, Lux éditeur, 2010.



PhH

30 octobre 2013

Pan de muerto

Ana Maria Vazquez
Editorial Porrua, 2008

Reseña :
En Pan de muerto, un texto que obtuviera el Premio Nacional en 1991 en su versión teatral, y que ahora se presenta enriquecido en su versión narrativa para esta coección, Ana María Vázquez explora el deseo y la fascinación del ser humano ante la muerte. Una situación fuera de lo común es la que nos relata la autora, donde a través del singular encuentro de dos personajes, un maquillista de muertos con extrañas pasiones y una difunta demasiado viva, se recrea de manera erótica y burlesca la actitud festiva y de veneración del mexicano frente a la muerte, así como el machismo que se esconde detrás de esta concepción, donde la muerte es mujer...



Pan de muerto est à l'origine une œuvre de théatre.

Source.

Un petit mot sur le pan de muerto qui est la pâtisserie traditionnelle que les mexicains dégustent à l'occasion du Día de muertos, la fête des morts. Il s'agit d'une brioche confectionnée spécialement pour cette date et qui est porteuse d'une symbolique remontant aux civilisations précolombiennes.


 
 
La boule du sommet représente le crane. La brioche est parfumée à la fleur d'oranger en hommage aux défunts, la forme circulaire représente le cycle de la vie et la mort, quatre épis figurent les os et les larmes versées pour ceux qui nous ont quitté, disposés en forme de croix et représentant les directions de l'univers et les quatre points cardinaux chacun dédié à un dieu, Quetzalcóatl, Xipetotec, Tlaloc et Tezcatlipoca.
 
Lire une histoire détaillée du pan de muerto sur le site Terra (en espagnol).
 
PhH


28 octobre 2013

Mercados y tianguis para el Día de Muertos

Dirección General de Culturas Populares
Consejo Nacional para la Cultura y las Artes
Editado por la
Conaculta 2012

El texto reúne 144 fotografías que retratan la riqueza y colorido de los mercados del país durante las celebraciones a los santos difuntos.

Con el objetivo de difundir, incentivar y fortalecer las manifestaciones culturales más significativas de México a través de fotografías, pero también de actualizar el registro en imágenes de las expresiones del patrimonio vivo, especialmente del Día de Muertos, fue publicado el libro Mercados y tianguis para el Día de Muertos que la noche de este jueves 25 de octubre fue presentado en el Museo Nacional de Culturas Populares.
Durante su intervención Ana María Echeverri comentó que el libro es resultado de la segunda emisión del Concurso Nacional de Fotografía convocado por la Coordinación de Arte Popular de la DGCP del Conaculta en donde participaron 273 fotógrafos y se recibieron 732 fotografías registradas en 21 estados de la república.
“Imágenes que reflejan los elementos más importantes del Día de Muertos, una festividad declarada obra maestra del patrimonio oral e intangible de la humanidad en 2003 y ahora integrada a la lista representativa del patrimonio cultural inmaterial de la humanidad de la UNESCO”.
Mercados y tianguis para el Día de Muertos reúne 144 fotografías (en color y blanco y negro) que retratan, desde cada estado de la república mexicana, cómo y qué productos se venden las fechas previas al Día de Muertos en los mercados y tianguis; quiénes son los vendedores de cada producto, quiénes los compradores y cuál es el contexto social y económico del mercado o tianguis.
Además de observar cuáles son los productos que la gente compra con más frecuencia para adornar sus ofrendas, tumbas o casas; desde la típica flor de cempasúchil, pasando por las calaveras de azúcar o chocolate, el pan, incienso, papel picado y las velas, hasta los guajolotes, gallinas y calabazas utilizadas para la elaboración de alimentos.
“Pero también podemos ver cómo las comunidades se fotografían a sí mismas para mostrar su realidad, lo cotidiano, sus problemáticas y su poesía”, destacó Rogelio Cuéllar.
“Es decir, verán una serie de imágenes realizadas por personas y fotógrafos tanto aficionados como profesionales, que dan su punto de vista sobre el Día de muertos. Observarán fotografías que son el resultado de una visión colectiva de personas de diferentes edades y regiones que presentan imágenes representativas de lo que sucede en el país, las cuales reflejan lo que sus ojos ven; la riqueza cultural de México”, comentó Marco Buenrostro.

Las fotos fueron tomadas en diversos estados como Morelos, Chiapas, Hidalgo, Oaxaca, Guerrero, Veracruz, Michoacán, Guanajuato, Puebla, Campeche y San Luis Potosí, así como el Distrito Federal.

El libro Mercados y tianguis para el Día de Muertos se encuentra a la venta en las librerías Educal y tiene un costo de $240.

Source : Conaculta

© Conaculta




Día de muertos - Antología del cuento mexicano


Varios autores
Editor Debolsillo - 2001

Prologue de Jorge Volpi

Relatos de autores mexicanos de diferentes generaciones y trayectorias pero con una temática común.
Reseña :
Doce relatos escritos para esta publicación, con mucha presencia de escritores pertenecientes a la corriente literaria conocida como “generación del crack”, con prólogo de Jorge Volpi (que coordina y selecciona los contenidos de este volumen) y epílogo/relato de Guillermo Sheridan, que con la fiesta de los difuntos como hilo conductor desarrollan conceptos y valores relativos a esa celebración tan arraigada en la cultura mexicana con diferentes géneros, estilos, resultados y logros. 

La Generación del crack (o Crack) est un mouvement littéraire mexicain de la fin du 20e siècle. Il est notamment représenté par des auteurs tels que Jorge Volpi, Pedro Angel Palou ou Ignacio Padilla.

Au sommaire :

Los santos inocentes de Eduardo Antonio Parra
Optimistas de Rosa Beltrán
Melville no suele escuchar el sonido del viento de Mario Bellatín
Urbarat 451 de Adrián Curiel Rivera
Altar a solas de Alejandra Bernal
Huaquechula de Pedro Ángel Palou
El trueque d’Eloy Urroz
Novia de Azúcar de Ana García Bergua
Los cerros de cobrede Pablo Soler
Ajedrez de Martín Solares
Domingo de Guadalupe Nettel
El bienquisto a su pesar de Ignacio Padilla
Filípica contra altares de Guillermo Sheridan
Source