Le Marathon des mots traverse l’Atlantique et met le cap sur le Golfe du Mexique et la mer des Caraïbes en compagnie des écrivains venus d’Amérique Centrale (Cuba, Costa Rica, Guatemala, Haïti, Martinique, Mexique, Porto Rico, Vénézuéla) et Latine (Bolivie).
Dix-huit écrivains publiés récemment par des maisons d’éditions françaises – dont Patrick Chamoiseau, Guadalupe Nettel et Leonardo Padura , grande figure des lettres cubaines – prendront part à des rencontres et des lectures dans toute la métropole toulousaine.
On y découvrira la toute jeune scène littéraire mexicaine, remarquée par les éditeurs du monde entier et représentée à Toulouse par Aura Xilonen , Eduardo Rabasa, Laïa Jufresa ou Antonio Ortuño, mais aussi Enrique Serna, Martín Solares et David Toscana. Un concert d’Arielle Dombasle et Nicolas Ker (Poni Hax) viendra clôre ces quatre jours et trois nuits placés sous le signe du Mundo Latino.
Source : Le Marathon des mots
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1 mai 2017
17 mars 2017
N'envoyez pas de fleurs
Martín Solares
Titre original No manden flores
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot
éditions Christian Bourgeois, 02-2017
L’action se déroule dans le Golfe du Mexique, non loin de la frontière avec les États-Unis, à La Eternidad : une ville qui porte mal son nom car ses habitants ne semblent pas voués à y faire des vieux os.
Qui vient d'enlever la jeune Cristina, la jeune fille de 17 ans d'un riche couple ? Qui est son fiancé, qui l'accompagnait ? Un événement banal dans la région de La Eternidad, dans le golfe du Mexique. Carlos Treviño, un ancien policier, est chargé de l'enquête. Les parents de Cristina sont riches et puissants et, avec l’aide du
consul américain Don Williams qui offre aussi ses services, ils ont décidé de retrouver leur fille
coûte que coûte. Dès lors, l’enquête avance à grands pas, ce qui n’aurait pas été le cas avec la police locale. La police, justement, est dirigée par le commissaire Margarito
González, que tout le monde craint et qui a quelques comptes à régler
avec Treviño.
Récit impitoyable, désabusé, drôle, Martín Solares, dans la grande tradition du roman noir, convoque les témoins pour les faire parler et mentir.
Ce roman noir révèle les liens tortueux entre la mairie de la ville, les policiers, les syndicats, les gardes du
corps, le crime organisé, le consul des États-Unis, et la collusion
qui les rassemble tous.
Police corrompue, services secrets partisans, meurtres, enlèvements, bandes rivales sont une allégorie du Mexique contemporain.
Police corrompue, services secrets partisans, meurtres, enlèvements, bandes rivales sont une allégorie du Mexique contemporain.
L'auteur
Martin Solares est né en 1970 à Tampico au Mexique. Parallèlement à son travail de recherche et d'écriture, il travaille depuis 1989 comme critique, professeur et éditeur de littérature. En 1992, il a reçu la mention honorifique du Prix national Periodismo Cultural Fernando Benítez. En 1998, il a obtenu le Prix national Efrain Huerta pour la fiction. De 2000 à 2007, il a vécu à Paris où il a effectué un doctorat en littérature à la Sorbonne.
Ses nouvelles et ses travaux critiques ont été publiés dans de nombreuses revues et anthologies au Mexique mais aussi en Angleterre, en France, aux États-Unis et en Espagne.
En 2006, un groupe d'écrivains, parmi lesquels Sergio Pitol, Juan Villoro et Mario González Suares, l'ont désigné comme l'un des jeunes auteurs les plus prometteurs des dix dernières années.
Source : éditions Christian Bourgeois
28 octobre 2013
Día de muertos - Antología del cuento mexicano
Varios autores
Editor Debolsillo - 2001
Prologue de Jorge Volpi
Relatos de autores mexicanos de diferentes generaciones y trayectorias pero con una temática común.
Reseña :
Doce relatos escritos para esta publicación, con mucha presencia de escritores pertenecientes a la corriente literaria conocida como “generación del crack”, con prólogo de Jorge Volpi (que coordina y selecciona los contenidos de este volumen) y epílogo/relato de Guillermo Sheridan, que con la fiesta de los difuntos como hilo conductor desarrollan conceptos y valores relativos a esa celebración tan arraigada en la cultura mexicana con diferentes géneros, estilos, resultados y logros.
La Generación del crack (o Crack) est un mouvement littéraire mexicain de la fin du 20e siècle. Il est notamment représenté par des auteurs tels que Jorge Volpi, Pedro Angel Palou ou Ignacio Padilla.
Au sommaire :
Los santos inocentes de Eduardo Antonio Parra
Optimistas de Rosa Beltrán
Melville no suele escuchar el sonido del viento de Mario Bellatín
Urbarat 451 de Adrián Curiel Rivera
Altar a solas de Alejandra Bernal
Huaquechula de Pedro Ángel Palou
El trueque d’Eloy Urroz
Novia de Azúcar de Ana García Bergua
Los cerros de cobrede Pablo Soler
Ajedrez de Martín Solares
Domingo de Guadalupe Nettel
El bienquisto a su pesar de Ignacio Padilla
Filípica contra altares de Guillermo Sheridan
Source
10 avril 2009
Les minutes noires
Martín SolaresEditions Christain BourgeoisRamon Cabrera, dit Le Grizzli, est inspecteur de police et enquête sur l’assassinat d’un jeune journaliste. Petit à petit, sa hiérarchie lui glisse d’abord des peaux de bananes sous les pieds, puis des bâtons dans les roues. C’est qu’au fur et à mesure que son enquête progresse, Cabrera fait ressurgir un passé dont certaines élites de la ville de Paracuan dans l’état de Tamaulipas, ont tout à redouter. Le Grizzli se retrouve sur les traces de Vincente Angel, un de ces prédécesseurs, qui avait mené la traque d’un tueur de petites filles qui avait fait 4 victimes plusieurs années auparavant. Et quand il apprend que le présumé coupable, incarcéré pour 30 ans, est innocent, il comprend que les choses vont être particulièrement délicates à gérer.
Le début de la lecture requiert pas mal d'attention lors de la mise en place des nombreux personnages et l’utilisation en plus pour chacun d’eux de surnoms. C'est sans doute pourquoi l’auteur a jugé bon d’inclure en tête de livre la liste de ses protagonistes. Parmi eux on aura d’ailleurs la surprise de trouver B. Traven et Alejandro Jodorowsky à travers une BD. Le livre de Martín Solares n’est pas un de ceux qui assoient leur trame sur les serials-killers et leur mode opératoire, qui la ne sont qu'accessoires. A travers les évènements remis au jour par son inspecteur, il dénonce de façon implacable la corruption de la police, de la justice, des autorités élues de la ville et de l’état et jusqu’à la Présidence de la République, des politiques, des syndicalistes, des journalistes et des industriels, tous complices pour établir une loi parallèle uniquement dédiée à leurs profits, asphyxiant l’état de droit et les citoyens qui ne savent plus vers qui se tourner. Pris dans ce désespoir sans fin et sans fond, il arrive alors qu’ils se résignent à accepter la « protection » offerte par les narcotrafiquants. Mais quand la violence est le seul mode d’expression, quand la police secrète aux ordres du Président lui-même décide du résultat des enquêtes, quand des innocents sont en prison pendant que les coupables sont protégés, quand un adolescent armé impose sa lecture, très personnelle, du code de la route parce qu'il est le fils du capo du cartel local, que reste t-il comme perspectives d’avenir ? L’histoire semble lui donner raison puisque le Président visé par Solares, dont l’orthographe du nom est à peune modifié, vient de passer au travers de la justice pour les évènements de 1968 à Mexico.
Martín Solares dit : « Ce qui m'intéresse n'est pas de créer des miroirs de la réalité mais d'en proposer des mirages : des récits qui puissent convaincre le lecteur de suivre une série d'images plus suggestives que celles du quotidien, afin de le submerger dans une autre réalité - la fiction littéraire - et transformer ainsi son point de vue. Mon intention était d'inventer une maison blanche qui ait une maison noire à l'intérieur, au centre de laquelle il y aurait un jardin.»
A la lecture de ce roman noir, il faut souhaiter que beaucoup d’engrais puisse être apporté à ce jardin. Il en faudra une quantité certaine si on veut que quelques fleurs éclosent sur un tel terreau. Ce qui résume le mieux le livre, c'est l'image du nagual, créature des légendes préhispaniques, omniprésente dans l'ouvrage. C'est un être mi homme mi bête, mâle ou femelle qui hante chacun de nous, et qui selon la nature de l'animal voire du végétal, renforce la part sombre ou éclairée de notre personnalité et qui, dans ce contexte, peut symboliser la force de la corruption, à laquelle on doit résister mais à laquelle il est parfois confortable de céder.
Ph.H.
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