Affichage des articles dont le libellé est sorcellerie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sorcellerie. Afficher tous les articles

13 janvier 2024

Effroyables remèdes

Les Mystères de sœur Juana 3
Oscar de Muriel
traduit de l'espagnol (Mexique) par Vanessa Canavesi
Les Presses de la Cité, 01-2024

Présentation éditeur

 

Don Antonio de Horcasitas, noble espagnol à la moralité douteuse, est retrouvé mort au palais. Empoisonné, à l’évi­dence. Tout porte à croire que la coupable est Alina, la jeune protégée de sœur Juana. Après tout, cette novice passionnée de botanique ne manipule-t-elle pas, telle une sorcière, mixtures et herbes anciennes dans le jardin du couvent ? Mais ce qui soigne est parfois ce qui tue, et à vouloir s’immiscer dans le secret divin, on court à sa perte.
Les religieuses de San Jerónimo se retrouvent une nouvelle fois dans la tourmente, prises dans un écheveau plus inextricable que jamais. Car, dans l’ombre, l’Inquisition veut la peau de sœur Juana. Que la poétesse vive cloîtrée ne suffit plus, il faut maintenant la museler… Et, avec elle, toutes les voix féminines de son temps. 


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
EAN : 9782258205895
Nombre de pages : 368
Prix : 16,90€

Oscar de Muriel est né à Mexico. Diplômé de chimie, violoniste, traducteur et écrivain, il vit aujourd’hui entre le Mexique et le nord de l’Angleterre.  Après Mort au couvent, Sang d'encre est le deuxième volume de sa série de polars historiques, exotiques et mystiques, « Les Mystères de sœur Juana ».

Voir le site de l'auteur (en espagnol)

Los antiguos venenos

Muerte en San Jerónimo - 3
editorial Montena

Hay tantísimas piezas, todas desencajadas más andan entre sombras, bien amortajadas, sus rastros perfumados, sus huellas pisoteadas, y voces que susurran verdades ultrajadas. Don Antonio de Horcasitas, noble español de moral dudosa, muere envenenado en el palacio de los virreyes, tras comprar medicinas preparadas en el convento de San Jerónimo. Alina, joven protegida de sor Juana Inés de la Cruz y ávida científica, fue quien destiló esos remedios, y de inmediato recaen sobre ella las sospechosas de asesinat y brujería. A.Su fiel doncella Matea, así como sor Juana y don Carlos Sigüenza y Góngora, deberán unir fuerzas para ayudarla a probar su inocencia, antes de que el caso llegue a oídos del tan temido arzobispo Aguiar.


27 février 2019

La saison des ouragans

Fernanda Melchor
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Laura Acolba
éditions Grasset, 03-2019

Présentation de l'éditeur

Inspiré d’un fait divers, La saison des ouragans s’ouvre sur la découverte d’un cadavre. Dans le canal d’irrigation, aux abords du petit village de La Matosa, un groupe d’enfants tombe sur le corps sans vie de la Sorcière. À la fois redoutée et respectée, elle habitait une maison pleine de mystères où les femmes de la région venaient lui rendre visite pour lui demander de l’aide : maladies, mauvais sort, mais aussi avortements discrets. À l’instar de Chronique d’une mort annoncée de Gabriel García Márquez, nous découvrons au fil du roman les événements qui ont mené à son assassinat, les histoires des bourreaux qui sont autant de mobiles expliquant les raisons du meurtre de cette envoûtante Sorcière de La Matosa.
Yesenia a vu son cousin Luismi, accompagné de Brando, sortir de la maison de la Sorcière avec un corps. Il y a également Munra, le beau-père boîteux de Luismi, qui conduisait le camion le jour de l’assassinat, un simple exécutant dit-il aux policiers. Luismi vit avec Norma, une jeune fille de 13 ans. Elle a été admise à l’hôpital pour d’importants saignements à la suite d’une visite chez la Sorcière. Brando, lui, a besoin d’argent pour ses projets. Un trésor serait caché dans la maison de la femme maléfique. Autant de raisons pour commettre l’irréparable et autant de perspectives qui nous plongent dans la campagne mexicaine où la misère, la drogue et la violence poussent les gens à la folie autant que l’extrême chaleur qui s’installe. Ce qui, en plein mois de mai, semble annoncer que la saison des ouragans sera violente…
Grâce à cette intrigue policière à rebours, Fernanda Melchor dresse un formidable portrait du Mexique et de ses démons. Sa langue est crue, musicale, elle retranscrit la brutalité avec beaucoup de talent. Il s’agit d’un livre sur les pulsions et la violence mais également sur l’une des figures du féminisme – souvent fantasmée, toujours persécutée –, qu’on a cherché à abattre depuis la nuit des temps : la sorcière.

L'auteur
Née en 1982 à Veracruz, au Mexique, Fernanda Melchor a très tôt été remarquée par la critique pour ces publications dans divers journaux et revues. C’est lors de la parution de La saison des ouragans, son deuxième roman, que le monde entier a découvert cette voix unique dans la littérature hispanophone contemporaine.

15 décembre 2009

L'homme sans tête

Sergio González Rodríguez

Préface d’Antonio Dominguez Leiva, traduction d’Isabelle Gugnon

Résumé de l'éditeur :
Employant les techniques littéraires chères à Capote (De sang froid), Ellroy (Ma part d’ombre) ou encore Saviano (Gomorra), techniques de la non-fiction novel entre roman, enquête journaliste et essai (voir Des os dans le désert), avec L’Homme sans tête Sergio González Rodríguez analyse le phénomène de la décapitation à partir de la découverte de plus en plus fréquente au Mexique de corps sans tête ou de têtes tranchées exposées à la vue de tous en signe d’avertissement. Enquête insolite et tissu narratif aux multiples résonnances culturelles et politiques, L’Homme sans tête dénonce l’apogée de la violence de notre monde contemporain par le geste le plus atroce, le plus symbolique qui soit : la décapitation. Des décapitations par les trafiquants de drogue au Mexique aux décapitations par les fondamentalistes musulmans largement diffusées sur internet, d’Orient en Occident, l’acte de décollation représente le geste suprême de l’atrocité : la perte de raison dans son sens extrême. L’auteur étudie aussi les phénomènes actuels de sorcellerie et de sacrifices humains utilisés par les narcotrafiquants, les nouvelles expressions de l’intimidation et de la peur, l’usage des corps des victimes comme messages d’une cruauté sans limites à l’adresse des adversaires. Et l’émergence de cultes criminels comme celui de la Sainte-Mort. Un récit sans fiction dans lequel se mêlent témoignages de sicaires coupeurs de têtes modernes, enquête journalistique, essai - dont les références vont de Georges Bataille à Sam Peckinpah, de la littérature à la photo - et des éléments autobiographiques qui, conjointement, font apparaître l’horreur et la terreur dans lequel le monde d’aujourd’hui s’enfonce. L’Homme sans tête démontre une fois encore que la matière journalistique peut atteindre le statut de l’étude historique et sociologique, de la littérature d’exception.

Une chronique à écouter sur France Culture :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/jeux_epreuves/fiche.php?diffusion_id=79091

Journaliste mexicain, Sergio Gonzalez a consacré un précédent ouvrage aux meurtres de Ciudad Juarez.