2 janvier 2010

Moi, Marina la Malinche

Kim Lefèvre
éditions Phébus Libretto, 06-2007

 

Présentation de l'éditeur

Non seulement Kim Lefèvre rend hommage à la figure complexe et ambiguë qu’a été La Malinche – esclave indienne qui devint la compagne d’Hernán Cortès et son alliée dans la conquête du Mexique au XVIe siècle –, mais elle donne avec ce roman dénué d’exotisme une épaisseur charnelle et psychologique aussi vraisemblable que possible à l’une des héroïnes les plus singulières de l’histoire […]Moi, Marina la Malinche rend justice avec beaucoup de retenue et de talent à cette figure unique qui, loin d’être l’emblème de la traîtrise, n’est rien de moins que celle de la nation mexicaine elle-même: indienne, métisse, catholique et hispanophone. Au terme d’un long et tragique chemin, c’est moins Montezuma que la Malinche qui symbolise le Mexique vivant d’aujourd’hui. Ce livre nous le restitue, avec toutes ses incertitudes, à l’orée de la naissance d’une nation accouchée comme d’autres et davantage encore par le fer et par le sang.Moi, Marina la Malinche est non seulement un splendide récit historique, mais le roman d’une grande passion amoureuse, née de circonstances exceptionnelles, dont l’héroïne se console mal d’avoir perdu l’irremplaçable éclat.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur.

29 décembre 2009

El círculo negro. Historia de la Sociedad secreta que dirigía al PRI.


Antonio Velasco Piña
Punto de lectura, 2009
Un anciano llama al escritor y le pide que le escuche puesto que desea contarle la historia del círculo negro, con la condición de que no divulgue su verdadero nombre. De esta manera, comienza el relato acerca del círculo negro, sociedad secreta y permanente de asesores que daban directivas a seguir a los Presidentes mexicanos durante más de 70 años.
Esta historia nos describe la creación de este denominado círculo negro, descubrimos la existencia de una constitución de tipo monárquico que regía entre los Presidentes electos del PRI y los 6 miembros de este círculo, miembros que solamente se conocian entre ellos pero que ni los mismos Presidentes conocían, negociaban solamente con uno de ellos, Fidel Velázquez, líder casi centenario del CTM.
A través todos los Presidentes desde López Mateos hasta Ernesto Zedillo este libro nos proporciona una síntesis de la vida política mexicana en el siglo XX, una descripción de los principales factores reales del poder. Y puede ayudarnos a comprender la hegemonía del Partido Revolucionario Institucional, PRI lo que llevo a decir a Vargas Llosa que en México no había dictadura pero sí « dictablanda ».
El autor es conocido sobre todo por su novela Regina, la cual ubica en 1968 y relata la sangrienta matanza de estudiantes del 2 de octubre en Tlatelolco, libro controvertido por su aspecto místico.

Le cercle noir (pas encore traduit en français)

Un vieil homme appelle l’écrivain et lui demande de l’écouter car il souhaite lui raconter l’histoire du cercle noir, une société secrète et permanente qui a donné la voie à suivre aux Présidents mexicains pendant plus de 70 ans, il lui raconterai cette histoire à une seule condition, il faut qu’il respecte son anonymat.
Le livre nous décrit le dit cercle noir, nous découvrons l’existence d’une deuxième constitution de style monarchique laquelle était la loi entre les Présidents mexicains et les 6 membres du cercle noir, membres que même les Présidents ne connaissaient pas car ils traitent seulement avec un d’eux, Fidel Velázquez, leader presque centenaire de la Confédération de Travailleurs du Mexique, CTM.
A travers tous les Présidents depuis López Mateos jusqu’à Ernesto Zedillo cet livre nous fait une synthèse de la vie politique mexicaine au XX siècle, ainsi qu’une description des principaux facteurs réels du pouvoir. Le livre peut nous aider à avoir une meilleure compréhension sur l’hégémonie du Parti Révolutionnaire Institutionnel, PRI, ce qui a amené à Vargas Llosa à dire que au Mexique il n’avait pas de dictature mais une « dictamolle ».
L’auteur est connu surtout par son roman Regina, lequel est le récit de la tuerie des étudiants mexicains à Tlatelolco, le 2 octobre 1968, livre controversé par son caractère mystique.

15 décembre 2009

L'homme sans tête

Sergio González Rodríguez

Préface d’Antonio Dominguez Leiva, traduction d’Isabelle Gugnon

Résumé de l'éditeur :
Employant les techniques littéraires chères à Capote (De sang froid), Ellroy (Ma part d’ombre) ou encore Saviano (Gomorra), techniques de la non-fiction novel entre roman, enquête journaliste et essai (voir Des os dans le désert), avec L’Homme sans tête Sergio González Rodríguez analyse le phénomène de la décapitation à partir de la découverte de plus en plus fréquente au Mexique de corps sans tête ou de têtes tranchées exposées à la vue de tous en signe d’avertissement. Enquête insolite et tissu narratif aux multiples résonnances culturelles et politiques, L’Homme sans tête dénonce l’apogée de la violence de notre monde contemporain par le geste le plus atroce, le plus symbolique qui soit : la décapitation. Des décapitations par les trafiquants de drogue au Mexique aux décapitations par les fondamentalistes musulmans largement diffusées sur internet, d’Orient en Occident, l’acte de décollation représente le geste suprême de l’atrocité : la perte de raison dans son sens extrême. L’auteur étudie aussi les phénomènes actuels de sorcellerie et de sacrifices humains utilisés par les narcotrafiquants, les nouvelles expressions de l’intimidation et de la peur, l’usage des corps des victimes comme messages d’une cruauté sans limites à l’adresse des adversaires. Et l’émergence de cultes criminels comme celui de la Sainte-Mort. Un récit sans fiction dans lequel se mêlent témoignages de sicaires coupeurs de têtes modernes, enquête journalistique, essai - dont les références vont de Georges Bataille à Sam Peckinpah, de la littérature à la photo - et des éléments autobiographiques qui, conjointement, font apparaître l’horreur et la terreur dans lequel le monde d’aujourd’hui s’enfonce. L’Homme sans tête démontre une fois encore que la matière journalistique peut atteindre le statut de l’étude historique et sociologique, de la littérature d’exception.

Une chronique à écouter sur France Culture :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/jeux_epreuves/fiche.php?diffusion_id=79091

Journaliste mexicain, Sergio Gonzalez a consacré un précédent ouvrage aux meurtres de Ciudad Juarez.

6 décembre 2009

Camarón

Jean-Joseph Julaud
éditions Le cherche Midi, 08 - 2008

Présentation de l'éditeur

Pendant qu'en avril 1863 une compagnie de la Légion étrangère se dirige vers l'hacienda de Camarón, au Mexique, où elle court au massacre, une effervescence singulière anime les environs de ce village, près de Veracruz : à Soledad, un étrange curé accueille dans son église trois guérilleros porteurs d'un cercueil un peu trop lourd pour être honnête ; à San José de la Montana, une jeune Indienne, cent chefs totonaques, un zouave déserteur et un prêtre boucher déboisent une colline qui pourrait être l'ultime temple du dieu Quetzalcoatl ; les militaires français tombent comme des mouches sous les assauts du vomito, la fièvre jaune ; les militaires mexicains, témoins désolés de l'équipée du Second Empire sur leurs terres, tentent de limiter la casse. Tous ces personnages hauts en couleur, attachants ou révoltants, pris dans la spirale burlesque de leurs destins croisés, dans l'étonnant tourbillon de multiples rebondissements, permettent en même temps de rire, de s'émouvoir ou de s'insurger, mais surtout de réfléchir au destin du peuple mexicain, à la culture aztèque détruite par Cortés et, plus généralement, à la réponse que donnent les civilisations au mystère de toute disparition, de toute naissance.

Informations
ISBN : 978-2-7491-1059-2
Nombre de pages : 234
Prix :

Le livre a fait l'objet d'une traduction en espagnol en 2011 sous le titre Camarón


Reseña del libro "Camarón"

Mientras en abril de 1863 una compañía de la Legión ,Extrajera se dirige ala hacienda de Camarón, en México, donde le espera una inevitable masacre, en los alrededores de ese pueblo cercano a Veracruz se percibe una efervescencia singular: en Soledad, un extraño cura recibe en su iglesia a tres guerrilleros portadores de un ataúd demasiado pesado para contener algo honesto; en San José de la Montaña, una joven india, cien jefes totonacas, un zuavo desertor y un sacerdote carnicero talan una colina que podría ser el último templo del dios Quetzalcòatl; los militares franceses caen como moscas ante el vómito, o fiebre amarilla; los militares mexicanos, testigos desolados de la aventura del Segundo Imperio en esas tierras, intentan limitar los daños,… Todos esos personajes pintorescos, atractivos o despreciables, atrapados en la espiral burlesca de sus destinos cruzados, en un sorprendente remolino de múltiples resurgimientos, permiten reír y al mismo tiempo conmoverse o rebelarse, pero sobre todo reflexionar en el destino del pueblo mexicano, en la cultura azteca destruida por Cortés y, de modo más general, en la respuesta que las civilizaciones dan al misterio de todas las desapariciones, de todos los nacimientos. A través de esta increíble y singular novela, épica y divertida, la batalla de Camarón, librada el jueves 30 de abril de 1863, se inscribe en una historia que le da un relieve sorprendente e inesperado.

Editorial : Universidad Veracruzana
Año 2011
ISBN : 6075020675

14 novembre 2009

La mort d'Artemio Cruz

Carlos Fuentes
traduit de l'espagnol (Mexique) par Robert Marrast
éditions Gallimard, 01-1977 (1ere édition en 1966)

 

Présentation de l'éditeur

Artemio Cruz, député, propriétaire d'un grand journal de Mexico, est brutalement atteint d'une grave maladie. Ce personnage puissant, qui a exploité à son profit des mœurs politiques corrompues dont les grands bouleversements sociaux favorisent l'épanouissement, s'efforce, sur la frontière de la mort, d'établir le bilan de sa vie désormais achevée. Combattant de la Révolution, il a passionnément aimé, à vingt ans, une jeune fille, Regina, qu'il a retrouvée massacrée après un combat. Ce choc a marqué toute son existence, et l'idéal de sa jeunesse a fait place à une implacable volonté de puissance. Mais est-ce seulement de ce fait qu'a surgi l'Artemio Cruz de la réussite ? Une peinture sans concessions d'une bourgeoisie issue d'une Révolution dont elle a trahi l'esprit. Mais aussi une méditation sur le destin de l'homme coincé entre la liberté et la fatalité.  

 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
EAN : 9782070368563
Pages : 416
Prix : 9,50 € (Folio poche)


La muerte de Artemio Cruz, publicada por primera vez en 1962 en México, relata la agonía de un ex-guerrillero de la Revolución Mexicana y gran empresario, que supo aprovechar el contexto posrevolucionario para enriquecerse. La novela se divide en varios segmentos delimitados por cambios de punto de vista y de tiempo verbal.

Efectivamente, en presente el narrador es Artemio Cruz mismo, en su camilla de hospital. Con los ojos medio cerrados y alterado por los sedentes, el personaje intenta analizar lo que pasa a su alrededor, las conversaciones, la presencia de Catalina su esposa, Teresa su hija, Padilla su colega y amigo. Pero los analgésicos y el fin eminente transportan el personaje a momentos claves de su vida, contados en tercera persona del singular. Lo invitan también a pensar en sus próximas horas, las últimas, esta vez en futuro y en segunda persona, dando la impresión de que el narrador del momento presente habla consigo mismo tuteándose.

El lector vive un constante vaivén entre presente, pasado y futuro. Los analepsis aparecen en desorden cronológico, esparcidos entre 1903 y 1969, por lo cual el lector tiene que estar muy atento a las fechas que introducen cada capítulo. Efectivamente estas novedades estilísticas obligan ése a desempeñar un papel activo dentro de la producción de sentido de la novela, ya que entre dos analepsis muchos elementos de la vida del protagonista y de su familia no son expresamente dichas. El lector se ve obligado a armar una línea cronológica mental, rellenando los espacios vacíos.

Con La muerte de Artemio Cruz, Fuentes propone al lector su visión de México: un México plural, una revolución que fracasó en realizar sus ideales, un desarrollismo propulsado por los intereses externos, la corrupción latente y la simultaneidad de todos los tiempos mexicanos. Pero más que su propia visión, el autor invita al lector a cuestionarse sobre este país, sobre la época posmoderna que se vislumbra y a constituir su propia lectura del mundo expuesto.

 

7 novembre 2009

Otra vez el Santo

Rafael Ramírez Heredia.
Alfaguara, 2005.

Esta es una de las últimas obras de este escritor mexicano quien murió en 2006. Una de sus obras más conocidas es la novela policiaca”El Rayo Mackoy” que me gustaría volver a releer algún día. Escritor popular, cualquiera de nosotros podría haberse identificado con sus protagonistas, abordaba temas que tienen que ver con la idiosincrasia de los mexicanos, precursor en su literatura, como podemos verlo cuando abordó en los años 80’s cuentos relacionados con lo fantástico y los vampiros. O recientemente, cuando decidió investigar y escribir acerca de las pandillas de Los Maras. Otra vez el Santo es una compilación de cuentos sobre la juventud, con sus amores, aventuras y delirios.
En estos 9 cuentos encontramos tramas acerca de unos jovencitos que van ilusionados a una kermés de un colegio privado con el objetivo de encontrar a las “chicas que tienen lugares secretos donde se besan…” y su desilusión; el complot de unos amigos mexicanos quienes se aburren en el pueblecito norteño en el que trabajan y que para alejar el tedio inventan como diversión la boda de un argentino con una chica del pueblo, historia con un excelente desenlace; El momento compartido entre un hijo y su padre en un partido de béisbol; los recuerdos de los amigos y momentos vividos en la niñez; los intentos y delirios de unos jovencitos para acercarse a ver al Santo (el enmascarado de plata), mítico personaje de la lucha libre mexicana que se encuentra de paseo cerca del lugar donde nuestros protagonistas se hallan, en su desesperación para acercarse de él las chicas con las que están se convierten en vampiros pero el Santo se puede encarnar en ellos y salvarlos; El amor de un jovencito por una prostituta que le inicia a los placeres del amor carnal. Aún cuando ella trata de alejarlo, él se aferra a esta historia, celoso, posesivo e intratable como puede serlo un joven enamorado de lo imposible a los 18 años.
ROB

A nouveau El Santo (pas encore traduit en français)
C’est l’une des dernières œuvres de cet écrivain mexicain disparu en 2006. L’un de ses écrits le plus connu est la nouvelle policière « El Rayo Mackoy » qu’il me plairait de relire à l’occasion. Auteur populaire, n’importe qui aurait pu s’identifier à l’un de ses protagonistes, il aborde des thèmes reliés à l’idiosyncrasie des mexicains, précurseur en littérature comme on peut le voir quand il abordait dans les années 80 des contes avec une dimension fantastique et de vampires. Ou, récemment, quand il décida de faire des recherches et d’écrire au sujet des gangs de Maras. « A nouveau El Santo » est une compilation de contes sur la jeunesse, ses amours, ses aventures et ses folies.

La trame de ces 9 contes tourne autour de jeunes gens qui vont, pleins d’illusions à la kermesse d’un collège privé avec l’objectif d’y trouver des filles « qui ont un endroit secret où l’ont s’embrassent » et leur désillusion. Le complot d’un group d’amis qui s’ennuient dans le village du nord du Mexique où ils travaillent et qui, pour éloigner l’ennui, inventent comme distraction le mariage d’un Argentin avec une fille du village, histoire qui a un très bon dénouement. Les moments que partagent un père et son fils lors d’un match de baseball. Les souvenirs des copains et les instants vécus dans l’enfance, les tentatives et les folies de jeunes qui essayent de s’approcher pour voir El Santo (au masque d’argent), personnage mythique du catch mexicain qui se trouve à proximité du lieu où sont ses personnages, dont les filles, désespérées de l’approcher se changent en vampires avant qu’El santo puisse s’incarner en eux et les sauver. L’amour d’un adolescent pour une prostituée qui l’initie aux plaisirs de la chair et qui, lorsqu’elle essaye de s’éloigner et terminer cette liaison, se montre jaloux, possessif et intraitable comme on peut seulement l’être à 18 ans face à un amour impossible.

1 novembre 2009

Las Grandes Lluvias

Eraclio Zepeda
Fondo de Cultura Económica, México, 2006
Excelente escritor chiapaneco, Eraclio Zepeda ha decidido escribir una tetralogía narrativa utilizando como punto común los cuatro elementos, en estas historias se propone contar la historia de Chiapas a través las experiencias vividas de una familia. Las grandes lluvias es la primera entrega, situada en 1836, en ella cuenta la historia de Juana Urbina, pertenenciente a una de las familias más acadauladas de la antigua capital chiapaneca, antiguamente Ciudad Real, hoy en día San Cristobal de las Casas. Juana, quien se ve obligada por su padre a contraer matrimonio con un viejo notable quien al morir le hereda toda su fortuna pero de la cual no puede disponer libremente (en la época las mujeres no podían disponer solas de sus bienes). Juana, mujer rebelde y culta, quien para seguir disfrutando de su independencia se ve obligada a disfrazarse de hombre. Durante sus paseos conoce al teniente Galindo del cual se enamora. Gracias a la complicidad de su nana y de su más fiel criado y amigo, Xun (indígena zoque) va a verlo a escondidas de su padre puesto que nuestro teniente no tiene fortuna. Esta historia de amor, le sirve de pretexto al autor para hacernos una descripción de la mentalidad chiapaneca de la época, la crueldad de un padre con la finalidad de hacerse obedecer y hacer respetar el honor de su familia, el desprecio con el que se trataba y se sigue tratando a los indígenas, las tradiciones de los mismos, la fidelidad de los indígenas hacia las personas de su “querencia”. Y al mismo tiempo hace un recorrido por los principales acontecimientos históricos y políticos que van a convertir a Tuxtla Gutiérrez en la nueva capital del estado de Chiapas.
ROB 

Des pluies diluviennnes (pas encore traduit en français).
Excellent auteur chiapanèque, Eraclio Zepeda a entrepris l’écriture d’une tétralogie utilisant les quatre éléments comme point commun. Dans ces chapitres, il raconte l’histoire du Chiapas à travers les évènements vécus par une famille. Les pluies diluviennes sont la première partie. L’histoire débute en 1836, avec Juana Urbina qui appartient à l’une des familles les plus fortunées de l’ancienne capitale chiapanèque, auparavant Ciudad Real, aujourd’hui San Cristobal de Las Casas. Juana est obligée par son père à un mariage avec un vieux notable qui, à sa mort, lui lèguera toute sa fortune en héritage mais dont elle ne pourra pas librement disposer (à l’époque, les femmes ne pouvait disposer seules de leurs biens). C’est une femme rebelle et intelligente qui, pour continuer à profiter de son indépendance ira jusqu’à s’habiller en homme. Lors de ses sorties, elle rencontre le lieutenant Galindo dont elle tombe amoureuse. Grace à la complicité de sa nounou et de son plus fidèle domestique et ami Xun, un indien de l’ethnie zoque, elle le rencontre en cachette de son père, car le lieutenant n’a pas de fortune.
Cette histoire d’amour sert de toile de fond à Zepeda pour décrire la mentalité chiapanèque de l’époque, la cruauté d’un père dont le but est d’obtenir l'obéissance et le respect de l'honneur de sa famille, le mépris avec lequel les indiens étaient traités et qui perdure, les traditions indigènes et la fidélité de ceux-ci envers les personnes auxquelles ils sont attachées. En même temps, il relate les principaux évènements historiques et politiques qui conduiront Tuxtla Gutierrez à devenir la nouvelle capitale de l’état du Chiapas.

13 septembre 2009

Tiempo de Alacranes

Bernardo Fernández, BEF.
Joaquín Mortíz, México o Booket, España

Bernardo Fernández es un autor joven, que ha comenzado a darse a conocer fuertemente en México, Tiempo de alacranes fue su primera novela publicada. Novela que refleja escrupulosamente una realidad para muchos mexicanos: la cultura del narcotráfico, del crimen organizado y de los criminales principiantes. Con una inspección del estilo lingüístico de esta cultura (
troca, narquillo, cheves, etc) al mismo tiempo que una explicación de su idiosincrasia. Humor negro, irónico, violento. La historia gira alrededor de Alberto Ramírez, sicario al servicio del narcotráfico. Alberto desea jubilarse pero antes debe realizar una última misión para “el Señor” (un capo en una prisión mexicana en espera de su proceso): deshacerse de un testigo protegido. Solamente, que Alberto se encuentra en un momento de su vida en que tiene dudas enormes y decide no matar a este testigo incómodo. A partir de ahí, todo va mal para él, se encuentra en un mal lugar en un mal momento, es hecho prisionero por una banda de asaltabancos. “El Señor” lo busca para darle una lección (mortal, por supuesto). Alrededor de los personajes (matones, hijos de narcotraficantes, compadres, amigos, etc) Bernardo Fernández nos obsequia con una novela corta llena de embrollos y mentiras, como si fuera una película de vaqueros a un ritmo constante, trepidante y en perpetuo crecimiento hasta el desenlace explosivo.
Esta novela recibió el Premio semana negra de Gijón en 2006 y el Premio “Una vuelta de tuerca” en 2005
.

Une Saison de scorpions.
Moisson Ruge,2009

Bernardo Fernandez est un auteur jeune qui commence à se faire connaître fortement au Mexique.
Une Saison de scorpions est son premier roman publié. C’est un roman qui reflette scrupuleusement une réalité pour beaucoup de mexicains : la culture du narcotrafic, du crime organisé et des criminels débutants. Il fait une inspection du style linguistique de cette culture (troca, barquillo, cheves, etc..) tout en expliquant leur manière de vivre et de penser. Humour noir, ironique, violent ; l’histoire parle d' Alberto Ramírez, tueur à gages au service du narcotrafic. Alberto souhaite prendre sa retraite mais avant il doit exécuter une dernière mission pour « Le Chef » (un narcotrafiquant emprisonné au Mexique dans l’attente de son procès) : se débarrasser d’un témoin à chargé protégé ; seulement, Alberto se trouve dans un moment de sa vie dans lequel il a des doutes énormes et il décide de n’est pas mener à bien sa mission. À partir de ce moment, rien ne va plus pour lui, il se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, il est pris comme un otage par une bande de voleurs. Le Chef le cherche pour lui faire la leçon (mortelle, bien sûr !). Autour de ses personnages (tueurs à gages, fils de narcotrafiquants, compères et amis) Bernardo Fernandez nous régale avec un roman court plein de quiproquos et des mensonges, tel un western, à un rythme constant et en perpétuelle croissance jusqu'à un final explosif.
Ce roman a reçu le Prix de la Semaine Noire à Gijon, Espagne en 2006 et le Prix “Una vuelta de tuerca” au Mexique en 2005.

ROB

9 septembre 2009

L'escadron guillotine

Guillermo Arriaga
Éditions Phébus, 09-2006

Guillermo Arriaga raconte la révolution mexicaine (1910 - 1920) à sa façon : la moins respectueuse possible. Après la bataille de Torréon, qui voit la mythique División del Norte de Pancho Villa écraser les forces loyalistes, nous suivons les tribulations du licenciado Velasco, avocaillon à la dérive qui manque plus d’argent que d’idées. Velasco a UNE idée. Profitant du climat de relâchement consécutif à la victoire, il soumet à Villa une invention extraordinaire, capable selon lui de semer la terreur parmi ses ennemis et de consolider son pouvoir comme jamais : la guillotine ! Intrigué, Villa demande à voir - et, ravi, s’amuse à actionner en personne le redoutable instrument. A la fin, éclaboussé de sang et fatigué de voir tous ces corps sans tête gigoter comme des pantins, il décide, au lieu d’acheter la « Veuve », de nommer son promoteur dépité capitaine et lui confie un escadron qui va bientôt s’illustrer au premier rang des troupes révolutionnaires. Ainsi naît l’Escadron Guillotine, qui connaîtra maintes heures de gloire et d’horreur jusqu’au jour où le mécanisme de la machine, mal entretenu, s’enraye. Humiliation du caudillo, disgrâce de l’infortuné Velasco, et relégation aux corvées de cuisine. La guillotine finit par reprendre du service, tranche le col d’un gringo (allusion à Ambrose Bierce, disparu dans la tourmente mexicaine), escorte les cavaliers rebelles jusqu’à Mexico et se voit consacrée comme symbole du nouvel ordre national.
Arriaga ne tombe dans aucun des pièges de l’exagération baroque à la mexicaine. Il manie au contraire un humour noir et glacial, un détachement fait d’apparente distance et de neutralité, il impose sa vision sanglante avec d’autant plus de force qu’il se garde d’appuyer le trait.

Ph. H.


guillotinaEscuadrón guillotina
Ediciones La otra orilla
 
Guillermo Arriaga nos narra la revolución mexicana (1910 - 1920) a su manera: la menos respetuosa posible. Después de la batalla de Torréon, que ve la mística División del Norte de Pancho Villa aplastar a las fuerzas federales, continuamos con las aventuras del licenciado Velasco, abogadillo a la deriva al cual le hace falta más dinero que ideas. Velasco tiene una brillante idea. Aprovecharse de la calma existente después de la victoria, y presentarle al general Villa una invención extraordinaria, capaz según él de sembrar el terror entre sus enemigos y consolidar su poder: la guillotina! Intrigado, Villa acepta verlo - y, contento, se divierte accionando personalmente el redutable instrumento. A final, manchado de sangre y cansado de ver todos esos cuerpos sin cabeza, decide, en lugar de comprar "la viuda" de nombrar a su promotor capitán y le confia un escuadrón que va a alzarse en poco tiempo al primer rango de las tropas revolucionarias. Así nace el Escuadrón Guillotina, que conocerá múltiples glorias y horrores hasta el día en el cual la máquina que adolece de mantenimiento adecuado se descompone.
Humillación del caudillo, y la caida en desgracia del infortunado Velasco con su relegación a las tareas de la cocina. La guillotina va a ser retomada para cortar el cuello de un gringo (alusión a Ambrose Bierce, desaparecido en la tormentosa revolución mexicana), escortada por los jinetes rebeldes hasta México, es consagrada como símbolo del nuevo orden nacional.
Arriaga no cae en ninguna trampa de la exageración barroca a la mexicana. Al contrario, maneja un humor negro y glacial, un desapego derivado de una distancia aparente y neutral, impone su visión sangrienta hasta tal punto que evita resaltar más la agudeza de la situación.

ROB

6 septembre 2009

La vie conjugale

Sergio Pitol
 

Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli

Gallimard et éditions folio


Née dans une famille modeste, avec comme sœurs Maria- Dorotea et Maria-Del Carmen, Maria Magdalena n’a qu’un seul but, sortir de son milieu, et réussir à intégrer les cercles intellectuels de Coyoacan comme celui de son indéfectible amie Margara Armengol. Sur les bancs de l’université, elle rencontre Nicolas Lobato, médiocre étudiant en science politique, alors qu’elle-même suit péniblement les cours de lettres et philosophie. Finalement, ils ne termineront pas leurs études, mais deviendront époux. C’est le début pour Maria-Magdalena d’une vie rythmée par les remous de la vie conjugale. Première mesure, Maria-Magdalena décide de changer ce prénom pour celui de Jacqueline, choix peut être dû à l’influence de ses lectures, notamment de la philosophie du mariage de Balzac, qui affirme que : « le lit est tout le mariage ». Elle en vient à penser, face aux infidélités régulières et successives de son mari, que : « peu après les noces, les femmes n’éprouvent plus pour leurs maris qu’une profonde aversion et une répulsion presque absolue… » Dès lors, pourquoi s’encombrer d’un mari. Jacqueline va alors tenter, grâce à ses amants successifs, de se débarrasser de Nicolas. Plein d’ironie et de cruauté, Sergio Pitol dresse le portrait d’une femme de la petite bourgeoisie mexicaine du vingtième siècle, alors que le machisme sévit encore, mais que la libération féminine pointe son nez. Ainsi, Jacqueline va prendre plusieurs amants, fréquenter des clubs et des soirées, consommer de façon régulière et importante de l’alcool. Cherchant à se libérer de la torpeur de son mariage, elle va échafauder d’improbables stratégies avec la complicité de ses conquêtes pour changer radicalement son existence. Par malchance, ses plans échouent les uns après les autres, et paradoxalement, les émois nés de ses fréquentations adultères profitent à son mari, avec qui elle consomme passionnément ses désirs contrariés. La chute viendra des frasques économiques de Nicolas. Obligé de quitter le Mexique pour faillite, il va laisser Jacqueline dévaler seule les pentes de la déchéance amoureuse, sociale et même géographique, puisque habituée des villas de Coyoacan, Polanco ou Cuernavaca, Jacqueline échouera dans un modeste appartement du quartier Balderas. Les chroniques conjugales de Jacqueline balancent entre humour grinçant, fatalisme et tristesse. Frustration, fantasmes, ambition, jalousie et abattement se suivent jusqu’au dénouement final qui célèbre la défaite de Jacqueline, pauvre courtisane démunie qui ne connu jamais la splendeur.

Un film basé sur ce roman a été rélaisé par le mexicain Carlos Carrera.

Ph.H.


La vida conyugal

Ediciones Era, México o Anagrama, España, 1991
Nacida en una familia modesta, teniendo dos hermanas llamadas María Dorotea y María del Carmen, nuestro personaje principal María Magdalena tiene sólo un objetivo en la vida: salir de ese medio económico pobre y tener éxito, integrando los círculos intelectuales de Coyoacán como es el caso de su indefectible amiga Márgara Armengol. Durante sus estudios universitarios, conoce a Nicolás Lobato, estudiante mediocre de Ciencias Políticas. Ella estudiaba difícilmente Letras y Filosofía, ambos no terminaran sus estudios pero se casaran. Es el principio para María Magdalena de una vida vivida al ritmo de las agitaciones de la vida conyugal. Primera medida, María Magdalena decide cambiarse el nombre y adopta el de Jacqueline, tal vez una elección derivada de sus lecturas, sobre todo de la filosofía del matrimonio de Balzac, quien afirma “la cama es todo el matrimonio”. María Magdalena llega a pensar frente a las infidelidades sucesivas y regulares de su marido que “poco después del matrimonio, las mujeres no sienten por su marido más que una profunda aversión y una repulsión casi absoluta….” Luego entonces, ¿por qué obstruir su vida con un marido? Jacqueline va a intentar, gracias a sus amantes sucesivos, deshacerse de Nicolás.
Lleno de ironía y de crueldad, Sergio Pitol nos traza el retrato de una mujer de la pequeña burguesía mexicana del siglo XX, en el momento en que el machismo existe pero que la liberación femenina empieza a aparecer. Así, Jacqueline va a tener varios amantes, frecuentar clubes y asistir a veladas y fiestas donde se consume el alcohol regularmente. Buscando liberarse del aturdimiento de su matrimonio, va a proyectar múltiples estrategias con la complicidad de sus conquistas para cambiar radicalmente su existencia. Por mala suerte, sus planes fracasan y paradojalmente, las emociones nacidas de estas frecuentaciones adulteras hacen que su marido saque provecho de estas situaciones, puesto que es con él que ella consume apasionadamente sus deseos contrariados. La caída vendrá de las locuras económicas de Nicolás, quien se ve obligado a abandonar el país por quiebra y que va a dejar a Jacqueline afrontar sola las pendientes de la decadencia amorosa, social y hasta geográfica, puesto que acostumbrada a las casas chics de Coyoacán, Polanco o Cuernavaca, Jacqueline caerá en un modesto departamento del barrio popular de Balderas. Las crónicas conyugales de Jacqueline oscilan entre humor sarcástico, fatalismo y tristeza. Frustración, fantasmas, ambición, celos y decaimiento se siguen hasta el final, el cual conmemora el fracaso de Jacqueline, miserable cortesana indefensa que nunca conoció el esplendor.
 

Agregaremos que esta novela inspiró una película mexicana con la actuación de Socorro Bonilla, Alonso Echánove, Demián Bichir, y Rodolfo Arias, dirigida por Carlos Carrera.