8 février 2020

La bataille de Camerone

Jean Balazuc
éditions L'Harmattan, 01-2020

Présentation de l'éditeur

Cette chronologie de la bataille de Camerone, construite autour du récit officiel lu dans toutes les unités de la Légion étrangère le 30 avril, est un témoignage de l'héroïsme des légionnaires de la 3e compagnie du Régiment Étranger. Le serment de Camerone a été repris par d'autres unités de la Légion étrangère. L'intégralité des droits d'auteur de ce livre est reversée à l'Entraide légionnaire et à l'Entraide légionnaire.


Plus d'ouvrages sur Camerone à voir sur ce blog.


7 février 2020

Black Calavera

Sauvage, tome 5
Dessin : Félix Meynet, scénario : Yann
éditions Casterman, 02-2020


Présentation de l'éditeur

Depuis la fin de la guerre civile, les troupes françaises au Mexique s’interrogent sur les intentions de leurs voisins américains. Afin d’éviter tout incident diplomatique et d’obtenir des renseignements de première main, Félix Sauvage et son camarade Hugon sont envoyés comme espions à Brownsville.
Après une bagarre qui tourne mal, ce dernier est capturé par les troupes américaines et condamné à mort. Alors qu’il tente de le sauver, Félix croise la route d’Esmeralda, qui a rejoint une troupe de saltimbanques et effectue des danses sensuelles laissant entrevoir un étrange tatouage sur son épaule : une calavera noire. Les routes de Félix et Esmeralda vont-elles se rejoindre ou se séparer pour de bon ? Quel avenir est encore possible pour Félix Sauvage dans un contexte militaire où il se sent trahi ?
La fiche de l'album chez Casterman


Origen de las Calaveras Mexicanas

La aparición de la calavera mexicana tal como la conocemos hoy en día comenzó en 1949, cuando el periódico “El Socialista” comenzó a ofrecer epitafios alegóricos (llamados calaveras literarias) en honor de un personaje, real o ficticio, que se comportaba de manera hipócrita. Casi siempre estaba relacionado con la pretensión de riqueza o la importancia otorgada a los bienes materiales. Estas calaveras literarias se acompañaban de ilustraciones que representaban esqueletos elegantemente vestidos e inusitadamente alegres.

Aunque de reciente creación y de anecdótico surgimiento, el culto a las calaveras en México parece hoy en día responder a un sentimiento religioso que ya existía con anterioridad, siendo notable la controversia al respecto. La calavera se populariza en México durante el gobierno de Benito Juárez, época de aperturismo y de consolidación de la república donde las clases altas intentaban asemejarse a las élites europeas en su modo de vestir y comportarse.

Esto fue duramente criticado en los periódicos llamados “de combate” (de corte izquierdista), donde aparecían a menudo damas representadas del modo previamente mencionado. Sería José Guadalupe Posada quien acuñara definitivamente la llamada “calavera garbancera”, asentando la imagen de una calavera vestida a la manera francesa, acudiendo a eventos de la alta sociedad...
Lire la suite sur DeCalaveras

25 janvier 2020

Ce prince que je fus

Jordi Soler
traduit de l'espagnol (Mexique) par Jean-Marie Saint-Lu
éditions La Contre allée, 09-2019


Au XVIe siècle, Xipaguacin, une princesse aztèque fille de Moctezuma II, est enlevée par un noble espagnol qui l’emmène dans un village reculé des Pyrénées. Là, naitra un enfant qui sera à l’origine d’une lignée atteinte de folie et dépositaire d’un trésor qui, selon la légende, fut enterré par la princesse dans les terres catalanes. 500 ans plus tard, la recherche de ce trésor conduit le narrateur jusqu’à un personnage invraisemblable, Kiko Grau, qui profite de sa condition d’héritier de l’empire aztèque pour s’introduire dans la haute bourgeoisie de Barcelone.
Entre le délire et la responsabilité historique que lui impose son origine, Son Altesse Impériale triomphe dans l’Espagne franquiste en escroquant tous ceux qui rêvent d’ajouter à leur nom un titre de noblesse qui les avalise socialement, aussi absurde que soit le titre et aussi mensongère que soit la reconnaissance qu’elle leur apporte.
Ce Prince que je fus est le récit mirobolant de la vie trépidante de Federico (Kiko) de Grau Moctezuma, de ses gloires et de ses échecs, de son besoin d’ostentation, de son penchant pour la fête et l’alcool, de son goût pour l’ascension et la chute et de sa retraite obscure dans un village mexicain dont les habitants sont les seuls qui lui reconnaissent des liens avec la royauté préhispanique.

Présentation du livre sur le site de l'éditeur 

Une saga historico-farfelue
De l’empire aztèque aux salons du général Franco, de Motzorongo (3900 habitants), près de Veracruz, à Toloríu (un peu moins de 200 habitants), dans la province de Lérida, ce roman nous mène sur des sentiers sinueux dans un passé plein de promesses. Dans l’église de ce même Toloríu se sont mariés le baron de Toloríu, qui faisait partie de la troupe de Hernán Cortés et une des filles de Moctezuma, Xipaguacin (rebaptisée María). Il n’en a pas fallu davantage à Jordi Soler pour imaginer une suite… Lire l'article de Christian Roinat sur le site Espaces latinos.



Ese príncipe que fui
editorial Alfaguara, 2015

Reseña

La historia imposible del último descendiente de Moctezuma en la España de los años sesenta: un príncipe o un impostor. Jordi Soler mezcla realidad y ficción en una novela de prosa arrolladora. Un viaje de ida y vuelta entre México y España en el que la Historia, con mayúscula, se entremezcla con la exuberante imaginación del escritor. Esta es la crónica de la estirpe del último emperador azteca. O bien es el relato de un monumental engaño urdido por un pícaro del siglo XXI. Tal vez es las dos cosas al mismo tiempo, ya que la Historia ofrece a menudo las suficientes grietas como para que por ellas se filtre la invención. En el siglo XVI, una hija de Moctezuma es raptada por un noble español que la lleva hasta un pueblo remoto del Pirineo. Allí nacerá un niño, origen de una enloquecida familia vinculada a un tesoro que, según cuenta la leyenda, fue enterrado por la princesa en tierras catalanas. La búsqueda de ese tesoro conduce al narrador hasta un personaje inverosímil, Kiko Grau, quien, aprovechando su condición de heredero del imperio azteca, se introduce en la alta burguesía de Barcelona. Entre el delirio, la picaresca y la responsabilidad histórica que le impone su origen, Su Alteza Imperial triunfa en la España franquista estafando a todos aquellos que anhelan añadir a su nombre un título nobiliario que los avale socialmente. Por absurdo que sea el título. Por falso que sea el reconocimiento que conlleve.
Ese príncipe que fui es la deslumbrante narración de la vida frenética de Federico de Grau Moctezuma, de sus glorias y de sus fracasos, de su afán de ostentación, de su afición a la fiesta y al alcohol, de su ascenso y su caída, y de su oscuro retiro en un pueblo mexicano cuyos habitantes son los únicos que reconocen sus nexos con la realeza prehispánica.

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15 janvier 2020

Mictlán

Sébastien Rutés
éditions Gallimard, 01-2020

Résumé de l'éditeur

À l’approche des élections, le Gouverneur – candidat à sa propre réélection – tente de maquiller l’explosion de la criminalité. Les morgues de l’État débordent de corps anonymes que l’on escamote en les transférant dans un camion frigorifique. Le tombeau roulant est conduit, à travers le désert, par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre que tout oppose. Leur consigne est claire : le camion doit rester en mouvement. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans autre arrêt autorisé que pour les nécessaires pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison. Partageant la minuscule cabine, se relayant au volant, Vieux et Gros se dévoilent peu à peu l’un à l’autre dans la sécurité relative de leur dépendance mutuelle. La route, semée d’embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l’oubli ? 

La fiche du livre sur le sur le site de l'éditeur
La critique de Macha Séry sur Le Monde
La présentation de Nathalie Pelletey de la librairie Doucet sur France Bleu


Le livre s'inspire du dramatique épisode des camions frigorifiques qui erraient de quartiers en quartiers à Guadalajara, capitale de l'état de Jalisco, la morgue étant complètement débordée, au cours du mois de septembre 2018. Lire à ce sujet l'article de Courrier International.
Mictlan (du nahuatl micqui (la mort) et tlan (endroit, lieu), ou par extension, « lieu des morts »), aussi appelé Chicunauhmictlan ou Ximoayan (lieu des décharnés), désigne dans la mythologie aztèque, les régions de l'au-delà que doivent parcourir les défunts en vue de libérer leur teyolia (l'âme, une des trois entités qui forment l'être humain selon les nahuas), et leur énergie vitale, tonalli. Ces régions sont souvent désignées comme l'inframonde par les ethnologues et seul s'y rendent les individus morts « de terre » désignés par l'expression tlalmiqui (du nahuatl tlalli (la terre) et de  micqui (mourir). Mictlan est le domaine du dieu Mictlantecuhtli et de son épouse Mictecacihuatl (Wikipédia).

PhH

14 janvier 2020

Muertos

Texte et dessins : Pierre Place
éditions Glénat, 01-2020

Présentation de l'éditeur

Mexique, début du XXe siècle. Une hacienda est subitement prise d’assaut par une horde d’étranges individus, des « calaveras », ces figures écorchées issues du folklore mexicain, hébétées et muettes, qui ne semblent tenir debout que par la pulsion de meurtre qui les anime. Les survivants de l’attaque, jetés sur les routes, forment alors un groupe sans distinction de classes, de milieux, ou d’origines... même si les patrons tentent de demeurer ceux qui donnent les ordres. Ils n’ont alors pour seul langage commun que celui de la violence et de la lutte pour la survie. Reste à savoir s’ils vont devenir aussi sauvages que les monstres qui les poursuivent...
Pierre Place, meilleur que jamais, propose un récit étouffant, rythmé, plein de suspense grâce à un découpage cinématographique virtuose et un dessin dont la personnalité expressionniste et dynamique accroche tout de suite le lecteur. Aussi macabre que réjouissant, Muertos est un divertissement haut de gamme qui rend tout autant hommage aux westerns mexicains qu’aux œuvres horrifiques de critique sociale de George Romero.


La fiche du livre et un extrait sur le site de l'éditeur

 

Au bout du crayon de Pierre Place, le souffle des Muertos: « Il y a peu de scènes indispensables mais aucune n’est de trop ». Un article sur Muertos à lire sur le site Branchés culture.

7 décembre 2019

Le lecteur à domicile

Fabio Morabito
éditions Corti, 05 - 2019

 

Présentation de l'éditeur

À Cuernavaca, près de Mexico, Eduardo se voit infliger un travail d’intérêt général original suite à un retrait de permis : faire la lecture à des particuliers. Un jour, il s’aperçoit de la mystification des frères Jiménez, à qui il lit Crime et Châtiment : Luis, invalide, s’exprime à travers Carlos, qui est ventriloque. La famille Vigil, présentée comme sourde et qui lit L’Île mystérieuse sur ses lèvres, lui a menti elle aussi : si la grand-mère est bien sourde-muette et les parents sourds, le jeune homme découvre que les enfants entendent et peuvent parler, mais se sont adaptés à leur entourage. Le seul à l’apprécier est le colonel Atarriaga… qui s’endort, bercé par le ton monocorde avec lequel il lit Le Désert des Tartares. Un jour, Eduardo découvre des poèmes d’Isabel Fraire dans un vieux livre de comptes de son père, et s’aperçoit que Celeste, analphabète, est émue par celui qu’il lui lit. Il découvrira avec stupéfaction qu’elle les connaît par cœur. Pourquoi ?

Parallèlement à ses visites, Eduardo est racketté par Güero, un ancien employé du magasin de meubles de son père qu’il a repris, lié aux narcotrafiquants, car la « ville de l’éternel printemps » où il faisait si bon vivre subit aujourd’hui la loi des cartels. 

Informations
ISBN : 978-2-7143-1221-1
Nombre de pages : 196
prix : 20 €

Condamné à lire pour autrui, un homme se retrouve manipulé, roman du Mexicain Fabio Morabito.
Un article de Philippe Lançon, Libération.

Fabio Morabito a obtenu en 2019 le prix prestigieux Villaurrutia pour Le Lecteur à domicile


El lector a domicilio

Eduardo, el protagonista de esta novela, ha cometido un delito menor por el cual ha sido condenado a un año de trabajo comunitario, que consiste en leer novelas a domicilio a personas enfermas o jubiladas. A pesar de su seductora voz varonil es incapaz de involucrarse en los libros que lee y apenas capta el sentido de las palabras que desfilan antes sus ojos. Sus oyentes se lo reprochan y las amables visitas domiciliarias se convierten en unas situaciones conflictivas que obligarán a Eduardo a cuestionarse como individuo. Atrapado entre el tedio provinciano de una ciudad eternamente primaveral y el peligro de la criminalidad imperante, se dejará arrastrar a una serie de acontecimientos siniestros que de manera totalmente imprevista lo situarán en el meollo de esa población de ancianos a los que de repente se ha visto forzado a dedicar gran parte de su vida.

Con el estilo descarnado de sus cuentos, Fabio Morábito nos ofrece una novela original y vertiginosa en donde un padre enfermo, una poeta misteriosa, una familia de sordos y un lector a domicilio entrecruzan sus destinos en una ciudad que detenta el dudoso record de ser la ciudad con más albercas en el mundo.


14 novembre 2019

Le Serpent et la Lance

Acte 1 - Ombre-montagne
Scénariste : HUB, Illustrateur : HUB, Coloriste : LI
éditions Delcourt, 11-2019


Résumé éditeur

Le grand retour de Hub aux éditions Delcourt avec Le Serpent et la Lance, un thriller aztèque digne du Nom de la Rose.
Depuis plusieurs mois, certains paysans découvrent les cadavres momifiés de jeunes femmes sauvagement assassinées. Afin d’éviter tout trouble, les autorités tentent de dissimuler ces horribles meurtres à leur peuple. L’enquête est discrètement confiée à Serpent, un haut fonctionnaire cruel privé de ses deux bras. De son côté, le prêtre Cozatl s’adjoint les services de son ami d’enfance, OEil-Lance…


Preview à lire sur le site des éditions Delcourt

C'est un projet volumineux puisque annoncé sur cinq-cents pages qui se découperont en trois actes, et pour lequel HUB sera secondé par Emmanuel Michalak au storyboard. Le premier opus est un très bel album de 184 pages aux superbes illustrations dont beaucoup sont basées sur des glyphes et des codex historiques ou des objets du quotidien. L'environnement, l'architecture, la mythologie et la société aztèque sont bien rendus. les couleurs sont très belles, mon seul bémol est le côté un peu manga dans le dessin des personnages. Mais c'est une question de gout.

PhH


Lire l'avis des chroniqueurs de BDGest

 

Acte 2 - Maison-vide
Scénariste : HUB, Illustrateur : HUB, Coloriste : LI
éditions Delcourt, 11-2021

Afin d'assurer l'avenir de ses trois soeurs, Oeil-Lance accepte la proposition du prêtre Cozatl : il va enquêter sur les meurtres des très nombreuses jeunes filles dont les cadavres sont retrouvés momifiés un peu partout aux alentours de la cité de Tenochtitlan. Une mission difficile mais aussi délicate puisqu'elle va l'obliger à croiser à nouveau la route de son ennemi d'enfance : Serpent.

15 octobre 2019

Fugue mexicaine

Chloe Aridjis
Titre original : Sea Monsters
Trad. de l'anglais (États-Unis) par Antoine Bargel
éditions Mercure de France Parution,  10-2019

Présentation de l'éditeur

Pourquoi, Luisa ? a demandé mon père. Une question comme un poing serré, une phrase comprimée en une apostrophe et reprenant sa forme comme sous l’effet d’un ressort. Les plongeurs de Symi cherchaient des éponges et sont remontés à la surface avec des statues de bronze et de marbre venues d’une autre époque. Compression et décompression de l’air dans les poumons, une histoire décompressée dans une épave… 
Oui, pourquoi Luisa, dix-sept ans, a-t-elle fugué du domicile de ses parents à Mexico, avec un garçon qu’elle connaît à peine, sous le vague prétexte de retrouver douze nains ukrainiens évadés d’un cirque ? Sa petite fugue à travers le Mexique la conduit jusqu’à la plage de Zipolite sur la côte pacifique, fréquentée par des jeunes venus du monde entier, qui y vivent dans une sorte de bulle. Alors, pourquoi ?
À nous de chercher des réponses – peut-être sont-elles cachées, tels des monstres marins au fond des océans, dans les images et la langue si poétiques d’une si prometteuse romancière.

L'auteur
Chloé Aridjis est née  à New York en 1971. Elle est la fille aînée de l'écrivain Homero Aridjis et de Betty Aridjis Ferber, une militante écologiste et traductrice. Elle a grandi à Mexico et a longtemps vécu à Berlin. Elle réside aujourd'hui à Londres. Ses œuvres sont écrite en anglais. En 2009, son roman Le livre des nuages a obtenu en France le Prix du Premier Roman Étranger. Elle possède les nationalités étasunienne et mexicaine.

Voir la fiche sur le site de l'éditeur

2 octobre 2019

POSADA

Laeticia Bianchi
éditions L'Association,  09-2019

Présentation de l'éditeur
José Guadalupe Posada (1852-1913). Une œuvre unique, culte, un trait immédiatement reconnaissable, qui continue d’influencer les dessinateurs du monde entier. Cet ouvrage est la première monographie consacrée à l’œuvre de ce génie de la gravure – « aussi grand que Goya », disait de lui Diego Rivera – étonnamment méconnu en France. Plus de quatre cent images reproduites dans une qualité qui rend enfin grâce à leur finesse d’exécution. Les gravures proviennent d’une des plus importantes collections de son œuvre, celle de l’historien de l’art mexicain Mercurio Lopez-Casillas, qui regroupe toutes les facettes de l’extraordinaire Posada, renferme de nombreuses gravures inédites et permet d’admirer les différentes techniques du graveur.
Les inoubliables calaveras de Posada, squelettes qui rient, dansent, boivent et chantent, traduisant une conception mexicaine du rapport aux morts, sont d’une force exceptionnelle et ont bouleversé la représentation de la mort dans l’art.
Dans cet ouvrage qui dresse un panorama complet de sa production, le lecteur pourra découvrir pas à pas ses diverses périodes. Les images de Posada nous font voyager dans le Mexico des années 1900, celui des injustices politiques, de la modernisation de la ville, des crimes et des tremblements de terre, et des petits livres vendus par les colporteurs.
La Révolution, Dieu, le diable, l’enfance, la mort, la vie légère et insouciante de la haute société, la misère : aucun sujet n’aura échappé à Posada, qui a dépeint la vie et la mort avec une compassion et un humour inégalés.
Lætitia Bianchi, franco-mexicaine, a écrit un ouvrage s’adressant à un lectorat français qui ne s’en tient pas aux clichés, mais prend en compte un point de vue mexicain et les très récentes avancées de la recherche sur Posada – recherches qui ont modifié bien des points de vue erronés, le graveur étant resté longtemps méconnu du fait de sa vie humble et très discrète.
Plusieurs chefs-d’œuvre (ainsi la célèbre « Catrina », calavera que l’on reconnaît ainsi au premier regard, squelette féminin coiffée d’un luxueux chapeau, devenue une figure emblématique du Mexique) sont commentés en détail, afin d’expliquer la genèse de ces gravures.
Enfin, de nombreux textes très drôles et impertinents dans les journaux qu’illustraient les gravures de Posada sont pour la première fois traduits dans cet ouvrage qui dresse donc un panorama complet de la vie et de l’œuvre de cet extraordinaire graveur mexicain.
Source : L'association 


Biographie de José Guadalupe Posada (en espagnol)
Quelques calaveras célèbres (site Mexico chulo)

Gran Calavera eléctricas - J.-G. Posada

11 septembre 2019

Rien n'est noir

Claire Berest
éditions Stock, 21-08-2019

Résumé éditeur :

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.»


Fiche éditeur 

Claire Berest vous présente son dernier roman "Rien n'est noir" aux éditions Stock, aux côtés de Gaëlle Maindron, libraire du réseau PAGE à la librairie Livres in Room à Saint-Pol-de-Léon.

👉 Le roman a obtenu le Grand Prix des lectrices de Elle 2020 

👉 Rien n’est noir, roman primé de Claire Berest : podcats, vidéos, avis et critiques sur le site Bibliosurf