3 décembre 2022

Mexicayotl

Michael Collado
éditions DO, 08-2022

Présentation de l'éditeur

Un chanteur français nommé Arthur Loizeau, retraité en Californie, où il semble couler des jours heureux loin de la musique et de la poésie, dans lesquelles il a dû exceller avant que le décés de son frère jumeau le conduise à reconsidérer son existence, se voit un jour, par erreur, kidnappé par les sbires d’un surnommé Ogre, gourou obèse d’une secte croyant au retour des Aztèques.
Brièvement enfermé dans une cellule en attendant son sacrifice, Arthur parvient à s’échapper grâce au suicide de son geôlier, qui est aussi son sosie. Son évasion, qui n’a rien de spectaculaire, le conduit dans une vallée mexicaine, sèche et désolée, où, par un soir et par hasard, il rencontre un cow-boy, Sœur Justice, qui a ceci de commun avec Don Quichotte qu’il est bavard, menteur, intoxiqué par ses lectures et illuminé.
Les aventures qui s’en suivront seront évidemment multiples, drôlatiques, truculentes, picaresques et atteindront leur sommet avec la grande bataille du cirque, lieu de collision entre l’armée et l’Ogre, celle d’un Européen indianisé et la troupe d’un bandit diabolique.
L’histoire se finira même par un voyage en ballon.
Mexicayotl est un roman baroque mais lisible, fantaisiste mais fourmillant de vérités, plein de clins d’œil mais fluide et trépidant. Que ne renierait (certainement) pas le grand Cervantès. On peut aussi y déceler, en une sorte de jeu de pistes, des allusions à Lazarillo de Tormes, Zurbaran, Levi-Strauss, une multitude de westerns, D.H. Lawrence…
On ne s’y ennuie jamais et quand on l’a fini, on espère même qu’il y aura une suite.

Toutes les informations sur le livre sur le site de l'éditeur

L'auteur
Michael Collado est né en 1973 dans le Var. Universitaire spécialiste du Mexique, il a enseigné en France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Norvège. Spécialiste du polar latino-américain, il a soutenu une thèse de doctorat à Montpellier sur Paco Ignacio Taibo II. Il a enseigné l’Histoire et la littérature du Mexique aux universités d’Aix-Marseille et de Toulon, ainsi qu’à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Il vit désormais en Asie. Mexicayotl est son deuxième roman.

 

L'avis d'Agathe de Lastyns
L’extra­va­gance du récit laisse devi­ner dès le pre­mier cha­pitre qu’il peut s’agir de hal­lu­ci­na­tions ou d’un cau­che­mar. Cepen­dant, Arthur Loi­zeau et Sœur Jus­tice ont cha­cun sa logique ou sa sorte d’absurde, le nar­ra­teur appa­rais­sant comme le plus proche du bon sens, ce qui ne faci­lite pas tou­jours leurs rap­ports.
Dans un contexte où la vrai­sem­blance n’est pas de rigueur, le lec­teur a l’impression que tout peut arri­ver, et de fait, il advient des choses fort surprenantes...
Lire la suite sur le site Lelitteraire

 

22 octobre 2022

Une passion mélancolique selon Frida Kahlo

Christine Frérot
Éditeur : Ateliers Henry Dougier, 09-2022

 

 

Présentation de l'éditeur

On a beaucoup écrit sur Frida Kahlo (1907-1954). Si celle que l’on qualifie aujourd’hui de « féministe » est avant tout une femme libre, elle ne peut cependant être séparée de son mari, le grand peintre mexicain Diego Rivera (1886-1957), avec lequel elle a vécu vingt-cinq ans et partagé une vie tumultueuse, jalonnée de séparations, de trahisons, de liaisons et de jalousies, mais aussi d’amour, d’amitié et de complicité.
Comme historienne de l‘art spécialiste du Mexique moderne et contemporain, me mettre à la place de Diego pour accompagner la gestation de cette peinture et à travers elle, me remémorer les moments les plus marquants de leur vie commune, était un défi risqué, mais, intellectuellement et émotionnellement pour moi, un jeu excitant. J’ai dû prendre une distance raisonnable des faits et je suis entrée avec une liberté toute relative dans « l’intime » afin de comprendre la force et la pérennité de leurs liens non seulement amoureux, culturels et intellectuels mais aussi politiques. J’ai épluché les écrits du couple, leurs biographies et les textes critiques, j’ai croisé volontairement leurs regards et mesuré leurs sentiments, et à partir de ces matériaux historiques, j’ai bâti leur histoire, où l’affect et la peinture sont indissociables, en mettant en exergue ce qui m’a paru le plus pertinent pour comprendre comment cette oeuvre avait pris corps, aux côtés de la forte personnalité de Diego, dans la chair et l’esprit de Frida.
L’étreinte d’amour de l’univers, de la terre (Mexique), moi, Diego et Monsieur Xólotl (1949), est la dernière peinture importante de Frida Kahlo. Dans ce tableau, moins connu que ses autoportraits flamboyants, Diego repose dans ses bras, à la fois enfant et adulte, abandonné, bienheureux et apaisé. Mais l’univers de Frida n’est pas limité à sa personne, il n’est pas seulement son mari, son amant, son ami, son enfant ; elle est profondément attachée au Mexique, sa terre nourricière adorée, comme à l’art précolombien et aux chiens sacrés qu’elle vénère. L’étreinte d’amour est un autoportrait qui me semble être la quintessence de tout ce qui accroche Frida à la vie, mais aussi la confession mélancolique de ses certitudes. Il est aussi, en partie, l’histoire de Diego Rivera.
Illustration de la couverture : L’étreinte d’amour de l’univers, de la terre (Mexique), moi, Diego et Monsieur Xólotl par Frida Kahlo.
 

Christine Frérot, docteur en histoire de l’art, est spécialiste du Mexique. Elle a été responsable culturelle à l’Institut français de Mexico et chercheur à l’École des Hautes études en sciences sociales. Elle est critique d’art, membre de l’Aica et commissaire d'expositions.



15 octobre 2022

Le rocher blanc

Anna Hope
traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Élodie Leplat
édition Le bruit du Monde, 08-2022

 

Présentation de l'éditeur

Comment une petite dizaine d’individus originaires des quatre coins du monde se sont-ils retrouvés dans un minibus aux confins du Mexique, en compagnie d’un chaman ?
S’ils semblent tous captivés par ce rocher blanc auquel la tribu des Wixárikas attribue des pouvoirs extraordinaires, l’une d’entre eux, écrivaine, tente de prendre soin de sa fille, tout autant qu’elle réfléchit à la course du monde, et à l’écriture de son prochain roman. Autour de ce rocher se sont déroulées d’autres histoires qui pourraient bien l’inspirer. En remontant le fil du temps, Anna Hope décrit les rêves et la folie qui ont animé les hommes dans leur entreprise de conquête. Elle s’attache pour cela à quelques personnages, et en s’appuyant sur l’intensité dramatique et les élans contradictoires de chaque existence, compose un roman d’une puissance irrésistible.
Un lieutenant en expédition sur un navire espagnol (1775), deux sœurs yoemes déportées (1907), une star de rock en perdition (1969) et une écrivaine en pèlerinage, en quête de sens et d'un sujet pour son prochain roman (2020). Tous convergent vers le même point, le Rocher blanc, une petite île rocheuse située au large de San Blas, sur la côte ouest du Mexique dans la région de Narayit. Le Rocher blanc un lieu sacré pour les Wixarikas, qui le considèrent comme l'origine du monde. San Blas fut aussi point de départ d'un grand nombre d'expéditions dans le Pacifique.

À propos d'Anna Hope
Elle est est née en 1974 à Manchester. Après avoir suivi des études d’art dramatique entre Londres et Oxford, elle vit aujourd’hui dans le Sussex. Ses trois premiers romans, Le chagrin des vivants, La salle de bal (Grand Prix des lectrices de ELLE 2018) et Nos espérances, ont été publiés aux éditions Gallimard.
La fiche complète du livre sur le site de l'éditeur.

A propos des Wixárikas (aussi dénommés Huicholes), voir le site Centro de Investigacion Wixárikas
(en espagnol / en anglais)


Le Rocher blanc d'Anna Hope : un incroyable voyage dans le temps autour de l'origine du monde.
La romancière anglaise Anna Hope nous embarque dans une fresque qui traverse les siècles et jette un œil aiguisé sur la brutalité des conquêtes coloniales et sur la société occidentale, héritière de cette histoire. Par Laurence Houot, France Télévisions Rédaction Culture

... /Quatre époques, quatre personnages
"L'écrivaine" voyage au Mexique avec son mari et sa fille. Ils sont là pour célébrer la naissance de leur enfant. Dans un minibus avec un chaman et un groupe de touristes, ils se dirigent doucement vers le Rocher blanc pour une cérémonie New Age avec les peuples autochtones. Mais leur couple bat de l'aile, et à l'autre bout du monde, une pandémie pointe le bout de son nez. L'écrivaine prend soin de sa petite fille, et réfléchit à son prochain roman.
"Le chanteur", très clairement inspiré par Jim Morrison, a fait faux bond aux équipes de sa tournée. Disparu de la circulation, il traîne son ennui dans un hôtel de la côte mexicaine. Lassé par la notoriété, il cherche un sens à cette vie enivrée de succès.
"La fille" est une Yoeme (peuple amérindien, NDLR). Avec sa sœur, elles tentent de survivre dans l'expédition qui doit les conduire vers un destin qu'elles devinent funeste. Entassées avec d'autres dans une embarcation aux conditions de vie déplorables, elles ont été arrachées à leur terre et sont conduites de force sur la côte. Sa sœur est blessée. Les deux jeunes filles s'accrochent aux histoires de leur enfance, à leur culture, pour tenter de survivre.
"Le lieutenant" est un capitaine d'expédition. Il partage celle-ci avec d'autres explorateurs. L'un d'entre eux, le Capitaine Manrique, est soudain pris de divagations. Il a la vision que la course dans laquelle se sont lancés les empires coloniaux, qu'il sert, "aboutira à la ruine". "Nous sommes les agents de la Chute. Nous devons nous repentir. Faire des offrandes. Retourner chez nous", souffle le Capitaine. Ses propos sont considérés comme une trahison. Le lieutenant tente de le sauver, sans mettre en péril l'expédition, "il n'y a pas le choix". /...
Lire l'article en intégralité sur le site Franceinfo : Culture



Anna Hope : un Mexique imaginaire
A la recherche d'une civilisation perdue, par Jacques-Emile Miriel
Le quatrième roman de l’écrivain et actrice anglaise nous emmène dans un Mexique mi-réel mi-imaginaire. Le Rocher blanc raconte quatre histoires situées à des époques historiques différentes mais qui sont unies par un même symbole, le rocher sacré du titre.
Lire l'article (abonnés) sur le site Causeur

8 octobre 2022

Rencontre avec Rafael PINEDA

Rencontre avec RAFAEL PINEDA "RAPE", dessinateur de presse mexicain, autour de sa trajectoire journalistique et sa collaboration avec des médias en Amérique latine et en Europe. La rencontre sera présentée par Claudia Reyes García.

Bibliothèque hispanique de l'Université Paul Valéry à Montpellier
Jeudi 13 octobre à 14h00
Entrée libre, sur inscription

Manifestation organisée dans le cadre des " Belles Latinas 2022 "

Inscription : https://www.billetweb.fr/belles-lainas-rafael-pineda-rape-universite-de-montpellier-3


 

La page dédiée à Rafael Pineda "Rapé" sur le site Cartoonig for Peace

Rafael Pineda a été le premier prix national pour les visages de la discrimination « Gilberto Rincón Gallardo », Mexique, en 2011 ; Prix du journalisme Gabriel García Márquez, catégorie Image. Colombie, 2017 et Premio Nacional de Periodismo, dans la catégorie Caricature et Humour, Mexique, 2016. En savoir plus sur Rafael Pineda.


10 septembre 2022

Rodez - Mexico

Julien Villa
éditions Rue de l'échiquier, 09-2022

 

Présentation de l'éditeur

 

Avec le sous-commandant Marcos insurgé de Rodez : la France périurbaine a trouvé son Don Quichotte !
À trente ans, Marco Jublovski vit avec sa mère dans un pavillon de la zone industrielle et commerciale du Grand Rodez, où il travaille comme agent communal à l'entretien des espaces verts. Son seul plaisir dans un quotidien où l'apathie rivalise avec l'ennui, c'est sa bande d'amis – les mêmes depuis l'enfance. Un matin, après une fête sur le Larzac, Marco découvre l'existence du sous-commandant Marcos et des néozapatistes. La sensation d'avoir rencontré son double le bouleverse. Du jour au lendemain, il se passionne pour la pensée révolutionnaire et le Mexique. Par une sorte d'étrange hasard, c'est le moment que choisissent les pouvoirs publics pour lancer une procédure d'expropriation au nom de l'essor du Grand Rodez. Inspiré par la lutte des paysans du Chiapas et les grands mythes mexicains tels qu'Emiliano Zapata et Pancho Villa, Marco est bien décidé à résister.

Julien Villa est comédien, metteur en scène et auteur.
Après le succès de sa première pièce, J'ai dans mon coeur un General Motors, il met en scène et écrit en 2019 son deuxième spectacle : Philip K. ou la fille aux cheveux noirs. Il initie avec cette création la trilogie des Don Quichotte – dont fait partie le projet Rodez-Mexico –, qui sont « des contes présentant des chevaliers du réel, des bouffons, arpentant chacun une époque, dans l'histoire de la société capitaliste.




4 juin 2022

De l'autre côté du charco : Mexique

Patxi Beltzaiz & Véro Traba
éditions Contre - faits, 05-2022

 

Présentation

Au Mexique, nous avons tourné en rond. Par choix. Indifférents à la ligne droite. De 2011 à 2020, nous avons bifurqué au sud, nous sommes allés à la rencontre des indigènes du XXIe siècle, nous avons approché ce Mexique profond qui, cinq cents ans après, résiste encore au modèle imposé par la colonisation.

Un récit de voyage fait d'allers-retours entre Ciudad de Mexico, le Guerrero, Oaxaca, l'isthme de Tehuantepec et le Chiapas.

 

 

Description

photographies : Patxi Beltzaiz / récits: Véro Traba / préface: Georges Lapierre
304 pages – 138 photographies
Le site de l'éditeur

Le blog de Vero et Patxi qui a précédé le livre : De l'autre côté du Charco

A propos de l'expression otro lado del charco

Esta frase hace referencia a los países y continentes que se encuentran separados por un océano, si se remplaza la palabra “charco” por la palabra “océano”, se pronunciaría “otro lado del océano”. Esta expresión es de origen latinoamericano, así que particularmente se refiere al océano que divide América de Europa.
En français : de l'autre côté de l'océan, sur l'autre rive de l'océan, outre-atlantique ...

21 mai 2022

Plein Sud

Benoit Marchisio
éditions Les Arènes, 05-2022

 

Présentation de l'éditeur

Mexique, 1866. 

Le pays, administré par un empire français fantoche, est au bord de l’implosion. Napoléon III, conscient que la situation lui a définitivement échappé, a prévenu ses hommes encore sur place : il n’enverra plus ni soldat ni argent. Tandis que la révolte gronde, Balthazar Cordelier, capitaine d’un vaisseau pirate, tombe dans les griffes d’Antoine Sampoli, sous-préfet du département de Veracruz. Pour sauver sa peau, il jure pouvoir mener Sampoli sur la piste du trésor perdu de Laurens De Graaf, flibustier hollandais à la fortune immense. La possibilité de mettre la main sur une montagne d’or réveille les espoirs d’une poignée d’ambitieux, de cyniques et d’idéalistes, bien décidés à tirer leur épingle du jeu avant l’hallali. Unis dans une quête chimérique où chacun projette son absolu, ils vont devoir cohabiter alors que le pays sombre dans le chaos…

La fiche du livre sur le site de l'éditeur 

La chronique de Laurent Greusard sur le site K-Libre, l'actu de la littérature policière et du film noir.
Les Français oublient parfois (et peut-être est-ce préférable) des pans de leur propre histoire. Si l'on se souvient que l'empereur Napoléon III a disparu suite au désastre de la guerre de 1870, on a moins de connaissances sur la non moins désastreuse "conquête" du Mexique. En 1866, c'est presque déjà la fin de cet empire colonial, où des préfets français, s'appuyant sur des soldats mal payés, tentent de porter à bout de bras une entreprise coloniale où s'enrichissent quelques colons.
Plein sud est parcouru par un exotisme qui n'est jamais vain, mais raconte une histoire forte, décrit une épopée historique de qualité, dresse des portraits crédibles de personnages en quelques traits. L'on redevient enfant aux yeux exorbités devant des pirates, des cow-boys, des belles femmes armées de fusils, des hommes poursuivis par leurs démons... Lire la suite de l'article sur K-Libre

14 mai 2022

Adelitas : les combattantes dans la Révolution mexicaine

Rosario Acosta Nieva, Eric Taladoire
éditions du Cerf, 04-2022

 

Présentation de l'éditeur

Dans la première grande révolution du xxe siècle, celle du Mexique, les femmes jouèrent un rôle décisif. Qui furent-elles ? Comment justifièrent-elles leur combat ? Quelle place prirent-elles dans la lutte armée ? Cette grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman constitue une contribution majeure au récit mondial féminin.
Pas de révolution au Mexique sans les femmes. C'est cette vérité cachée que nous révèle cette rigoureuse et passionnante saga historique qui déconstruit l'histoire officielle, écrite par les hommes.

 

Spécialistes du Mexique, Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire dépeignent avec talent plusieurs figures de femmes qui accompagnent les guérilleros, dont la célèbre Adela Velarde Pérez, dite Adelita, d'où le surnom usuel des soldaderas. Au front comme à l'arrière, les Adelitas se révèlent essentielles : combattantes, militantes, cuisinières, infirmières, messagères. Aristocrates ou plébéiennes, quel rapport entretiennent-elles avec la lutte armée ? Et avec les hommes qu'elles ont accepté de rejoindre tout en leur étant, en principe, assujetties ? Comment justifient-elles leur combat et quelle place ont-elles dans la lutte armée ? Et surtout, pourquoi et comment le pouvoir qui émerge de la révolution et qui leur doit tant efface-t-il leurs noms et leur mémoire ?
Une grande enquête historique et inédite qui se lit comme un roman. Une contribution majeure au récit mondial féminin.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Adelita est aussi le titre d'un célèbre corrido de la révolution, qui a été interprété par tous les grands de la chanson mexicaine. C'est un titre incontournable du style ranchera. L’auteur des paroles est inconnu.

Esta es la historia de “La Adelita”, la mujer que inspiró el corrido de la Revolución Mexicana. La canción fue un regalo que un sargento le dio antes de mori. Un article de Denisse Pérez Antonio en espagnol à lire sur le journal El Sol de Puebla

Adela Velarde Perez
Aresser23, CC BY-SA 4.0
<https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>
via Wikimedia


 Écouter La Adelita, interprétée par Amparo Ochoa


👉 Une recension du livre à lire sur le site EAN
... " Adelitas, de Rosario Acosta Nieva et Éric Taladoire, a le mérite de rassembler tout ce que l’on sait sur les femmes qui participèrent de 1911 à 1918 à la révolution mexicaine. Malgré la permanence au pouvoir de ses vainqueurs jusqu’aux années 2000 à travers le Parti révolutionnaire institutionnel, issu de cette révolution et originellement de gauche, ces femmes n’obtinrent guère de reconnaissance, et moins encore de pensions ou si tardivement qu’elles hantent l’histoire du pays comme un pur et simple déni. On peut croire d’ailleurs que c’est en toute continuité que la violence présente permit tant d’assassinats de femmes considérés comme sans importance. "... 
par Maïté Bouyssy7 juillet 2022,  6 mn, Numéro 154, à lire en entier sur le site EAN


7 mai 2022

Le Mexicain

Jack London
éditions Libertaria, 04-2017

Présentation de l'éditeur


Nouvelle édition 2017. Nouvelle traduction.

Il y a dix ans, avec Le Mexicain, Libertalia publiait son premier ouvrage. Il s’agissait alors d’une traduction de Louis Postif, initialement publiée en 1937, et quelque peu révisée. Parce que ce texte fait sens, nous avons demandé à Philippe Mortimer, traducteur de Construire un feu, Coup pour coup, Le Talon de fer, de le reprendre intégralement. Le résultat est éloquent.
« Puis, il vit la révolution dans toute sa gloire – rouge et resplendissante –, la révolution qui allait se propager dans son pays martyr et briser le joug du tyran. Les fusils étaient là, à portée de main. Chacun de ces visages honnis était un fusil. C’était pour ces fusils qu’il combattait. Il était ces fusils. Il était la révolution. Il boxait pour le Mexique tout entier. »
1910, les paysans crèvent de faim, le Mexique est en ébullition. La dictature de Porfirio Díaz, s’appuyant sur les grands propriétaires et les militaires, étouffe toute contestation par le fer et par le feu. Mais le règne de plus de trente ans touche à sa fin. Depuis la Californie, les révolutionnaires en exil préparent la conquête du pouvoir. Un matin, Felipe Rivera, jeune Mexicain chétif, surgit dans les locaux de l’organisation. Nul ne sait d’où il vient. On ne lui connaît aucune activité, pourtant il remplit les caisses. Il fascine, il fait peur. Cet être est un mystère…


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Un article sur l'escapade mexicaine de Jack London de Bernard Fauconnier, « Escapade mexicaine », Jack London. sous la direction de B. Fauconnier. Paris, Gallimard, « Folio Biographies », 2014, p. 246-254. URL : https://www.cairn.info/--9782070448180-page-246.htm
Un article sur Jack London à lire sur National Géographic
Un article sur le livre à lire sur le blog Des étagères et des livres

30 avril 2022

Frida Kahlo

Hayden Herrera
traduction de l'anglais par Philippe Beaudouin
éditions Flammarion, 05-2022
(réédition)

Présentation de l'éditeur

Frida. L’artiste-peintre qu’on ne nomme que par son prénom est aussi chatoyante, dans ses robes traditionnelles colorées, que son langage est effronté. Mais elle est aussi sensible, abîmée et malade. Un accident de bus à 18 ans la plongea dans une souffrance physique constante. Depuis, Frida Kahlo ne cessa de vivre dans un « conflit entre une Frida morte et une Frida vivante », une dualité excessivement humaine que nous présente Hayden Herrera dans cette biographie intime et documentée. Jeune élève rebelle de l’École nationale préparatoire de Mexico, puis militante communiste, elle côtoya très tôt les muralistes et les artistes révolutionnaires. Elle créa un art singulier, comme un miroir de sa vie, qui suscita l’admiration de Pablo Picasso, Juan Miró ou encore Wassily Kandinsky.
Nous découvrons aussi à travers de nombreuses lettres et extraits de son journal intime qu’elle fut l’amie de Nelson Rockefeller, de Tina Modotti ou encore d’André Breton et qu’elle vécut ses drames amoureux avec Trotski ou Nickolas Muray sous l’ombre maritale, irremplaçable et mythique de Diego Rivera.
Près de soixante-dix ans après sa disparition, l’histoire de cette femme à l’humour et à l’imagination débordants reste aussi extraordinaire, aussi bouleversante que sa légende et que son univers pictural. 
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

 

Hayden Herrera est historienne de l'art spécialiste de la peinture nord-américaine et latino-américaine du XXe siècle. Elle écrit régulièrement des articles pour Art In America, Art Forum, Connoisseur, et le New York Times et est l'auteur d'une biographie sur Matisse.

Les autres articles du blog qui parlent de Frida Kahlo