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14 octobre 2014

La nuit de Tlatelolco - Rencontre à L'Atinoir le 23 octobre 2014 (Marseille)

Rencontre à L’atinoir
Avec le Collectif des Métiers de l’édition et Marion Gary (traductrice)
Autour du livre
La Nuit de Tlatelolco
d’Elena Poniatowska

Jeudi 23 octobre à 18h30

À l’occasion de la sortie le 28 août dernier du livre La Nuit de Tlatelolco, Histoire orale d'un massacre d'État d’Elena Poniatowska, publié par le Collectif des Métiers de l’édition (CMDE, Toulouse), nous vous proposons d’assister à une présentation de l’ouvrage. Seront présents la traductrice Marion Gary et des membres du collectif. L’ouvrage, qui revient sur la répression du mouvement étudiant de 68 par le parti d’État mexicain, a été publié dans la collection « À l'ombre du maguey », spécialisée dans la diffusion d'ouvrage et de documentaires à portée sociale et historique d'Amérique latine.

Cette soirée permettra de revenir sur le mouvement étudiant de 1968 que le parti d’État mexicain, le PRI, finira par écraser dans le sang à dix jours du début des J.O. de Mexico, sous les yeux de la presse internationale. La traductrice présentera l'œuvre à travers les conditions de son élaboration (recueil de témoignages dans des circonstances parfois difficiles) et le contexte socio-historique de l'époque (origines et retombées du mouvement, autoritarisme d’État).
En savoir plus.

L’atinoir
4 rue Barbaroux
13001 Marseille.
Tel: 04 91 02 80 70
e-mail:contact@latinoir.fr
Site :  www.latinoir.fr/

Métro : Réformés-Canebière Ligne 1
Tramway : Réformés Canebière T2
Bus : Réformés Canebière 33, 34, 49, 74.

L'évocation de La nuit de Tlatelolco est d'une cruelle actualité, une semaine après Le jour d'Ayotzinapa ! A ce sujet, Elena Poniatowska a écrit  “¿Cuál es el futuro en un país donde el Estado mata a sus estudiantes ? , formule reprise lors des manifestations de solidarité avec les victimes et les familles des disparus, de par le Mexique et de par le monde.

9 octobre 2014

Ayotzinapa, Tlatelolco de los tiempos "modernos"





“¿Cuál es el futuro en un país donde el Estado mata a sus estudiantes?”

Elena Poniatowska
Ciudad de México - (SinEmbargo/El Sur) – 6 de octubre 2014


La escritora y periodista Elena Poniatowska consideró que el ataque de policías de Iguala, Guerrero, contra alumnos de la Normal de Ayotzinapa y un grupo de futbolistas la semana pasada, que dejó seis muertos, alcanzó los niveles de un crimen de Estado y preguntó: “¿Cuál es nuestro futuro en un país donde el Estado mata a sus estudiantes?”. “¿Qué es lo que nos espera, dónde vivimos y quiénes nos protegen?, preguntarán las madres de familia de los desaparecidos, de los muertos, y nosotros los mexicanos”, cuestionó al término de la ceremonia donde la Universidad Autónoma de Guerrero (UAG) le entregó un doctorado honoris causa ayer sábado.

Ante la noticia de que los cuerpos encontrados en fosas clandestinas en Iguala pudieran ser efectivamente de algunos de los 43 normalistas que desaparecieron durante el ataque, expresó su terror. Dijo a El Sur que “eso es una tragedia humana y una desgracia que suceda en un país que se presume de democrático como el nuestro, y además, para el régimen, pues es un golpe tremendo…” Por su parte, uno de los líderes del movimiento estudiantil de 1968.

Salvador Martínez della Rocca, que acompañaba a Elena Poniatowska, lamentó los hechos y declaró que “si bien el Estado es el monopolio de la violencia legítima, y estamos viviendo el monopolio de la violencia ilegítima, pues no hay Estados fallidos, sólo no hay Estados”. Por ello, agregó, “se tiene que exigir justicia, justicia y más justicia”.




A San Cristobal de las Casas (Chiapas), les membres de l'EZLN défilent en solidarité avec les victimes d'Ayotzinapa.
(MVS Noticias) Miles de indígenas integrantes del Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN) en Chiapas realizaron una marcha silenciosa en esta ciudad colonial “en señal de dolor y coraje” y por la demanda de “justicia verdadera”, en el asesinato de 43 estudiantes normalistas de la Escuela Rural Normal de Ayotzinapa, Guerrero.


 

 

15 janvier 2013

Feria del libro alternativa - Coyoacan 2012 (Mexico DF)

El encuentro, en el que participan 300 sellos editoriales, busca promover la lectura en las plazas públicas y acercar a destacados autores con el público, informaron los organizadores en un comunicado. Con la participación de las escritoras mexicanas Guadalupe Loaeza, Laura Esquivel y Mónica Lavín inició la Feria del Libro Alternativa en el Jardín Hidalgo de la Delegación Coyoacán, donde hasta el domingo próximo se realizarán presentaciones editoriales, conferencias, tertulias y conciertos.

Le dimanche 14 décembre 2012 étaient présents, Paco Ignacio Taibo II, Elena Poniatowska, Juan Villoro et Fabrizio Mejia Madrid. Elena et Paco ont présenté une petite causerie sur leurs carrières comme journalistes, leurs rencontres (riches et variées), des anecdotes et ont parlé de leurs ouvrages récents.


PIT 2, toujours disponible, aimable et rigolard !
  
 
  PIT 2 et Elena Poniatowska

Juan Villloro, quant à lui, écrivain et chroniqueur de football, a fait une petite conférence très plaisante sur la sociologie du football, illustrée de savoureuses annecdotes. Il a par exemple parlé du club de Necaxa, aujourd'hui grand club mexicain de 1er ligue et régulièrement présent dans des compétitions internationales, mais qui, dans les années 1940 était un club de la capitale aux succès et à la renommée limitée. Les aficionados étaient peu nombreux et se connaissaient presque tous. Un jour l'un de ces supporters téléphona au siège du club pour savoir quel jour et à quelle heure Necaxa allait jouer. L'interlocuteur, dirigeant du club lui répondit : " et vous, quand êtes vous libre ?".
Il raconta également l'humour d'un commentateur mexicain lors d'un match de l'équipe nationale d'Union Soviétique, URSS, ce qui en cyrillique donnait CCCP. Ce que le facétieux commentateur transforma en Cu Curu Cucu Paloma !


Juan Villoro


La manifestation était organisé par la "brigada leer en libertad" (lire en liberté)

 Un ouvrage dédicacé par Elena Poniatowska












5 novembre 2012

Quiela

Pièce de théâtre
de Guillermo León Tequio Mexico, teatro de la Capilla, théâtre de l'Elysée (Lyon)
à partir de "Cher Diego, Quiela t'embrasse" d'Elena Poniatowska


Diego Rivera, le célèbre muraliste mexicain, s’est marié trois fois. Si on connait particulièrement bien sa dernière femme, la peintre Frida Khalo, on entend déjà moins parler de sa seconde épouse Guadalupe Marin. Quant à la première, Angelica Beloff, elle est quasiment inconnue. A partir des lettres d’Angelina à Diego, alors qu’elle est à Paris et lui au Mexique, l’écrivain Elena Poniatowska va écrire « Cher Diego, Quiela t’embrasse », Querido Diego, te abraza Quiela. Ces lettres écrites dans les années 1920 relatent la vie d’Angelina à Paris, saisie par le « froid qui vient d’Alsace et de Verdun », la pneumonie de son fils puis la mort de celui-ci, et enfin sa solitude.
Le texte d’Elena Poniatowska a été adapté pour le théâtre à travers la pièce « Quiela », monologue joué en France par Odille Lauría. L’œuvre est très prenante, reflet tragique de la triste vie d’Angelina lors de son séjour parisien. Alors qu’elle est russe, elle trouve le froid de Paris plus terrible que celui de Saint Petersbourg, sa ville natale. Un froid qui lui enlève son fils sans que Diego ne s’en soucie. Lui est tout à sa peinture, à la recherche de la lumière des impressionnistes, à d’autres conquêtes féminines aussi. Indulgente devant le génie du maître, Angelina, elle même peintre sous le nom de Quiela, devient féroce et haineuse lorsque le peintre, cet hijo de puta, ne manifeste aucune émotion à la mort de son propre fils. Au contraire, il semble même soulagé d’un poids. Être seule en scène avec un texte de plus d'un heure est déjà une performance. Jouer avec passion toute une gamme de sentiments, joie, colère, espoir, déprime, en est une autre. Avec un décor et une mise en scène minimalistes et ce jeu très juste d’Odille Lauría, on ressent tout ce qu’Angelina a pu supporter à Paris, mais aussi 10 ans plus tard. En effet, grâce aux méandres du destin et à de généreux amis, Angelina pourra se rendra à Mexico. Invitée à une cérémonie ou sont présents de nombreux artistes, elle y retrouve Diego Rivera. Leurs regards se croisent. Il ne lui adressera pas la parole. L’a-t-il même reconnue ?*. Entre ses aventures extraconjugales du temps de Guadalupe puis de Frida, et sa conduite terriblement méprisante avec Angelina, l’image de Diego Rivera est un peu plus écornée. Un peintre brillant, certes, mais aussi un sacré sale type.
Ph.H.

* : Marié à ce moment à Guadalupe Marin, dont la jalousie (ô combien justifiée) était légendaire, on peut, à la décharge de Rivera, envisager qu’il ait choisi d’ignorer Angelina pour éviter une scène. Ça reste une pure hypothèse.




Quiela
Autor : Guillermo León, a partir de la novela "Querido Diego, Te Abraza Quiela"
de Elena Poniatowska.
Dirección escénica: Guillermo León
Elenco: Odille Lauría
« Quiela » es un monólogo que tiene como protagonista a Angelina Beloff, la primera esposa del célebre pintor mexicano Diego Rivera, con quien se encuentra en el París de principios del siglo XX. Es el París de Picasso, Gris, Modigliani; ambos están allí buscando encontrar SU pintura y compartiendo el hambre, la miseria, la enfermedad, el frío, la guerra… y las múltiples andanzas de Diego. Al morir el único hijo de la pareja, Diego no lo soporta y regresa a su tierra. Angelina, Quiela, se queda en París, esperando a que su marido le envíe el dinero necesario para que ella pueda alcanzarlo en México. Pero Diego no lo hará. Diego no volverá nunca.
(Teatro de la Capilla, Coyoacan, Mexico DF)


 

Résumé Actes Sud :
En soixante pages d’une pudeur et d’une discrétion exemplaires, Elena Poniatowska évoque ici la dévastation provoquée dans la vie d’Angelina Beloff par le départ de son amant, le peintre mexicain Diego Rivera. Dans ce récit épistolaire à une voix, c’est l’autre voix, celle de l’absent, qui par son silence donne à la solitude d’Angelina les dimensions du tragique. Le roman d’Elena Poniatowska est, depuis sa publication en 1978, l’un des livres les plus lus au Mexique. A découvrir comme il fut écrit : passionnément !