Les Mystères de sœur Juana 3 Oscar de Muriel traduit de l'espagnol (Mexique) par Vanessa Canavesi Les Presses de la Cité, 01-2024
Présentation éditeur
Don Antonio de Horcasitas, noble espagnol à la
moralité douteuse, est retrouvé mort au palais. Empoisonné, à
l’évidence. Tout porte à croire que la coupable est Alina, la jeune
protégée de sœur Juana. Après tout, cette novice passionnée de botanique
ne manipule-t-elle pas, telle une sorcière, mixtures et herbes
anciennes dans le jardin du couvent ? Mais ce qui soigne est parfois ce
qui tue, et à vouloir s’immiscer dans le secret divin, on court à sa
perte.
Les religieuses de San Jerónimo se retrouvent une nouvelle fois dans la
tourmente, prises dans un écheveau plus inextricable que jamais. Car,
dans l’ombre, l’Inquisition veut la peau de sœur Juana. Que la poétesse
vive cloîtrée ne suffit plus, il faut maintenant la museler… Et, avec
elle, toutes les voix féminines de son temps.
Oscar de Muriel est né à Mexico. Diplômé de chimie, violoniste,
traducteur et écrivain, il vit aujourd’hui entre le Mexique et le nord
de l’Angleterre. Après Mort au couvent, Sang d'encre est le deuxième volume de sa série de polars historiques, exotiques et mystiques, « Les Mystères de sœur Juana ».
Los antiguos venenos Muerte en San Jerónimo - 3 editorial Montena
Hay tantísimas piezas, todas desencajadas más andan entre sombras, bien amortajadas, sus rastros perfumados, sus huellas pisoteadas, y voces que susurran verdades ultrajadas. Don Antonio de Horcasitas, noble español de moral dudosa, muere envenenado en el palacio de los virreyes, tras comprar medicinas preparadas en el convento de San Jerónimo. Alina, joven protegida de sor Juana Inés de la Cruz y ávida científica, fue quien destiló esos remedios, y de inmediato recaen sobre ella las sospechosas de asesinat y brujería. A.Su fiel doncella Matea, así como sor Juana y don Carlos Sigüenza y Góngora, deberán unir fuerzas para ayudarla a probar su inocencia, antes de que el caso llegue a oídos del tan temido arzobispo Aguiar.
Camilla Townsend traduit de l'anglais par Sylvie Taussig éditions Albin Michel, 01-2024
Présentation de l'éditeur
L’Histoire, on le sait, est toujours écrite par les vainqueurs. C’est le cas notamment de la conquête de l’empire aztèque, entreprise en 1519 par Hernán Cortés, et racontée à de multiples reprises mais toujours du point de vue des Espagnols. Or les autochtones, initiés à l’alphabet romain par les missionnaires, ont eux aussi consigné leur histoire dans leur propre langue, le nahuatl. C’est en s’appuyant sur ces sources, jusqu’alors peu exploitées, que Camilla Townsend met un terme à la légende dorée des conquistadors et au stéréotype des sauvages assoiffés de sang. À partir de leurs écrits, elle retrace l’incroyable histoire des Aztèques du XIIIe au XVIIe siècle. Cette civilisation fascinante a été à l’origine d’une cité fabuleuse et sans équivalent à l’époque, Tenochtitlan, qui deviendra plus tard Mexico. Contrairement à ce que l’on a longtemps considéré, elle a su s’adapter et développer des technologies nouvelles pour survivre à l’invasion espagnole.
Informations : EAN : 9782226460295 Nombre de pages : 416 Prix : 26,90 €
Camilla Townsend, diplômée de Bryn Mawr College et de Rutgers University où elle enseigne aujourd’hui l’histoire, est spécialiste de l’Amérique précolombienne et du nahuatl. Le Cinquième Soleil a été récompensé en 2020 par le prestigieux Cundhill History Prize.
« Le Cinquième Soleil », de Camilla Townsend : les Aztèques par eux-mêmes Des chroniques aztèques méconnues permettent de reconstituer leur version de l’histoire. Ce que fait l’historienne américaine dans un éclairant essai. Un article de François Otchakovsky-Laurens à lire sur Le Monde (abonnés).
Peut-on aimer les autres quand on ne s'aime
pas soi-même ? C'est la question que se pose Cassie, quand elle
contemple ses presque 50 ans, ses kilos en trop, sa solitude... Des
gens, elle en croise pourtant. Mais elle ne les voit pas, pas vraiment.
Elle ne voit pas non plus Soledad, la vieille dame mexicaine qui
s'occupe de sa maison. Quand cette dernière décède au milieu du salon,
Cassie se sent un peu honteuse, encore plus en lisant sa lettre : "
Quand je serai morte, ramenez-moi chez moi ". C'est le début d'un voyage vers un nouveau soleil, une nouvelle vie peut-être...
Voici l’histoire de Cassie. La
Floride, de nos jours. Depuis qu’elle est toute petite, tout le monde
appelle Cassie par son surnom, Mama Cass, comme la chanteuse pop. Elle
a cinquante ans, elle est complexée par ses kilos, solitaire,
désenchantée. Sa vie tourne autour du safari-alligators hérité de ses
parents, qui embarque les touristes en aéroglisseur pour observer les
merveilles de la nature dans les Everglades. Elle n’a qu’un ami,
Oleg, qui la fait rire et supporte son caractère. Quand elle retrouve sa
grande maison vide, le ménage est fait, par Soledad, une Mexicaine âgée
qui travaillait déjà pour ses parents. Un soir, Mama Cass découvre
Soledad étendue sur le tapis du salon. Morte. Crise cardiaque. Qui
prévenir ? En furetant, elle trouve dans un tiroir un mot de Soledad : «
Mademoiselle Cassie, quand je serai morte, ramenez-moi chez moi. » Mama
Cass n’est jamais sortie de Floride. Mais elle se sent tenue de
respecter ces dernières volontés. Pour la première fois de sa vie, elle
va prendre l’avion, et partir pour le Yucatán, à la recherche des
origines de Soledad, la Mexicaine aux yeux clairs.
Informations ISBN : 9782266340144 Nombre de pages : 384 Prix : 9 €
Bernard Plossu éditions Contrejour, 05-2023 première édition en 1979
Présentation
Les deux ouvrages tirés à 1000 exemplaires vendus exclusivement ensemble sont présentés sous jaquette.
Le voyage mexicain, livre mythique de Bernard Plossu paru en 1979 est enfin réédité dans sa version originale accompagné de Jungle,
un livre inédit de photographies couleurs qu’il réalisa à la même
époque lors d’une expédition dans la jungle du Chiapas mexicaine.L’ensemble
ainsi constitué révèle comment un jeune homme d’à peine vingt ans,
amateur de cinéma d’auteur et de films grand public met spontanément en
place dès ses débuts de photographe une esthétique personnelle sans rien
connaitre des photographes importants de son époque. Et dans le même
temps, que ce soit sur la route à travers l’approche poétique du Voyage mexicain ou narrative de Jungle, on sent que tout est déjà en place : la conscience de son devenir d’auteur et sonapproche conceptuelle à travers les livres conçus comme des œuvres à part entière.
Le voyage mexicain, avant-propos de Denis Roche C’est un témoignage optimiste de la beat génération, une rupture dans
l’histoire de la photographie avec des cadrages à l’opposé de la
tradition française, des images qui nous en disent autant sur le
photographe que sur le pays traversé. La critique fut enthousiaste à la
sortie de ce petit livre en 1979, et son auteur qualifié de « Robert
Frank heureux ». Dans samémorable
préface Denis Roche explique ce qu’est la liberté de la photographie
qui permet qu’un savoir et une esthétique soient mystérieusement
spontanés comme chez Bernard Plossu.
Jungle, avant-propos de Claude Nori Début 1966, Bernard Plossu qui n’a que vingt ans est engagé comme
photographe dans une expédition anglaise à la recherche d’un temple
maya. Ce sera pour lui une façon d’améliorer sa technique mais aussi
l’art de la débrouille et de la survie au contact d’une nature souvent
hostile avec les quatre autres jeunes membres de l’expédition. Il
tiendra tout le long de cette expérience, un journal dont des extraits
sont publiés dans l’ouvrage, donnant à cette approche de son périple
mexicain une dimension aventurière.
1454, empire aztèque, une série de meurtres ébranle le pouvoir. Le conseiller du souverain informe son fils sur son lit de mort qu'il
doit se tenir prêt à reprendre cette fonction honorifique. Mais cette
lourde charge ne souffre pas de passer au second plan. Or, ce fils
recherche sa fille disparue, Deux-Fleurs, et plus de quarante momies ont
été retrouvées aux quatre coins du royaume. Le tueur de jeunes filles
court toujours...
Informations ISBN : 9782413048886 Nombres de pages : 106 Prix : 19,99€
Le cadre général de l'histoire A
lors que l’empire aztèque est en proie à la
famine et que les sacrifices humains se multiplient, trois garçons
naissent à Tenochtitlan. Malgré leurs origines sociales différentes, le
destin va les réunir. Des années plus tard, une jeune fille disparaît
dans un champ, tandis qu’ailleurs, des enfants découvrent une étrange
momie, énucléée et le visage blanchi, accrochée à un cactus. Ce ne sont
pas les premières et le gouverneur craint que la rumeur se répande dans
la population. Aussi décide-t-il de mandater l’achcauhtin*
Serpent pour y mettre un terme ; par tous les moyens. Présent lors du
conseil, Cozatl, grand-prêtre de Tlaloc, qui ne connaît que trop bien
les méthodes de son ancien condisciple, craint une justice expéditive.
Surtout, il est troublé par les similitudes entre le mode opératoire des
crimes et les pratiques sacrificielles de sa confrérie. Il envoie donc
des messagers à la recherche de son ami Œil-Lance, un commerçant, qui
pourrait l’aider à éclaircir cette affaire. Mais ce dernier n’a pas
vraiment envie de s’en mêler et le temps est compté. Chronique de M. Natali sur BD'Gest
Ci-dessus, Mictlantecuhtli tel qu'il est représenté en une statuette visible au musée d'anthropologie de Xalapa (Vera-Cruz, Mexique)
Ci-dessous, Hub s'est inspiré d'une autre représentation de Mictlantecuhtli que l'on peut voir au musée national d'anthropologie, à la Ciudad de Mexico
Mateo Garciá Elizondo Traduit de l’espagnol (Mexique) par Julia Chardavoine éditions Maurice Nadeau, 08-2023
Présentation de l'éditeur
Un jeune homme s’installe à Zapotal, un village perdu au fin fond du
Mexique en lisière de la jungle. Il emporte avec lui d’impressionnantes
réserves d’opium et d’héroïne pour en finir avec la vie et un cahier
dans lequel il entreprend de raconter les derniers instants de son
existence. Hanté par des visions et des souvenirs, il oscille entre la
vie et la mort dans les limbes magiques du demi-sommeil et de la drogue,
se promène au hasard et découvre le Rincón de Juan, un bar où
convergent les âmes perdues et où ivrognes et prostituées lui apprennent
à fumer des scorpions pour se sevrer. Mais les trous de mémoire se
multiplient, les réserves de drogue s’étiolent, le manque se fait plus
fort et la mort s’approche inéluctablement. À moins qu’il ne soit déjà
passé de l’autre côté et que cela ne ressemble en rien à ce qu’il avait
pu imaginer.
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur
Informations ISBN : 978-2-86231-508-9 Nombre de pages : 192 Prix : 21 €
Mateo García Elizondo est romancier et scénariste. Il a notamment co-écrit le long-métrage Desierto (2015). Son premier roman Una cita con la Lady, publié par Editorial Anagrama en 2019, a remporté le prix littéraire Ciutat de Barcelona et lui a valu d’être inclus dans la deuxième liste des 25 meilleurs jeunes auteurs de langue espagnole du magazine Granta. Son grand-père paternel est Gabriel García Márquez et son grand-père maternel est l'écrivain mexicain Salvador Elizondo.
Una cita con la Lady
Un viaje espectral entre la vida y la muerte, entre el amor y su pérdida. El debut excelente de Mateo García Elizondo.
« Vine a Zapotal para morirme de una buena vez. En cuanto puse un pie en el pueblo me deshice de lo que traía en los bolsillos, de las llaves de la casa que dejé abandonada en la ciudad, y de todo el plástico, todo lo que tenía mi nombre o la fotografía de mi rostro. No me quedan más que tres mil pesos, doscientos gramos de goma de opio y un cuarto de onza de heroína, y con esto me tiene que alcanzar para matarme. » El protagonista y narrador de esta novela va en busca de la cita definitiva con la lady en forma de polvo blanco, y para ello emprende un viaje al final de la noche en el que se sucederán los encuentros con personajes inquietantes, con los fantasmas de los amigos muertos por el camino, con los recuerdos de la gran ciudad que ha dejado atrás y con su propio pasado.
La primera frase de la novela evoca el mítico inicio del Pedro Páramo de Rulfo, y hay en sus páginas ecos del grotesco carnaval mexicano de autodestrucción de Bajo el volcán de Malcolm Lowry. Con una prosa envolvente e hipnótica, Mateo García Elizondo narra, en este asombroso y extraordinario debut, un viaje al corazón de las tinieblas, el espectral descenso a los infiernos de un adicto que se adentra en una senda con un único destino posible, que está cada vez más cerca.
En febrero de 2020, Una cita con la Lady fue galardonada con el Premi Ciutat de Barcelona en la categoría 'Literatura castellana'.
Christian Rossi (scénario et dessin) éditions Casterman, 10-2023
Présentation de l'éditeur
Le souffle épique du western revisité par un maître du dessin. Banni de son peuple pour conjurer une malédiction, le novice apache Woan doit apprendre à survivre. Après avoir affronté, seul, à la frontière nord-ouest du Mexique, dans le désert de Sonora, les épreuves des éléments naturels et des passions humaines, le jeune homme croise la route d’un guerrier dont les faits d’armes et la spiritualité ont marqué l’Histoire des Etats-Unis et la légende dorée de l’Ouest : Geronimo ! En nous faisant revivre l’ultime élan de résistance d’une civilisation en péril, Christian Rossi donne à lire son œuvre la plus personnelle et la plus inspirée.
Informations ISBN :
978220322669 Nombres de pages : 168 Prix : 34,90€
La chronique de Patrick Bouster sur Planète BD Dans un territoire proche du Mexique, les Apaches sont pris en tenaille
entre soldats américains et truands mexicains, un peuple avec lequel ils
commercent. Woan, un garçon indien, se trouve banni par sa tribu pour
sa maladresse qui a coûté la vie à un autre garçon, tué par un ours. Il
va devoir tout apprendre seul. Son voyage solitaire l’oblige à
apprivoiser peu à peu la nature. Lozen, une jeune fille indienne, fille
du chef Vittorio, croise son chemin et lui apprend la ruse, à être plus
autonome, et à tuer. Geronimo, chef Apache et aussi chaman, se présente à
eux par surprise, et emmène Woan pour faire partie de ses soldats dans
sa lutte contre l’oppresseur et continuer ainsi son éducation, son
initiation. Accompagné de trois guerriers et Woan, Geronimo mène sa
route rythmée par des batailles terribles. Mais la fin des Apaches approche… Christian Rossi est très doué, ce que le monde de la BD sait depuis longtemps,
son aisance est grande à, non pas mettre artificiellement en spectacle,
mais donner à voir, parfois entrevoir, ressentir ce peuple indien, la
déesse Nature et les ambiances guerrières ou sereines. Cette fois, il a
choisi l’acrylique pour des rendus parfois poudreux, parfois mats, des
images en couleurs directes pleines de lumières et d’ombres changeantes,
de poussières, de végétaux et d’animaux, de matières de toutes sortes.
Cette maîtrise de la technique n’est pas pour « faire joli » ou pour
l’esbroufe, mais pour visualiser des impressions, des situations
enchaînées entre elles, au service de l’histoire... A lire sur Planète BD
La chronique de Frédéric Grivaux sur ZOO Le premier contact avec l’album est d’abord graphique. On découvre des
cases muettes, le paysage est aride, les teintes sont ocres, jaunes,
lumineuses, on sent la chaleur du soleil. C’est le désert, des chevaux
s’aventurent entre les rochers, les cavaliers scrutent le moindre des
recoins, à l’ombre de leur sombrero… On est assez vite interpelé par l’écriture extrêmement fine et profonde de Rossi,
qui raconte par l’image, par les mots, par les silences et les non-dits
ce parcours captivant, en marge des grandes sagas vengeresses, pleines
de leçon d’Histoire. Il adopte le ton de la confidence, le jeune Woan
nous murmure le récit, insiste sur certains moments clés, sur certaines
étapes, sans pour autant tomber dans le plaidoyer amer et moralisateur.
Rossi s’émancipe en finesse des codes narratifs conventionnels, ne tombe
pas dans le piège des romances trop classiques, ne nous propose pas non
plus de déroulé trop téléphoné. L’intrigue se déploie tranquillement,
lui permettant de ciseler ses mises en scène, de travailler ses
cadrages, sans charger de texte superflus, ni de sensationnalisme
gratuit... A lire sur ZOO
L'entretien avec Christian Rossi sur BD Gest' ... " C. R. : Comme vous l’imaginez,
j’ai toujours aimé la BD de genre et notamment le western car c’est un
merveilleux terrain de jeu. On peut se mettre à la place des Indiens ou
des Mexicains, de la cavalerie américaine, des pionniers, des cowboys,
il y a tellement d'entrées possibles... Il y a eu une sorte de coup de
vieux infligé à ce genre avec, en parallèle, le cinéma hollywoodien. Je
ne trouve pas particulièrement d’explications à ce renouveau... Il y a
peut-être l'envie aujourd'hui de se frotter, dans le cas de la BD, à
d’illustres prédécesseurs. Il y a un peu de prétention à vouloir passer
après des mecs comme Jijé, Giraud, Hermann... Evidemment, ça oblige un
peu à se tenir droit, à avoir bossé quelques aspects du western,
notamment des bonshommes sur des chevaux, pour amener quelque chose de
nouveau et pas seulement rendre hommage "... A lire sur BD Gest', propos recueillis par L. Gianati
Pour en savoir un peu plus sur les guerres menées par le Mexique contre les Apache, on peut se reporter aux mémoires de Jason Betzinez (1860-1960), un des cousins de Geronimo (1829- 1909), traduits pour la première fois en français. Aux côtés de Geronimo, l’Indien le plus célèbre du XIXe siècle, il nous fait
revivre les raids menés par ce chef mythique et sa tribu contre l’armée
américaine et mexicaine, de 1858 à 1886. Lire sur Géo, "J'ai combattu avec Géronimo, la saga d'un Apache rebelle".
Geronimo, dont le nom apache est Go Khla Yeh (Celui qui baille), est l’un des protagonistes des guerres apaches, et le dernier à continuer à se battre contre le Mexique et les États-Unis, jusqu'à sa reddition en 1886.
En 1858, sa mère, sa femme et trois
de ses enfants sont assassinés par l’armée mexicaine près d’un village appelé Kas-ki-yeh. Il entame alors des raids de représailles en territoire
mexicain. Il mène une bataille le , jour de la saint-Jérôme. Les Mexicains effrayés par la furie des Apaches invoquent saint Jérôme
pour leur défense. Il prend
alors ce nom de Géronimo. Les
Mexicains tueront sa nouvelle épouse et son fils au cours d'une autre embuscade.
Mexique,
années 1950. À Huautla de Jiménez, au cœur des montagnes brumeuses de la région de Oaxaca, la
chamane María Sabina se livre à d’étranges incantations, mêlées de
transes et de chants. Elle a recours dans ses rituels aux psilocybes, de
puissants champignons hallucinogènes, qu’elle appelle ses « petites
choses ». Mus par une insatiable curiosité, Gordon et Valentina Wasson,
d’étonnants scientifiques autodidactes, partent depuis New York en quête
du dernier psychotrope encore inconnu de l’Occident. Le récit de leur découverte et de leurs expériences sous l’effet de
cette substance va bientôt faire vibrer la planète, de la CIA au Muséum
d’Histoire naturelle de Paris, de la contre-culture psychédélique aux
laboratoires Sandoz. Et faire basculer à tout jamais l’univers de María
Sabina. D’une plume vive et jubilatoire, entre récit d’aventures et tableau
magique, Benoît Coquil nous fait revivre la fabuleuse histoire d’un
champignon qui a changé le monde.
Petites choses est en lice pour plusieurs prix littéraires dont le prix Fémina 2023
Informations ISBN : 978-2-7436-6064-2 nombre de pages : 224 Prix :19,00€
Benoît Coquil, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Lyon, il
est agrégé d’espagnol et maître de conférences en civilisation et
littérature latino-américaine à l’université de Picardie. Son premier livre, Buenos Aires
n’existe pas, est publié en 2021.
Benoît Coquil présente son premier roman Petites Choses sur France Culture (vidéo). Rencontre entre la chamane mexicaine, Maria Sabina, experte en champignons hallucinogènes, et un couple de curieux new-yorkais issus de la haute bourgeoisie. Plongée dans l’univers de la chamane mexicaine.
Lors du renversement du gouvernement mexicain, le père de Beatriz est exécuté et sa maison saccagée. Quand le beau Don Rodolfo Solórzano la demande en mariage, Beatriz ne tient pas compte des rumeurs qui entourent la mort soudaine de sa première épouse et pense trouver la sécurité dans sa propriété à la campagne. Elle fera de ce lieu son nouveau foyer, quoi qu’il en coûte. Mais l’hacienda San Isidro n’est pas le sanctuaire qu’elle imaginait… Rodolfo se voit bientôt contraint de retourner à la capitale. Très vite, le sommeil de Beatriz est peuplé de voix et de visions. Des yeux invisibles l’épient en permanence. Sa belle-sœur Juana raille ses peurs. Alors pourquoi celle-ci refuse-t-elle d’entrer dans la maison la nuit venue ? Pourquoi la gouvernante a-t-elle dessiné ces étranges symboles à l’entrée de la cuisine et fait-elle brûler du copal sur le seuil ? Qu’est-il réellement arrivé à la première Doña Solórzano ? Beatriz n’a que deux certitudes : le mal habite cette hacienda et aucun de ses occupants ne la sauvera.
À mi-chemin entre Mexican Gothic (silvia Moreno Garcia) et Rebecca (Daphné du Maurier), un premier roman mêlant suspense et surnaturel avec pour toile de fond le Mexique après la guerre d’indépendance. Une maison isolée, des phénomènes paranormaux inquiétants et une femme prise dans leurs griffes…
Isabel Cañas est une autrice mexicaine-américaine spécialisée en littérature de l’imaginaire. Après avoir vécu entre autres au Mexique, en Écosse, en Égypte et en Turquie, elle a (temporairement) posé ses valises à New York. Titulaire d’un doctorat en langues et civilisations du Proche-Orient, elle puise son inspiration dans ses recherches et ses origines pour écrire de la fiction. (éd. Bragelonne)
Informations ISBN : Nombre de pages : 384 Prix : 22€
Cristina Rivera Garza Traduit de l'espganol (Mexique) par Lise Belperron éditions Globe, 08-2023
Présentation de l'éditeur
Trente ans après le meurtre de sa petite sœur, Cristina Rivera
Garza retourne au Mexique pour tenter de faire rouvrir l’enquête et
retrouver l’assassin qui n’a jamais été condamné. Avec une douleur
ancienne et une rage froide, elle rassemble des archives – articles,
témoignages, brouillons de lettres, journaux intimes, plans d’architecte
– pour comprendre l’engrenage qui a mené au crime mais aussi et surtout
pour redonner voix à Liliana au-delà de son statut de victime.
Écrit dans une prose lumineuse et acérée, L’Invincible Été de Liliana
est un livre d’amour, de révolte et de deuil. C’est aussi une
excavation dans la vie d’une jeune femme qui n’avait pas le langage pour
identifier, dénoncer et lutter contre la violence sexiste qui
caractérise tant de relations patriarcales. Grâce à Cristina Rivera
Garza, sa sœur, la voix de Liliana traverse le temps et rend ainsi
justice aux nombreuses femmes qui, chaque année, sont victimes de
violences conjugales.
Informations ISBN : 978-2-38361-205-6 Nombre de pages : 400 Prix : 23€
Cristina
Rivera Garza est née au Mexique en 1964. Elle est professeure d’études hispaniques et directrice du
doctorat en écriture créative de l’université de Houston. Elle a acquis
une reconnaissance internationale avec son chef-d’œuvre Personne ne me verra pleurer,
pour lequel elle a reçu le Prix du meilleur roman au Mexique en 2000.
Autrice d’une œuvre conséquente traduite dans le monde entier, elle a
reçu de nombreux prix et bourses. Elle vit aux États-Unis depuis 1989. L’Invincible Été de Liliana
a reçu cinq prix prestigieux, dont le prix Rodolfo Walsh pour la
meilleure enquête policière de non-fiction et le prix Xavier
Villaurrutia. (source : éditions Globe).
Cristina Rivera Garza a reçu le Prix Les Inrockuptibles en 2023 en littérature étrangère
L’autrice mexicaine Cristina Rivera Garza a été élue lauréate du prix Pulitzer 2024 dans la catégorie Mémoire ou Autobiographie, pour son splendide roman L’Invincible Été de Liliana. Un récit vertigineux qui réouvre le dossier classé sans suite du meurtre de sa sœur Liliana par son compagnon, et propose une réflexion poignante sur la domination masculine et les féminicides qui en découlent. Lire l'article sur Les Inrockuptibles (18/09/2024)
El invencible verano de Liliana
El 16 de julio de 1990, Liliana Rivera Garza, mi hermana, fue víctima de un feminicidio. Era una muchacha de 20 años, estudiante de arquitectura. Tenía años tratando de terminar su relación con un novio de la preparatoria que insistía en no dejarla ir. Unas cuantas semanas antes de la tragedia, Liliana por fin tomó una decisión definitiva: en lo más profundo del invierno había descubierto que en ella, como bien lo había dicho Albert Camus, había un invencible verano. Lo dejaría atrás. Empezaría una nueva vida. Haría una maestría y después un doctorado; viajaría a Londres. La decisión de él fue que ella no tendría una vida sin él. Hace apenas un año decidí abrir las cajas donde depositamos las pertenencias de mi hermana. Su voz atravesó el tiempo y, como la de tantas mujeres desaparecidas y ultrajadas en México, demandó justicia. El invencible verano de Liliana es una excavación en la vida de una mujer brillante y audaz que careció, como nosotros mismos, como todos los demás, del lenguaje necesario para identificar, denunciar y luchar contra la violencia sexista y el terrorismo de pareja que caracteriza a tantas relaciones patriarcales. Este libro es para celebrar su paso por la tierra y para decirle que, claro que sí, lo vamos a tirar. Al patriarcado lo vamos a tirar.