9 novembre 2024

Dossier de l'attentat

Álvaro Uribe
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Marie Córdoba
éditions Verdier, 02-2009

Présentation de l'éditeur

Qui a voulu tuer Porfirio Díaz : un fou, un ivrogne, un anarchiste ? Le saura-t-on jamais, puisque l’agresseur, Arnulfo Arroyo, est mort quelques heures plus tard lynché dans les locaux de la police. Mais qui l’a éliminé ? La foule en colère – comme on veut le faire croire – ou un groupe de sbires ? Et dans ce cas, quelle est la main secrète qui a armé les tueurs ? D’ailleurs, au final, a-t-on vraiment voulu assassiner le président ou s’agit-il d’une manipulation qui a échappé à ses propres instigateurs ? Mille questions agitent la société mexicaine en ce dernier trimestre de l’année 1897, après l’attentat raté qui a marqué le défilé du jour de l’Indépendance… Dossier de l’attentat, inspiré d’un événement réel, permet à Álvaro Uribe de composer une intrigue politico-policière haletante qui portraiture avec brio la vie à Mexico entre deux siècles, dans un voyage qui part de la plus grossière des cantinas, où on boit comme on respire, pour aboutir au palais présidentiel. Chronique qui met à jour l’opacité manœuvrière entourant le régime de Porfirio Díaz, le roman évoque aussi clairement, en manière d’apologue, le Mexique au présent : l’enchevêtrement des réseaux de pouvoir, le rôle de la presse, l’action de la police et le poids de la raison d’État.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-86432-569-7
Nombre de pages : 192
Prix : 15,72 €

Un livre, un jour - 17.03.2009 - 02:45 - vidéo sur le site de l'INA.
Olivier Barrot présente le roman de Álvaro Uribe "Dossier de l'attentat", paru aux éditions Verdier. Il l'introduit à l'occasion du Salon du livre 2009, dont le pays à l'honneur est le Mexique.


Álvaro Uribe est né à Mexico en 1953. Après des études de philosophie à l’UNAM, il a été attaché culturel au Nicaragua et conseiller culturel en France. Lors de son séjour à Paris, il a édité une revue bilingue : Altaforte. Il a poursuivi son activité éditoriale au sein du Conaculta (Conseil National pour la Culture et les Arts) en coordonnant plusieurs collections ; il a également édité les Journaux d’un autre écrivain mexicain, Federico Gamboa, où il a découvert l’existence de la tentative d’attentat contre Porfirio Díaz. Son œuvre est centrée sur des événements historiques et interroge les aléas du pouvoir. C’est le cas de Dossier de l’attentat, paru en France en 2009, qui évoque la tentative d’assassinat du dictateur Porforio Diaz ou de L’Atelier du temps publié en 2005. Écrivain à l’œuvre exigeante et complexe, Álvaro Uribe est lauréat de nombreux prix dans son pays.
 
 
Expediente del atentado

Editorial Tusquets, 2007

16 de septiembre de 1897. Diez de la mañana. Alrededor de la Alameda, en la ciudad de México, una agitada muchedumbre espera el inicio del desfile del día de la Independencia. Todos claman, devotos, cuando la comitiva del presidente Porfirio Díaz aparece al frente de la columna. Todos salvo un hombre, Arnulfo Arroyo, que ya se abre paso entre la multitud. Su propósito es llegar hasta la comitiva, esquivar la escolta, asesinar al dictador. No obstante, abrumado aún por la borrachera del día anterior, Arroyo se abalanza sobre el tirano, le asesta un golpe y es detenido de inmediato. Los interrogantes que el caso plantea no van a ser fáciles de responder: conocemos al autor material del fallido atentado, pero ¿quiénes son los autores intelectuales?; sabemos que el malogrado tiranicida descansa tras las rejas, pero ¿quiénes deciden su fatídico destino?Un escritor, F.G., se propondrá hilvanar el caso: reuniendo documentos, testimonios y conjeturas, armará un apasionante rompecabezas de la vida nacional.A partir de esta anécdota, estrictamente verídica, Álvaro Uribe ha escrito Expediente del atentado, su novela más vertiginosa. Publicada en septiembre de 2007 en Tusquets Editores México, no sólo ha merecido el aplauso de la crítica y de los lectores, sino que ha sido galardonada con el Premio Iberoamericano de Novela Elena Poniatowska 2008, el de mayor dotación de la literatura mexicana.

 

2 novembre 2024

Coyote

Sylvain Prud'homme
éditions de Minuit, 10 - 2024

Présentation de l'éditeur

« Ay, Silvano !
Regarde ces couleurs sur le désert.
Regarde comme c’est beau.
On a le coucher de soleil pour nous.
Tu veux que je te dise mon avis ?
On a eu du bol de naître dans cette vie.
¿ Qué dices de la vida : bonita, no ?
Elle est belle mais elle est courte, il faut la vivre bien.
Suavemente.
Doucement.
Avec art. »

Sylvain Prudhomme a parcouru en autostop les 2500 km qui séparent les deux extrémités de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Un périple qui lui a fait croiser des ouvriers, des camionneurs, un trafiquant de drogue, un artiste, une employée de station-service... Coyote restitue la voix de ces inconnus rencontrés au hasard de la route et donne à voir leurs visages, saisis à la volée. À travers ces fragments de vie, Sylvain Prudhomme brosse un portrait sensible et humain de cette zone frontalière, qu’on ne connaît que par l’hyper-violence des faits divers et les discours de campagne de Trump.

De Tijuana à Matamoros. Entre ces deux villes mexicaines, le romancier Sylvain Prudhomme a parcouru en dix jours et en autostop 2500 kilomètres de frontière avec les Etats-Unis. Dans « Coyote », il décrit avec une grande puissance d'évocation une zone de frictions et de fantasmes, d'un côté comme de l'autre du fameux mur voulu par Donald Trump pour limiter l'immigration illégale. L'autostop est mal vu et souvent interdit aux Etats-Unis; on se méfie des rares marcheurs au bord des routes. Le Français (prix Femina 2019 pour Par les routes) fait figure d'original, un avantage qui lui permet d'aborder des inconnus. Ce ne sont généralement pas des Américains qui acceptent de le laisser monter dans leur voiture, mais des Mexicains, ou des Mexicains d'origine. De modestes ouvriers, des employés, de petits patrons. Au début, des hommes uniquement lui offrent l'hospitalité de leur véhicule, puis des couples, et enfin, vers la fin du voyage, des femmes seules.
(Julien Burri, Le Temps, 21 octobre 2024)

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782707355638
Nombre de pages : 256
Prix : 17,00€

26 octobre 2024

La ligne de vie

Corto Maltese tome 17
Scénario : Juan Díaz Canales, Hugo Pratt
Dessin : Rubén Pellejero
Traduit de l'espagnol (Espagne) par Hélène Dauniol-Remaud
édition Casterman, 10 - 2024

Présentation de l'éditeur

Corto au cœur d’une révolution mexicaine oublié.
Fin des années 1920, Corto Maltese est au Mexique, dans une nouvelle mission pour Bouche Dorée. Il doit négocier un lot d’antiquités mayas auprès d’un archéologue sans scrupule. Mais comme toujours, rien ne va se passer comme prévu et notre marin se retrouve contraint de convoyer un chargement d’armes pour les Cristeros, ces révoltés catholiques qui se battent contre le gouvernement républicain et ses nouvelles lois anticléricales. Il retrouvera parmi eux deux de ses vieilles connaissances, Raspoutine qui a rejoint les ordres, et Banshee O’Dannan, la révolutionnaire irlandaise.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur, avec les premières planches.

Informations
ISBN : 9782203276475
Nombre de pages : 80
Prix : 17 €

L'article consacré à la bd sur le site officiel

La ligne de vie est une nouvelle aventure de Corto Maltese qui se déroule dans un contexte historique riche de tensions. Nous sommes dans les années 1920, pendant les révoltes de la guerre des Cristeros au Mexique, où la rébellion catholique s’oppose au gouvernement révolutionnaire. Corto est impliqué dans une affaire complexe qui concerne le pillage de sites archéologiques et de trésors anciens. Corto se fait passer pour un représentant d’un musée européen pour entrer en contact avec un personnage louche qui pille des sites mayas pour vendre des collections précieuses. Pourtant, cette affaire qui paraît simple se mêle rapidement aux confrontations entre le gouvernement fédéral mexicain et les rebelles cristeros …
Lire l'article en entier

19 octobre 2024

Tant que je crie, ma fille est vivante

Le combat d’une mère contre les féminicides au Mexique
Brigitte Hersant Leonie
éditions L'Harmattan, 10-2024

Présentation de l'éditeur

Tant que je crie, ma fille est vivante est l’histoire vraie de Norma Andrade, institutrice mexicaine devenue avocate des droits des femmes après la mort de sa fille Alejandra, assassinée en 2001 à Ciudad Juarez (Chihuahua). L'autrice raconte l’histoire incroyable et bouleversante d’une mère qui se bat depuis 23 ans pour obtenir justice pour sa fille et pour toutes les victimes de féminicide dans le monde. Plus de 50 000 femmes ont été assassinées au Mexique depuis 2001 et 98 pour cent de ces cas restent totalement impunis.
Ce livre témoignage est aussi une source d’inspiration pour tous ceux et celles épris de justice !

 

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-336-48724-3
Nombre de pages : 214
Prix : 22 €

 

12 octobre 2024

Liquidambar

Carmen Villoro
Présentation et traduction de l'espagnol (Mexique) par Philippe Chéron
édition L'Harmattan, 09-2022

 

Présentation de l'éditeur

Liquidambar est un chant funèbre à la mémoire du père de l'auteure, le philosophe mexicain Luis Villoro, défenseur du zapatisme. Sont évoqués l'épuisement, la souffrance, la peur, la perte de l'être cher, mais aussi le passé qui revient avec ses bons souvenirs, puis la résignation et la réconciliation de la poète avec elle-même. Tout le texte est pris dans un vaste réseau d'analogies interconnectées entre l'humain et le végétal, la vie organique et celle du langage, entre le sang, les battements du coeur et la résine qui suinte sur l'écorce de l'Arbre d'ambre, entre la lutte sociale et la poésie, la disparition et le renouveau. Cette magnifique suite de poèmes de l'agonie, de la douleur et de la mort — bel hommage d'une fille à son père — est également, en dernière instance, un hymne à la solidarité, à la vie.

Livre bilingue français - espagnol.
La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-14-029601-7
Nombre de pages : 186
Prix : 18,50 €


5 octobre 2024

Les bâtisseurs

Cartel 1011
Mattias Köpping
Flammarion, 10 - 2024

Présentation de l'éditeur

La péninsule du Yucatán, entre le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Des sites d’une beauté renversante mais qui, depuis des siècles, se résignent à la violence. Le Yucatán est le fief du clan Hernandez, arrivé avec les premiers conquistadors et qui compte sur le pharaonique projet du Train Maya pour resserrer encore l’emprise qu’exerce son conglomérat, la toute-puissante Comex. C’est là aussi, entre Cancún et Tulum, qu’émerge un nouveau cartel, le 1011, capable du pire pour asseoir son hégémonie sur les trafics internationaux.
Comme celui des capitaines d’industrie, l’appétit des criminels est sans limite. Tout s’achète et tout se vend : drogues, armes, matières premières, animaux, territoires, corps, âmes. Rares sont les téméraires qui osent leur résister. En Europe aussi, les victimes s’accumulent. Les forces de police sont sur les dents, confrontées à une sauvagerie inédite. Car nul ne bâtit de nouvel empire sans anéantir les précédents.

Premier volet d’une partie d’échecs dévastatrice qui débute au Mexique pour se déployer dans le monde entier, Cartel 1011 : Les Bâtisseurs confirme le talent hors normes de Mattias Köping, devenu en deux livres cultes, Les Démoniaques et Le Manufacturier, une figure reconnue du roman noir français.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN :
9782080450890
Nombre de pages : 640
Prix : 23€

La critique de Benjamin Delille sur Libération, le 27 octobre 2024.
Extraits :

La grande force de ce premier épisode, c’est qu’il ne tombe pas dans la vulgaire romantisation de ces criminels omnipotents. Les cartels et leurs sbires sont montrés tels qu’ils sont : immensément cruels, sans pitié, dévastateurs. Véritable cancer d’un pays – ou plutôt d’un continent – qui voit toute sa misère gangrenée dans une spirale vicieuse et meurtrière...
Certains narcos – les vrais – ne se cachent déjà pas de leur ambition d’inonder les ports belges, néerlandais, italiens, espagnols et français de ces opioïdes aussi nocifs qu’addictifs. Le cartel que bâtit Mattias Köping les devance par un triste présage : celui d’une importation de l’horreur en plus des substances. Et l’avènement d’une violence que l’on peine encore à imaginer de ce côté-ci de l’Atlantique...
👉 Les avis des lecteurs sur le site Polars Pourpres

28 septembre 2024

Les Dieux de jade et d'ombre

Silvia Moreno Garcia
traduit de l'anglais par Olivier Debernard
éditions Bragelonne, 01 - 2024

Présentation de l'éditeur

Mexique, années 1920. Le Jazz Age bat son plein, mais Casiopea Tun est trop occupée à récurer les sols de la maison de son richissime grand-père pour répondre à son appel. Elle rêve pourtant d’une vie loin de sa petite ville du sud du Mexique. Une vie dont elle serait maîtresse.

Cet avenir semble aussi inaccessible que les étoiles jusqu’au jour où elle découvre un mystérieux coffre en bois dans la chambre de son grand-père. C’est ainsi qu’elle libère – bien malgré elle – l’esprit d’un dieu de la mort maya. Un dieu qui lui demande de l’aider à récupérer le trône qui lui a été volé par son traître de frère. Un échec signifierait la mort, mais réussir permettrait à Casiopea de réaliser tous ses rêves…

En compagnie de ce dieu étrangement séduisant, et usant de son esprit aiguisé, Casiopea se lance dans un périple à travers son pays, des jungles du Yucatán aux lumières éblouissantes de Mexico… en passant par les noires profondeurs du monde des morts maya.

Informations
ISBN : 979-10-281-1235-6
Nombres de pages : 312
Prix : 12,99 €

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur


 


14 septembre 2024

Mexico

Petit atlas hédoniste
Textes de Thibaut Mommalier, photographe Franck Juery
éditions du Chêne, 05 - 2024

 Présentation de l'éditeur

Découvrir le Mercado de Medellín et la gastronomie mexicaine
S’attabler à une cantina et découvrir le Mexico d’antan
Visiter les studios d’artistes de la Laguna
Déguster une glace chez un glacier-sorbetier historique
Se promener dans le Bosque de Chapultepec, le poumon de la ville
Prendre le pouls de  Mexico, le soir, dans la Zona Rosa
Comprendre le courant artistique muraliste
S’aérer à Xochimilco, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

 Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
EAN : 9782812320897
Nombre de pages : 224
Prix : 35,00€

LES PETITS ATLAS HÉDONISTES
Une collection de livres de voyage pour découvrir le monde autrement, comme un voyageur privilégié
  • Un découpage par région/quartier avec des cartes pour situer les principaux lieux à visiter
  • Des doubles-pages thématiques pour découvrir, rencontrer et comprendre
  • Un rappel des essentiels à visiter pour ne rater aucun incontournable
  • Des itinéraires de promenade pour flâner et découvrir chaque destination autrement

En savoir plus
El Mercado Medellín (site de la mairie de Mexico). Dans la colonia Roma Sur, un exemple classique d'un marché public au centre d'un quartier.
Le parc de Chapultepec (site de la mairie de Mexico)
La Zona rosa (site de la mairie de Mexico). Coeur de la vie nocturme et touristique, galeries, restaurants, marché d'antiquités ...
Xochimilco (site de la mairie de Mexico). Canaux, jardins flottants, chinampas ...



7 septembre 2024

Calaveras, Mexique la mort joyeuse

Patrick Bard
Textes (franco-espagnols) et photographies
éditions La Manufacture libris phaera, 10 - 2020

 

Présentation de l'éditeur

 

"Les mexicains ne vont pas vers la mort, écrivait Carlos Fuentes, ils y retournent car ils en viennent". Des Aztèques à James Bond en passant par la colonisation espagnole, au gré des conflits et des syncrétismes, les Mexicains ont tissé avec la mort un rapport singulier et festif jusqu'à la transformer en un symbole de vie dont la Fête des morts, plus joyeuse célébration du calendrier mexicain, est l'étendard.

Descriptif de l'ouvrage sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-490399-08-6
Nombre de pages : 218
Prix : 59 €

Commande de l'ouvrage sur le site de l'éditeur

Pendant 3 ans (2016 à 2018), le photographe et romancier Patrick Bard s’est rendu au Mexique à l’occasion de la « Fête des morts », une célébration qui a lieu chaque année à partir du 22 octobre. Grâce à une connaissance approfondie de ce pays, dans lequel il se rend depuis de nombreuses années et les relations d’amitié qu'il a tissées avec plusieurs familles mexicaines, Patrick Bard a pu photographier les moments festifs de la journée mais aussi pendant la nuit : « … Pétards, autels débordants de fleurs, de nourriture, cimetières enluminés, emplis de familles joyeuses et de musiciens, défilés de fanfares, foules accoutrées en cadavres arpentant le bitume avec bonhomie… ».
A travers 90 photographies (noir et blanc et couleur) et un texte traduit en espagnol, Patrick Bard nous raconte les origines de cette fête et de sa « Calavera » (tête de mort en papier mâché, en sucre, en céramique… décorée et colorée). Il nous fait voyager à travers l’histoire mexicaine : « …des Aztèques en passant par la colonisation espagnole et le catholicisme sans oublier l’invasion française… » jusqu'à nos jours où la mort se fête en "orange".

 Patrick Bard est romancier, écrivain-voyageur et photojournaliste. Les frontières et la question des femmes sont au centre de son travail. Son premier roman, La frontière, a reçu le prix Michel Lebrun (2002), le prix Brigada 21 (Espagne, 2005) et le Prix Ancres Noires 2006. Il est l'auteur de six romans aux éditions du Seuil. Orphelins de sang, sur le trafic d’enfants en Amérique latine, a été récompensé par le Prix Sang d’encre des lycéens 2010 et le Prix Lion noir 2011. En 2015, il a publié Poussières d'exil (Seuil), couronné par le prix 1001 feuilles noires, et Mon neveu Jeanne (Loco) un essai documentaire sur la question du genre.


24 août 2024

Cartels

Voyage au pays des narcos
Frédéric Saliba
documentaire
éditions du Rocher, 09-2024

Présentation de l'éditeur

 
« Je n'étais pas correspondant de guerre, c'est la guerre qui est venue à moi. » Cette confidence, Frédéric Saliba l'a entendue des dizaines de fois de la part de ses confrères mexicains. Quand il débarque à Mexico, en février 2006, le journaliste écrit sur l'économie, la culture et le tourisme de ce grand pays, voisin de la première puissance mondiale. Dix mois plus tard, Felipe Calderón, le nouveau président, déclare la guerre aux cartels de la drogue. Les mafias s'affrontent, entre elles et contre les autorités, à coups de fusils-mitrailleurs et lance-roquettes antichars. L'embrasement attire l'attention des médias internationaux. Frédéric Saliba se retrouve à couvrir ces crimes glaçants, le marché juteux de la drogue, ses tueurs, ses victimes, ses collusions politiques, sa narco-culture… La militarisation exacerbe un conflit qui fera, de 2006 à 2024, plus de 450 000 morts et 70 000 disparus !
Cartels, voyage au pays des Narcos plonge le lecteur dans le quotidien d'un correspondant étranger qui livre les coulisses de ses reportages, ses craintes, ses poussées d'adrénaline et ses réflexions intimes, sur un puzzle mafieux où l'ultraviolence fait loi. Le reporter nous embarque, dans ses pas, à la découverte d'une guerre sans fin. Un regard journalistique et un vécu personnel qui révèlent un pays contrasté, baroque et généreux, mais aussi inégalitaire, machiste et corrompu. Vue de France, cette spirale infernale semble bien lointaine. Et pourtant, les cartels mexicains ont pris pied en Europe. Les Cassandre parlent déjà de « mexicanisation » du narco-banditisme français.
 
La fiche du livre sur le site de l'éditeur
 
Informations
ISBN : 9782268110295
Nombre de page : 416
Prix :  19,90€ 

L'auteur
Installé à Mexico pendant plus de quinze ans, Frédéric Saliba a assuré la correspondance du journal Le Monde au Mexique et en Amérique centrale, tout en collaborant avec d'autres médias. Auteur de l'ouvrage, Les Mexicains, passionnels, il a également écrit et réalisé un documentaire sur le quartier lacustre de Xochimilco, poumon écologique de la capitale mexicaine.