25 juin 2009

La Reine du Sud



Arturo Pérez Reverte
Points, 2004

Pérez Reverte, écrivain espagnol, s'est inspiré du roman du mexicain Elmer Mendoza "El amante de Janis Joplin" pour écrire "La Reine du Sud". En fait, il lui dédie cet livre. De Culiacán à Marbella, en passant par Melilla, Maroc et Gibraltar, c'est l'histoire d'une mexicaine appelée Teresa Mendoza, petite amie du Güero (le blond) Davila, pilote du Cartel de Juarez et agent de la DEA (agence américaine de lutte contre les drogues). Lorsque le Güero Davila meurt dans des circonstances bizarres, les ennuis commencent pour Teresa car le Cartel de Juarez est à la recherche d'un carnet dans lequel le défunt avait l’habitude de tout noter. Teresa doit faire preuve d'imagination et avoir beaucoup de courage pour survivre. Dans sa fuite, elle arrive en Espagne et commence à travailler dans un bar puis dans le trafic de drogues entre l’Afrique et l’Espagne. Elle est arrêtée et envoyée en prison où elle fait la connaissance de Patricia, laquelle va l’éduquer et lui donner les clés pour rentrer dans la société espagnole. Perez Reverte décrit l’ascension sociale de Teresa qui deviendra le chef d’un puissant cartel de drogue et qui décidera de revenir au Mexique. Ce roman se déroule sur un fond de violence, de narcotrafic et de corruption.

La Reina del Sur
Arturo Pérez Reverte
Alfaguara, 2002

Pérez Reverte, escritor español se inspiró en la novela del mexicano Elmer Mendoza "El amante de Janis Joplin" para escribir "La Reina del Sur". De hecho, dedica este libro a Elmer y a otros amigos. De Culiacán a Marbella, pasando por Melilla, Marruecos y Gibraltar, esta novela es la historia de una mexicana llamada Teresea Mendoza, novia del Güero Dávila, piloto del Cártel de Juárez y agente de la DEA (agencia estadounidense de lucha contra las drogas). Cuando el Güero Dávila muere en un pretendido accidente, los problemas empiezan para Teresa puesto que el Cártel de Juárez está buscando un carnet en el cual el difunto solía anotar todo. Teresa debe buscar una salida a este problema y tener mucho valor para poder sobrevivir. En su huida, llega a España y empieza a trabajar primero en un bar y después para el tráfico de drogas entre África y España, es detenida y enviada a la cárcel donde conoce a Patricia, quien va a encargarse de educarla y así le da las llaves para entrar en el mundo social español. Esta historia es la ascensión social de Teresa hasta que se convierte en el Jefe de un cártel de drogas poderoso y que decide regresar a México. Novela violenta, sobre las drogas y la corrupción.

ROB

14 juin 2009

La voluntad y la fortuna

Carlos Fuentes
Alfaguara, 2008

Carlos Fuentes es una de las referencias de la literatura latinoamericana de los años 70's. Sus relatos y novelas las sitúa en México. La voluntad y la fortuna es una novela que describe la relación existente entre el poder político y el poder económico. ¿Son inseparables o son adversarios? Todo esto contado como una tragedia griega, claro que como dice la presentación del libro "en México toda tragedia se vuelve telenovela".Dialogos inagotables sobre la filosofia, la religión, el sentido de la vida. Los sueños de dos jóvenes amigos que van a tomar senderos distintos y que van a volver a encontrarse más tarde con prioridades diferentes, alrededor de personajes manipuladores y egoistas. Historia con elementos irreales, a veces sobrenaturales. Desde la elección del nombre de los personajes: Josué, Jericó, Asunta Jordán, Lucha Zapata, Miguel Aparecido, Antigua Concepción. La historia tarda un poco para presentar a los personajes y las relaciones que existen entre ellos, y el final nos sorprende por su manera abrupta y extraordinaria.

La volonté et la fortune
Carlos Fuentes est une des références de la littérature latino-américane des années 70's. Ses récits et romans se déroulent toujors au Mexique. La voluntad y la fortuna est un roman qui décrit la relation qui existe entre le pouvoir politique et le pouvoir économique, ces pouvoirs sont–ils inséparables ou sont-ils des adversaires ? Tout cela, raconté à la manière d'une tragédie grecque, mais comme le dit la présentation du livre "Au Mexique toute tragédie devient un feuilleton". Des dialogues sans fin sur la philosophie, la religion, le sens de la vie. Les rêves de deux jeunes amis qui vont prendre des chemins différents et que ils vont se retrouver plus tard avec des priorités différentes et autour des personnages manipulateurs et égoïstes. Cette histoire a des éléments irréels, voire surnaturels. Déjà par le choix des prénoms et noms des personnages : Jérico, Josué, Asunta Jordán, Lucha (Lutte) Zapata, Miguel Aparecido, Antigua Concepción. L'histoire démarre lentement dans la présentation des personnages et leur relations, la fin surprend par sa manière abrupte et extraordinaire.
ROB

 
Trad. de l'espagnol (Mexique) par
Vanessa Capieu
éditions Gallimard, 06-2013

Présentation de l'éditeur

Sur une plage mexicaine du Guerrero, à l’aube, la tête décapitée de Josué raconte son histoire. Élevé par une gouvernante acariâtre, ignorant de ses origines, Josué Nadal est un enfant solitaire jusqu’à sa rencontre avec Jéricho, qui semble n’avoir ni nom de famille ni parents. Dès lors, unis par cette absence d’environnement familial, les deux garçons deviennent inséparables tels Castor et Pollux, guidés seulement par leur soif d’absolu et leur professeur libre-penseur, le père Philopater.
Quelques années plus tard, les deux amis, anciens complices en quête de la Toison d’Or, de la Volonté et de la Fortune, sont-ils voués à devenir Caïn et Abel en s'affrontant sur le terrain politique ?
Au sein d’une narration complexe, qui se tisse implacablement telle une toile d’araignée, dans un roman choral riche en personnages hauts en couleur, Carlos Fuentes donne une nouvelle fois à la ville de Mexico, «hydre aux mille têtes», un rôle central, dans des pages où alternent la réalité la plus noire et sordide du Mexique contemporain, la critique, dans un humour féroce, des luttes de pouvoir d’une société corrompue et un lyrisme onirique et atemporel.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN :9782070126842
Pages : 528
Prix : 24,90 €




13 juin 2009

Le rêve mexicain

Jean-Marie Le Clézio
Gallimard, 1988
Folio essais 1990

Présentation de l'éditeur
Au cours du mois de mars 1517 les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernan Cortés en "mangeant la terre", selon le rituel de bienvenue réservé au dieu Quetzalcoatl, et cette rencontre initie l'une des plus terribles aventures du monde qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. Dans cet affrontement, l'un représente la magie, la ferveur religieuse, le doute, tandis que l'autre apporte la certitude et la puissance de l'Europe conquérante. De ce choc des mondes vont naître les siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui. Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernal Diaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sabagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent, rêve sur les paroles prophétiques de Nezahualcoyotl, le roi-poète de Tezcoco. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest - les "barbares", Chichimèques, Tepehuanes, Seris, Yaquis, Apaches. Rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras. Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?

« Le rêve mexicain ou la pensée interrompue » est un essai écrit par Jean-Marie Le Clézio. Ce livre a été publié en 1988 dans la collection Folio Essais.
L’auteur, un grand connaisseur du Mexique et de son histoire, s’interroge, comme beaucoup d’entre nous, sur la brutale disparition des grandes cultures et civilisations indiennes de Mesoamérique au XVIe siècle et bien évidemment, principalement, sur l’anéantissement de la civilisation mexica de l’actuel Mexique par les conquérants espagnols. Le Clézio s’intéresse de près aux personnages du capitaine Hernan Cortés, conquistador espagnol, de La Malinche interprète indigène et compagne de Cortés, de Moctezuma II, empereur régnant à l’arrivée des espagnols et du courageux résistant Cuauhtémoc, le dernier des empereurs aztèques. Ces personnages furent les acteurs principaux de la conquête du Mexique à partir de 1519.
Dans « l’Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne » Bernal Diaz del Castillo, compagnon lettré d’Hernan Cortès, donne sa version des faits de façon détaillée ce qui, pour Le Clézio, est une excellente source d’informations.
L’auteur imagine ce que seraient devenues ces civilisations amérindiennes si elles n’avaient pas été réduites brutalement au silence. Comment la pensée indigène aurait pu influencer nos civilisations occidentales.
Voici des questions récurrentes pour ceux qui sont en désaccord avec l’idéologie de la colonisation qui, trop souvent, extermine des êtres humains et leurs pensées et détruisent de magnifiques civilisations.

Ch. Bertheuil

2 juin 2009

Un drama en México

Julio Verne
 
La primera novela de Julio Verne "Un drama en México", la cual ocurre durante el siglo XIX acaba de ser puesta en línea gratuitamente en el sitio de la UNAM http://www.descargacultura.unam.mx/ . Es una obra traducida por la periodista Leslie Alger y leída por Juan Stack.


Le premier roman de Jules Verne "Un drame au Mexique" qui se déroule pendant le siècle XIX vient d'être publié en ligne (en espagnol), vous pouvez la télécharger gratuitement depuis le site de La Université Nationale Autonome du Mexique http://www.descargacultura.unam.mx/ C'est une oeuvre traduite par Leslie Alger dans la voix de Juan Stack.

Vous pouvez lire la version en français à la Bibliothèque électronique de Quebec. http://www.scribd.com/doc/7310022/Jules-Verne-Un-drame-au-Mexique-et-autres-nouvelles

ROB

17 mai 2009

Les Visages de l'air

Alberto Ruy Sánchez.
Editions du Rocher
Ruy Sanchez est un écrivain mexicain atypique qui explore le thème du désir et de la sexualité des femmes : désir sexuel, désir d’évasion, de transformation, d’être aimées. Khadija est le nom qu’on prononce dans l’air … est le nom de la personne désirée qu'on souhaite voir à nouveau. Autour du personnage féminin principal, Ruy Sanchez décrit des personnages qui ont des rêves et qui mettent leurs sens à l’affût de la personne qui les intéresse.
En utilisant ces sens mais surtout celui du toucher, les caresses. L’air devient alors un élément clé pour l'expression de leurs sentiments.

Autres romans et récits publiés en France
- La Peau de la Terre, Traduit par Gabriel Iaculli (Los jardines secretos de Mogador)
- Neuf fois neuf choses que l'on dit de Mogador. Traduit par Gabriel Iaculli (Nueve veces el asombro).
- Les Démons de la langue, 1987. Traduit par Anthony Belanger et Cédric Demageot (Los Demonios de la Lengua)
- Comment la mélancolie est arrivée à Mogador, 1999. Traduit par Gabriel Iaculli. (De Cómo llegó a Mogador la melancolía)
Los nombres del aire
Alfaguara

Ruy Sanchez es uno de pocos escritores masculinos que exploran el tema del deseo y de la sexualidad femenina: deseo sexual, deseo de evasión, de cambio, de ser amada.
Kadhija es el nombre que se pronuncia en el aire…es nombre de la persona deseada a la cual se quiere ver de nuevo. Alrededor del personaje femenino central, Ruy Sánchez describe personajes con sueños que ponen sus sentidos al acecho de la persona que les interesa. Utilizando los sentidos pero sobre todo el tacto, las caricias. El aire se convierte en un elemento clave para expresar los sentimientos.

ROB

Le Temps des cendres

Jorge Volpi 
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli
Le Seuil

Irina G. et son mari, dissident, interné dans un camp, leur fille sacrifiée à la cause du père et en révolte. Jennifer M., issue d'un milieu privilégié,son époux homme ambitieux, prêt à toutes les compromissions, sa soeur, écrasée par sa famille et en rébellion permanente contre sa famille. Eva H. Immigrée, scientifique de talent, dévoreuse d'hommes, marquée à jamais par son enfance en Hongrie... Volpi dresse le tableau du XX°siècle finissant. Catastrophe de Tchernobyl, derniers soubresauts du communisme soviétique, arrogance du capitalisme triomphant, espoirs colossaux pour la médecine et pour l'enrichissement de certains liés au séquençage du génome, tout est dans ce roman. Personnages attachants ou repoussants, pas de demi-mesure. Pas d'ennui non plus : des plaines d'Ukraine à Boston, d'Afrique au Mexique nous explorons les noirceurs des idéologies dominant le siècle.


No será la tierra
Alfaguara, 2006


Irina G y su esposos, disidente, internado en un campo, su hija sacrificada a la causa del padre y en rebeldía. Jennifer M. proveniente de un medio privilegiado, su esposo hombre ambicioso, dispuesto a todos los compromisos, su hermana, asfixiada por la familia y en rebelión permanente contra su familia. Eva H, inmigrante, científica de talento, devoradora de hombres, marcada para siempre por su infancia en Hungría. Volpi elabora una descripción de finales del siglo XX. Catástrofe de Chernóbil, últimos sobresaltos del comunismo soviético, arrogancia del capitalismo triunfante, esperanzas colosales para la medicina y para el enriquecimiento de algunos ligados a la secuencia del genoma, todo está en esta novela. Personajes entrañables o repugnantes, nada a medias. Tampoco aburrimiento alguno: desde las estepas de Ucrania hasta Boston, de África a México, exploramos el lado oscuro de las ideologías dominantes del siglo XX.

BCH

10 avril 2009

Les minutes noires

Martín SolaresEditions Christain Bourgeois

Ramon Cabrera, dit Le Grizzli, est inspecteur de police et enquête sur l’assassinat d’un jeune journaliste. Petit à petit, sa hiérarchie lui glisse d’abord des peaux de bananes sous les pieds, puis des bâtons dans les roues. C’est qu’au fur et à mesure que son enquête progresse, Cabrera fait ressurgir un passé dont certaines élites de la ville de Paracuan dans l’état de Tamaulipas, ont tout à redouter. Le Grizzli se retrouve sur les traces de Vincente Angel, un de ces prédécesseurs, qui avait mené la traque d’un tueur de petites filles qui avait fait 4 victimes plusieurs années auparavant. Et quand il apprend que le présumé coupable, incarcéré pour 30 ans, est innocent, il comprend que les choses vont être particulièrement délicates à gérer.
Le début de la lecture requiert pas mal d'attention lors de la mise en place des nombreux personnages et l’utilisation en plus pour chacun d’eux de surnoms. C'est sans doute pourquoi l’auteur a jugé bon d’inclure en tête de livre la liste de ses protagonistes. Parmi eux on aura d’ailleurs la surprise de trouver B. Traven et Alejandro Jodorowsky à travers une BD. Le livre de Martín Solares n’est pas un de ceux qui assoient leur trame sur les serials-killers et leur mode opératoire, qui la ne sont qu'accessoires. A travers les évènements remis au jour par son inspecteur, il dénonce de façon implacable la corruption de la police, de la justice, des autorités élues de la ville et de l’état et jusqu’à la Présidence de la République, des politiques, des syndicalistes, des journalistes et des industriels, tous complices pour établir une loi parallèle uniquement dédiée à leurs profits, asphyxiant l’état de droit et les citoyens qui ne savent plus vers qui se tourner. Pris dans ce désespoir sans fin et sans fond, il arrive alors qu’ils se résignent à accepter la « protection » offerte par les narcotrafiquants. Mais quand la violence est le seul mode d’expression, quand la police secrète aux ordres du Président lui-même décide du résultat des enquêtes, quand des innocents sont en prison pendant que les coupables sont protégés, quand un adolescent armé impose sa lecture, très personnelle, du code de la route parce qu'il est le fils du capo du cartel local, que reste t-il comme perspectives d’avenir ? L’histoire semble lui donner raison puisque le Président visé par Solares, dont l’orthographe du nom est à peune modifié, vient de passer au travers de la justice pour les évènements de 1968 à Mexico.
Martín Solares dit : « Ce qui m'intéresse n'est pas de créer des miroirs de la réalité mais d'en proposer des mirages : des récits qui puissent convaincre le lecteur de suivre une série d'images plus suggestives que celles du quotidien, afin de le submerger dans une autre réalité - la fiction littéraire - et transformer ainsi son point de vue. Mon intention était d'inventer une maison blanche qui ait une maison noire à l'intérieur, au centre de laquelle il y aurait un jardin.»
A la lecture de ce roman noir, il faut souhaiter que beaucoup d’engrais puisse être apporté à ce jardin. Il en faudra une quantité certaine si on veut que quelques fleurs éclosent sur un tel terreau. Ce qui résume le mieux le livre, c'est l'image du nagual, créature des légendes préhispaniques, omniprésente dans l'ouvrage. C'est un être mi homme mi bête, mâle ou femelle qui hante chacun de nous, et qui selon la nature de l'animal voire du végétal, renforce la part sombre ou éclairée de notre personnalité et qui, dans ce contexte, peut symboliser la force de la corruption, à laquelle on doit résister mais à laquelle il est parfois confortable de céder.
Ph.H.

6 avril 2009

El jardin de la señora Murakami

Mario Bellatin
Tusquets editores

Mario Bellatin es un autor de novelas extrañas, raras, de novelas negras. Es el eterno buscador de formas nuevas en la escritura latinoamericana contemporánea, como nos demuestra su gusto de escribir de manera elíptica.Esta obra, está escrita con un humor particular, cruel y frío, con un estilo propio (inspirado de la literatura japonesa por su brevedad ) y original (veáse el adenda al relato), y nos hace reir. En esta novela corta nos describe con minucia y precisión la vida de Izu, desde su juventud hasta la muerte de su marido. Izu, hija dedicada al cuidado de sus padres. Estudiante de arte, quien sueña con tener de más en más de enmancipacion en una sociedad muy tradicional. La historia principal está centrada en Izu quien escribe un ensayo que provoca consternación y escándalo en el círculo cerrado de la ciudad donde vive y la manipulación y venganza que se prepara contra ella a causa de este ensayo.

Le jardin de la dame Murakami
trad. par André Gabastoud
Passage du Nord Ouest, 2005

Mario Bellatin écrit des romans étranges voire bizarres et d’autres noirs, Il est l’éternel chercheur de nouvelles formes dans l’écriture latino-américaine contemporaine, comme il nous le démontra dans son goût pour l’utilisation de l’ellipse dans la forme.Dans cette oeuvre courte, il écrit avec un humour particulier, cruel et froid, un style propre (inspiré de la littérature nippone dans le sens du goût pour la brièveté) et original, il nous fait rire (lisez l’annexe du récit).Il décrit avec minutie et précision la vie de Izu, depuis sa jeunesse jusqu’à la mort de son mari. Izu, fille dédiée à ses parents, étudiante en art, rêvant de plus d’émancipation dans une société très traditionnelle. L’histoire est centrée sur Izu qui écrit un essai provocant émoi et scandale dans le cercle fermé de la ville où elle habite, et la manipulation et la vengeance qu’elle subi.
Bellatin n'est pas le premier à s'être interessé par la forme esthétique nippone, Jorge Luis Borges a écrit dix-sept haïkus dans le recueil "La Cifra". Le méxicain José Juan Tablada avait utilisé aussi ce style des poèmes japonais en 1919 dans son oeuvre "poèmes synthétiques"
Autres livres du même auteur (traduits en français) :
Jeu de Dames (Damas Chinas), traduit de l'espagnol (Mexique) par Svletana Doubin, Gallimard, 2008.
Flore (Flores), traduit par Chrystelle Frutozo, Passages du Nord-Ouest.
Leçons pour un lièvre mort, (Lecciones para una liebre muerta) trad. par André Gabastou, préf. de Emilie Colombani, éd. Passage du Nord Ouest, 2008.
Jacob le mutant, suivi de Chiens héros, (Jacobo, el mutante, Perros héroes), Traduit par André Gabastou et Gabriel Iaculli, phot. de Ximena Berecochea et Mario Bellatin, éd. Passage du Nord Ouest, 2006.
Shiki Nagaoka : un nez de fiction, (Shiki Nagaoka: Una nariz de ficción) trad. par André Gabastou, phot. de Ximena Berecochea, éd. Passage du Nord Ouest, 2004.
Salon de beauté, (Salón de belleza) trad. par André Gabastou, éd. Stock, 2000.
ROB

Uno soñaba que era rey

Enrique Serna
Booket novela
Quand je serais roi, éditions métaillié, 2009

Enrique Serna es uno de los autores contemporáneos mexicanos más importantes. Ha escrito varias novelas entre las que se encuentran: “Fruta Verde”; “Señorita México”; “El miedo a los animales”; “El seductor de la patria” y varios cuentos entre ellos “El orgasmógrafo”; “Amores de segunda mano”.Algunas de sus obras han sido traducidas al francés y publicadas en Francia, es el caso de “La Peur des bêtes”( phébus, rayon noir, traduction de François GAUDRY) y “Amours d’occasion” (atéliers du Gué, traduction Marie-Ange BRILLAUD).Uno que soñaba que era Rey es una de sus primeras novelas en la cual (tal y como lo hacen Balzac y García Márquez) podemos encontrar a algunos de su personajes recurrentes como el comisario Maytorena (que utiliza en El miedo de los animales) o el chico que trabaja en una agencia de publicidad (que retoma en Fruta Verde). Esta novela se lee ávidamente puesto que Enrique Serna logra cautivarnos desde las primeras páginas con el retrato que nos hace de la sociedad mexicana, de sus valores o ausencia de ellos, de sus pobrezas y riquezas, de sus amores y desilusiones, de sus aciertos y torpezas. A través sus principales personajes podemos observar a esta sociedad y darnos cuenta de las enormes diferencias existentes entre ellos, empezando por los diversos medios sociales en los se desenvuelven: el crítico intelectual revolucionario que está obligado a alabar al sistema a cambio de un salario mediocre; el empresario preocupado por la educación de su hijo, preocupación olvidada en los momentos en que se encuentra con su amante; los niños chemos; los niños héroes, las mujeres que observan determinadas conductas religiosas y la corrupción de la policía. Escritor mordaz, crítico y picaresco, ¡les invito a leerlo!
ROB

Un doux parfum de mort

Guillermo Arriaga
Un dulce olor a muerte
Traduit de l’espagnol (Mexique) par François Gaudry
Editions Points (première édition chez Phébus), 2008

Un bled perdu au Mexique, un cadavre de jeune fille, un assassin trop malin pour se faire pincer et un innocent à qui on fait endosser le crime, voilà pour le décor. Les villageois réclament « le prix du sang », mais les flics sont trop pourris pour agir. Bien malgré lui, un brave garçon va être poussé à jouer les vengeurs... Un conte d'amour et de mort, un vaudeville sanglant arrosé de tequila. 

Arriaga, c’est le scénariste des films Babel, 21 grammes, Amores perros, Trois enterrements … Un doux parfum de mort est un roman picaresque et tragique dont l’histoire se déroule dans un petit village perdu dans le Mexique rural. Tragique car tout commence par la découverte du cadavre d’une jeune fille. Comme à son habitude, l’auteur met alors en place les protagonistes et les paramètres qui conduiront au dénouement. Picaresque car il dresse des portraits de femmes et d’hommes avec une encre acide et ironique en exagérant certains traits que l’on prête aux mexicains, jusqu’à friser la caricature, manière pour lui de dénoncer les excès de cette société. Ces personnages aux caractères hauts en couleur conduiront ce vaudeville, entre amour et mort, à un dénouement aussi brutal que son début. Entre deux noirceurs, celle de l’humour et celle de l’histoire, c’est la première qui l’emporte. On sourit donc franchement en lisant les improbables aventures amoureuses de Ramon et Adela.

PhH.


Un dulce olor a muerte.
Norma grupo editorial, México.

 
Arriaga es el escritor de los escenarios de las películas Babel, 21 gramos, Amores Perros, Los Tres Entierrros de Melquiades Estrada…..Un dulce olor a muerte es una novela picaresca y trágica cuya historia se desarrolla en un pueblo pérdido en el México rural. Trágica puesto que todo comienza por el descubrimiento del cádaver de una jovencita. Como siempre, el autor posiciona a los protagonistes y a los parámetros que le conduciran hasta el fin. Picaresca puesto que hace los retratos hablados de los hombres y mujeres con ácidez e ironía exagerando algunos rasgos que se atribuyen a los mexicanos, hasta llegar a ser caricaturales, es su manera de denunciar los excesos de esta sociedad. Esos personajes con caracteres variados son el hilo conductor de esta historia burlesca, entre amor y muerte, hasta el final tan brutal como el principio de la novela. Entre dos mundos negros, el del humor y el de la historia, es el primero que gana. Sonreímos de manera franca leyendo las improbables aventuras amorosas de Ramón y Adela.

Ph H