La danza de los 13 velos, de Maudoux
Día de muertos, de Giugiaro et Gasparutto
éditions Ankama, label 619 - octobre 2012
Imaginez que Quentin Tarentino et Roberto Rodriguez se mettent à la BD. Que Guillermo Ariaga ou Boston Teran passent du roman noir au comic noir. Ou encore que Rafael Ramírez Heredia revienne d’entre les morts pour coucher sur le papier ses aventures passées du côté obscur de la vie. On s'en doute, la lecture de cette bd est réservée à un public adulte.
Ce troisième volet de Doggybags, édité par Ankama label 619 est un condensé de violence, sang, tripes, viols, machettes et balles de gun et dont les actions, il y a trois histoires, se passent à Ciudad Juarez. Rien d'étonnant au choix de cette ville eu égard au style graphique et aux scénarii qu’on a dans les mains. Les dessins réalistes sont de style comics américain (Usa), les visages masculins ont des traits anguleux, les filles sont aguichantes et dégagent un érotisme de teiboleras, tuberas et autres playmate, les phylactères résonnent des engins motorisés customisés aux chromes rutilants et aux vrombissements agressifs, des détonations et rafales d'armes de tous calibres et de tous tranchants. Dany Trejo en agent Machete se sentirait dans son élément, au milieu de ces flots de fureur sanguine et de susceptibilités qui ne se règlent pas à l’amiable. Trois récits, Room 213 (Run & Neyef) – La danza de los 13 velos (Maudoux) – Día de muertos (Giugiaro & Gasparutto), qui mettent en scène la Santa Muerte, les désormais incontournables narcos et des flics vengeurs essayant de ne pas devenir fous trop rapidement dans cette villes de psychopathes.
Les dessins sont très largement inspirés de l’imagerie mexicaine du día de muertos, calaveras, squelettes, beaucoup de cranes, de roses et cempazúchitl , de motifs azteco-mayas, une ambiance macabre illuminée de couleurs vives et brillantes. Cet aspect « fête des morts » est très bien rendu par les différents dessinateurs, Jérémie Gasparutto, Florent Maudoux et Neyef. Quant aux scénarios, ils sont à la hauteur des ambitions des auteurs. Ca déménage. On est bien loin de « Tintin et les Picaros » ou « Tortillas pour les Daltons ». Le livre est enrichi de petits dossiers sur la criminalité au Mexique, sur les narcos, leurs méthodes, les narcocorridos, les disparues de Ciudad Juarez, les décapitations, les mata-zetas, histoire de rappeler aux lecteurs qu'au Mexique, la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Au contraire, la vida no vale nada. On découvre même en fin de volume quelques pages consacrées à l'affaire Florence Cassez. Sont aussi parsemés au fil des pages des encarts journalistiques relatant les activités du crime organisé, faits réels ou détournés comme par exemple la fausse une d'El Nuevo Alarma, numéroté 666 et paru un 5 de mayo (!). El Nuevo Alarma est une feuille de choux qui se complait dans la publication de faits divers d'une violence extrême, en rajoutant du sensationnel morbide et en ne lésinant pas sur le choc des photos pour illustrer le poids des maux.
La lecture est plaisante et parfois drôle, à condition de savoir se hisser au second voire au troisième degré. A l’instar des films de tarentinesques, l’exercice est de faire de la série B. Ce n'est donc pas de bon goût, mais les auteurs ont choisi d'être décalés et anticonformistes. C’est indéniablement réussi, et avec brio. L’ensemble, décoré à grand renfort d’imagerie naco, de Jesus Malverde, de slogans du style « violencía y terror en Ciudad Juarez », « 112 pages tout en couleurs en sans aucune concession », « violence 100% graphique » ou « pour lecteur averti » donne l’impression que l’on tient un objet un peu sulfureux, une bible dédiée à une divinité peu recommandable de Mictlan ou de la Niña Blanca elle même. D'ailleurs, l'ouvrage débute sur une oracíon à la Santa Muerte qui fera passer un petit frisson sur les épaules frèles des lecteurs prepubères, non-avertis ou des touristes en partance pour les tranquilles plages yucatèques où tout n'est qu'ordre et beauté, luxe calme et volupté. Ciudad Juarez est un lieu de villégiature un peu plus caliente. Dont on peu essayer d'en rire, puisque pleurer n'y change rien.
Ph.H.
7 novembre 2012
5 novembre 2012
Quiela
Pièce de théâtre
de Guillermo León Tequio Mexico, teatro de la Capilla, théâtre de l'Elysée (Lyon)
à partir de "Cher Diego, Quiela t'embrasse" d'Elena Poniatowska
Diego Rivera, le célèbre muraliste mexicain, s’est marié trois fois. Si on connait particulièrement bien sa dernière femme, la peintre Frida Khalo, on entend déjà moins parler de sa seconde épouse Guadalupe Marin. Quant à la première, Angelica Beloff, elle est quasiment inconnue. A partir des lettres d’Angelina à Diego, alors qu’elle est à Paris et lui au Mexique, l’écrivain Elena Poniatowska va écrire « Cher Diego, Quiela t’embrasse », Querido Diego, te abraza Quiela. Ces lettres écrites dans les années 1920 relatent la vie d’Angelina à Paris, saisie par le « froid qui vient d’Alsace et de Verdun », la pneumonie de son fils puis la mort de celui-ci, et enfin sa solitude.
* : Marié à ce moment à Guadalupe Marin, dont la jalousie (ô combien justifiée) était légendaire, on peut, à la décharge de Rivera, envisager qu’il ait choisi d’ignorer Angelina pour éviter une scène. Ça reste une pure hypothèse.
Quiela
Autor : Guillermo León, a partir de la novela "Querido Diego, Te Abraza Quiela"
de Elena Poniatowska.
Dirección escénica: Guillermo León
Elenco: Odille Lauría
« Quiela » es un monólogo que tiene como protagonista a Angelina Beloff, la primera esposa del célebre pintor mexicano Diego Rivera, con quien se encuentra en el París de principios del siglo XX. Es el París de Picasso, Gris, Modigliani; ambos están allí buscando encontrar SU pintura y compartiendo el hambre, la miseria, la enfermedad, el frío, la guerra… y las múltiples andanzas de Diego. Al morir el único hijo de la pareja, Diego no lo soporta y regresa a su tierra. Angelina, Quiela, se queda en París, esperando a que su marido le envíe el dinero necesario para que ella pueda alcanzarlo en México. Pero Diego no lo hará. Diego no volverá nunca.
(Teatro de la Capilla, Coyoacan, Mexico DF)
Résumé Actes Sud :
En soixante pages d’une pudeur et d’une discrétion exemplaires, Elena Poniatowska évoque ici la dévastation provoquée dans la vie d’Angelina Beloff par le départ de son amant, le peintre mexicain Diego Rivera. Dans ce récit épistolaire à une voix, c’est l’autre voix, celle de l’absent, qui par son silence donne à la solitude d’Angelina les dimensions du tragique. Le roman d’Elena Poniatowska est, depuis sa publication en 1978, l’un des livres les plus lus au Mexique. A découvrir comme il fut écrit : passionnément !
de Guillermo León Tequio Mexico, teatro de la Capilla, théâtre de l'Elysée (Lyon)
à partir de "Cher Diego, Quiela t'embrasse" d'Elena Poniatowska
Diego Rivera, le célèbre muraliste mexicain, s’est marié trois fois. Si on connait particulièrement bien sa dernière femme, la peintre Frida Khalo, on entend déjà moins parler de sa seconde épouse Guadalupe Marin. Quant à la première, Angelica Beloff, elle est quasiment inconnue. A partir des lettres d’Angelina à Diego, alors qu’elle est à Paris et lui au Mexique, l’écrivain Elena Poniatowska va écrire « Cher Diego, Quiela t’embrasse », Querido Diego, te abraza Quiela. Ces lettres écrites dans les années 1920 relatent la vie d’Angelina à Paris, saisie par le « froid qui vient d’Alsace et de Verdun », la pneumonie de son fils puis la mort de celui-ci, et enfin sa solitude.
Le texte d’Elena Poniatowska a été adapté pour le théâtre à travers la pièce « Quiela », monologue joué en France par Odille Lauría. L’œuvre est très prenante, reflet tragique de la triste vie d’Angelina lors de son séjour parisien. Alors qu’elle est russe, elle trouve le froid de Paris plus terrible que celui de Saint Petersbourg, sa ville natale. Un froid qui lui enlève son fils sans que Diego ne s’en soucie. Lui est tout à sa peinture, à la recherche de la lumière des impressionnistes, à d’autres conquêtes féminines aussi. Indulgente devant le génie du maître, Angelina, elle même peintre sous le nom de Quiela, devient féroce et haineuse lorsque le peintre, cet hijo de puta, ne manifeste aucune émotion à la mort de son propre fils. Au contraire, il semble même soulagé d’un poids. Être seule en scène avec un texte de plus d'un heure est déjà une performance. Jouer avec passion toute une gamme de sentiments, joie, colère, espoir, déprime, en est une autre. Avec un décor et une mise en scène minimalistes et ce jeu très juste d’Odille Lauría, on ressent tout ce qu’Angelina a pu supporter à Paris, mais aussi 10 ans plus tard. En effet, grâce aux méandres du destin et à de généreux amis, Angelina pourra se rendra à Mexico. Invitée à une cérémonie ou sont présents de nombreux artistes, elle y retrouve Diego Rivera. Leurs regards se croisent. Il ne lui adressera pas la parole. L’a-t-il même reconnue ?*. Entre ses aventures extraconjugales du temps de Guadalupe puis de Frida, et sa conduite terriblement méprisante avec Angelina, l’image de Diego Rivera est un peu plus écornée. Un peintre brillant, certes, mais aussi un sacré sale type.
Ph.H.* : Marié à ce moment à Guadalupe Marin, dont la jalousie (ô combien justifiée) était légendaire, on peut, à la décharge de Rivera, envisager qu’il ait choisi d’ignorer Angelina pour éviter une scène. Ça reste une pure hypothèse.
Quiela
Autor : Guillermo León, a partir de la novela "Querido Diego, Te Abraza Quiela"
de Elena Poniatowska.
Dirección escénica: Guillermo León
Elenco: Odille Lauría
« Quiela » es un monólogo que tiene como protagonista a Angelina Beloff, la primera esposa del célebre pintor mexicano Diego Rivera, con quien se encuentra en el París de principios del siglo XX. Es el París de Picasso, Gris, Modigliani; ambos están allí buscando encontrar SU pintura y compartiendo el hambre, la miseria, la enfermedad, el frío, la guerra… y las múltiples andanzas de Diego. Al morir el único hijo de la pareja, Diego no lo soporta y regresa a su tierra. Angelina, Quiela, se queda en París, esperando a que su marido le envíe el dinero necesario para que ella pueda alcanzarlo en México. Pero Diego no lo hará. Diego no volverá nunca.
(Teatro de la Capilla, Coyoacan, Mexico DF)
En soixante pages d’une pudeur et d’une discrétion exemplaires, Elena Poniatowska évoque ici la dévastation provoquée dans la vie d’Angelina Beloff par le départ de son amant, le peintre mexicain Diego Rivera. Dans ce récit épistolaire à une voix, c’est l’autre voix, celle de l’absent, qui par son silence donne à la solitude d’Angelina les dimensions du tragique. Le roman d’Elena Poniatowska est, depuis sa publication en 1978, l’un des livres les plus lus au Mexique. A découvrir comme il fut écrit : passionnément !
24 octobre 2012
41
éditions Ombres noires - 2012
À l'intérieur du coffre d'une voiture, le cadavre de Ramiro Hernández Montes, tué par balles. Situation pour le moins embarrassante pour le frère de la victime qui espère son élection au poste de gouverneur de l'État de Colima. Quatre flics sont chargés de l'enquête avec pour consigne de l'étouffer : le servile commandant Obispo, le Tigre Guerrero, violent mais efficace, Román et Sabino, deux policiers machos confrontés au monde gay. Car l'enquête révèle une série d'assassinats d'homosexuels, tous abattus avec un calibre .41, mais aussi les orgies organisées dans des villas luxueuses et le goût de certains notables pour les enfants. Ailleurs dans la ville, un gamin livré à lui-même se lie d'amitié avec un adulte qui ne tarde pas à l'initier à la drogue et au sexe. Un jour, on le présente à un couple, Roi Camilo et Reine Sofía...
Tiré d'un fait divers, roman sans concession sur la perte de l'innocence, 41 montre jusqu'où peut aller la perversion des plus vils personnages politiques.
Rogelio Guedea est né au Mexique en 1974, où il a exercé la profession de fonctionnaire fédéral. Il a quitté le Mexique avec sa famille à la suite de nombreuses menaces de mort. Aujourd’hui, il vit en Nouvelle-Zélande où il enseigne la littérature hispanique. Il est considéré comme l’une des nouvelles voix du polar mexicain. 41 a reçu le Premio Interamericano de Literatura Carlos Montemayor. Il s’agit de son premier roman traduit en France.
(Source : Ombres noires)
À l'intérieur du coffre d'une voiture, le cadavre de Ramiro Hernández Montes, tué par balles. Situation pour le moins embarrassante pour le frère de la victime qui espère son élection au poste de gouverneur de l'État de Colima. Quatre flics sont chargés de l'enquête avec pour consigne de l'étouffer : le servile commandant Obispo, le Tigre Guerrero, violent mais efficace, Román et Sabino, deux policiers machos confrontés au monde gay. Car l'enquête révèle une série d'assassinats d'homosexuels, tous abattus avec un calibre .41, mais aussi les orgies organisées dans des villas luxueuses et le goût de certains notables pour les enfants. Ailleurs dans la ville, un gamin livré à lui-même se lie d'amitié avec un adulte qui ne tarde pas à l'initier à la drogue et au sexe. Un jour, on le présente à un couple, Roi Camilo et Reine Sofía...
Tiré d'un fait divers, roman sans concession sur la perte de l'innocence, 41 montre jusqu'où peut aller la perversion des plus vils personnages politiques.
(résumé de l'éditeur)
(Source : Ombres noires)
Tempête sur le Mexique
édition le Livre de poche - 2012
Le tragique destin d’un empereur sacrifié. 1861. La République du Mexique, ruinée et affaiblie par les guerres civiles, est devenue un enjeu entre les grandes puissances. Napoléon III, en quête d’une tête couronnée à même d’y instaurer un régime à la solde de la France, choisit Maximilien de Habsbourg. Ce jeune prince, que l’accession au trône de son frère, François-Joseph, empereur d’Autriche, a privé de tout avenir, est un poète, un progressiste que rien ne prépare à l’exercice du pouvoir. Accompagné de sa belle épouse, Charlotte, il quitte son château de Miramar pour régner sur un pays dont il ne connaît rien. Persuadé qu’il répond à une aspiration du peuple mexicain, Maximilien déchante lorsqu’il apprend que ses sujets viennent grossir les rangs des rebelles à la solde de Benito Juárez, l’ancien président du Mexique. Au fur et à mesure que se poursuivent les combats entre impériaux et républicains, Maximilien se détourne de son empire pour se consacrer à ses maîtresses, tandis que sa courageuse femme gère les affaires de l’État. Quand Napoléon III annonce le retrait de ses troupes du Mexique, Maximilien relève la tête et décide enfin de se battre. Charlotte part en Europe afin de supplier l’empereur des Français de maintenir son soutien militaire.
Il est des personnages qui entrent dans l’histoire en même temps que dans la légende. Ainsi en est-il de la princesse Charlotte de Belgique et de l’archiduc Maximilien d’Autriche dont les destins incandescents transcendèrent les péripéties historiques pour atteindre d’emblée au mythe. Pouvait-on rêver couple plus romantique ? Elle, belle, ardente, musicienne, lui, raffiné, épris de poésie, avec la noble prestance des Habsbourg. Pourtant les fêtes, les voyages, les fastes de la cour de Vienne et du château de Miramar sur l’Adriatique ne dissipaient pas leur mélancolie. Quand Napoléon III, dans l’une de ces combinaisons diplomatiques scabreuses qui perdront son règne, leur propose en 1859 de devenir les souverains du Mexique, le couple entrevoit en rêve un pays immense, des trésors immémoriaux, le vent de l’aventure, leur amour régénéré. Une fois séparé, le malheur fondra sur le couple ; Charlotte perdra la raison, Maximilien la vie.
Le tragique destin d’un empereur sacrifié. 1861. La République du Mexique, ruinée et affaiblie par les guerres civiles, est devenue un enjeu entre les grandes puissances. Napoléon III, en quête d’une tête couronnée à même d’y instaurer un régime à la solde de la France, choisit Maximilien de Habsbourg. Ce jeune prince, que l’accession au trône de son frère, François-Joseph, empereur d’Autriche, a privé de tout avenir, est un poète, un progressiste que rien ne prépare à l’exercice du pouvoir. Accompagné de sa belle épouse, Charlotte, il quitte son château de Miramar pour régner sur un pays dont il ne connaît rien. Persuadé qu’il répond à une aspiration du peuple mexicain, Maximilien déchante lorsqu’il apprend que ses sujets viennent grossir les rangs des rebelles à la solde de Benito Juárez, l’ancien président du Mexique. Au fur et à mesure que se poursuivent les combats entre impériaux et républicains, Maximilien se détourne de son empire pour se consacrer à ses maîtresses, tandis que sa courageuse femme gère les affaires de l’État. Quand Napoléon III annonce le retrait de ses troupes du Mexique, Maximilien relève la tête et décide enfin de se battre. Charlotte part en Europe afin de supplier l’empereur des Français de maintenir son soutien militaire.
Il est des personnages qui entrent dans l’histoire en même temps que dans la légende. Ainsi en est-il de la princesse Charlotte de Belgique et de l’archiduc Maximilien d’Autriche dont les destins incandescents transcendèrent les péripéties historiques pour atteindre d’emblée au mythe. Pouvait-on rêver couple plus romantique ? Elle, belle, ardente, musicienne, lui, raffiné, épris de poésie, avec la noble prestance des Habsbourg. Pourtant les fêtes, les voyages, les fastes de la cour de Vienne et du château de Miramar sur l’Adriatique ne dissipaient pas leur mélancolie. Quand Napoléon III, dans l’une de ces combinaisons diplomatiques scabreuses qui perdront son règne, leur propose en 1859 de devenir les souverains du Mexique, le couple entrevoit en rêve un pays immense, des trésors immémoriaux, le vent de l’aventure, leur amour régénéré. Une fois séparé, le malheur fondra sur le couple ; Charlotte perdra la raison, Maximilien la vie.
(résumé de l'éditeur)
16 octobre 2012
L'ultime secret de Frida K
éditions Les Escales noires, 2012
Un autoportrait de Frida Kahlo a été voléà Mexico. Une jeune détective privée espagnole, Daniela Ackerman, est envoyée sur place pour le retrouver et fait une découverte surprenante : la toile contiendrait un message codéà destination de Léon Trotski, le célèbre révolutionnaire... devenu l'amant de Frida Kahlo pendant l'exil mexicain de celui-ci.
Au même moment, une série de meurtres défraye la chronique : les cadavres de strip-teaseuses sont retrouvés mutilés, l'image de la Santa Muerte– l'Ange de la mort – tatouée sur le sein gauche, tandis que des autels consacrés à cette secte religieuse rivale du Vatican sont détruits.
Daniela se retrouve ainsi plongée dans une enquête mêlant narcotrafiquants dévôts de la Santa Muerte, évêques officieux et curés aux visages d'ange, tueurs à gages en maillot du Real de Madrid et procureures mangeuses d'hommes obsédées par la chirurgie esthétique...
Un polar hispanique explosif qui nous dévoile, à travers une intrigue contemporaine sulfureuse, l'ultime secret de Frida K. et de sa liaison clandestine avec Trotski quelques mois avant son assassinat.
Source : site de l'éditeur
Mélangez au shaker Frida Khalo, Léon Trotski, la Santa muerte, Azcapotzalco, Tepito, une détective espagnole spécialisée dans l’art, un avocat mexicain véreux, un narcotrafiquant, un prêtre catholique blanchisseur d’argent et en perte d’ouailles, un évêque de la Niña Blanca en gain d’ouailles mais dont les autels sont saccagés, des teiboleras assassinées, un flic taciturne, une procureur nymphomane et un tatoueur. Agitez vivement quelques minutes, et jetez sur le papier ce qu’il en sort. On obtient ce livre qui a une trame linéaire aussi trépidante qu’une autoroute belge par une soirée d’automne. Les ingrédients ne sont la que pour servir d’exotisme à un style simpliste, à une histoire mal racontée et qui reste confuse du début à la fin.
Ph. H
Un autoportrait de Frida Kahlo a été voléà Mexico. Une jeune détective privée espagnole, Daniela Ackerman, est envoyée sur place pour le retrouver et fait une découverte surprenante : la toile contiendrait un message codéà destination de Léon Trotski, le célèbre révolutionnaire... devenu l'amant de Frida Kahlo pendant l'exil mexicain de celui-ci.
Au même moment, une série de meurtres défraye la chronique : les cadavres de strip-teaseuses sont retrouvés mutilés, l'image de la Santa Muerte– l'Ange de la mort – tatouée sur le sein gauche, tandis que des autels consacrés à cette secte religieuse rivale du Vatican sont détruits.
Daniela se retrouve ainsi plongée dans une enquête mêlant narcotrafiquants dévôts de la Santa Muerte, évêques officieux et curés aux visages d'ange, tueurs à gages en maillot du Real de Madrid et procureures mangeuses d'hommes obsédées par la chirurgie esthétique...
Un polar hispanique explosif qui nous dévoile, à travers une intrigue contemporaine sulfureuse, l'ultime secret de Frida K. et de sa liaison clandestine avec Trotski quelques mois avant son assassinat.
Source : site de l'éditeur
Mélangez au shaker Frida Khalo, Léon Trotski, la Santa muerte, Azcapotzalco, Tepito, une détective espagnole spécialisée dans l’art, un avocat mexicain véreux, un narcotrafiquant, un prêtre catholique blanchisseur d’argent et en perte d’ouailles, un évêque de la Niña Blanca en gain d’ouailles mais dont les autels sont saccagés, des teiboleras assassinées, un flic taciturne, une procureur nymphomane et un tatoueur. Agitez vivement quelques minutes, et jetez sur le papier ce qu’il en sort. On obtient ce livre qui a une trame linéaire aussi trépidante qu’une autoroute belge par une soirée d’automne. Les ingrédients ne sont la que pour servir d’exotisme à un style simpliste, à une histoire mal racontée et qui reste confuse du début à la fin.
Ph. H
7 septembre 2012
Mezquite Road
Gabriel Trujillo Muñozéditions Folio, 2012
Mexicali, état de Basse-Californie du nord, est une ville frontière. Cette frontière entre le Mexique et les Etats-unis rappelle le mur de Berlin, le rideau de fer, le mur autour de la Palestine ou les murailles de Jéricho. Même si à ce jour, aucune armée de trompettistes ne l’a détruit ni même lézardé. Pourtant il est poreux ce mur, y passe les produits de divers trafics, d’êtres humains, de drogue, d’armes ou d’argent sale. De part et d’autres de cette limite bétonnée règnent les narcotrafiquants, faisant de ce coin du continent américain une zone particulièrement dangereuse. C’est dans cet endroit peu attirant qu’est né Gabriel Trujillo Muñoz. Peu attirant mais paradoxalement, il draine malgré tout toute la main d’œuvre servile du lumpenprolétariat qui espère un travail dans les maquiladoras ou, rêve chimérique, passer au nord pour accéder au mode de vie exemplaire de l’oncle Sam.
Le livre débute sur les chapeaux (de cow-boys) de roues (de 4X4). Trois cadavres sont jetés au fond d’un arroyo. Presque en même temps, Heriberto est retrouvé mort dans une chambre d’hôtel. Anastasio, vieil ami d’Heriberto et de Morgado demande alors à celui-ci de se pencher sur les circonstances de la mort qui apparaissent bien troubles. De fait, les activités d’Heriberto étaient parfois tournées vers le jeu, et il avait contracté une dette plus que rondelette auprès d’une tenancière d’un cercle clandestin. Les amis de cette ennemie n’étaient pas des amis pour Heriberto.
L’enquête de notre avocat des droits de l’homme, ce qui n’est pas une sinécure au Mexique, va et vient entre une veuve éplorée découvrant les turpitudes de son mari, une fille lubrique mariée à un voyou, la police qui considère que c’est une affaire de drogue puisque un sachet a été retrouvé sur le cadavre. Morgado peut compter sur Anastasio, ancien militant anarchiste qui philosophe sur les temps modernes et la victoire, et donc sa défaite, de l’individualisme, de l’argent facile, et le narcotrafic qui pourrit tout.
Trujillo Muñoz pimente son récit d’allusions érotiques, de gueules de bois douloureuses sous le climat torride de Mexicali. L’auteur joue d’ailleurs sur cette chaleur accablante qui pousse parfois à la nonchalance et qui contraste avec la dureté des faits et la rapidité de leur survenance. Les intervenants sont nombreux, un gang de motards faisant dans le social lui sert d’anges gardiens. Dans les coups durs, Anastasio parvient à reformer sa brigade comme à l’époque de Ricardo Flores Magon. La police mexicaine est fidèle à sa réputation, inefficace et corrompue. Pour compliquer le tout, DEA et CIA étasuniennes viennent mettre leurs grains de sel – et de sable – dans cet imbroglio. Car si le nombre de pages est supérieur à celui des autres livres de la série, les faits et personnages sont eux aussi plus denses. Il faut suivre avec attention et l’enchainement des évènements est parfois trop rapide et pas claire.
Mezquite Road est un cliché social, politique et sociologique de cette partie du monde, lieu de rencontre de tous les prédateurs, nombreux et variés, qui tournent autour des fortunes nées du narcotrafic, et planent tels les zopilotes au dessus de leurs victimes, femmes, pauvres, indiens, enfants, ce qui génèrent souvent des situations sordides.
Mais, Morgado va parvenir, non pas à faire triompher le bien, la tâche est bien trop démesurée, mais à résoudre l’affaire d’Heriberto et redorer un peu son blason. Joueur, peut-être, malhonnête certainement pas. C’était un innocent, au sens propre et figuré, victime collatérale de la violence endémique de ces provinces du nord du Mexique comme l’ont déjà été plusieurs dizaines de milliers de personnes. On notera avec plaisir le rôle important d’Alicia, la femme plantureuse et hardie dont Morgado est amoureux. Son personnage est attachant, mais Morgado doit-il lui faire une confiance aveugle ?
Ph.H.
6 septembre 2012
Mexico, la muerte
Marty (dessin), Philippe Thirault (scénario)Agence interpol, tome 1
éditions Dupuis - 09 2012
Résumé de l'éditeur :
Des cadavres de femmes décapitées sont retrouvés en plusieurs endroits de Mexico. La police, corrompue jusqu'à l'os, n'enquête pas particulièrement sur ces meurtres. D'une part parce qu'ils ressemblent beaucoup à la manière de faire des narcos, d'autre part parce que tant que personne n'y trouve d'intérêt, personne n'a de raison de bouger. Le seul à s'intéresser à l'affaire est un détective privé ; un solitaire, du nom de Tikal, à qui le mari d'une victime a demandé de retrouver le meurtrier. Il n'attend aucune aide de la police, mais c'est Interpol qui va s'intéresser à lui, en la personne de l'agent Clare Burnell, chargée de l'affaire depuis qu'on a découvert qu'une des victimes était de nationalité américaine.
Démarre alors, pour le duo a priori mal assorti, une enquête violente, remplie de zones d'ombre et de faux-semblants, sur fond de terreur et de massacre orchestrés par les narcos. Sans compter que les motivations de Tikal se révèlent peu à peu bien plus complexes qu'elles n'avaient l'air de l'être...
Une intrigue de polar très noire de Philippe Thirault, servie par le dessin âpre et incisif de Lionel Marty.
Source : http://www.dupuis.com/catalogue/FR/al/31342/mexico.html
Mexico, La Muerte
Entretien avec les auteurs Philippe Thirault et Lionel Marty
« Une nouvelle série inspirée de faits réels ». Voilà comment les éditions Dupuis présentent Agence Interpol, dont les deux premiers tomes, Stockholm et Mexico, seront disponibles dans les bacs à partir du 7 septembre avec, pour chaque album, un duo d’auteurs différent. L’enquête se à Mexico met aux prises narcotrafiquants, police locale corrompue et chirurgiens véreux. Quant à Pablo Tikal, un privé local, et Clare Burnell, agent d’Interpol, ils essaient de retrouver l’assassin de jeunes filles retrouvées mortes, décapitées. Philippe Thirault et Lionel Marty, aux commandes de ce polar noir et sanglant, répondent à quelques questions. Lire l'entretien complet sur BD Gest'.
Le trait agressif, dur et anguleux rend bien compte de l’atmosphère tendue qui règne dans les villes mexicaines touchées par la violence, des difficultés quotidiennes des habitants et de l’inquiétude omniprésente qui règne mais avec laquelle il faut bien vivre. Par contre, si ce style convient aux dessins d’ensemble, il est mal adapté aux personnages qui deviennent méconnaissables d’une case à l’autre, voire disproportionnés.
Si l’objectif des auteurs était de faire un album sur les conséquences du narcotrafic, on ne comprend pas trop pourquoi ils ne l’ont pas fait directement, sans passer par cette enquête sur un serial-killer ? En effet, tout le déroulement de l’album est construit sur l’énumération des agissements des narcotrafiquants : décapitation, pendaisons, démembrements, attaques des centres de désintoxication … dans un enchainement qui devient vite rébarbatif puisque finalement, ce n’est pas le sujet principal. Il semble que le Mexique devient de plus en plus victime de sa mauvaise réputation et donc un sujet de plus en plus fréquent pour la littérature ou la bd noire. Mais il ne suffit pas de citer les bidonvilles de Nezahualcoyotl, le quartier riche de Las Lomas, ou la Zona rosa pour recréer une ambiance. Les sources doivent être fiables, ce qui ne semblent pas être le cas puisque lorsqu’il est question de l’aéroport international de Benito Juarez de Mexico DF, on peut lire des panneaux en catalan !?
Finalement, cet album laisse une vision morbide et figée de Mexico DF, alors qu’elle n’est pas la ville mexicaine la plus exemplaire en matière de violence. Elle est largement dépassée par Ciudad Juarez ou Monterey, voire Acapulco ou Veracruz. Il est un peu exagéré de dire, comme c'est le cas dans la bd, que l'espérance de vie à Tepito (marché de Mexico DF où se vendent les produits des vols) est de 10 minutes, même si Tepito n'est pas loin s'enfaut, un endroit recommandable. Les auteurs égrainent la liste des ingrédients qui font du Mexique contemporain un pays dangereux, mais cela reste superficiel et fade, ce qui est dommage pour le pays du piment.
Ph.H.
5 septembre 2012
Juarez
éditions Glénat - 08 2012
Résumé de l'éditeur :
Bienvenue à « murder land »
Depuis 1993, dans la petite ville frontière de Ciudad Juárez, près de 400 cadavres de femmes ont été retrouvés, et plus de 2000 sont portées disparues. Sûr que ça crée des vocations. Gael Garcia Morales est venu à Juárez pour y retrouver la trace de sa sœur, dont le visage figure parmi ceux des milliers de disparues pour lesquelles les familles désespérées collent des affichettes. Quelques mois plus tôt, elle avait rejoint l’association Esperanza, qui s’oppose aux trafiquants de drogue, aux policiers complaisants et aux avocats véreux pour faire la lumière sur ces assassinats ignobles. Mais Juárez n’aime pas les fouineurs. Certains ont tenté de mener leur propre enquête, on ne les a jamais revus…
Dans le domaine de l’horreur, la réalité dépasse malheureusement souvent la fiction, et les auteurs se sont inspirés de faits réels pour ce one shot racontant l’enquête d’un personnage, menée au cœur des vérités obscures de cette cité mexicaine gouvernée par le crime et l'impunité.
Source : http://www.glenatbd.com/bd/juarez-9782723482134.htm
Le dessin réaliste, aux traits précis est agréable. Les couleurs, brillantes sur papier glacé, donnent un côté excessivement lumineux qui ne colle pas à l’ambiance. L’album est riche de 72 pages, découpées en nombreuses case et phylactères, offrant un bon moment de lecture, ce qui n’est pas toujours le cas avec une bd.
Le scénario est solide et classique. La sœur de Gael a disparu a Ciudad Juarez. Installé aux Usa, il franchi la frontière pour tenter de la retrouver. Les auteurs décrivent le parcours habituel dans ce genre de situation, le héros croise donc des policiers incapables, véreux, corrompus ou compromis, des avocats du même tonneau, des journalistes dépassés dont la vie est menacée, comme celles des femmes qui militent au sein des associations d’aide aux familles de disparues. Si toutes les origines d’assassinats sont évoquées, violence conjugales, détraqués sexuels, snuff-movies … les auteurs ont choisi celle qui est probablement à l’origine du plus grand nombre de victimes, le narcotrafic. Ils évoquent dans leur bd l’étroite connivence entre les narcos et les politiciens, les luttes intestines entre gangs et l’échec total de toutes les tentatives d’éradication du fléau, tant au niveau de l’Etat de Chihuahua qu’au niveau fédéral.
On regrettera (encore !) quelques mauvaises traductions et quelques fautes d’orthographe en espagnol. Cette bd, loin d’être une ouvre militante comme celle de Baudoin & Troubs (Viva la vida – Los sueños de Ciudad Juarez), une des rares a avoir capté la profondeur du désarroi de ces femmes mexicaines, reste néanmoins une œuvre fidèle à la réalité.
Ph.H.
Résumé de l'éditeur :
Bienvenue à « murder land »
Depuis 1993, dans la petite ville frontière de Ciudad Juárez, près de 400 cadavres de femmes ont été retrouvés, et plus de 2000 sont portées disparues. Sûr que ça crée des vocations. Gael Garcia Morales est venu à Juárez pour y retrouver la trace de sa sœur, dont le visage figure parmi ceux des milliers de disparues pour lesquelles les familles désespérées collent des affichettes. Quelques mois plus tôt, elle avait rejoint l’association Esperanza, qui s’oppose aux trafiquants de drogue, aux policiers complaisants et aux avocats véreux pour faire la lumière sur ces assassinats ignobles. Mais Juárez n’aime pas les fouineurs. Certains ont tenté de mener leur propre enquête, on ne les a jamais revus…
Dans le domaine de l’horreur, la réalité dépasse malheureusement souvent la fiction, et les auteurs se sont inspirés de faits réels pour ce one shot racontant l’enquête d’un personnage, menée au cœur des vérités obscures de cette cité mexicaine gouvernée par le crime et l'impunité.
Source : http://www.glenatbd.com/bd/juarez-9782723482134.htm
Le dessin réaliste, aux traits précis est agréable. Les couleurs, brillantes sur papier glacé, donnent un côté excessivement lumineux qui ne colle pas à l’ambiance. L’album est riche de 72 pages, découpées en nombreuses case et phylactères, offrant un bon moment de lecture, ce qui n’est pas toujours le cas avec une bd.
Le scénario est solide et classique. La sœur de Gael a disparu a Ciudad Juarez. Installé aux Usa, il franchi la frontière pour tenter de la retrouver. Les auteurs décrivent le parcours habituel dans ce genre de situation, le héros croise donc des policiers incapables, véreux, corrompus ou compromis, des avocats du même tonneau, des journalistes dépassés dont la vie est menacée, comme celles des femmes qui militent au sein des associations d’aide aux familles de disparues. Si toutes les origines d’assassinats sont évoquées, violence conjugales, détraqués sexuels, snuff-movies … les auteurs ont choisi celle qui est probablement à l’origine du plus grand nombre de victimes, le narcotrafic. Ils évoquent dans leur bd l’étroite connivence entre les narcos et les politiciens, les luttes intestines entre gangs et l’échec total de toutes les tentatives d’éradication du fléau, tant au niveau de l’Etat de Chihuahua qu’au niveau fédéral.
On regrettera (encore !) quelques mauvaises traductions et quelques fautes d’orthographe en espagnol. Cette bd, loin d’être une ouvre militante comme celle de Baudoin & Troubs (Viva la vida – Los sueños de Ciudad Juarez), une des rares a avoir capté la profondeur du désarroi de ces femmes mexicaines, reste néanmoins une œuvre fidèle à la réalité.
Ph.H.
23 juillet 2012
L'affaire tequila
Traduit par Juliette Ponce
éditions Denoël, 2012
C'est à Acapulco que se déroulent cette fois les aventures de Sunny Pascal, privé américano-mexicain porté sur le surf, les jolies filles et les cocktails VIP. Sa mission consiste à biberonner Johnny Weissmuller, ex-Tarzan à la dérive un brin porté sur la boisson, pendant la durée du célèbre festival de cinéma qui se tient le long de cette mythique baie. Un jeu d'enfant, en somme...
Mais c'est sans compter sur les mauvaises fréquentations de l'homme-singe et ses soucis en tout genre : car Weissmuller est plongé jusqu'au cou dans des affaires crapuleuses que Sunny devra démêler s'il veut sauver sa peau. La mafia, de sombres Cubains aux allégeances troubles et même Ann Margret – l'ex d'Elvis avec laquelle Sunny se lie d'une amitié fort peu catholique – viendront mettre à mal le flegme de notre fin limier. Dans ce nid d'espions où chacun essaie de tirer son épingle du jeu, Sunny mènera l'enquête avec la nonchalance et l'humour qu'on lui connaît. Portrait drôle et sexy du milieu hollywoodien des années soixante, L'Affaire tequila nous entraîne dans une intrigue caliente en diable.
Source : site de l'éditeur
Es 1965, el mundo se está recuperando del asesinato de kennedy y baila al ritmo del rock. Su amigo, el productor de cine Scott Cherries, contrata a Sunny Pascal para que vuele a la turística playa y sirva de guardaespaldas de Johnny Weissmüller, alias Tarzán, durante el afamado festival de cine. El viejo campeón olímpico y estrella de cine, se ha metido con la mafia local y debe una buena cantidad por su afición al juego y bebida. Sunny debe sacarlo del embrollo pero su afán de meterse en problemas lo envuelve en un trama de carácter internacional contando con la ayuda del mafioso más seductor : Frank Sinatra.
Francisco Gerardo Haghenbeck (nn. Ciudad de México, 1965 ) es un escritor y guionista de comics mexicano. Entre sus obras destaca Trago Amargo, novela que recibió el Premio Nacional de Novela «Una Vuelta de Tuerca» en el año 2006
éditions Denoël, 2012
C'est à Acapulco que se déroulent cette fois les aventures de Sunny Pascal, privé américano-mexicain porté sur le surf, les jolies filles et les cocktails VIP. Sa mission consiste à biberonner Johnny Weissmuller, ex-Tarzan à la dérive un brin porté sur la boisson, pendant la durée du célèbre festival de cinéma qui se tient le long de cette mythique baie. Un jeu d'enfant, en somme...
Mais c'est sans compter sur les mauvaises fréquentations de l'homme-singe et ses soucis en tout genre : car Weissmuller est plongé jusqu'au cou dans des affaires crapuleuses que Sunny devra démêler s'il veut sauver sa peau. La mafia, de sombres Cubains aux allégeances troubles et même Ann Margret – l'ex d'Elvis avec laquelle Sunny se lie d'une amitié fort peu catholique – viendront mettre à mal le flegme de notre fin limier. Dans ce nid d'espions où chacun essaie de tirer son épingle du jeu, Sunny mènera l'enquête avec la nonchalance et l'humour qu'on lui connaît. Portrait drôle et sexy du milieu hollywoodien des années soixante, L'Affaire tequila nous entraîne dans une intrigue caliente en diable.
Source : site de l'éditeur
Es 1965, el mundo se está recuperando del asesinato de kennedy y baila al ritmo del rock. Su amigo, el productor de cine Scott Cherries, contrata a Sunny Pascal para que vuele a la turística playa y sirva de guardaespaldas de Johnny Weissmüller, alias Tarzán, durante el afamado festival de cine. El viejo campeón olímpico y estrella de cine, se ha metido con la mafia local y debe una buena cantidad por su afición al juego y bebida. Sunny debe sacarlo del embrollo pero su afán de meterse en problemas lo envuelve en un trama de carácter internacional contando con la ayuda del mafioso más seductor : Frank Sinatra.
Francisco Gerardo Haghenbeck (nn. Ciudad de México, 1965 ) es un escritor y guionista de comics mexicano. Entre sus obras destaca Trago Amargo, novela que recibió el Premio Nacional de Novela «Una Vuelta de Tuerca» en el año 2006
19 juin 2012
El rencor
editorial FCE De Bolsillo
primera edicion, Planeta 2006
Max Urdiales, un político gris y fanfarrón, es llamado para cumplir con una tarea que sólo él puede hacer: encontrar al anciano y temible licenciado X., quintaesencia del priismo; ha pasado por las tres etapas de todo militante del partido único: porrista, policía secreto y hombre de negocios nunca diáfanos. Max Urdiales nos narra episodios claves de la historia política de México en los setenta años de PRI. Nos dejará ver, gradualmente, su verdadero rostro y el de la política mexicana; y a la vez, hace un viaje interior hacia su propio rencor: no pertenecer a la clase política a pesar de ser leal a ella.
(Reseña FCE)
“Le llamamos grilla a la política mexicana porque es justo lo que queremos que la gente piense de ella : un ruidero incomprensible que viene de la noche”, sentencia al final del libro el Licenciado X. Ante tal realidad, la única medicina posible es el sarcasmo. Y en ese sentido El rencor se toma a gozosas cucharadas.
Bernardo Esquinca
primera edicion, Planeta 2006
Max Urdiales, un político gris y fanfarrón, es llamado para cumplir con una tarea que sólo él puede hacer: encontrar al anciano y temible licenciado X., quintaesencia del priismo; ha pasado por las tres etapas de todo militante del partido único: porrista, policía secreto y hombre de negocios nunca diáfanos. Max Urdiales nos narra episodios claves de la historia política de México en los setenta años de PRI. Nos dejará ver, gradualmente, su verdadero rostro y el de la política mexicana; y a la vez, hace un viaje interior hacia su propio rencor: no pertenecer a la clase política a pesar de ser leal a ella.
(Reseña FCE)
“Le llamamos grilla a la política mexicana porque es justo lo que queremos que la gente piense de ella : un ruidero incomprensible que viene de la noche”, sentencia al final del libro el Licenciado X. Ante tal realidad, la única medicina posible es el sarcasmo. Y en ese sentido El rencor se toma a gozosas cucharadas.
Bernardo Esquinca
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