24 août 2024

Cartels

Voyage au pays des narcos
Frédéric Saliba
documentaire
éditions du Rocher, 09-2024

Présentation de l'éditeur

 
« Je n'étais pas correspondant de guerre, c'est la guerre qui est venue à moi. » Cette confidence, Frédéric Saliba l'a entendue des dizaines de fois de la part de ses confrères mexicains. Quand il débarque à Mexico, en février 2006, le journaliste écrit sur l'économie, la culture et le tourisme de ce grand pays, voisin de la première puissance mondiale. Dix mois plus tard, Felipe Calderón, le nouveau président, déclare la guerre aux cartels de la drogue. Les mafias s'affrontent, entre elles et contre les autorités, à coups de fusils-mitrailleurs et lance-roquettes antichars. L'embrasement attire l'attention des médias internationaux. Frédéric Saliba se retrouve à couvrir ces crimes glaçants, le marché juteux de la drogue, ses tueurs, ses victimes, ses collusions politiques, sa narco-culture… La militarisation exacerbe un conflit qui fera, de 2006 à 2024, plus de 450 000 morts et 70 000 disparus !
Cartels, voyage au pays des Narcos plonge le lecteur dans le quotidien d'un correspondant étranger qui livre les coulisses de ses reportages, ses craintes, ses poussées d'adrénaline et ses réflexions intimes, sur un puzzle mafieux où l'ultraviolence fait loi. Le reporter nous embarque, dans ses pas, à la découverte d'une guerre sans fin. Un regard journalistique et un vécu personnel qui révèlent un pays contrasté, baroque et généreux, mais aussi inégalitaire, machiste et corrompu. Vue de France, cette spirale infernale semble bien lointaine. Et pourtant, les cartels mexicains ont pris pied en Europe. Les Cassandre parlent déjà de « mexicanisation » du narco-banditisme français.
 
La fiche du livre sur le site de l'éditeur
 
Informations
ISBN : 9782268110295
Nombre de page : 416
Prix :  19,90€ 

L'auteur
Installé à Mexico pendant plus de quinze ans, Frédéric Saliba a assuré la correspondance du journal Le Monde au Mexique et en Amérique centrale, tout en collaborant avec d'autres médias. Auteur de l'ouvrage, Les Mexicains, passionnels, il a également écrit et réalisé un documentaire sur le quartier lacustre de Xochimilco, poumon écologique de la capitale mexicaine.
 

13 juillet 2024

Le roi chocolat

Thierry Montoriol
éditions Gaia, 08-2018

 

Présentation de l'éditeur

 

Victor, journaliste, part en Amérique latine en 1910 inaugurer un opéra. Mêlé à la révolution mexicaine et aux trafics d’armes, il trouve refuge auprès des derniers Aztèques. Horrifié par les sauterelles grillées ou iguanes farcis dont on croit l’honorer, il survit à l’aide d’un breuvage miraculeux à base de sucre, de banane et du cacao hérité du dieu Quetzacoatl.
De retour à Paris, bravant une malédiction, il joue à l’alchimiste pour réinventer la recette sacrée et la faire découvrir à ses enfants, au voisinage, puis à la France entière, jusqu’aux tranchées de la Grande Guerre. Le Banania est né.
Écrit à partir des carnets de reportage de son inventeur, voici l’histoire vraie d’une aventure à peine croyable qui nous emmène à travers trois continents, deux civilisations et le Paris des Années folles.

 

Informations :
ISBN : 9782847208689
Nombre de pages : 432
Prix : 22 €

Thierry Montoriol, navigateur et journaliste, conjugue à la fois la passion de l’information et l’amour de l’écriture. Chef de rubrique actualités puis grand reporter pour la revue Bateaux, il a égale­ment collaboré à l’hebdomadaire Le Point ainsi qu’au journal Le Parisien, et continue d’alimenter de nombreuses chroniques. Lorsqu’il n’est pas en reportage, il se partage entre Paris, l’Île aux Moines et le reste du monde. (Source : éditions Gaia)

En savoir plus sur le chocolat
L’histoire du chocolat est un voyage sucré à travers les siècles
Une boisson sacrée née en au Mexique et en Amérique Centrale

L'origine du chocolat remonte aux civilisations anciennes de l'Amérique centrale, c'est la civilisation Olmèque, l'une des plus anciennes d'Amérique latine, qui a été la première à transformer le cacao en chocolat. Des siècles plus tard, Les Mayas cultivaient eux aussi le cacaoyer, l'arbre qui produit les précieuses fèves de cacao, et utilisaient ces fèves pour créer une boisson appelée "xocolatl", littéralement "eau amère". Cette boisson était loin du chocolat chaud crémeux que nous connaissons aujourd'hui ; elle était souvent amère et épicée, agrémentée de piments, de vanille et d’eau. Cette boisson était considérée comme sacrée et réservée aux élites, y compris aux rois et aux prêtres. C’est le célèbre livre Popol Vuh, livre de la Genèse Maya, qui attribue la découverte du chocolat à des dieux. Au 15e siècle, les Aztèques utilisaient les fèves de cacao comme monnaie. Ils croyaient que le chocolat était un cadeau du dieu Quetzalcoalt. Ils en buvaient comme rafraîchissement, comme aphrodisiaque et même pour se préparer à faire la guerre. Elles étaient également utilisées lors de rituels religieux. Considérées comme monnaie d’échange, elles étaient d’autant plus précieuses, que le cacaoyer a toujours été lié aux divinités, puisqu’il était aux yeux de tous, “l’arbre des dieux”.
Article à lire en intégralité sur le site Cité du chocolat.

Le chocolat de la marque Fábrica de Chocolates La Azteca
un des plus anciens et des plus répandus au Mexique
Il deviendra plus tard La Abuelita avant d'être racheté par Nestlé

Voir aussi Como agua para chocolate, un livre de Laura Esquivel, chroniqué sur ce blog.


Et pour compléter 


Valentine Tibère
Chocolatologue, co- auteur du Larousse du chocolat avec Pierre Hermé. Elle a participé comme coordinatrice et auteur au numéro spécial chocolat de Artes de Mexico. Elle est membre du Club des Croqueurs de chocolat. Elle étudie actuellement le maya et le nahuatl à l'Inalco.

David Bordes

Photographe free-lance, spécialisé dans le patrimoine et l’architecture. Il collabore régulièrement avec le Centre des Monuments Nationaux, la Fondation Yves Klein et Alain Ducasse. Il réalise par ailleurs depuis plus de 10 ans un travail personnel sur les objets chargés d’histoire et les lieux qui les abritent.

Le Mexique a légué au monde les premières boissons à base de graines de cacao. Chapeauté d’une mousse serrée, ce breuvage des dieux et des rois s’est enrichi, après la conquête du Mexique par Cortès, de sucre de canne, de lait et de cannelle. C’est sous cette forme qu’il a traversé les siècles et les continents. Délectable héritage, issu de trois mille ans d’histoire et de légendes ! La route du chocolat traverse le Mexique, serpentant entre plantations et pyramides, couvents et chocolateries, sites olmèques, mayas, aztèques ou coloniaux. Ce livre, richement illustré, entraîne le lecteur à la découverte non seulement de  l’origine du chocolat, mais aussi de  la civilisation mexicaine, de ses légendes et  de ses mythes. Il est complété par de savoureuses recettes bien cacaotées inspirées de la gastronomie mexicaine traditionnelle et contemporaine. En route donc pour  un voyage inoubliable au pays du chocolat, en ces temps merveilleux où les dieux vivaient encore sur la terre !
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.






1 juin 2024

Rendez-les-nous vivants !

Sur les traces des disparus d'Ayotzinapa
Anahi H. Galaviz (Dessin, Couleurs)
Marco Parra, Andalusia K. Soloff (Scénario)
éditions Presses de la Cité, 10-2023

 

Résumé

Fin 2014, le Mexique apprenait avec stupeur l'enlèvement de 43 étudiants. Ils manquent toujours à l'appel... Le 26 septembre 2014, le Mexique apprenait avec stupeur la disparition de 43 élèves instituteurs de l'École normale d'Ayotzinapa, dans l'État de Guerrero. Malgré les inlassables recherches des parents et proches des étudiants pour faire la lumière sur cette affaire, ils manquent toujours à l'appel. Rendez-les-nous vivants !
Un roman graphique engagé, qui a révélé l'ampleur de l'état de terreur et de corruption d'un Mexique aux prises avec une guerre des cartels d'une violence inouïe.
" En tant que journaliste indépendante travaillant pour des médias internationaux, j'ai consacré des dizaines de reportages, d'articles et d'entretiens à cette affaire. Mais je sentais qu'il manquait toujours un témoignage à même d'expliquer sa réalité complexe dans son ensemble. Ainsi est née cette bande dessinée dont l'ambition est de documenter le voyage émotionnel des familles de disparus qui, socialement marginalisées et exclues, se sont retrouvées du jour au lendemain les porte-parole de toute une nation. "
Andalusia K. Soloff

La fiche du livre sur le site de l'éditeur
 
Informations :
ISBN : 9782258201767
Nombre de pages : 208
Prix : 20 €


Andalusia K. Soloff est une journaliste indépendante, spécialiste de l’actualité mexicaine, qui travaille comme correspondante locale pour de nombreux médias étrangers.
Marco Parra est illustrateur et a déjà collaboré à plusieurs romans graphiques. Comme Andalusia K. Soloff, il est très investi dans la défense de la liberté de la presse dans son pays.
Anahi H. Galaviz est artiste plasticienne. 

 



18 mai 2024

Rendez-les-nous vivants !

Histoire orale des attaques contre les étudiants d'Ayotzinapa
John Gibler
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Anna Touati
Gravures de Yoel Jimenez
éditions CMDE, 04-2017

Postface inédite du Collectif Paris-Ayotzinapa et du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte

Présentation de l'éditeur

La nuit du 26 septembre 2014 à Iguala, dans l’État de Guerrero au Mexique, 6 personnes ont été assassinées et 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa ont disparu. Au Mexique, où l’État et le narcotrafic ont fusionné, où plus de 29 000 personnes sont portées disparues, cette tragédie a été celle de trop. « L’affaire » des 43 étudiants d’Ayotzinapa a réveillé la société mexicaine dans ses bases les plus profondes et a suscité un élan de solidarité internationale.
Le gouvernement s’est empressé de répandre de fausses rumeurs et de conclure l'enquête par des théories aussi fumeuses que mensongères. John Gibler, lui, s’est rendu sur les lieux quelques jours après les faits pour comprendre ce qui s’était passé. Pendant près d’un an, il s’est entretenu avec les rescapés, les témoins des attaques et les parents des disparus. Ce livre est fait de leurs voix.

Prologue de l’auteur à l’édition française

Vers 21 heures, le 26 septembre 2014, des centaines d’agents de police et un certain nombre d’hommes armés en civil ont commencé à attaquer cinq bus d’étudiants à Iguala, dans l’État de Guerrero, au Mexique. À 15 kilomètres de cette ville, sur l’autoroute, ils ont aussi attaqué un bus qui transportait une équipe de jeunes footballeurs de troisième division, des voitures et des taxis. Les attaques se sont déroulées simultanément dans différents lieux, pendant plus de huit heures. La police municipale, la police de l’état, la police fédérale et des hommes armés en civil ont tous collaboré, cette nuit-là, pour tuer 6 personnes, en blesser plus de 40 (dont une est toujours dans le coma) et ont fait disparaître 43 étudiants de l’école rurale normale Raúl Isidro Burgos d’Ayotzinapa, dans l’État de Guerrero. Les tueurs ont torturé un étudiant, lui ont arraché le visage et ont abandonné son corps sur un petit tas d’ordures à quelques rues des attaques. Plus de deux ans après, 43 familles cherchent toujours leurs fils.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

John Gibler est journaliste indépendant. Il est l’auteur de quatre livres, dont Mourir au Mexique (CMDE, 2015) et Mexico Unconquered: Chronicles of Power and Revolt (City Lights), sur l’histoire récente mexicaine.

Informations :
ISBN : 979-10-90507-234
Nombre de pages : 208
Prix : 18 €
Coll. Les réveilleurs de la nuit 



11 mai 2024

Scalp

La funèbre chevauchée de John Glanton et ses compagnons de carnage
Hugues Micol, dessin et scénario
éditions Futuropolis, 01-2017

 

Présentation de l'éditeur

 

John Glanton (1819-1850) est un Texas Ranger pendant la guerre mexicaine déclenchée en 1845 par l'annexion du Texas par les États-Unis. Les États-Unis annexeront aussi les territoires mexicains de la Californie. Pour Ulysse Grant, qui participa à cette guerre, « La rébellion du Sud fut l'avatar de la guerre avec le Mexique. Nations et individus sont punis de leurs transgressions. Nous reçûmes notre châtiment sous la forme de la plus sanguinaire et coûteuse guerre des temps modernes. » Après la guerre, chassé de l'armée pour meurtre, Glanton devient soldat de fortune, un mercenaire à la tête d'un gang particulièrement violent. Il loue ses services à l'état de Chihuahua afin de chasser les Indiens Apaches qui opèrent à la frontière du Mexique mais massacre aussi des Indiens pacifiques pour se faire plus d'argent. Car Glanton est payé au scalp rapporté. Ses massacres bafouent les traités signés entre ces tribus et les États- Unis et oblige l'état de Chihuahua à les déclarer hors-la-loi. Ils partent vers la Californie où la ruée vers l'or vient de commencer et s'enfoncent de plus en plus dans la violence. Glanton - et sa bande - tombera en 1950 dans une embuscade de la tribu de Quechan qui voulait se venger de leurs exactions. En se basant sur la vie de John Glanton, Texas Ranger pendant la guerre civile mexicaine puis mercenaire à la tête d'une bande de tueurs d'Indiens payés au scalp, Hugues Micol livre un récit hallucinant de la guerre civile mexicaine du milieu de XIXe siècle. Son dessin, puissant, qui rappelle les gravures de Goya, dépeint l'implacable brutalité d'une époque, loin des clichés du Far west.

La fiche du livre sur le site BDfugue
Sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 9782754812078
Nombre de pages : 192
Prix : 28 €

4 mai 2024

Serviteur des Enfers

Aliette de Bodard
traduit de l'anglais par Laurent Philibert-Caillat
édition Mnémos, 03-2024

 

Présentation de l'éditeur

 

1480. Tenochtitlan (Mexico), capitale de l’empire aztèque. Acatl, grand prêtre des morts, s’entaille le lobe des oreilles pour fournir le « sang vif » nécessaire au service funéraire… La routine ! Pendant ce temps, une liaison interdite est sur le point de se nouer entre Eleuia, prêtresse aussi ambitieuse qu’imprudente, et Neutemoc, guerrier jaguar issu de l’élite des combattants et frère du grand prêtre ; mais lorsque Eleuia disparaît, laissant derrière elle des traînées de sang et des traces magiques, Neutemoc est évidemment suspecté.
Roman de fantasy historique passionnant, aux personnages à la fois si lointains et si proches, Serviteur des Enfers fait revivre un monde précolombien riche et complexe, où le plus haut degré de civilisation contraste avec des pratiques sacrificielles omniprésentes. Découvrez l’empire aztèque en suivant l’enquête magico-policière d’Acatl, prêtre-détective pris entre démêlés familiaux, intrigues de cour et créatures démoniaques !

 

La fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-38267-110-8
Nombre de pages : 400
Prix : 22,50€

Serviteur des Enfers est le premier tome des Chroniques aztèques. Il a été publié en 2011 sous le titre D'obsidienne et de sang. les 2 tomes suivants ne sont pas encore traduits en français.

L'auteur
Née le à New York, Aliette de Bodard est une autrice française de science-fiction et de fantasy. Bien que le français soit sa langue maternelle, elle écrit en anglais. Elle est polytechnicienne, ingénieure dans une grande entreprise française. Elle a été nominée une quarantaine de fois aux prix littéraires anglo-saxons les plus réputés et en a obtenu quatorze. En 2015, elle est lauréate du prix British Science Fiction du meilleur roman et du prix British Science Fiction de la meilleure fiction courte.

27 avril 2024

L'Axolotl

Wolfgang Paalen
Traduit de l'allemand par Marianne Dautrey
éditions du Chemin de fer, 04 - 2024

Présentation de l'éditeur

Deux frères sont amoureux de deux sœurs jumelles. Elles se ressemblent physiquement à s’y méprendre, tout comme sont similaires leurs façons de s’habiller, de se coiffer, leurs manières de parler, leurs attitudes et leurs voix. Ils décident de s’en remettre au tirage au sort pour savoir qui épousera qui. Mais au bout de deux ans, le frère aîné découvre qu’il est amoureux de la femme de son frère cadet et ce sentiment semble réciproque. S’ensuivent manœuvres, scandale, fuite en Europe, Paris, l’Espagne, enfin la maladie jusqu’à la révélation finale... qui n’en est peut-être pas une. Avec L’axolotl, le lecteur découvrira la prose du peintre surréaliste Paalen, une prose à l’écriture riche et poétique qui rappelle les maître du réalisme magique sud-américain (Juan Rulfo, Alejo Carpentier, Julio Cortazar...).
À l’été 1957, Wolfgang Paalen se rend au Yucatan alors qu’il traverse une phase profondément dépressive. C’est durant cette période qu’il écrit, en allemand, L’axolotl, nouvelle hantée par la dimension du double et du possible (l’axolotl est cet animal, à la fois terrestre et aquatique, capable de se régénérer entièrement).

L’histoire des deux frères amoureux des deux sœurs, que narre Paalen dans L’axolotl, tourne tout entière autour de cette notion de possible. Et si c’était l’autre que j’aimais, l’autre que rien ne distingue de la même ?

Comme l’écrit le philosophe Gilles A. Tiberghien dans sa postface, “L’Axolotl ne raconte- t-il pas finalement l’échec du désir de connaître l’autre et d’en découvrir le secret ? Car savoir c’est chercher à identifier ce que nous croyons connaître pour en réduire au maximum la part inconnue, en finissant par penser qu’elle n’est pas inconnaissable.”

Informations
ISBN : 978-2-490356-42-3
Nombre de pages : 104
Prix : 15 €

La fiche du livre sur le site de l'éditeur.

L’axolotl est un livre agréable à lire et à manier avec son petit format, son papier de couleur bleue et ses illustrations placées en milieu d’ouvrage. Enrichie d’une postface de Gilles A. Tiberghien, philosophe spécialiste de l’art moderne, la traduction en français de ce court texte, écrit au Mexique dans les années 1950, a l’immense mérite de raviver la mémoire d’un artiste et écrivain trop oublié chez nous, Wolfgang Paalen. Son nom reste pourtant attaché à l’histoire de la peinture américaine et à celle du surréalisme...  Lire l'article de Jean-Luc Liesset sur le site EaN.

L'auteur
Wolfgang Paalen peintre, écrivain et philosophe d’origine viennoise (1905-1959) est considéré, dans les années trente, comme l’un des artistes surréalistes les plus importants. C’est, à la demande d’André Breton, l’un des co-organisateurs de l’Exposition Internationale du Surréalisme qui s’ouvre à Paris en 1938. L’année suivante, Paalen décide de quitter l’Europe avec son épouse Alice Rahon pour atteindre ce Nouveau Monde – la côte Nord-Ouest de l’Amérique – qui lui inspire un langage pictural nouveau. Il s’installe ensuite au Mexique et édite, de 1942 à 1944, DYN, une des revues importantes de cette époque, dans laquelle il publie, entre autre, son célèbre “Farewell to Surealism” qui acte une rupture – provisoire – avec Breton et “Totem art” qui est aujourd’hui considéré, avec ses œuvres de l’époque, comme l’acte de naissance de l’Action Painting (Jackson Pollock, Willem de Kooning...)
Revenu en France en 1951, Paalen participe à nouveau aux activités surréalistes jusqu’à son départ définitif pour le Mexique en 1954 où il obtiendra la nationalité. Cinq ans après, il choisit de se donner la mort dans son pays d’adoption, laissant dans ses archives de nombreux inédits : poèmes, nouvelles, pièces de théâtre et documents divers, dont L’axolotl avec lequel les lecteurs français peuvent découvrir pour la première fois le versant littéraire de son œuvre.
La page dédiée à Wolfgang Paalen sur wikipedia.

 

20 avril 2024

Le serpent à plumes

David Herbert Lawrence
traduit de l'anglais par Philippe Mikriammos
éditions Robert Laffont - Pavillons poche, 04 - 2015


Présentation de l'éditeur

Kate, une belle Irlandaise aux chairs épanouies,désabusée, veuve de son grand amour, se rend au Mexique avec des amis américains au début des années 1920. Elle ne peut tout d'abord pas supporter le pays, mais sa rencontre avec l'érudit Don Ramon Carrasco et surtout avec le général Don Cipriano Viedma qui lui dévoilent un pays fascinant, en proie à une violence explosive mais plein de charme et de magie, la conduise à abandonner Mexico et le microcosme occidental pour les rives d'un lac hors du temps, d'où a resurgi Quetzalcoatl, le dieu-serpent, régénéré par sa longue absence... Avec Cipriano, elle découvrira aussi son exquise et insoupçonnée sensualité. C'est le début d'un voyage intérieur qui l'amènera à découvrir une nouvelle manière de vivre.
A travers le personnage de Kate, l'Irlandaise qui renonce à son pays, à sa civilisation, à ses valeurs pour se fondre dans le culte des Indiens de Quetzalcoatl, Le Serpent à plumes, le plus accompli des récits et romans mexicains de D.H. Lawrence, et sûrement son chef-d’œuvre avec L'Amant de Lady Chatterley, exprime tout à fait sa philosophie de la fusion totale, de l'unité pure, ces forces infaillibles et instinctives qui conduisent à voir « avec l'âme et le corps ».

Partition musicale au rythme effréné et palette de couleurs éclatantes, Le Serpent à plumes est, selon D. H. Lawrence, son « vrai roman de l’Amérique ». Écrit durant ses séjours au Mexique, il est une pièce essentielle de l’œuvre incomparable de l’un des plus grands écrivains britanniques du XXe siècle.

L'année de sa mort, D.H. Lawrence fut reconnu grand visionnaire du xxe siècle par des écrivains comme Henry Miller et Anaïs Nin. Ses cendres reposent aujourd'hui au Taos, près des Indiens du Nouveau-Mexique, là où il avait pensé trouver « l'accomplissement sensuel de son âme ».

Informations :
ISBN : 9782221157732
Nombre de pages : 672
Prix : 12,50€

13 avril 2024

Frida Kahlo par Frida Kahlo

Écrits (1922-1954)

édition de Raquel Tibol, traduit de l'espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot
éditions Christian Bourgeois, 03-2024

Présentation de l'éditeur


« Le surréalisme est la surprise magique de trouver un lion dans un placard, là où on était sûr de trouver des chemises. »
Frida Kahlo ne s’est pas contentée de peindre, elle s’est aussi confiée par écrit. Artiste de génie, femme engagée, muse tragique et amante passionnée, la grande figure du surréalisme mexicain a écrit pendant trente ans à ceux qu’elle aimait – à Diego Rivera, bien sûr – et à ses camarades de combat. Les mots de Frida Kahlo font écho à sa peinture : au fil de ses lettres d’une franchise et d’une ironie réjouissantes, l’artiste dévoile son rapport à l’art et au monde, livrant aussi plus d’un secret sur son œuvre comme sur sa vie.


Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782267053272
Pages : 512
Prix : 12,80 €

10 choses à savoir sur Frida Kahlo, sur le site RiseArt

Frida Kahlo (1907-1954), l’art de résister en peinture.
Transgressive et libre, la célèbre peintre mexicaine a fait de sa vie le cœur de son œuvre. Un personnage mythique qui continue d’inspirer 70 ans après sa disparition. A écouter sur France Culture

12 avril 2024

Les jades sacrés

Les aventures de Diane Pagès
Agnès Denoix-Molina
éditions L'Harmattan, 09-2022

Présentation de l'éditeur

 

Diane Pagès ne supporte plus son travail et mène une vie de couple compliquée. Hantée par d'étranges visions, lassée par un quotidien vide de sens, elle décide de faire un break et part seule en voyage organisé au Mexique, un pays choisi au hasard. Mais s'agit-il vraiment d'un hasard ? A peine arrivée à Mexico, elle se trouve mêlée au vol d'un bijou de jade aux pouvoirs surnaturels, découvert sur la dépouille d'un ancien roi maya. Cette affaire l'entraîne dans une incroyable aventure, un périple haletant dans les plus beaux sites du pays, aux côtés d'une famille de chamanes et d'un ancien collègue aux activités énigmatiques. Des secrets lui seront révélés, mais réussira-t-elle la mission surprenante et risquée qui lui est confiée ?
Pour réaliser ce récit-fiction, l'auteure effectue un repérage minutieux au Mexique en 2020. A son retour, sa santé se dégrade, l'obligeant à écrire allongée. A l'image de sa courageuse héroïne, elle ira jusqu'au bout d'elle-même pour achever ce projet et renaître différente.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations :
ISBN : 978-2-38417-533-8
Nombre de pages : 278
Prix : 24 €