29 janvier 2011

A l'automne, je serai peut-être mort

Adrian McKinty
éditions Folio, 03-2007


Présentation de l'éditeur

 

Père en taule, enfance irlandaise plus que difficile au milieu des attentats... Michael n'a pas vingt ans lorsqu'il doit s'expatrier à New York où une vague cousine lui a trouvé une place. La routine codifiée de la violence pour un gang de Harlem : six balles dans le corps d'un récalcitrant, sordides descentes punitives, sept hommes tués en moins d'un an... Michael, à l'humour très sec, n'est pas un mauvais bougre ni un idiot, mais il va pourtant se laisser aller à ce qu'il n'aurait jamais dû faire.
La suite est implacable et le mènera en Amérique centrale. Lui qui commençait à bien connaître la violence urbaine du New York de la pire époque comprendra que l'expression du Mal est sans limites. Il se passe des choses dans les marais du Chiapas, qu'il n'imaginait même pas...

22 janvier 2011

Santa Muerte

Mexico, la Mort et ses dévots
Francis Mobio
éditions Imago, 10-2010

Présentation de l'éditeur 

Autrefois cité lacustre décrite comme un véritable paradis terrestre, Mexico est devenu synonyme de précarité, d’insécurité, de violence et de mort. Du centre à la périphérie, vingt-quatre millions d’habitants assèchent les cours d’eau et bâtissent des habitations qui dévorent le paysage : au fil du temps, l’eldorado de Cortés s’est peu à peu transformé en enfer.

Pour tenter de vivre dans cette ville géante et protéger corps et âmes, deux millions de personnes — pour la plupart issues du monde ouvrier ou artisan, ou liées à la criminalité, à la prostitution ou au narcotrafic — instaurent un dialogue direct avec la mort et ses représentations, en pratiquant le culte de la Santa Muerte. Exposée dans des centaines d’autels situés en plein air, ou enfermée dans des châsses en verre, l’effigie apparaît le plus souvent sous la forme d’un squelette somptueusement habillé, et peut se trouver à un coin de rue, dans un marché populaire ou dans un garage aménagé avec soin pour lui rendre honneur.

En nous plongeant au cœur même du quotidien des dévots de la Santa Muerte, Francis Mobio nous entraîne ainsi dans un itinéraire photographique étrange et fascinant. 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 978-2-84952-102-1
Pages : 176
Prix : 22,50 €


Anthropologue et vidéaste, Francis Mobio est assistant et chargé de cours à l’Université de Lausanne.

👉 Sur la Santa Muerte
... Son culte s’associe aux pratiques des Indigènes du Mexique qui vouaient un culte aux morts et aux squelettes. Considéré comme païen dans un pays où l’église a un poids aussi important que l’État, le culte de la Santa Muerte est qualifié de satanique par l’église qui souhaiterait une réévangélisation du Mexique. Pourtant, ses adeptes, de plus en plus nombreux, intégrant notamment les marginaux, voire, les narcotrafiquants, sont souvent catholiques, car ils considèrent la Santa Muerte comme une intermédiaire avec Dieu...
Lire l'article sur le site du Museum National d'Histoire Naturelle

👉 Un culte populaire au Mexique : la Santa Muerte
Un article de Gabriela Torres-Ramos

La dévotion à la Santa Muerte connaît au Mexique, depuis 2001, une recrudescence et une visibilité croissante accompagnées par sa critique, sa stigmatisation et sa condamnation par l’Église catholique et par une partie de la société. Ses origines, contestées, la situent entre le passé préhispanique et les représentations issues de l’imaginaire catholique, notamment de la pastorale de la mort.
Cet article retrace les origines attribuées à cette image de la Mort sanctifiée par ses dévots et montre la transformation de ses caractéristiques au cours des xxe et xxie siècles. L’évolution de la pratique dévotionnelle est envisagée à partir de la perception sociale du culte et de ceux qui s’y adonnent. Car la Santa Muerte est surtout présentée comme la « sainte des désespérés », le dernier recours invoqué dans une situation extrême, à laquelle se dévouent « préventivement » des populations fragilisées. La Santa Muerte est au cœur de pratiques populaires complexes, individualisées et personnalisées qui paradoxalement trouvent leur légitimité dans l’appartenance à une communauté.
Lire l'article sur  le site Socio - Anthropologie OpenEdition

Gabriela Torres-Ramos
, Un culte populaire au Mexique : la Santa MuerteSocio-anthropologie [Online], 31 | 2015, Online since 10 September 2016, connection on 09 October 2025. URL: http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/2228; DOI: https://doi.org/10.4000/socio-anthropologie.2228


11 décembre 2010

Le bonheur des familles

Carlos Fuentes
Trad. de l'espagnol (Mexique) par Aline Schulman et Céline Zins
éditons Gallimard, 03-2009

Présentation de l'éditeur

Les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu. Mais les familles heureuses ? Tout au long de ces seize récits qui sondent les différentes couches de la société mexicaine, l'exploration des relations familiales dans leur intimité la mieux gardée fait voler en éclats idées reçues et principes. À travers des situations qui mettent en jeu aussi bien le rapport du Président avec son fils, que celui d'une femme avec l'assassin de sa fille, un curé cachant son enfant dans un village de montagne, deux frères liés par la haine, une épouse subissant par amour le sadisme de son époux, un don Juan à qui ses conquêtes rendent cruellement la monnaie de sa pièce, un général obligé de choisir lequel de ses deux fils il va sacrifier, Carlos Fuentes démontre une fois de plus sa capacité à créer des personnages dont les élans, les petitesses, les vices nous interpellent autant qu'ils nous fascinent. Avec ce livre, le grand romancier mexicain nous offre une véritable « Comédie humaine ».

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782070786558
Pages : 468
Prix : 22,90 € (Folio poche : 10,50 €)

 

«Yo vengo de una familia en la que cada miembro dañaba de algún modo a los demás. Luego, arrepentidos, cada uno se dañaba a sí mismo.»

Un ranchero quiere que sus cuatro hijos sean sacerdotes; ellos piensan distinto. Un hombre es humillado por su patrón; su hijo quisiera humillarlo más. Una madre renuncia a su carrera de cantante y se pregunta si valió la pena; su hija renuncia al mundo y vive a través de los reality shows. El hijo del presidente se rebela contra su padre, pero depende de su protección. Una mujer sufre el sadismo de su marido por amor. Una madre dolorosa explica la vida de su hija al hombre que la asesinó. Una pareja sesentona se reencuentra y se pregunta si de veras fueron jóvenes amantes. Un comandante debe escoger quién morirá de sus dos hijos. La vieja madre de un joven mariachi lo rescata. Una fiel pareja gay enfrenta la tentación. Una prima fea hace peligrar un matrimonio. Un cura esconde a su hija en una aldea. Un mujeriego se niega a casarse con su amante por temor a matar el placer. Un actor es obligado a enfrentar la realidad por su hijo minusválido. Un Don Juan juega con dos mujeres que le dan su merecido. Tres hijas se reúnen en torno al féretro de su padre por última vez en diez años.

Historias puntuadas por «coros», algunos humorísticos, la mayoría trágicos, que dan voz a los sin-voz: niños mendicantes, hijas violadas, huérfanos, parientes rivales, traficantes, pandillas asesinas que descienden de las calles de Los Ángeles o ascienden de las selvas de Centroamérica. Todas las familias felices es la polifonía narrativa de los ramales conflictivos del México contemporáneo y, por extensión, de América Latina y del mundo.

Editorial: Alfaguara
ISBN: 978-970-770-575-3
Páginas: 424




4 décembre 2010

2666

Roberto Bolaño
éditions Christian Bourgeois, 03-2008

 

Résumé éditeur


2666 est le dernier roman écrit par Roberto Bolano. Il a été publié de manière posthume en 2004 et aussitôt salué par la critique internationale. De l’Europe en ruines jusqu’au désert du Sonora à la frontière du Mexique et du Texas, hanté par les meurtres non résolus de centaines de femmes, 2666 offre un parcours abyssal à travers une culture et une civilisation en déroute. L’entreprise de Bolano est ambitieuse. Embrassant tous les genres, du vaudeville au récit de guerre, en passant par le policier, le fantastique et le comique, 2666 étreint la littérature et incarne ce qu’elle a de plus essentiel : relever le défi de dire l’horreur, la mort, l’absence de sens, mais aussi l’amour.

Roberto Bolaño meurt en 2003, laissant en partie inachevé ce roman « monstrueux », instantanément considéré comme le geste littéraire le plus marquant du début du siècle. On y retrouve, amplifiées, toutes les obsessions de son auteur : quatre universitaires partent à la recherche de Benno von Archimboldi, un mystérieux écrivain allemand dont l’œuvre les fascine. Leur quête les mènera à Santa Teresa, ville mexicaine inspirée de Ciudad Juarez, où les féminicides déciment la population.

Mais, comme toujours avec l’auteur des Détectives sauvages, le roman d’aventures est un trompe-l’œil, une fausse piste lancée au lecteur pour l’amener vers un roman apocalyptique, où la condition humaine est habitée, voire rongée, par le Mal. Le texte oscille alors d’une énigme à l’autre, d’une découverte macabre à l’autre, s’enfonçant dans le désert, dans des territoires incertains entre le Mexique et l’Amérique, frontière qui cristallise et détruit les espoirs. Chef-d’œuvre à l’écriture incomparable, 2666 est sans doute le roman le plus audacieux de Roberto Bolaño.

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.

29 septembre 2010

David TOSCANA à Montpellier le 12 octobre 2010

L’écrivain mexicain David Toscana sera l’invité de la librairie Sauramps pour nous faire découvrir son dernier roman « Un train pour Tula », le 12 octobre 2010 à 18:00, à l'auditorium du musée Fabre - Esplanade.


Un train pour Tula
Roman traduit de l'espagnol (Mexique) par François-Michel Durazzo.
Enfant maudit, Juan Capistrán se voue dès l’adolescence à la conquête d’une fillette qui le dédaigne. Devenue femme, la belle Carmen l’ignore plus que jamais… En toile de fond des récits du vieux conteur et des interprétations romanesques de Froylán, son biographe : la ville frontalière de Tula, fabuleux théâtre de personnages, comme Fernanda, la mère morte en couches de Juan, le père Nicanor, le général Pisco et le maestro Fuentes, entre autres témoins de l’orgueil légendaire des « Tultèques », tous un peu aventuriers ou trafiquants en illusions.
 
Voir la fiche du livre sur le site des éditions Zulma
Voir l'annonce de l'évènement sur le site de la librairie Sauramps

14 septembre 2010

Belle Latinas à Montpellier

Belles latinas 2010

Les Belles en cadence... sur les pas de la liberté...

La 9e édition de Belles Latinas, organisée par la revue Nouveaux Espaces Latinos, se tiendra du mercredi 6 au vendredi22 octobre 2010 dans une trentaine de villes en France. Elle permettra de faire découvrir, ou redécouvrir, à un large public les littératures contemporaines d’Amérique latine...

À MONTPELLIER, rencontre avec David TOSCANA (Mexique)

Le 12 octobre à 14h30

A l’Université Paul Valery – Montpellier 3, en partenariat avec la Librairie Sauramps
Animation : Jean Franco, Alba Lara et Karim Benmiloud (Univ. Paul Valery)
Entrée libre
Route de Mende 34 199 Montpellier, Salle Pierre Jourda, Bât de la Recherche
Tél : 04 67 14 20 00

David TOSCANA

Né à Monterrey, au Mexique, en 1961, David Toscana est romancier et nouvelliste. Après des études d’ingénieur, il a été lauréat de plusieurs bourses internationales : International Writers Program (Université de Iowa, 1994) et Berliner Künstlerprogramm (2003-2004). Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles : Historias del Lontananza (1997), et de plusieurs romans : Las bicicletas (1992), Estación Tula (1995), Santa María del Circo (1998), Duelo por Miguel Pruneda (2002), El último lector (2004) et El ejército iluminado (2006). Si son oeuvre est déjà traduite dans plusieurs langues (anglais, allemand, arabe, grec, portugais, italien et suédois), El último lector est son premier livre traduit en français (éditions Zulma 2009). Au Mexique, ce roman a déjà été couronné par le prix Colima, le prix Fuentes Mares et le prix Antonin Artaud. Parmi les thèmes abordés par ses romans, on trouve notamment la solitude, l’échec, la mort, le deuil, ou encore la démythification de l’histoire. Avec El ultimo lector, David Toscana offre un récit borgésien dont le héros, Lucio, est bibliothécaire dans un village perdu du nord du Mexique. Confronté à la découverte d’une fillette morte, Lucio mène une enquête littéraire et livresque où se déploie l’incroyable imagination de ce lecteur vorace qui croit que la fiction peut aider à élucider les cruautés du monde réel, dans la grande tradition du récit fantastique sud-américain.

El ultimo lector : Froylán Gómez disparaît lors du passage d’un ouragan. Veuve à la suite de ce tragique accident, Patricia Gómez, sa femme, doute de la mort de son mari. Des documents trouvés dans les affaires de Froylán laissent penser qu’il aurait profité de l’ouragan pour s’enfuir. Ingénieur au chômage, il semblait s’être lié d’amitié avec un vieillard prétendant être son arrière grandpère: Juan Capistrán. Patricia découvre des fragments d’entretiens entre les deux hommes, des bandes magnétiques appartenant au mystérieux vieillard et les récits de son mari… Elle se plonge alors dans les dossiers de Froylán, ouvrant les portes d’un récit à deux temps, allant et venant entre présent et passé mythique, découvrant des personnages plus vrais que nature.


Source : espaces latinos
http://www.espaces-latinos.org/bellesindex.php?PHPSESSID=f267dbf42ca78a3c02aca92fcb841d6f

18 juillet 2010

Cadáver de Ciudad

Juan Hernández Luna
Ediciones B, México, 2006
Zeta de Bolsillo, 2008

Juan Hernández, escritor mexicano, considerado como uno de los mejores representantes de la literatura negra latinoamericana escribió esta novela en 1997, aunque fue publicada hasta 2006. El autor dirigió talleres literarios para los policías de la Ciudad de México. Leí este libro y al principio no puedo decir que me haya gustado puesto que describe un universo sórdido, excesivamente negro, pero dos días después de haberlo terminado seguía pensando en la historia del libro (una excelente construcción de la historia), y supe del deceso del autor. Valga como homenaje a Juan Hernández este breve resumen crítico de su novela “Cadáver de ciudad”.

En realidad no hay una sino tres historias, cada una de ellas contada con un estilo diferente. Tenemos, en primer lugar, la historia de un asesino de sangre fría sin la más mínima compasión hacia sus víctimas, para él matar es a veces el éxtasis sexual y a veces es por costumbre. En segundo lugar, tenemos la historia de un mago muy conocido, Skalibur, quien ha decidido retirase en el zénit de su gloria y disfrutar del mar en Baja California. Finalmente, tenemos la historia de una abuela que puede reencarnarse y su relación con sus nietos, Constanza y Siempreniño además de su relación con su amigo Cuatrocaminos. Esta última historia nos hace pensar al estilo de escritura y de ambientación de Juan Rulfo en Pedro Páramo pues hablamos con los muertos, en una atmósfera de realismo mágico muy mexicana, la historia además ocurre en un pueblo bicicletero donde nunca pasa nada.
Estas historias van a terminar mezclándose para convertirse en una sola. La que molesta más es la del asesino puesto que el autor describe con precisión los crímenes abominables (y la descripción es corta) que el asesino comete en el México contemporáneo. Animales, mujeres, hombres, niños e incluso ancianos, asesino en serie que adora coleccionar órganos de sus víctimas. Estamos en el centro de historias de prostitución, tráfico de niños, zoofilia, necrofilia, ritos satánicos. En lo que algunos autores han decidido llamar “realismo sádico”. ¡Almas sensibles no lean este libro! Es seguramente por esta razón que el libro se intitula cadáver de ciudad, ya no es más una descripción de una ciudad enferma pero de una ciudad muerta, en estado de putrefacción sin la más mínima sensibilidad o delicadeza por sus habitantes.
Esta novela obtuvo el Premio Hammet en la Semana Negra de Gijón en 2007.

Cadavre de ville
Pas encoré traduit en français.

Juan Hernandez, écrivain mexicain, a été considéré comme l'un des meilleurs représentants de la littérature noire latino-américaine. Il a écrit ce roman en 1997 et il a été publié en 2006. L’auteur a dirigé des ateliers de littérature à l’intention de policiers de Mexico. J’ai lu  « Cadavre de ville ». Au début il ne m’a pas trop plu et je l’ai trouvé dérangeant, décrivant un univers glauque, excessivement noir. Mais, après l’avoir terminé, je pensais encore à l’histoire de ce roman lorsque j’ai appris aussi le décès de Juan Hernandez. Donc, en hommage à cet auteur je me suis décidé à faire un bref résume critique de son roman « Cadavre de ville ».

En fait, il y a trois histoires, chacune d’elles racontée avec un style différent. On a d’abord l’histoire d’un tueur à sang froid, dépourvu du moindre sentiment, et pour qui tuer conduit parfois à l’extase sexuelle ou est juste une habitude. Ensuite, il y a l’histoire d’un fameux magicien (Skalibur)  qui a décidé de prendre sa retraite un peu à l’avance, en plein moment de gloire, et choisi de se la couler douce au bord de la mer en Basse Californie. Enfin nous avons l’histoire d’une grand-mère qui a le pouvoir de la réincarnation, de ses petits enfants Constanza et Siemprenino et de son ami Cuatrocaminos. Dans cette dernière, le style rappelle celui de Juan Rulfo dans Pedro Paramo car on parle avec des morts, un réalisme magique très mexicain, et l’histoire a lieu dans un village perdu où rien n’arrive.

Ces trois histoires vont finir par s’entremêler et n’en former qu’une. Celle qui dérange le plus est celle du tueur car l’auteur décrit avec précision les crimes abominables (et le mot est faible) qu’il commet dans le Mexique contemporain. Des animaux, des femmes, des hommes, des enfants et même des vieillards, c’est un assassin en série qui adore faire la collection des organes de ses victimes. Nous sommes au cœur des histoires de prostitution, trafic d’enfants, zoophilie, nécrophilie. Dans ce que certains appellent le « réalisme sadique ». Ames sensibles s’abstenir ! C’est surement pour cette raison que le roman s’appelle cadavre de ville, ce n’est plus la description d’une ville malade mais d’une ville morte, en putréfaction sans le moindre état d’âme pour ses habitants.
Ce roman a obtenu le prix Hammet dans la Semaine Noire à Gijón en 2007.

Œuvres publiées en France :
Iode, Preface De Paco Ignacio Taibo II
L’Atinoir, 15 Février 2009

Fausse Lumière
L’écailler du sud, 2007 Collection : L’atinoir

ROB

9 juillet 2010

L'impertinence d'un été

Bande dessinée en deux tomes, par Lapière (scénario) et Ruben Pellejero
Editions Dupuis, collection Aire Libre

résumé de l'éditeur :

Tome 1 : Mexico, août 1923. Le photographe américain Edward Weston vient d'abandonner femme et enfants pour rejoindre sa maîtresse Tina Modotti. Fille d'émigrés italiens, Tina a démarré une carrière d'actrice à Hollywood avant de se révéler photographe, dans le sillage d'Edward.
Au Mexique, les deux amants découvrent que révolution rime avec expression. Sur les murs des bâtiments publics explosent les peintures de Diego Rivera, de Xavier Guerrero et de tous ceux qui resteront dans l'histoire de l'art sous le nom de "muralistes".
En ces années 1920, charnières entre l'ancien monde, balayé par la première guerre mondiale, et le nouveau monde qu'il reste à construire, Tina et Edward s'engagent aux côtés des guérilleros de l'art. Dès lors, pour Tina, le sexe, la liberté, l'art et la politique s'avèrent indissociables de son mode de vie ; une quadrature du cercle difficile à résoudre pour Edward. Mais si la passion brûle les sens, la souffrance attise les feux de la création...
 
Tome 2 : À l'effervescence politique, artistique et amoureuse du Mexico du début des années 1920 succèdent le tumulte et le doute, tandis que pointe, déjà, le désenchantement auquel Tina, pas plus que ses amis, n'échappera.
Edward reparti aux Etats-Unis, Tina se retrouve seule à un moment charnière de sa vie. Passionnée, brillante et libre, elle oscille à la recherche d'elle-même, entre engagement pour le Parti, recherche artistique personnelle et parcours amoureux qui s'entrecroisent. Incapable de se résoudre à choisir une voie qui lui en ferme d'autres, elle ne retrouve Edward que pour mieux le quitter. La situation politique mexicaine se tend, les avis et les destins divergent au sein du groupe d'artistes auquel appartiennent Edward et Tina... L'été s'achève en effet, et commence déjà à se muer en un long hiver.

1 juillet 2010

Tijuana City Blues

Gabriel Trujillo Muñoz
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli
Folio Policier, Gallimard 2010
Voila un roman policier sur le trafic de drogue, thème récurrent dans la littérature du Nord, bien que nous ne soyons qu'en 1951. Trujillo Muñoz nous entraîne dans les profondeurs d’une des villes les plus mythiques du Mexique : Tijuana. Sous le prétexte d’une enquête du détective Miguel Angel Morgado, l’auteur nous plonge dans l'histoire de cette cité, dans son passé et son présent et nous laisse entrevoir son avenir ( ?).
Morgado décide de refaire son bureau. Parmi les charpentiers il y a l'ébéniste nommé Blondie qui lui demande d’enquêter sur la mystérieuse disparition de son père dans les années 50. Par curiosité et sympathie, Morgado accepte et au cours des ses investigations il va découvrir les ficelles du trafic d’héroïne qui venait de Panama vers les Etats-Unis, ainsi que l’intérêt du FBI dans ce trafic. Il rencontrera des journalistes, des professeurs, des musiciens et des voleurs qui aiment cette ville à leur manière, et qui, d’une façon ou d’une autre, vont l’aider à résoudre son enquête. A titre d’exemple, ce que pense un ancien leader du PRI sur Tijuana : « Reconnais-le. C’est la Las Vegas du tiers-monde. Un des fleurons du genre, avec Shanghai et Marseille. Ici, on ne s’ennuie jamais ». « Nous, le Nord (du Mexique), sommes bien loin d’être la culture du barbecue et de la tortilla de froment ! Nous avons aussi une sensibilité et une pensée. Nous sommes le Mexique nouveau, l’avenir de la nation, le miroir novateur de notre patrie. Tijuana est pour nous le symbole le plus illustre du siècle qui commence… » Le seul regret que nous aurons est que le récit est trop court. On aurai aimé en lire davantage. Néanmoins, il reste un roman très agréable, qui se lit d’un seul trait !

Tijuana City Blues
Belacqua de Ediciones y publicaciones. México, 2006.
Novela policiaca que trata acerca del tráfico de drogas, tema recurrente en la literatura del norte de México pero esta novela corta tiene como originalidad de situarnos en 1951. Trujillo Muñoz nos conduce a las entrañas de una de las ciudades más míticas de México: Tijuana. Bajo el pretexto de una investigación realizada por el detective Miguel Angel Morgado, el autor nos sumerge en la historia de Tijuana, su pasado, su presente y nos deja entrever ¿su futuro?
El detective Morgado decide redecorar su oficina, entre los carpinteros que trabajan en este proyecto, se encuentra un ebenista, El Güero, quien le pide que investigue acerca de la misteriosa desaparición de su padre ocurrida en los años 50’s. Por curiosidad o por simpatía, Morgado acepta y en su investigación va a descubrir los hilos conductores del tráfico de heroína que provenía de Panamá hacia los Estados Unidos así como el interés que tenía el FBI en este tráfico. Conocerá periodistas, profesores, músicos y ladrones quienes aman a esta ciudad a su manera, y que de una forma u otra van a ayudarle a resolver el enigma de la desaparición del Sr. Keller. Para ilustrar, el pensamiento de las personas que conoce, veamos lo que piensa de Tijuana un exlíder del PRI. “Reconócelo. Tijuana es Las Vegas del tercer mundo. Uno de los florones del género junto con Shanghái y Marsella.  Aquí, no se aburre uno nunca”. ”Nosotros, el Norte (de México), estamos lejos de ser el estereotipo de la cultura de la carne asada y de la tortilla de harina de trigo. También, tenemos una sensibilidad y un pensamiento. Somos el México nuevo, el porvenir de la nación, el espejo novador de nuestra patria. Tijuana es para nosotros el símbolo más ilustre del siglo que comienza….”  Lástima que la novela sea demasiada corta. Aparte de eso es una ¡novela muy agradable que se lee fácil y rápidamente!
ROB

28 juin 2010

Charlas de Café con Francisco Villa

Guadalupe Villa
Grijalbo, México, 2008
 

En la colección de charlas de café, una de las nietas de Francisco Villa, quien es una reconocida historiadora decide de contar brevemente la vida de Pancho villa; Los motivos de su rebelión, sus inicios como un fugitivo a los 16 años, su lucha por los pobres, su aversión a ser fotografiado, el halo de misterio que lo rodeó, sus relaciones con las mujeres, sus hijos; Y por supuesto el papel primordial que tuvo en la Revolución mexicana, sus ideas sociales, sus enemigos todo esto para comprender un poco más al Centauro del Norte a través de una charla espiritista e informal entre El Caudillo revolucionario y su nieta.
 

ROB