11 janvier 2010
Charlas de café con Miguel Hidalgo y Costilla
Ediciones Grijalbo, México, 2009
Patricia Galeana es una conocida historiadora mexicana, quien se habí a negado hasta ahora a escribir novelas histó ricas, pero afortunadamente cambia de punto de vista para deleitarnos con estas Charlas. Hay dos razones principales, la primera es que estamos entrando a 2010, añ o emblemá tico para América Latina en general y para México en particular puesto que se celebrará n tanto el Bicentenario de la Independencia de Españ a como el Centenario de la Revolució n Mexicana. La segunda razó n es el hecho que actualmente hay varias personas en México que pretenden reescribir la historia a partir de un punto de vista extremadamente subjetivo y conservador. Es tiempo de precisar las cosas.
Estas charlas imaginarias permiten a Patricia Galeana entrevistar al Padre de la Patria mexicana, Miguel Hidalgo y Costilla, quien responde a las preguntas acerca de su relació n con Allende y Aldama, por qué no tomó la Ciudad de Mexico Cuando pudo hacerlo, sus relaciones con los pretendidos enviados de Napoleó n, sus tertulias donde se leí an a los ilustrados franceses.
Hidalgo explica porque se escogió el 16 de septiembre de 1810 para comenzar la guerra de independencia: " Era un trá nsito natural; se tení a que dar. La invasió n napoleó nica a Españ a dejó descabezada a la Corona, ya no existí a má s el Rey; era el momento oportuno para declarar la independencia del reino. Así como los españ oles no querí an ser gobernados por los franceses y luchaban para echarlos de su territorio, todos los pueblos del mundo quieren gobernarse por sí mismos."
Conversations autour d’un café avec Miguel Hidalgo y Costilla
Patricia Galeana
Editions Grijalbo, México, 2009
Patricia Galeana est une chercheuse mexicaine très connue, qui avait jusqu’à présent refusé d’écrire des romans ou des récits historiques. Elle a heureusement changé d’avis pour nous régaler avec ces conversations. Il y a deux motifs à ce changement ; le premier c’est que nous sommes en 2010, année symbolique pour l’Amérique Latine en général et pour le Mexique en particulier, puisque cette année verra la célébration du bicentenaire de l'Indépendance (séparation d'avec l'Espagne) et du centenaire de la Révolution mexicaine. Le deuxième motif est que dans l’actualité, plusieurs personnes au Mexique prétendent réécrire l'histoire d’un point de vue très conservateur et subjectif. De ce fait, il était temps de préciser les choses.
Ces conversations imaginaires permettent à Patricia Galeana d'avoir un entretien avec le fondateur de la nation mexicaine, le héros Miguel Hidalgo y Costilla, qui répond aux questions relatives à sa relation avec Allende et Aldama, explique les raisons pour lesquelles il n’a pas pris la capitale lorsque il aurait pu le faire, ses relations avec les prétendus envoyés de Napoléon, ses réunions littéraires où on lisait Voltaire, Montesquieu, etc…
Hidalgo explique pourquoi la date du 16 septembre 1810 a été choisie pour débuter la guerre d’indépendance : « c’était un processus naturel ; il fallait que cela arrive ». L’invasion napoléonienne en Espagne avait laissé la couronne vacante. Sans roi, le moment était opportun pour revendiquer l’indépendance du royaume. A l'instar des espagnols qui ne voulaient pas être gouvernés par les français et luttaient pour les chasser de leur pays, tous les peuples du monde voulaient être dirigés par eux-mêmes.
9 janvier 2010
La maîtresse d'Ixtepec
Elena Garro
traduit de l'espagnol (Mexique) par Claude Fell
édition de L'Herne, 01-2009
également : La Fête à Ixtepec, Stock, 1966
Présentation de l'éditeur
L'histoire du village d'Ixtepec, durant un épisode de la guerre des Cristéros, envahi par les troupes zapatistes puis
par celles du gouvernement, et celle de la belle Isabel Moncada, qui met
en péril l'existence du village. A travers le récit d'une époque
impitoyable, l'auteur réussit à rendre palpable les traditions, les
mythes et la magie de ce village mexicain.
« Tout mythe, tout roman est à la fois mémoire de l’avenir et prédiction du passé. » Ainsi en est-il du premier roman d’Elena Garro publié au Mexique en 1963. Elle y inaugure un style : le réalisme magique.
Ixtepec est située dans la terre chaude* au cœur du Mexique, dans un lieu qui est tout le monde et personne à la fois, puisque c’est la ville imaginaire dans laquelle Elena Garro situe les années post-révolutionnaires turbulentes d’un pays où l’injustice de la dépossession des terres, le racisme et la violence contre les femmes sont un problème quotidien. La Maîtresse d’Ixtepec est, selon Octavia Paz : « Une des œuvres les plus importantes de la littérature latino-américaine. »
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur.
Informations
ISBN : 9782851977052
Pages : 320
Prix :
* Terre chaude, tierra caliente, zone répartie sur 3 états, Estado de Mexico, Guererro et Michoacan. (note de PhH)
Elena Garro est née au Mexique, elle a vécu longtemps en Europe lorsque son mari l’écrivain et diplomate, Octavio Paz, y était en poste. Elle est l’auteur d’une quarantaine d’œuvre dont des pièces de théâtre à succès. Son premier roman, La Maîtresse d’Ixtepec, classique de la littérature latino-américaine et pionnier du réalisme magique, a été porté au cinéma. (source éditions L'Herne)
Los recuerdos del polvenir
editorial Alfaguara, primera edicion 1963
Ixtepec, un pueblo escondido en el territorio mexicano, es quien nos
cuenta la amarga historia de los hermanos Moncada. Durante un sangriento
episodio de la guerra “cristera” el siniestro general Francisco Rosas
se enamora de una bella y misteriosa mujer llamada Julia. Su obsesión
crece cuando esta le abandona. Entonces Isabel Moncada se entrega a él
presa del miedo y la admiración sin intuir el drama. La búsqueda del
amor imposible y las ansias de libertad propician la tragedia. Los
recuerdos del porvenir no es sólo un relato histórico, sino una
reflexión, más allá del tiempo, de la sumisión a la tiranía, la
pasividad, la cobardía y el abandono.
2 janvier 2010
Moi, Marina la Malinche
Kim Lefèvre
éditions Phébus Libretto, 06-2007
Présentation de l'éditeur
Non seulement Kim Lefèvre rend hommage à la figure complexe et ambiguë qu’a été La Malinche – esclave indienne qui devint la compagne d’Hernán Cortès et son alliée dans la conquête du Mexique au XVIe siècle –, mais elle donne avec ce roman dénué d’exotisme une épaisseur charnelle et psychologique aussi vraisemblable que possible à l’une des héroïnes les plus singulières de l’histoire […]Moi, Marina la Malinche rend justice avec beaucoup de retenue et de talent à cette figure unique qui, loin d’être l’emblème de la traîtrise, n’est rien de moins que celle de la nation mexicaine elle-même: indienne, métisse, catholique et hispanophone. Au terme d’un long et tragique chemin, c’est moins Montezuma que la Malinche qui symbolise le Mexique vivant d’aujourd’hui. Ce livre nous le restitue, avec toutes ses incertitudes, à l’orée de la naissance d’une nation accouchée comme d’autres et davantage encore par le fer et par le sang.Moi, Marina la Malinche est non seulement un splendide récit historique, mais le roman d’une grande passion amoureuse, née de circonstances exceptionnelles, dont l’héroïne se console mal d’avoir perdu l’irremplaçable éclat.
La fiche du livre sur le site de l'éditeur.
29 décembre 2009
El círculo negro. Historia de la Sociedad secreta que dirigía al PRI.

Antonio Velasco Piña
Punto de lectura, 2009
Un anciano llama al escritor y le pide que le escuche puesto que desea contarle la historia del círculo negro, con la condición de que no divulgue su verdadero nombre. De esta manera, comienza el relato acerca del círculo negro, sociedad secreta y permanente de asesores que daban directivas a seguir a los Presidentes mexicanos durante más de 70 años.
Esta historia nos describe la creación de este denominado círculo negro, descubrimos la existencia de una constitución de tipo monárquico que regía entre los Presidentes electos del PRI y los 6 miembros de este círculo, miembros que solamente se conocian entre ellos pero que ni los mismos Presidentes conocían, negociaban solamente con uno de ellos, Fidel Velázquez, líder casi centenario del CTM.
A través todos los Presidentes desde López Mateos hasta Ernesto Zedillo este libro nos proporciona una síntesis de la vida política mexicana en el siglo XX, una descripción de los principales factores reales del poder. Y puede ayudarnos a comprender la hegemonía del Partido Revolucionario Institucional, PRI lo que llevo a decir a Vargas Llosa que en México no había dictadura pero sí « dictablanda ».
El autor es conocido sobre todo por su novela Regina, la cual ubica en 1968 y relata la sangrienta matanza de estudiantes del 2 de octubre en Tlatelolco, libro controvertido por su aspecto místico.
Le cercle noir (pas encore traduit en français)
Un vieil homme appelle l’écrivain et lui demande de l’écouter car il souhaite lui raconter l’histoire du cercle noir, une société secrète et permanente qui a donné la voie à suivre aux Présidents mexicains pendant plus de 70 ans, il lui raconterai cette histoire à une seule condition, il faut qu’il respecte son anonymat.
Le livre nous décrit le dit cercle noir, nous découvrons l’existence d’une deuxième constitution de style monarchique laquelle était la loi entre les Présidents mexicains et les 6 membres du cercle noir, membres que même les Présidents ne connaissaient pas car ils traitent seulement avec un d’eux, Fidel Velázquez, leader presque centenaire de la Confédération de Travailleurs du Mexique, CTM.
A travers tous les Présidents depuis López Mateos jusqu’à Ernesto Zedillo cet livre nous fait une synthèse de la vie politique mexicaine au XX siècle, ainsi qu’une description des principaux facteurs réels du pouvoir. Le livre peut nous aider à avoir une meilleure compréhension sur l’hégémonie du Parti Révolutionnaire Institutionnel, PRI, ce qui a amené à Vargas Llosa à dire que au Mexique il n’avait pas de dictature mais une « dictamolle ».
L’auteur est connu surtout par son roman Regina, lequel est le récit de la tuerie des étudiants mexicains à Tlatelolco, le 2 octobre 1968, livre controversé par son caractère mystique.
15 décembre 2009
L'homme sans tête
Préface d’Antonio Dominguez Leiva, traduction d’Isabelle Gugnon
Résumé de l'éditeur :
Employant les techniques littéraires chères à Capote (De sang froid), Ellroy (Ma part d’ombre) ou encore Saviano (Gomorra), techniques de la non-fiction novel entre roman, enquête journaliste et essai (voir Des os dans le désert), avec L’Homme sans tête Sergio González Rodríguez analyse le phénomène de la décapitation à partir de la découverte de plus en plus fréquente au Mexique de corps sans tête ou de têtes tranchées exposées à la vue de tous en signe d’avertissement. Enquête insolite et tissu narratif aux multiples résonnances culturelles et politiques, L’Homme sans tête dénonce l’apogée de la violence de notre monde contemporain par le geste le plus atroce, le plus symbolique qui soit : la décapitation. Des décapitations par les trafiquants de drogue au Mexique aux décapitations par les fondamentalistes musulmans largement diffusées sur internet, d’Orient en Occident, l’acte de décollation représente le geste suprême de l’atrocité : la perte de raison dans son sens extrême. L’auteur étudie aussi les phénomènes actuels de sorcellerie et de sacrifices humains utilisés par les narcotrafiquants, les nouvelles expressions de l’intimidation et de la peur, l’usage des corps des victimes comme messages d’une cruauté sans limites à l’adresse des adversaires. Et l’émergence de cultes criminels comme celui de la Sainte-Mort. Un récit sans fiction dans lequel se mêlent témoignages de sicaires coupeurs de têtes modernes, enquête journalistique, essai - dont les références vont de Georges Bataille à Sam Peckinpah, de la littérature à la photo - et des éléments autobiographiques qui, conjointement, font apparaître l’horreur et la terreur dans lequel le monde d’aujourd’hui s’enfonce. L’Homme sans tête démontre une fois encore que la matière journalistique peut atteindre le statut de l’étude historique et sociologique, de la littérature d’exception.
Une chronique à écouter sur France Culture :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/jeux_epreuves/fiche.php?diffusion_id=79091
Journaliste mexicain, Sergio Gonzalez a consacré un précédent ouvrage aux meurtres de Ciudad Juarez.
6 décembre 2009
Camarón
Jean-Joseph Julaud
éditions Le cherche Midi, 08 - 2008
Présentation de l'éditeur
Pendant qu'en avril 1863 une compagnie de la Légion étrangère se dirige vers l'hacienda de Camarón, au Mexique, où elle court au massacre, une effervescence singulière anime les environs de ce village, près de Veracruz : à Soledad, un étrange curé accueille dans son église trois guérilleros porteurs d'un cercueil un peu trop lourd pour être honnête ; à San José de la Montana, une jeune Indienne, cent chefs totonaques, un zouave déserteur et un prêtre boucher déboisent une colline qui pourrait être l'ultime temple du dieu Quetzalcoatl ; les militaires français tombent comme des mouches sous les assauts du vomito, la fièvre jaune ; les militaires mexicains, témoins désolés de l'équipée du Second Empire sur leurs terres, tentent de limiter la casse. Tous ces personnages hauts en couleur, attachants ou révoltants, pris dans la spirale burlesque de leurs destins croisés, dans l'étonnant tourbillon de multiples rebondissements, permettent en même temps de rire, de s'émouvoir ou de s'insurger, mais surtout de réfléchir au destin du peuple mexicain, à la culture aztèque détruite par Cortés et, plus généralement, à la réponse que donnent les civilisations au mystère de toute disparition, de toute naissance.
Informations
ISBN : 978-2-7491-1059-2
Nombre de pages : 234
Prix :
Le livre a fait l'objet d'une traduction en espagnol en 2011 sous le titre Camarón
14 novembre 2009
La mort d'Artemio Cruz
Carlos Fuentes
traduit de l'espagnol (Mexique) par Robert Marrast
éditions Gallimard, 01-1977 (1ere édition en 1966)
Présentation de l'éditeur
Artemio Cruz, député, propriétaire d'un grand journal de Mexico, est brutalement atteint d'une grave maladie. Ce personnage puissant, qui a exploité à son profit des mœurs politiques corrompues dont les grands bouleversements sociaux favorisent l'épanouissement, s'efforce, sur la frontière de la mort, d'établir le bilan de sa vie désormais achevée. Combattant de la Révolution, il a passionnément aimé, à vingt ans, une jeune fille, Regina, qu'il a retrouvée massacrée après un combat. Ce choc a marqué toute son existence, et l'idéal de sa jeunesse a fait place à une implacable volonté de puissance. Mais est-ce seulement de ce fait qu'a surgi l'Artemio Cruz de la réussite ? Une peinture sans concessions d'une bourgeoisie issue d'une Révolution dont elle a trahi l'esprit. Mais aussi une méditation sur le destin de l'homme coincé entre la liberté et la fatalité.
Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur
Informations
EAN : 9782070368563
Pages : 416
Prix : 9,50 € (Folio poche)
Efectivamente, en presente el narrador es Artemio Cruz mismo, en su camilla de hospital. Con los ojos medio cerrados y alterado por los sedentes, el personaje intenta analizar lo que pasa a su alrededor, las conversaciones, la presencia de Catalina su esposa, Teresa su hija, Padilla su colega y amigo. Pero los analgésicos y el fin eminente transportan el personaje a momentos claves de su vida, contados en tercera persona del singular. Lo invitan también a pensar en sus próximas horas, las últimas, esta vez en futuro y en segunda persona, dando la impresión de que el narrador del momento presente habla consigo mismo tuteándose.
El lector vive un constante vaivén entre presente, pasado y futuro. Los analepsis aparecen en desorden cronológico, esparcidos entre 1903 y 1969, por lo cual el lector tiene que estar muy atento a las fechas que introducen cada capítulo. Efectivamente estas novedades estilísticas obligan ése a desempeñar un papel activo dentro de la producción de sentido de la novela, ya que entre dos analepsis muchos elementos de la vida del protagonista y de su familia no son expresamente dichas. El lector se ve obligado a armar una línea cronológica mental, rellenando los espacios vacíos.
Con La muerte de Artemio Cruz, Fuentes propone al lector su visión de México: un México plural, una revolución que fracasó en realizar sus ideales, un desarrollismo propulsado por los intereses externos, la corrupción latente y la simultaneidad de todos los tiempos mexicanos. Pero más que su propia visión, el autor invita al lector a cuestionarse sobre este país, sobre la época posmoderna que se vislumbra y a constituir su propia lectura del mundo expuesto.
7 novembre 2009
Otra vez el Santo
Alfaguara, 2005.
Esta es una de las últimas obras de este escritor mexicano quien murió en 2006. Una de sus obras más conocidas es la novela policiaca”El Rayo Mackoy” que me gustaría volver a releer algún día. Escritor popular, cualquiera de nosotros podría haberse identificado con sus protagonistas, abordaba temas que tienen que ver con la idiosincrasia de los mexicanos, precursor en su literatura, como podemos verlo cuando abordó en los años 80’s cuentos relacionados con lo fantástico y los vampiros. O recientemente, cuando decidió investigar y escribir acerca de las pandillas de Los Maras. Otra vez el Santo es una compilación de cuentos sobre la juventud, con sus amores, aventuras y delirios.
En estos 9 cuentos encontramos tramas acerca de unos jovencitos que van ilusionados a una kermés de un colegio privado con el objetivo de encontrar a las “chicas que tienen lugares secretos donde se besan…” y su desilusión; el complot de unos amigos mexicanos quienes se aburren en el pueblecito norteño en el que trabajan y que para alejar el tedio inventan como diversión la boda de un argentino con una chica del pueblo, historia con un excelente desenlace; El momento compartido entre un hijo y su padre en un partido de béisbol; los recuerdos de los amigos y momentos vividos en la niñez; los intentos y delirios de unos jovencitos para acercarse a ver al Santo (el enmascarado de plata), mítico personaje de la lucha libre mexicana que se encuentra de paseo cerca del lugar donde nuestros protagonistas se hallan, en su desesperación para acercarse de él las chicas con las que están se convierten en vampiros pero el Santo se puede encarnar en ellos y salvarlos; El amor de un jovencito por una prostituta que le inicia a los placeres del amor carnal. Aún cuando ella trata de alejarlo, él se aferra a esta historia, celoso, posesivo e intratable como puede serlo un joven enamorado de lo imposible a los 18 años.
ROB
A nouveau El Santo (pas encore traduit en français)
C’est l’une des dernières œuvres de cet écrivain mexicain disparu en 2006. L’un de ses écrits le plus connu est la nouvelle policière « El Rayo Mackoy » qu’il me plairait de relire à l’occasion. Auteur populaire, n’importe qui aurait pu s’identifier à l’un de ses protagonistes, il aborde des thèmes reliés à l’idiosyncrasie des mexicains, précurseur en littérature comme on peut le voir quand il abordait dans les années 80 des contes avec une dimension fantastique et de vampires. Ou, récemment, quand il décida de faire des recherches et d’écrire au sujet des gangs de Maras. « A nouveau El Santo » est une compilation de contes sur la jeunesse, ses amours, ses aventures et ses folies.
La trame de ces 9 contes tourne autour de jeunes gens qui vont, pleins d’illusions à la kermesse d’un collège privé avec l’objectif d’y trouver des filles « qui ont un endroit secret où l’ont s’embrassent » et leur désillusion. Le complot d’un group d’amis qui s’ennuient dans le village du nord du Mexique où ils travaillent et qui, pour éloigner l’ennui, inventent comme distraction le mariage d’un Argentin avec une fille du village, histoire qui a un très bon dénouement. Les moments que partagent un père et son fils lors d’un match de baseball. Les souvenirs des copains et les instants vécus dans l’enfance, les tentatives et les folies de jeunes qui essayent de s’approcher pour voir El Santo (au masque d’argent), personnage mythique du catch mexicain qui se trouve à proximité du lieu où sont ses personnages, dont les filles, désespérées de l’approcher se changent en vampires avant qu’El santo puisse s’incarner en eux et les sauver. L’amour d’un adolescent pour une prostituée qui l’initie aux plaisirs de la chair et qui, lorsqu’elle essaye de s’éloigner et terminer cette liaison, se montre jaloux, possessif et intraitable comme on peut seulement l’être à 18 ans face à un amour impossible.
1 novembre 2009
Las Grandes Lluvias
Fondo de Cultura Económica, México, 2006
Excelente escritor chiapaneco, Eraclio Zepeda ha decidido escribir una tetralogía narrativa utilizando como punto común los cuatro elementos, en estas historias se propone contar la historia de Chiapas a través las experiencias vividas de una familia. Las grandes lluvias es la primera entrega, situada en 1836, en ella cuenta la historia de Juana Urbina, pertenenciente a una de las familias más acadauladas de la antigua capital chiapaneca, antiguamente Ciudad Real, hoy en día San Cristobal de las Casas. Juana, quien se ve obligada por su padre a contraer matrimonio con un viejo notable quien al morir le hereda toda su fortuna pero de la cual no puede disponer libremente (en la época las mujeres no podían disponer solas de sus bienes). Juana, mujer rebelde y culta, quien para seguir disfrutando de su independencia se ve obligada a disfrazarse de hombre. Durante sus paseos conoce al teniente Galindo del cual se enamora. Gracias a la complicidad de su nana y de su más fiel criado y amigo, Xun (indígena zoque) va a verlo a escondidas de su padre puesto que nuestro teniente no tiene fortuna. Esta historia de amor, le sirve de pretexto al autor para hacernos una descripción de la mentalidad chiapaneca de la época, la crueldad de un padre con la finalidad de hacerse obedecer y hacer respetar el honor de su familia, el desprecio con el que se trataba y se sigue tratando a los indígenas, las tradiciones de los mismos, la fidelidad de los indígenas hacia las personas de su “querencia”. Y al mismo tiempo hace un recorrido por los principales acontecimientos históricos y políticos que van a convertir a Tuxtla Gutiérrez en la nueva capital del estado de Chiapas.
Des pluies diluviennnes (pas encore traduit en français).
Excellent auteur chiapanèque, Eraclio Zepeda a entrepris l’écriture d’une tétralogie utilisant les quatre éléments comme point commun. Dans ces chapitres, il raconte l’histoire du Chiapas à travers les évènements vécus par une famille. Les pluies diluviennes sont la première partie. L’histoire débute en 1836, avec Juana Urbina qui appartient à l’une des familles les plus fortunées de l’ancienne capitale chiapanèque, auparavant Ciudad Real, aujourd’hui San Cristobal de Las Casas. Juana est obligée par son père à un mariage avec un vieux notable qui, à sa mort, lui lèguera toute sa fortune en héritage mais dont elle ne pourra pas librement disposer (à l’époque, les femmes ne pouvait disposer seules de leurs biens). C’est une femme rebelle et intelligente qui, pour continuer à profiter de son indépendance ira jusqu’à s’habiller en homme. Lors de ses sorties, elle rencontre le lieutenant Galindo dont elle tombe amoureuse. Grace à la complicité de sa nounou et de son plus fidèle domestique et ami Xun, un indien de l’ethnie zoque, elle le rencontre en cachette de son père, car le lieutenant n’a pas de fortune.
13 septembre 2009
Tiempo de Alacranes
Bernardo Fernández, BEF.Joaquín Mortíz, México o Booket, España
Bernardo Fernández es un autor joven, que ha comenzado a darse a conocer fuertemente en México, Tiempo de alacranes fue su primera novela publicada. Novela que refleja escrupulosamente una realidad para muchos mexicanos: la cultura del narcotráfico, del crimen organizado y de los criminales principiantes. Con una inspección del estilo lingüístico de esta cultura (troca, narquillo, cheves, etc) al mismo tiempo que una explicación de su idiosincrasia. Humor negro, irónico, violento. La historia gira alrededor de Alberto Ramírez, sicario al servicio del narcotráfico. Alberto desea jubilarse pero antes debe realizar una última misión para “el Señor” (un capo en una prisión mexicana en espera de su proceso): deshacerse de un testigo protegido. Solamente, que Alberto se encuentra en un momento de su vida en que tiene dudas enormes y decide no matar a este testigo incómodo. A partir de ahí, todo va mal para él, se encuentra en un mal lugar en un mal momento, es hecho prisionero por una banda de asaltabancos. “El Señor” lo busca para darle una lección (mortal, por supuesto). Alrededor de los personajes (matones, hijos de narcotraficantes, compadres, amigos, etc) Bernardo Fernández nos obsequia con una novela corta llena de embrollos y mentiras, como si fuera una película de vaqueros a un ritmo constante, trepidante y en perpetuo crecimiento hasta el desenlace explosivo.
Esta novela recibió el Premio semana negra de Gijón en 2006 y el Premio “Una vuelta de tuerca” en 2005
.Une Saison de scorpions.
Moisson Ruge,2009
Bernardo Fernandez est un auteur jeune qui commence à se faire connaître fortement au Mexique. Une Saison de scorpions est son premier roman publié. C’est un roman qui reflette scrupuleusement une réalité pour beaucoup de mexicains : la culture du narcotrafic, du crime organisé et des criminels débutants. Il fait une inspection du style linguistique de cette culture (troca, barquillo, cheves, etc..) tout en expliquant leur manière de vivre et de penser. Humour noir, ironique, violent ; l’histoire parle d' Alberto Ramírez, tueur à gages au service du narcotrafic. Alberto souhaite prendre sa retraite mais avant il doit exécuter une dernière mission pour « Le Chef » (un narcotrafiquant emprisonné au Mexique dans l’attente de son procès) : se débarrasser d’un témoin à chargé protégé ; seulement, Alberto se trouve dans un moment de sa vie dans lequel il a des doutes énormes et il décide de n’est pas mener à bien sa mission. À partir de ce moment, rien ne va plus pour lui, il se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, il est pris comme un otage par une bande de voleurs. Le Chef le cherche pour lui faire la leçon (mortelle, bien sûr !). Autour de ses personnages (tueurs à gages, fils de narcotrafiquants, compères et amis) Bernardo Fernandez nous régale avec un roman court plein de quiproquos et des mensonges, tel un western, à un rythme constant et en perpétuelle croissance jusqu'à un final explosif.
Ce roman a reçu le Prix de la Semaine Noire à Gijon, Espagne en 2006 et le Prix “Una vuelta de tuerca” au Mexique en 2005.
ROB









