12 septembre 2020

Champakou

Jeronaton (Jean Torton) dessin & scénario
éditions Les Humanoïdes associés, 10-1979

 

Présentation de l'éditeur


Cette histoire commence il y a très longtemps quelque part au sud du Mexique. En Europe, la chute de l’empire romain s’achève et le moyen-âge se met en place... Champakou jeune devin en formation est chargé par son maître de transmettre le trésor précieux des connaissances aux jeunes gens de Sayatal. Bientôt Champakou sera prêt pour recevoir les ultimes secrets du maître. Le jeune Champakou est amoureux de la belle Perle de jade. lors d’une visite interdite sa du temple du maître, Champakou découvre un étrange morceau de métal inconnu. Surpris par son maître et pour laver cette profanation, il subira le châtiment, la punition et finira par achever sa formation. Son maître savant arriver à la fin de sa vie à tout juste le temps de lui transmettre ses derniers secrets, Champakou n’a même pas tout compris... C’est précisément là qu’il s’apprête à faire une étrange rencontre. Piégé par la dame venue du ciel, Champakou ne verra sa survie que par l’amour que lui porte Perle de jade.

 

L'auteur
Jean Torton dit Jeronaton est né en Belgique, il fait ses classes aux Studios Hergé. Il démarre au journal Tintin ainsi qu’au Studio Belvision où il dessine les décors d’Astérix et Cléopâtre et du Temple du soleil. Il signe l’Histoire de Popocatepetl et Les Conquérants du Mexique. Il collabore ensuite avec les Funcken et Paul Cuvelier. Sous le pseudonyme de Jeronaton, il réalise la première BD peinte Champakou et a créé la première BD en 3 dimensions, Princesse Maya. Il est l’auteur de 4 Voyages d’Alix et d’une biographie de Napoléon en 4 tomes. Sa série El Nakom, évolue également dans les civilisations précolombiennes du Mexique. Voir sur ce blog.

L'album a bénéficié de plusieurs couvertures :


 

Une illustration de 1998, Femme aztèque par Jeronaton
(source 2D galleries Art Paths © 2022. Tous droits réservés)

© Jeronaton


4 juillet 2020

Les années avec Laura Díaz

Carlos Fuentes
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Céline Zins
éditions Gallimard, 07-2020 (1ere édition 2001)

Présentation de l'éditeur

« Existait-il une seule vie véritablement achevée, une seule vie qui ne fût promesse inaccomplie, possibilité latente, plus encore…? »

Dans le Mexique du XXᵉ siècle, Laura Díaz, femme libre et artiste passionnée, va vivre dans sa chair les espoirs et les désillusions d’une époque.
Le destin bouleversant de cette héroïne, qui se déploie à travers sa famille, ses amours, ses combats politiques, fait de ce roman inoubliable l’un des chefs-d’œuvre de la littérature latino-américaine.
 

Voir la fiche du livre sur le site de l'éditeur

Informations
ISBN : 9782072875762
Pages : 720
Prix : 11,90 € (Folio poche)


A través de la historia de un personaje entrañable que es testigo de los acontecimientos nacionales e internacionales, en Los años de Laura Díaz Carlos Fuentes escribe la memoria del siglo xx mexicano apoyando su narración en hechos y personas que determinaron la conformación del México actual. Así, Laura Díaz y figuras de la talla de Frida Kahlo y Diego Rivera comparten aspectos centrales de la historia cultural y política del país, y nos llevan a reflexionar sobre la historia, el arte, la sociedad y la idiosincrasia de los mexicanos. De manera simultánea, Fuentes realiza un recorrido por la vida íntima de una mujer y las pasiones, los obstáculos, los prejuicios, el amor filial, las alegrías y los dolores que la conducen a conquistar su libertad propia y su personalidad creativa.
Los años con Laura Díaz es una saga familiar, originada en Veracruz, que sirve de sustento a la novela. Como nunca, Fuentes es fiel a su propósito de describirnos los caminos donde se dan cita la vida individual y la vida colectiva.


3 juin 2020

Avec les cristeros

Viva Cristo rey, un combat oublié pour le liberté
François Cortegianni (scénario), Michel Faure (dessin), Mankho (dessin)
éditions du triomphe, 05-2020


Présentation de l'éditeur

Mexique, années 20 : « Viva Cristo Rey ! Viva la Guadalupe ! » C’est à ce cri que des milliers de paysans ont tenu tête à l’armée du Mexique durant 3 ans.
Cette BD nous plonge en plein désert mexicain et dans de petits villages aux églises jésuites. La poudre explose, le sang coule, les uniformes des fédéraux et des rebelles se mélangent, les enfants tombent sous les balles et les martyrs naissent. C’est ce dont est témoin, horrifié, un peintre américain en séjour au Mexique. Il se retrouve pris malgré lui dans les violences de la guerre civile. Celle-ci avait commence par un soulèvement contre les lois iniques du président Calles. En effet, le chef d’État athée avait usé de tout son pouvoir pour faire appliquer des lois violemment anti-cléricales qui, dans les faits, abolissaient la liberté de culte. Si d’abord l’église use de tous les moyens pacifiques à sa portée (manifestations de rues, occupations d’églises, boycott économique, pétitions, la suspension du culte public…), l’armée fédérale utilise d’emblée la violence pour faire respecter ces lois antireligieuses. Le peuple catholique indigné se soulève. La protestation devient résistance, la résistance devient révolution, la révolution dégénère en guerre civile. Et notre pacifique artiste se retrouve impliqué malgré lui dans cet affrontement sanglant des paysans face à l’armée du Mexique ! Les « Cristeros » s’organisent pour défendre la liberté de culte. Encadrés par un général en retraite, Gorostieta Velarde, et avec le soutien des prêtres et des femmes, leur victoire semble se dessiner. Cependant, deux soulèvements armés extrêmement violents, une solution diplomatique du Vatican et des États-Unis en leur défaveur ainsi que des accords trahis sonnent la défaite et la fin de la lutte ouverte.
Cette guerre, souvent qualifiée de « Vendée mexicaine » par les historiens a fait plus de 250 000 victimes, dont de nombreux martyrs, pour lesquelles « Viva Cristo Rey ! » raisonne encore.

3 mai 2020

De l'autre côté de la frontière

Jean-Philippe Berthet (dessin) - Jean-Luc Fromental (Scénario)
éditions Dargaud, 03-2020


Présentation éditeur

Auteur de romans policiers, François Combe se rend en compagnie de Kay, sa secrétaire, au Cielito Lindo, établissement des quartiers chauds de Nogales, la ville frontière entre le Mexique et les USA, afin de s'y « documenter » auprès de Raquel, une jeune prostituée. Ils tombent sur Jed Peterson, un ami du romancier, qui se montre très intéressé par la jeune fille. La même nuit, cette dernière est sauvagement assassinée. Qui a tué ? François Combe, qui fait profession du meurtre et des meurtriers ? Jed Peterson, le dernier à avoir été en contact avec la victime ? Les voilà tous deux dans le collimateur de la police, en tête des suspects.
Fasciné tant par le crime que par la misère, le romancier charge Estrellita, la petite servante mexicaine de la famille, de devenir ses yeux et ses oreilles au cœur des quartiers pauvres.Quand une deuxième prostituée est retrouvée massacrée à coups de poignard dans le désert, l'étau se resserre sur Jed, que tout désigne comme le coupable idéal. Qu'à cela ne tienne, François Combe prouvera l'innocence de son ami : il s'enfonce accompagné d'Estrellita dans l'enfer des bas-fonds mexicains à la recherche de la vérité. Les murs entre richesse et pauvreté sont faits pour être franchis. Mais l'herbe est toujours plus rouge de l'autre côté de la frontière...
Librement inspiré du séjour que l'écrivain Georges Simenon effectua en 1948 dans la Santa Cruz Valley, terrain de jeu des riches et des puissants, ce thriller reflète avec brio l'atmosphère tendue et inégalitaire qui y régnait.

 Fiche de l'album sur le site de l'éditeur Dargaud

4 avril 2020

La légende des soleils

Anonyme, traduit du nahuatl par Jean Rose
suivie de l’Histoire du Mexique d’André Thévet
éditions Anarchasis, 10-2007

Présentation de l'éditeur

Le mythe des origines du monde selon les Aztèques.

Le monde fut anéanti à quatre reprises avant que n’advienne le Cinquième Soleil, l’Âge des Aztèques, lui aussi voué à la destruction. Afin que ce monde perdure malgré tout, les dieux ont institué le sacrifice, vecteur d’énergie vitale, et ont créé les hommes pour qu’ils garantissent à leur tour l’équilibre cosmique. Les Aztèques, partis de la mythique Aztlan, s’en allèrent alors fonder, après de longues et douloureuses errances, la ville de Mexico-Tenochtitlan.

La Légende des Soleils, écrite en nahuatl– la langue des Aztèques –, et l’Histoire du Mexique d’André Thevet, cosmographe d’Henri III, ont toutes deux été recueillies juste après la Conquête. Elles nous racontent ainsi comment les dieux ont mis en ordre l’univers, séparant le ciel et la terre, faisant croître les premières plantes et éclore les fleurs originelles. Autour de Quetzalcoatl, le fameux « Serpent à plumes », ils menèrent une lutte acharnée contre la corruption des choses. Nimbés d’une poignante poésie jaillie de l’angoisse face à la force dévorante du temps, ces récits dévoilent une pensée et un imaginaire complexes, nés d’une expérience singulière de la vie.
Texte fondateur, La Légende des Soleils n’avait encore jamais été traduite en français.

La fiche du livre sur le site de l'éditeur


édition de poche

21 mars 2020

Violence électorale au Mexique, 1812-1912

Quand les armes parlent, les imprimés luttent et l'exclusion frappe
Fausta Gantùs, Alicia Salmeron
Présentation de Laura Brondino
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Delphine Prunier
éditions L'Harmattan, 06-2019

 

Présentation de l'éditeur

Les contributeurs de cet ouvrage proposent de saisir ce qu'a pu signifier l'association entre élections et violence pendant le XIXe siècle mexicain, de suivre certains des acteurs qui y ont participé - individus et monde de l'imprimé en particulier - ainsi que les contextes dans lesquels ils ont évolué. L'étude offre un éclairage pertinent sur la violence électorale dans le XIXe siècle mexicain, non seulement parce que la violence politique est, dans nombre de pays, un sujet d'actualité face auquel une mise en perspective historique tend souvent à faire cruellement défaut, mais encore parce que la violence électorale questionne le sens même de l'institution électorale au fondement de nos démocraties représentatives.
Fiche du livre sur le site de l'éditeur.


15 mars 2020

El patio del Diablo

Les ombres de la Sierra Madre - Tome 2
Daniel Brecht (dessin) - Philippe Nihoul (scénario)
éditions BD Must, 12-2019

Présentation de l'éditeur


Mexique, années 1920, 40 ans après la reddition de Geronimo, alors qu’Hollywood tournait ses premiers films parlants, les Apaches poursuivaient une guerre perdue pour défendre un mode de vie condamné à disparaître…
Âpre, violente, désabusée et teintée d’humour noir, Les Ombres de la Sierra Madre renouvelle le genre. Western atypique, par son ton, son rythme et sa chronologie, c’est aussi une tragédie en 3 actes, inspirée d’évènements authentiques et méconnus.
Avec ses personnages attachants, son dessin au couteau et ses dialogues ciselés, le récit vous entraîne au cœur de la Sierra Madre, ultime refuge des derniers Apaches libres. Mormons, Indiens, Mexicains… personne ne sortira indemne de cette trilogie à la fois épique et terriblement humaine.

8 planches à découvrir sur le site de l'éditeur

La chronique du tome 1 à lire sur ce blog
 

El dedo de Dios
Les ombres de la Sierra Madre tome 3

Daniel Brecht (dessin) - Philippe Nihoul (scénario)
2021 - BdMust

Mexique, années 1920, 40 ans après la reddition de Geronimo, alors qu’Hollywood tournait ses premiers films parlants, les Apaches poursuivaient une guerre perdue pour défendre un mode de vie condamné à disparaître…  
Âpre, violente, désabusée et teintée d’humour noir, Les Ombres de la Sierra Madre renouvelle le genre. Western atypique, par son ton, son rythme et sa chronologie, c’est aussi une tragédie en 3 actes, inspirée d’évènements authentiques et méconnus. Avec ses personnages attachants, son dessin au couteau et ses dialogues ciselés, le récit vous entraîne au cœur de la Sierra Madre, ultime refuge des derniers Apaches libres. Mormons, Indiens, Mexicains… personne ne sortira indemne de cette trilogie à la fois épique et terriblement humaine.

20 février 2020

La Chienne de Naha

Caroline Lamarche
éditions Gallimard, 02-2012


Résumé éditeur

« Minuit sonne à l'église. Mes pensées se déposent en espagnol, comme si la langue de mon enfance m'avait recolonisée tout entière, une flaque d'or s'élargissant au fond de moi. Toute la colline fermente contre le ciel, autant d'arbres fraternels, soudés comme les vagues dans la mer, bercée par leur masse en mouvement. Les morts sont autant d'arbres, ils poussent parmi nous, mêlés à nous, être mort est une belle chose, simple et agréable. La nuit est douce, piquetée d'astres, j'imagine les chèvres dans les cimetières goûtant de leur langue rêche la bière répandue sur les tombes.
Une balle tirée d'un point obscur pourrait pénétrer par la fenêtre et m'atteindre à cet instant. C'est une conviction très forte, une évidence en cette nuit des morts : quelqu'un est là, qui me vise le cœur. »


La Chienne de Naha, de Caroline Lamarche : la part sauvage. Avec ce nouveau roman, l'écrivain belge confirme la puissance onirique de son écriture. Par Bertrand Leclair
 
Quittée sur une gifle "globale et tourbillonnante", la narratrice n'attend plus. Il lui faut se recoudre, se recoudre en livre, retrouver le fil, le sens d'être au monde ce qu'elle est, une femme en morceaux ignorant "l'antidote à (sa) passivité mélancolique". Elle ira le chercher jusqu'au Mexique, au pays des Indiens Triqui de Copala, au moment même où ces derniers, constitués en "Municipio Autónomo", se livrent à de meurtrières guerres de clans. Abritée des balles perdues au sein d'une communauté religieuse, elle enquête sur "la part sauvage et libre de la femme", cette moitié qui, selon une légende triqui de l'origine de l'humanité, s'est échappée vers la rivière lorsque le premier homme, après lui avoir dérobé sa peau de chienne pour la maintenir au foyer, en est venu, pris de colère, à couper la femme en deux, d'un coup de machette... Lire l'article sur Le Monde

 
L'avis d'Edmond Morrel sur Espace Livres
Avec « La chienne de Naha » Caroline Lamarche nous donne un roman essentiel, un de ces livres dont la lecture vous transforme, vous hypnotise, vous émeut, vous séduit et vous enchante tout à la fois. Une légende cosmogonique amerindienne ouvre le livre et lui donne son titre énigmatique. On y raconte comment la femme est venue sur terre pour aider l’homme. Le conte ouvre ainsi une première lecture de ce récit : la place de la femme dans la société et dans la famille... Lire la suite EspaceLivres

8 février 2020

La bataille de Camerone

Jean Balazuc
éditions L'Harmattan, 01-2020

Présentation de l'éditeur

Cette chronologie de la bataille de Camerone, construite autour du récit officiel lu dans toutes les unités de la Légion étrangère le 30 avril, est un témoignage de l'héroïsme des légionnaires de la 3e compagnie du Régiment Étranger. Le serment de Camerone a été repris par d'autres unités de la Légion étrangère. L'intégralité des droits d'auteur de ce livre est reversée à l'Entraide légionnaire et à l'Entraide légionnaire.


Plus d'ouvrages sur Camerone à voir sur ce blog.


7 février 2020

Black Calavera

Sauvage, tome 5
Dessin : Félix Meynet, scénario : Yann
éditions Casterman, 02-2020


Présentation de l'éditeur

Depuis la fin de la guerre civile, les troupes françaises au Mexique s’interrogent sur les intentions de leurs voisins américains. Afin d’éviter tout incident diplomatique et d’obtenir des renseignements de première main, Félix Sauvage et son camarade Hugon sont envoyés comme espions à Brownsville.
Après une bagarre qui tourne mal, ce dernier est capturé par les troupes américaines et condamné à mort. Alors qu’il tente de le sauver, Félix croise la route d’Esmeralda, qui a rejoint une troupe de saltimbanques et effectue des danses sensuelles laissant entrevoir un étrange tatouage sur son épaule : une calavera noire. Les routes de Félix et Esmeralda vont-elles se rejoindre ou se séparer pour de bon ? Quel avenir est encore possible pour Félix Sauvage dans un contexte militaire où il se sent trahi ?
La fiche de l'album chez Casterman


Origen de las Calaveras Mexicanas

La aparición de la calavera mexicana tal como la conocemos hoy en día comenzó en 1949, cuando el periódico “El Socialista” comenzó a ofrecer epitafios alegóricos (llamados calaveras literarias) en honor de un personaje, real o ficticio, que se comportaba de manera hipócrita. Casi siempre estaba relacionado con la pretensión de riqueza o la importancia otorgada a los bienes materiales. Estas calaveras literarias se acompañaban de ilustraciones que representaban esqueletos elegantemente vestidos e inusitadamente alegres.

Aunque de reciente creación y de anecdótico surgimiento, el culto a las calaveras en México parece hoy en día responder a un sentimiento religioso que ya existía con anterioridad, siendo notable la controversia al respecto. La calavera se populariza en México durante el gobierno de Benito Juárez, época de aperturismo y de consolidación de la república donde las clases altas intentaban asemejarse a las élites europeas en su modo de vestir y comportarse.

Esto fue duramente criticado en los periódicos llamados “de combate” (de corte izquierdista), donde aparecían a menudo damas representadas del modo previamente mencionado. Sería José Guadalupe Posada quien acuñara definitivamente la llamada “calavera garbancera”, asentando la imagen de una calavera vestida a la manera francesa, acudiendo a eventos de la alta sociedad...
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