24 juin 2021

Moi Frida

Miguel Vaylon
édition LibriSphaera, 2020

Présentation de l'éditeur

Dans cette pièce de théâtre, Miguel Vaylon auteur et dramaturge mexicain, nous transporte en 1939 à Paris, année au cours de laquelle Frida Kahlo visite pour la première fois l'Europe, invitée par André Breton. Elle y rencontre les grands maîtres surréalistes comme Monet, Kandisky, Duchamp, Breton, Picasso et Jacqueline Lamba, l'épouse de Breton, à qui elle s'identifie dès le premier instant. Les deux partagent le goût pour l'excentricité, la peinture, la beauté et l'amour.

 

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Présentation du livre par l'auteur le 26 juin 2021 au restaurant EL PUEBLO à MONTPELLIER

11h30 & 17h00 -   4 Rue de Candolle - Site

19 juin 2021

Tina Modotti - Les années mexicaines

Les années mexicaines 1923-1930
Textes de Marie-Claude Chauveau, dessins de Marie Ciosi
éditions Contrejour, 05-2021

Présentation

Le premier roman graphique sur Tina Modotti, la grande photographe du siècle dernier, artiste, révolutionnaire, figure emblématique de la femme libre, amante et modèle du photographe américain Edward Weston.
Ce bel ouvrage est une nouvelle proposition artistique concentrée sur « Les années mexicaines » : le récit des circonstances et événements de cette période (1923-1930) où se sont forgés les axes forts de sa vie. 

Elle a 27 ans lorsqu’elle arrive au Mexique accompagnée d’Edward Weston, photographe déjà célèbre, qui lui enseigne son art car elle veut devenir photographe. Mexico, en pleine période post-révolutionnaire, connaît alors un formidable bouillonnement culturel célébrant la culture populaire portée par les peintres muralistes comme Diego Rivera. Artistes et intellectuels venus du monde entier se retrouvent au cœur de ce mouvement marqué aussi par une aspiration à la liberté des mœurs. Côté professionnel, Tina acquiert très vite une renommée, participe à des expositions, ses photographies sont publiées dans les magazines. Elle approfondit son approche réaliste avec sa touche personnelle plus humaniste et symbolique avec un parti pris militant et en s’éloignant du formalisme pur cher à Weston. Leurs idées divergent et il rentre aux états-Unis. Mais en quoi ce livre se différencie-t-il des autres biographies ?

C’est d’abord un récit à deux voix, où deux femmes inspirées par la vie de Tina Modotti racontent cette période emblématique. Marie-Claude Chauveau avec un texte incluant le récit des événements mais surtout des carnets intimes et de nombreux dialogues imaginés, des citations de lettres réelles ou d’articles de journaux évoquent le foisonnement culturel de l’époque concernée. Marie Ciosi ne se contente pas d’illustrer les scènes du récit. Ses illustrations approfondissent et nous en disent plus sur l’ambiance survoltée de cette histoire et de la culture indienne. En noir et blanc ou en couleur. Crayons, peinture, encres, tout concourt à rendre la richesse des images, qu’il s’agisse de dessiner des photographies signées Tina Modotti ou Edward Weston, les fresques des muralistes ou des scènes inspirées de la vie mexicaine.

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Informations
ISBN : 979-10-90294-43-1
Pages : 128
Prix : 28 euros

12 juin 2021

Mercenaires, anarchistes et bandits en Révolution

Des étrangers sur la terre du Mexique (1910-1917)
Éric Taladoire
CNRS éditions, 01-2021



Résumé de l'éditeur

L’histoire de la Révolution mexicaine se résume pour beaucoup à ses emblèmes, Pancho Villa et Emiliano Zapata, figures mythiques, mélanges de folklore et d’aventure. Pourtant, le conflit qui a secoué le pays entre 1910 et 1917 fera un million de morts, et préfigure par certains aspects la Première Guerre mondiale tant par les techniques employées que par le jeu des grandes puissances. Une révolution populaire qui se déroule aux portes des États-Unis, un voisin agressif, qui n’hésitera pas à intervenir : Pershing, Eisenhower ou MacArthur y feront leurs premières armes.
Phénomène national, alimenté par les profondes divisions sociales et les antagonismes régionaux, la Révolution mexicaine n’ignore pas l’étranger : dans ce pays divers, vivent des dizaines de milliers d’immigrés de toutes origines (Américains, Chinois, Japonais, Français). Beaucoup sont liés à l’Europe, et notamment à la France. Mercenaires, diplomates, hommes d’affaires ou employés, mais aussi militants, anarchistes et bandits y jouent un rôle important, souvent méconnu. Situer ces étrangers dans le conflit, c’est revoir la Révolution mexicaine sous un nouvel angle, résolument mondial.


La fiche du livre sur le site de l'éditeur


L'auteur
Normalien en 1967, Éric Taladoire est agrégé d’histoire (1972) et docteur d’État. Professeur émérite d'archéologie précolombienne à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste des terrains de jeu de balle en Mésoamérique et de l’histoire de la recherche archéologique2. Il a participé aux fouilles des sites mayas de Toniná, Xculoc, Xcalumkin, Balamku et Rio Bec.
Il a été membre du comité de rédaction du Journal de la Société des américanistes. Il est directeur de collection des British Archaeological Reports et fait actuellement partie du comité de rédaction des Anales de Antropología de l’Université nationale autonome du Mexique.
(source : wikipedia)

 


 

5 juin 2021

Un ruban autour d'une bombe

Une biographie textile de Frida Kahlo
Rachel Viné-Krupa et Maud Guély
éditions NADA, 11-2013


Présentation de l'éditeur

L’artiste mexicaine Frida Kahlo fascinait ses contemporains par ses tenues et inspire encore aujourd’hui de nombreux couturiers et créateurs de mode. Qu’elle porte les exubérants costumes traditionnels indigènes, qu’elle se travestisse en homme ou qu’elle arbore fièrement son corset orthopédique en guise de bustier, peu de peintres ont, comme elle, mis en scène leur garde-robe.
Mais, pour cette artiste féministe et engagée, les vêtements sont plus qu’un simple atour : ils sont une seconde peau qui mue au fil de sa vie et nous révèlent ses choix identitaires et idéologiques.

Dans cet essai graphique original, Rachel Viné-Krupa et Maud Guély vous invitent à découvrir la vie de Frida Kahlo par le biais de sa garde-robe.

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

Un article de Cédric Lépine à lire sur son blog Cinéma d'Amérique Latine ... et plus encore
En octobre 2013 paraissait aux éditions Nada une biographie illustrée de Frida Kahlo intitulée "Un ruban autour d’une bombe" avec les textes de Rachel Viné-Krupa et les dessins de Maud Guély. Retour sur une figure mexicaine incontournable et de l’art en général à l’occasion du focus consacré aux figures d’Amérique latine du festival Cinélatino à Toulouse. Lire la suite sur blog Médiapart

 

29 mai 2021

Le Christ des ténèbres

Rosario Castellanos
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Annette et Jean-Claude Andro
(première édition : 1970)
éditions Gallimard, 09-1994

 

Présentation de l'éditeur

Dans le Chiapas, au sud du Mexique, vivent, d'un côté, les Indiens tzotziles de San Juan Chamula , de l'autre les ladinos, Blancs de Ciudad Real, dont le riche propriétaire terrien Cifuentes, qui opprime les Indiens, usant même d'un «droit de viol» sur les jeunes Tzotziles. C'est dans ce contexte d'irréductible opposition entre les deux communautés qu'arrive un jour l'ingénieur Ulloa, animé d'idées progressistes, qui rêve de faire l'éducation politique des Indiens. Mais la «bonne nouvelle» de justice sociale qu'il apporte, dans son idéalisme ignorant de la singularité indienne, est immédiatement détournée par la communauté tzotzile, qui lui donne une ampleur mythique, en l'interprétant comme l'annonce du retour de ses propres dieux. Sous la conduite de Catalina, superbe figure d'ilol, de prophétesse inspirée, les Indiens mettent à mort le curé Manuel et crucifient un enfant indien qui sera, à l'égal du Christ pour les ladinos, leur Grand Sacrifié à eux. Puis, sous la conduite d'Ulloa, ils se soulèvent contre leurs oppresseurs.
Inspirée par les rapports entre les Blancs et les Indiens du Chiapas à l'époque de la réforme agraire de la fin des années cinquante, jamais cette double tragédie – religieuse et sociale –, qui est en même temps un grand roman, n'a semblé plus cruellement d'actualité qu'aujourd'hui.

L'auteur
Rosario Castellanos (1925 -1974) est une romancière, poétesse et essayiste mexicaine.Elle passa son enfance à Comitán, dans le Chiapas. Elle y fut directement témoin des conditions de vie et de travail des Indiens Mayas. Ses parents, des propriétaires terriens, durent s'installer à Mexico lors des réformes de Lázaro Cárdenas lorsque Rosario Castellanos avait seize ans. Après une maîtrise de philosophie à l'université nationale autonome du Mexique, elle partit étudier l'esthétique à l'université centrale de Madrid grâce à une bourse de l'Institut de culture hispanique. Elle soutient en 1950 une thèse sur la culture féminine. Elle bénéficia aussi d'un bourse Rockefeller au Centre mexicain des écrivains, de 1954 à 1955. Elle commença par travailler au poste d'animatrice culturelle à l'Institut des sciences et des arts de Tuxtla Gutiérrez, puis elle devint directrice du Théâtre Guignol au Centre coordinateur Tzeltal-Tzotzil, à l'Institut national indigéniste de San Cristóbal de las Casas. Elle travailla ensuite comme directrice générale d'Information et de Presse de l'université nationale autonome du Mexique (1960-1966). Elle reçut le Prix Chiapas en 1958 pour Balún Canán, roman autobiographique narrant l'enfance d'une petite fille. Le Prix Xavier Villaurrutia lui fut attribué pour Ciudad real en 1961. Elle enseigna de 1962 à 1971 à la Faculté de Philosophie et de Lettres de la même université. En 1962, son roman Oficio de tinieblas reçut le Prix Sor Juana Inés de la Cruz. En tant qu'intellectuelle, elle permit aux femmes de s'affirmer dans la société mexicaine. Ses derniers livres témoignent de son intérêt pour le féminisme. Son intérêt pour les indigènes et sa dénonciation de leur statut inégalitaire a pris une nouvelle résonance avec l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) en 1994.

 

 

Oficio de tinieblas
 

En 1867, en San Cristóbal de Las Casas, un grupo de indios chamulas se levantó en armas. Este hecho culminó con la crucifixión de uno de ellos, al que los amotinados proclamaron como el Cristo indígena. Rosario Castellanos penetra en esta novela las circunstancias y la psicología de los personajes que intervinieron en esos acontecimientos. Estas páginas atrapan el tiempo indígena en su naturaleza cíclica y ceremonial; pero más aún, se convierten en el reflejo universal de aquellos seres humanos determinados por una cultura milenaria cuyo choque con Occidente los ha herido y transformado. La joven que leía a Simone Weil en Chiapas comprendió, con ella, que el poder que une y destruye no es unívoco: proviene lo mismo del opresor que del oprimido.

(Letras Mexicanas - Fondo de Cultura Economico)


Oficio de tinieblas
L'Office des Ténèbres est le nom donné dans le rite romain, avant la réforme de Pie XII en 1955, aux matines et aux laudes des trois derniers jours de la Semaine sainte (jeudi, vendredi, samedi), qui selon la coutume de cette période, étaient anticipées le soir précédent. L'office devait « commencer de manière à finir après le coucher du soleil», d'où le nom de « Ténèbres ».


A propos de l’œuvre
Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos
Un article de Virginie Ruiz
Résumé : Dans la dernière pièce de la « trilogie du Chiapas », Oficio de tinieblas (1962), Rosario Castellanos juxtapose trois époques : le soulèvement des Indiens chamulas au XIXe siècle, la Présidence de Lázaro Cárdenas, héritier de la Révolution mexicaine (1934-1940) et le présent de l’écriture. Par un travail de recréation de l’Histoire dans la fiction, l’auteure contrecarre le discours hégémonique et monologique des vainqueurs en nous plongeant dans la dimension magico-religieuse du mouvement messianique indien. Cependant, Rosario Castellanos véhicule l’idéologie de la politique indigéniste des années soixante selon laquelle les croyances mythiques sont un frein à la libération des Indiens, condamnés à rester en marge de l’Histoire. 

Virginie Ruiz, «Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos», Babel, 19 | 2009, 121-144.
Virginie Ruiz, «Histoire, mythe et fiction dans Oficio de tinieblas de Rosario Castellanos», Babel [En línea], 19 | 2009, Puesto en línea el 18 julio 2013, consultado el 19 mayo 2021. URL: http://journals.openedition.org/babel/245




Las Rosas

Anthony Pastor (scénario & dessin)
éditions Actes Sud-L'An 2, 01-2009

 Las Rosas est un lieu-dit isolé au cœur du désert mexicain. Sa station service est un peu le centre de la vie locale, avec ses caravanes et ses routiers de passage. Derrière l'ennui et la désolation des paysages se joue un drame familial

Rosa est une femme paumée, détruite, violée et enceinte. Jusque-là, la vie n’avait pas été tendre avec elle. Recueillie par le shérif du comté, ce dernier l’emmène dans une station service, à Las Rosas, afin de lui trouver un refuge. Là-bas, ils y rencontrent Marisol, la femme qui tient la boutique. Dans ce lieu en apparence anodin ne vivent que des femmes, souvent détruites par la vie : Marisol est entourée de copines qui regardent une telenovelas, le feuilleton sentimental à succès. Toutes ces femmes, parfois de passage, ont vu rêves de grandeur et blessures se transformer en mirages dans les limbes du désert. Au cœur des discussions, il est question d’Angel, sans doute le fils de Marisol, homme idéalisé et très attendu, emprisonné depuis des années et qui doit être libéré bientôt. Dans les parages rôde Pedro Cuervo, l’ancien mari de Rosa, la sœur défunte de Marisol. Mais tout est flou, personne ne connaît réellement la nature des relations qui unit tous ces personnages. Par ailleurs, certains doutent de l’identité sexuelle de Marisol. Certes, c’est une femme, mais elle présente néanmoins quelques muscles saillants... Une chose est sûre : Rosa, la femme enceinte, a trouvé un endroit protégé, peuplé uniquement de femmes. Pour Marisol et les autres, la ville, lieu de la corruption et de tous les vices, s’oppose au désert, Eden encore vierge et pur. Dans ce lieu, il est possible de se reconstruire loin de la cruauté hommes, pour retrouver une innocence désormais bafouée...
Source : Planète Bd

 Ce « western tortilla à l'eau de rose » nous transporte dans un village mexicain peuplé exclusivement de femmes, dont le lecteur découvrira les secrets à la suite d'une jeune fille enceinte et rebelle. Un roman graphique choral et fascinant.

22 mai 2021

Mexico bronco

Patrick Amand
éditions du Caïman, 05-2020


Présentation de l'éditeur

Qu’était-il venu faire dans cette galère ? En acceptant de partir à la recherche du fils d’un patron du CAC 40 évaporé dans la nature mexicaine, Eneko Aggiremutxeggi – avocat radié du barreau reconverti dans les enquête et filatures douteuses – ne s’attendait pas à un tel périple. En ce mois de février 2001, au beau milieu de la caravane de l’EZLN, l’Armée zapatistes de libération nationale et de son emblématique sous-commandant Marcos, en route pour Mexico, l’enquêteur basque aux méthodes peu orthodoxes, se retrouve mêlé à de rocambolesques événements. Épaulé par Paco, un gamin de 14 ans tout droit sorti d’un bidonville, c’est dans un road-movie zapatiste improbable qu’Agirretxumetegi, poursuivi par Alfredo un minable truand local, confronté aux Monos blancos la garde rapprochée italienne de Marcos, qu’il découvre un pays de folie. Le tout au rythme lancinant de la chanson d’Hubert-Félix Thiéfaine « Pulque, mezcal y tequila » et des discours des 23 commandant zapatistes. Et toujours avec l’ombre de l’auteur Malcolm Lowry* qui plane sur cette mirobolante expédition…

 

Fiche du livre sur le site de l'éditeur

 

La fragile armada

La marche des zapatistes
ouvrage collectif
Marcos, Esther, David, Tacho, Fidelia, Zebedeo
Textes présentés par Jacques Blanc, Joani Hocquenghem, Yvon Le Bot et René Solis
Photos de Fred Jacquemot et Mat Jacob
éditions Métailié, 08-2001

Présentation de l'éditeur

La parole et le sens contre le pouvoir et le sang. Les zapatistes n'avaient jamais dit de manière aussi dense et aussi poétique que lors de la marche sur Mexico en février et mars 2001 ce qui fait l'esprit de leur mouvement et qui en explique le formidable écho. Cette fragilité qui en est la force. L'histoire de l'Amérique latine, celle du Mexique en particulier, s'est longtemps écrite sur le mode tragique. Les zapatistes tentent de s'arracher à cette fatalité de la violence. Curieux guérilleros qui n'ont combattu que douze jours, en janvier 1994, avant de se transformer en un mouvement armé non violent, et qui marchent sur Mexico les mains nues, mais avec leurs passe-montagnes. " Nous autres Indiens, nous étions invisibles, il a fallu que nous nous cachions le visage pour que l'on nous voie. " Leurs armes, ce sont les mots. Ceux de Marcos, le passeur, fenêtre entre le monde indien et l'univers des autres Mexicains, le nôtre aussi. Ceux de ses "sœurs et frères" indiens qu'il accompagne dans la fin du silence, la prise de parole. Un feu roulant de paroles nouvelles, qui, à travers communautés, villes et villages, gagnent le cœur du Mexique, se font entendre sur le Zocalo, la place centrale de "la plus grande ville du monde", à la tribune du Congrès et au-delà des frontières, jusqu'à nous. D'autres voix se mêlent dans ce livre à celles des zapatistes. J. Hocquenghem, écrivain (Le Stade aztèque, Payot, 1994), nous fait revivre les temps forts, les moments perdus, et les à-côtés de la caravane. J. Blanc, directeur de théâtre ("le Quartz" de Brest), Y. Le Bot, sociologue (Le Rêve zapatiste, Seuil, 1997) et R. Solis, journaliste à Libération, poursuivent avec les zapatistes, un dialogue noué avec le soulèvement de 1994.

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15 mai 2021

Parmi d'étranges victimes

Daniel Saldana Paris
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Anne Proenza
éditions Métailié, 08-2019

Présentation de l'éditeur

Rodrigo est un “jeune vieux” qui travaille dans un musée à Mexico comme “administrateur des connaissances” et passe son temps libre à épier une poule sur le terrain vague derrière son immeuble, à collectionner les sachets de thé, tout en échafaudant d’étranges théories statistiques sur les habitudes de ses contemporains. 
Par passivité à la suite d’une mauvaise blague, Rodrigo se retrouve marié à une secrétaire médiocre et confronté à l’inanité de la vie conjugale.
Empêtré dans une aventure qui le dépasse, il finit par prendre le large et troquer la capitale contre une petite ville de province, Los Girasoles, où, sur les traces du poète-boxeur Arthur Cravan, il pratique l’hypnose en compagnie d’un universitaire espagnol pourvu d’un doctorat en esthétique et amant de sa mère, d’un gourou californien plus que louche et d’une jeune muse troublante, peut-être la seule à pouvoir le tirer d’une torpeur existentielle envahissante.
Dans ce premier roman féroce et cynique, un sympathique Bartleby mexicain découvre la pente glissante de l’inertie et ce qu’il en coûte de ne pas dire non. Une ode psychédélique au plaisir de ne jamais être à la hauteur. Et d’en rire

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En medio de extrañas víctimas
editorial SextoPiso, 2013


Rodrigo es un burócrata joven que fácilmente podría pertenecer a lo que Strindberg llamó «el club de los jóvenes viejos». Sus días pasan sin mayores aspavientos en un museo de la Ciudad de México hasta que Cecilia, la secretaria que le hacía la vida imposible, le desliza una nota que simplemente dice «Acepto». Esa tarde Rodrigo se enterará de que alguien le ha propuesto matrimonio a Cecilia en nombre suyo, y la inercia que rige sus días no le deja más opción que casarse. A partir de ahí se desencadena una siniestra odisea en la que pierde su trabajo y pasa el rato espiando a una gallina que deambula por el terreno baldío contiguo a su departamento. De manera paralela un académico y escritor español, Marcelo Valente, viaja a una pequeña comunidad situada en México, llamada Los Girasoles, para pasar un sabático investigando sobre Richard Foret, un misterioso escritor, boxeador, artista, que encontró en México aquello que buscó durante toda su vida: un trágico desenlace «a la altura de su megalomanía». Los Girasoles se convierte en un centro neurálgico en el que las vidas de los personajes encuentran su destino entre «los más absurdos accidentes» y situaciones tan esotéricas como las sesiones hipnóticas —inducidas mediante la ingesta de orina de una hermosa adolescente— en las que un grupo de aventureros definirá «el futuro del arte». La risa, definida por Slavoj Žižek como «la metástasis del goce», es la herramienta fundamental utilizada en la primera novela de Daniel Saldaña París para desnudar ese «escándalo hiriente» que es la civilización. Con buen humor pero sin concesiones, la incomprensión que los personajes sienten ante un mundo que constantemente les recuerda, no siempre de las formas más sutiles, sus incapacidades y su medianía, es dejada al descubierto por el autor con una prosa que avanza a un ritmo furibundo meciéndose a lo largo y ancho de todo el idioma español.

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Mexique, la révolution sans fin

Emmanuelle Steels
éditions Nevicata, 03/2018


Présentation de l'éditeur

Parce que pour connaître les peuples, il faut d’abord les comprendre.
Le Mexique est une utopie. Il vous nourrit autant qu’il vous épuise. La mort y est saluée avec dérision dans les fêtes populaires. La violence des narcotrafiquants renvoie une image de chaos. Mais le pays ne se réduit pas à l’actualité angoissante de ces dernières années. Car ici, au cœur du continent américain, tout mérite le détour. Ici s’est forgée l’histoire du Nouveau Monde colonisé par les conquistadors. Ici vivent les mythes des révolutionnaires latino-américains. Ici se mobilisent les rebelles du Chiapas. Ici grandit un peuple jeune qui reprend le flambeau de la révolte.

Ce petit livre n’est pas un guide, c’est un décodeur. Il raconte le Mexique et les passions mexicaines : une soif effrénée de liberté sans cesse contrariée par la mainmise d’un vieux système prédateur sur ses ressources naturelles et économiques. Un vrai roman latino-américain !
Un grand récit suivi d’entretiens avec Soledad Loaeza (Au Mexique c'est l'Etat central qui a crée la nation), Ricardo Raphael (L'identité mexicaine va se réinventer au nord du rio Bravo et repénétrer au Mexique) et Jorge Volpi (Au Mexique, il n'est jamais de vérité claire. Notre vérité est toujours ambiguë).

 

L'auteur
Emmanuelle Steels est journaliste indépendante. Correspondante au Mexique, elle contribue à Libération, la RTBF, et de nombreux autres médias belges et français. Elle s’est notamment intéressée à l’affaire Florence Cassez.